Flux RSS Africanewshttp://fr.africanews.com/feed/rssRecevez gratuitement toutes les actualités publiées sur africanews.com, en vous abonnant à un de nos flux RSS.Wed, 11 Dec 2019 21:12:00 +0000Le Ghana annonce la découverte de 1,5 milliard de barils de pétrole offshorehttp://fr.africanews.com/2019/12/11/le-ghana-annonce-la-decouverte-de-15-milliard-de-barils-de-petrole-offshore/Le Ghana renforce son potentiel pétrolier avec la découverte d’un puits doté de 1,5 milliard de barils de pétrole et de 0,7 millard de mètre cube de gaz. L’annonce est venue mercredi du groupe ghanéen Springfield E&P, qui dit avoir réalisé la découverte au large de ce pays ouest-africain. Springfield E&P, une compagnie à capitaux cent pour-cent ghanéens a déclaré dans un communiqué que le potentiel du puits va bien au delà des 1,5 milliard de barils découverts. Il pourrait atteindre 3 milliards de barils de pétrole et de gaz. « C’est une excellente nouvelle pour Springfield, le Ghana et l’Afrique », a déclaré le directeur général Kevin Okyere. « Nous sommes ravis de cette découverte car elle rejoint notre vision de devenir un acteur africain en amont de premier plan avec une orientation mondiale », a-t-il ajouté. C’est en effet un bond considérable pour le Ghana qui ne produit actuellement que 200 000 barils de pétrole par jour, dont environ la moitié provient du champ Jubilee de la société britannique Tullow. Mais le gouvernement ghanéen est bien conscient que les défis ne se limitent pas qu‘à la découverte de nouveaux puits. En dépit d’importantes réserves pétrolières qui ont d’ailleurs fait l’objet de contentieux avec le voisin ivoirien, le Ghana a encore du mal à attirer les investisseurs. De fait, Accra travaille actuellement à la révision de sa législation afin de stimuler les investissements dans son secteur pétrolier.Wed, 11 Dec 2019 21:12:00 +0000editorial@africanews.com (Carole KOUASSI)http://fr.africanews.com/2019/12/11/le-ghana-annonce-la-decouverte-de-15-milliard-de-barils-de-petrole-offshore/Sanctions américaines contre les ADF en RDChttp://fr.africanews.com/2019/12/11/sanctions-americaines-contre-les-adf-en-rdc/Les Etats-Unis renforcent la pression contre les Forces démocratiques alliées (ADF), ces insurgés musulmans ougandais liés à de nombreux massacres dans l’est de la République démocratique du Congo. Mardi, Washington a annoncé une batterie de sanctions contre le chef du groupe armé ainsi que cinq autres personnes accusées d’avoir commis de graves violations des droits de l’homme dont des viols massifs, des tortures ou encore des meurtres dans cette région du pays. Communiquées par l’Office de contrôle des avoirs étrangers (OFAC) du Trésor américain, ces sanctions consistent pour le gouvernement américain de saisir tout bien ou compte détenu par les combattants aux États-Unis et interdit à quiconque aux États-Unis de faire affaire avec eux. Musa Baluku qui a pris le contrôle des ADF après l’arrestation de l’ancien chef Jamil Mukulu en Tanzanie, il y a quatre ans, est accusé d’avoir aidé le groupe « par le recrutement, la logistique, l’administration, le financement, le renseignement et la coordination » de l’organisation armée. « Ces sanctions permettront de révéler le réseau financier des rebelles des ADF dans le monde et de savoir s’ils sont impliqués dans le blanchiment d’argent dans la région », a déclaré par téléphone à Reuters Carly Nzanzu Kasivita, gouverneur de la province du Nord-Kivu. Les ADF, à l’origine un mouvement rebelle musulman ougandais, sont implantés dans l’est de la RDC, où ils ont fait souche, depuis près de vingt-cinq ans. Ils y attaquent les civils dans des zones reculées, souvent inaccessibles aux forces de sécurité. À en croire des responsables congolais, les ADF ont tué plus de 100 personnes lors de raids des villages au cours des six dernières semaines, entravant les efforts visant à mettre fin à une épidémie d’Ebola dans la région. Avec ReutersWed, 11 Dec 2019 21:08:00 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2019/12/11/sanctions-americaines-contre-les-adf-en-rdc/71 morts et des disparus dans l'attaque d'un camp militaire au Nigerhttp://fr.africanews.com/2019/12/11/au-moins-60-morts-dans-l-attaque-d-un-camp-militaire-au-niger-source-securitaire/L’attaque mardi par des jihadistes d’un camp de l’armée nigérienne à Inates, près de la frontière avec le Mali, a fait 71 morts et des disparus, selon un communiqué du ministère de la Défense, lu à la télévision nationale. “Malheureusement, on déplore le bilan suivant: 71 militaires tués, 12 blessés, des portés disparus, et un nombre important de terroristes neutralisés”, selon le texte. Ce bilan est le plus lourd subi par l’armée nigérienne depuis le début des attaques jihadistes dans le pays, en 2015. Un précédent bilan de source sécuritaire faisait état de “plus de 60 morts”. “Le 10 décembre, le détachement du poste militaire de reconnaissance d’Inates proche de la frontière avec le Mali a fait l’objet d’une attaque perpétrée par des terroristes lourdement armés estimés à plusieurs centaines”, selon le communiqué. “Les combats”, qui ont duré trois heures, ont été “d’une rare violence combinant des tirs d’artillerie et l’emploi de véhicules kamikaze par l’ennemi”. “Des renforts dépêchés sur la position ont permis de stabiliser la situation qui est actuellement sous contrôle”, selon le ministère de la Défense qui assure qu’une “poursuite a été engagée” et que les assaillants sont “en fuite hors de nos frontières”. “Le président de la République, chef suprême des armées, Issoufou Mahamadou, a interrompu sa participation à la Conférence sur la paix durable, la sécurité et le développement en Afrique qui se tient en Égypte, pour rentrer à Niamey suite au drame survenu à #Inates”, a indiqué la présidence sur twitter. >>> LIRE AUSSI : Insécurité au Sahel : doublement du nombre de personnes en besoin d’aide alimentaire immédiate Le Président de la République, Chef suprême des armées, SEM IssoufouMhm</a> a interrompu sa participation à la Conférence sur « la Paix Durable, la Sécurité et le Développement en <a href="https://twitter.com/hashtag/Afrique?src=hash&ref_src=twsrc%5Etfw">#Afrique</a> » qui se tient en <a href="https://twitter.com/hashtag/%C3%89gypte?src=hash&ref_src=twsrc%5Etfw">#Égypte</a> pour rentrer à <a href="https://twitter.com/hashtag/Niamey?src=hash&ref_src=twsrc%5Etfw">#Niamey</a> suite au drame survenu à <a href="https://twitter.com/hashtag/Inates?src=hash&ref_src=twsrc%5Etfw">#Inates</a>.</p>&mdash; Présidence du Niger (PresidenceNiger) December 11, 2019 Etat d’urgence prorogé Mardi, le conseil des ministres avait prorogé pour une période de trois mois l‘état d’urgence décrété depuis 2017 dans plusieurs départements pour lutter contre les attaques jihadistes. Cette mesure accorde des pouvoirs supplémentaires aux forces de sécurité sur les théâtres des opérations, dont celui d’ordonner des perquisitions de nuit comme de jour dans un domicile. En outre, elle limite les déplacements dans les espaces concernés. Le nord de la région de Tahoua et la région voisine de Tillabéri sont la cible d’attaques de plus en plus fréquentes, menées par des jihadistes venus du Mali proche. Depuis octobre, il est formellement interdit aux organisations humanitaires de se rendre dans certaines zones sans escorte militaire. Les jihadistes multiplient les actions meurtrières au Sahel – en particulier au Mali, au Niger et au Burkina -, en dépit de la présence des militaires français de la force antiterroriste Barkhane. >>> LIRE AUSSI : Conflit au Sahel : l’invitation de Macron à cinq présidents africains passe mal AFPWed, 11 Dec 2019 19:42:00 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2019/12/11/au-moins-60-morts-dans-l-attaque-d-un-camp-militaire-au-niger-source-securitaire/Les caféiculteurs kényans dos au murhttp://fr.africanews.com/2019/12/11/les-cafeiculteurs-kenyans-dos-au-mur/Les agriculteurs kényans en quête de nouvelles cultures pour remplacer leurs caféiers alors que les cours de la fève continuent de plonger et que les plants souffrent des variations climatiques. Selon l’Agence américaine de coopération internationale, le Kenya a vu son climat se réchauffer de 0,3 degré toutes les décennies depuis 1985. À cela s’ajoutent des précipitations plus espacées et incertaines. “Vous savez, quand le climat est bon, la production de café est aussi bonne. Mais la production a subitement baissé et au même moment, nos besoins quotidiens doivent être gérés. Donc nous nous sommes mis ensemble pour trouver une solution durable à ces problèmes qu’implique le changement climatique”, explique Joyce Kioko qui coordonne une coopérative de caféiculteurs. De nombreux caféiculteurs ont remplacé une grande partie de leurs champs par des bananeraies, des champs de macadamia ou des avocatiers tandis que d’autres ont complètement changé de fusil d‘épaule. “Il y a aussi la volaille, les agriculteurs peuvent obtenir des poussins moins chers de la coopérative juste pour préserver leurs revenus. Ils peuvent même obtenir un peu de fumier des poussins qu’ils peuvent ensuite utiliser dans leurs champs. C’est aussi un revenu alternatif”, suggère James Ndeto, manager d’un projet qui aide les agriculteurs dans leur reconversion. Les revenus du café ont sombré à leur plus bas niveau depuis 2005. De nombreux producteurs ne parviennent pas à couvrir leurs coûts dans de nombreux pays, notamment au Kenya où les grains sont récoltés à la main et où les commissions des intermédiaires ne cessent d’augmenter.Wed, 11 Dec 2019 16:30:00 +0000editorial@africanews.com (William Bayiha)http://fr.africanews.com/2019/12/11/les-cafeiculteurs-kenyans-dos-au-mur/En attendant la paix au ''Cameroun anglophone''http://fr.africanews.com/2019/12/11/en-attendant-la-paix-au-cameroun-anglophone/Les régions dites anglophones du Cameroun toujours dans l’attente du retour à la paix plus de deux mois après le Grand dialogue national convoqué par le président Paul Biya. Les populations et les leaders d’opinion locaux fondent beaucoup d’espoirs dans le projet de loi introduit au Parlement par le gouvernement qui doit définir un statut spécial pour les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest. “Quel est le contenu du statut spécial. Parce que tout le monde demande et moi aussi je m’interroge, nous avons fait une proposition, mais j’espère que les choses que nous les fédéralistes pensons pouvoir avoir au Cameroun, l’on peut mettre cela dans le statut spécial parce que cela va aider à calmer et apaiser les gens”, s’interroge Agbor Balla, président du Centre pour les droits de l’homme et la démocratie en Afrique. Si les Fédéralistes accordent le bénéfice du doute au gouvernement, les groupes sécessionnistes ont d’ores et déjà rejeté cette proposition issue du Grand dialogue national. En deux ans, le conflit dans les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest du Cameroun a poussé plus de 700.000 personnes à fuir leur domicile, alors que le décompte des organisations des défense des droits humains fait mention de centaines de civils tués.Wed, 11 Dec 2019 15:15:00 +0000editorial@africanews.com (William Bayiha)http://fr.africanews.com/2019/12/11/en-attendant-la-paix-au-cameroun-anglophone/RDC : vaccination massive contre la rougeolehttp://fr.africanews.com/2019/12/11/rdc-vaccination-massive-contre-la-rougeole/La RDC veut faire reculer la rougeole. Le pays touché de manière endémique par la maladie a lancé mardi une vaste campagne de vaccination. Pendant 4 jours, les agents de santé vaccineront près d’un million d’enfants de 6 à 56 mois dans 26 provinces du pays. L’accent est également mis sur la province du Nord-Kivu. Province où sévit par ailleurs l‘épidemie Ebola. Le faible taux de vaccination et les niveaux élevés de malnutrition y ont fait accroitre les cas de rougeole. “Notre pays a été déclaré en épidémie de rougeole et depuis le 06 août 2019, il est classé comme urgence sanitaire par l’Organisation mondiale de la santé. Cette situation épidémiologique est très préoccupante, du fait qu’à ce jour, toutes les 26 provinces du pays sont touchées par la maladie. Et chaque jour, près de 15 enfants meurent de la rougeole pourtant le vaccin est disponible. Du 10 au 14 décembre 2019, près d’un million d’enfants de 6 à 59 mois de la province vont être vaccinés à site fixe ou site avancé”, a détaillé le ministre provincial du Nord-Kivu. Cette campagne de vaccination est une réponse du gouvernement congolais et ses partenaires qui veulent mettre fin à l‘épidémie de rougeole qui frappe le pays. L’objectif est d’atteindre 18,9 millions d’enfants d’ici la fin de l’année. Un soulagement pour les parents comme Séraphine Rushago venue faire vacciner son enfant. “Nous avons reçu l’invitation lancée depuis notre quartier qu’il nous faut venir faire vacciner nos enfants contre la rougeole. Nous avons quitté la maison, nous sommes arrivés ici, nous nous sommes mis sur la ligne, nous avons lavé les mains, on nous a donné le coton, et après l’enfant a été vacciné”, raconte Mme Rushago. En République démocratique du Congo, la rougeole a fait plus de 5 000 morts en 2019. Deux fois plus que l’épidémie d’Ebola qui y fait rage depuis août 2018.Wed, 11 Dec 2019 14:45:00 +0000editorial@africanews.com (Serge KOFFI)http://fr.africanews.com/2019/12/11/rdc-vaccination-massive-contre-la-rougeole/Le Rwanda supprime la TVA sur les serviettes hygiéniqueshttp://fr.africanews.com/2019/12/11/le-rwanda-supprime-la-tva-sur-les-serviettes-hygieniquespour-les-filles/Le gouvernement rwandais a annoncé mercredi la suppression de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) de 18 % sur les serviettes hygiéniques, afin de les rendre plus accessibles aux jeunes filles, souvent forcées à s’absenter de l‘école durant leurs menstruations. Le Rwanda est le dernier pays en date à supprimer cette taxe, de plus en plus dénoncée par les femmes à travers le monde, qui estiment que les tampons et serviettes hygiéniques sont un produit de première nécessité et ne devraient à ce titre pas être soumis à