Clash en Libye : 400 prisonniers se font la malle à Tripoli

Alors qu’un accord de cessez-le-feu a été brisé en Libye, des centaines de prisonniers en ont profité pour s‘échapper. Ils seraient exactement 400.

La relative accalmie qui soufflait sur la Libye a laissé place à de graves scènes de violence, faisant craindre d’un nouveau chaos dans ce pays en crise depuis 2011. Depuis environ une semaine, les combats ont repris entre milices ennemies, faisant au moins 47 morts, dont des civils et 130 blessés, a indiqué le ministère de la Défense du gouvernement d’union nationale, reconnu par l’ONU.

Pendant que les combats font rage, 400 prisonniers en ont profité pour s‘échapper d’une prison dans la capitale, Tripoli. L’information a été donnée par la police dans un communiqué publié sur Facebook. Selon ce texte, les détenus ont exercé une forte pression sur les gardes de la prison d’Ain Zara, après que des émeutes ont éclaté.

Au nombre des prisonniers, de nombreux partisans de l’ex leader, Mouammar Kadhafi, reconnus coupables de meurtres lors du soulèvement de 2011 qui a mis fin au régime de Kadhafi et plongé le pays dans la guerre civile.

Situation chaotique

En dépit de nombreux accords et d’hypothétiques élections d’ici la fin de l’année, le pays n’a toujours pas réussi à obtenir la paix. Les dernières hostilités ont éclaté la semaine dernière et opposaient initialement des milices tripolitaines liées au gouvernement d’union nationale (GNA) — reconnu par la communauté internationale et basé dans la capitale — à la “7e brigade”, un groupe armé venu de la ville de Tarhouna (ouest), qui disait jusque-là dépendre lui aussi du GNA.

Par la suite, d’autres groupes armés, venus notamment de Misrata (200 km à l’est de Tripoli), et affirmant défendre la même cause que la “7e brigade”, se sont impliqués à leur tour dans les combats contre les forces pro-GNA.

Cette multiplicité de milices armées et la confusion autour des alliances, renforcent les craintes sur un nouvel attisement du conflit libyen. Pour l’heure, la mission de l’ONU en Libye (Manul) a invité les “différentes parties concernées” à une “réunion élargie” mardi pour un “dialogue urgent sur la situation sécuritaire” à Tripoli. Mais, la situation reste encore très volatile, avec des bombardements qui se poursuivent dans la capitale et ses alentours.

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