Flux RSS Africanewshttp://fr.africanews.com/feed/rssRecevez gratuitement toutes les actualités publiées sur africanews.com, en vous abonnant à un de nos flux RSS.Tue, 20 Aug 2019 10:24:33 +0000Une queue robotique destinée aux humains [Sci-tech]http://fr.africanews.com/2019/08/20/une-queue-robotique-destinee-aux-humains/Des ingénieurs de l’université de keio à Tokyo au Tapon ont conçu une queue robotisée destinée aux personnes âgées. Dénommé “Arque”, cet appendice d’un mètre de long s’attache à la taille à l’aide d’un harnais et aide à garder l‘équilibre. @kkoffisergeTue, 20 Aug 2019 10:24:33 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2019/08/20/une-queue-robotique-destinee-aux-humains/RDC – Barrage Inga 3 : le consensus pour détruire les barrièreshttp://fr.africanews.com/2019/08/20/rdc-barrage-inga3-le-consensus-pour-detruire-les-barrieres/Si elle se montre déterminée à faire du projet Inga 3 une réalité pour en découdre avec le déficit énergétique, la RDC voudrait associer ses filles et fils à de nouvelles politiques énergétiques. Félix Tshisekedi à Matadi ce 20 août 2019, annoncent des médias congolais. Dans le chef-lieu de la province du Kongo-central, à quelque 350 kilomètres à l’ouest de Kinshasa, le chef de l‘État de RDC, préside un forum sur l‘énergie. Axées sur le thème « États des lieux, gestion et impacts sur l’industrie et le développement rural », ces retrouvailles réunissent les représentants du gouvernement, de la Société nationale d‘électricité (SNEL), des membres de la société civile et des représentants de différentes entreprises soumissionnaires du projet Inga3. Avec une production de 11 000 mégawatts d’après des estimations, Inga 3 devrait booster l’activité des projets Inga1 et Inga 2. La RDC pourrait alors marquer un pas de plus vers l‘éradication des insuffisances énergétiques enregistrées depuis des lustres, et même exporter le précieux produit. Sur le plan social, Inga 3, dont le coût est estimé à 14 milliards de dollars, pourrait générer plus de 25 000 emplois. Mais en attendant l’annonce de la date du début des travaux, Inga 3, c’est toute une histoire qui date de 30 ans déjà. Plusieurs obstacles ont été identifiés, notamment les craintes émises par les communautés riveraines. « Réfléchir sur les stratégies et bonnes pratiques » « Les risques sociaux et environnementaux élevés du projet d’Inga 3 sont évidents. Nous communautés touchées par Inga 1 et 2, luttons depuis des décennies pour obtenir une juste compensation et continuons de subir les conséquences économiques et culturelles liées à la perte de nos terres », expliquait par exemple en juin dernier Albert Tona membre de la communauté d’Inga. D’où cette exigence extraite d’une série de recommandations de quelque 32 ONG congolaises : « Prendre le temps de réfléchir sur les stratégies et bonnes pratiques à mettre en place en faveur du développement du secteur énergétique en RD Congo et de l’augmentation du taux d’accès des populations à une énergie propre et durable ». Il se pose un problème de consensus que le gouvernement et les deux sociétés chinoise et espagnole soumissionnaires devront régler lors des assises de Matadi ce mardi.Tue, 20 Aug 2019 10:22:07 +0000editorial@africanews.com (John Ndinga Ngoma)http://fr.africanews.com/2019/08/20/rdc-barrage-inga3-le-consensus-pour-detruire-les-barrieres/Cameroun : perpétuité pour le chef des séparatistes anglophoneshttp://fr.africanews.com/2019/08/20/cameroun-le-dirigeant-des-separatistes-anglophones-condamne-a-la-prison-a-vie/Le leader des séparatistes anglophones au Cameroun, Julius Ayuk Tabe, et neuf de ses partisans ont été condamnés mardi à la prison à vie par un tribunal militaire de Yaoundé, ont annoncé à l’AFP les avocats de l’Etat et de le défense. “Les dix accusés ont été condamnés à la prison à vie pour terrorisme et sécession notamment”, a indiqué à l’AFP l’avocat de l’Etat Me Martin Luther Achet. Le verdict a été confirmé à l’AFP par un des avocats des séparatistes, Me Joseph Fru, qui a dénoncé “une parodie de justice” alors que les accusés refusent de reconnaître la compétence du tribunal militaire à les juger. Les avocats des séparatistes n’ont pas encore indiqué s’ils allaient faire appel de cette décision.  Julius Ayuk Tabe est le président autoproclamé de l’Ambazonie, l’Etat que les séparatistes veulent créer dans les deux régions anglophones, dans l’ouest du Cameroun. En 2016, une partie des habitants des provinces du Nord-Ouest et du Sud-Ouest ont commencé à manifester pour demander davantage de reconnaissance de l’Etat central.  Face au refus des autorités et la répression, une partie des séparatistes a pris les armes en 2017 et le conflit entre séparatistes et forces de sécurité a fait, depuis, près de 2.000 morts, selon le centre d’analyses géopolitiques International Crisis Group (ICG). Un homme respecté dans les sphères anglophones M. Ayuk Tabe, charismatique ingénieur informaticien de 54 ans, est respecté dans les sphères anglophones du Cameroun et son procès qui s’est ouvert en décembre 2018 a été très suivi. Il avait été interpellé avec 46 autres indépendantistes à Abuja, au Nigeria, début janvier 2018 par les services de renseignement nigérians. Ils avaient ensuite été transférés à Yaoundé. Une extradition qui a été jugé illégale par la justice nigériane en mars 2019. Fin mai, le leader séparatiste s’est dit disposé à participer à des pourparlers avec le gouvernement, mais uniquement à l‘étranger et posant comme préalable sa libération, ainsi que celle de toutes les personnes détenues dans le cadre de la crise anglophone. Depuis le début du conflit, plus de 530.000 personnes ont quitté leur foyer, selon des chiffres de l’ONU.  >>> LIRE AUSSI : Cameroun : la justice rejette la demande de libération du leader séparatiste anglophone >>> LIRE AUSSI : Cameroun : les leaders sécessionnistes devant leurs juges >>> LIRE AUSSI : Cameroun : 1er octobre 2017, ce jour où « l’Ambazonie » a failli diviser le pays AFPTue, 20 Aug 2019 09:17:34 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2019/08/20/cameroun-le-dirigeant-des-separatistes-anglophones-condamne-a-la-prison-a-vie/Liberia : une opposante accuse des partisans de George Weah d'avoir tenté de l'assassinerhttp://fr.africanews.com/2019/08/20/liberia-une-opposante-accuse-des-partisans-de-george-weah-d-avoir-tente-de-l/Une candidate de l’opposition à un poste de député au Liberia a accusé lundi des partisans du président George Weah d’avoir attaqué samedi une de ses réunions électorales et tenté de l’assassiner, des violences dénoncées par le chef de l’Etat. Tellia Urey est la candidate d’une coalition de quatre partis d’opposition, The Collaborating Political Parties (CPP), lors d’une élection législative partielle dans une circonscription de la capitale Monrovia prévue prochainement. C’est aussi l’une des quatre filles du magnat des télécoms Benoni Urey, qui a dirigé le Bureau des Affaires maritimes sous l’ancien chef de guerre et président Charles Taylor (1997-2003) et qui a été battu lors de la présidentielle de 2017 par George Weah, icône du football mondial des années 1990. “J‘étais en réunion avec mes partisans samedi quand des supporters du CDC (la formation de George Weah) ont commencé à lancer des pierres sur notre bâtiment, à briser les vitres”, a raconté lundi devant la presse Mme Urey, dont le véhicule a été détruit. La police, arrivée sur les lieux, n’est pas intervenue, laissant les incidents se poursuivre pendant plus d’une heure, a-t-elle affirmé, en précisant que “des personnes ont été blessées”. “L’un d’entre eux est rentré avec un couteau et a essayé de m’atteindre, mais il a été repoussé par mes partisans”, a-t-elle affirmé. Le président Weah pointé du doigt Les assaillants ont ensuite “commencé à répandre de l’essence autour de la maison en disant qu’ils allaient la brûler”, a ajouté Tellia Urey, selon qui la police était alors toujours inactive. “On a eu la vie sauve grâce à un sympathisant qui a réussi à faire rentrer sa voiture et à nous escorter jusqu‘à elle”, a estimé la candidate, en disant renoncer à poursuivre sa campagne électorale. Mme Urey a accusé le président Weah d’avoir encouragé ces violences en déclarant en juin que “sous (sa) présidence, aucun Urey ne gagnerait une élection”. La présidence du Liberia a qualifié lundi dans un communiqué d”‘épouvantables” les violences de samedi “entre supporters du CDC et des quatre partis d’opposition”, en précisant qu’une enquête avait été ouverte et que les “coupables devront répondre devant la justice, indépendamment de qui il s’agit”. Elu fin 2017 sur un programme de lutte contre la pauvreté, l’ex-star du PSG et du Milan AC est confronté à une opposition croissante en raison de la dégradation alarmante de la situation économique dans ce pays pauvre d’Afrique de l’Ouest. Lors d’une réunion de deux jours à huis clos le week-end dernier avec les principaux responsables politiques du pays, George Weah a demandé aux deux chambres du Parlement d’accélérer l’adoption des réformes qu’il entend mettre en oeuvre pour redresser la situation. AFPTue, 20 Aug 2019 06:48:25 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2019/08/20/liberia-une-opposante-accuse-des-partisans-de-george-weah-d-avoir-tente-de-l/Depuis Brazzaville, l'OMS appelle à la solidarité des voisins de la RDC dans la lutte contre Ebolahttp://fr.africanews.com/2019/08/20/depuis-brazzaville-l-oms-appelle-a-la-solidarite-des-voisins-de-la-rdc-dans-la/L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a appelé lundi à Brazzaville les partenaires des Nations unies, principalement les neuf pays frontaliers de la République démocratique du Congo (RDC) à faire “preuve de solidarité” dans la lutte contre l‘épidémie d’Ebola qui a déjà tué plus de 1.930 personnes dans ce pays. “Le moment est venu pour que tous les partenaires, notamment les neuf pays voisins de la RDC, fassent preuve de solidarité pour barrer la route à la propagation d’Ebola”, a déclaré le Dr Tedros Adhanom Ghebreyessus, directeur général de l’OMS. “La stratégie régionale de surveillance et de riposte de la maladie est si importante. Elle (…) peut combler toutes les lacunes constatées”, a-t-il estimé. “Ebola est une urgence de santé qui est complexe”, en RDC où les agents de santé font parfois face à l’insécurité dans les zones touchées puis au manque de confiance de certaines communautés, a-t-il souligné. Le Dr Ghebreyessus prenait part lundi à Brazzaville à la 69e Session du comité régional de l’OMS pour l’Afrique, qui sera marquée par l‘élection du nouveau directeur de l’OMS/Afrique, qui a son siège dans la capitale congolaise. Une maladie “évitable et traitable” Au moins 400 participants, dont 47 ministres de la Santé du continent, prennent part à cette session, dont les assises ont été inaugurées par le président congolais Denis Sassou Nguesso. “Ebola est une maladie évitable et traitable. Nous avons un vaccin qui est à plus de 97 % efficace et des médicaments qui le sont à plus de 90 %”, a affirmé le directeur général de l’OMS. Par ailleurs, une équipe japonaise spécialisée dans la réponse aux urgences concernant les maladies infectieuses sera déployée à partir de vendredi. Elle doit permettre le renforcement de la quarantaine et la participations à d’autres activités pertinentes en vue de prévenir la propagation de l‘épidémie, a annoncé l’ambassade du Japon en RDC. En juillet, le comité d’urgence de l’OMS avait élevé la dixième épidémie d’Ebola en RDC au rang d’une urgence de santé publique de portée internationale. Cette épidémie a déjà tué plus de 1.934 personnes en RDC où elle sévit dans la partie orientale, frontalière de l’Ouganda, du Rwanda ou encore du Burundi. AFPTue, 20 Aug 2019 06:45:00 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2019/08/20/depuis-brazzaville-l-oms-appelle-a-la-solidarite-des-voisins-de-la-rdc-dans-la/Un ancien vice-président du Zimbabwe accusé de corruptionhttp://fr.africanews.com/2019/08/20/un-ancien-vice-president-du-zimbabwe-accuse-de-corruption/Un ancien vice-président du Zimbabwe sous le règne de Robert Mugabe, Phelekezela Mphoko, a refusé lundi de répondre aux questions de la police qui le soupçonne d’abus de pouvoir, a-t-on appris auprès de la Commission nationale anticorruption (ZACC). Il est accusé d’avoir ordonné à la police la remise en liberté de deux responsables d’entreprises publiques qui avaient été arrêtés. M. Mphoko, 79 ans, devait se rendre lundi dans les locaux de la police de Bulawayo, la deuxième ville du pays, pour y répondre de ces accusations. “Mais quand nos enquêteurs se sont approchés de son véhicule, il a pris la fuite à toute vitesse”, a rapporté à l’AFP un porte-parole de la ZACC, John Makamure. “Il est désormais considéré comme un fugitif”, a-t-il ajouté. Selon son avocat, Phelekezela Mphoko avait accepté de signer une déposition à la police mais a pris la fuite en apprenant que les policiers voulaient le placer en détention. “Il est reparti et se trouve à présent chez lui”, a assuré à l’AFP son défenseur, Zibusiso Ncube. M. Mphoko occupait les fonctions de vice-président avec l’actuel chef de l’Etat Emmerson Mnangagwa lorsque le président Robert Mugabe, au pouvoir depuis 1980, a été contraint à la démission après un coup de force de l’armée et de son parti fin 2017. La police avait déjà tenté de l’arrêter la semaine dernière mais avait dû y renoncer, empêchée par sa famille. La mise en cause de M. Mphoko intervient deux semaines après celle de la ministre du Tourisme Prisca Mupfumira, limogée après avoir été inculpée pour la disparition de 94 millions de dollars alors qu’elle détenait le maroquin de la Protection sociale. En détention préventive, Mme Mupfumira est le premier membre du gouvernement de M. Mnangagwa à être arrêté puis remercié dans une affaire de pots-de-vin. AFPTue, 20 Aug 2019 06:45:00 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2019/08/20/un-ancien-vice-president-du-zimbabwe-accuse-de-corruption/Foot : la fédération nigériane soutient Siasia, suspendu à vie par la Fifahttp://fr.africanews.com/2019/08/20/foot-la-federation-nigeriane-soutient-siasia-suspendu-a-vie-par-la-fifa/La fédération de football nigériane (NFF) s’est déclarée choquée lundi par la suspension à vie de l’ancien entraîneur de l‘équipe nationale, Samson Siasia, décidée par la FIFA, pour corruption. “Nous respectons les institutions de la FIFA. Mais le moins que nous puissions faire, en tant que fédération, c’est le soutenir et nous rendre disponibles pour lui, et comme nous l’espérons, lui permettre de laver son nom, d’une façon ou d’une autre” a déclaré le président de la NFF, Seyi Akinwunmi. “Siasia est une légende du football, mais il est avant tout un Nigérian” a ajouté le dirigeant. La NFF a promis d‘étudier de près la décision prise par la FIFA et toutes les voies de recours légales pour aider l’ancien entraîneur et attaquant international nigérian. Vendredi, la FIFA a suspendu à vie Samson Siasia, 52 ans, de toutes ses activités liées au football, pour “corruption” et pour son implication dans des matches arrangés. Une enquête à son encontre avait été ouverte en février 2019, à la suite des investigations plus larges menées autour des manipulations de matches orchestrées par Wilson Raj Perumal, en lien avec des paris sportifs, a expliqué la Fifa. AFPTue, 20 Aug 2019 06:15:00 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2019/08/20/foot-la-federation-nigeriane-soutient-siasia-suspendu-a-vie-par-la-fifa/Ebola en RDC : un deuxième décès dans le Sud-Kivu, une nouvelle zone touchée dans le Nord-Kivuhttp://fr.africanews.com/2019/08/20/ebola-en-rdc-un-deuxieme-deces-dans-le-sud-kivu-une-nouvelle-zone-touchee-dans/Les autorités sanitaires congolaises ont indiqué lundi avoir enregistré un nouveau décès des suites de la fièvre hémorragique Ebola dans la province du Sud-Kivu, la troisième à être touchée par l‘épidémie dans l’est de la République démocratique du Congo. “Un enfant de sept ans est mort hier (dimanche) d’Ebola”, près de Chowe, dans le territoire de Mwenga, a déclaré le docteur Claude Bahizire, responsable de la communication à la direction provinciale de la santé du Sud-Kivu. “Deux autres cas suspects, deux femmes, ont été détectés et (elles) sont admises au centre de transit de Bukavu”, capitale du Sud-Kivu, a-t-il ajouté. D’après le