Nigeria : face à la grogne, l'État de Lagos stoppe les démolitions à Makoko

De nombreux logements précaires ont été démolis sans solution de relogement pour les habitants.   -  
Copyright © africanews
Copyright 2026 The Associated Press. All rights reserved

Face au mécontentement et aux plaintes de la population, l’Assemblée législative de l'État de Lagos ordonne l'arrêt immédiat des démolitions dans le bidonville de Makoko. 

Après avoir examiné les pétitions concernant ces démolitions, l’assemblée a rencontré  les dirigeants de Makoko et des communautés voisines.

Le gouvernement de l'État de Lagos prévoit désormais d’investir environ 10 millions de dollars dans la rénovation du bidonville. L'État nigérian va apporter une contribution à hauteur de 2 millions de dollars, tandis que les partenaires internationaux, notamment les Nations Unies, devraient fournir jusqu'à 8 millions de dollars pour un projet visant à moderniser le quartier.

L’opération de démolition dans le quartier de Makoko avait suscité l’indignation de la population qui dénonçait des expulsions illégales et des démolitions sans préavis et sans solution de relogement. Des centaines de personnes se sont alors retrouvées sans abri. 

Selon les résidents, les travaux de démolition se sont fait au-delà du seuil fixé : seules les structures situées à moins de 30 mètres du front de mer devaient être touchées.

Pourtant les travaux de démolition se seraient étendus bien au-delà de cette limite jusqu'à 100 mètres, puis 250 mètres, et même, dans certains cas, jusqu'à plus de 500 mètres.

Des affirmations réfutées par les autorités qui démentent aussi les allégations de décès liés aux travaux de démolition. 

À découvrir également

Voir sur Africanews
>