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Accusation de corruption en Afrique : la Guinée à la défense de Bolloré

Accusation de corruption en Afrique : la Guinée à la défense de Bolloré

Guinée

L’obtention d’une concession portuaire à Conakry par le groupe Bolloré a été faite conformément à la loi, a assuré mardi le porte-parole du gouvernement guinéen qui réagissait ainsi à la mise en garde à vue de Vincent Bolloré pour des soupçons de corruption en Afrique.

Ce mardi, l’homme d’affaires à la tête d’un empire tentaculaire et incontournable dans les anciennes colonies françaises en Afrique de l’Ouest et centrale a été placé en garde à vue pour des soupçons de corruption sur des agents publics, notamment en Guinée et Togo.

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Garde à vue prolongée

Dans ces deux pays, le groupe de l’emblématique milliardaire est accusé d’avoir usé de sa filiale Havas, spécialisée dans le conseil politique, pour ravir à ses concurrents la gestion des ports de Lomé, au Togo, et de Conakry, en Guinée, via une autre de ses filiales, Bolloré Africa Logistics, anciennement appelée SDV. Il aurait notamment sous-facturé les campagnes des présidents guinéen Alpha Condé et togolais Faure Gnassingbé, 2016 pour parvenir à ces fins.

“La concession portuaire obtenue par Bolloré en Guinée était en stricte conformité avec les lois en vigueur”, a déclaré à Reuters Damantang Albert Camara par téléphone, le porte-parole du gouvernement guinéen.

Mardi, le groupe a “formellement” démenti avoir commis des irrégularités en Afrique. “Le lien qui tente d‘être fait par certains entre l’obtention de ces concessions et les opérations de communication est dénué de tout fondement économique et révèle une méconnaissance lourde de ce secteur industriel”, a-t-il affirmé.

À l’annonce de cette garde à vue, les actions du groupe Bolloré ont chuté de plus 6 % à la Bourse de Paris. Le parquet a par ailleurs annoncé ce mercredi que la garde à vue de Vincent Bolloré est prolongée.

Le cas Bolloré est la deuxième opération coup de poing de la justice française en moins de deux mois, sur des soupçons de corruption dont se seraient rendus coupables des personnalités françaises en Afrique.

Le mois dernier, l’ancien président français Nicolas Sarkozy a été mis en examen pour avoir prétendument utilisé de l’argent du régime de Mouammar Kadhafi pour sa campagne victorieuse à la présidentielle de 2007.

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