Le CCG accuse l’Iran de faire payer la sécurité des navires

Des cargos naviguent dans le golfe Persique en direction du détroit d'Ormuz, aux Émirats arabes unis, le jeudi 19 mars 2026. (Photo AP)   -  
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Le secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe, Jasem Mohamed al-Budaiwi, a accusé l’Iran d'imposer des droits de péage pour assurer la sécurité des navires dans le détroit d’Ormuz.

Une accusation grave, lancée depuis Riyad, en Arabie saoudite, où al-Budaiwi s’exprimait en conférence de presse. Le détroit d’Ormuz, ce passage stratégique à l’entrée du golfe Persique, voyait transiter 20 % du pétrole et du gaz mondial : le comportement déstabilisateur de l'Iran dans le golfe Persique a dépassé toutes les limites, puisqu'il a fermé le détroit d'Ormuz, empêchant le passage des navires commerciaux et des pétroliers, et imposé des droits de passage pour traverser le détroit. Il s'agit d'une violation flagrante de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer. Ces dernières années, on a assisté à de multiples incidents au cours desquels des navires ont été détournés vers les eaux iraniennes ou pris pour cible en mer Rouge et dans la Corne de l’Afrique par ses mandataires et ses affiliés dans la région s'offiusque Jasem Mohamed al-Budaiwi, Secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe.

Le CCG, une organisation regroupant six pays arabes du Golfe (Bahreïn, Koweït, Oman, Qatar, Arabie saoudite et Émirats arabes unis), est dirigé par al-Budaiwi. Cette déclaration intervient dans un contexte de tensions extrêmes. Le trafic maritime dans ce passage essentiel pour l’économie mondiale a baissé de 95 % depuis le début de la guerre. Alors les États-Unis agitent la menace pour forcer un cessez-le-feu le président du parlement iranien, Mohammad Ghalibaf, a affirmé sur X que "personne ne peut donner d'ultimatum à l'Iran ni au peuple iranien"

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