des taxes. “A partir de maintenant, le gouvernement du Rwanda a ajouté les serviettes hygiéniques à la liste des biens exemptés de TVA, dans le but de les rendre plus accessibles”, a annoncé le ministère du Genre et de la Promotion de la famille. Cette mesure a été prise après un intense lobbying d’organisations et groupes féministes souhaitant que le prix des serviettes hygiéniques soit abaissé. “C’est un pas dans la bonne direction, mais pas la solution ultime”, a réagi auprès de l’AFP Annette Mukiga, une activiste féministe. “C’est une honte que des filles quittent l‘école juste en raison d’un processus biologique, donc cette mesure du gouvernement est bonne”. “Notre but, c’est que les serviettes hygiéniques soient gratuites, pas simplement bon marché, mais gratuites dans toutes les écoles, afin que les filles n’aient plus à se soucier de ce défi”, a ajouté l’activiste. Une étude menée en 2017 par le ministère de l’Education a montré que les filles âgées de 16 ans et plus avaient 8 % de chances en plus que les garçons de quitter l‘école, particulièrement dans les zones rurales. Une des raisons évoquées par le rapport est le manque d’accès à des serviettes hygiéniques lors des menstruations. Le Kenya est considéré comme le premier pays à avoir supprimé les taxes sur les produits liés à l’hygiène menstruelle. De nombreux pays lui ont emboîté le pas ces dernières années. La Tanzanie, elle, a décidé en juin de réintroduire cette taxe après l’avoir supprimée en 2018, la jugeant contreproductive au regard du fait que les revendeurs n’avaient pas baissé leurs prix dans la foulée de la suppression. AFPWed, 11 Dec 2019 14:40:00 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2019/12/11/le-rwanda-supprime-la-tva-sur-les-serviettes-hygieniquespour-les-filles/Côte d'Ivoire : Soro de retour le 22 décembre pour lancer sa campagne électoralehttp://fr.africanews.com/2019/12/11/cote-d-ivoire-soro-de-retour-le-22-decembre-pour-lancer-sa-campagne-electorale/Après six mois de voyage à l‘étranger, l’ex-chef de la rébellion ivoirienne Guillaume Soro sera de retour en Côte d’Ivoire le 22 décembre pour lancer sa campagne électorale pour la présidentielle de 2020, a annoncé mercredi un de ses proches. “C’est pour se préparer et remporter l‘élection présidentielle que Guillaume Soro fait son retour”, “le 22 décembre”, a déclaré lors d’une conférence de presse à Abidjan le député Alain Lobognon, son bras droit, s’exprimant au nom du nouveau parti de M. Soro, Générations et peuples solidaires (GPS). Pour M. Lobognon, “il est temps pour une nouvelle génération de prendre le relais”.  Guillaume Soro, qui se trouve actuellement en France, est âgé de 47 ans, mais il a déjà une longue carrière politique à son actif, notamment comme ancien Premier ministre (2007-2012) et ancien président de l’Assemblée nationale (2012-2019).  Il a annoncé en octobre sa candidature à la présidentielle d’octobre 2020 lors d’un rencontre avec des partisans en Espagne, puis l’a confirmée dans une interview quelques jours plus tard. Il avait alors annoncé son retour imminent en Côte d’Ivoire. Rupture avec Ouattara Il avait rompu les ponts en début d’année avec le président Alassane Ouattara et la coalition au pouvoir Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (RHDP). “Il confirmera qu’il est candidat lors d’une manifestation officielle” en Côte d’Ivoire, a affirmé M. Lobognon. Le président Ouattara, 77 ans, a plusieurs fois déclaré qu’une nouvelle génération politique devait assumer le pouvoir en Côte d’Ivoire, mais il n’a pas exclu de se représenter lui-même en 2020, pour un troisième mandat, si ses rivaux historiques les ex-présidents Henri Konan Bédié, 85 ans, et Laurent Gbagbo, 74 ans, se représentaient eux-aussi. Dix ans après la crise post-électorale de 2010-2011 qui avait fait 3.000 morts, la prochaine présidentielle de 2020 s’annonce tendue en Côte d’Ivoire. Les élections municipales et régionales de 2018 avaient été marquées par de nombreuses violences et des fraudes. AFPWed, 11 Dec 2019 13:24:42 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2019/12/11/cote-d-ivoire-soro-de-retour-le-22-decembre-pour-lancer-sa-campagne-electorale/Algérie : manifestion anti-élection à Alger à 24 heures de la présidentiellehttp://fr.africanews.com/2019/12/11/algerie-manifestion-anti-election-a-alger-a-24-heures-de-la-presidentielle/Plusieurs milliers de personnes protestent mercredi dans le centre d’Alger, à moins de 24 heures du scrutin, contre la tenue de la présidentielle en Algérie, massivement rejetée, a constaté une journaliste de l’AFP. La police, qui quadrille le centre de la capitale algérienne, tente de repousser, parfois à coups de matraque, les manifestants rassemblés près de la Grande Poste, lieu traditionnel de rassemblement au coeur d’Alger du “Hirak”, le “mouvement” populaire de contestation du régime, né le 22 février.  Les policiers ont sommé les manifestants de se disperser et a procédé à une dizaine d’arrestations, mais les manifestants refusent de quitter la rue, selon la journaliste de l’AFP. Une partie des manifestants s‘étaient rassemblés, à l’appel des réseaux sociaux, sur la Place du 11-Décembre-1960, dans le quartier de Belouizdad (ex-Belcourt), en ce jour anniversaire du déclenchement des grandes manifestations de décembre 1960 contre le pouvoir colonial français, parties notamment de ce quartier d’Alger et qui s‘étaient propagées durant une semaine à travers l’Algérie. Ils ont ensuite pris la direction de la Grande Poste, à 4 km de là et y ont rejoint de nombreux autres manifestants après avoir réussi à contourner des cordons de police en tenue anti-émeutes. “Makache l’vote” (“Pas de vote”), ont notamment scandé les manifestants, brandissant des cartons rouges en signe de refus de la tenue de la présidentielle, prévue jeudi pour élire un successeur à Abdelaziz Bouteflika, contraint en avril à la démission par la contestation, après 20 ans de pouvoir. “Algérie libre et démocratique”, martèlent-ils aussi. “Démantèlement total du système politique en place Le “Hirak” exige depuis le démantèlement total du “système” politique en place depuis l’indépendance en 1962 et refuse qu’il organise un scrutin perçu comme une manoeuvre devant lui permettre de se régénérer. La police, qui bloque l’accès à la place de la Grande Poste tente de repousser les manifestants qui crient en choeur: “Aujourd’hui, on passe la nuit dehors!”. Toute manifestation est légalement interdite à Alger depuis 2001 et depuis février la police ne tolère que les cortèges hebdomadaires du Hirak le vendredi, et ceux des étudiants le mardi. “Pas de marche arrière, le pouvoir à la fourrière”, chantent-ils également, conspuant le général Ahmed Gaïd Salah, chef d‘état-major de l’armée et incarnation du haut commandement militaire qui assume ouvertement la réalité du pouvoir depuis le départ de M. Bouteflika. Des manifestations réclamant l’annulation du scrutin se déroulent également à Constantine (2e ville du pays) ou à Bouira, ville de la région de Kabylie (à une centaine de km à l’est d’Alger), selon les réseaux sociaux. AFPWed, 11 Dec 2019 12:42:42 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2019/12/11/algerie-manifestion-anti-election-a-alger-a-24-heures-de-la-presidentielle/Algérie : un dessinateur écope de trois mois ferme pour des dessins antipouvoirhttp://fr.africanews.com/2019/12/11/algerie-un-dessinateur-ecope-de-trois-mois-ferme-pour-des-dessins-antipouvoir/Un dessinateur critique du régime a été condamné mercredi à un an de prison, dont trois mois ferme, a indiqué le Comité national de libération des détenus (CNLD) sur son compte Facebook. Cette association, qui recense et défend les personnes arrêtées dans le cadre du mouvement de contestation du régime qui agite l’Algérie depuis le 22 février, ne donne aucun autre détail dans l’immédiat. Abdelhamid Amine, dit “Nime”, peintre et auteur de bandes dessinées, est en détention provisoire depuis le 28 novembre. Selon le CNLD, le Parquet d’Oran (350 km à l’ouest d’Alger) avait requis le 5 décembre 18 mois de prison ferme contre lui pour “atteinte au moral de l’armée” et “atteinte à l’intégrité du territoire”, pour deux tableaux publiés sur son compte Twitter @Nime_BD. Le dessin intitulé “L’Elu” montre l’actuel homme fort de l’Algérie, le général Ahmed Gaïd Salah, chef d‘état-major de l’armée, un genou à terre, passer un chausson de vair au pied de l’ex-Premier ministre Abdelmadjid Tebboune, candidat à la présidentielle du 12 décembre — rejetée par la contestation — sous le regard des quatre autres postulants. “Jusqu’au bout” En arrière-plan, on distingue, spectral, le président déchu Abdelaziz Bouteflika, contraint à la démission par la rue en avril, après 20 ans à la tête de l’Etat. Un autre dessin intitulé “Jusqu’au bout” montre le général Gaïd Salah, le président par intérim Abdelkader Bensalah et le Premier ministre Noureddine Bedoui en musiciens jouant sur le pont d’un navire qui commence à couler. Selon le CNLD, plus de 140 manifestants, militants, artistes ou journalistes ont été arrêtés depuis le mois de juin et le durcissement à l‘égard du Hirak de la part du pouvoir, aux mains du haut commandement militaire depuis la démission en avril de  Bouteflika, sous la pression de la contestation. AFPWed, 11 Dec 2019 12:38:24 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2019/12/11/algerie-un-dessinateur-ecope-de-trois-mois-ferme-pour-des-dessins-antipouvoir/Cameroun : "regain d'attaques de Boko Haram" dans le nord, selon Amnestyhttp://fr.africanews.com/2019/12/11/cameroun-regain-d-attaques-de-boko-haram-dans-le-nord-selon-amnesty/La région de l’Extrême-nord du Cameroun est confrontée depuis plusieurs mois à un “regain d’attaques” de jihadistes nigérians de Boko Haram qui y ont tué 275 personnes, des civils pour la plupart, depuis le début de l’année, a rapporté mercredi Amnesty International. “Au moins 275 personnes ont été tuées, d’autres mutilées ou enlevées depuis le début de l’année avec le regain d’attaques de Boko Haram dans l’Extrême-Nord du Cameroun”, écrit l’organisation de défense des droits de l’homme dans un communiqué. Sur ces 275 homicides, 225 sont contre des civils, précise l’ONG.  Celle-ci affirme avoir mené une enquête de terrain dans la région camerounaise, cible depuis cinq ans d’assauts de Boko Haram, documentant “des crimes de droit international et une série d’abus des droits humains commis” par les jihadistes nigérians. Amnesty International rend notamment compte “des pillages et incendies de maisons et de centres de santé”, de même qu’elle révèle “l’homicide d’un non-voyant” et le cas de “trois femmes amputées d’une oreille”. “Les personnes que nous avons rencontrées dans l’Extrême-Nord du Cameroun vivent dans la terreur. Beaucoup ont déjà été témoins d’attaques de Boko Haram et ont perdu des proches ou des connaissances”, a indiqué Samira Daoud, directrice régionale d’Amnesty International pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, citée dans le communiqué. “Complètement abandonnées” “Elles se sentent complètement abandonnées”, a-t-elle souligné, précisant que “les autorités camerounaises doivent de toute urgence renforcer leur protection dans les zones affectées”. Les corps de trois villageois, qui avaient été kidnappés vendredi avec une femme par Boko Haram, ont été retrouvés décapités, ont indiqué dimanche à l’AFP des autorités locales. Deux jours avant, 17 jeunes camerounais, garçons et filles de 11 à 20 ans, avaient été enlevés par Boko Haram dans la même région. Ils n’avaient pas été retrouvés mercredi.  Depuis 2014, le Cameroun a dénombré près de 13.000 attaques de Boko Haram sur son territoire qui ont fait “plusieurs milliers” de morts, selon Yaoundé. Ces violences ont forcé plus de 250.000 personnes à fuir leur domicile, et provoqué un afflux de 60.000 réfugiés nigérians. AFPWed, 11 Dec 2019 11:14:13 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2019/12/11/cameroun-regain-d-attaques-de-boko-haram-dans-le-nord-selon-amnesty/Top 10 des pays africains exposés aux massacres de masse (rapport)http://fr.africanews.com/2019/12/11/top-10-des-pays-africains-exposes-aux-massacres-de-masse-rapport/Si le phénomène ne s’est pas encore produit, ces pays semblent néanmoins avoir déjà réuni toutes les conditions pour que des crimes de masse s’y produisent. C’est en tout cas le pressentiment du Early Warning Project (EWP, Projet d’alerte précoce). Dans un rapport rendu public récemment le projet exécuté par le Holocaust Memorial Museum des États-Unis dresse une liste de pays comportant des risques de tueries de masse en 2019-2020. Ce, sur la base de plusieurs données statistiques. « Nous utilisons des données et une modélisation statistiques accessibles au public pour produire une liste des pays classés en fonction de leur risque estimé de vivre un nouvel épisode, ou un début, de massacre », peut-on lire sur le site de l’EWP. À en croire les animateurs de la structure, ces données sont mises à la disposition des institutions, notamment les gouvernements pour qu’elles prennent des mesures préventives de manière à épargner à l’humanité des atrocités comme celles des Nazis pendant la Seconde Guerre mondiale. Et pourtant, malgré des initiatives comme le procès de Nuremberg, le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) ou la Cour pénale internationale (CPI), l’humanité ne semble pas encore tirée d’affaire, à en croire l’EWP. Parmi les facteurs, il y a en bonne place des tensions politico-ethniques susceptibles de provoquer ou légitimer des épurations ethniques, des bombardements de localités ou de viols collectifs. >>> LIRE AUSSI : Countries at Risk for Mass Killings 2019–2020: Early Warning Project Statistical Risk Assessment Results À l‘échelle mondiale, la première marche du podium est occupée par l’Afghanistan (21 %), suivi du Yémen (18 %) et du Pakistan (18 %). Et à la quatrième place, pointe le Soudan du Sud avec 16 % de vulnérabilité aux massacres de masse. Le pays d’Afrique de l’Est occupe alors la première place à