Covid-19 : la peine des artisans burundais

Clovis Mwizero, artiste burundais   -  
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En plein cœur de Bujumbura, se trouve ce centre artistique qui regroupe plusieurs artisans de la ville. Clovis Mwizero est l’un d’entre eux. Depuis le début de la crise sanitaire, lui et ses collègues ont constaté, impuissants, une baisse drastique de la clientèle.

"Les commandes en provenance de l'étranger ont été réduites des trois-quarts. Je dirais que ce quart restant ne se compose que de quelques Européens et de quelques éléments de la diaspora qui sont obligés de venir faire ces navettes", explique l’artiste.

Même discours du côté de Bernard Bigendako, un sculpteur. Car même s’ils reçoivent quelques commandes, avec la baisse des transports, ils ont du mal à les envoyer à l’étranger.

"J'ai quelques commandes qui n'ont pas été honorées. Par exemple, j'ai une commande du Congo Brazzaville, j'ai fait un gros châssis, mais à cause du manque de moyen de transport, il est toujours là. J'ai un enfant qui vit en France. Je leur envoyais régulièrement mes œuvres pour y être vendues. Ce n'est plus possible", explique le sculpteur.

De nombreux artisans burundais se sentent abandonnés. Par ailleurs, ils ne reçoivent quasiment plus d'invitations aux festivals culturels internationaux. Une situation que déplore Floribert Minani.

" Je propose que nous commencions à vacciner immédiatement, car le vaccin nous permettra de voyager dans d'autres pays comme avant. Nous ne pouvons pas être invités dans d'autres pays, car nous ne sommes pas vaccinés", explique Floribert.

À cause de la pandémie de Covid-19, la plupart des artisans burundais n'ont pas d'autre source de revenus et ont du mal à subvenir aux besoins de leur famille. Avec notamment la Corée du Nord, le Burundi fait partie, selon l’OMS, des derniers pays du monde à avoir lancé une campagne de vaccination contre le Covid-19.

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