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La peau humaine par impression 3D

La peau humaine par impression 3D

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Après l’imprimante 3D pour la création de prothèses, la reproduction de la peau est envisagée.

Poietis, un institut bordelais s’est lancé dans un projet novateur : allier l’impression 3D à la biologie, pour créer la peau humaine. Grâce au laser, l’imprimante va déposer dans les cellules mises en culture des micro-goutellettes, cet empilement de couches va donner des structures 3D selon un modèle prédéfini et inspiré de tissus existants. L’objectif de ce laboratoire est de participer à la réparation de tissus. “Le laser a plusieurs avantages. Il permet par sa très haute définition, de reproduire toute la complexité des tissus avec une précision très élevée. Il permet aussi d’assurer la viabilité des cellules à hauteur de 95 à 100 %”, explique Fabien Guillemot, fondateur de Poietis.

A ce jour, Poietis est selon ses initiateurs, la seule entreprise au monde à imprimer de la matière vivante grâce à de la lumière laser. Cette technologie qu’utilise Poietis lui permet tout d’abord d’organiser les cellules au départ et par la suite d’anticiper la façon dont elles vont interagir dans le temps. “Avec la technologie laser, on a une résolution de l’ordre de 20 microns (millièmes de millimètres), donc on peut imprimer cellule par cellule et donner ainsi plus de complexité à ce qu’on produit, et reproduire toute la complexité qu’on observe dans nos tissus et nos organes”, confie Fabien Guillemot, fondateur de Poietis.

Trois semaines sont nécessaires pour reproduire de la peau, selon les chercheurs de ce laboratoire. Ces derniers sont désormais face à un enjeu de taille vu que les tests sur les animaux à des fins cosmétiques et pharmaceutiques sont interdits depuis 2013 dans l’Union européenne. Le défi dans ce cas, c’est de reproduire des peaux sans marge d’erreur.
Une ambition que veut atteindre Poietis qui a procédé à l’augmentation de son capital de 1,2 million d’euros. L’entreprise compte valider ses premiers tests et les commercialiser d’ici 2017. Une fois mise en place, cette technologie profitera aux grands brûlés, aux accidentés et à tous ceux qui souffrent de problème de peau. Mais l’entreprise soutient qu’elle accentuera son action plus dans la réparation que dans l’amélioration.