docteur Bahizire, les deux patientes “étaient en contact avec la femme qui est décédée la semaine passée lors de son passage à Bukavu pour Mwenga”. Le Sud-Kivu est la troisième province à être touchée par l‘épidémie d’Ebola déclarée le 1er août 2018 dans la province voisine du Nord-Kivu (Beni, Butembo, Katwa), avant de s‘étendre marginalement vers celle de l’Ituri (nord-est). La ville de Goma a également enregistré des cas d’Ebola depuis mi-juillet. Depuis une année, la maladie a fait 1.934 morts et 862 personnes ont été déclarées guéries, selon les derniers chiffres publiés par les autorités dans un bulletin daté de dimanche. Le ministère de la Santé a annoncé qu’“une nouvelle zone de santé a été affectée au Nord-Kivu”. Un cas confirmé d’Ebola a été enregistré à Pinga, dans le territoire de Walikale (centre de la province du Nord-Kivu), a-t-il indiqué sans plus de détails. Riposte entravée L‘épidémie d’Ebola, qui se transmet par contacts humains directs et étroits et dont le taux de létalité est très élevé, a longtemps été cantonnée dans le Nord-Kivu et l’Ituri. Les deux premiers cas dans la province du Sud-Kivu (un décès et un cas confirmé) ont été signalés vendredi. L‘épidémie dans l’est de la RDC (la dixième sur son sol depuis 1976) est la deuxième plus importante dans l’histoire de la maladie après celle qui a tué près de 11.000 personnes en Afrique de l’Ouest (Guinée, Liberia, Sierra Leone) en 2013-2014. Le virus est transmis à l’homme par certains animaux sauvages, puis entre humains via les fluides corporels d’une personne malade. Les efforts de la riposte sont régulièrement perturbés par l’insécurité dans une zone infestée par de nombreux groupes armés mais aussi par des résistances communautaires : déni de la maladie, non respect des mesures sanitaires spécifiques (enterrement sécurisé des victimes notamment). AFPTue, 20 Aug 2019 06:00:00 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2019/08/20/ebola-en-rdc-un-deuxieme-deces-dans-le-sud-kivu-une-nouvelle-zone-touchee-dans/Zimbabwe : la justice maintient l'interdiction de manifester à Bulawayohttp://fr.africanews.com/2019/08/19/zimbabwe-la-justice-maintient-l-interdiction-de-manifester-a-bulawayo/L’opposition interdite de manifester à Bulawayo. Une interdiction confirmée ce lundi par les tribunaux du pays qui adoubent ainsi une ordonnance de la police qui s’est opposée à toute manifestation antigouvernementale de l’opposition dans la seconde ville du Zimbabwe. Juste après la décision du tribunal, la police a empêché les représentants du Mouvement pour le changement démocratique, le parti de l’opposition qui avait tenté d’organiser la manifestation, de s’adresser à des supporters rassemblés à l’extérieur du tribunal. Tout au long de la journée de ce lundi, les populations du centre-ville de Bulawayo ont eu droit à un ballet incessant de camions de police, de canons à eau et de dizaines d’officiers de police qui patrouillaient à pied. Un tableau qui tranchait avec le quotidien généralement rythmé dans ce quartier des affaires. Alors que l’opposition avait appelé à une série de manifestations pour dénoncer la détérioration croissante de l‘économie zimbabwéenne, et pousser le président Emmerson Mnangagwa à accepter un gouvernement de transition, les populations – apeurées – ont préféré se terrer chez elles. Contrairement à Harare où les manifestants ont bravé vendredi une injonction de la police confirmée par la Haute cour de justice. Déployée en masse, la police a fait usage de gaz lacrymogène et de coups de matraques pour disperser les manifestants. >>> LIRE AUSSI : Zimbabwe : armée et police déployées en force à Bulawayo Associated PressMon, 19 Aug 2019 20:17:00 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2019/08/19/zimbabwe-la-justice-maintient-l-interdiction-de-manifester-a-bulawayo/Le Zamalek mise sur Micho Sredojevichttp://fr.africanews.com/2019/08/19/le-zamalek-mise-sur-micho-sredojevic/Au sommaire de Football Planet cette semaine, les préliminaires des Coupes africaines des Clubs avec les matchs retour prévus en fin de semaine. On s’arrête surtout sur le Zamalek du Caire auteur d’un carton 7-0, mais qui change d’entraîneur avec l’arrivée du Serbe Micho Sredojevic quelques jours seulement après avoir démissionné de son poste chez les Orlando Pirates. Une surprise, mais rien d‘étonnant pour Frank Simon, journaliste et spécialiste du football africain. Et puis le coup de bâton de la FIFA sur la tête de Samson Siasia. L’ancienne star et entraîneur des Super Eagles du Nigeria a été suspendu à vie pour son implication dans des matchs truqués. Accusations rejetées en bloc par le champion d’Afrique 1994 qui promet de se battre pour prouver son innocence. À suivre également les premiers mots de Vahid Halilhodzic après l’officialisation de sa nomination à la tête des Lions de l’Atlas du Maroc. Le technicien serbe a paraphé un contrat de deux ans et s’est vu fixer comme objectifs la qualification à la prochaine Coupe du monde et à la CAN.Mon, 19 Aug 2019 18:30:00 +0000editorial@africanews.com (Wahany Johnson SAMBOU)http://fr.africanews.com/2019/08/19/le-zamalek-mise-sur-micho-sredojevic/Burkina : au moins une dizaine de militaires tués dans une des plus graves attaques contre l'arméehttp://fr.africanews.com/2019/08/19/burkina-une-dizaine-de-militaires-tues-dans-une-attaque-terroriste-d-envergure/Au moins une dizaine de militaires ont été tués lundi lors d’une “attaque d’envergure” de “groupes armés terroristes” dans le nord du Burkina Faso, qui pourrait être la plus meurtrière qu’ait subie l’armée burkinabè. “Au petit matin, le détachement militaire de Koutougou, province du Soum, a été la cible d’une attaque d’envergure perpétrée par des groupes armés terroristes”, a annoncé l‘état-major général des armées burkinabè dans un communiqué. “Dans les rangs des forces nationales, un bilan provisoire fait état de plus d’une dizaine de militaires tombés et plusieurs blessés”, précise l‘état-major, qui qualifie de “terroristes” les groupes jihadistes. Selon plusieurs sources sécuritaires, d’autres soldats sont “portés disparus” et le bilan pourrait dépasser la vingtaine de morts, faisant de cette attaque la plus meurtrière dans la région. Jusque-là, la plus grave attaque jihadiste jamais perpétrée contre l’armée burkinabé avait fait 12 morts à Nassoumbou, également dans la province du Soum, en décembre 2016. Une quarantaine d’assaillants, à bord de véhicules pick-up et de motos, avaient attaqué un poste militaire situé à une trentaine de kilomètres du Mali. L’armée burkinabè avait aussi subi un revers sans précédent en mars 2018, lorsqu’une attaque jihadiste avait dévasté son état-major général, en plein centre-ville de la capitale Ouagadougou, faisant huit morts. Lundi, l’attaque contre le détachement militaire de Koutougou “a débuté vers 5H00 (locales et GMT). Les assaillants ont effectué plusieurs tirs à l’arme lourde, incendiant une grande partie du camp de base et des engins”, a précisé à l’AFP une source sécuritaire. L’armée impuissante “En réaction à cette attaque barbare, une vaste opération aérienne et terrestre de ratissage a permis de neutraliser de nombreux assaillants”, a assuré l‘état-major, sans donner plus de détail.  Le nord du Burkina a été le théâtre de plusieurs attaques meurtrières ces derniers mois, mais qui ont plutôt visé des civils. Quinze personnes ont péri fin juillet dans l’attaque du village de Diblou, et en juin, au moins 51 personnes ont été tuées dans quatre attaques. Cependant les 14 et 15 août, quatre militaires ont été tués par l’explosion d’une engin artisanal qui a fait sauter leur véhicule sur une route du Nord, puis trois policiers ont été tués dans une embuscade.  Pays sahélien pauvre d’Afrique de l’Ouest, le Burkina Faso s’enfonce depuis quatre ans et demi dans une spirale de violences, attribuées à une douzaine de groupes, certains affiliés à Al-Qaïda et d’autres à l’Etat islamique. Les forces de sécurité en difficulté Les attaques jihadistes, de plus en plus fréquentes et meurtrières, en particulier dans le nord et l’est du pays, ont fait plus de 500 morts. Les forces burkinabés, manquant de moyens, semblent incapables d’enrayer les attaques et les jihadistes, étendent leur influence sur des zones de plus en plus grandes. Ils disposeraient de plusieurs centaines de militants armés dans le pays, avait confié en mai une source militaire française à l’AFP. Cinq Etats du Sahel (Mauritanie, Mali, Niger, Burkina Faso et Tchad – le G5 Sahel) ont constitué une force militaire multinationale pour lutter contre les multiples groupes jihadistes qui sévissent dans la région, mais cette force peine à monter en puissance. Au moins 17.000 personnes ont dû fuir leurs foyers dans le nord du pays en raison de ces violences, avait indiqué le Comité international de la Croix-Rouge fin mai. Mi-juillet, les autorités ont prorogé de six mois l‘état d’urgence, en vigueur depuis décembre 2018 dans plusieurs provinces du pays.  AFPMon, 19 Aug 2019 18:27:00 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2019/08/19/burkina-une-dizaine-de-militaires-tues-dans-une-attaque-terroriste-d-envergure/Gabon : Ali Bongo Ondimba "retrouve son aisance oratoire", selon la présidencehttp://fr.africanews.com/2019/08/19/gabon-ali-bongo-ondimba-retrouve-son-aisance-oratoire-selon-la-presidence/Le chef de l’Etat Ali Bongo Ondimba, victime d’un AVC il y a dix mois, est “fermement aux commandes” et “retrouve son aisance oratoire”, a déclaré lundi la présidence du Gabon lors d’une conférence de presse à Libreville. Une partie de l’opposition gabonaise affirme que le président Bongo, âgé de 60 ans, n’est plus en capacité de diriger le pays depuis qu’il a été victime d’un accident vasculaire cérébral (AVC) fin octobre. Et ce en dépit de son retour à Libreville fin mars, après plusieurs mois de convalescence à l‘étranger. “Le président est à la manœuvre, il est aux commandes. Ceux qui s‘échinent ou s‘époumonent sur cette question (...) ont eu toutes les réponses”, a déclaré le porte-parole de la présidence Ike Ngouoni, répondant à une question de la presse. L’entretien avec le porte-parole s’est tenu au lendemain des cérémonies de la fête de l’indépendance que M. Bongo a dirigé à Libreville vendredi et samedi. Cette apparition publique du président a été scrutée par la presse, qui n’a eu qu‘à de rares fois l’occasion de voir M. Bongo, qui marche avec une canne, depuis son retour. “Le président ne travaille pas uniquement pour prouver qu’il est aux commandes, chacun peut le constater, chacun peut le voir, il est aujourd’hui à la tâche tous les jours”, a ajouté lundi le porte-parole de la présidence. Adresse à la presse Vendredi soir, le président gabonais a également prononcé un discours diffusé en différé à la télévision nationale. Le troisième depuis son AVC. “Comme chacun a pu le constater le président retrouve son aisance oratoire”, a commenté le porte-parole, soulignant que l’allocution avait duré “quatre minutes de plus” que la dernière début juin. Depuis son retour, le président a dirigé à Libreville plusieurs conseils des ministres, reçu de nombreux responsables, diplomates ou chef d’Etat étrangers. Mais hormis quelques mots prononcés à l’aéroport lors de son retour, le président gabonais ne s’est pas entretenu avec la presse, ni exprimé en direct. “Quand le président le jugera utile et opportun, il trouvera le meilleur moyen de s’adresser à la presse”, a répondu M. Ngouoni à une question des journalistes. “Conférence de presse avec les journalistes ou un discours en direct, cela reste de (la) seule volonté et (la) principale discrétion” du président, “maître de son agenda”, a-t-il souligné. Pays pétrolier d’Afrique centrale, le Gabon est dirigé depuis 2009 par Ali Bongo Ondimba. Il avait succédé à son père Omar Bongo Ondimba, arrivé au pouvoir en 1967. AFPMon, 19 Aug 2019 17:44:00 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2019/08/19/gabon-ali-bongo-ondimba-retrouve-son-aisance-oratoire-selon-la-presidence/SADC : l'entrée du Burundi officiellement récaléehttp://fr.africanews.com/2019/08/19/sadc-l-entree-du-burundi-officiellement-recalee/Le Burundi toujours pas admis au sein de la Communauté de développement de l’Afrique australe. Réunis en sommet ce week-end, les chefs d’Etat de la communauté ont officiellement décidé de suspendre l’admission du Burundi. Une décision qui couvait depuis mai dernier. A en croire le chef de l’Etat tanzanien, John Magufuli, qui accueillait le sommet, le Burundi doit encore satisfaire à certaines exigences. Si l’organisation ne les a pas encore rendues publiques, elle s’appuie toutefois sur le rapport d’une enquête menée depuis mai par une équipe de la SADC. A l‘époque, déjà, le chef de l’Etat namibien Hage Geingob, alors président en exercice de l’organisation avait indiqué que le Burundi ne serait pas admis. « Une mission d‘évaluation de la SADC a été envoyée au Burundi. C’est cette mission qui a jusqu’ici recommandé de ne pas autoriser l’admission du Burundi au sein de la SADC », avait restitué le dirigeant namibien, arguant que « cela est dû au mauvais fonctionnement du processus démocratique dans ce pays ». >>> LIRE AUSSI : Diplomatie : le Burundi refoulé de la SADC pour manquements à la démocratie Une référence directe aux textes de la SADC qui stipulent que tout prétendant à l’entrée dans l’organisation doit respecter les principes de la démocratie, des droits de l’homme, de la bonne gouvernance et de la prééminence du droit. Depuis 2017, le Burundi tente en vain d’intégrer l’organe régional, mais le coup d’Etat manqué d’avril 2015, suivi d’une répression étatique telle que décrite par les organisations de défense des droits de l’homme lui font obstacle. En juin notamment, un rapport de la Commission des droits de l’homme de l’ONU a accusé le gouvernement burundais de “graves violations des droits de l’homme”, du reste à l’endroit de l’opposition. Des conclusions vivement rejetées par le gouvernement burundais.Mon, 19 Aug 2019 16:31:00 +0000editorial@africanews.com (Carole KOUASSI)http://fr.africanews.com/2019/08/19/sadc-l-entree-du-burundi-officiellement-recalee/Football ivoirien : Didier Drogba marque un pas de plus vers la présidence de la fédérationhttp://fr.africanews.com/2019/08/19/football-ivoirien-didier-drogba-marque-un-pas-de-plus-vers-la-presidence-de-la/L’ancien international ivoirien, Didier Drogba se porte candidat à la présidence de la Fédération ivoirienne de football. Selon les médias locaux et le site de l‘Équipe, la légende du football ivoirien a déposé son dossier de candidature pour les élections à ce poste prévues en décembre prochain. L’ancien attaquant star de Chelsea ou encore de Marseille pourrait affronter durant ce scrutin d’autres poids lourds du football ivoirien, en l’occurrence Bonaventure Kalou, ancien sociétaire du Paris Saint-Germain et élu maire de la commune de Vavoua en octobre 2018. Augustin Sidy Diallo, en poste depuis 2011 et dont le mandat est actuellement contesté par plusieurs membres de la fédération, en est en principe à son dernier mandat. La liste définitive des candidats devrait être connue dans les prochaines semaines. À 41 ans et récemment retraité, Didier Drogba avait annoncé à mots à peine couverts ses ambitions pour le football ivoirien, laissant entrevoir une éventuelle candidature pour les élections de décembre 2019. « C’est quelque chose qui m’intéresse : j’ai envie d’apporter. Je veux m’impliquer davantage. J’y réfléchis de plus en plus. Je connais le football ivoirien, j’ai joué en sélection pendant des années et je me suis investi dans le football ivoirien ces derniers temps… Je n’ai pas encore pris ma décision, mais, si toutes les conditions sont réunies, pourquoi pas », avait-il affirmé dans un entretien sur RFI, soumettant au passage quelques recommandations. « Des états généraux sont nécessaires pour la renaissance du football ivoirien, planifier l’avenir », avait-il notamment assuré.Mon, 19 Aug 2019 15:54:00 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2019/08/19/football-ivoirien-didier-drogba-marque-un-pas-de-plus-vers-la-presidence-de-la/Égypte : le palais de la discordehttp://fr.africanews.com/2019/08/19/egypte-le-palais-de-la-discorde/Construit entre 1907 et 1911, le palais du Baron du Caire fait peau neuve, mais semble ne pas être du goût