l‘échelle continentale. Ci-dessous le top 10 des pays africains les plus exposés dans la période 2019-2020 1 – Soudan du Sud (4è au monde) : avec 16 % 2 – RDC (5è au monde) : avec 14 % 3 – Égypte (6è au monde) : avec 14 % 4 – Soudan (7è au monde) : avec 12 % 5 – Somalie (8è au monde) : avec 9 % 6 – Cameroun (9è au monde) : avec 8 % 7 – Éthiopie (10è au monde) : avec 8 % 8 – Angola (11è au monde) : avec 7 % 9 – Libye (12è au monde) : avec 7 % 10 – Congo (14è au monde) : avec 7 %Wed, 11 Dec 2019 10:36:02 +0000editorial@africanews.com (John Ndinga Ngoma)http://fr.africanews.com/2019/12/11/top-10-des-pays-africains-exposes-aux-massacres-de-masse-rapport/[Mise à jour] Nigeria : le président Buhari « destitué » par un groupe de pressehttp://fr.africanews.com/2019/12/11/nigeria-le-president-buhari-destitue-par-un-groupe-de-presse/Muhammadu Buhari, a-t-il cessé d‘être président du Nigeria ? Oui, selon le groupe de presse local PUNCH qui tient la dragée haute à l’homme fort d’Abuja pour « violations des droits de l’homme ». Allégations balayées par les proches du président nigérian Mis à jour 14 h 40 GMT C’est peut-être l‘événement le plus marquant de ce mardi au Nigeria. Il s’agit simplement d’un éditorial du journal PUNCH intitulé : « L’anarchie de Buhari : notre position ». « En tant que démonstration symbolique de notre protestation contre l’autocratie et la répression de style militaire, PUNCH (tous nos journaux imprimés, The PUNCH, Saturday PUNCH, Sunday PUNCH, PUNCH Sports Extra, et les plateformes numériques, plus particulièrement punchng.com) préfixeront désormais Buhari avec son grade de dictateur militaire dans les années 80, le général de division, et se référer à son administration comme un régime, jusqu‘à ce qu’il mette fin à son insupportable mépris pour l‘État de droit ». Une « destitution qui procède de l’affaire Omoyele Sowore, lui qui a été renvoyé vendredi dernier en prison par le Departement State Security (DSS, Service de la sécurité d‘État), service de renseignements du Nigeria lors d’une audience de son procès. Pourtant le journaliste « pro-démocratie » et initiateur du mouvement de protestation « Revolution now » (Révolution maintenant) était bénéficiaire d’une liberté sous caution accordée en mars dernier par la cour fédérale d’Abuja. Il était une fois, ... Le général Buhari Laquelle cour le poursuit pour plusieurs chefs d’accusation dont la trahison, le blanchiment d’argent et le harcèlement contre le président de la République. À en croire l‘éditorialiste de PUNCH, ce n’est pas l’unique cas où le gouvernement marche sur une décision de justice. Ainsi, « Buhari ne doit plus mériter d‘être appelé président. Nous l’appellerons désormais général de division Muhammadu Buhari », a écrit PUNCH. Des allégations rejetées par l’entourage du président Buhari. « Femi Adesina, conseiller à la communication du président a déclaré que le fait que le Punch puisse insulter le Président dans un éditorial en première page et qu’ils rentrent chez eux pour dormir paisiblement est le meilleur témoignage de la prévalence de la liberté de la presse et d’expression dans le pays », a tweeté Garba Shehu, porte-parole du dirigeant nigérian. Femi, Special Adviser, Media and Publicity said the fact the Punch can insult the President in a front page editorial and they go home to sleep, peacefully, is the best testimony to the prevalence of the freedom of the press and of expression in the country.— Garba Shehu (@GarShehu) December 11, 2019 Reste à savoir jusqu’où s’arrêtera cette passe d’armes qui ne fait que commencer. En attendant, l’organe a également rappelé qu’avant d‘être élu pour la première fois en 2015, Muhammadu Buhari avait dirigé le Nigeria entre 1983 et 1985 après avoir destitué un autre général Ibrahim Babangida. Et d’autres observateurs indiquent que l’actuel locataire du Palais présidentiel Aso-Rock Villa d’Abuja avait joué lui aussi un rôle déterminant dans la guerre du Biafra (1967-1970) qui fit plus de 140 000 morts et plus de 2 millions de réfugiés.Wed, 11 Dec 2019 10:08:07 +0000editorial@africanews.com (John Ndinga Ngoma)http://fr.africanews.com/2019/12/11/nigeria-le-president-buhari-destitue-par-un-groupe-de-presse/Kenya – Inondations : une importante enveloppe pour les sinistrés et la reconstructionhttp://fr.africanews.com/2019/12/11/kenya-inondations-une-importante-enveloppe-pour-les-sinistres-et-la/Le gouvernement kényan entend débloquer une somme de 61,1 milliards de shillings (plus de 602 millions de dollars) pour assister les victimes et réparer les dégâts matériels causés par de récentes inondations. L’annonce a été faite mardi par Cyrus Oguna, porte-parole du gouvernement lors d’une interpellation au Parlement. Nairobi a, en effet, été interpellé pour édifier le peuple sur les mesures prises pour réparer les dommages provoqués par de récentes inondations. En novembre dernier des glissements de terrain et des inondations provoqués par de fortes pluies ont fait près de 34 morts dans l’ouest du pays. Ces intempéries ont également détruit des infrastructures (ponts, bâtiments, etc.) et fait des centaines de sans-abri. D’après les autorités kényanes, plus de 60 millions de dollars seront consacrés à la prise en charge des sinistrés. Ce, en leur donnant des moyens d’adaptation et de résilience. « Beaucoup de personnes sont réticentes à quitter leurs maisons, car elles possèdent des titres de propriété pour les terres où leurs maisons sont construites. Or, les catastrophes peuvent survenir n’importe où et nous ne pouvons pas empêcher ces catastrophes de se produire. La chose la plus noble à faire est de faciliter leur réinstallation si elles souhaitent retourner dans leurs foyers et leurs terres », a déclaré M. Oguna. Si les inondations sont fréquentes au Kenya comme dans toute l’Afrique de l’Est ou presque, des experts nuancent que les précipitations de cette intensité sont rares à cette période de l’année. Ils n’hésitent pas à établir un lien étroit avec la montée des eaux de l’Océan indien, imputable elle-même au changement climatique.Wed, 11 Dec 2019 09:22:11 +0000editorial@africanews.com (John Ndinga Ngoma)http://fr.africanews.com/2019/12/11/kenya-inondations-une-importante-enveloppe-pour-les-sinistres-et-la/MSF suspend ses activités à Biakato en RDC [Morning Call]http://fr.africanews.com/2019/12/11/msf-suspend-ses-activites-a-biakato-en-rdc-morning-call/Médecins sans frontières a temporairement retiré son personnel de la région de Biakato dans l’Est de la RDC à la suite d’une nouvelle attaque du centre de santé de la ville, le 3 décembre dernier.Wed, 11 Dec 2019 07:00:00 +0000editorial@africanews.com (Ruth LAGO)http://fr.africanews.com/2019/12/11/msf-suspend-ses-activites-a-biakato-en-rdc-morning-call/Conflit au Sahel : l'invitation de Macron à cinq présidents africains passe malhttp://fr.africanews.com/2019/12/11/conflit-au-sahel-l-invitation-de-macron-a-cinq-presidents-africains-passe-mal/Emmanuel Macron parle d’invitation. Mais le message du président français conviant cinq homologues africains à une réunion autour de l’engagement antijihadiste de la France au Sahel a été perçu comme une dégradante “convocation” par beaucoup dans les pays concernés. M. Macron l’a annoncé le 4 décembre : il a invité les présidents du Mali, du Burkina Faso, du Niger, du Tchad et de la Mauritanie à le retrouver le 16 décembre à Pau, la ville du sud-ouest de la France où étaient basés sept des 13 soldats de la force antijihadiste Barkhane tués le 25 novembre au Mali. Il a fermement réclamé de la “clarté” de la part de ses homologues sahéliens sur la présence française au moment où celle-ci suscite une contestation grandissante. Il a évoqué des manifestations antifrançaises, mais aussi des prises de position de ministres et “l’ambiguïté” dont feraient preuve certains gouvernements sahéliens. Il a paru désigner en particulier le Mali et le Burkina. M. Macron attend de ses hôtes qu’ils “assument” publiquement auprès de leurs opinions le fait que les soldats français sont au Sahel à la demande des pays concernés, et non pas pour des “visées néocoloniales”. C’est une “condition nécessaire” et il tirera les conséquences si elle n’est pas remplie, a-t-il ajouté. Barkhane lutte contre les mouvements jihadistes qui se sont multipliés depuis 2013 et ont étendu leur champ d’action du nord au centre du Mali et aux Niger et Burkina voisins. Les morts de cette guerre asymétrique se comptent par milliers, les déplacés par centaines de milliers. A Bamako, Ouagadougou ou Niamey, une partie des opinions s’agace de l’incapacité imputée aux forces nationales et internationales à venir à bout des mouvements jihadistes, quand elle n’attribue pas la dégradation sécuritaire à la présence même des troupes étrangères. Le ministre burkinabè de la Défense Cheriff Sy s‘était lui-même “étonné”, dans l’hebdomadaire sud-africain Mail&Guardian en juin, que les Français, avec les quelque 4.500 hommes de Barkhane et leurs moyens, “n’aient pas été en mesure d‘éradiquer cette bande de terroristes”. “Paternaliste” Dans un contexte de tensions exacerbées par les violences, l’ancienne puissance coloniale fait une cible toute désignée, a fortiori quand elle est la force étrangère en première ligne. Le ton employé par le président français heurte d’autant plus. “On aurait dit un appel du papa à ses enfants, c’est paternaliste, c’est pas possible!”, lance Ali à ses camarades, au “Grin” à Bamako, lieu d‘échanges autour d’un thé, souvent dans la rue. “Insultant”, renchérit Georges, un autre consommateur. “Roch (Marc Christian Kaboré, président du Burkina) aurait appris la convocation comme tout le monde, dans la presse apparemment, tu te rends compte!”, enchaîne un camarade d’Ali. Ce que le président burkinabè a effectivement semblé indiquer lui-même. “Tous les pays concernés ont été prévenus de manière informelle un ou deux jours avant” l’annonce de M. Macron, a indiqué l’Elysée à l’AFP. L’amicale des anciens ambassadeurs et consuls généraux du Mali a jugé le procédé de M. Macron “particulièrement discourtois”. “Espérons que quelqu’un, parmi les chefs d‘État convoqués, aura le courage de dire (à M. Macron) que la meilleure façon de les griller aux yeux de l’opinion c’est justement de les convoquer de cette façon”, a réagi auprès de l’AFP Moussa Tchangari, une figure de la société civile du Niger. Ibrahim Maïga, chercheur malien à l’Institut des études de sécurité (ISS) à Bamako, convient que l’invitation “sonne comme une convocation” et que davantage d‘écoute et de partage avec les partenaires sahéliens aurait peut-être été préférable. “Incohérences, inconséquences” Il a “le sentiment que le message s’adresse davantage aux Français” et à leur armée. Depuis 2013, 41 soldats français ont été tués au Mali. La mort récente de 13 militaires a causé un choc dans un pays dont l’armée n’avait pas subi d’aussi lourdes pertes depuis 1983 au Liban, et a soulevé des questions sur l’engagement au Sahel. Paris connaît l’existence de longue date de sentiments antifrançais dans la région. Mais il fait ressentir son exaspération alors qu‘à l’apparente impuissance des autorités nationales au Sahel s’ajoute par exemple la participation de députés maliens à la contestation. En novembre, l‘état-major burkinabè, lui, mettait en garde les avions français qui survoleraient intempestivement le territoire. Par ailleurs, la France fait depuis plusieurs mois des appels du pied à ses alliés européens pour qu’ils s’impliquent davantage dans la crise sahélienne. Le président français a indiqué vouloir repenser Barkhane “dans les prochaines semaines”. Dans une lettre ouverte, l’ancien ministre des affaires étrangères burkinabè Ablassé Ouedraogo a lui aussi trouvé le ton de M. Macron “agacé et agaçant, voire autoritaire”. Mais, ajoute-t-il, il faut “reconnaître que par cet acte, le président français tape du poing sur la table et met nos gouvernants face à leurs responsabilités, à leurs incohérences et à leurs inconséquences”. AFPWed, 11 Dec 2019 07:00:00 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2019/12/11/conflit-au-sahel-l-invitation-de-macron-a-cinq-presidents-africains-passe-mal/Un monde sans sida en 2030 [Morning Call]http://fr.africanews.com/2019/12/11/un-monde-sans-sida-en-2030-morning-call/La résistance du VIH à certains médicaments pourrait transformer en désespoir, l’espoir d’avoir un monde sans Sida à l’horizon 2030. @ruth_lagoWed, 11 Dec 2019 07:00:00 +0000editorial@africanews.com (Ruth LAGO)http://fr.africanews.com/2019/12/11/un-monde-sans-sida-en-2030-morning-call/Bostwana : accusé de corruption, l'ex-président Khama contre-attaque en justicehttp://fr.africanews.com/2019/12/11/bostwana-accuse-de-corruption-l-ex-president-khama-contre-attaque-en-justice/L’ancien président du Botswana Ian Khama a annoncé le dépôt d’une plainte en diffamation contre un policier dont l’enquête le soupçonne d’avoir participé à un vaste scandale de corruption qui agite depuis des mois la vie politique du pays. A la retraite depuis 2018, M. Khama, qui a dirigé le pays pendant dix ans, est entré en guerre contre son successeur Mokgweetsi Masisi, qu’il accuse de dérive autoritaire. Il a claqué la porte du parti au pouvoir et rejoint officiellement l’opposition lors des élections générales disputées en octobre, remportées haut la main par M. Masisi. Juste avant le scrutin, la justice a rendu publique l’ouverture d’une enquête sur des détournements de fonds publics d’un montant de 100 milliards de pula (8 milliards d’euros) dans laquelle le nom de l’ancien chef de l’Etat a été cité. M. Khama a toujours farouchement nié ces accusations. Lors d’une conférence de presse lundi, il est passé à la contre-attaque en annonçant le dépôt d’une plainte contre le policier dont le rapport a initié les poursuites. “Les allégations contenues (dans ce rapport) sont fausses et ont été délibérément et malicieusement fabriquées pour ternir mon nom”, a déclaré Ian Khama, “j’ai donc demandé à mon avocat (...) de porter plainte en diffamation”. L’ex-président a également annoncé avoir confié