Afrique du Sud
Un groupe d’habitants de Pretoria organise ce vendredi une marche contre les immigrés. Une marche qui selon plusieurs médias locaux est sous ‘‘haute surveillance’‘.
Selon ces habitants en colère, le gouvernement ‘‘donnerait du travail aux Zimbabwéens et aux étrangers’‘ installés en Afrique du Sud, rapportent des médias locaux.
La tenue de la manifestation est problématique. Plusieurs ONG qui assistent les étrangers dans ces moments difficiles ont demandé au ministre de l’Intérieur sud-africain de l’interdire, car, selon elles, cela ‘‘ne peut que renforcer les attitudes xénophobes et les attaques contre les étrangers’‘.
'We are all Africans' – #cabinetminister speaks out against xenophobia… https://t.co/1kThUGbESR pic.twitter.com/vTZ7poYS8A
— South Africa Trends (@SATrending) 24 février 2017
Malusi Gigaba, ministre de l’Intérieur sud-africain, a appelé au calme et a demandé à ses compatriotes de ne poser aucun acte xénophobe.
Le moins qu’on puisse dire est que l’Afrique du Sud renoue avec la chasse aux étrangers. Depuis deux semaines, des foules agressent des dizaines d’immigrés ; les Nigérians, les Zimbabwéens, les Pakistanais sont les cibles majeures de ces attaques xénophobes.
Les manifestants xénophobes justifient leurs actes par le fait que les immigrés seraient à la base de ‘‘trafic de drogue’‘ et de favoriser la multiplication des ‘‘maisons closes’‘ dans la capitale sud-africaine, Pretoria.
“Les Zimbabwéens, les Nigérians, les Pakistanais…ne sont pas nos compatriotes. Ils ne font rien d’autre que détruire nos bâtiments, vendre de la drogue à nos jeunes et prostituer nos femmes. Comment cela nous aide-t-il ? Ils ont détruit notre bien-aimée Johannesburg. Maintenant, ils détruisent Pretoria”, message écrit sur une pancarte de manifestants.
Le Nigeria est monté au créneau pour critiquer ces actions xénophobes en saisissant l’Union africaine.
Selon un rapport du gouvernement nigérian consulté par le quotidien Le Guardian de Lagos, ‘‘plus de 116 Nigérians ont été assassinés au cours des deux dernières années dans des circonstances inexplicables, par des citoyens sud-africains voire par des fonctionnaires de l’Etat’‘.
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