des Cairotes. Alors que les travaux de rénovation sont encore en cours d’achèvement, le Palais a fait l’objet de plusieurs critiques en ligne, les Egyptiens se sont moqués de l’aspect jugé bâclé de ce palais historique dont l’ossature a été conçue par le baron belge Edouard Empain. Les autorités ont procédé à un retour de manivelle en défendant les travaux de restauration . “Le palais était sur le point de s’effondrer, le sous-sol était à peine soutenu pour ne pas tomber : les critiques ont eu lieu deux mois avant la fin des travaux car nous sommes si près de terminer les restaurations”, explique Khalid El-Enany, ministre égyptien des Antiquités. “Comme le palais a été delaissé pendant longtemps, le verre des portes et des fenêtres a été brisé, ce qui a permis aux oiseaux d’entrer et de construire leurs nids, en plus des adorateurs des sciences ocultes qui entrent dans le palais et ont laissé leurs signes sur le mur comme ceci… tout ceci les appartient”, soutient Basma Sliem, inspectrice des antiquités. Plus de 6,1 millions de dollars La rénovation du palais a coûté une fortune, mais le jeu en valait bien la chandelle. “Les travaux de restauration coûtent plus de 6,1 millions de dollars : nous ne sommes pas sûrs de la faisabilité économique (de la restauration) mais nous le faisons pour préserver les antiquités égyptiennes”, déclare Khalid El-Enany. Le palais du Baron, encore appelée « Villa hindoue », faisait l’objet d’un projet commun de restauration en 2012, entre le Gouvernement Egyptien et les autorités Belges, dans le but d’y installer un centre culturel international.D’apres un communiqué du ministère, les travaux sont à ce jour supervisés par l’Autorité d’ingénierie des forces armées. Selon le Général Samir, le palais serait ouvert au public “au début de l’année prochaine”.Mon, 19 Aug 2019 14:48:31 +0000editorial@africanews.com (Cédric Lyonnel SEHOSSOLO)http://fr.africanews.com/2019/08/19/egypte-le-palais-de-la-discorde/Formation d'un gouvernement en RDC : la liste définitive connue au plus tard mardi ?http://fr.africanews.com/2019/08/19/formation-d-un-gouvernement-en-rdc-la-liste-definitive-connue-au-plus-tard-mardi/Plus que les derniers détails avant la publication du gouvernement tant attendu en République démocratique du Congo. Selon des sources bien informées dans le camp du chef de l’Etat Félix Tshisekedi, le nouveau cabinet ministériel devrait être connu au plus tard ce mardi. D’ailleurs, à la demande du chef de l’Etat, la session extraordinaire de la Chambre basse du Parlement s’est ouverte ce lundi 19 août pour se clore le 7 septembre. Il s’agira pour les parlementaires d’auditionner le programme du gouvernement Sylvestre Ilunga et procéder à son investiture, puis valider le mandat de certains députés adoubés par la Cour constitutionnelle et les suppléants de ceux qui sont devenus des sénateurs. Mais pour certains députés, cette session sonne surtout le glas de la si longue attente du nouveau gouvernement. >>> LIRE AUSSI : RDC – Formation du gouvernement : la liste rejetée faute de femmes Depuis plus de sept mois, en effet, la RDC attend toujours le gouvernement qui accompagnera le chef de l’Etat dans l’exécution de son projet de société. Pendant de longs mois, les discussions ont été âpres entre le camp du président Félix Tshisekedi et celui de son prédécesseur Joseph Kabila. Finalement, une liste de ministrables a été soumise au Premier ministre Sylvestre Ilunga qui doit à son tour soumettre une liste définitive au chef de l’Etat. #RDC j'ai remis, ce lundi, la mouture de mon gouvernement FcCnews4</a> <a href="https://twitter.com/CoalitionCach?ref_src=twsrc%5Etfw">CoalitionCach au Pdt Tshitshinews</a> <a href="https://t.co/1BZa98GIgv">pic.twitter.com/1BZa98GIgv</a></p>&mdash; Sylvestre Ilunga ILUNKAMBA (IlunkambaIlunga) August 19, 2019 Les dissensions réglées Fort de sa majorité à l’Assemblée nationale et le Sénat le Front commun pour le Congo de Joseph Kabila devrait s’en sortir avec 42 postes ministériels dont plusieurs maroquins stratégiques notamment ceux de la Finance, des Mines ou encore de la Justice. Quant à la Coalition pour le changement (CACH) de Félix Tshisekedi, elle récolte 23 ministères dont ceux des Affaires étrangères et de l’Intérieur. >>> LIRE AUSSI : RDC : un pro-Kabila élu au Sénat, son second battu Une autre équation mettant aux prises les partenaires au sein du camp présidentiel, soit l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) et son allié de l’Union pour la nation congolaise (UNC) de Vital Kamhere, directeur du cabinet présidentiel, vient elle-aussi d‘être résolue. À en croire Jean Baudouin May, le secrétaire général de l’UNC qui s’est confié au site Actualité.cd, sur les 23 postes ministériels revenant à la coalition CACH, l’UNC s’est s’adjugé huit postes dont la vice-primature au Budget, l‘Énergie et les ressources hydrologiques, ou encore les Médias et la Communication. Pour nombre de Congolais, la nomination effective d’un gouvernement devrait aider le pays à faire face aux nombreux défis, notamment la crise sécuritaire, mais aussi l‘épidémie d’Ebola qui frappe le pays depuis plus d’un an. Autre question, la gestion des mines alors que le géant Glencore a décidé de suspendre d’ici la fin de l’année, la production de sa mine de Mutanda, l’une des plus grandes mines de cobalt au monde.Mon, 19 Aug 2019 13:59:00 +0000editorial@africanews.com (Carole KOUASSI)http://fr.africanews.com/2019/08/19/formation-d-un-gouvernement-en-rdc-la-liste-definitive-connue-au-plus-tard-mardi/RDC : premiers cas d'Ebola à Walikalehttp://fr.africanews.com/2019/08/19/rdc-premiers-cas-d-ebola-a-walikale/Jusqu’ici épargné, le territoire de Walikale est lui aussi désormais dans la hantise d’Ebola. D’après le ministère de la Santé, deux cas (dont un dans la localité de Pinga) ont été identifiés ce week-end dans ce territoire de la province du Nord-Kivu à l’est de la RDC. Ce qui n’est pas sans incidence sur les chiffres relatifs à l‘épidémie déclenchée il y a un an à l’est du pays. « Depuis le début de l’épidémie, le cumul des cas est de 2.877, dont 2.783 confirmés et 94 probables », indique le bulletin du comité multisectoriel rendu public dimanche. Le document soutient également qu’il y a eu « 1934 décès (1840 confirmés et 94 probables) et 862 personnes guéries. 387 cas suspects en cours d’investigation ; 9 nouveaux cas confirmés, dont 5 au Nord-Kivu, notamment 2 à Katwa, 1 à Kayna, 1 à Musienene et 1 à Pinga,  3 en Ituri, à Mandima et 1 au Sud-Kivu à Mwenga ». Mais depuis la déclaration de l‘épidémie en août 2018, ce sont les premiers cas à Walikale. Une zone « enclavée » et située à quelque 150 kilomètres au nord-ouest de Goma épicentre de la pathologie avec la ville de Butembo.Mon, 19 Aug 2019 13:46:15 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2019/08/19/rdc-premiers-cas-d-ebola-a-walikale/Est de la RDC : trois personnes tuées par balles dans une manifestation (responsable local)http://fr.africanews.com/2019/08/19/est-de-la-rdc-trois-personnes-tuees-par-balles-dans-une-manifestation/Trois personnes ont été tuées lundi par balles par la police lors d’une manifestation contre l’insécurité dans une région de l’est de la République démocratique du Congo, où des tueries sont quasi quotidiennes, a-t-on appris d’un responsable local. “Il y avait une manifestation au cours de laquelle trois personnes viennent de mourir : un jeune garçon d’environ 25 ans a reçu une balle au niveau de l’abdomen, il est mort à l’hôpital; un pygmée a été atteint par balle, il est mort sur place; un  enfant a été atteint aussi par balle et est aussi décédé”, a déclaré à l’AFP Donat Kibwana, administrateur du territoire de Beni dans la province du Nord-Kivu. Cet incident a eu lieu à Oicha, cité située à 30 km au nord de la ville de Beni. Les manifestants protestaient contre une attaque survenue la veille et attribuée aux milices ougandaises musulmanes des Forces démocratiques alliées (ADF), au cours de laquelle deux personnes avaient été tuées. “La police a dispersé les manifestants par des tirs à balles réelles et du gaz lacrymogène, pour l’instant le bilan est de trois morts dont une femme pygmée”, a accusé Noella Katongerwaki, présidente de la société civile du territoire de Beni. Les activités sont “paralysées dans la cité d’Oicha. Nous demandons à l’armée de faire son travail. Nous ne pouvons pas comprendre que notre armée n’arrive toujours pas à nous sécuriser contre les ADF”, a ajouté un autre activiste, Janvier Kasairio. Présents dans l’est de la RDC depuis 1995, les miliciens des ADF sont accusés par le gouvernement congolais et la Mission de l’ONU au Congo (Monusco) d‘être responsables de massacres de plusieurs centaines de civils dans la région de Beni depuis octobre 2014. AFPMon, 19 Aug 2019 12:39:15 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2019/08/19/est-de-la-rdc-trois-personnes-tuees-par-balles-dans-une-manifestation/Ouganda : près de 20 morts dans l'explosion d'un camion-citernehttp://fr.africanews.com/2019/08/19/ouganda-pres-de-20-morts-dans-l-explosion-d-un-camion-citerne/Plus de 20 morts et des dizaines de blessés. C’est le bilan encore provisoire de l’explosion qui a eu lieu à Suday, dans l’ouest de l’Ouganda après l’explosion d’un camion-citerne. Les médias locaux rapportent que le camion a pris feu dans le district ouest du pays alors qu’il se rendait en RDC voisine. L’accident s’est produit lorsque le conducteur a perdu le contrôle du véhicule et est entré en collision avec un autre stationné, ce qui qui a déclenché l’incendie. Le porte-parole de la police dans la région a déclaré que l’incendie s’est propagé à des magasins d’un marché voisin. Il a également indiqué que les blessés ont été emmenés dans les hôpitaux de la région.Mon, 19 Aug 2019 10:00:17 +0000editorial@africanews.com (Serge KOFFI)http://fr.africanews.com/2019/08/19/ouganda-pres-de-20-morts-dans-l-explosion-d-un-camion-citerne/Zimbabwe : armée et police déployées en force à Bulawayohttp://fr.africanews.com/2019/08/19/zimbabwe-armee-et-police-deployees-en-force-a-bulawayo/L’armée et la police ont été déployées en force lundi à Bulawayo, deuxième ville du Zimbabwe, après l’interdiction la veille d’une marche prévue par l’opposition, quelques jours après la répression brutale d’une manifestation semblable à Harare. Des soldats mais aussi des policiers armés juchés sur des chevaux et dans des camions patrouillaient dans le centre de la ville et dans ses environs densément peuplées, selon un journaliste de l’AFP. Utilisant un mégaphone, la police qui circule dans un convoi formé de camions et de voitures blindées escorté par trois camions de l’armée, sillonne le quartier des affaires dans le centre de Bulawayo, tout en mettant en garde les habitants contre les manifestations. Un quartier où l’activité est particulièrement intense, près de l’enceinte des tribunaux de Tredgold, où les changeurs de devises illégaux font des affaires, a été bouclé par la police. Des barrages policiers ont également été mis en place sur les routes principales menant au centre de Bulawayo. Près de cinq millions de personnes ont besoin d’aide alimentaire La police zimbabwéenne a interdit la veille la marche prévue par le Mouvement pour le changement démocratique (MDC), à Bulawayo, pour protester contre la détérioration des conditions économiques. Le MDC a saisi la justice pour contester cette décision. La police avait déjà interdit des protestations la semaine dernière à Harare, après que le MDC eut appelé à une série de manifestations dans la capitale contre la gestion de l‘économie par le gouvernement du président Emmerson Mnangagwa.  Des dizaines de manifestants, dont beaucoup du MDC, avaient défié l’interdiction vendredi et des manifestants ont été blessés lors de la dispersion à coups de matraques, de fouets et de grenades lacrymogènes. Ces manifestations devaient être les premières depuis celles de janvier contre la hausse des carburants, violemment réprimées par les forces de l’ordre. Le président Mnangagwa, qui a succédé fin 2017 à Robert Mugabe, aux commandes du pays pendant trente-sept ans, s’est engagé à relancer l‘économie, jusqu‘à présent en vain. Le Zimbabwe est confronté à des pénuries régulières de denrées de première nécessité, comme la farine, le pain, l’huile, mais aussi les carburants. Les Zimbabwéens sont aussi confrontés à de très longues coupures d‘électricité. Environ cinq millions de personnes, soit un tiers des 16 millions d’habitants ont besoin d’une aide alimentaire, selon le programme alimentaire mondial (Pam) AFPMon, 19 Aug 2019 09:55:57 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2019/08/19/zimbabwe-armee-et-police-deployees-en-force-a-bulawayo/Zimbabwe : une autre marche de l'opposition interditehttp://fr.africanews.com/2019/08/19/zimbabwe-une-autre-marche-de-l-opposition-interdite/La police zimbabwéenne a interdit une marche de l’opposition prévue lundi à Bulawayo, au sud-ouest de Harare afin d‘éviter un « désordre public ». C’est la deuxième interdiction après celle de vendredi dernier. Le Mouvement pour le changement démocratique (MDC), principal parti de l’opposition au Zimbabwe a appelé ses militants à descendre dans les rues de Bulawayo, afin de manifester contre le gouvernement du président Emmerson Mnangagwa. Mais en vain, puis que la marche a été interdite par la police qui entend éviter un « désordre public », selon l’expression de Paul Nyathi, porte-parole de la police zimbabwéenne. C’est la deuxième marche interdite par la police en moins d’une semaine. Vendredi dernier à Harare, la capitale, la police anti-émeutes a dispersé à coup de gaz lacrymogène une marche interdite par la justice. Le MDC toujours déterminé Du côté du MDC, pas question de lâcher prise. Le leader du parti, Nelson Chamisa, a déclaré vendredi que sa formation continuerait à se mobiliser contre le gouvernement, mais de manière « pacifique ». Une détermination presque à la mesure de la difficile situation économique du Zimbabwe. Pénuries de carburant et de pain, forte inflation (près de 175 %), rareté de devises (dollars), .... C’est un Zimbabwe, ancien grenier d’Afrique australe qui halète ces derniers temps. Ce, malgré les réformes économiques promises par Emmerson Mnangagwa après le départ de Robert Mugabe contraint à la démission par l’armée et son parti en novembre 2017. Et très souvent, les manifestations contre ce statu quo sont violemment réprimées par Harare. En janvier par exemple, plus d’une dizaine de personnes ont été tuées dans la répression des marches contre la hausse des prix du carburant.Mon, 19 Aug 2019 09:11:55 +0000editorial@africanews.com (John Ndinga Ngoma)http://fr.africanews.com/2019/08/19/zimbabwe-une-autre-marche-de-l-opposition-interdite/Soudan : ouverture d'un procès Béchir, le premier acte de la transition retardéhttp://fr.africanews.com/2019/08/19/soudan-arrivee-au-tribunal-du-president-dechu-omar-el-bechir-juge-pour/Le procès pour corruption du président déchu Omar el-Béchir, au pouvoir durant trois décennies, s’est ouvert lundi au Soudan, où le processus de transition vers un pouvoir civil attend toujours son premier acte concret avec la désignation des membres du conseil souverain. L’ex-chef de l’Etat, déposé par l’armée le 11 avril en réponse à des manifestations massives, est arrivé en matinée devant un tribunal de Khartoum,, escorté par un imposant convoi militaire, a constaté un journaliste de l’AFP. Détenu dans une prison de Khartoum, M. Béchir, 75 ans, a été informé par le parquet qu’il faisait face à des accusations de “possession de devises étrangères, de corruption” et trafic d’influence. En charge de l’instruction, le brigadier Ahmed Ali a affirmé devant la cour que M. Béchir avait reçu 90 millions de dollars du prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane. Le procès de l’ancien président devait s’ouvrir samedi, jour de la signature d’un accord de transition historique entre le Conseil militaire au pouvoir depuis avril et la contestation. Mais il avait été reporté sine die. Fin avril, le chef du Conseil militaire de transition, le général Abdel Fattah al-Burhane, avait affirmé que l‘équivalent de plus de 113 millions de dollars avaient été saisis en liquide dans la résidence de l’ex-président à Khartoum. En mai, le procureur général avait également déclaré que M. Béchir avait été inculpé pour des meurtres commis lors des manifestations antirégime ayant conduit à son éviction, sans que l’on sache quand il devra répondre de cette accusation. Crimes au Darfour Amnesty International a averti la semaine dernière que son procès pour corruption ne devait pas détourner l’attention des accusations plus lourdes auxquelles il est confronté à La Haye. M. Béchir, qui a dirigé le pays d’une main de fer après un coup d‘État soutenu par les islamistes en 1989, fait l’objet de mandats d’arrêt internationaux de la Cour pénale internationale (CPI), pour crimes de guerre, crimes contre l’humanité et génocide, au cours de la guerre au Darfour (ouest), où une rébellion a éclaté en 2003. L’ONU affirme que le conflit a fait plus de 300.000 morts et 2,5 millions de déplacés, et que des centaines de milliers de personnes vivent encore dans des camps misérables et appauvris plus d’une décennie et demie plus tard. La CPI exige depuis des années que M. Béchir soit jugé, et a renouvelé son appel depuis sa chute. Amnesty a appelé les nouvelles institutions de transition au Soudan à ratifier le Statut de Rome de la CPI, ce qui permettrait de transférer M. Béchir à ce tribunal international. Les protestations contre le régime d’Omar el-Béchir avaient éclaté le 19 décembre, après que son gouvernement a triplé le prix du pain.  