Des activistes demandent à Barack Obama d'accorder la grâce à Edward Snowden

Le collectif demande au président américain d’agir avant de quitter ses fonctions en janvier prochain au nom du droit du public à savoir.

Ce sont deux conceptions de la liberté d’information qui s’affrontent. Le président américain est pressé de répondre aux arguments des défenseurs des droits de l’homme sur le cas d’Edward Snowden. L’ancien agent de la NSA s’est rendu célèbre après avoir révélé l’existence d’un vaste programme de surveillance animé par les États-Unis sur les citoyens américains et sur les gouvernements étrangers. Pour ses supporters, il s’agit d’un lanceur d’alerte.

Vue de Washington cependant, la démarche de l’informaticien n’a rien d’héroïque.

Il a été inculpé pour avoir divulgué les détails de programmes classés secret défense selon les termes de la loi de 1917 sur l’espionnage. Un texte particulièrement restrictif sur la définition de l’espionnage puisqu’il ne retient aucune mention relative aux notions d’intérêt public ou de lanceur d’alerte, s’insurge Snowden. Alors qu’il craint d‘être condamné d’avance, il dit préférer rester à Moscou où il a trouvé l’exil en 2013.

A 33 ans, l’informaticien affirme cependant être prêt à affronter la justice de son pays si certaines conditions sont remplies.

C’est également l’objectif de l’appel lancé par le collectif réuni autour d’une pétition en ligne. Difficile pourtant de dire à quel point leur appel va être entendu par l’administration Obama. La conseillère à la sécurité du président Lisa Monaco s’est déjà prononcée sur la question à deux reprises. L’année dernière, elle a dit pouvoir comprendre la perspective de désobéissance civile qui pourrait sous-tendre l’action de Snowden. Cependant, a-t-elle toute de suite précisé, il est important d’accepter les conséquences de ses actes.
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