à l’avocate Cherie Blair, l‘épouse de l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair, une “enquête indépendante sur les allégations contenues” dans le rapport de police. M. Khama a à nouveau accusé le gouvernement de son successeur d‘être à l’origine des “accusations ordurières sous la forme de preuves fabriquées” qui le visent. “Ce régime a perdu toute légitimité de gouverner”, a-t-il conclu. L’opposition conteste la victoire de M. Masisi et a déposé le mois dernier un recours en annulation du scrutin pour fraude. AFPWed, 11 Dec 2019 06:45:00 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2019/12/11/bostwana-accuse-de-corruption-l-ex-president-khama-contre-attaque-en-justice/Union Africaine : rapport d'évaluation de la croissance du continenthttp://fr.africanews.com/2019/12/11/union-africaine-rapport-d-evaluation-de-la-croissance-du-continent/Les pays ayant une vision nationale clairement définie ont réalisé une croissance du PIB réel ces dernières années par rapport à ceux qui n’en ont pas. En d’autres termes, il existe une corrélation entre un plan national de développement à long terme et la croissance économique d’un pays. C’est ce qui ressort du rapport sur la gouvernance en Afrique 2019 publié mardi 10 décembre à Nairobi la capitale Kényane. L’objectif du Rapport sur la gouvernance en Afrique est de mesurer la croissance du continent sous cinq aspects : la performance économique, le développement humain, la paix et la sécurité. Parmi ceux-ci, le développement socio-économique est considéré comme le plus faible. L‘évaluation est mesurée par rapport à la Vision de l’Union africaine pour le continent, également connue sous le nom d’Agenda 2063. Elle prévoit une croissance économique durable et inclusive, portée par les Africains, en particulier les jeunes et les femmes. Le rapport note que 48 des 56 pays africains ont des visions nationales à long terme clairement définies, tandis que les 8 autres sont en conflit ou se remettent d’un conflit. Voici une ventilation de la performance selon les régions ; les barres jaunes sur le graphique à l‘écran indiquent les niveaux de croissance économique. Ainsi, en utilisant la méthode du décompte par tête, le rapport indique que l’Afrique du Nord a enregistré les taux de pauvreté les plus faibles avec une croissance du PIB faible à moyenne. De même, l’Afrique de l’Ouest et de l’Est ont enregistré une croissance du PIB faible à moyenne avec des chiffres de réduction de la pauvreté correspondants. Au contraire, le Sud, qui a des stratégies de développement à long terme, a une incidence de pauvreté très élevée et un PIB réel élevé et, enfin, l’Afrique centrale a une prévalence de pauvreté élevée par rapport à sa croissance faible à moyenne du PIB. En bref, la croissance du PIB réel au sud et au centre de l’Afrique n’est pas aussi inclusive que dans le Nord et l’Est. Il sied toutefois de noter que cette méthode de dénombrement par tête est contentieuse, car les mesures macroéconomiques tendent à fausser les chiffres généraux en raison des inégalités économiques. C’est parce que la minorité riche a beaucoup plus que la majorité pauvre. Un point souligné dans cet article rédigé en août par un professeur de l’Université américaine du Caire, en Égypte.Wed, 11 Dec 2019 06:39:37 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2019/12/11/union-africaine-rapport-d-evaluation-de-la-croissance-du-continent/Niger : nouvelle attaque contre l'armée dans l'ouesthttp://fr.africanews.com/2019/12/11/niger-nouvelle-attaque-contre-l-armee-dans-l-ouest/Des hommes armés ont attaqué mardi une position de l’armée nigérienne dans la zone d’Inates (ouest), près de la frontière du Mali, a indiqué à l’AFP une source sécuritaire. “C’est une position de notre armée dans la zone d’Inates qui a été attaquée. Les assaillants venus par dizaines, et par petits groupes à motos, ont attaqué le camp qu’ils ont encerclé aux environs de 19H25 locales (18H25 GMT)”, a expliqué cette source à l’AFP.  Elle n’a pas pu fournir de bilan dans l’immédiat. “L’attaque a été repoussée et la situation est actuellement sous contrôle. Des renforts ont été envoyés sur place”, a-t-elle cependant assuré.  Le 1er juillet 2019, 18 soldats nigériens ont été tués et 4 portés disparus lors de l’attaque de ce même poste militaire avancé d’Inates, revendiquée par le groupe Etat islamique. Auparavant, c’est dans cette même zone d’Inates que 18 combattants de l’organisation Etat islamique dans le Grand Sahara (EIGS) avaient été tués lors d’une opération conjointe des forces armées nigériennes, françaises et américaines menée du 8 au 18 juin. Il y a aussi Boko Haram Le 14 mai, une embuscade de l’EIGS avait coûté la vie à 28 soldats nigériens dans une zone voisine. En octobre 2017, l’EIGS avait revendiqué une attaque dans laquelle quatre soldats américains et cinq militaires nigériens avaient péri dans la zone de Tongo Tongo, située dans la région de Tillabéri (ouest), à une vingtaine de kilomètres de la frontière avec le Mali. L’attaque de ce mardi est la deuxième en deux jours contre des positions de l’armée nigérienne. Lundi, trois militaires nigériens et quatorze “terroristes” ont été tués dans une attaque contre un camp de l’armée dans la région de Tahoua (ouest) voisine de Tillabéri et proche du Mali, a indiqué mardi soir le ministère nigérien de la Défense.  Pays très pauvre, le Niger – comme ses voisins sahéliens, le Mali et le Burkina Faso – fait face à des attaques récurrentes des groupes jihadistes dans l’Ouest. Le Niger est aussi confronté aux raids du groupe islamiste nigérian Boko Haram dans le Sud-Est.  AFPWed, 11 Dec 2019 06:29:26 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2019/12/11/niger-nouvelle-attaque-contre-l-armee-dans-l-ouest/RDC : la corruption au centre d'une nouvelle mission du FMIhttp://fr.africanews.com/2019/12/11/rdc-la-corruption-au-centre-d-une-nouvelle-mission-du-fmi/Le Fonds monétaire international (FMI) a commencé une nouvelle mission en République démocratique du Congo, pour se pencher entre autres sur la lutte contre la corruption, qui mobilise la société civile et inquiète l’Union européenne. “La mission est là pour regarder les lois et les institutions dans les domaines des finances publiques, de la Banque centrale, de la lutte contre le blanchiment de l’argent et aussi dans la lutte contre la corruption”, a déclaré mardi à l’AFP le représentant du FMI à Kinshasa, Philippe Egoume. La mission, qui va durer jusqu’au 20 décembre, veut repérer “les vulnérabilités qui peuvent entraîner des situations de mauvaise gouvernance”. Lundi, le FMI a abordé “des questions liées à la gouvernance et à la lutte contre la corruption” avec le Premier ministre Sylvestre Ilunga. Cette mission du FMI, la troisième en moins d’un an, “va formuler des recommandations à l’intention du gouvernement”, ajoute le compte Twitter des services du Premier ministre (la Primature). Par ailleurs le FMI a jugé “irréaliste” le projet de budget de l’Etat congolais pour 2020, a rapporté vendredi l’agence Bloomberg. Ce projet actuellement en discussion au Parlement se chiffre à 10 milliards de dollars, contre 5,5 cette année. “C’est très rare qu’un pays soit capable d’augmenter ses revenus de 50 à 60 % d’une année sur l’autre”, a déclaré le représentant du FMI Philippe Egoume cité par Bloomberg. Une campagne “le Congo n’est pas à vendre” a demandé lundi au chef de l’Etat Félix Tshisekedi “la rigueur de la sanction inconditionnelle contre les auteurs de détournements et de corruption”. Le mouvement Unis a décrété 2020 “année de lutte contre la corruption”, avec l’intention de mener des actions de sensibilisation dès l‘école primaire. Lundi également, l’UE a souligné “la persistance de la corruption, du blanchiment d’argent, des atteintes au droit de propriété et du détournement de fonds publics” près d’un an après l’investiture du nouveau chef de l’Etat. La RDC occupe la 161e place dans le classement de Transparency international sur la corruption publié en janvier 2019. En juillet, le nouveau président Félix Tshisekedi avait promis la fin du règne des “intouchables corrupteurs et corrompus”. Le parquet a ouvert en septembre une enquête dans l’affaire dite des “15 millions de dollars” présumés détournés des caisses du Trésor public, qui implique le directeur de cabinet du chef de l’Etat. Une enquête qui n’a rien donné jusqu‘à présent, déplorent les acteurs de la lutte anti-corruption. AFPTue, 10 Dec 2019 23:05:00 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2019/12/11/rdc-la-corruption-au-centre-d-une-nouvelle-mission-du-fmi/Somalie : 5 assaillants tués dans un assaut contre le palais présidentielhttp://fr.africanews.com/2019/12/10/somalie-fusillade-a-mogadiscio-entre-un-commando-arme-et-les-forces-de-l-ordre/Les forces armées somaliennes ont abattu cinq assaillants qui tentaient de mener, semble-t-il, un assaut contre le palais présidentiel avant de se retrancher dans un hôtel à proximité fréquenté par des députés ou responsables militaires. L’attaque a débuté aux alentours de 19H00 (16H00 GMT) et très rapidement, le commando, composé d’un nombre d’indéterminé d’assaillants, a été confronté aux tirs de membres des forces de sécurités affectés aux check-points voisins menant vers la présidence somalienne. Diverses sources interrogées par l’AFP ont affirmé que plusieurs des assaillants étaient parvenus à pénétrer dans l’enceinte de l’hôtel SYL. Le capitaine de police Mohamed Hussein a déclaré que les soldats avaient abattu trois assaillants près de l’entrée de la Villa Somalia, le palais présidentiel, puis avaient tué les deux derniers près du parking de l’hôtel voisin. “Les forces de sécurité affrontent un certain nombre d’assaillants armés retranchés dans l’enceinte de l’hôtel mais très rapidement, nous finirons le siège”, avait déclaré plutôt à l’AFP Ibrahim Mohamed, un membre des forces de sécurité déployées sur place. Dans un communiqué publié sur un site acquis à leur cause, les shebab ont revendiqué “avoir mené une opération qui s’est déroulée comme planifiée”, sans toutefois donner de précisions. Plusieurs témoins ont décrit à l’AFP les scènes de panique déclenchées par cette attaque. “Il y a toujours des échanges de tirs dans l’hôtel et parfois, on entend une détonation de grenade. Trois de mes amis se trouvaient à l’intérieur de l’hôtel quand l’attaque a débuté mais rapidement, il se sont échappés. L’un d’eux souffre d’une fracture après avoir sauté par dessus le mur d’enceinte”, a témoigné à l’AFP Ali Moalim Nur. Cible récurrente “Je me trouvais près de l’hôtel quand les coups de feu ont éclaté, nous avons réussi à faire rapidement demi-tour avec notre véhicule”, a pour sa part décrit un autre témoin, Abdukadir Ahmed. “Les forces de sécurité postées sur les check-points autour du palais présidentiel tiraient à l’arme lourde mais nous ne savons pas exactement qui se battait contre qui”, a-t-il ajouté. L’hôtel SYL où s‘étaient retranchés les assaillants a à plusieurs reprises été ciblé par les insurgés shebab. C’est la quatrième fois depuis 2015 qu’il est visé par une attaque revendiquée par les shebab. Pour les analystes, sa proximité avec l’enceinte ultra-sécurisée de la Villa Somalia, un complexe fortifié abritant la présidence somalienne et les bureaux du Premier ministre, y est certainement pour quelque chose. Les shebab, qui ont prêté allégeance à Al-Qaïda, ont juré la perte du gouvernement somalien. Confrontés à la puissance de feu supérieure de la force de l’Union africaine en Somalie (Amisom), déployée en 2007 en Somalie, ils ont été chassés de Mogadiscio en août 2011. Même s’ils continuent de conserver d‘énormes pans de territoire dans les zones rurales d’où ils planifient et mènent des attentats contre la capitale notamment.Tue, 10 Dec 2019 21:27:00 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2019/12/10/somalie-fusillade-a-mogadiscio-entre-un-commando-arme-et-les-forces-de-l-ordre/Arrêt sur images du 9 décembre 2019http://fr.africanews.com/2019/12/10/arret-sur-images-du-9-decembre-2019/Africanews s’arrête sur les images les plus marquantes de l’actualité de la journée.Tue, 10 Dec 2019 17:12:49 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2019/12/10/arret-sur-images-du-9-decembre-2019/Sécurité aérienne : le Gabon retiré de la liste noire de l'UEhttp://fr.africanews.com/2019/12/10/securite-aerienne-le-gabon-retire-de-la-liste-noire-de-l-ue/Les compagnies aériennes basées au Gabon peuvent de nouveau proposer des vols vers les pays membres de l’Union européenne. D’après l’organisation, le pays d’Afrique centrale a amélioré sa sécurité aérienne. C’est le résultat de la mise à jour effectuée lundi à Cologne (Allemagne) au siège du Comité de la sécurité aérienne de l’Union européenne (UE) lors d’une séance de travail présidée par la Commission européenne et l’Agence européenne de la sécurité aérienne (AESA). Banni il y a plus d’une année au même moment qu’une dizaine de pays africains, le Gabon doit ce satisfecit aux améliorations « apportées à la sécurité aérienne ». Mais il y a encore onze pays du continent qui continuent d’accuser « un manque de supervision de la sécurité par les autorités de l’aviation de ces États ». Ces États sont : République du Congo, RDC, Djibouti, Guinée équatoriale, Erythrée, Liberia, Libye, Sao Tomé et Principe, Sierra Leone, Soudan et Angola. Mais en Angola, TAAG Angola Airlines et Heli Malongo ne font pas partie de la blacklist.Tue, 10 Dec 2019 14:47:56 +0000editorial@africanews.com (John Ndinga Ngoma)http://fr.africanews.com/2019/12/10/securite-aerienne-le-gabon-retire-de-la-liste-noire-de-l-ue/Angola : début du procès du fils de l'ex-présidenthttp://fr.africanews.com/2019/12/10/angola-debut-du-proces-du-fils-de-l-ex-president/Ouverture du procès pour corruption de l’un des fils de l’ex-président angolais . José Filomeno dos Santos, comparait depuis lundi devant un tribunal suprême de Luanda. L’ancien patron du fonds d’investissement souverain angolais est accusé de detournement de fonds et blanchiment d’argent. À