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Tunisie : début du Ramadan dans le calme selon les autorités

Tunisie : début du Ramadan dans le calme selon les autorités

Tunisie

Les autorités tunisiennes rassurent quant à la situation sécuritaire en ce début du mois du Ramadan.

D’après le ministre de l’Intérieur, la Tunisie se prépare à “une période sensible” avec l’arrivée du mois de jeûne sacré en islam et la saison estivale. Si les officiels reconnaissent que ces périodes ont été ces dernières années, synonymes d’attentats meurtriers, elles estiment néanmoins qu’il n’y a pas lieu de tirer la sonnette d’alarme.

Hédi Majdoub, ministre tunisien de l’Intérieur :

La situation sécuritaire générale en Tunisie est stable. Il n’y a pas eu dernièrement des affaires inquiétantes liées au terrorisme. Les menaces sont des menaces normales, pas des menaces exceptionnelles.

Le pays fait face depuis sa révolution en 2011 à un essor de la mouvance djihadiste armée. En outre, depuis trois ans, le pays est régulièrement frappé par des attentats pendant le Ramadan. Hédi Majdoub, ministre tunisien de l’Intérieur :

Des événements en rapport avec le terrorisme ont lieu d’habitude pendant le mois de Ramadan. Pour ces groupes, le Ramadan est un mois de djihad (guerre sainte). Mais en réalité nous avons pris des mesures spéciales.

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La dernière grande action djihadiste en Tunisie a eu lieu le 7 mars à Ben Guerdane. Des dizaines d’extrémistes avaient attaqué des installations sécuritaires de cette ville frontalière de la Libye, faisant des dizaines de morts.

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De l’aveu même de Tunis, le pays compte de nombreux ressortissants parmi les groupes extrémistes en Syrie, en Irak ou en Libye. Toutefois, le gouvernement affirme qu’il est difficile d’en établir un nombre exact.

Sur une réforme des forces de sécurité, qui se fait attendre cinq ans après la chute de la dictature, Hédi Majdoub a jugé qu’un “grand travail” avait été fait. Le ministre admet cependant qu’il faudra “au moins une génération” pour ancrer les valeurs républicaines dans les forces de sécurité.

Nos “pas” peuvent être jugés “lents” mais ce “sont des pas sûrs”, a-t-il assuré.

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