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Le Kenya veut occuper la première palce en matière de production de thé

Le Kenya veut occuper la première palce en matière de production de thé

Kenya

Le Kenya, premier exportateur mondial de thé noir fait de la culture du thé sa priorité en 2016, avec un objectif en vue : devenir un producteur de thés fins de premier plan. Le pays s’est lancé dans la réforme d’impôt sur le revenu de sa production, pour permettre aux petits producteurs de bénéficier du produit de leur labeur.

Le Kenya veut introduire une taxe sur le thé local. La probabilité de l’introduction d’impôts sur la production théière est actuellement en examen. Une décision qui fait suite aux plaintes des producteurs locaux qui dénoncent une concurrence déloyale des entreprises étrangères.

Le thé kényan est l’une des principales sources de devises du pays, premier exportateur mondial de thé noir (depuis près de dix ans avec plus de 275 000 exploitants travaillant sur 150 000 hectares), et troisième producteur derrière l’Inde et la Chine, avec plus de 300 000 tonnes par an.

Actuellement, 1 % de taxe est prélevé sur les ventes aux enchères de thé dans la ville de Mombasa, et 16 % sur les ventes ordinaires du thé consommé localement.

Le thé de qualité (non destiné à la mise en sachet et à la vente en centre commercial) en provenance du Kenya est devenu une rareté absolue. Seules les propriétés des hautes terres persistent à produire un thé haut de gamme issus de théiers chinois hybrides.

Le port de Mombasa accueille une vente aux enchères hebdomadaire de thé, produit principalement dans des pays est-africains comme le Kenya, l’Ouganda, le Burundi, le Rwanda et la Tanzanie.

“Nous avons 10 pays qui apportent leur thé à la vente aux enchères, qui est la plus grande dans le monde, et à l’extérieur. Le Kenya perçoit une redevance sur les bénéfices de la vente. Les agriculteurs kényans, sont donc désavantagés’‘, selon un responsable de l’association des commerçants de thé.

Le produit est, par la suite, exporté vers les marchés internationaux comme la Grande-Bretagne, l’Afghanistan, l’Egypte et le Pakistan. Des milliers de petits agriculteurs vivent de la culture du thé qu’ils revendent aux exportateurs.

Des milliers de petits agriculteurs vivent de la culture du thé qu’ils revendent aux exportateurs. Ces derniers ne bénéficient malheureusement pas des revenus de cette exportation. L’an dernier, le pays a enregistré plus d’un milliard de dollars de bénéfices, provenant directement des exportations de thé.

C’est donc pour relancer le secteur que le pays a fait de la culture du thé sa priorité en 2016 avec un objectif en vue : devenir un producteur de thés fins de premier plan.

Le responsable du département thé du ministère de l’Agriculture du Kenya, l’a déclaré au cours d’une conférence de presse : le pays entend augmenter sa production des thés haut de gamme , dont le prix est plus élevé et la demande, croissance. ‘‘On verra donc bientôt par exemple du thé blanc en provenance du Kenya, avec grande hâte de goûter ceci’‘, a-t-il ajouté.

Un guide spécial à l’attention des cultivateurs sera mis sur pied  pour les aider à démarrer ce type de production. Le ministère vise en particulier les petites plantations de quelque km 2 qui ont la flexibilité nécessaire pour se convertir à ce mode de production.

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