Baloji : entre hip-hop et rumba Congolaise

Baloji, rappeur auteur-compositeur et réalisateur de films et clips vidéos belge. Cet homme-orchestre belge d’origine Congolaise est née à Lubumbashi en République démocratique du Congo. Il sort cette année, un remix de son 4èm album “137 avenue kaniama”, avec pour touche d’originalité, un titre mixé qui dure presque une heure.

Influencé par le style outkast à l’Américaine, mais aussi et surtout par la rumba congolaise, Baloji se révèle être un artiste Transculturel. Ses chansons évoquent des sujets de tout genre, et surtout des réalités de son pays d’origine la RDC. Dernière illustration, le titre indépendance, qui fait allusion aux années d’indépendance des deux Congo, une reprise de la chanson “independance tcha tcha” de grand Kallé avec son groupe l’Africane Jazz en 1960.

L’artiste est aussi reconnu pour ses talents en audio-visuel. Il réalise lui-même la majorité de ses clips et ceux de beaucoup d’autres artistes en belgique. Son dernier chant du cygne est son premier court-métrage intitulé “kaniama show”. Il faut dire que Baloji est un artiste qui porte bien son nom, car en swahili + baliji + voudrait dire “homme de science et sorciers”.

“C’est important aujourd’hui en tant que musicien d’avoir des propos qui ne ressemblent pas à celui du voisin et personnellement, je trouve que la musique congolaise a autant de richesse que la world le jazz la soul ou la chanson française”, confie l’artiste.

Son premier court-métrage “Kaniama show” est une sorte de satire sur les collision entre l’Etat et les médias ; et le plus récent, Zombies, dans lequel il transporte son public au coeur des ambiances de Kinshasa la capitale. Avec Baloji l’image est au service de la chanson.
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