ses côtés dans le box des accusés, trois complices présumés parmi lesquels l’ex-gouverneur de la banque centrale du pays. C’est le premier procès contre un membre de la famille de l’ancien président Eduardo dos Santos. La demi-soeur de l’accusé, Isabel Dos santos fait egalement l’objet d’une enquête pour detournements de fonds. Depuis sa prise de fonction, le président Joao Lourenço a évincé la plupart des proches de son prédécesseur, au nom de la lutte contre la corruption.Tue, 10 Dec 2019 14:45:57 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2019/12/10/angola-debut-du-proces-du-fils-de-l-ex-president/Premier robot humanoïde avec peau artificielle [Sci-tech]http://fr.africanews.com/2019/12/10/premier-robot-humanoide-avec-peau-artificielle-sci-tech/Mettre au point une peau artificielle dans le domaine de la robotique a toujours été d’un grand intérêt pour les scientifiques. L’objectif était de permettre aux robots d’avoir un sens du toucher semblable à celui des humains, ce qui leur permettrait d‘être entièrement interactifs physiquement et suffisamment sûrs pour évoluer près des humains. Cependant, la mise au point de tels systèmes de peau artificielle de robot était un défi, car elle impliquait un grand nombre de capteurs discrets répartis dans l’espace et la transmission d’une grande quantité de données. Avec le nouveau développement des cellules cutanées, le routage dynamique et l‘équilibrage de charge, les robots peuvent maintenant sentir comme les humains. Une équipe de roboticiens de l’Université technique de Munich (TUM), en Allemagne, a mis au point un robot humanoïde autonome nommé H-1 Robot avec une peau artificielle du corps entier, capable de détecter son propre corps et son environnement. La peau synthétique d’inspiration biologique, couplée à des algorithmes de contrôle, est composée de cellules hexagonales d’environ un pouce de diamètre (ce qui correspond à une pièce de deux euros). Chacune des cellules hexagonales se compose d’un microprocesseur et de capteurs qui aident à détecter le contact, l’accélération, la proximité et la température. Créée par le professeur Gordon Cheng et son équipe, la peau artificielle recouvre la plante des pieds du robot H-1.Tue, 10 Dec 2019 13:43:29 +0000editorial@africanews.com (Serge KOFFI)http://fr.africanews.com/2019/12/10/premier-robot-humanoide-avec-peau-artificielle-sci-tech/Madagascar : le cyclone Belna fait au moins 2 mortshttp://fr.africanews.com/2019/12/10/madagascar-le-cyclone-belna-fait-au-moins-2-morts/Le passage lundi du cyclone tropical Belna sur le nord-ouest de l‘île de Madagascar a causé la mort d’au moins deux personnes et fait plus de 1.700 sinistrés, selon le tout premier bilan annoncé par les autorités locales. Les principaux dégâts ont été recensés à Soalala, où la digue qui protégeait la ville de la mer a rompu, a précisé un responsable du Bureau national de gestion des risques et des catastrophes (BNGRC), le colonel Elack Andriakaja. “Il y a deux morts après l’effondrement de la digue. Un enfant et une personne âgée qui n’ont pas pu se sauver”, a précisé M. Andriakaja devant la presse. Trois autres personnes ont été portées disparues, selon l’officier. De nombreux toits de Soalala ont été arrachés par les vents violents, chronométrés jusqu‘à 180 km/h, qui ont accompagné le passage lundi après-midi du cyclone. Au total, quelque 1.300 habitants de la ville ont dû être déplacés.  “Le danger n’est pas encore écarté concernant les inondations”, a insisté le colonel Andriakaja. “Demain matin (mercredi), un bateau va être mobilisé pour apporter des vivres”, a-t-il ajouté, précisant que l’accès à la région restait compliqué, aussi bien par la route que par les airs. Les autorités avaient placé en alerte rouge toute la région menacée par le cyclone Belna, auparavant passé au large de l‘île française de Mayotte puis de l’archipel des Comores. Madagascar, un des pays les plus pauvres au monde, est la cible régulière de cyclones ou autres tempêtes tropicales. En 2018, le cyclone Ava y avait fait 51 morts et 22 disparus en janvier et la tempête tropicale Eliakim 20 morts et près de 19.000 sinistrés deux mois plus tard. AFPTue, 10 Dec 2019 13:14:12 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2019/12/10/madagascar-le-cyclone-belna-fait-au-moins-2-morts/Madagascar – Cyclone Belda : plus de 200 personnes déplacéeshttp://fr.africanews.com/2019/12/10/madagascar-cyclone-belda-plus-de-200-personnes-deplacees/À Madagascar, plus de 200 personnes ont quitté leurs domiciles. C’est la conséquence du cyclone Belna qui s’est abattu lundi dans le nord-ouest. Aucune victime humaine pour l’instant. Il est finalement passé. Le redouté cyclone Belda a atteint lundi dans l’après-midi, la côte nord-ouest de Madagascar. Comme prévu par le Bureau de l’ONU pour les affaires humanitaires (OCHA), il a généré des vents d’une vitesse moyenne de 165 km/h et déversé une importante quantité d’eau de 200 mm. Mais plus de peur que de mal. Jusqu’ici, aucun décès imputable à l’intempérie n’a été enregistré, à en croire les autorités malgaches. « Jusqu’à présent, il n’y a pas de mort, il n’y a pas de blessé, il n’y a pas de disparu, mais juste des évacuations de personnes pour éviter le pire », a indiqué à l’AFP un responsable du Bureau national de gestion des risques et des catastrophes (BNGRC), le colonel Eleck Olivier Andriakaja. Près de deux cents personnes ont été évacuées. « Il y a déjà des sites d’hébergement qui accueillent les gens qui n’ont pas de maison. Le BNGRC a déjà prépositionné des vivres », a encore déclaré le colonel Andriajka. Avant de s’approcher de Madagascar, Belna est passé au large de l’île française de Mayotte puis de l’archipel des Comores, plus au nord dans l’océan Indien. Madagascar est la cible régulière de cyclones ou autres tempêtes tropicales. En 2018, le cyclone Ava y avait fait 51 morts et 22 disparus en janvier et la tempête tropicale Eliakim 20 morts et près de 19 000 sinistrés deux mois plus tard.Tue, 10 Dec 2019 11:43:48 +0000editorial@africanews.com (John Ndinga Ngoma)http://fr.africanews.com/2019/12/10/madagascar-cyclone-belda-plus-de-200-personnes-deplacees/RDC : une policière arrêtée pour avoir tiré à bout portant sur un jeune manifestanthttp://fr.africanews.com/2019/12/10/rdc-une-policiere-arretee-pour-avoir-tire-a-bout-portant-sur-un-jeune/Une policière a été arrêtée après avoir tiré à bout portant sur un jeune manifestant qui est mort mardi lors d’un rassemblement contre l’insécurité à Goma dans l’est de la République démocratique du Congo, a indiqué la police. “Je viens d’arrêter le policier qui a tiré à bout portant sur ce jeune. C’est une policière. Nous venons de la remettre entre les mains des autorités compétentes”, a déclaré le commandant de police Jean-Baptiste Bukili à un correspondant de l’AFP. “Un jeune d’environ 14 ans a été tué à bout portant par un policier”, a témoigné un chef de quartier, Gervais Katembo. Selon lui, les manifestants “ont brûlé le poste de police” pour dénoncer l’insécurité dans les quartiers nord de la ville. “Les bandits ont opéré cette nuit vers Kisoko et ont emporté des biens de la population. Lorsque la population voulait poursuivre les bandits, la police les a empêchés, ce qui a suscité la colère des habitants”, a-t-il expliqué. Largement diffusées sur Twitter, les photos d’un jeune garçon étendu sur le dos, son tee-shirt blanc ensanglanté, et de la policière arrêtée par un homme en tenue militaire, a provoqué de vives réactions jusqu’au sein du gouvernement central. “Violence répétée des policiers” Le ministre de la Jeunesse Billy Kambale a dénoncé “la violence répétée des policiers sur les manifestants”.  “Dans n’importe quelle situation on ne peut justifier le fait qu’un agent de l’ordre tire sur un élève. La justice doit se saisir du cas du policier qui vient de tirer à bout portant sur un élève à Goma”, a écrit sur Twitte le ministre. “Nous exigeons qu’il y ait ouverture du procès de flagrance sur le meurtre de ce jeune tué vers Kisoko. Ce n’est pas possible que le policier continue à utiliser les armes létales en pleine manifestations”, a déclaré l’avocat, député provincial vice-président de l’Assemblée du Nord-Kivu, Jean-Paul Lumbulumbu. A Goma à la mi-journée (10h00 GMT), la situation était toujours tendue entre policiers et manifestants. Les artères principales des quartiers Katoy et Majengo étaient barricadées et jonchées de pierres. La circulation était quasi inexistante et les activités paralysées. AFPTue, 10 Dec 2019 11:12:12 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2019/12/10/rdc-une-policiere-arretee-pour-avoir-tire-a-bout-portant-sur-un-jeune/Algérie : 15 et 12 ans de prison pour deux ex-Premiers ministres (agence)http://fr.africanews.com/2019/12/10/proces-en-algerie-15-et-12-ans-de-prison-pour-les-ex-premiers-ministres-ouyahia/Deux ex-Premiers ministres algériens Ahmed Ouyahia et Abdelmalek Sellal, jugés pour des faits de corruption à Alger, ont écopé mercredi respectivement de 15 et 12 ans de prison ferme dans un procès historique, a constaté une journaliste de l’AFP. L’annonce de ces verdicts intervient à deux jours de l‘élection présidentielle, rejetée massivement par la rue qui critique les candidats en lice qui ont tous été de près ou de loin associés au pouvoir de l’ex président Abdelaziz Bouteflika. MM. Ouyahia et Sellal, proches de M. Bouteflika, au pouvoir durant 20 ans avant d‘être contraint en avril à la démission par un mouvement populaire de contestation inédit, étaient jugés depuis une semaine avec d’autres ex-hauts dirigeants politique et des grands patrons pour des malversations dans le secteur de l’industrie automobile. Abdeslam Bouchouareb, ancien ministre de l’Industrie en fuite à l‘étranger, a lui été condamné par contumace à 20 ans de prison. Deux autres ex-ministres de l’Industrie Mahdjoub Bedda et Youcef Yousfi ont écopé de 10 ans d’emprisonnement. Ancienne préfète, Nouria Yamina Zerhouni, qui comparaissait libre à la différence de ses coaccusés, s’est vu infliger cinq ans de prison ferme. Autres condamnés Ancien président du Forum des chefs d’entreprises (FCE), principale organisation patronale du pays, Ali Haddad, PDG du n°1 privé du BTP algérien a été condamné à sept ans de prison ferme. Trois autres hommes d’affaires, Ahmed Mazouz, Hassen Arbaoui et Mohamed Bairi, propriétaires d’usines de montage de véhicules, ont écopé respectivement de sept ans, six ans et trois ans de prison ferme. Poursuivi pour le financement occulte de la campagne de M. Bouteflika, Abdelghani Zaalane, ancien ministre des Transports et ex-directeur de campagne de M. Bouteflika pour la présidentielle d’avril 2019 finalement annulée, a été acquitté. Les biens de l’ensemble des fonctionnaires et ceux de leur famille ont été confisqués, a annoncé le juge. C’est la première fois depuis l’indépendance en 1962 qu‘étaient jugés des dirigeants de ce rang. Ce procès était le premier consécutif aux vastes enquêtes sur des faits présumés de corruption, ouvertes à la suite du départ forcé du président Bouteflika, et soupçonnées de servir opportunément des luttes de clan au sommet dans l’après-Bouteflika. AFPTue, 10 Dec 2019 10:09:19 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2019/12/10/proces-en-algerie-15-et-12-ans-de-prison-pour-les-ex-premiers-ministres-ouyahia/En Algérie, une présidentielle dont la population ne veut pashttp://fr.africanews.com/2019/12/10/en-algerie-une-presidentielle-dont-la-population-ne-veut-pas/Vent debout depuis neuf mois contre le pouvoir, les Algériens sont appelés à voter jeudi pour une présidentielle dont ils ne veulent pas, le scrutin étant perçu comme un moyen pour le régime de se régénérer. Aucun sondage n’a été publié, mais les observateurs s’attendent à une abstention massive, dans un pays où elle était déjà chroniquement élevée au sein d’un régime politique jugé totalement figé. Alors que la contestation populaire ne donne aucun signe d’essoufflement, le scrutin s’annonce comme “un fiasco total” en matière de participation, estime l’historienne Karima Dirèche, spécialiste du Maghreb contemporain. Les bureaux de vote à l‘étranger, ouverts depuis samedi, sont quasi-vides et les rares votants essuient les insultes et quolibets d’opposants au scrutin. “La diaspora est mobilisée contre les élections, or elle est traditionnellement conservatrice et proche du pouvoir”, souligne Mme Dirèche, directrice de recherche au Centre national de recherche scientifique (CNRS). Depuis le 22 février, le régime est massivement contesté par un mouvement (“Hirak”) inédit. Après avoir obtenu en avril la démission d’Abdelaziz Bouteflika, à la tête de l’Etat depuis 20 ans, le “Hirak” exige le démantèlement de l’ensemble du “système” politique au pouvoir depuis l’indépendance en 1962. Pilier du régime, historiquement habitué aux coulisses, le haut commandement de l’armée assume ouvertement le pouvoir depuis la démission de M. Bouteflika. Il s’obstine à vouloir rapidement élire un successeur afin de sortir de la crise politico-institutionnelle dans laquelle est plongé le pays. Et il a balayé les voies de “transition” proposées par l’opposition et la société civile pour réformer le régime, notamment sur la Constitution, qui a servi à légitimer le pouvoir d’Abdelaziz Bouteflika. Faute de candidats, une présidentielle initialement prévue le 4 juillet avait dû être annulée et l’Algérie a depuis à sa tête un président par intérim effacé, Abdelkader Bensalah, dont le mandat légal a pris fin depuis cinq mois, et un gouvernement nommé par M. Bouteflika deux jours avant sa démission pour gérer les affaires courantes, avec à sa tête un fidèle, Noureddine Bedoui. Dans la rue, les Algériens étaient exceptionnellement nombreux vendredi, dernier jour de mobilisation hebdomadaire avant le scrutin, pour scander leur refus de cette présidentielle. Et démentir les assertions du chef d‘état-major de l’armée, le général Ahmed Gaïd Salah, lui aussi ex-soutien indéfectible du président Bouteflika, sur “l‘élan populaire” suscité par l‘élection. Enfants du “système” Les cinq candidats (Abdelaziz Belaïd, Ali Benflis, Abdelkader Bengrina, Azzedine Mihoubi et Abdelmajid Tebboune) ont vécu une campagne électorale —qui a pris fin dimanche à minuit— agitée et très compliquée, dans un climat de répression accrue. Ils sont tous considérés comme des enfants du “système” pour leur rôle durant la présidence Bouteflika —deux ont été ses Premiers ministres et deux autres ses ministres— mais il leur est surtout reproché de servir de caution au régime en se présentant au scrutin. Leurs meetings, aux entrées filtrées et sous forte protection policière, ont peiné à faire le plein, même dans des petites salles, et ils ont régulièrement été accueillis par des manifestations d’hostilité lors de leurs déplacements. Après 20 ans de fraudes sous la présidence Bouteflika, les assurances du pouvoir —toujours aux mains d’anciens proches du président déchu— sur la “transparence” et la “sincérité” du scrutin n’ont pas convaincu, malgré une maigre retouche de la loi électorale transférant les prérogatives en matière d’organisation du ministère de l’Intérieur à une “Autorité indépendante”. Le président qui sera élu “est d’ores et déjà discrédité. Il ne sera pas reconnu par l’opinion et aura un vrai problème de légitimité électorale”, souligne Karima Dirèche, qui “voit le Hirak comme une guerre d’usure” qui se poursuivra après l‘élection. Ce président élu “va être obligé de gouverner avec ce qu’a produit le Hirak, c’est à dire des oppositions et des contre-pouvoirs qui se sont structurés”, assure l’historienne. “L’armée veut s’assurer une continuité du pouvoir, comme celui-ci existait sous Bouteflika, mais c’est désormais impossible”. AFPTue, 10 Dec 2019 09:50:54 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2019/12/10/en-algerie-une-presidentielle-dont-la-population-ne-veut-pas/Nigeria – Arrestation de Sowore : colère d'Amnesty International contre les renseignementshttp://fr.africanews.com/2019/12/10/nigeria-arrestation-de-sowore-colere-d-amnesty-international-contre-les/L‘écho de l’affaire Omoyele Sowore du nom du journaliste et activiste politique arrêté par le service de renseignements en dépit d’une liberté sous caution accordée par la justice, résonne désormais au-delà des frontières nigérianes. En première ligne, Amnesty International très « choqué ». Pour l’ONG de défense et de promotion des droits de l’homme, il s’agit du respect des lois. « Cela soulève de graves préoccupations pour nous en tant qu’organisation et en tant que pays. L’autorité ne peut pas choisir les lois à respecter et celles à ne pas respecter », a déclaré lundi Osai Ojigho, directeur d’Amnesty International au Nigeria. Tout a commencé vendredi dernier, quand la cour fédérale d’Abuja statuait sur l’affaire Omoyele Sowore, le journaliste et militant « pro-démocratie » poursuivi pour plusieurs chefs d’accusation dont la trahison, le blanchiment d’argent et le harcèlement contre le président de la République. C’est ainsi que des agents du Departement State Security (DSS, Service de la sécurité d‘État), service de renseignements du Nigeria ont fait irruption dans la salle. Ils ont évacué les jurés et arrêté Omoyele Sowore. Alors que ce dernier en se présentant devant la barre du tribunal, était déjà bénéficiaire d’une liberté sous caution accordée depuis mars. « Nous sommes à nouveau choqués par l’arrestation de Sowore malgré le fait qu’il a été libéré par une décision de justice en bonne et due forme », dénonce encore Osai Ojigho. Non sans évoquer le cas d’un autre prévenu arrêté malgré une liberté sous caution. Pas encore de réaction d’Abuja Bien avant Amnesty International, le Parti démocratique populaire (PDP), principale formation de l’opposition a sévèrement critiqué l’acte du DSS. « Loin de nous toute velléité d’hypothéquer une procédure de justice, nous au sein du PDP, estimons en toute citoyenneté que la justice est la seule institution à prononcer la sentence appropriée à cette affaire. Le recours à la force ne résout pas le problème », déclarait lKola Ologbondiyan, porte-parole du principal parti d’opposition. Les autorités nigérianes n’ont pas encore réagi à ces différentes critiques. Toutefois, cette situation augure déjà d’un vif débat sur la séparation des pouvoirs au Nigeria. Journaliste au site Sahara reporters, Sowore est un opposant au régime de Muhammadu Buhari. Il n’hésite pas à sortir des enquêtes mettant en lumière les défaillances de l’État et de l’armée sur son site d’information. Avec 36,50 points, le pays le plus peuplé d’Afrique pointe à la 120è place (sur 180) dans le classement 2019 de Reporters sans frontières (RSF) sur la liberté de la presse.Tue, 10 Dec 2019 09:18:38 +0000editorial@africanews.com (John Ndinga Ngoma)http://fr.africanews.com/2019/12/10/nigeria-arrestation-de-sowore-colere-d-amnesty-international-contre-les/Après une récente pendaison, le Botswana sommé d'abolir la peine de morthttp://fr.africanews.com/2019/12/10/apres-une-recente-pendaison-le-botswana-somme-d-abolir-la-peine-de-mort/Le Botswana aux antipodes de la tendance africaine sur la question de la peine de mort. La semaine dernière encore, le pays a exécuté un condamné à mort, provoquant l’indignation des ONG de défense des droits de l’homme. En première ligne de ces défenseurs des droits humains contre la peine capitale, Amnesty International. L’ONG qui se tient aux côtés des avocats des droits de l’homme du Botswana et de l’Union européenne a appelé le nouveau président botswanais à tirer un trait sur les exécutions pénitentiaires, citant en exemple le reste de l’Afrique. Il y a une semaine, à peine, le Botswana a exécuté un détenu de 44 ans qui était dans le couloir de la mort pour meurtre. Mooketsi Kgosibodiba, un maçon, était notamment emprisonné depuis 2017 pour avoir étranglé son employé qui l’accusait d’avoir dérobé du ciment. Lundi 2 décembre, les services pénitentiaires ont annoncé que le détenu a été pendu à la prison centrale de Gaborone. Il s’agit de la première exécution depuis les élections présidentielles d’octobre et le Botswana est le seul pays d’Afrique australe qui exécute toujours régulièrement des personnes, contrecarrant les tendances régionales et mondiales, selon Amnesty International. Une tendance à la baisse dans le monde Avant la mort de Kgosibodiba, deux autres personnes ont été pendues au Botswana en 2018. Amnesty a déclaré que les exécutions sont souvent effectuées sans préavis, les familles des condamnés n‘étant notifiées qu’après l’exécution. Des accusations auxquelles le gouvernement botswanais n’a pas encore réagi. Bien que salué pour sa stabilité politique et sa forte économie, le Botswana a encore la possibilité de renforcer les droits de ses citoyens, estime Amnesty. « En signant l’arrêt de mort de Kgosibodiba, le président nouvellement élu Mokgweetsi Masisi a raté une occasion de faire immédiatement preuve d’un leadership fort en abolissant la peine de mort », a déclaré Deprose Muchena, directeur régional d’Amnesty International pour l’Afrique australe. À ce jour, sur les 29 pays d’Afrique subsaharienne qui maintiennent la peine de mort dans leur législation, seuls quatre – le Botswana, la Somalie, le Soudan du Sud et le Soudan – les appliquent effectivement. Ces pays ont procédé à des exécutions en 2018. Toutefois, les exécutions dans le monde ont chuté de près d’un tiers en 2018 pour atteindre le chiffre le plus bas en une décennie. >>> LIRE AUSSI : Peine de mort : la tendance à la baisse en Afrique, la Chine plus grande exécutrice mondialeTue, 10 Dec 2019 08:10:00 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2019/12/10/apres-une-recente-pendaison-le-botswana-somme-d-abolir-la-peine-de-mort/Liberia : faute de liquidité, l'ambassade des Etats-Unis réduit son personnelhttp://fr.africanews.com/2019/12/10/liberia-faute-de-liquidite-l-ambassade-des-etats-unis-reduit-son-personnel/La crise de liquidité affecte de nombreux secteurs au Liberia qui tente de s’affranchir de ses difficultés économiques. Et l’ambassade des Etats-Unis n’est pas épargnée. La représentation diplomatique américaine a dû réduire le nombre de ses volontaires du Peace Corps dans 12 des 15 comtés du pays. Une mesure temporaire mais qui traduit bien la situation précaire dans laquelle se trouve l‘économie libérienne. A en croire un porte-parole de l’ambassade des Etats-Unis à Monrovia, il est devenu de plus en plus difficile « d’obtenir de manière fiable » du cash dans les banques du pays, et même celles de la capitale. Ces derniers mois, l‘économie libérienne s’est considérablement dégradée conduisant à de vives revendications dans les rangs de la fonction publique et de la population. Des griefs exacerbés par une présumée corruption galopante dans les hautes sphères de l’Etat, symbolisée notamment par le scandale des « fonds disparus » des caisses de la Banque centrale . Aux commandes du pays depuis janvier 2018, le président George Weah a promis mettre un terme à la crise, mais les résultats se font encore attendre au sein de la classe populaire, rongée par la guerre civile et l‘épidémie dévastatrice d’Ebola entre 2014 et 2015. La réduction des effectifs au sein des Peace Corps américains pourrait se présenter comme un handicap pour le gouvernement libérien. Le Peace Corps ou en français Le Corps de la paix est une agence indépendante du gouvernement des Etats-Unis qui intervient, dans les pays en développement, dans des domaines comme l‘éducation, la santé, les technologies de l’information ou encore l’agriculture et l‘écologie. Au Liberia, ils sont crédités d’avoir favorisé l‘éducation dans les régions les plus reculées du pays, notamment après la sanglante guerre qui a frappé le pays au mitan des années 1990 jusqu‘à l’aube des années 2000. >>> LIRE AUSSI : Liberia : démission d’un haut cadre de la lutte anti-corruption pour salaire impayéTue, 10 Dec 2019 07:45:00 +0000editorial@africanews.com (Carole KOUASSI)http://fr.africanews.com/2019/12/10/liberia-faute-de-liquidite-l-ambassade-des-etats-unis-reduit-son-personnel/Algérie : verdict sévère attendu dans le 1er procès de la corruption sous Bouteflikahttp://fr.africanews.com/2019/12/10/algerie-verdict-severe-attendu-dans-le-1er-proces-de-la-corruption-sous/La justice algérienne doit rendre mardi son verdict dans le procès pour corruption, historique, de deux anciens Premiers ministres de l‘ère Bouteflika, jugés avec d’autres anciens hauts dirigeants politiques et des grands patrons. Le procureur a requis de lourdes peines d’emprisonnement contre les 18 accusés présents dans le box, poursuivis pour une série de malversations touchant le secteur automobile et le financement électoral “occulte” d’Abdelaziz Bouteflika, contraint en avril à la démission par un mouvement de contestation populaire inédit.  Il a réclamé une peine de 20 ans de prison ferme à l’encontre de deux anciens chefs de gouvernement, Ahmed Ouyahia et Abdelmalek Sellal.  C’est la première fois depuis l’indépendance en 1962 qu‘étaient jugés des dirigeants de ce rang, et pas n’importe lesquels. Ahmed Ouyahia, 67 ans, fut quatre fois Premier ministre entre 1995 et 2019, dont trois fois durant les 20 ans de présidence Bouteflika, et Abdelmalek Sellal, 71 ans, dirigea le gouvernement de 2014 à 2017 et quatre campagnes électorales du président déchu. Le procureur a demandé la même peine, 20 ans de prison, par contumace, pour Abdeslam Bouchouareb, ancien ministre de l’Industrie, en fuite à l‘étranger, et l‘émission d’un mandat d’arrêt international. Les autres peines requises vont de huit ans d’emprisonnement jusqu‘à 15 ans pour deux ex-ministres de l’Industrie, Mahdjoub Bedda et Youcef Yousfi. Sans compter la confiscation de biens de tous les accusés. Scandale automobile Prenant la parole dimanche, pour la dernière fois avant le verdict, les principaux prévenus ont protesté de leur “innocence”. Abdelmalek Sellal — dont le fils était également jugé — s’est effondré en larmes, jurant qu’il n’avait “pas trahi le pays” et implorant: “Il ne me reste pas beaucoup à vivre. S’il vous plaît, M. le juge, réhabilitez-moi”. Les accusés comparaissaient pour des affaires de favoritisme dans l’industrie automobile, mise sur pied via des partenariats entre marques étrangères et grands groupes algériens, souvent propriétés d’hommes d’affaires liés à l’entourage du président déchu. “Certains hommes d’affaires géraient des sociétés écrans tout en bénéficiant d’indus avantages fiscaux, douaniers et fonciers”, selon le procureur, cité par les médias. Le scandale automobile a entraîné une perte financière pour le Trésor public estimée à plus de 128 milliards de dinars (975  millions d’euros), selon le chiffre donné par l’agence officielle APS. Mais les débats ont été dominés par les accusations de financement illégal de la dernière campagne électorale de M. Bouteflika. “La campagne d’Abdelaziz Bouteflika a occasionné une perte au Trésor public estimée à 110 milliards de dinars (soit plus de 830 millions d’euros)”, a accusé le procureur, cité par des médias. Le “Hirak” – le mouvement de contestation populaire du régime – a été déclenché en février par la volonté du chef de l’Etat et de son clan de briguer un 5e mandat lors de la présidentielle prévue le 18 avril dernier et finalement annulée. Ali Haddad, ancien président du Forum des chefs d’entreprises (FCE), la principale organisation patronale, a reconnu devant le juge être intervenu dans cette campagne électorale à la demande de Saïd Bouteflika, frère et conseiller du président déchu. Appelé à la barre comme témoin, Saïd Bouteflika a refusé de répondre aux questions du juge. “Procès historique” Ce procès était le premier consécutif aux vastes enquêtes sur des faits présumés de corruption, ouvertes à la suite du départ forcé du président Bouteflika, et soupçonnées de servir opportunément des luttes de clan au sommet dans l’après-Bouteflika. Pendant tout le procès, ouvert mercredi au tribunal de Sidi M’hamed (centre d’Alger), les prévenus ont nié en bloc, et se sont défaussés les uns sur les autres. “Je n’ai été ministre que deux