L'Iran a lancé une nouvelle vague de missiles contre Israël tôt mardi matin, quelques heures après que le président américain Donald Trump eut affirmé que les pourparlers visant à mettre fin à la guerre progressaient bien, et malgré le démenti de Téhéran quant à l'existence de tout dialogue.
Guerre au Moyen-Orient : l'Iran frappe Israël et dément tout pourparlers
L'armée israélienne a émis trois alertes concernant des lancements de missiles depuis l'Iran, tandis que le Koweït, Bahreïn et l'Arabie saoudite ont tous signalé avoir intercepté des frappes.
Les commentaires de Trump avaient suscité une réaction positive de la part des marchés nerveux, fait baisser les prix du pétrole et suspendu le délai qu'il avait imposé à l'Iran pour rouvrir la voie maritime du détroit d'Ormuz, sous peine de voir les États-Unis « anéantir » ses centrales électriques.
Trump, qui a prolongé son délai de cinq jours supplémentaires, a déclaré que son administration était en pourparlers avec une « personnalité de haut rang » non identifiée.
Les médias ont identifié cette personne comme étant Mohammad Bagher Ghalibaf, le président du Parlement iranien. M. Ghalibaf a toutefois déclaré dans un message publié sur les réseaux sociaux qu'aucune négociation n'était en cours.
Israël a quant à lui poursuivi ses frappes aériennes sur le Liban tôt mardi matin, affirmant qu'il visait les infrastructures du Hezbollah. Au moins deux personnes ont été tuées lors de frappes sur plusieurs quartiers de la banlieue sud de Beyrouth.
Plus tôt, trois corps ont été retirés des décombres d’un immeuble résidentiel à Téhéran, détruit lors d’une frappe aérienne israélienne, selon le Croissant-Rouge iranien.
Le bilan de cette guerre s’élève désormais à plus de 1 500 morts en Iran, plus de 1 000 au Liban, 15 en Israël et 13 militaires américains.