Présidentielle au Congo : plus de 2 millions d’électeurs attendus aux urnes

Le président Denis Sassou Nguesso, 82 ans, est largement considéré comme le favori.   -  
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À quelques jours de l'élection présidentielle congolaise de dimanche, les rues de la capitale Brazzaville sont remplies d'affiches et de banderoles de campagne exhortant les 2,6 millions d'électeurs inscrits à se rendre aux urnes.

La République du Congo, qui compte 6 millions d'habitants et est l'un des principaux producteurs de pétrole d'Afrique, continue de faire face à des défis économiques persistants, notamment un taux de chômage des jeunes de 40 % et un faible niveau de vie pour une grande partie de la population.

Le président Denis Sassou Nguesso, 82 ans, est largement considéré comme le favori. Au pouvoir depuis 1997, il brigue un nouveau mandat face à six autres candidats. Peu d'électeurs s'attendent à une surprise majeure, et beaucoup pensent que le chef de l'État pourrait remporter le scrutin dès le premier tour.

Sur les marchés et dans les quartiers populaires de Brazzaville, l'élection suscite peu d'enthousiasme. Les habitants interrogés citent les mêmes priorités : créer des emplois pour les jeunes, relancer l'économie et améliorer les conditions de vie dans un pays où de nombreux ménages ont du mal à joindre les deux bouts.

"Beaucoup de jeunes sont au chômage", explique Gédéon, un habitant de Brazzaville. "Les jeunes (diplômés) conduisent des motos-taxis."

Pour les observateurs, l'enjeu principal n'est pas le résultat du scrutin, mais le taux de participation. Environ 2,6 millions de personnes sont inscrites pour cette élection, et leur participation déterminera la crédibilité perçue du processus dans un contexte où le pouvoir en place est solidement établi depuis près de trois décennies.

"L'ensemble de l'administration fait campagne (pour le candidat sortant), affirmant que leur candidat doit remporter l'élection au premier tour", explique le Dr Etanislas Ngodi, analyste politique et professeur à l'université de Brazzaville. "Face à eux, nous voyons des candidats, dont certains sont considérés comme des outsiders... mais qui ont obtenu des résultats bien connus."

À l'approche du jour du scrutin, les rues resplendissent de promesses électorales. La question est maintenant de savoir si les électeurs congolais se rendront en masse aux urnes pour transformer ces promesses en choix politiques.

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