Football : quel pays hôte pour la CAN 2025 ?

Le président sénégalais Macky Sall entouré de l'entraîneur sénégalais Aliou Cissé et du capitaine du Sengal Kalidou Koubaly, à Dakar, le 7 février 2022.   -  
Copyright © africanews
SEYLLOU/AFP or licensors

La 35 e édition de la coupe d'Afrique des nations de football aura lieu dans trois ans. Reste à désigner le pays qui abritera cette fête du ballon rond à l'échelle continentale. La Guinée, pays hôte désigné en 2014 a perdu vendredi, l'organisation de cette compétition.   ''La Guinée n'est pas prête'' c'est ainsi que le sud-africain Patrice Motsepe a justifiée la décision de la confédération africaine de football. Un verdict qui était dans les tuyaux en réalité depuis le mois de juillet a précisé le patron de la CAF lors d'une conférence de presse vendredi à Conakry .

Priorité de la transition

  Mamady Doumbouya n'a certainement pas apprécié la décision . Pour le lieutenant-colonel, elle peut être considérée comme une rebuffade. Le président en treillis ayant fait de l'organisation par son pays de cet événement, '' la priorité de la transition ''. Une volonté affichée clairement en août , alors qu'une mission d'évaluation de la CAF posait ses valises dans la capitale guinéenne. "Le président de la transition le colonel Mamady Doumbouya en a fait un de ses leviers de transition aujourd'hui en disant que s'il y a qu'une chose qu'on aura réussi pendant cette transition, si c'est l'organisation de cet événement (Coupe d'Afrique des nations 2025 NDLR), on aura réussi notre transition.'', tentait de rassurer  Lansana Béa Diallo , ministre guinéen des sports. Tout en reconnaissant que son pays avait pris du retard. 

Le colonel Doumbouya avait déjà nommé en mars un nouveau comité d'organisation, évinçant l'ancienne équipe, dont l'un des membres exprimait publiquement ses doutes quant à la faisabilité du projet.  Mais le chemin à parcourir pour tenir le pari dépassait sans nul doute, les '' bonnes intentions'' des autorités militaires . Les infrastructures, les équipements sportifs, les cadres d’hébergement, les transports et autres, laissaient tout aussi sceptiques plusieurs observateurs. 

Le contexte politique et économique du pays, en rupture avec la communauté économique des états d'Afrique de l'ouest, était de l'avis de beaucoup, l'épine de trop dans les pieds du pays. L'éventualité d'un report à 2026 ou 2027 aurait même été évoquée pour sauver la ''CAN  de la Guinée''.   Des candidatures attendues

Exit le pays de Douboumya, la CAF attend désormais les candidatures des pays intéressés par l'organisation de la reine des compétitions du ballon rond sur le continent. Les supputations vont bon train.  Le Maroc e t l' Afrique du Sud sont présentés comme des candidats sérieux pour le siège laissé vacant par la Guinée. Le royaume chérifien a abrité le tournoi pour la dernière fois en 1988. Il avait refusé d'organiser l'édition 2015 sur fond de virus Ebola . Alors que le pays de Mandela a été l’hôte de la CAN 2013 .  

Ces derniers temps, l'organisations des coupes d'Afrique des nations de football est loin d’être un fleuve tranquille : après avoir confié à l'Egypte, l'organisation de la CAN 2019, suite au retard pris par le Cameroun, la CAF avait décalé le calendrier, attribuant l'édition suivante, en 2021, au Cameroun justement, et celle de 2023 à la Côte d'Ivoire. La Guinée avait accepté d'organiser l'édition 2025.

La Guinée qui n'a pas encore digéré sa désillusion est invitée à regarder vers le futur : '' les travaux commencés par la Guinée doivent l'encourager à postuler à l'organisation de compétitions '', a déclaré Patrice Motsepe vendredi. Encore faudra-t-il que la CAN, reste une priorité, dans un pays qui doit organiser des élections pour un retour à l'ordre civil.

À découvrir également

Voir sur Africanews
>