Bienvenue sur Africanews

Merci de choisir votre version

Regarder en direct

Infos

news

"Une crise alimentaire mondiale est imminente", prévient le PAM

Un homme porte sur sa tête un sac d'aide alimentaire gratuite, le 10 août 2005 dans le village de Doukoukoune, près de Maradi, dans le centre du Niger.   -  
Copyright © africanews
ISSOUF SANOGO/AFP -

Crise alimentaire

Le Programme alimentaire mondial de l’ONU tire la sonnette d'alarme, plusieurs millions de personnes se retrouvent en situation de précarité alimentaire dans le monde, due aux conséquences du Covid-19, de la guerre en Ukraine ou encore aux instabilités politiques. Arif Husain, économiste au PAM, appelle les dirigeants du G7 à plus d'action.

Actuellement, nos chiffres montrent qu'il y a jusqu'à 345 millions de personnes en situation d'urgence alimentaire ou de guerre. Avant le Covid, ce chiffre n'était que de 135 millions. Sur ces 345 millions, 50 millions de personnes sont à un pas de la famine, pas dans un, pas dans deux, mais dans 45 pays. Ce que nous devons faire avant tout, c'est sauver leur vie, que ce soit au Yémen, au Soudan du Sud, au Tchad, dans le nord-est du Nigeria, en Afghanistan, et la liste est encore longue.

L'agence a demandé l'ouverture immédiate de tous les ports de la mer Noire et invité le G7 à garantir la livraison rapide et sûre des céréales, du pétrole et de la nourriture. L'Allemagne accueillera le sommet annuel du G7 en Bavière la semaine prochaine.

Dans un récent rapport, le PAM a dit avoir un besoin urgent de 426 millions de dollars pour les six prochains mois pour éviter la famine au Soudan du Sud, où plus des deux tiers de la population ont besoin d’une aide humanitaire.

Ration des stocks

En Afrique de l’Ouest - en particulier au Burkina Faso, au Cameroun, au Tchad, au Mali, en Mauritanie et au Niger - le PAM a réduit de manière significative les rations. Des perturbations sont imminentes en Angola, au Malawi, au Mozambique, au Congo, en Tanzanie et au Zimbabwe, selon David Beasley, directeur exécutif du PAM.

"Nous sommes contraints de prendre la décision déchirante de réduire les rations alimentaires pour les réfugiés qui dépendent de nous pour leur survie'' avait-il ajouté.