Dans une bande de Gaza meurtrie par une guerre sans fin, un marathon a offert un souffle de joie et de liberté aux habitants.
Le marathon de Gaza revient à la vie après des années de guerre
Malgré l’absence de femmes sur la ligne de départ conformément aux règles imposées par le Hamas depuis des années l’enthousiasme des participants était palpable. Sous un soleil ardent, des athlètes d’un jour ont enfilé leurs maillots, déterminés à célébrer la vie malgré les épreuves.
Kamel Khatib, un participant originaire de Nuseirat, a partagé son émotion : c’est un sentiment merveilleux de profiter d’un cessez-le-feu et de voir cesser les effusions de sang. Aujourd’hui, nous nous sentons libres. Il était autrefois impossible de marcher sans crainte sur la rue Salah al-Din. Mais aujourd’hui, nous courons ensemble, et c’est une joie indescriptible.
Organisé par le groupe émirati Al Fares, cet événement a réuni des coureurs de toute la bande de Gaza. Pour beaucoup, c’était la première activité sportive depuis plus de deux ans, une bouffée d’oxygène dans un quotidien étouffant.
Au cœur de cette guerre et de ses difficultés, courir aujourd’hui était une expérience incroyable. Après plus de deux ans sans sport, je me sens revivre. Et remporter la première place, c’est une fierté inoubliable confie Mahmoud Abu Sbeitan, un participant de Deir Al-Balah.
La course s’est tenue sur la rue Salah al-Din, une artère autrefois rendue impraticable par les décombres de la guerre. Ces 4 kilomètres parcourus ensemble sont devenus le symbole d’une volonté de renaissance. Pourtant, derrière cette parenthèse d’espoir, la réalité reste cruelle : famine, manque d’aide humanitaire et destruction sont toujours là, rappelant l’urgence d’une paix durable.