Le Kenya conserve le fossile d'un grand prédateur d'Afrique

Au fond de l’entrepôt du Musée national de Nairobi, à l’intérieur d’un tiroir, contient un joyau archéologique : la mâchoire géante du plus grand prédateur d’Afrique, un carnivore préhistorique trois fois plus grand qu’un ours polaire.

Cette découverte avait fait la Une des journaux du monde entier il y a quelques années. Elle est considérée aujourd’hui comme essentielle pour mieux comprendre l‘évolution des mammifères.

“Il montre la valeur de l’Afrique en termes de nos écosystèmes passés, et de ce qu‘était l’Afrique dans le passé. Et nous pouvons reconstruire l’environnement à partir de ceci, les régimes alimentaires possibles, et avec quels autres animaux ils auraient interagi”, indique Job Kibil, paléontologue.

Cet important fossile n’a pas été dévoilé cette année. En fait, il était dans le musée depuis plus de quarante ans avant qu’il ne soit reconnu comme une nouvelle espèce.

Le personnel du musée savait que les os de ce spécimen étaient spéciaux, mais le manque de ressources nécessaires empêchait d’approfondir les recherches. Il faut noter qu’il n’y a que sept paléontologues au Kenya.

“99 % des gens qui travaillent ici sont des étrangers. Il serait donc important que les gens au Kenya comprennent l’importance de cette question pour le pays. Et qu’ils s’aventurent ou étudient des choses en rapport avec les origines et l‘évolution humaine”, précise Frances Muchimi, directeur des collections.

Ces squelettes de crocodiles sont un autre atout important du musée qui a permis de mieux comprendre l‘évolution des animaux et des paysages où ils résidaient.

“C’est le crâne d’un crocodile moderne et je veux vous montrer à environ 3 millions d’années, le genre de crocodiles qui existaient”, explique Job Kibii.

Entre 7 000 et 10 000 nouveaux fossiles arrivent chaque année dans le laboratoire du musée, et le travail de nettoyage et d’enregistrement de chaque spécimen reste fastidieux.

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