Elles se sont poursuivies après sa chute en avril, afin d’obtenir un transfert du pouvoir aux civils, et ont abouti samedi à la signature d’un accord entre les généraux au pouvoir et la contestation. Des milliers de Soudanais ont célébré cet accord historique, mais la désignation attendue dimanche du Conseil souverain censé piloter cette transition a été retardée, l’une des cinq personnes choisies par le mouvement de contestation ayant décliné l’offre. La composition complète est désormais prévue ce lundi. Le Conseil souverain doit être constitué de six civils et cinq militaires et sera d’abord dirigé pendant 21 mois par un général, puis par un civil pendant les 18 mois restants. Il devra superviser la formation d’une administration civile de transition, notamment du gouvernement.  Réserves La cérémonie de signature officielle de l’accord samedi a eu lieu en présence de nombreux dignitaires étrangers, signe que le Soudan pourrait tourner la page de son isolement sous le régime Béchir. Mais, en dépit de l’euphorie entourant l’accord de transition, des réserves persistent au sein de la contestation. Est notamment mise en cause l’omniprésence dans le processus de transition du général Mohammed Hamdan Daglo, numéro deux du Conseil militaire. Celui-ci a d’ailleurs cosigné l’accord samedi. Les redoutés paramilitaires des Forces de soutien rapide (RSF) dirigé par M. Daglo sont accusés d’avoir réprimé plusieurs manifestations. Beaucoup craignent qu’il ne tente d’accaparer ensuite le pouvoir et de tuer dans l’oeuf le processus démocratique. Les femmes, qui ont joué un rôle crucial dans les manifestations, dénoncent également la faible part de femmes représentées dans les institutions de transition.  Reste également à définir comment les nouvelles institutions comptent pacifier un pays meurtri par plusieurs conflits, dans les régions du Darfour, du Nil Bleu, et du Kordofan. AFPMon, 19 Aug 2019 08:44:29 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2019/08/19/soudan-arrivee-au-tribunal-du-president-dechu-omar-el-bechir-juge-pour/Côte d'Ivoire : Blé Goudé élu président de son partihttp://fr.africanews.com/2019/08/19/cote-d-ivoire-ble-goude-elu-president-de-son-parti/Charles Blé Goudé, l’ancien chef des Jeunes Patriotes de Côte d’Ivoire, est le nouveau président du Congrès panafricain pour la justice et l‘égalité des peuples (Cojep), sa formation politique. Blé Goudé, unique candidat du Cojep a été porté à 100 % à la tête de son parti dimanche à l’issue d’un premier congrès tenu à Abidjan. Selon les conclusions de cette première rencontre, du Cojep, parti né du mouvement de ce proche de l’ex président Laurent Gbagbo, “Charles Blé Goudé a été élu à l’unanimité ses 1.250 congressistes. Ce dernier a ‘‘pris l’engagement de donner (à ses partisans) un grand parti qui réponde aux attentes des Ivoiriens ‘’, tout en les félicitant pour cette marque de confiance placée en lui. “Je vous fais une promesse, ensemble vous et moi, nous allons construire un grand parti politique dont le bastion sera la Côte d’Ivoire” a déclaré l’ex-leader intervenant par vidéo conférence ses partisans rassemblés à Yopougon, un quartier populaire d’Abidjan. “Bientôt, nous (Blé Goudé et Laurent Gbagbo) serons en route pour la Côte d’Ivoire”, a-t-il ajouté. Le congrès du Cojep intervient dans un contexte où M. Blé Goudé et son co-accusé Laurent Gbagbo, à qui il est reproché des crimes contre l’humanité lors des violences post-électorales de 2010-2011 par la Cour pénale internationale (CPI), sont en liberté conditionnelle, en attente d’une éventuelle relance des charges par le procureur. Dans un entretien à l’AFP fin mai, M. Blé Goudé avait indiqué qu’il ne serait “candidat à rien en 2020”, l’année de la prochaine élection présidentielle. Dans les années 2000, il fut surnommé “le général des rues” pour sa capacité à mobiliser les partisans de Laurent Gbagbo à travers le mouvement des Jeunes patriotes notamment, souvent qualifié de milice. Ses détracteurs et les ONG internationales le considèrent comme un de ceux qui ont contribué à la montée de la tension en Côte d’Ivoire dans la décennie 2000, qui a culminé en 2010-2011 dans les violences post-électorales ayant fait plus de 3.000 morts. AFPMon, 19 Aug 2019 07:44:53 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2019/08/19/cote-d-ivoire-ble-goude-elu-president-de-son-parti/Tchad : État d'urgence dans l'est après des violences intercommunautaireshttp://fr.africanews.com/2019/08/19/tchad-etat-d-urgence-dans-l-est-apres-des-violences-intercommunautaires/Le président tchadien Idriss Déby a déclaré dimanche l‘état d’urgence dans deux provinces de l’est du pays et réclamé le désarmement des civils, après des affrontements meurtriers entre communautés qui sont, selon lui, liés à la crise au Soudan voisin. Mis à jour à 9h GMT L‘état d’urgence est déclaré pour trois mois dans les provinces du Sila et du Ouaddaï, à la frontière entre le Tchad et le Soudan. Des affrontements entre cultivateurs et éleveurs y ont fait plus de 50 morts depuis le 9 août, selon la présidence qui ne dresse pas de bilan plus précis. Depuis plusieurs dizaines d’années, la province du Ouaddaï, zone de transhumance, est en proie à des conflits entre éleveurs nomades arabes et cultivateurs autochtones ouaddaïens. “S’il y a encore des conflits entre Arabes et Ouaddaïens, (...) vous en tuez dix de chaque côté afin de sauver la majorité. Vous avez l’autorisation”, a lancé le président Déby aux autorités locales lors d’un déplacement dimanche dans le Sila, où le déploiement de “forces militaires qui vont assurer la sécurité de la population dans la zone” a été annoncé. “Dès que je quitte la province de Sila, il faut désarmer tous les civils de la zone qui ont des armes entre les mains”, a-t-il ordonné. La Convention tchadienne de défense des droits humains (CTDDH) a aussitôt condamné dans un communiqué les consignes du président, “scandalisée par l’appel au massacre des civils”. Scénario récurrent L’ONG “exige l’arrêt immédiat de ces exactions et estime que la responsabilité du génocide qui se prépare incombera au président Déby”. Outre la saisie des armes et la présence de forces militaires, le président tchadien a annoncé l’interdiction de circuler à moto dans les deux régions, ainsi que la suspension des chefs des deux cantons à l’origine des affrontements. Les violences avaient éclaté après la découverte du corps d’un jeune éleveur arabe dans des villages. “C’est une guerre totale que nous devons engager contre ceux qui portent des armes et sont à l’origine des morts d’hommes”, avait averti le président Déby le 9 août lors d’une conférence de presse. À l’origine de ces éruptions de violences, on retrouve souvent les mêmes scénarios ou presque : un troupeau de dromadaires piétine le champ d’un agriculteur ou un jardin cultivé par une famille, déclenchant immédiatement la confrontation entre les hommes des deux communautés, la plupart du temps avec des armes à feu. Le président tchadien a plus particulièrement incriminé l’afflux d’armes venues des pays frontaliers du Tchad en proie à de graves conflits comme la Libye, la Centrafrique ou le Soudan. changements structurels “La cause principale de ce conflit intercommunautaire est lié au désordre qui dégénère au Soudan”, a-t-il insisté dimanche. Outre le conflit du Darfour, dans l’ouest, un mouvement de contestation a mené au Soudan à la chute du président Omar el-Béchir et vient d’aboutir samedi, après huit mois de troubles, à un accord entre militaires et opposants. Dans l’est du Tchad, la multiplication des tensions s’explique également par la sécheresse et la pression démographique.  Des changements structurels auxquels sont venus se greffer des problèmes ethniques : les troupeaux appartiennent en grande majorité aux Zaghawa, l’ethnie du président Déby, selon les agriculteurs autochtones qui dénoncent l’impunité dont les éleveurs bénéficient lorsqu’un différend éclate. Ces situations conflictuelles entre éleveurs et agriculteurs se retrouvent aussi dans plusieurs autres pays africains, notamment au Nigeria ou en Centrafrique. AFPMon, 19 Aug 2019 07:05:04 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2019/08/19/tchad-etat-d-urgence-dans-l-est-apres-des-violences-intercommunautaires/Nigeria : quatre soldats tués dans une attaque jihadiste (sources militaires)http://fr.africanews.com/2019/08/19/nigeria-quatre-soldats-tues-dans-une-attaque-jihadiste-sources-militaires/Quatre soldats ont été tués dimanche dans le nord-est du Nigeria lors d’une attaque attribuée à des jihadistes affiliés au groupe Etat islamique (EI), a-t-on appris auprès de deux sources militaires. Ces assaillants soupçonnés d’appartenir au Groupe de l’Etat islamique en Afrique de l’Ouest (Iswap), issu d’une scission de Boko Haram, ont ouvert le feu sur une patrouille militaire dans le village de Mogula, près de la frontière avec le Cameroun, tuant quatre soldats et s’emparant de deux mitrailleuses, a indiqué un officier sous couvert d’anonymat. “Nos troupes ont été attaquées par des terroristes de l’Iswap à Mogula dans une embuscade au cours de laquelle nous avons perdu quatre soldats”, a-t-il déclaré. Le second officier a fourni le même bilan et a indiqué que les jihadistes avaient pris deux pick-up de l’armée mais avaient dû les abandonner car ils les ralentissaient dans leur fuite en raison du mauvais état de la route. “Mais ils ont démonté les mitrailleuses anti-aériennes des deux véhicules et les ont emportées”, a-t-il ajouté. Intensification des attaques contre les bases militaires En dix ans, le conflit a fait plus de 27.000 morts et environ deux millions de déplacés ne peuvent toujours pas regagner leur foyer. La crise s’est complexifiée en 2016, où une scission au sein de Boko Haram a vu émerger l’Iswap, un groupe qui a prêté allégeance au chef de l’EI, Abou Bakr al-Baghdadi. Depuis juillet 2018, l’Iswap intensifie ses attaques contre les bases militaires du Nord-Est. Ces dernières semaines, les combattants de l’Iswap ont renforcé leur présence dans des zones proches de la frontière avec le Cameroun, un secteur contrôlé par les hommes fidèles au leader historique de Boko Haram, Abubakar Shekau. AFPMon, 19 Aug 2019 06:39:31 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2019/08/19/nigeria-quatre-soldats-tues-dans-une-attaque-jihadiste-sources-militaires/Le Soudan célèbre l'accord historique, la désignation du Conseil souverain retardéehttp://fr.africanews.com/2019/08/19/le-soudan-celebre-l-accord-historique-la-designation-du-conseil-souverain/Le Soudan a célébré dimanche l’accord historique signé la veille par les dirigeants militaires et la contestation en vue de la transition vers un pouvoir civil, mais la désignation attendue du Conseil souverain censé piloter cette transition a été reportée à lundi. Comme la veille, de nouvelles scènes de liesse ont eu lieu dimanche dans les rues de Khartoum pour fêter la signature samedi par les généraux au pouvoir et les meneurs de la contestation d’un accord prévoyant une transition de 39 mois, qui doit être menée par le “Conseil souverain” composé de 11 membres -six civils et cinq militaires. Attendue dimanche, l’annonce de la composition de ce Conseil souverain n’avait cependant toujours pas eu lieu en fin de soirée. Selon des sources de l’opposition, seuls cinq des onze membres ont été choisis pour le moment, et la composition complète devrait être connue lundi.  La cérémonie de signature, qui avait s‘était déroulée samedi dans la capitale en présence de nombreux dignitaires étrangers, a constitué le plus grand événement du genre à être organisé depuis des années, tranchant avec les années d’isolement du Soudan. De nombreux pays ont salué la signature de l’accord, considéré comme le point de départ d’un “nouveau Soudan”, après les 30 ans de pouvoir d’Omar el-Béchir, détenu depuis sa destitution en avril par l’armée sous la pression de manifestations massives. “Cet accord répond aux demandes du peuple soudanais, qui a appelé sans relâche au changement et à un avenir meilleur”, a écrit le secrétaire d’Etat britannique pour l’Afrique, Andrew Stephenson. Sur Twitter, le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo a promis que Washington soutiendrait l‘établissement “d’un gouvernement qui protège les droits de tous les Soudanais et mène vers des élections libres et équitables”. Nouvelles institutions D’après les documents signés samedi, plusieurs étapes précèderont les élections prévues en 2022. La première est la formation du Conseil souverain. Remplacant le Conseil militaire, qui avait pris les rênes du pays après la destitution de Omar el-Béchir, ce Conseil souverain sera d’abord dirigé pendant 21 mois par un général, puis par un civil pendant les 18 mois restants. Abdallah Hamdok, un ex-économiste de l’ONU choisi jeudi par la contestation comme Premier ministre, devrait ensuite être officiellement désigné mardi par ce Conseil. Le gouvernement doit lui être formé le 28 août, avec 20 membres au maximum, pour permettre aux nouvelles institutions d’affronter les principaux défis du pays, en priorité la relance d’une économie en crise.    