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Soudan du Sud : Juba assouplit sa position sur l'envoi d'une force régionale

Soudan du Sud : Juba assouplit sa position sur l'envoi d'une force régionale

Sud-Soudan

Dans un discours tenu devant le Parlement à Juba, le président sud-soudanais, Salva Kiir s’est dit prêt à négocier avec les Nations unies sur le déploiement de Casques bleus supplémentaires dans son pays.

C’est une volte-face que fait le gouvernement sud-soudanais après avoir affirmé vendredi ne pas vouloir d’une force d’intervention des Nations unies au Soudan du Sud. Le Conseil de sécurité de l’ONU avait, pour rappel, autorisé le même vendredi le déploiement de 4 000 Casques bleus supplémentaires pour assurer la sécurité dans la capitale Juba et dissuader les attaques contre les bases de l’ONU.

Face à cette décision, Juba avait vivement protesté, estimant qu’elle sapait sa souveraineté. Mais son avis semble s‘être altéré puisque ce lundi, le président Salva Kiir s’est dit favorable au déploiement de cette force régionale, à condition qu’il y ait de plus amples discussions sur le sujet. “Nous devons engager le dialogue et échanger des idées sur la meilleure manière d’aller de l’avant au lieu d‘être mis devant le fait accompli par des intervenants extérieurs”, a-t-il déclaré devant le Parlement à Juba.

Pour le dirigeant sud-soudanais, une telle décision requiert des négociations au risque d‘être perçue comme “une intervention qui compromet notre souveraineté et diminue notre capacité à gouverner efficacement”, a-t-il souligné.

Nous devons engager le dialogue et échanger des idées sur la meilleure manière d'aller de l'avant au lieu d'être mis devant le fait accompli par des intervenants extérieurs.

La résolution, proposée par les États-Unis, prévoit par ailleurs un embargo sur les armes sud-soudanaises au cas où le gouvernement n’accepterait pas l’envoi des troupes. Un ensemble de décisions prises aux lendemains des sanglants combats de Juba qui ont opposé les forces gouvernementales aux ex-rebelles répondant aux ordres du vice-président Riek Machar, du 8 au 11 juillet dernier. Au moins 300 personnes en sont mortes et plus de 70 000 se sont réfugiées dans des camps, sans compter les nombreux viols sur des bases ethniques.

A ce propos justement, le président Salva Kiir, dans son adresse de ce lundi, a promis de poursuivre les auteurs de ces violences sexuelles dont ses forces ont été principalement accusées. Autres promesses faites par le dirigeant, l’unification de l’armée et l’accélération du processus électoral.

Indépendant depuis seulement 2011, le Soudan du Sud a traversé une guerre civile débutée en décembre 2013 et qui a déjà fait des dizaines de milliers de morts et 2,5 millions de déplacés. L’accord de paix signé en août 2015 était censé mettre un terme définitif au conflit. Mais là encore, les dispositions contenues dans cet accord peinent à être appliquées.

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