La Russie tire environ 510 millions d’euros par jour de ses exportations de combustibles fossiles (pétrole et gaz), des revenus qui contribuent notamment à financer la guerre en Ukraine.
Guerre au Moyen-Orient : les avantages économiques que tire la Russie
Selon le Centre for Research on Energy and Clean Air (CREA), les recettes énergétiques russes ont augmenté d’environ 14 % par rapport à février, en raison de la hausse des prix de l’énergie liée aux tensions géopolitiques.
Le gaz russe est principalement exporté vers l’Union européenne, soit par un pipeline passant par la Turquie, soit sous forme de GNL livré notamment à la France, la Belgique, les Pays-Bas et l’Espagne. Concernant le pétrole, la Chine, la Turquie et l’Inde représentent désormais près de 90 % des destinations du pétrole brut russe. L’Inde est même devenue le plus grand acheteur mondial de pétrole russe transporté par voie maritime, malgré une réduction temporaire de ses achats après les sanctions américaines contre Rosneft et Lukoil.
Le CREA estime que la crise au Moyen-Orient et la hausse des prix de l’énergie profitent à la Russie, car elles augmentent ses revenus et réduisent la volonté des pays occidentaux d’imposer de nouvelles sanctions. La situation pourrait donc compliquer davantage la position de l’Ukraine.
Parallèlement, l’escalade militaire dans la région notamment les attaques iraniennes contre des navires dans le détroit d’Ormuz et les tensions avec les États-Unis et Israël perturbe le marché pétrolier mondial. Le prix du Brent a ainsi dépassé les 100 dollars le baril. La guerre a également un lourd coût humain et économique, avec 11,3 milliards de dollars dépensés par les États-Unis en une semaine et des millions de personnes déplacées au Moyen-Orient.