Les Colombiens rejettent l'accord de paix avec les Farc

Victoire inattendue du non en Colombie lors d’un référendum très serré sur l’accord de paix avec les Farc tenu dimanche. Le non a en effet obtenu à peine plus de 50 % des voix.

Le président colombien qui avait annoncé avant le scrutin qu’il n’y avait pas de plan B, a pris acte de ce rejet mais assuré que le cessez-le-feu négocié avec les Farc resterait en vigueur. Juan Manuel Santos : “maintenant, nous allons décider tous ensemble quel chemin emprunter pour arriver à la paix, que nous désirons tous”, a assuré Juan Manuel Santos. “Je ne me rendrai pas. Je continuerai à œuvrer pour la paix jusqu‘à la dernière minute de mon mandat”, a-t-il poursuivi.

Les dirigeants des Farc ont eux déploré ce résultat, mais renouvelé leur détermination à privilégier la voie du dialogue. “Nous continuerons à utiliser la parole comme arme de construction de l’avenir”, a ainsi déclaré Rodrigo Londoño, ajoutant que “le peuple colombien pouvait compter sur les Farc pour que la paix l’emporte”.

Les partisans du “Non” dénonçaient de leur côté un accord trop clément pour les Farc : les sanctions sont jugées trop légères. Ils refusent également de voir d’anciens guérilleros participer à la vie politique du pays.

Francisco Santos, représentant des partisans du “Non”: le triomphe du non c’est le triomphe d’une paix plus large, qui nous concerne tous, une paix plus stable. Je dis aux Farc, ne vous inquiétez pas parce que nous irons au bout de ce processus.”

L’accord de paix entre les autorités colombiennes et les Forces armées révolutionnaires de Colombie a été signé le 26 septembre à la Havane, au terme de quatre ans de négociations pour mettre fin à plus d’un demi-siècle de conflit.

Colombie : les conséquences du non à l'accord de paix avec les FARCS https://t.co/pos7hKEShe— RTBF info (@RTBFinfo) 3 octobre 2016

Il prévoyait notamment le désarmement de plus de 5 700 combattants et la transformation des Farc en mouvement politique légal.

Le conflit a fait plus de 260 000 morts, 45 000 disparus et près de 7 millions de déplacés depuis 1964.
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