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Les oasis du Maroc, sources de vie à préserver

Les oasis du Maroc, sources de vie à préserver

Maroc

Dans ce nouveau numéro de la route qui mène à la COP22, nous sommes à Tafilalet au Maroc, dans la plus grande oasis au monde, aujourd’hui menacée par le changement climatique. Le pays s’est fixé trois grands objectifs : la reconnaissance des problématiques liées aux changements climatiques, la préservation des oasis et leur développement selon un modèle unique de résilience.

Sécheresse, dégradation des sols, urbanisation… ce sont quelques-uns des phénomènes qui nuisent à ces ilôts de verdure dans le désert. Pour protéger cet ensemble d’oasis qui s‘étend sur une vingtaine de communes dans le sud du pays, le Maroc a lancé un plan spécifique.

“Il y a un grand programme national qui vise à mettre en place des moyens de développement dans une approche durable qui permet de préserver l’environnement et de développer le patrimoine culturel architectural et de créer de l’emploi”, nous apprend Dr Bachir Saoud, conseiller du ministre de l’Agriculture et de la Pêche maritime.

Il y a un grand programme national qui vise à mettre en place des moyens de développement dans une approche durable qui permet de préserver l'environnement et de développer le patrimoine culturel architectural et de créer de l'emploi.

L’un des objectifs principaux de ce programme baptisé “Maroc vert” : faire évoluer les pratiques agricoles. Il faut repenser la gestion de la ressource en eau et utiliser le plus efficacement possible, toutes les installations d’irrigation.

“On a assisté depuis des siècles à la construction d’aménagements vraiment adaptés. Je citerais par exemple la construction des khetara (galerie drainante amenant par gravité l’eau de la nappe phréatique à la surface du sol, à des fins d’irrigation et d’eau potable), des barrages de dérivation, des bassins de stockage, etc. Donc tout ça, on l’a accompagné avec le plan “Maroc vert” pour développer les filières. On s’est intéressé en particulier à la mobilisation de l’eau en arrivant bien sûr à l’introduction de nouvelles techniques d‘économie de l’eau, par exemple le goutte-à-goutte”, explique Mohamed Bousfoul, directeur régional de l’agriculture Draa- Tafilalet

Pour reconstituer et étendre les palmeraies marocaines, de nouveaux plants sont nécessaires… Par exemple, ce laboratoire situé à Biougra près d’Agadir, propose après culture in vitro, des pieds de palmier dattier plus résistants et aux fruits particulièrement qualitatifs.

Dr Mounir El Bellaj, Directeur technique du Laboratoire Maghreb Palm : “On produit principalement du palmier dattier. Notre capacité de production atteint environ 100.000 plants par an. La variété qu’on produit est principalement de la Medjoul et d’autres variétés nationales comme la Boufeggous et la Nejda”.

Grâce notamment au programme “Maroc Vert”, la production marocaine de dattes a enregistré cette année, une hausse de 16 % sur un an. La campagne de plantation entamée en 2010 bat son plein : trois millions de palmiers-dattiers auront été plantés dans le pays en 2018.

“Ces plants sont destinés aux petits agriculteurs des palmeraies et des oasis marocaines pour les aider à améliorer leurs revenus et pour bien sûr, les aider à supporter les effets des changements climatiques qui se traduisent dans ces palmeraies souvent par des sécheresses”, déclare Abderahim Hilali, gérant du Laboratoire Maghreb Palm.

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