mois et demi”, a argué Mahdjoub Bedda. “Je jure que je suis innocent. J’ai été à la direction de la campagne (électorale) une semaine seulement”, a renchéri Abdelghani Zaalane, ex-ministre des Transports. Les débats se sont déroulés en l’absence de nombreux avocats de la défense qui les boycottaient, dénonçant une “parodie de justice” et un climat de “règlements de compte”. Le procès a eu lieu pendant les tout derniers jours de campagne pour la présidentielle de jeudi, un scrutin massivement rejeté par le “Hirak”. “L’Algérie d’avant le mois de février et l’Algérie de maintenant n’est pas la même (...) Nous sommes ici pour appliquer la volonté du peuple (...) Nous voulons un procès historique et (une) morale pour celui qui veut en tirer des enseignements”, a martelé dimanche le procureur avant de conclure le procès. AFPTue, 10 Dec 2019 07:20:10 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2019/12/10/algerie-verdict-severe-attendu-dans-le-1er-proces-de-la-corruption-sous/Sécheresse : perle touristique d'Afrique, les Chutes Victoria se meurenthttp://fr.africanews.com/2019/12/10/secheresse-perle-touristique-d-afrique-les-chutes-victoria-se-meurent/De hauts blocs de pierre, traversés par un fin filet d’eau. Au pied de ces blocs de pierre, un profond canyon quasi-sec qui trahit l’assèchement de rivière Zambèze. Sur le site des Chutes Victoria, fierté touristique de l’Afrique australe, le décor n’est plus ce qu’il était il y a encore quelques mois. Une sécheresse sans précédent depuis un siècle est bien passée par là. Depuis six mois, l’Afrique australe est frappée par une sécheresse qui n’affecte pas que le milieu touristique. Le niveau des eaux ayant baissé, l’agriculture, mais aussi la production d‘électricité ont pris un sérieux coup dans cette région, notamment au Zimbabwe, en Zambie, et dans une moindre mesure, en Afrique du Sud. Si les cours d’eau ont l’habitude de baisser en cette période de l’année marquée par la saison sèche, les dirigeants notent une situation plus drastique que les précédentes années, accusant ainsi le changement climatique. Les données de la Zambezi River Authority montrent que le débit d’eau est à son plus bas niveau depuis 1995 et bien en dessous de la moyenne à long terme. Le président zambien, Edgar Lungu, l’a qualifié de « rappel brutal de ce que le changement climatique fait à notre environnement ». Cependant, des climatologues restent prudents lorsqu’il s’agit d‘évoquer le changement climatique, estimant que les variations saisonnières pourraient bien expliquer le phénomène. « Si elles deviennent plus fréquentes, alors vous pouvez commencer à dire : + OK, cela peut être le changement climatique + », a nuancé Harald Kling, un hydrologue et expert du fleuve Zambèze. En attendant, les touristes et les populations vivant du tourisme lié aux Chutes Victoria s’impatientent et espèrent revoir le site à ses meilleurs jours. Photos : ReutersTue, 10 Dec 2019 07:15:00 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2019/12/10/secheresse-perle-touristique-d-afrique-les-chutes-victoria-se-meurent/Kenya : un lion recherché après avoir tué un homme à Nairobihttp://fr.africanews.com/2019/12/10/kenya-un-lion-recherche-apres-avoir-tue-un-homme-a-nairobi/Un lion a tué un homme lundi à Nairobi après s‘être échappé du Parc national situé au sud de la capitale kenyane, ont annoncé les autorités chargées de la faune sauvage, avertissant que l’animal était toujours en liberté dans la ville. Le Service kényan de la faune sauvage (KWS), qui gère le parc, a lancé des recherches pour localiser et endormir le lion, après qu’il a déchiqueté un homme. Le KWS “appelle le public à rester calme et à ne pas s’aventurer dehors la nuit jusqu‘à ce que le lion soit capturé”, dans une déclaration à la presse. L’incident s’est produit hors du parc, à sa périphérie sud, a précisé le KWS. Le parc est entouré de clôtures électriques mais pas complètement, ce qui permet la migration traditionnelle d’animaux à la recherche de pâturage. Des espèces menacées comme les lions, les léopards, les rhinocéros et les buffles vivent dans le parc, sur fond de gratte-ciel. Le parc n’est qu‘à sept kilomètres du centre de Nairobi et ce n’est pas la première fois que des animaux errent dans cette ville de plus de quatre millions d’habitants. En mars 2016, un lion avait été abattu après s‘être glissé hors du parc et avoir attaqué et blessé un homme. En février 2016, deux lions avaient erré pendant une journée dans Kibera, un bidonville densément peuplé, avant de retourner dans le parc. Quelques jours plus tard, d’autres lions avaient été repérés en ville. Les grands félins sont soumis à une pression croissante, Nairobi, l’une des villes d’Afrique à la croissance la plus rapide, s‘étendant dans d’anciennes zones de migration et de chasse. Les défenseurs de la nature arguent que les lions vivaient dans cette zone avant les habitants et donc ne “s‘échappent” pas du parc et ne “s‘égarent” pas en ville : ce sont les hommes qui envahissent l’habitat des lions. AFPTue, 10 Dec 2019 06:20:00 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2019/12/10/kenya-un-lion-recherche-apres-avoir-tue-un-homme-a-nairobi/Nigeria : l'indignation après l'arrestation d'Omoyele Sowore [Morning Call]http://fr.africanews.com/2019/12/10/nigeria-l-indignation-apres-l-arrestation-d-omoyele-sowore-morning-call/Alors que le monde célèbre la journée mondiale des droits de l’Homme, ce 10 décembre, les ONG ont décidé de continuer à batailler pour obtenir la libération de l’opposant nigerian. @ruth_lagoMon, 09 Dec 2019 23:00:00 +0000editorial@africanews.com (Ruth LAGO)http://fr.africanews.com/2019/12/10/nigeria-l-indignation-apres-l-arrestation-d-omoyele-sowore-morning-call/Les femmes scientifiques à l'honneur [Grand Angle]http://fr.africanews.com/2019/12/10/les-femmes-scientifiques-a-l-honneur-grand-angle/Plus de financements pour les femmes scientifiques en Afrique, c’est le sujet de notre angle.Mon, 09 Dec 2019 23:00:00 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2019/12/10/les-femmes-scientifiques-a-l-honneur-grand-angle/Sénégal : un collectif de journalistes dénonce la corruption [Morning Call]http://fr.africanews.com/2019/12/10/senegal-un-collectif-de-journalistes-denonce-la-corruption-morning-call/Rendre la corruption plus visible pour mieux la dénoncer, c’est le défi que s’est lancé un collectif de journaliste sénégalais. Avec leur caméras, ils tentent de mettre à nu ses pratiques de corruption contenues dans la société sénégalaise. @ruth_lagoMon, 09 Dec 2019 23:00:00 +0000editorial@africanews.com (Ruth LAGO)http://fr.africanews.com/2019/12/10/senegal-un-collectif-de-journalistes-denonce-la-corruption-morning-call/Les délestages s'intensifient en Afrique du Sudhttp://fr.africanews.com/2019/12/09/les-delestages-s-intensifient-en-afrique-du-sud/La crise de l‘électricité s’est encore aggravée lundi en Afrique du Sud après la décision de la compagnie nationale d’intensifier les rationnements de courant imposés depuis plusieurs jours à ses usagers à cause des intempéries. Ces “délestages” sont les plus graves subis par la première puissance industrielle du continent africain depuis dix ans. Depuis jeudi, le groupe public Eskom, qui fournit 95 % de l‘électricité du pays, est contraint de suspendre par roulement l’approvisionnement en électricité d’une partie de ses usagers en raison, selon l’entreprise, des précipitations qui ont mouillé des stocks de charbon alimentant ses centrales. Lundi, un problème technique survenu dans une centrale l’a contraint à réduire son approvisionnement de 6.000 mégawatts, sur une capacité totale de production de 44.000 mégawatts. “Les pluies incessantes ont commencé à inonder des centrales, ce qui a encore accru la baisse de nos capacités de production”, a justifié, penaud, le groupe public. Lundi, la compagnie diamantifères Petra Diamonds a annoncé la suspension de ses activités en Afrique du Sud, faute d‘électricité. >>> LIRE AUSSI : Afrique du Sud : Ramaphosa veut durcir le ton face à la crise économique Crise des compagnies d’Etat L’essentiel de l’électricité produite par Eskom provient de centrales à charbon mal conçues, vieilles et mal entretenues, une situation provoquant régulièrement des coupures. Le groupe croule également sous une dette abyssale de 26 milliards d’euros et a annoncé en juillet une perte nette record de 20,7 milliards de rands (1,3 milliard d’euros) pour l’exercice qui s’est achevé en mars dernier. Plusieurs entreprises publiques sud-africaines traversent de graves difficultés, conséquences d’années de mauvaise gestion et de corruption sous la présidence de Jacob Zuma (2009-2018). La semaine dernière, la compagnie aérienne South African Airways (SAA), sous perfusion d’argent public depuis des années, a été placée en redressement pour lui éviter la faillite. “Nous ne laisserons pas tomber ces entreprises stratégiques”, a une nouvelle fois promis lundi le président Cyril Ramaphosa, “nous prendrons toutes les mesures nécessaires, y compris les plus drastiques, pour les remettre sur pied”. Les pannes d‘électricité pèsent sur l‘économie au ralenti du pays, sous la menace d’une nouvelle dégradation de sa note financière. AFPMon, 09 Dec 2019 22:37:00 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2019/12/09/les-delestages-s-intensifient-en-afrique-du-sud/Les Africains et le Ballon d'or, c'est quoi le problème ?http://fr.africanews.com/2019/12/09/les-africains-et-le-ballon-d-or-c-est-quoi-le-probleme/Après le sacre de Lionel Messi au Ballon d’or 2019, place aux questions. Sadio Mané méritait-il de terminer quatrième ? Que doivent faire les footballeurs africains pour remporter ce trophée prestigieux ? La déception aura été aussi grande que la frustration pour les Africains après la cérémonie du Ballon d’Or 2019 qui a consacré Lionel Messi pour la sixième fois. Pas de Mohamed Salah encore moins Sadio Mané sur le podium. Malgré une saison aboutie avec Liverpool, le Sénégalais, considéré comme l’un des favoris, n’a été classé que quatrième. Ce qui a suscité beaucoup d’interrogations et interpelle notamment sur la place du footballeur africain dans le football mondial. Une question que nous abordons dans cette émission avec le journaliste guinéen Séga Diallo. Football Planet revient également sur la deuxième journée de la Ligue africaine des champions et les belles performances de l’Espérance de Tunis, de l’Etoile Sportive du Sahel et du TP Mazembe qui ont été reçu deux sur deux. Les trois clubs sont les seuls à avoir réalisé le carton plein après deux journées alors que d’autres se sont relancés à l’issue de la deuxième journée dont vous pourrez avoir retrouvé tous les résultats et classements ainsi que ceux de la Coupe de la CAF marqué notamment par le sans-faute des clubs égyptiens. Et puis en fin d‘émission, nous reviendrons sur la participation des Africains au Mondial de Beach Soccer. Nous serons en ligne de Dakar avec Omar Ngalla Sylla, le sélectionneur du Sénégal qui a été une nouvelle fois sorti en quart de finale.Mon, 09 Dec 2019 19:30:00 +0000editorial@africanews.com (Wahany Johnson SAMBOU)http://fr.africanews.com/2019/12/09/les-africains-et-le-ballon-d-or-c-est-quoi-le-probleme/RDC : l'UE maintient ses sanctions sauf pour deux officielshttp://fr.africanews.com/2019/12/09/rdc-l-ue-maintient-ses-sanctions-sauf-pour-deux-officiels/L’Union européenne a décidé lundi de maintenir pour un an des “mesures restrictives” visant 12 cadres du régime de l’ex-président Joseph Kabila, et de les lever pour deux d’entre eux, dont l’ex-ministre de la Communication. Le Conseil européen a pris cette décision “sur la base d’une évaluation de la situation en RDC”, a indiqué l’UE dans un communiqué. Bruxelles rappelle que le pays a connu en début d’année le “premier transfert de pouvoir pacifique” de son histoire. L’UE n’a communiqué aucun nom. De source diplomatique, l’ancien porte-parole du régime Kabila, Lambert Mende, et l’ex-chef du département de la sécurité intérieure de l’Agence nationale de renseignements (ANR), Roger Kibelisa, sont les bénéficiaires de la levée des sanctions. M. Mende est redevenu simple député. M. Kibelisa a été nommé en mars dernier assistant du conseiller spécial en matière de sécurité du nouveau chef de l’Etat, Félix Tshisekedi. “Je continue à contester le droit pour l’Union européenne de prendre des sanctions contre les dirigeants d’un pays comme la RDC qui n’est pas membre de l’Union européenne”, a réagi Lambert Mende, joint par le site d’information Actualité.cd. Ces sanctions (gel des avoirs et des visas) avaient été imposées en décembre 2016 puis début 2017, pour violation des droits de l’homme et entrave au processus électoral. Restent sanctionnés l’ancien chef de l’ANR, Kalev Mutond, et le chef du parti de Joseph Kabila et ancien candidat à la présidentielle, Emmanuel Ramazani Shadary. Figure également dans la liste l’inspecteur général de l’armée John Numbi, appelé en renfort la semaine dernière auprès de l‘état-major à Beni (est) pour soutenir le moral des troupes contre les groupes armés. Persistance des violences M. Tshisekedi a été investi président le 24 janvier après les élections du 30 décembre. L’UE “salue les premières mesures de décrispation politique et d’ouverture de l’espace démocratique et encourage les autorités congolaises à poursuivre leurs efforts”. Bruxelles pointe du doigt “la persistance de la corruption, du blanchiment d’argent, des atteintes au droit de propriété et du détournement de fonds publics”. “La persistance d’un nombre élevé d’atteintes aux droits de l’homme et au droit international humanitaire, ainsi que de violences, dont des violences sexuelles, nécessite une réponse judiciaire adaptée”, insiste l’UE. “Dans l’est du pays, en particulier au Nord-Kivu, Sud-Kivu et en Ituri, le niveau d’insécurité et d’instabilité, l’absence de l’autorité de l‘État sur certains territoires et le nombre élevé de violations des droits de l’homme commises par les groupes armés mais aussi par des agents de l‘État, demeurent préoccupants”, selon