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Une Éthiopienne se lance dans la maroquinerie de luxe

Une Éthiopienne se lance dans la maroquinerie de luxe

Ethiopie

Après quinze années passées aux Etats-Unis, Abai Schulze est rentrée en Ethiopie et s’est lancée dans la maroquinerie. À l’instar d’autres créateurs du pays, elle a su imposer sa marque sur le marché du luxe.

Sa licence d‘économie en poche (obtenue aux États-Unis), Abai Schulze est de retour en Éthiopie 15 ans après son départ de son pays. Orpheline depuis son bas âge, elle a été adoptée par une famille américaine à onze ans. Aujourd’hui, elle a su imposer ‘‘Zaaf’‘, sa propre marque de maroquinerie de luxe 100 % éthiopienne.

“L’Ethiopie se trouve être une des plus grandes terres d’élevage en Afrique, se classant au numéro dix dans le monde, donc je veux me concentrer sur des articles en cuir et j’ai fait mes recherches en terme de tannerie et de potentiels producteurs. Donc en gros, voilà comment je me suis retrouvée à créer une entreprise qui produit des sacs à main en cuir”.

Travailler le cuir a toujours été sa passion. Des produits de qualité qui ont un coût : ces sacs sont vendus entre 70 et 700 dollars. L’entreprise produit aujourd’hui plus de 400 sacs par mois, soit 4 800 par an. Le mois dernier, elle a ouvert une filiale à Addis Abéba, la capitale de son pays ; les Éthiopiens font aussi partie de sa clientèle.

Elias Woldeyes est un client de la boutique. “Je suis très heureux que des produits de chez nous, faits dans notre pays, se vendent dans les pays occidentaux, en Europe et en Amérique. Cela génère des devises étrangères dans notre pays, et en plus, cela encourage les entrepreneurs locaux.”

La jeune femme de vingt-six ans ambitionne de participer au développement économique de son pays, grâce à ses produits de qualité. Elle emploie dix-sept personnes, dont dix artisans. Malgré les problèmes auxquels elle fait face au quotidien (coupures d’électricité fréquentes, difficultés à trouver une main-d’œuvre qualifiée ou à se faire parvenir certaines matières premières), Abai Schulze reste un modèle de réussite et de persévérance pour ses employés.

‘‘Elle est très créative et en même temps, elle arrive à régler les problèmes très rapidement. Elle m’a appris à réfléchir et grâce à elle, j’ai beaucoup appris.’‘, dit Ethelem Temesegen, employée chez Zaaf.

De plus en plus connue, Abai Schulze fait partie des créateurs nationaux reconnus pour leurs produits de luxe. Les boutiques de la capitale ont leurs fidèles clients : la clase aisée et celle de la diaspora. Des standards haut de gamme, dans un pays où le salaire mensuel moyen est autour des 40 dollars selon la Banque mondiale. L’Ethiopie est classée par le FMI parmi les cinq économies les plus dynamiques au monde ; un pays dans lequel les produits de luxe ont un bel avenir.

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