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L'Éthiopien Tedros Adhanom Ghebreyesus, premier Africain élu à la tête de l'OMS

L'Éthiopien Tedros Adhanom Ghebreyesus, premier Africain élu à la tête de l'OMS

Ethiopie

L‘Éthiopien Tedros Adhanom Ghebreyesus a remporté la majorité des voix lors du second tour de l‘élection pour la direction générale de l’Organisation mondiale de la santé. Il devient ainsi le premier Africain à diriger l’institution.

La fumée blanche est enfin sortie des travaux de l’Assemblée mondiale de l’Organisation mondiale de la santé, l’organe décisionnel suprême de l’Organisation mondiale la santé (OMS) à l’issue desquels les membres viennent d‘élire le nouveau président. Et c’est Tedros Adhanom Ghebreyesus, le candidat éthiopien qui a raflé la palme.

Il a supplanté son adversaire, le Britannique David Nabarro lors du troisième tour du vote. Au premier tour lors duquel la Pakistanaise Sania Nishtar a été évincée, Tedros Adhanom Ghebreyesus avait décroché 95 votes contre 52 pour son principal adversaire. Mais n’ayant pas récolté le 2/3 des votes, un second tour a dû être initié.

Une campagne semée d’embuches

Cette élection vient clore une année d’intenses luttes d’influence pour l’accès à la direction de l’OMS, l’un des principaux organes de l’ONU – après le poste de secrétaire général de l’ONU, celui de directeur général de l’OMS est le plus important du système onusien.

Les principaux adversaires – le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, ex-ministre éthiopien de la santé et chercheur renommé sur le paludisme et le Dr David Nabarro, Britannique qui fut envoyé spécial de l’ONU pour la lutte contre Ebola – ont joué leur va-tout.

Le premier a accusé son rival d’avoir orchestré une “campagne de dénigrement” à son encontre visant à salir sa campagne. Le camp du Britannique a réussi à exhumer, avec l’aide de certains médias, un dossier supposé être compromettant sur la gestion d’un épidémie de choléra dans le courant des années 2000.

Mais en réponse, le continent africain a fait bloc derrière son candidat. L’Union africaine et les Ambassadeurs africains accrédités auprès des Nations Unies à Genève ont multiplié les soutiens à l’endroit de l‘Éthiopien. En coulisse, on annonce également un soutien de la Chine.

Un riche background

Ancien ministre de la Santé dans son pays, Tedros Adhanom Ghebreyesus jouit d’une bonne renommée. Sous sa supervision en effet, le ministère de la Santé en Éthiopie a procédé à la construction de “3 500 centres de santé et de 16 000 dispensaires” permettant de “réduire la mortalité infantile de deux tiers, les infections liées au VIH de 90 %, la mortalité palustre de 75 % et la mortalité due à la tuberculose de 64 %”, énumère-t-il dans son dossier de candidature.

C’est également sous son impulsion que l‘Éthiopie a formé quelque 40 000 travailleurs communautaires de la santé qui ont été déployés dans les zones rurales pour des soins de bases et diagnostiquer des maladies telles que le paludisme ou encore déplacer les femmes enceintes à terme.

Grâce à ces politiques, l‘Éthiopie a aujourd’hui atteint tous les objectifs du millénaire pour le développement dans le secteur de la santé.

Un curriculum certes garni, mais qui est loin de l‘Éthiopien. Aujourd’hui à la tête de l’OMS pour cinq ans à compter de juillet 2017, il est attendu sur de grands dossiers comme la résurgence du virus Ebola en République démocratique du Congo. Sa prédécesseur, la Hongkongaise Margaret Chan, avait été sèchement critiquée pour sa gestion de la grave épidémie qui a fait plus de 11.300 morts en Afrique de l’Ouest entre 2013 et 2016.

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