Mali
C’est sur fond de sanctions économiques imposées au pays par la CEDEAO que des Maliens s’apprêtent à célébrer la fin de Ramadan.
A Bamako, le cœur est à la fête, mais pas la bourse, tant les prix des denrées alimentaires connaissent une hausse considérable. Face à l’inflation le gouvernement aurait donné un coup de pouce à la population.
" Je peux dire que même si l'embargo a eu un impact sur l'organisation de cette fête, le gouvernement a pris toutes ses responsabilités en subventionnant toutes les denrées de base et cela a eu un effet. ", affirme Bandiagou Gueye, habitant de Bamako.
Mais des maliens pensent que l’inflation est aussi la conséquence de l’attitude des commerçants qui tentent toujours de tirer davantage profit de l’Aïd al-Fitr. plusieurs d’entre eux appellent la CEDEAO à revoir sa copie.
"C'est difficile mais je dirais toujours, nous, les Maliens, on arrive vraiment à mieux le faire, ce n’est pas ce que nous souhaitons mais on prie Dieu que les gens que nous ont imposé illégalement, qu’ils ont vraiment la foi et le bon sens de revenir sur cette décision et que le pays continue à être prospère comme les filles et fils de ce pays.", raconte El Hadj Abdoul Wahab Toure, un malien de Bamako.
Dans les prières des Maliens, les relations entre leurs dirigeants et la communauté économique des états de l’Afrique de l’Ouest occuperont sans nul doute une place non moins importante. En cette période exceptionnelle pour les musulmans.
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