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Kenya: footballeur d'un bidonville pour une poignée de shillings

Kenya: footballeur d'un bidonville pour une poignée de shillings

Kenya

Au Kenya, le bidonville de Kibera offre une opportunité d’emploi à ses recrues. Les joueurs des ‘’ Kibera Black Stars’‘ (équipe de football) détentrice de trois tires en championnats nationaux font la fierté de cette équipe issue des bas-fonds.

Dans le plus grand bidonville d’Afrique Kibera, une équipe de football rencontre beaucoup de succès. Les Kibera Black Stars, détenteurs de trois titres en championnats nationaux vont intégrer la deuxième division kenyane, un exploit pour un club avec des ressources très peu limitées.

Henry Eshiboko est ailier gauche pour le club dans lequel il joue depuis son plus jeune âge, mais tout comme ses coéquipiers, il concrétise le rêve de vivre de sa passion.

Le foot c’est mon métier, c’est ce qui me fait vivre. Je peux aider mes parents grâce au foot, cela représente tout pour moi, parce que je peux subvenir aux besoins de ma famille mais aussi aider ma mère et mon père.

Je suis chanceux parce que ici à Kibera tous les jours il y a des gens qui ne peuvent pas manger, certains n’ont même pas un shilling, et ils doivent survivre comme ça. J’ai de la chance, je peux dire que j’ai de la chance, ajoute l’ailier qui ne cache pas ses ambitions d’aller plus loin dans son rêve.

Plus de la moitié de la population de Kibera est au chômage et la plupart des habitants vivent dans une extrême pauvreté. Beaucoup ici survivent avec moins d’un euro par jour. Grâce aux primes de match qui peuvent aller jusqu‘à 23 dollars, Henry s’estime privilégié.

Alors que Kibera est davantage connu pour la criminalité, le trafic de drogue et la pauvreté, les Black Stars ont réussi à changer l’image du bidonville.
Pour beaucoup l’équipe est un modèle de réussite, et une inspiration pour les jeunes générations.

Je suis fier parce que nous sommes maintenant un symbole pour les gens. Parce que Kibera a souvent une image négative, donc nous essayons d’apporter de la lumière et de la positivité dans cet endroit où nous vivons. Et ça c’est juste en jouant au foot et en gagnant nos matchs. Raconte Esan Karani, capitaine de l‘équipe.

Mais le succès apporte son lot de défis, principalement financiers. Grâce à différents sponsors le club a pu récolter la moitié de la somme dont il a besoin pour les déplacements à travers le pays, et un terrain aux normes de la deuxième division.

Mais maintenant que les matchs se joueront en dehors du bidonville, la majorité des fans n’auront pas les moyens de se déplacer pour soutenir leur équipe.

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