Bruxelles. L’UE appelle à la réforme de “la Cour constitutionnelle et la Commission électorale nationale indépendante”, pour les élections à venir. AFPMon, 09 Dec 2019 19:00:00 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2019/12/09/rdc-l-ue-maintient-ses-sanctions-sauf-pour-deux-officiels/Algérie : les "dinosaures" politiques à l'indexhttp://fr.africanews.com/2019/12/09/algerie-les-dinosaures-politiques-a-l-index/La mobilisation de la rue ne faiblit pas en Algérie, malgré la campagne électorale en vue de la présidentielle. Les manifestants continuent de rejeter l‘échéance du scrutin prévu jeudi prochain. La jeunesse, principal moteur de la contestation, s’insurge contre la classe politique considérée comme un repaire de dinosaures. “Je pense que c’est une continuité du système, vu que les têtes, c’est des têtes de l’ancien système rejetées par la population ; plus que ça, c’est des programmes vides politiquement, donc là on parle de choses qui sont irréalisables avec notre économie, c’est comme si on vendait des rêves à des petits enfants”, s’insurge Amel, diplômé en ingénierie mécanique qui participe aux manifestations de rue. La jeunesse algérienne est descendue dans la rue, il y a neuf mois pour revendiquer le départ de l’ancien président Abdelaziz Bouteflika diminué par l‘âge et la maladie. Les manifestants réclament désormais le départ de toute la classe dirigeante, symbole à leurs yeux de la mal gouvernance et de la corruption.Mon, 09 Dec 2019 18:44:00 +0000editorial@africanews.com (William Bayiha)http://fr.africanews.com/2019/12/09/algerie-les-dinosaures-politiques-a-l-index/Le Soudan retire 10 000 soldats de la guerre au Yémenhttp://fr.africanews.com/2019/12/09/le-soudan-retire-10-000-soldats-de-la-guerre-au-yemen/Le Premier ministre soudanais Abdallah Hamdok a annoncé dimanche une réduction du nombre de soldats soudanais engagés au Yémen dans la coalition commandée par l’Arabie saoudite depuis 2015 pour aider le pouvoir face aux rebelles Houthis. “Nos troupes au Yémen au début étaient au nombre de 15.000 et maintenant elles sont descendues à 5.000”, a dit M. Hamdok qui s’exprimait à sa descente d’avion à Khartoum à la suite d’une visite de six jours aux Etats-Unis. Cette déclaration de M. Hamdok est une première, les autorités soudanaises n’ayant jamais auparavant évoqué publiquement de chiffres concernant le nombre de soldats soudanais présents au Yémen en guerre. “Nous pensons que la solution au Yémen est politique”, a ajouté M. Hamdok, qui a pris ses fonctions en septembre dans un gouvernement de transition à la suite de la destitution le 11 avril du président Omar el-Béchir. Ce dernier, qui dirigeait le pays d’une main de fer après avoir pris le pouvoir en 1989 par un coup d’Etat, avait décidé l’envoi des troupes soudanaises au Yémen. Par la suite, les pertes soudanaises au cours des combats avaient suscité des appels au retour des troupes, alors que des images de soldats soudanais morts ou blessés circulaient sur les réseaux sociaux. La visite d’Abdallah Hamdok coïncide avec un réchauffement spectaculaire des relations entre les Etats-Unis et le Soudan rendu possible par la chute de M. Béchir. Mercredi, Washington a annoncé sa décision de nommer un ambassadeur à Khartoum pour la première fois depuis 23 ans. Au cours de sa visite, M. Hamdok, qui a rencontré des responsables et des élus américains, a aussi évoqué la possibilité d’un retrait du Soudan de la liste noire américaine des “Etats soutenant le terrorisme” pour avoir notamment accueilli le chef jihadiste du réseau Al-Qaïda Oussama ben Laden. Des négociations sont en cours, notamment sur la question des réparations financières aux familles de victimes des attentats perpétrés par Al-Qaïda contre les ambassades des Etats-Unis au Kenya et en Tanzanie en 1998 et contre le destroyer américain USS Cole en 2000. Le Soudan est inscrit sur la liste noire américaine depuis 1993. AFPMon, 09 Dec 2019 18:41:00 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2019/12/09/le-soudan-retire-10-000-soldats-de-la-guerre-au-yemen/"Les Rohingya, un génocide comme au Rwanda", dénonce la Gambiehttp://fr.africanews.com/2019/12/09/les-rohingya-un-genocide-comme-au-rwanda-denonce-la-gambie/Le gouvernement gambien n’y va pas de main morte pour dénoncer le traitement des Rohingya par la Birmanie. En prélude à l’ouverture de la première audience du procès intenté par Banjul aux autorités birmanes devant la Cour internationale de Justice, le ministre gambien de la Justice n’hésite pas à comparer le traitement réservé à la minorité musulmane au génocide rwandais de 1994. “Je vois cela comme une responsabilité, non seulement envers mon propre peuple ici dans ce pays mais aussi envers ceux qui ne peuvent pas s’exprimer. Notre expérience ici dans ce pays pendant plus de 22 ans de dictature brutale, nous a enseignés d’utiliser notre voix pour condamner l’oppression des autres. Nous savons très bien à quoi ça ressemble d‘être incapable de raconter son histoire au monde, d’expliquer sa douleur dans l’espoir que quelqu’un va l’entendre et vous venir en aide. Et nous ne voulons pas que d’autres endurent notre souffrance”, a affirmé Abubacarr Tambadou, ministre gambien de la Justice. La Gambie, État à majorité musulmane, a porté plainte au nom des 57 pays membres de l’Organisation de la coopération islamique (OCI), accusant la Birmanie de violer la Convention de 1948 sur le génocide. Créant la surprise, Aung San Suu Kyi, prix Nobel de la Paix pour avoir mené l’opposition non violente à la dictature militaire et devenue cheffe de facto du gouvernement birman, a annoncé qu’elle mènerait une délégation à La Haye pour “défendre l’intérêt national” de la Birmanie.Mon, 09 Dec 2019 18:31:00 +0000editorial@africanews.com (William Bayiha)http://fr.africanews.com/2019/12/09/les-rohingya-un-genocide-comme-au-rwanda-denonce-la-gambie/Afrique du Sud : Ramaphosa veut durcir le ton face à la crise économiquehttp://fr.africanews.com/2019/12/09/afrique-du-sud-ramaphosa-veut-durcir-le-ton-face-a-la-crise-economique/Le président Cyril Ramaphosa veut prendre des mesures drastiques pour sauver l‘économie sud-africaine. Après la faillite de plusieurs compagnies et entreprises d‘État, le président de la République a décidé d’arrêter la saignée. Ramaphosa a indiqué dans sa lettre ouverte hebdomadaire que tout soutien financier supplémentaire du gouvernement sera assorti de conditions strictes visant à promouvoir la durabilité et l’autosuffisance. Il a ajouté que certaines des sociétés d‘État essentielles seront conservées, mais que d’autres seront ouvertes à la copropriété avec des partenaires stratégiques qui peuvent aider l’entreprise à mobiliser des capitaux, à accroître son efficacité et à améliorer sa technologie. Le président sud-africain a également mentionné que son gouvernement prendrait des mesures pour lutter contre la corruption. “Le défi immédiat est de mettre fin à la capture de l‘État et de s’attaquer à la corruption qui a paralysé un certain nombre de nos entreprises publiques”, a ajouté le président, dont l’un des grands axes de gouvernance, sinon le principal depuis son arrivée au pouvoir en 2018 est de réanimer une économie flageolante causée par la crise dans les grandes entreprises d‘État. La South Africa Airline par exemple a déclaré des pertes depuis 2012, avec des coûts d’exploitation élevés, des technologies et des avions anciens, des effectifs élevés, des impôts élevés, des interférences politiques et des scandales de corruption. Eskom le service public d‘électricité, doit compter sur les aides d‘État pour poursuivre ses activités, tandis que la chaîne de télévision nationale contrôlée par le gouvernement, la SABC, fait également partie des entreprises qui se battent pour survivre.Mon, 09 Dec 2019 18:23:00 +0000editorial@africanews.com (Serge KOFFI)http://fr.africanews.com/2019/12/09/afrique-du-sud-ramaphosa-veut-durcir-le-ton-face-a-la-crise-economique/Bannie pour 4 ans des J.O, la Russie dénonce une "hystérie antirusse"http://fr.africanews.com/2019/12/09/bannie-pour-4-ans-des-jo-la-russie-denonce-une-hysterie-antirusse/Une décision politique, une “hystérie antirusse devenue chronique”. Les autorités de Moscou critiquent la décision de l’Agence mondiale antidopage d’exclure la Russie des Jeux olympiques pour quatre ans. Le Premier ministre Dmitri Medvedev reconnaît des problèmes sérieux de dopage dans le sport russe, mais s’interroge sur l’opportunité de sanctionner des athlètes qui ont déjà été punis. Un sentiment partagé par une partie du mouvement sportif national. “Cette décision est biaisée, une décision politiquement motivée, à mon avis. Nous à la fédération russe de biathlon, et le sport russe en tant que tel, avons grandement contribué à la lutte contre le dopage. Nous avons fait tous les tests. Nos athlètes ont été contrôlé et rien n’a été trouvé”, déplore Vladimir Drachev, médaillé olympique de biathlon qui gère désormais la fédération russe de cette discipline. Le Mondial 2022 en suspens Les autorités russes ont aussi demandé aux instances compétentes de faire appel de la décision de l’Agence mondiale antidopage puisque l’exclusion de la Russie va bien au-delà des seuls J.O. “Les conséquences de l’exclusion de la Russie impliquent les Jeux olympiques, les Jeux paralympiques et les Championnats du monde gérés par tous les signataires de la Convention pendant 4 ans. En plus, l’interdiction pour la Russie d’accueillir l’un de ces événements majeurs pendant cette période. Ceci est une exclusion de la Russie qui protège les droits des athlètes russes en permettant une réadmission de ceux qui sont capables de prouver qu’ils ne sont pas impliqués dans la tricherie…”, explique Craig Reedie, président de l’Agence mondiale antidopage. Jusqu’ici épargnée par la vague de sanctions qui touche le sport russe, la Russie pourrait être exclue de la Coupe du Monde 2022 au Qatar. Mais l’Agence mondiale antidopage a indiqué que le pays pourrait prendre part au Mondial, comme Nation neutre. Ce serait alors une première !Mon, 09 Dec 2019 18:01:00 +0000editorial@africanews.com (William Bayiha)http://fr.africanews.com/2019/12/09/bannie-pour-4-ans-des-jo-la-russie-denonce-une-hysterie-antirusse/Niger : au moins un soldat tué dans une attaque contre un camp de l'armée près du Malihttp://fr.africanews.com/2019/12/09/niger-au-moins-un-soldat-tue-dans-une-attaque-contre-un-camp-de-l-armee-pres-du/Au moins un soldat a été tué lundi dans une attaque à la voiture piégée contre un camp de l’armée nigérienne dans la région de Tahoua (ouest), proche du Mali, a indiqué à l’AFP une source sécuritaire. “La position militaire d’Agando, près de la localité de Tillia, a été visée lundi par une attaque à la voiture piégée par des hommes armés. Au moins un soldat a été tué”, a précisé la source sécuritaire, dans donner de détails. “La riposte énergique des militaires a permis de repousser les assaillants et des renforts arrivés sur place ont lancé des opérations de ratissage dans la zone”, a-t-elle assuré. Joint par l’AFP, Moussa Abdourahmane, le gouverneur de Tahoua, a confirmé l’attaque. “Nous n’avons pas encore la situation exacte nous permettant d‘établir un bilan précis”, a-t-il dit. Le nord de la région de Tahoua et sa voisine de Tillabéri sont devenues très instables en raison des fréquentes attaques de jihadistes et d’hommes armés venus du Mali proche. Le Sahel fait l’objet d’attaques jihadistes de plus en plus fréquentes après les premières violences dans le nord du Mali en 2012. État d’urgence depuis 2017 Depuis octobre, il est formellement interdit aux organisations humanitaires de se rendre dans certaines zones sans escorte militaire. Pour tenter de juguler les raids “terroristes”, les autorités nigériennes ont décrété depuis 2017 l‘état d’urgence dans plusieurs départements de Tillabéri et de Tahoua. Cette mesure accorde des pouvoirs supplémentaires aux forces de sécurité sur les théâtres des opérations dont celui d’ordonner des perquisitions à domicile de jour et de nuit. En outre, elle limite les mouvements des personnes, des motos et des voitures dans les espaces concernés. La très forte présence militaire nigérienne, française et américaine n’a pas permis de mettre fin aux attaques jihadistes de plus en plus audacieuses. AFPMon, 09 Dec 2019 14:34:57 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2019/12/09/niger-au-moins-un-soldat-tue-dans-une-attaque-contre-un-camp-de-l-armee-pres-du/Alerte rouge au cyclone sur la côte nord-ouest de Madagascarhttp://fr.africanews.com/2019/12/09/alerte-rouge-au-cyclone-sur-la-cote-nord-ouest-de-madagascar/Les autorités de Madagascar ont placé lundi en alerte rouge la région de Boeny, sur la côte nord-ouest, en prévision de l’arrivée dans l’après-midi du cyclone tropical Belna, a annoncé le Bureau de l’ONU pour les affaires humanitaires (Ocha). Le passage de Belna devrait générer des vents violents – chronométrés à la mi-journée à 165 km/h – et des pluies torrentielles, a ajouté l’Ocha. Le gouvernement a procédé, selon Ocha, à des “évacuations préventives” dans les zones les plus menacées de la région qui abrite, selon les statistiques officielles les plus récentes (2011), près d’un million de personnes. Le Bureau national de gestion des risques et des catastrophes (BNGRC) malgache y a pour sa part déployé à titre préventif des équipes de secours. Avant de s’approcher de la Grande île, Belna est passé au large de l‘île française de Mayotte puis de l’archipel des Comores, plus au nord dans l’océan Indien. Les autorités locales n’y ont fait immédiatement état d’aucun dégât significatif. Madagascar, un des pays les plus pauvres au monde, est la cible régulière de cyclones ou autres tempêtes tropicales. En 2018, le cyclone Ava y avait fait 51 morts et 22 disparus en janvier et la tempête tropicale Eliakim 20 morts et près de 19.000 sinistrés deux mois plus tard. AFPMon, 09 Dec 2019 13:56:59 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2019/12/09/alerte-rouge-au-cyclone-sur-la-cote-nord-ouest-de-madagascar/