Pays-bas
Ali Muhammad Ali Abd-Al-Rahman, un ex-chef de milice soudanais incarcéré à la CPI pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité, a plaidé non-coupable des charges qui pèsent sur lui, à l'ouverture de son procès à la Haye. Collaborateur de l'ex-président Omar El-Béchir, il a été retenu contre lui en tout 31 chefs d'accusation pour les crimes commis au Darfour entre 2003 et 2004.
Celui qui s'est rendu à la cour pénale internationale en juin 2020 dément les charges à son encontre : je ne suis pas coupable de quelques charges que ce soit, a-t-il ajouté ce lundi à la barre. Abd-Al-Rahman est la première personnalité soudanaise sous l'ère Omar El-Béchir à être jugée pour des crimes de guerre commis au Darfour. Une chance rare et longtemps attendue pour les victimes et les communautés terrorisées par les troubles s'est réjoui dans un communiqué Human Rights Watch.
L'ancien président soudanais Omar El-Béchir, destitué en avril 2019 après des mois de manifestations, ainsi que deux autres dirigeants sont eux aussi réclamés depuis plus de dix ans par la CPI pour génocide et crimes contre l'humanité lors du conflit au Darfour. Mais la Cour pénale internationale se heurte au refus des autorités de transition qui ont promis de juger ces personnes dans leur pays.
Alors que le procès sur les crimes au Darfour s'est ouvert à la CPI, la région est toujours empreinte à l'instabilité. Les affrontements tribaux continuent d'endeuiller de nombreuses familles de l'Ouest du Soudan.
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