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[Photos] Burundi : Nkurunziza continue de « moraliser » son peuple

[Photos] Burundi : Nkurunziza continue de « moraliser » son peuple

Burundi

La détermination de Pierre Nkurunziza à “moraliser” son peuple ne faiblit pas. Lancée au début de cette année, la campagne de moralisation initiée par le chef de l‘État burundais poursuit son bonhomme de chemin. Ce lundi 6 août, il s’entretiendra avec la population de Cankuzo, au nord-est du pays.

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Il s’agit de meetings au cours desquels « Black Panther » fait l’apologie de certaines valeurs morales destinées à favoriser au sein de « la population une prise de conscience de leur citoyenneté, mais aussi de l’amour que les Burundais doivent porter à leur pays », peut-on lire sur le site de la présidence burundaise.

Ainsi, depuis le début de cette campagne, plusieurs mesures ont déjà été adoptées. Le cas de l’interdiction d’unions libres forçant ainsi les couples à se marier et l’interdiction du port par les femmes des mini-jupes, collants et autres pantalons portés bas.

Des mesures que des ONG assimilent à la violation des libertés fondamentales des Burundais. « Il y a cette volonté du pouvoir de contrôler la population. Aujourd’hui, on parle de cette loi, les fouilles-perquisitions de tous les jours, du contrôle (quotidien) des cahiers de ménage (qui recensent les habitants de chaque maison à travers tout le pays). La population n’est plus libre. Donc il y a une dérive autoritaire de la part du pouvoir ces derniers jours », confiait récemment à RFI, Jean-Baptiste Nsabimana, secrétaire exécutif de l’ONG Iteka qui vit en exil.

Cette campagne se déroule au lendemain de l’adoption d’une nouvelle constitution. Voté le 17 mai dernier par référendum (73,2 %), le texte donne les mains libres au chef de l’État, qui concentrera désormais seul tous les leviers du pouvoir exécutif. Il acte aussi la mainmise totale de son parti, le CNDD-FDD, sur les institutions et la dérive autocratique du pouvoir depuis 2015, s’inquiètent certaines ONG et la communauté internationale.

Depuis sa candidature à un troisième mandat en avril 2015, contestée par l’opposition, la société civile et une partie de son camp, M. Nkurunziza a mené une répression brutale, qui a fait au moins 1.200 morts et plus de 400.000 réfugiés.

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