Interpol déclare la guerre aux "prédateurs sexuels" en Afrique

Le Royaume-Uni se tient au côté d’Interpol pour s’assurer que les “prédateurs sexuels” ne soient plus autorisés à travailler pour les agences humanitaires. Penny Mordaunt, secrétaire britannique au Développement international a déroulé les grandes lignes d’un projet pilote qui s’articule autour de l’Afrique et de l’Asie.

Prévu durer sur cinq ans, le projet baptisé Opération Soteria – du nom de la déesse grecque de la sécurité – coûtera 11 millions d’euros dont plus de deux millions à la charge du gouvernement britannique. Dans les faits, il s’agira pour Interpol de déployer des équipes de spécialistes dans deux centres régionaux en Afrique et en Asie, afin de “renforcer la vérification des antécédents judiciaires et le partage des informations des membres suspects des ONG entre les 192 membres”.

L’idée est non seulement d’empêcher les auteurs de violences sexuelles de se déplacer d’une organisation humanitaire à une autre sans se faire prendre, mais aussi d’assurer une réponse vigoureuse de la police.

“Notre message aux prédateurs sexuels utilisant le secteur comme couverture pour leurs crimes est le suivant : + Votre temps est écoulé +”, a lancé Penny Mordaunt. “Un aspect essentiel de la mission d’Interpol consiste à protéger les membres les plus vulnérables de la société des plus dangereux”, a renchéri pour sa part le secrétaire général d’Interpol Jürgen Stock. “Cela est d’autant plus important que les prédateurs sexuels tentent d’exploiter ceux qu’ils sont supposés protéger”, a-t-il ajouté.

Cet engagement du gouvernement britannique intervient à la lumière des nombreux cas d’abus sexuels dont sont accusées des organisations d’aide humanitaire. Le Britannique Oxfam est notamment accusé d’avoir payé des victimes du séisme de 2010 à Haïti pour des relations sexuelles. Samedi, une ONG américaine opérant au Liberia a présenté ses excuses pour les viols incessants sur des jeunes filles dans une école qu’elle dirigeait.

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