Nigeria : 62 otages libérés dans le nord‑ouest et 8 soldats tués dans une attaque de Boko Haram

Les élèves libérés de l'école catholique St. Mary arrivent au siège du gouvernement à Minna, au Nigeria, le lundi 22/12/2025.   -  
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Dans l’État de Zamfara, une opération menée par l’armée a permis de prendre d’assaut une cache de bandits et de libérer 62 otages, tous placés en sécurité et en attente de retrouvailles avec leurs familles.

Dans le district d’Augie, à la frontière entre Kebbi et Sokoto, une embuscade a été tendue à des combattants Lakurawa, deux militants ont été tués.

Le nord‑ouest du Nigeria connaît une recrudescence d’enlèvements et d’attaques contre villages, écoles et lieux de culte. Le 18 janvier, plus de 160 fidèles avaient été enlevés dans deux églises de Kaduna.

Joseph John Hayab, président de l’Association chrétienne du Nigeria pour les États du Nord, a dénoncé la lenteur des réactions : « Alors que nous nous contentions de nier la situation, nous laissions aux bandits la possibilité de fuir et d’agir davantage. C’est à ce moment-là que nous aurions dû les poursuivre, même si l’alerte s’avérait fausse, pour en avoir le cœur net. Nous ne l’avons pas fait ; nous avons perdu du temps et offert aux criminels la marge de continuer leurs actions. C’est une erreur qui ne doit jamais se reproduire dans notre pays. »

Le gouvernement nigérian a rappelé que ces opérations s’inscrivaient dans une offensive visant à démanteler les réseaux armés responsables de l’insécurité et qu’elles visaient tous les groupes menaçant les civils, chrétiens comme musulmans, réfutant toute allégation de persécution ciblée.

Dans le nord‑est, la violence persiste. Au moins huit soldats nigérians ont été tués et cinquante autres blessés lorsqu’un groupe de Boko Haram a attaqué une formation militaire dans l’État de Borno. Les insurgés, arrivés en motos et véhicules blindés, ont engagé les troupes dans un violent affrontement et utilisé des véhicules piégés. Un véhicule a été neutralisé, mais un second a percé les positions défensives, faisant des victimes parmi les soldats et les membres de la Civilian Joint Task Force, milice locale appuyant l’armée.

Selon l’armée, plusieurs bastions islamistes dans le “Triangle de Tombouctou”, vaste zone difficile d’accès dans le nord-est, ont été nettoyés et certaines attaques planifiées déjouées. Les forces ont depuis été repositionnées à Damboa, tandis que les corps et les blessés ont été transportés vers l’hôpital militaire de Maimalari à Maiduguri. Ce territoire reste un bastion historique de Boko Haram et de sa branche affiliée à l’État islamique (ISWAP), qui multiplie les attaques contre les bases militaires malgré les offensives répétées de l’armée.

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