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ONU : "La fin du sida est encore possible d’ici à 2030"

Michele Boccoz, le DG de l'ONUSIDA Michel Sidibé, Anne Hidalgo et Christine Kafondo assistent à une conférence de presse pour présenter les derniers chiffres de l'ONUSIDA.   -  
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Serait-il possible de mettre fin à l’une des maladies les plus meurtrières au monde ?Selon le rapport de l’ONUSIDA présentée jeudi, le sida peut cesser d'être une menace pour la santé publique.

"Ce rapport souligne que les pays de différentes régions du monde ont fait des progrès considérables pour mettre fin au sida d'ici à 2030. Ils y sont parvenus en intensifiant des interventions qui ont fait leurs preuves, en s'attaquant aux inégalités, en donnant aux communautés les moyens d'agir et en investissant dans les ressources. Nous avons déjà entendu parler de pays qui ont réussi, de pays comme le Cameroun, le Népal et le Zimbabwe qui sont parvenus à réduire considérablement le nombre de nouvelles infections par le VIH grâce à des programmes complets de prévention du VIH ciblés et élargis," a expliqué Sheila Tlou, ancienne ministre de la Santé du Botswana et coprésidente de la coalition mondiale pour la prévention du VIH.

La directrice générale de l'agence, Winnie Byanyima relève que les progrès ont été les plus importants dans les pays et les régions qui ont le plus investi financièrement, citant l'Afrique de l'Est et australe où les nouvelles contaminations ont diminué de 57% depuis 2010.

Le Botswana, l'Eswatini, le Rwanda, la Tanzanie et le Zimbabwe ont ainsi déjà atteint les objectifs dits "95-95-95" : 95% des personnes vivant avec le VIH connaissent leur état sérologique, 95% de ces personnes suivent un traitement antirétroviral vital et 95% des personnes sous traitement ont une charge virale supprimée (et ne transmettent donc plus le virus).

Seize autres pays, dont huit en Afrique subsaharienne — la région où vivent 65% des personnes séropositives — sont sur le point d'atteindre cet objectif. La Thaïlande, le Koweït, l'Arabie saoudite et le Danemark figurent aussi sur cette liste.

Malgré ces avancées considérables dans l’endiguement de la pandémie, L'ONUSIDA averti que mettre fin à la pandémie du SIDA est avant tout un choix politique et financier qui nécessite un investissement massif des dirigeants dans ce domaine.

"Le rapport souligne la possibilité et affirme qu'il s'agit d'un choix politique et financier. Nous disons cela parce que les pays qui suivent cette voie réussissent déjà et nous savons donc ce qui fonctionne. Si d'autres hommes politiques font preuve, comme Sheila l'a demandé, de courage, de courage politique pour suivre cette voie, c'est ainsi que nous verrons la fin du sida d'ici à 2030. La voie de l'éradication du sida ne consiste donc pas à prédire que nous sommes sur la bonne voie. Le chemin pour mettre fin au sida est de plus en plus clair," a ajouté Ben Philips, directeur de la communication de l'ONUSIDA.

Le financement destiné à la lutte contre le VIH est en baisse en 2022, passant à 20,8 milliards de dollars, soit à peu près le même niveau qu'en 2013, et bien en deçà des 29,3 milliards de dollars nécessaires d'ici à 2025.

Les lois qui criminalisent les personnes appartenant à des populations clés, ou leurs comportements, restent en vigueur dans de nombreux pays, a déclaré l'ONUSIDA, en donnant l'exemple de la criminalisation et de la stigmatisation des injecteurs de drogues, qui les empêchent de se présenter pour obtenir un traitement.

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