Des bénévoles tentent de sauver la mémoire audiovisuelle du Congo

Africanews   -  
Copyright © africanews
Africanews

Dans l’ancien siège de Télé Congo, à Brazzaville, un pan important de l’histoire du Congo renaît lentement.

Conservée dans de vieilles cassettes et bobines, c’est toute une mémoire audiovisuelle de l’Afrique centrale qui sommeille encore dans ce bâtiment. Les archives les plus anciennes remonteraient aux années 1920, à l’époque de la colonisation française, explique le gardien des lieux, Hassim Tall Boukambou. Réalisateur et passionné d’histoire, il fait découvrir ce patrimoine aux visiteurs : Ici, vous pouvez voir les supports qui ont servi à enregistrer, filmer et conserver cette mémoire audiovisuelle. Notre objectif est d’en faire un centre de recherche et de consultation destiné aux chercheurs, historiens, journalistes et enseignants. Nous souhaitons également en faire un véritable musée de l’audiovisuel.

Fondée en 1962, au lendemain de l’indépendance, Télé Congo est la première chaîne de télévision d’Afrique francophone à émettre au sud du Sahara. Elle devient rapidement une référence culturelle dans la région, diffusant ses programmes jusqu’au Cameroun, en Centrafrique et au Gabon. Sonore 2 – Hassim Tall Boukambou : Ici, vous êtes dans ce que j’appelle le coffre-fort du Congo. Toute la mémoire audiovisuelle du pays est conservée ici depuis les années 1940. Et pour la petite histoire, les images les plus anciennes filmées au Congo remontent aux années 1920-1926, notamment celles utilisées pour le film Congo-Océan, ajoute-t-il.

Mais en 2009, lorsque la télévision nationale s’installe dans un nouveau siège, ces archives sont laissées dans l’ancien bâtiment. Depuis, elles se détériorent lentement, souvent dans l’obscurité sans électricité. Avec une équipe de bénévoles, Hassim Tall Boukambou tente aujourd’hui de sauver ce patrimoine fragile.

Il s’agit de valoriser l’identité nationale, la culture, les archives et la mémoire. En Afrique, la population est majoritairement jeune. Ces jeunes ont besoin de se replonger dans leur histoire pour relever les défis d’aujourd’hui. Cela passe par la réappropriation de l’histoire du pays.

Une fois la restauration achevée, les bénévoles espèrent numériser l’ensemble de ces archives avec l’aide de l’Institut français de l’audiovisuel, qui a déjà permis de restaurer une partie de ces images.

Voir sur Africanews
>