Les huit mois de manifestations ont fait plus de 250 morts, selon un comité de médecins proche de la contestation. Euphorie de courte durée ? Quelques membres de l’Alliance pour la liberté et le changement (ALC), fer de lance de la contestation, craignent toutefois que l’euphorie ne soit de courte durée, et des tensions persistent. Alors que l’accord de transition conclu début juillet a été salué comme le meilleur que le Soudan puisse espérer, certains contestataires estiment qu’il a nui à leur révolution. Ils pointent notamment l’omniprésence dans le processus de transition du général Mohammed Hamdan Daglo, à la tête d’une force paramilitaire et numéro deux du Conseil militaire. Celui-ci a d’ailleurs cosigné l’accord samedi. Les redoutés paramilitaires des Forces de soutien rapide (RSF) qu’il dirige sont accusés d’avoir réprimé plusieurs manifestations. Beaucoup craignent que le général Daglo, dit “Hemeidti”, ne tente de s’accaparer ensuite le pouvoir et de tuer dans l’oeuf le processus démocratique. Mais pour l’analyste soudanais Abdel Latif al-Buni, le plus grand risque dans l’immédiat pour la transition est la volonté de se venger de certains. “Un esprit de revanche contre l’ancien régime est dangereux”, estime-t-il. “Cela mènera vers un affrontement entre l’ancien régime et les nouveaux dirigeants”. Omar el-Béchir, qui fait l’objet de mandats d’arrêt internationaux émis par la Cour pénale internationale pour “génocide”, “crimes contre l’humanité” et “crimes de guerre” au Darfour (ouest), doit être jugé au Soudan pour corruption. Mais la date de son procès est indéterminée. >>> LIRE AUSSI : Soudan : les militaires et la contestation signent l’accord de transition >>> LIRE AUSSI : Le Soudan s’apprête à célébrer la signature d’un accord de transition vers un pouvoir civil >>> LIRE AUSSI : Soudan : procédures judiciaires sur des cas de disparition après un sit-in AFPMon, 19 Aug 2019 06:21:53 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2019/08/19/le-soudan-celebre-l-accord-historique-la-designation-du-conseil-souverain/Tchad : l'état d'urgence dans deux provinces de l'est [Morning Call]http://fr.africanews.com/2019/08/19/tchad-l-etat-d-urgence-dans-deux-provinces-de-l-est-morning-call/L‘état d’urgence est déclaré pour trois mois dans les provinces du Sila et du Ouaddaï, à la frontière entre le Tchad et le Soudan.Mon, 19 Aug 2019 05:00:00 +0000editorial@africanews.com (Ruth LAGO)http://fr.africanews.com/2019/08/19/tchad-l-etat-d-urgence-dans-deux-provinces-de-l-est-morning-call/Congo : des doutes sur la fiabilité des données sur le nouveau gisement de pétrolehttp://fr.africanews.com/2019/08/18/congo-des-doutes-sur-la-fiabilite-des-donnees-sur-le-nouveau-gisement-de-petrole/La branche congolaise de la coalition d’ONG Publiez Ce Que Vous Payez s’est interrogée dimanche sur la fiabilité des données concernant un gisement onshore découvert dans le nord du Congo, qui pourrait quadrupler la production de pétrole du pays. Dans une note, elle indique avoir “appris avec surprise la découverte d’un gisement pétrolier onshore dans la Cuvette”, une région du nord du Congo, et émet des doutes sur les volumes de production prévus. Le 10 août à Oyo (nord), fief du président Denis Sassou Nguesso, la Société africaine de recherche pétrolière et distribution (SARPD-Oil) et Petroleum exploration and production Africa (PEPA), deux firmes appartenant à l’homme d’affaire congolais Claude Wilfrid Etoka, très proche du président congolais, avaient annoncé la découverte d’un gisement de 9.392 mètres carrés dans la région de la Cuvette. Selon les études de prospection, le gisement, dont le permis d’exploration a été délivré en 2006 par l’Etat dont la part sera de 35%, devrait produire plus d’un milliard de mètres cubes d’hydrocarbures dont 359 millions de barils de pétrole ou 983.000 barils par jour. “Cette annonce paraît pour le moins intrigante”, estime Publiez Ce Que Vous Payez (PCQVP), qui milite pour la transparence dans les industries extractives. Elle se demande “sur quelle base cette estimation a été faite au niveau actuel de la recherche, alors qu’un seul puits sur les quatre est en phase de perforation”. Officiellement le Congo produit actuellement 350.000 barils de pétrole par jour. Il est le troisième producteur d’Afrique subsaharienne, loin derrière le Nigeria et l’Angola. Le gisement est situé près d’une zone abritant des tourbières qui séquestrent du carbone et jouent un rôle important dans la lutte contre le changement climatique. “Le Congo reste parfaitement attentif et conscient de la nécessité de préserver les tourbières, au regard de leur incidence sur l‘équilibre climatique mondial et la protection de la biodiversité”, a assuré le 15 août le président Sassou Nguesso dans un message radiotélévisé à la nation. “Tout en reconnaissant la transparence dans les opérations liées à ce projet, PCQVP s’inquiète énormément au sujet de l’opportunité de la mise en œuvre d’un tel projet ayant potentiellement des risques important du point de vue environnemental (…)”, selon la note. AFPSun, 18 Aug 2019 16:57:53 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2019/08/18/congo-des-doutes-sur-la-fiabilite-des-donnees-sur-le-nouveau-gisement-de-petrole/Libye : pas d'infrastructures militaires sur l'aéroport visé par les forces de Haftar (ONUhttp://fr.africanews.com/2019/08/18/libye-pas-d-infrastructures-militaires-sur-l-aeroport-vise-par-les-forces-de/La Mission d’appui de l’ONU en Libye (Manul) a affirmé qu’il n’y avait aucune infrastructure militaire sur un aérodrome bombardé à deux reprises cette semaine par les forces loyales au maréchal Khalifa Haftar. En 48 heures, l’aérodrome de Zouara (120 km à l’ouest de Tripoli) a été visé par des frappes aériennes menées par l’Armée nationale libyenne (ANL), autoproclamée du maréchal Haftar. “A la suite des frappes aériennes consécutives revendiquées par l’ANL sur l’aéroport de Zouara (ouest), les 15 et 16 août, la Manul a envoyé (samedi) une mission d‘évaluation à l’aéroport”, a indiqué la mission sur son site samedi soir. “Après avoir examiné les installations de l’aéroport et tous les bâtiments adjacents, la mission d’évaluation a été en mesure de confirmer qu’il n’y avait ni de moyens ni d’infrastructures militaires sur l’aéroport de Zouara”, a affirmé le communiqué. Par ailleurs, l‘équipe dépêchée sur place a conclu qu’aucune indication ne laissait croire que cet aéroport est utilisé à des fins militaires et qu’il est destiné à un “usage civil”. La Manul indiqué qu’elle partagera les éléments réunis au cours de sa visite à Zouara avec le Conseil de sécurité et le Groupe d’experts, comme pour les évaluations menées après d’autres incidents similaires. Elle a rappelé que “les attaques visant les civils ou des infrastructures civiles sont une violation grave du droit international humanitaire et des droits humains”. Homme fort de l’est de la Libye, le maréchal Haftar a lancé le 4 avril une offensive pour conquérir Tripoli. Après plus de quatre mois d’affrontements meurtriers, ses forces, freinées par celles qui sont loyales au GNA, n’ont guère avancé, restant aux abords de la capitale. Les forces loyales au maréchal Haftar avaient indiqué avoir bombardé à deux reprises, jeudi et vendredi, des hangars qui, selon elles, abritent des drones turcs et leurs munitions à l’aéroport de Zouara et dans une localité proche. Enlisés depuis plus de quatre mois aux abords de la capitale, les belligérants recourent de plus en plus aux frappes aériennes contre des cibles de l’autre partie.Sun, 18 Aug 2019 13:34:27 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2019/08/18/libye-pas-d-infrastructures-militaires-sur-l-aeroport-vise-par-les-forces-de/Côte d'Ivoire : Blé Goudé veut "bâtir un grand parti"http://fr.africanews.com/2019/08/18/cote-d-ivoire-ble-goude-veut-batir-un-grand-parti/“Nous allons construire un grand parti!”, a lancé samedi Charles Blé Goudé, l’ancien chef des Jeunes Patriotes de Côte d’Ivoire, récemment acquitté de crimes contre l’humanité par la CPI, à l’ouverture à Abidjan du premier congrès du Cojep, son mouvement devenu un parti. “Je suis Charles Blé Goudé, je vous parle depuis la Haye”, a déclaré l’ex-leader intervenant par vidéo conférence devant près de 2.000 personnes rassemblées à Yopougon, un quartier populaire d’Abidjan. “Je vous fais une promesse, ensemble vous et moi nous allons construire un grand parti politique dont le bastion sera la Côte d’Ivoire” a-t-il martelé. Venus de tous le pays, les militants du Cojep ont déployé lors d’une cérémonie festive des banderoles sur lesquelles étaient inscrits des slogans: “Avec Charles Blé Goudé nous sommes engagés pour la reconquête des libertés” ou “on a vaincu le 32”, le numéro de la cellule où il a passé cinq ans à La Haye avant son acquittement en première instance par la Cour pénale internationale. “Le congrès qui est aussi une fête pour magnifier la vérité va délivrer un message fort de réconciliation et dire que l’acquittement de Charles Blé Goudé n’est pas une victoire sur un camp, mais la manifestation de la vérité car la Côte d’Ivoire en avait besoin”, a affirmé de son côté à l’AFP Jean-Claude Gnahoua, responsable du Cojep en Europe, qui participait à la réunion. Le congrès qui doit s’achever dimanche pourrait désigner Charles Blé Goudé comme président du Cojep et lui donner mandat de participer aux futurs scrutins, y compris à la présidentielle. L’ancien chef controversé des Jeunes Patriotes de Côte d’Ivoire se voit un destin présidentiel dans son pays. “J’ai des ambitions pour un jour diriger mon pays, avec une équipe qui comprendra qu’il faut faire de la politique autrement en Côte d’Ivoire”, avait déclaré en juin sur la chaine France 24 ce fidèle de l’ex-président ivoirien Laurent Gbgabo – également acquitté par la CPI. “Bientôt nous (Blé Goudé et Laurent Gbagbo) serons en route pour la Côte d’Ivoire”, a annoncé M. Blé Goudé. Dans un entretien à l’AFP fin mai, M. Blé Goudé avait indiqué qu’il ne serait “candidat à rien en 2020”, l’année de la prochaine élection présidentielle. Dans les années 2000, Charles Blé Goudé fut surnommé “le général des rues” pour sa capacité à mobiliser les partisans de Laurent Gbagbo à travers le mouvement des Jeunes patriotes notamment, souvent qualifié de milice. Ses détracteurs et les ONG internationales le considèrent comme un de ceux qui ont contribué à la montée de la tension en Côte d’Ivoire dans la décennie 2000, qui a culminé en 2010-2011 dans les violences post-électorales ayant fait plus de 3.000 morts. AFPSun, 18 Aug 2019 11:13:32 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2019/08/18/cote-d-ivoire-ble-goude-veut-batir-un-grand-parti/Décès de Jacques Diouf, l'ancien directeur général de la FAOhttp://fr.africanews.com/2019/08/18/deces-de-jacques-diouf-l-ancien-directeur-general-de-la-fao/L’homme politique et diplomate sénégalais Jacques Diouf, qui fut directeur-général de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) de 1994 à fin 2011, est décédé à l‘âge de 81 ans, a annoncé le président sénégalais Macky Sall. “Le Sénégal vient de perdre un de ses plus valeureux fils avec le décès de notre compatriote Jacques Diouf. Il a été pour moi un collaborateur efficace au début de mon premier mandat”, a déclaré sur Twitter le chef de l’Etat sénégalais en présentant ses condoléances. Le Sénégal vient de perdre un de ses plus valeureux fils avec le décès de notre compatriote Jacques Diouf. Il a été pour moi un collaborateur efficace au début de mon premier mandat. Je salue sa mémoire et présente mes condoléances émues à sa famille éplorée. Paix à son âme.— Macky Sall (@Macky_Sall) August 17, 2019 Né le 1er août 1938 à Saint-Louis (nord du Sénégal), diplomate connu pour son pragmatisme, M. Diouf est décédé en France des suites d’une longue maladie, a indiqué sa famille, citée par des médias sénégalais. Marié et père de cinq enfants, Jacques Diouf avait fait ses études supérieures en France (diplôme d’ingénieur agronome, maîtrise d’agronomie tropicale, doctorat en sciences sociales) complétées par un diplôme supérieur de gestion à New-York. Nommé secrétaire d’Etat à la recherche scientifique du Sénégal par le président Léopold Sédar Senghor en 1978, il a été député de Saint-Louis de 1983 à 1984. Il avait ensuite quitté le Sénégal pour travailler au Centre de recherche pour le développement international à Ottawa, à la Banque centrale de l’Afrique de l’Ouest, avant de devenir, en 1991, ambassadeur de son pays au siège des Nations unies à New York. Elu à la tête de la FAO en 1993, il allait y faire trois mandats de six ans. Sous son impulsion, l’organisation onusienne a cherché la collaboration du secteur privé et de stars en lançant des opérations spectaculaires pour récolter des fonds à l’occasion de la Journée mondiale de l’Alimentation. Il faut “faire savoir à l’humanité qu’il n’est plus possible de traiter ces ressources vitales comme si elles étaient infinies”, avait-il déclaré à propos de la dégradation des terres et de l’eau lors de l’une de ses dernières interventions en tant que directeur général de la FAO, en novembre 2011. “L‘époque du “business as usual” est révolue”, avait-il averti. La même année, alors que la famine sévissait dans la Corne de l’Afrique en raison d’une sécheresse exceptionnelle, M. Diouf avait dit ne pas supporter de “voir l’image d’un enfant qui risque de mourir de faim”, en ajoutant: “Nous ne souhaiterions pas ça pour nos enfants, je ne vois pas pourquoi on accepterait ça pour les enfants des autres”. AFPSun, 18 Aug 2019 09:12:00 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2019/08/18/deces-de-jacques-diouf-l-ancien-directeur-general-de-la-fao/RDC : la rougeole a fait plus de 2.700 morts en sept mois, selon MSFhttp://fr.africanews.com/2019/08/17/rdc-la-rougeole-a-fait-plus-de-2700-morts-en-sept-mois-selon-msf/Une épidémie de rougeole a provoqué plus de 2.700 décès entre janvier et début août en RDC, y faisant plus de morts en sept mois que la maladie à virus Ebola en un an, a rapporté Médecins Sans Frontières (MSF) dans un tweet. “L’épidémie de rougeole déclarée le 10 juin dernier est la plus meurtrière que la République Démocratique du Congo (RDC) ait connue depuis 2011-2012. Entre janvier et début août 2019, elle a infecté plus de 145.000 personnes et entraîné 2.758 morts”, selon le tweet de MSF-RDC daté de vendredi. “Malgré l’ampleur de l’épidémie de rougeole en RDC, il y a un manque alarmant d’acteurs et de fonds. Avec 2,5 millions de dollars mobilisés sur les 8,9 millions requis pour le plan de réponse, le contraste avec l’urgence #Ebola, qui attire des centaines de millions de dollars, est frappant”, ajoute l’organisation médicale humanitaire. MSF affirme combattre l‘épidémie de rougeole dans 13 provinces de la RDC aux côtés des équipes locales du ministère congolais de la Santé. L‘épidémie de rougeole est signalée dans 23 provinces sur 26 que compte le pays, avaient déclaré les autorités sanitaires en juin. “Depuis le début de l’année, MSF a vacciné 474.863 enfants et pris en charge 27.439 patients”, lit-on encore. La rougeole atteint essentiellement les enfants à partir de l‘âge de 5-6 mois et les jeunes adultes. La maladie à virus Ebola a totalisé 1.905 décès depuis sa déclaration le 1er août 2018, selon le dernier bilan des autorités sanitaires congolaises datant de mercredi. Mi-juillet, l’organisation mondiale de la Santé (OMS) avait alerté sur le fait que l‘épidémie de rougeole tuait presqu’autant que les deux autres épidémies réunies: celles d’Ebola et de choléra. La rougeole avait alors fait 1.981 morts , contre 1.676 pour Ebola et 279 pour le choléra.Sat, 17 Aug 2019 21:55:29 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2019/08/17/rdc-la-rougeole-a-fait-plus-de-2700-morts-en-sept-mois-selon-msf/Gabon : Ali Bongo Ondimba à la parade militaire du 17 aoûthttp://fr.africanews.com/2019/08/17/gabon-ali-bongo-ondimba-a-la-parade-militaire-du-17-aout/Dix mois après son AVC, le président Ali Bongo Ondimba a assisté samedi au défilé militaire pour la fête nationale, une rare apparition publique que les Gabonais attendaient pour juger par eux-mêmes s’il peut toujours diriger le pays, contrairement à ce que prétendent ses opposants. Tôt samedi matin, de nombreuses personnes ont afflué vers le front de mer, tentant de se frayer un passage à travers de nombreuses barrières de sécurité. Le président a salué de la main, depuis sa voiture, quelques chanceux après le défilé. “Il y a des gens qui disaient qu’il était malade, mais il a pu nous saluer”, s’est félicité Mama Youssouf, un jeune badaud. Une partie de l’opposition avait appelé ses partisans à voir si le président, qui a succédé à son père Omar Bongo il y a dix ans, était ou non toujours capable de diriger ce pays pétrolier peuplé de moins de deux millions d‘âmes, à l‘économie chancelante. Depuis son accident vasculaire cérébral (AVC) d’octobre 2018 en Arabie saoudite, le chef de l’Etat, aujourd’hui âgé de 60 ans, a délaissé bains de foule et conférences de presse. Il a profité samedi de la fête du 59e anniversaire de l’indépendance pour faire un bref retour en public. Vendredi déjà, il était apparu devant la presse pour une cérémonie d’hommage au premier président gabonais, Léon Mba. Pour la première fois depuis son retour au pays fin mars, après une longue convalescence au Maroc, il avait été filmé et photographié par la presse internationale, hors du palais présidentiel, mais devant un parterre de personnalités triées sur le volet. Sat, 17 Aug 2019 18:28:00 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2019/08/17/gabon-ali-bongo-ondimba-a-la-parade-militaire-du-17-aout/Congo : appel à la levée de l'immunité et à des enquêtes contre deux enfants de Sassouhttp://fr.africanews.com/2019/08/17/congo-appel-a-la-levee-de-l-immunite-et-a-des-enquetes-contre-deux-enfants-de/Une plateforme d’organisations de la société civile du Congo-Brazzaville a exigé samedi la levée de l’immunité parlementaire et l’ouverture d’enquêtes contre deux députés, fils et fille du président Denis Sassou Nguesso, accusés de détournements de fonds publics. “La plateforme de la société civile