Flux RSS Africanewshttp://fr.africanews.com/feed/rssRecevez gratuitement toutes les actualités publiées sur africanews.com, en vous abonnant à un de nos flux RSS.Wed, 15 Jul 2020 12:20:00 +0000Nigeria : décès de la première femme pilote d'hélicoptère de combathttp://fr.africanews.com/2020/07/15/nigeria-deces-de-la-premiere-femme-pilote-d-helicoptere-de-combat/Véritable coup dur pour la gente féminine nigériane. La toute première femme de l’histoire du pays à exercer le métier de pilote d’hélicoptère de combat, Tolulope Arotile, 23 ans, est morte mardi des suites de blessures subies dans un accident de la route. D’après un communiqué rendu public dans les réseaux sociaux par le service de communication de la Nigerian air force (NAF), l’armée de l’air nigériane, le drame s’est produit sur une route de l‘État de Kaduna dans l’extrême nord. La dame n’a pas pu survivre aux graves blessures subies pendant l’accident. Il y a 3 ans, diplôme de pilote en poche, Tolulope Arotile entrait dans la NAF et devenait la première Nigériane à pratiquer le métier de pilote d’hélicoptère de combat. Et en trois ans de service au sein de la NAF, la jeune femme de 23 ans a livré plusieurs combats dans le nord et écrasé du haut de son engin de nombreux éléments de groupes jihadistes dont Boko Haram et ISWAP qui endeuillent quotidiennement les populations du nord nigérian. Des souvenirs qui sont loin de s’effacer si vite de la mémoire de ses collègues. Ainsi qu’en témoigne la flopée d’hommages sur les réseaux sociaux aussi bien d’anonymes que de hautes personnalités. « Au cours de son bref, mais percutant séjour dans le service, feue Arotile a contribué de manière significative aux efforts visant à débarrasser les États du centre nord des bandits armés et d’autres éléments criminels en effectuant plusieurs missions de combat dans le cadre de l’opération Gama Aiki à Minna, dans l‘État du Niger », indique le communiqué de la NAF. « Je me souviens l’avoir rencontrée à l’aéroport de Minna, lors d’une visite opérationnelle, après l’une de ces missions et avoir vu son empressement à contribuer au rétablissement d’une paix durable dans les zones touchées. Sa mort est une perte énorme pour la famille AirForce, et même pour l’ensemble Nation », reconnaît Marshall Abubakar, chef d‘état-major de la NAF. BREAKING: The first Nigeria Air Force female Helicopter pilot, Tolulope Arotile is dead. She died in a road accident at NAF base Kaduna after sustaining head injuries. She was instrumental in the fight against banditry and insurgency. She was only 23 years old pic.twitter.com/3e7Sf4ZjqC— the Morris Monye factor (@Morris_Monye) July 15, 2020Wed, 15 Jul 2020 12:20:00 +0000editorial@africanews.com (John Ndinga Ngoma)http://fr.africanews.com/2020/07/15/nigeria-deces-de-la-premiere-femme-pilote-d-helicoptere-de-combat/Le Sénégal rouvre ses frontières aérienneshttp://fr.africanews.com/2020/07/15/le-senegal-rouvre-ses-frontieres-aeriennes/Le Sénégal a rouvert ses frontières aériennes après quatre mois de fermeture à cause du Covid-19, avec l’arrivée à l’aéroport international de Dakar mercredi à 00H00 (locales et GMT) d’un vol d’Air Algérie, a-t-on appris auprès du ministère des Transports aériens. Six autres vols internationaux, au départ et à l’arrivée de la principale plate-forme aéroportuaire sénégalaise, sont prévus mercredi, selon un planning du ministère. “Je confirme que tout se déroule bien”, a affirmé à l’AFP le directeur des Transports aériens du ministère, Omar Khassimou Dia. La reprise des vols internationaux a été accompagnée d’un protocole sanitaire imposant des obligations aux compagnies aériennes volant à destination du Sénégal, selon un document du ministère. Le passager en partance pour le Sénégal doit par exemple “présenter l’original d’un certificat de test Covid-19 négatif datant de moins de sept jours délivré par un laboratoire agréé” par l’Etat où il a commencé son voyage. Des vols commerciaux internationaux destinés au rapatriement avaient continué à partir et arriver par intermittence à Dakar après la fermeture des frontières aériennes. Les frontières terrestres et maritimes restent fermées. Le Sénégal a levé fin juin le couvre-feu et l‘état d’urgence instaurés contre le Covid-19 en mars. Les restrictions imposées par le coronavirus ont provoqué des protestations comme dans plusieurs pays de la sous-région. La pandémie de coronavirus continue cependant de progresser dans ce pays ouest-africain qui a déclaré plus de 8.300 cas de contamination et 153 décès depuis le 2 mars. AFPWed, 15 Jul 2020 11:25:00 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2020/07/15/le-senegal-rouvre-ses-frontieres-aeriennes/Afrique du Sud : une statue du colon Cecil Rhodes décapitéehttp://fr.africanews.com/2020/07/15/afrique-du-sud-une-statue-du-colon-cecil-rhodes-decapitee/Une statue du colon britannique Cecil Rhodes, qui défendait la suprématie des Blancs, a été décapitée par des inconnus au Cap (sud-ouest), capitale parlementaire de l’Afrique du Sud, a-t-on appris mercredi de source