Le ministre sénégalais de la Santé et de l’Hygiène publique, Dr Ibrahima Sy, a tenu à rassurer la population : « Aucun risque sanitaire avéré n’a été identifié pour les consommateurs des produits Softcare actuellement commercialisés ».
Softcare : l’État sénégalais écarte tout danger pour les consommateurs
Cette prise de position intervient après une controverse née en décembre dernier, lorsque l’Agence sénégalaise de régulation pharmaceutique (ARP) avait signalé la présence de 1 300 kg de matières premières périmées dans l’usine de l’entreprise.
Pour établir les faits, le ministère a diligenté une enquête interne approfondie, appuyée par un comité interinstitutionnel réunissant des parlementaires, des experts pharmaceutiques et toxicologues, ainsi que des représentants de la Direction du commerce intérieur. Le comité a procédé à l’audition des protagonistes, à l’examen des rapports d’inspection et des documents relatifs aux systèmes de qualité, puis à une visite complète du site de production.
Les conclusions sont sans équivoque : les matières premières périmées n’ont jamais été intégrées dans la production des serviettes hygiéniques et des couches pour bébé destinées à la vente. Bien que certaines lacunes aient été relevées dans la gestion interne des stocks et l’étiquetage, l’entreprise a déjà pris des mesures correctives, notamment la destruction encadrée des produits périmés, l’amélioration de la ventilation des entrepôts, l’installation de capteurs de température et le recrutement d’un pharmacien pour renforcer le contrôle qualité.
Le ministre a insisté sur une priorité absolue : la protection de la santé des populations. Il a également annoncé des réformes visant à renforcer la régulation des produits cosmétiques et d’hygiène corporelle.
Parmi celles-ci figurent l’adoption imminente d’un décret encadrant ces produits, l’élaboration de normes nationales de qualité et d’étiquetage, un dispositif de surveillance renforcé, ainsi qu’une meilleure coordination entre l’ARP et la Direction du commerce intérieur.