pour la défense des droits humains et la démocratie exige la levée de l’immunité parlementaire des députés Denis Christel Sassou Nguesso et Claudia Sassou Nguesso pour mener une enquête parlementaire et permettre l’ouverture d’une enquête judiciaire”, indiquent les ONG dans une déclaration lue devant la presse. “La plateforme se réserve le droit de déposer plainte contre les deux présumés criminels économiques”, ajoute le document lu par Trésor Nzila qui pilote cette plateforme composée d’une dizaine d’ONG. “Les cas scandaleux de détournements de fonds publics de notre pays sont récurrents, mais les autorités gardent un silence complice, au bénéfice de ces présumés criminels financiers”, dénoncent les organisations. Le 6 août l’ONG britannique Global Witness a, dans un rapport rendu public mardi, accusé le fils cadet du président congolais, Denis Christel Sassou Nguesso, 44 ans, d’avoir détourné à son profit plus de 50 millions de dollars (30 milliards de francs CFA) de fonds publics en 2014. “Au total, en 2014, les entreprises détenues par Denis Christel Sassou-Nguesso ont reçu près de 50,5 millions de dollars qui auraient été détournés des comptes du Trésor congolais”, écrivait l’ONG britannique spécialisée dans la lutte contre le pillage des ressources naturelles. “Selon des documents étudiés par Global Witness, le véritable propriétaire du réseau chypriote d’entreprises qui a reçu les 50 millions de dollars du Trésor congolais était Denis Christel Sassou-Nguesso”, ajoutait-elle. “Six pays européens différents, les Îles Vierges Britanniques et l‘État américain du Delaware ont été impliqués dans ce qui s’avère être une manœuvre de blanchiment d’argent”, précisait encore Global Witness. Selon une autre enquête de Global Witness publiée en avril, sa sœur Claudia Sassou Nguesso, 47 ans, aurait reçu près de 20 millions de dollars (12 milliards de FCFA) de fonds publics apparemment détournés et utilisés pour l’achat d’un appartement de luxe dans le Trump Hotel & Tower à New York. AFPSat, 17 Aug 2019 16:17:33 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2019/08/17/congo-appel-a-la-levee-de-l-immunite-et-a-des-enquetes-contre-deux-enfants-de/Algérie : une réunion de "l'instance de dialogue" perturbée par des étudiantshttp://fr.africanews.com/2019/08/17/algerie-une-reunion-de-l-instance-de-dialogue-perturbee-par-des-etudiants/Des dizaines d‘étudiants ont perturbé samedi une réunion de “l’instance de dialogue” chargée par le pouvoir algérien de sortir le pays de la crise, pour dénoncer la présence d’un syndicat étudiant qu’ils accusent d‘être un soutien du pouvoir, selon des médias et des réseaux sociaux. Formée fin juillet, cette “Instance nationale de dialogue” est chargée de consulter partis politiques, société civile et représentants du “Hirak” (mouvement de contestation), afin de définir les modalités d’une présidentielle devant élire un successeur à Abdelaziz Bouteflika, contraint à la démission par la rue le 2 avril. Le “Hirak”, auquel les étudiants prennent une large part, refuse ce dialogue et réclame le démantèlement de l’appareil hérité des 20 ans de présidence Bouteflika avant tout scrutin et la mise en place d’institutions de transition, ce que refusent les autorités algériennes, civiles et militaires. Une “Union des étudiants Alger 1” avait appelé sur Facebook à protester contre une rencontre programmée samedi entre l’instance de dialogue et “un syndicat estudiantin (...) appelé UGEL” (Union générale des étudiants libres), “afin que ce dernier représente les étudiants et donc de légitimer ce dialogue”. Les auteurs de l’appel, qui disent n’appartenir “à aucun parti et à aucun syndicat”, qualifient les étudiants de l’UGEL de “larbins du système” ayant “soutenu TOUS les mandats de Bouteflika”. “Nous ne pouvons laisser le pouvoir en place se jouer de notre mouvement populaire en propulsant ses larbins en tant que représentant des étudiants libres, afin de décrédibiliser le mouvement estudiantin et les marches du mardi”, jour de manifestation hebdomadaire des étudiants contre le régime depuis le 22 février, début du mouvement de contestation inédit en Algérie, ajoutent-ils. Sur des vidéos publiées sur la page Facebook, on voit plusieurs dizaines d‘étudiants pénétrer dans la salle de réunion aux cris “Pas de dialogue avec le gang“ au pouvoir ou “les syndicats à la poubelle!” “Algérie libre et démocratique” et “transition obligatoire”, ont-ils également chanté. Après des discussions avec des membre de l’instance, dont des universitaires, ils sont sortis de la salle sans incident et ont continué à manifester devant le siège de l’instance. AFPSat, 17 Aug 2019 15:13:06 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2019/08/17/algerie-une-reunion-de-l-instance-de-dialogue-perturbee-par-des-etudiants/Soudan : les militaires et la contestation signent l'accord de transitionhttp://fr.africanews.com/2019/08/17/soudan-les-militaires-et-la-contestation-signent-l-accord-de-transition/Le Conseil militaire à la tête du Soudan et les meneurs de la contestation ont signé samedi la “déclaration constitutionnelle” finalisant un accord historique pour un transfert progressif du pouvoir aux civils, après des mois de protestations populaires. L’accord a été signé par Mohammed Hamdan Daglo, dit “Hemeidti”, numéro deux du Conseil militaire, et Ahmed Al-Rabie, représentant de l’Alliance pour la Liberté et le Changement (ALC), fer de lance de la contestation, en présence de chefs d’Etats, de Premiers ministres et de dignitaires de plusieurs pays. Des applaudissements ont suivi la signature de ces documents. MM. Daglo et Rabie étaient entourés des Premiers ministres égyptien et éthiopien, Moustafa Madbouli et Abiy Ahmed. Cette déclaration constitutionnelle complète une déclaration politique déjà signée le 17 juillet. Toutes deux forment un accord global conclu début août qui prévoit l‘établissement du “Conseil souverain”, constitué de six civils et de cinq militaires. La signature de cet accord met fin à près de huit mois d’un mouvement de contestation inédit qui a mené le 11 avril à la chute du président Omar el-Béchir, resté 30 ans au pouvoir, avant de se retourner contre les généraux du Conseil militaire de transition ayant pris sa succession. L’accord a été conclu à la faveur d’une médiation de l’Ethiopie et de l’Union africaine, après la dispersion meurtrière d’un sit-in des manifestants début juin devant le QG de l’armée, où 120 personnes ont été tuées d’après un comité de médecins. La cérémonie de signature officielle a débuté au son de l’hymne soudanais, suivi de la lecture de versets du Coran et d’un verset de l’Ancien testament. Dans la salle, des banderoles accrochées aux murs indiquaient: “la joie du Soudan”. AFPSat, 17 Aug 2019 12:41:22 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2019/08/17/soudan-les-militaires-et-la-contestation-signent-l-accord-de-transition/Soudan : le Conseil militaire et la contestation signent l'accord de transitionhttp://fr.africanews.com/2019/08/17/soudan-le-conseil-militaire-et-la-contestation-signent-l-accord-de-transition/Nos journalistes suivent cette information et l'actualiseront dès qu’ils en sauront davantageSat, 17 Aug 2019 12:28:41 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2019/08/17/soudan-le-conseil-militaire-et-la-contestation-signent-l-accord-de-transition/Appel à la décriminalisation de la prostitution en Afrique du Sudhttp://fr.africanews.com/2019/08/17/les-peripateticiennes-et-les-organisations-de-lutte-appellent-a-la/Violence de clients, harcèlement policier et stigmatisation, ce sont entre autres les raisons évoquées par les péripatéticiennes et les ONGs pour justifier leur combat pour la décriminalisation de la prostitution en Afrique du Sud. La prostitution est interdite dans le pays par une loi qui date de 1957, condamnant toute institution de maisons closes et les travailleurs du sexe. “Le travail du sexe est là depuis ma mère, depuis leurs mères et leurs grands-mères et ça ne va pas changer. Cette industrie a été ici avant nous, avant vous, alors je veux que ceux qui ne sont pas des travailleurs du sexe cessent de nous juger. Nous avons choisi de le faire. C’est mon corps. Tu ne peux pas me dire quoi faire.” – déclare Mbali Khumalo une professionnelle de cette industrie. La criminalisation n’a jamais empêché les hommes et les femmes de pratiquer le plus vieux métier au monde dans ce pays où le taux de chômage est estimé à 29% avec de rares opportunités d’emplois. Pour Skye Wheeler,chercheuse en surveillance des droits humains pour la division des droits des femmes,faire de la prostitution est un droit pour lequel personne ne devrait obstruction. “Notre recherche a révélé un certain nombre de raisons très convaincantes pour lesquelles le travail sexuel devrait être décriminalisé. La première est que la criminalisation est intrinsèquement contraire aux droits de l’Homme. La deuxième raison est que la criminalisation rend le travail sexuel plus dangereux, parce que les travailleuses et travailleurs sexuels ne peuvent pas se présenter librement à la police en cas de problème parce qu’ils sont forcés de travailler de travailler d’une manière cachée”-souligne-t-elle Mais si certaines organisations luttent pour la décriminalisation de la prostitution,d’autres par contre se lèvent pour son interdiction ferme. Plus tôt cette année, le président Cyril Ramaphosa déclarait que le gouvernement envisagerait de décriminaliser le travail sexuel. Le ministère de la Santé a quant à lui mis en œuvre des programmes visant à fournir des soins de santé, à octroyer des condoms, et à ordonner le test du VIH et la prophylaxie pré-exposition (PrEP) aux travailleurs du sexe.Sat, 17 Aug 2019 09:37:46 +0000editorial@africanews.com (Erika JOCIA)http://fr.africanews.com/2019/08/17/les-peripateticiennes-et-les-organisations-de-lutte-appellent-a-la/Le Soudan s'apprête à célébrer la signature d'un accord de transition vers un pouvoir civilhttp://fr.africanews.com/2019/08/17/le-soudan-s-apprete-a-celebrer-la-signature-d-un-accord-de-transition-vers-un/Les militaires au pouvoir et les meneurs de la contestation au Soudan doivent sceller samedi un accord historique ouvrant la voie à un transfert du pouvoir aux civils, dont la population espère qu’il lui apportera davantage de liberté et une vie meilleure. Une cérémonie doit se dérouler samedi après-midi à Khartoum sur les bords du Nil pour la signature des documents qui définissent les 39 mois de transition à venir. Si la voie vers la démocratie risque d‘être encore longue, l’humeur est toutefois à la célébration dans la capitale où des dignitaires étrangers et des milliers de Soudanais affluaient dès vendredi pour l’occasion. L’accord conclu début août a mis fin à près de huit mois d’un mouvement de contestation inédit qui a mené le 11 avril à la chute du président Omar el-Béchir, resté 30 ans au pouvoir, avant de se retourner contre les généraux du Conseil militaire de transition qui a pris sa succession. Conclu à la faveur d’une médiation de l’Ethiopie et de l’Union africaine, cet accord a été accueilli avec soulagement des deux côtés, les manifestants célébrant la victoire de leur “révolution” et les généraux s’attribuant le mérite d’avoir évité une guerre civile. A Atbara, une ville du centre du pays où ont eu lieu les premiers rassemblements contre la décision du gouvernement de tripler le prix du pain le 19 décembre, certains dansaient et chantaient sur les quais de la gare avant de partir pour Khartoum, selon des images postées sur les réseaux sociaux. “Pouvoir civil”, ont-il scandé, promettant de venger ceux qui ont péri dans la répression des manifestations. Premières étapes Les premières étapes de la transition devraient suivre la signature avec l’annonce dimanche de la composition du Conseil souverain en majorité constitué de civils qui doit mener la transition. Jeudi, l’Alliance pour la liberté et le changement (ALC), le fer de lance de la contestation, a désigné Abdallah Hamdok, un ex-économiste de l’ONU, pour devenir Premier ministre. Le Conseil souverain doit annoncer mardi s’il le confirme à ce poste. M. Hamdok aura alors la lourde tâche de relever l‘économie du pays qui s’est écroulée après que la sécession du Sud en 2011 l’a privée des trois quarts de ses réserves de pétrole. Inflation et pénuries ont été des moteurs de la contestation. Des élections sont prévues pour 2022 mais beaucoup de Soudanais doutent d’ores et déjà des capacités des institutions de transition à limiter le pouvoir de l‘élite militaire. Si ceux-ci sont minoritaires au sein des 11 membres du Conseil souverain qui doit gouverner 40 millions de Soudanais, celui-ci sera d’abord dirigé par un général pendant 21 mois. Et les ministres de l’Intérieur et de la Défense seront choisis par les militaires. “Les dynamiques politiques auront plus d’importance que des bouts de papier”, affirme Rosalind Marsden, du groupe de réflexion Chatham House établi à Londres. “Le plus gros défi du gouvernement sera le démantèlement des (entités informelles) islamistes qui ont pris le contrôle de toutes les institutions de l’Etat et des secteurs clés de l‘économie”, ajoute-t-elle. Le Premier ministre éthiopien participera à la cérémonie aux côtés de dirigeants d’autres pays de la région. L’une des premières conséquences de l’accord en matière diplomatique devrait être la levée de la suspension en juin du Soudan de l’Union africaine. Le général Mohammed Ali Ibrahim, membre du Conseil militaire de transition, a dit vendredi que la signature “rouvrirait la porte aux relations internationales du Soudan”. Groupes rebelles absents Le jour de la signature devait aussi être celui de l’ouverture du procès de l’ex-président inculpé pour corruption mais celle-ci a été repoussée à une date indéterminée. Vendredi, Amnesty International a averti contre la possibilité pour M. Béchir d‘échapper à un procès devant la Cour pénale internationale qui a émis contre lui deux mandats d’arrêt notamment pour “génocide” au Darfour. “Omar el-Béchir a échappé à la justice depuis bien trop longtemps et les victimes de crimes atroces attendent toujours réparation”, a indiqué l’ONG. Au sein du mouvement de contestation, certains affirment que l’accord n’est pas suffisant pour contrecarrer le pouvoir des militaires et garantir que justice soit aussi faite pour les quelque 250 personnes qui sont mortes lors des manifestations selon un comité de médecins proche des protestataires. Les grands absents de la cérémonie de signature seront les groupes rebelles des régions marginalisées du Darfour, du Nil Bleu et du Kordofan. Le Front révolutionnaire soudanais, qui réunit ces groupes, a soutenu la contestation mais a rejeté la déclaration constitutionnelle de l’accord, exigeant de participer au gouvernement et davantage de garanties concernant le processus de paix les concernant. AFPSat, 17 Aug 2019 08:58:58 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2019/08/17/le-soudan-s-apprete-a-celebrer-la-signature-d-un-accord-de-transition-vers-un/Deux internationaux de rugby kényans condamnés à 15 ans pour violhttp://fr.africanews.com/2019/08/17/deux-internationaux-de-rugby-kenyans-condamnes-a-15-pour-viol/La justice kényane n’a pas été tendre avec deux internationaux de rugby. Frank Wanyama et Alex Olaba ont été condamnés à 15 ans de prison pour viol. C’est un procès qui, aux yeux de certains activistes, met en lumière la tradition d’une culture du viol dans le rugby kényan. Mais si d’autres en ont échappé, ces deux rugbymen, Frank Wanyama et Alex Olaba, eux ont payé au prix fort leur implication dans un viol collectif. Ils ont été reconnus coupables par un tribunal de Nairobi et pris très cher comme sentence. « Tout compte fait, je vais condamner le premier accusé sur le premier chef de viol collectif à une peine de quinze ans d’emprisonnement. Pareil pour le deuxième, accusé aussi de viol collectif, il est également condamné à une peine de quinze ans d’emprisonnement. », a annoncé vendredi la juge Martha mutuku. Âgés, respectivement, de 24 et 23 ans, Frank Wanyama et Alex Olaba sont condamnés pour des faits qui remontent à l’année dernière. Les deux hommes faisaient partie de l‘équipe du Kenya de rugby à 7 qui a remporté le tournoi de rugby Series en 2016 à Singapour.Sat, 17 Aug 2019 08:53:00 +0000editorial@africanews.com (Wahany Johnson SAMBOU)http://fr.africanews.com/2019/08/17/deux-internationaux-de-rugby-kenyans-condamnes-a-15-pour-viol/Gabon : dix mois de spéculations sur l'état de santé du président Bongohttp://fr.africanews.com/2019/08/17/gabon-dix-mois-de-speculations-sur-l-etat-de-sante-du-president-bongo/Dix mois après un accident vasculaire cérébral (AVC), le président gabonais Ali Bongo Ondimba, au pouvoir depuis 2009, fait toujours, à 60 ans, l’objet de spéculations sur son aptitude à exercer ses fonctions. Hospitalisation à Ryad Le 24 octobre 2018, Ali Bongo est hospitalisé à Ryad, où il devait participer à un forum économique. Le 28, la présidence gabonaise affirme que M. Bongo a eu “un malaise” dû à une “fatigue sévère”, et dénonce les “fake-news”. La rareté de la communication officielle alimente l’inquiétude et les rumeurs, certaines allant jusqu‘à annoncer sa mort. Le 7 novembre, une source étrangère proche de M. Bongo affirme qu’il “a eu un AVC”. La présidence annonce le 11 novembre que M. Bongo est “en phase de recouvrement de la plénitude de ses facultés physiques”. Le 14, la Cour constitutionnelle modifie la Constitution afin de faire face à “l’indisponibilité temporaire” du président et autorise le vice-président “à convoquer et présider un Conseil des ministres”. Convalescence au Maroc Le 29 novembre, Ali Bongo est transféré à Rabat, pour y poursuivre sa convalescence. Le 3 décembre, des images de sa rencontre avec le roi Mohammed VI sont diffusées. Les chaînes gabonaises diffusent le lendemain une autre vidéo montrant le chef de l’Etat recevant, au Maroc, son Premier ministre, son vice-président et la présidente de la Cour constitutionnelle gabonaise. Le 9, le vice-président Pierre Claver Maganga Moussavou reconnaît que M. Bongo avait fait un AVC. Lors de ses voeux du Nouvel An, M. Bongo s’exprime le 31 décembre pour la première fois dans une vidéo enregistrée à Rabat. “Je vais mieux, et me prépare à vous retrouver très vite”, dit-il. Tentative de coup d’Etat Le 7 janvier 2019, une dizaine de militaires de la Garde républicaine tentent un coup de force en appelant sur la radio d’Etat au soulèvement pour “sauver le pays du chaos”. Le chef du commando est arrêté et deux de ses hommes sont tués par les forces de sécurité. Allers-retours éclairs Le 13 janvier, un nouveau gouvernement et un nouveau cabinet présidentiel sont annoncés depuis le Maroc. M. Bongo regagne Libreville deux jours plus tard pour la prestation de serment du gouvernement. Une vidéo officielle le montre assis dans un fauteuil roulant, le regard fixe. Moins de 24 heures plus tard, il repart au Maroc. Le 25 février, M. Bongo préside à Libreville un Conseil des ministres, où une avalanche de nominations sont annoncées. Des vidéos filmées par des proches le montrent saluant les badauds depuis sa voiture. Il repart 48 heures plus tard pour le Maroc. Allocution télévisée Fin février, dix personnalités politiques, syndicales et de la société civile signent un “Appel à agir” pour exiger que soit reconnue “la vacance du pouvoir”. Le 23 mars, M. Bongo arrive à Libreville, où plusieurs milliers de personnes sont venues l’accueillir. Le 29, il dirige le Conseil des ministres. Une vidéo et des photos officielles le montrent s’appuyant sur une canne, en train de discuter avec plusieurs de ses ministres. Le 8 juin, après six mois de silence, Ali Bongo annonce, dans un discours de huit minutes enregistré et diffusé par la télévision nationale, avoir demandé à son Premier ministre la formation d’un nouveau gouvernement. Arrestations Début juillet, la principale coalition syndicale, Dynamique unitaire (DU), affirme, sans produire de preuves, que le chef de l’Etat “est mort”. Quatre de ses responsables sont arrêtés dix jours plus tard. Le chef du Front patriotique gabonais (FPG, opposition) est détenu pendant deux jours après avoir accusé plusieurs proches d’Ali Bongo de “manipuler” le président. Jeudi, à la veille d’un défilé militaire auquel il doit assister pour la fête de l’Indépendance, M. Bongo a présidé un hommage au premier président gabonais, Léon Mba, progressant avec difficulté appuyé sur une canne mais souriant et lâchant quelques mots en aparté à des officiels. Le tout pour la première fois en 10 mois sous l’oeil des caméras de la presse internationale.Sat, 17 Aug 2019 08:44:56 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2019/08/17/gabon-dix-mois-de-speculations-sur-l-etat-de-sante-du-president-bongo/L'opposition zimbabwéenne condamne la répressionhttp://fr.africanews.com/2019/08/17/l-opposition-zimbabweenne-condamne-la-repression/L’opposition zimbabwéenne en ordre de bataille après avoir condamné la violente répression de sa manifestation de vendredi par la police à Harare, la capitale. La colère de l’opposition zimbabwéenne après la violente répression d’une manifestation contre la dégradation de la situation économique vendredi à Harare. Des violences policières dénoncées par le leader du Mouvement pour le changement démocratique (MDC), Nelson Chamisa, et ses partisans après avoir décidé de faire marche arrière pour éviter la confrontation avec les forces de l’ordre. « Aujourd’hui, nous ne voulions pas risquer la vie de gens en continuant à être conflictuels. Parce que si nous avions choisi cela, il y aurait du sang dans les rues, mais nous ne voulons pas marcher sur des cadavres pour résoudre notre crise. Nous pouvons le faire par la paix et c’est ce que nous poursuivons. » #HappeningNow PoliceZimbabwe</a>&#39;s <a href="https://twitter.com/hashtag/heavyhandedness?src=hash&ref_src=twsrc%5Etfw">#heavyhandedness</a> on unarmed civilians in the streets of <a href="https://twitter.com/hashtag/Harare?src=hash&ref_src=twsrc%5Etfw">#Harare</a><a href="https://twitter.com/hashtag/FreeZimbabweCampaign?src=hash&ref_src=twsrc%5Etfw">#FreeZimbabweCampaign</a><a href="https://twitter.com/hashtag/ThePeopleShallGovern?src=hash&ref_src=twsrc%5Etfw">#ThePeopleShallGovern</a><a href="https://twitter.com/nelsonchamisa?ref_src=twsrc%5Etfw">nelsonchamisa molokele</a> <a href="https://twitter.com/luke_tambo?ref_src=twsrc%5Etfw">luke_tambo hwendec</a> <a href="https://t.co/JNNm2NLB5d">pic.twitter.com/JNNm2NLB5d</a></p>&mdash; MDC Zimbabwe (mdczimbabwe) August 16, 2019 Vendredi, ils étaient des dizaines à braver l’interdiction de leur rassemblement dans la capitale pour crier leur ras-le-bol face aux difficultés économiques de plus en plus insoutenables. Cette manifestation devait être la première d’une série prévue à l‘échelle nationale par le MDC qui n’a pas dit son dernier mot. « Ce que vous allez voir est une mutation de notre stratégie, car lorsque vous êtes confronté à un régime conflictuel, vous devez également utiliser des tactiques qui vont au-dessus d’eux. Ils ne peuvent pas être au-dessus des gens, ils ne peuvent pas vaincre le peuple. Smith l’a essayé et a été battu, Mugabe l’a essayé et a été battu, Mnangagwa l’essaie et il sera battu. », promet M. Chamisa. President nelsonchamisa</a> on why we must all participate in the <a href="https://twitter.com/hashtag/FreeZimbabweCampaign?src=hash&ref_src=twsrc%5Etfw">#FreeZimbabweCampaign</a> <a href="https://twitter.com/hwendec?ref_src=twsrc%5Etfw">hwendec BitiTendai</a> <a href="https://twitter.com/Welshman_Ncube?ref_src=twsrc%5Etfw">Welshman_Ncube molokele</a> <a href="https://twitter.com/luke_tambo?ref_src=twsrc%5Etfw">luke_tambo JMafume</a> <a href="https://twitter.com/DavidColtart?ref_src=twsrc%5Etfw">DavidColtart pic.twitter.com/3sBiG7jbNz— MDC Zimbabwe (@mdczimbabwe) August 15, 2019 Un discours qui témoigne de la détermination de l’opposition zimbabwéenne à faire face au pouvoir en place, malgré la répression policière.Sat, 17 Aug 2019 08:41:00 +0000editorial@africanews.com (Wahany Johnson SAMBOU)http://fr.africanews.com/2019/08/17/l-opposition-zimbabweenne-condamne-la-repression/Nombreuses réserves sur le Brexithttp://fr.africanews.com/2019/08/17/nombreuses-reserves-sur-le-brexit/Dans la perspective d’un Brexit de plus en plus probable, les résidents britanniques se préparent à ce qui pourrait survenir après un retrait de l’UE. À l’approche de l‘échéance du Brexit, la possibilité effrayante et réelle d’un non à l’accord commence à hanter l’industrie alimentaire du Royaume-Uni. Selon une nouvelle étude, les ménages ont déjà dépensé 4 milliards d’euros pour stocker des biens en prévision d’un éventuel Brexit sans transaction. Selon le Premier ministre Boris Johnson, le Royaume-Uni quittera le Brexit d’ici le 31 octobre, qu’un accord ait été conclu ou non avec l’UE. elayneshaniSat, 17 Aug 2019 05:10:00 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2019/08/17/nombreuses-reserves-sur-le-brexit/RDC : 32 disparus dans un nouveau naufrage sur le lac Kivuhttp://fr.africanews.com/2019/08/16/rdc-32-disparus-dans-un-nouveau-naufrage-sur-le-lac-kivu/Trente-deux personnes sont portées disparues dans le naufrage d’une pirogue motorisée dans la nuit de jeudi à vendredi sur le lac Kivu à hauteur du territoire de Kabare (Sud-Kivu) dans l’est de la République démocratique du Congo, a-t-on appris de source officielle. La pirogue motorisée, avec “plus de 70 personnes” à bord, a chaviré sur le lac Kivu vers 20h00 (18h00GMT) dans la nuit de jeudi près du village Luhihi dans le territoire de Kabare (Sud-Kivu, est). “Le bilan provisoire fait état de 46 rescapés dont des blessés et 32 disparus”, indique un communiqué du gouvernorat du Sud-Kivu. Sans donner de précisions sur le nombre de morts, le gouvernorat indique que “chaque famille éprouvée” a reçu “une enveloppe de 300 dollars pour organiser des obsèques dignes de nos compatriotes naufragés”, ajoute le communiqué publié au retour d’une visite sur place du gouverneur du Sud-Kivu Théo Ngwabidje à Bukavu. “La surcharge était la cause principale de ce naufrage”, a indiqué à l’AFP Christian Chiringwi, chef de groupement de Luhihi.  Naufrages fréquents Dans la province voisine de Tanganyika (sud-est), une pirogue motorisée a chaviré dans la nuit de jeudi à vendredi “faisant deux morts”, a déclaré à l’AFP le ministre provincial de l’Intérieur, Kabuya Lumuna. Les naufrages sont fréquents et souvent meurtriers sur les eaux congolaises, en raison de la vétusté des embarcations, de la surcharge, de l’absence de balisage ou encore des conditions météorologiques. Dans la grande majorité des cas, les passagers ne sont pas équipés de gilets de sauvetage. Depuis le début de l’année, au moins 190 personnes sont mortes dans des naufrages sur des cours d’eau congolaises, selon un décompte de l’AFP. Mi-avril, le naufrage d’une embarcation entre Goma et le territoire de Kalehe sur le lac Kivu avait endeuillé 142 familles, d’après le président congolais Félix Tshisekedi, qui s‘était rendu sur place et décrété trois jours de deuil. AFPFri, 16 Aug 2019 18:34:42 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2019/08/16/rdc-32-disparus-dans-un-nouveau-naufrage-sur-le-lac-kivu/Gabon-pénuries : la pêche et la vente de carpes interditeshttp://fr.africanews.com/2019/08/16/gabon-penuries-la-peche-et-la-vente-des-carpes-interdites/Au Gabon, la pêche et la vente de carpe ont été interdites par le gouvernement jusqu‘à la fin du mois d’août. Une décision qui fait suite à la mort mystérieuse des carpes en grand nombre à la surface des lacs du fleuve Ogooué dans le canton de Lambarene à 250 km au sud de Libreville. Certains habitants ont exprimé leur inquiétude devant le manque d’explications détaillées des autorités pour justifier l’interdiction et la mort de ces poissons. “Les gens continuent à manger ce poisson parce qu’il n’y a rien et que nous ne savons pas pourquoi les autorités nous ont dit de cesser de pêcher sans aucune mesure d’accompagnement, et on ne nous dit rien avant aujourd’hui. Il semble qu’ils aient emmené ce poisson à faire des tests, mais on ne nous a rien dit. Ils ont même prolongé l’interdiction de deux semaines sans rien nous dire de spécial. “ Explique  Raylongo Wilson, un pêcheur. Les soupçons se portent alors sur des pratiques peu orthodoxes des pêcheurs ou encore sur celles d’exploitants miniers illégaux aux abords de l’Ogooué. ‘‘Mais actuellement, rien ne mord: ni les touristes, ni le poisson, encore moins la carpe, qu’il vend malgré l’interdiction, mais à des prix cassés: “Le kilo qui se vendait à 1.000 francs CFA (1,52 euro) revient aujourd’hui à 500 FCFA (76 centimes d’euros”. Se désole Clément Akouyayé, un pêcheur local. L’interdiction gouvernementale inquiète les populations dont les ressources économiques sont essentiellement tirées des revenus de la carpe. “L’industrie de la carpe est notre seule activité ici. S’ils interdisent la carpe, que ferons-nous ? Dans ce cas, nous irons cambrioler et d’autres voleront et la police s’attaquerait à la population et ce n’est pas bon. Nous devrions continuer à vendre, je parle au gouvernement, ils doivent nous laisser vendre notre poisson.” Se plaint Bitangoyi Lekoumou Paulin, un vendeur. La carpe du site de Lambarene est associée depuis plus d’un siècle à l’hôpital d’Albert Schweitzer, décédée et enterré là-bas en 1965. En attendant, les chercheurs ont envoyé des échantillons à l’Université norvégienne d’Oslo pour en savoir davantage sur l’origine de cette bactérie et l’interdiction de pêche a été maintenue. AFPFri, 16 Aug 2019 16:13:04 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2019/08/16/gabon-penuries-la-peche-et-la-vente-des-carpes-interdites/Un dirigeant chiite parti se faire soigner en Inde rentre au Nigeria après une querelle sur son traitementhttp://fr.africanews.com/2019/08/16/un-dirigeant-chiite-parti-se-faire-soigner-en-inde-rentre-au-nigeria-apres-une/Un dirigeant de la minorité chiite du Nigeria qui avait été autorisé à se rendre en Inde pour y être soigné est revenu vendredi dans son pays après une querelle à propos de son traitement médical, a-t-on appris auprès de sa famille et ses partisans. Ibrahim Zakzaky, fondateur du Mouvement islamique du Nigeria (MIN, pro-iranien), avait été autorisé le 5 août par la justice à se rendre sous caution en Inde pour se faire soigner, après des mois de manifestations parfois sanglantes pour réclamer sa libération. Le fondateur du MIN et son épouse étaient détenus depuis leur arrestation en décembre 2015 après la répression d’une manifestation qui avait fait plusieurs centaines de morts. Ibrahim Zakzaky  et son épouse Zeenah Ibrahim partis de New Delhi sur un vol d’Ethiopian Airlines, sont arrivés à Abuja, ont précisé leurs proches. Le couple était parti lundi pour l’Inde. Mais une querelle est survenue sur les conditions du traitement, le MIN se plaignant que M. Zakzaky se soit vu refuser l’accès aux médecins de son choix et ait été placé sous surveillance étroite. Jeudi, M. Zakzaky a annoncé s‘être vu enjoindre de quitter l’Inde. Dans un communiqué, le MIN affirme “qu’il continuera à se battre” pour que son leader “recoive le traitement médical approprié dont il a besoin”. Il aurait perdu un œil Selon les avocats du dirigeant chiite qui serait âgé d’environ 65 ans, il a perdu son oeil droit et risque de perdre le gauche. Il a aussi dans le corps des éclats de balle reçues en 2015. Le MIN est un groupe représentant la minorité chiite du Nigeria où la majorité des musulmans est d’obédience sunnite. Inspiré par la révolution iranienne et revendiquant des millions de fidèles dans le nord du Nigeria, il a manifesté quasi quotidiennement ces derniers mois dans la capitale Abuja pour obtenir la libération de son dirigeant. Au moins huit personnes, six manifestants, un journaliste et un policier, avaient été tués le 22 juillet dans des violences pendant une marche. Le MIN, qui avance un bilan de 20 morts dans ses rangs, a été interdit par la présidence nigériane quelques jours plus tard et le groupe qualifié d“organisation “terroriste” par la police. L’organisation de défense des droits de l’homme Amnesty International a affirmé qu’au moins trois personnes arrêtées pendant les manifestations du 22 juillet étaient mortes des suites de blessures par balle, après s‘être vues refuser tous soins en détention.  