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A la rencontre des six principaux candidats à la présidentielle sierra-léonaise

A la rencontre des six principaux candidats à la présidentielle sierra-léonaise

Sierra Leone

Environ 3,1 millions d‘électeurs sont attendus dans les urnes dans le cadre des élections générales en Sierra Leone le 7 mars. À plus d’une semaine de ces échéances, Africanews vous emmène à la rencontre des six principaux candidats présidentiels, dans le cadre d’une couverture spéciale de ces élections sur notre site.

Samura Mathew Wilson Kamara, le porte-étendard de l’APC (parti au pouvoir)

Pour conserver les rênes du pouvoir après la décennie d’Ernest Baï Koroma – le président sortant -, le parti au pouvoir mise ses chances sur Samura Mathew Wilson Kamara.

À 66 ans, le candidat, économiste de formation, est loin d’être un novice en politique. Précédemment ministre des Finances et gouverneur de la Banque centrale, le chef de la diplomatie sierra-léonaise a été sélectionné parmi 26 prétendants lors du congrès du parti en octobre dernier.

L’ancien chef de la diplomatie sierra-leonaise jouit dans son pays d’une forte image de technocrate qui a fait de lui le fer de lance du premier mandat du président Koroma. Sous sa mandature aux ministères des Finances (2009 – 2012) et des Affaires étrangères (2012-2017), le pays a réussi à réduire sa dette et tisser d’importantes relations à l’international. Toutefois, sa réputation pourrait pâtir de ses liens avec le parti au pouvoir, accusé de corruption et de négligence dans la réponse au virus Ebola.

Julius Maada Bio, l’ancien chef de junte (SLPP, principal parti d’opposition)

En Sierra Leone, Julius Maada Bio est nom bien connu pour deux raisons. La première, c’est que l’ancien général aujourd’hui âgé de 53 ans est l’ex-chef d’une junte militaire qui a dirigé le pays du 16 janvier au 29 mars 1996. Après avoir pris sa retraite, il s’est retiré aux Etats-Unis où il y a suivi des études en Affaires internationales à l’American University de Washington DC.

De retour au pays, il intègre en 2005 la formation de l’opposition SLPP et tente de battre dans les urnes le président Ernest Baï Koroma, en 2012. Certes crédité de 37 % des voix, il termine en deuxième position, mais ne parvient pas à atteindre le second tour.

Cette année, son parti compte jouer sur le programme anti-corruption de son parti et de la baisse dans les sondages du parti au pouvoir pour s’offrir la présidence.

Kandeh Yumkella, le trouble-fête

Si jusqu’ici la politique sierra-léonaise était traditionnellement dominée par l’APC et le SLPP, l‘émergence de la Grande coalition nationale et de son charismatique candidat Kandeh Yumkella pourrait changer la donne.

Dissident du parti d’opposition SLPP, cet agronome de 58 ans est une figure connue des organisations internationales. Il a notamment occupé un poste de directeur général à l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel (ONUDI) durant deux mandats. Il a également servi en tant que président de l‘énergie de l’ONU et en tant que représentant spécial du secrétaire général pour l‘énergie durable.

Réputé politicien chevronné dans son pays, il est également remarqué pour discours limpide et fort accrocheur, dont il tire probablement la source de ses nombreuses années de conférencier, en particulier dans le domaine de la réduction de la pauvreté et du changement climatique.

Mohamed Kamaraimba Mansaray, le défenseur de la cause des pauvres

La pauvreté, il en a fait son affaire. Leader du Parti démocratique de l’Alliance, Mohamed Mansaray promet de “construire un système de classe moyenne en Sierra Leone et faire de [notre] pays une nation dont tout le monde sera fier”.

Également dissident du parti au pouvoir depuis 2014, il est devenu un critique virulent du régime de son ancien compagnon de route Ernest Baï Koroma. Mais jusqu’ici, la politique ne lui a pas encore souri. En 2015 et 2016, il a échoué à se faire élire dans deux différentes circonscriptions, d’ailleurs remportées par ses rivaux de l’APC.

Dans le monde des affaires, toutefois, il rencontre un franc succès. À son retour d’exil des Etats-Unis, il s’est engagé dans le business des services à la personne, entre autres, les assurances et l’expédition de colis. Des expériences qu’il compte mettre au profit de son pays.

Samuel Sam-Sumana de la Coalition pour le changement (C4C)

Jusqu’en mars 2015, Samuel Sam-Sumana était le vice-président de la Sierra Leone et un membre du parti au pouvoir, l’APC. Mais les relations avec le parti au pouvoir se sont diluées lorsqu’il a été accusé d’abandon de poste. Limogé du parti, il le fut également de son poste de vice-président.

Son limogeage, critiqué par l’opposition et la société civile a par ailleurs été condamné par le tribunal de la CEDEAO basé à Abuja, qui l’a qualifié “d’anticonstitutionnel”. La Cour ouest-africaine a du reste condamné le gouvernement à lui verser des dommages et intérêts.

En 2007, lorsqu’il retourne en Sierra Leone après plusieurs années d’exil, il s’investit dans l’exploitation des minéraux, notamment du diamant. Une compétence acquise à l’issue de ses études à la Metropolitan State University du Minnesota, où il a également développé des aptitudes dans la gestion des systèmes d’information.

Musa Tarawally, le cheval de course du Parti démocratique des citoyens (CDP)

Après avoir servi dans les deux principaux partis politiques du pays, difficile de dire que Musa Tarawally s’aventure en terrain inconnu. L’homme d’affaires de 51 ans a d’abord été un ancien leader de la jeunesse du SLPP avant de faire chemin avec le parti au pouvoir. Il a du reste occupé les postes de ministre de l’Intérieur et de ministre des Terres, sous la bannière de l’APC.

Toutefois, en 2015, il a été débarqué de son poste de ministre des Terres après des soupçons de corruption, avant d‘être gardé à vue en 2016. Mais selon le candidat, cette détention couvait des motivations politiques, car elle coïncidait avec sa déclaration de candidature à la présidence.

Les dix autres candidats à la présidence en Sierra Leone
  • Bah Mohamed : (Alliance démocratique nationale, NDA)
  • O’Dwyer Patrick John : Démocrates progressistes nationaux, NPD
  • Sandy Jonathan Patrick : Parti de l’unité nationale et de la réconciliation, NURP
  • Conteh Kandeh Baba : Parti de la paix et de la libération, PLP
  • Margai Charles Francis : Mouvement des peuples pour le changement démocratique, PMDC
  • Williams Bresford Victor : Parti de l’indépendance nationale de la République, ReiNIP
  • Ngobeh Gbandi Jemba : Front révolutionnaire uni, RUFP
  • Sowa Turay Mohamed : Mouvement Démocratique Uni, UDM
  • Kabuta Henry Saa : Parti populaire national uni, UNPP
  • Claudius-Cole Josephine Olufemi : Parti de l’unité, UP

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