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Congo : l'ONU plaide en faveur de la libération de Jean Marie-Michel Mokoko

Congo : l'ONU plaide en faveur de la libération de Jean Marie-Michel Mokoko

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D’après le groupe de travail de l’ONU sur la détention arbitraire, le général et opposant Jean Marie-Michel Mokoko condamné en mai dernier à 20 ans de prison pour atteinte à la sûreté de l‘État, doit être libéré. Un plaidoyer dont se réjouit le camp du candidat à la présidentielle de 2016 au Congo.

La communauté internationale est loin d’ignorer ce qu’on appelle au Congo « cas Jean-Marie Michel Mokoko ». La preuve a été donnée par le groupe de travail des Nations unies sur la détention arbitraire. L’institution rattachée au Haut commissariat des Nations unies aux droits de l’homme estime que la détention de l’ancien candidat à la présidentielle de 2016 est arbitraire.

Une décision qui procède de l’examen de la requête introduite par les avocats de l’ancien chef d‘état-major (1978-1993). Dans cette requête, les avocats de Mokoko ont fait état entre autres, de l’illégalité de la prolongation de la détention du général, son assignation à résidence surveillée.

Des allégations « à première vue crédibles », selon le groupe de travail, même s’il n’a pas examiné la déposition du gouvernement, parce que parvenue au-delà du délai. En mai dernier, l’organe avait donné jusqu’au 3 juillet pour que Brazzaville lui envoie sa réponse au sujet du cas Mokoko. Mais, ce n’est que le 12 juillet que le gouvernement a sollicité un prolongement du délai.

C’est ainsi que le groupe de travail appelle Brazzaville à procéder à la libération de l’opposant condamné en mai dernier à 20 ans de prison ferme pour atteinte à la sûreté de l‘État et détention illégale d’armes de guerre. L’organe plaide également pour son indemnisation et l’ouverture d’une enquête afin de déterminer les raisons de cette détention.

Le gouvernement évoque l’indépendance de la justice

Bien que non-contraignante, l’injonction du groupe de l’ONU est tout de même favorablement accueillie par le camp de Jean-Marie Michel Mokoko. « C’est une recommandation forte », se félicite par exemple Me Norbert Tricaud cité par RFI.

Pour les autorités congolaises, il faut respecter l’autorité de la chose jugée. Selon le ministre de la Justice Aimé Ange Bininga, le groupe de travail se serait penché sur la procédure en amont. Or, argumente-t-il, tous les incidents de procédure avaient été évacués avant le jugement. Il n’est donc pas question pour le gouvernement de revenir sur la décision d’une institution tout à fait indépendante.

C’est le deuxième appel formulé par le groupe de l’ONU à l’endroit du régime de Sassou-Nguesso pour la libération des opposants détenus. En juillet dernier, l’institution avait exhorté Brazzaville à libérer André Okombi-Salissa, lui aussi ancien fidèle de Sassou, candidat malheureux à la présidentielle de 2016, et poursuivi pour les mêmes faits.

Mais, un appel resté lettre morte jusqu’ici. Et rien que le plaidoyer en faveur de Mokoko n’essuiera pas une fin de non-recevoir.

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