Le MIN, apparu comme un mouvement étudiant en 1978 avant de muer en groupe révolutionnaire, est aujourd’hui encore proche de Téhéran et suscite une grande hostilité au Nigeria, où l‘élite musulmane sunnite ne cache pas ses affinités avec l’Arabie saoudite. La minorité chiite nigériane compterait environ 4 millions de fidèles sur les quelque 190 millions d’habitants du pays dont le Sud est majoritairement chrétien. AFPFri, 16 Aug 2019 15:18:22 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2019/08/16/un-dirigeant-chiite-parti-se-faire-soigner-en-inde-rentre-au-nigeria-apres-une/L'Ouganda et la Zambie démentent que Huawei ait aidé à espionner leurs opposantshttp://fr.africanews.com/2019/08/16/l-ouganda-dement-que-huawei-l-ait-aide-a-espionner-l-opposant-bobi-wine/Les gouvernements ougandais et zambien ont démenti vendredi que des employés du géant chinois des télécoms Huawei avaient aidé leurs services de renseignements respectifs à espionner leurs opposants. Mis à jour à 16h 30 GMT Le Wall Street Journal a affirmé cette semaine au terme d’un long travail d’investigation que des techniciens de Huawei avaient aidé Kampala et Lusaka à intercepter les communications et les conversations sur les médias sociaux de leurs opposants, ainsi qu‘à pister leurs déplacements. Huawei “rejette complètement les allégations infondées et inexactes du Wall Street Journal contre ses activités commerciales en Algérie, en Ouganda et en Zambie”, dans un communiqué de la compagnie reçu par l’AFP à Alger. Le WSJ affirme que les techniciens du géant chinois ont vanté aux autorités ougandaises l’excellence d’un système de surveillance “intelligent” installé en Algérie, et qu’une équipe de hauts responsables des services de sécurité ougandais s’est rendue sur place pour étudier ce système comprenant des outils de surveillance de masse et de cybersurveillance. Les autorités algériennes n’ont pas répondu dans l’immédiat vendredi, premier jour du weekend en Algérie, aux appels et à un courrier électronique de l’AFP. Démenti de Kampala Selon le WSJ, des techniciens de Huawei ont aidé les autorités ougandaises à utiliser des logiciels espion pour intercepter les communications de la pop-star, devenu opposant, Bobi Wine sur des applications cryptées comme Skype ou WhatsApp. Député d’opposition depuis 2017, Bobi Wine, de son vrai nom Robert Kyagulanyi, a annoncé son intention de défier le président Yoweri Museveni, au pouvoir depuis 1986, lors de la présidentielle prévue en 2021. “Il est totalement faux de prétendre que Huawei a aidé des gouvernements africains parmi lesquels l’Ouganda à espionner leurs opposants politiques”, a déclaré à l’AFP le porte-parole de la présidence ougandaise Don Wanyama. “Pourquoi espionner Bobi Wine?” a-t-il ajouté, sans plus de précision. Huawei est l’actuel numéro 2 de l’industrie mondiale du smartphone, après Samsung et devant Apple, malgré les sanctions imposées au géant chinois des technologies par l’administration Trump, qui le soupçonne d’espionnage potentiel au profit de Pékin. Selon le porte-parole de la présidence ougandaise, les conclusions de l’article du Wall Street Journal sont “une continuation de la guerre commerciale entre la Chine et les Etats-Unis”. “Pure fake news”, selon Pékin La porte-parole du gouvernement zambien a qualifié sur Twitter de “malveillant” l’article du WSJ qui affirme que des techniciens de Huawei ont aidé les autorités à espionner des blogueurs administrant un site critiquant le président Edgar Lungu. “Nous le démentons avec le mépris qu’il mérite”, a indiqué Dora Siliya. Dans son article, le Wall Street Journal précise qu’au terme de son enquête, il “n’a pas trouvé de preuve d’espionnage par ou pour le compte de Pékin en Afrique”. Mais il décrit comment un employé de l’ambassade de Chine à Kampala a accompagné des responsables ougandais en Chine où ils ont visité le siège de Huawei et reçu “des précisions sur les systèmes de surveillance que le géant a déployés dans le monde”. Sur Twitter, l’ambassade de Chine en Ouganda a qualifié l’article de “PURE FAKE NEWS (...) DÉNUÉ DE TOUT FONDEMENT!” Interrogé par l’AFP vendredi, Bobi Wine s’est dit “pas surpris” des allégations d’espionnage le concernant et a averti le président Museveni que les manoeuvres pour stopper son ascension politique étaient vouées à l‘échec. “Qu’il se souvienne (...) qu’aucune intervention étrangère ne peut stopper le vent du changement dans le pays”, a-t-il déclaré. AFPFri, 16 Aug 2019 14:28:22 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2019/08/16/l-ouganda-dement-que-huawei-l-ait-aide-a-espionner-l-opposant-bobi-wine/Zimbabwe : la police disperse violemment des opposantshttp://fr.africanews.com/2019/08/16/zimbabwe-la-police-disperse-violemment-des-opposants/La police anti-émeutes zimbabwéenne a violemment dispersé à coup de gaz lacrymogène des sympathisants de l’opposition descendus vendredi dans les rues d’Harare contre la dégradation de la situation économique malgré une interdiction de manifester. Des dizaines de personnes s‘étaient réunies sur la Place de l’Unité africaine à Harare pour crier leur mécontentement, ayant décidé  d’ignorer cette interdiction imposée par la justice et la police, a constaté un journaliste de l’AFP. Les sympathisants du Mouvement pour le changement démocratique (MDC) ont entonné des chansons condamnant la brutalité policières pendant que les forces de l’ordre les dispersaient à coups de gaz lacrymogène. La police a également encerclé un groupe de manifestants en les frappant avec des bâtons. Une femme a été évacuée dans une ambulance de la Croix Rouge. “C’est pire que pendant la période coloniale”, a déclaré un Zimbabwéen sous couvert d’anonymat. “Nous ne sommes pas armés mais la police nous frappe alors que nous sommes assis dans la rue”, a-t-il dit à l’AFP. Des dizaines de policiers et trois canons à eau étaient déployés pendant Les affrontements de rue avec des manifestants près de la Place surplombant le parlement du pays, là où des milliers de personnes s‘étaient réunies en novembre 2017 pour demander à l’ex-président Robert Mugabe de se retirer au moment du coup d‘État rampant dirigé par l’armée. L’opposition zimbabwéenne avait annoncé auparavant l’annulation de ses manifestations prévues vendredi, après l’interdiction de la police confirmée par la justice. Le MDC s‘était engagé à organiser des marches de protestation contre la détérioration de l‘économie, malgré les menaces du gouvernement de les en empêcher. Ces manifestations devaient être les premières depuis celles de janvier contre la hausse des carburants qui avaient été violemment réprimées par les forces de l’ordre. La police zimbabwéenne a annoncé tard jeudi soir que les manifestations avaient été interdites. Le MDC a ensuite saisi la justice pour contester l’interdiction de la police, mais a été débouté de sa demande. “Régime fasciste” “Le tribunal a déclaré que la manifestation devait être annulée”, a indiqué à l’AFP le porte-parole du MDC, Nkululeko Sibanda.  “Le régime fasciste a refusé aux Zimbabwéens le droit de manifester”, a renchéri le vice-président du MDC, Tendai Biti, devant la presse à Harare. “Il n’y a pas de différence entre Mnangagwa (actuel président) et Mugabe”.  Des barrages ont été dressées par des policiers dans les environs d’Harare, forçant les véhicules roulant en direction du siège du MDC à faire demi-tour. Ailleurs dans la capitale, d’autres barrages étaient visibles. Des équipes de la police anti-émeute patrouillaient dans les rues, arrêtant et fouillant des piétons. Sur des axes menant au centre-ville, de longues files d’attente se formaient pendant que la police fouillait des voitures et des bus. Au moins six opposants ont été enlevés ces derniers jours par des hommes non-identifiés en plusieurs lieux du Zimbabwe avant les marches prévues, selon des groupes de défense des droits humains. Le président Emmerson Mnangagwa, qui a succédé fin 2017 à Robert Mugabe, aux commandes du pays pendant trente-sept ans, s‘était engagé à relancer l‘économie, jusqu‘à présent en vain. Ancien grenier à céréales de l’Afrique australe, le Zimbabwe est plongé depuis près de deux décennies dans une grave crise économique et financière. Le pays est confronté à des pénuries régulières de denrées de première nécessité, comme la farine, le pain, l’huile, mais aussi les carburants.  Les Zimbabwéens sont aussi confrontés à de très longues coupures d‘électricité pouvant aller jusqu‘à 19 heures par jour. Environ cinq millions de personnes, soit un tiers des 16 millions de Zimbabwéens, ont besoin d’une aide alimentaire et au moins la moitié d’entre eux sont au bord de la “famine”, selon le programme alimentaire mondial (Pam). Quelque 2,5 millions de Zimbabwéens “s’acheminent vers la famine”, a déclaré début août le directeur exécutif du Pam, David Beasley.  AFPFri, 16 Aug 2019 13:18:03 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2019/08/16/zimbabwe-la-police-disperse-violemment-des-opposants/Dix-sept marins chinois et ukrainiens kidnappés au large du Camerounhttp://fr.africanews.com/2019/08/16/neuf-chinois-et-8-ukrainiens-kidnappes-dans-l-attaque-au-large-du-cameroun/L’enlèvement de neuf marins chinois et huit ukrainiens dans l’attaque de deux navires commerciaux au large du Cameroun, probablement par des pirates nigérians, démontre une nouvelle fois que le golfe de Guinée est l’une des zones océaniques les plus dangereuses au monde. Jeudi matin, des pirates, “probablement nigérians” selon un responsable des autorités maritimes du Cameroun, ont attaqué deux navires commerciaux, dont un porte-conteneurs, au large de Douala, le grand port de ce pays frontalier du Nigeria. L’une des attaques s’est soldée par le kidnapping de “neuf marins civils chinois”, la seconde par l’enlèvement de 8 Ukrainiens, selon ce responsable qui a requis l’anonymat et n’a pas donné davantage de précisions sur les lieux et les circonstances. Les deux bateaux étaient “au mouillage” au large de Douala, a précisé à l’AFP à Kuala Lumpur Noel Choong, chef du centre d’information sur la piraterie du Bureau Maritime International (BMI), basé dans la capitale malaisienne. Les attaques ont été perpétrées “à quelques heures d’intervalle l’une de l’autre”. La première a visé un “navire polyvalent appartenant à une société allemande” et battant pavillon d’Antigua-et-Barbuda, selon M. Choong. “Huit personnes ont été enlevées sur un équipage de 12 marins asiatiques et européens”, a-t-il précisé. La seconde cible des pirates était un vraquier battant pavillon libérien et appartenant à un armateur grec, a poursuivi M. Choong, ajoutant: “Il y avait 21 personnes à bord, tous des Asiatique, neuf ont été enlevés”. “Le BMI a émis un message d’alerte à tous les navires mouillant à Douala, leur demandant de redoubler de précautions”, a-t-il conclu. Épicentre de la piraterie maritime A Moscou, le ministère des Affaires étrangères a assuré dans un communiqué cité par les agences de presse que trois des marins kidnappés étaient de nationalité russe. De nombreux Ukrainiens possèdent également la citoyenneté russe. Après les enlèvements, des recherches ont été lancées, à partir de Douala et Cotonou notamment, selon l’une des sources camerounaises. 72% des enlèvements et 92% des prises d’otages en mer recensés par le BMI dans le monde ont lieu dans le golfe de Guinée, notamment au large du Nigeria, de la Guinée, du Togo, du Bénin et du Cameroun. Dans la plupart des cas, ce sont des pirates nigérians qui attaquent les navires et enlèvent des marins dans le but d’obtenir des rançons contre leur libération.   Ces dernières années, le golfe de Guinée est devenu l‘épicentre de la piraterie maritime mondiale. En 2018, cette zone, où les attaques ont plus que doublé par rapport à 2017, concentrait l’essentiel des actes de piraterie, selon le BMI: les six navires détournés dans le monde l’ont été dans le golfe de Guinée, ainsi que 13 cas de tirs sur des bateaux sur 18 et la vaste majorité des kidnappings contre rançons. Il y a une semaine, des marins turcs enlevés au large du Nigeria mi-juillet, ont été libérés. Leur cargo, battant pavillon turc, naviguait à vide entre Douala et Abidjan lorsqu’il avait été attaqué par “des pirates”, selon les autorités turques. Le 9 août, les neuf marins ont été libérés, “en bonne santé”, avait rapporté l’agence de presse étatique turque Anadolu, sans précisions au sujet de leurs kidnappeurs et du versement d’une éventuelle rançon. La piraterie dans le Golfe d’Aden, notamment au large de la Somalie, spectaculaire au début des années 2000, a considérablement diminué en raison du déploiement d’une armada militaire internationale. AFPFri, 16 Aug 2019 12:50:02 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2019/08/16/neuf-chinois-et-8-ukrainiens-kidnappes-dans-l-attaque-au-large-du-cameroun/En Afrique, la girafe et la menace d'"extinction silencieuse"http://fr.africanews.com/2019/08/16/en-afrique-la-girafe-et-la-menace-d-extinction-silencieuse/Au Kenya, comme partout en Afrique, les populations des plus grands mammifères du monde sont en déclin, d’après l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). Les chiffres publiés par l’UICN montrent que le nombre de girafes sur le continent a diminué de 40 % entre 1985 et 2015, pour atteindre un peu moins de 100 000 animaux. À Loisaba dans le nord du Kenya, la communauté Samburu vit aux côtés des girafes depuis des générations ; elle tue l’animal pour se nourrir et se soigner. ‘‘Nous utilisons même la peau de la girafe comme médicament. Nous avions l’habitude de les faire cuire, de les brûler et de frotter la peau, puis de les utiliser comme médicament’‘. Raconte Benson Lere, membre de la communauté Samburu. Les estimations actuelles montrent que la population de ces “girafes réticulées” a diminué de plus de 60 % en 20 ans. Des hausses remarquables ont été enregistrées en Afrique australe, mais en Afrique de l’Est, la girafe réticulée a perdu quelques 60 % de ses individus tandis que la girafe nubienne a connu une baisse tragique de 97 %. En Afrique centrale, la girafe du Kordofan a vu sa population diminuer de 85 %. Symon et ses collègues sont des chercheurs sur les animaux qui surveillent la vie et le comportement des girafes. Ils collectent des données et aident à sensibiliser les communautés qui vivent autour des animaux à la conservation. Symon Masiaine est coordinateur du projet de programme de recherche Twiga Walinzi. “Il y a eu tellement de recherches sur les lions, les éléphants et d’autres espèces. Mais si vous essayez de regarder la girafe, on en sait très peu sur elle, et très peu de recherches ont été menées sur la girafe.” La diminution de l’espèce a poussé six pays africains à proposer de réglementer le commerce international des girafes. Les militants des animaux font valoir que les effets du commerce international sur la population de girafes sont inconnus et qu’une étude devrait être menée pour évaluer la nécessité d’une réglementation. Le Tchad et le Kenya par exemple, proposent de classer la girafe dans la “liste des espèces qui bien que n‘étant pas nécessairement menacées actuellement d’extinction, pourraient le devenir si le commerce de leurs spécimens n‘était pas étroitement contrôlé”. Des “permis d’exportation ou de réexportation” seraient dès lors obligatoires. ‘‘Voyons l’ampleur de ce commerce int’ernational ou pas. Quelle forme prend-il ? Est-ce destructeur pour l’ensemble de la population ? Ce sont certaines des questions auxquelles nous devons répondre avant de pouvoir mettre en place des mesures restrictives à mon avis.” Explique Arthur Muneza dela Fondation pour la préservation de la girafe. La proposition réglementerait le commerce légal des parties de girafe obtenues par les chasseurs de trophées, entre autres, en Afrique australe. Les observateurs s’interrogent sur l’efficacité de la mesure, car l’essentiel du commerce légal a lieu dans des régions où le nombre de girafes est en train de rebondir, comme en Afrique du Sud et en Namibie, où la chasse au gibier est légale. La proposition réglementerait le commerce légal des parties de girafe obtenues par les chasseurs de trophées, entre autres, en Afrique australe. Les observateurs s’interrogent sur l’efficacité de la mesure, car l’essentiel du commerce légal a lieu dans des régions où le nombre de girafes est en train de rebondir, comme en Afrique du Sud et en Namibie, où la chasse au gibier est légale. AFPFri, 16 Aug 2019 11:48:24 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2019/08/16/en-afrique-la-girafe-et-la-menace-d-extinction-silencieuse/