officielle. “La tête de la statue a été coupée au niveau du buste avec, semble-t-il, une meuleuse, dans la nuit de dimanche à lundi”, a déclaré ReyThakhuli, porte-parole des parcs nationaux sud-africains (SANParks), dans un communiqué. La statue était édifiée dans le parc national de la montagne de la Table qui surplombe la ville du Cap. “Un ranger (...) a découvert l’incident le lundi 13 juillet”, a précisé SANParks, ajoutant que “les raisons” de cet acte “n‘étaient pas connues”. Cependant, depuis la mort fin mai aux Etats-Unis de George Floyd, un homme noir étouffé par un policier blanc, des statues d’esclavagistes, de colonialistes et de suprématistes blancs sont tombées dans plusieurs pays dans le monde, notamment au Royaume-Uni, en France et en Belgique. Le mémorial de Rhodes vandalisé cette semaine au Cap avait été construit en 1912 sur les pentes de la montagne de la Table. Le buste en bronze, mis en valeur par une impressionnante montée des marches, avait déjà été endommagé en 2001 avec de la peinture rouge, et de nouveau en 2017 quand le nez de la statue avait été cassé. Toujours sur les pentes de la montagne de la Table, mais dans l’enceinte cette fois de l’université du Cap (UCT), une autre statue de Cecil Rhodes avait été déboulonnée en 2015 par des étudiants qui avaient lancé le mouvement #RhodesMustFall (Rhodes doit tomber).  Avant d‘être démontée, la statue avait été maculée d’excréments puis recouverte de sacs poubelles. Les étudiants y voyaient un symbole de l’oppression exercée jusqu’en 1994, date officielle de la fin du régime de l’apartheid, par la minorité blanche sur la majorité noire en Afrique du Sud.  Grand artisan de la colonisation britannique, Cecil Rhodes, qui a donné son nom à la Rhodésie (actuels Zimbabwe et Zambie), était un homme politique et un magnat minier éminemment raciste. En juin cette année, l’Oriel College, un institut de l’université d’Oxford (Royaume-Uni), a accepté de déboulonner de sa façade la statue de Cecil Rhodes, qui lui avait légué une partie de sa fortune. AFPWed, 15 Jul 2020 11:00:00 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2020/07/15/afrique-du-sud-une-statue-du-colon-cecil-rhodes-decapitee/Côte d'Ivoire : décès d'un poids lourd du parti de Bediéhttp://fr.africanews.com/2020/07/15/cote-d-ivoire-deces-d-un-poids-lourd-du-parti-de-bedie/En Côte d’Ivoire, le vice-président du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI, opposition), Adam Yeboua est mort mercredi à Abidjan. Une énorme perte non seulement pour Henri Konan Bedié, mais pour toute la classe politique ivoirienne. À en croire des médias ivoiriens, le décès est survenu dans la nuit de mardi à mercredi à Abidjan. Si la véritable cause n’est pas encore connue, les mêmes sources rapportent que l’homme de 85 ans souffrait depuis des mois voire des années, de « petites maladies dues à son âge qui l’ont emporté ». En rejoignant ses ancêtres dans sa région natale du Gontougo dans le nord-est, l’ancien député laisse à la postérité une véritable leçon de constance et de fidélité en politique. Avant et après l’indépendance, le planteur et chef traditionnel est resté fidèle au premier président Félix Houphouët-Boigny. À la mort de ce dernier, il restera aux côtés d’Henri Konan Bedié pour gérer l’héritage du père de l’indépendance. Une fidélité qui va survivre au règne de Gbagbo et surtout résister à l’envie de rejoindre le RHDP du président Ouattara en rupture avec son allié Bedié. « Ceux qui sont partis du PDCI-RDA sont au restaurant RHDP. Quand ils finiront de manger, ils reviendront à la maison », déclarait, il y a un an, celui que de nombreux Ivoiriens appellent le « Sage ». Reste à savoir comment le PDCI entend préparer la présidentielle d’octobre prochain sans son vice-président dont les capacités mobilisatrices et le charisme étaient reconnus par de nombreux observateurs.Wed, 15 Jul 2020 11:00:00 +0000editorial@africanews.com (John Ndinga Ngoma)http://fr.africanews.com/2020/07/15/cote-d-ivoire-deces-d-un-poids-lourd-du-parti-de-bedie/En Somalie, un âne impliqué dans l'accident d'un avion-cargohttp://fr.africanews.com/2020/07/15/en-somalie-un-ane-implique-dans-l-accident-d-un-avion-cargo/En Somalie, un âne est mis en cause dans un incendie qui a consumé mardi à l’aéroport de Beledweyne dans le Sud, un cargo opérant pour le compte de l’AMISOM. La thèse de l‘âne est du site somaliguardian. Pour l’organe en ligne, l’animal traversait la piste d’atterrissage de l’aéroport de l’aéroport de Beledweyne dans le Sud de la Somalie quand il a été heurté par le cargo Bombardier Dash 8 de la compagnie aérienne kényane « Bluebird Aviation » et immatriculé 5Y-VVU. C’est ainsi que l’appareil a fait une embardée vers un monticule avant de prendre feu et d‘être consumé par l‘épaisse colonne de flammes, malgré les efforts des pompiers et des populations riveraines, comme on peut lire sur la page Twitter du site. #Somalia: Donkey blamed for crash of #Kenya-registered cargo plane in Beledweyne airport on Tuesday. The aircraft from #Djibouti carrying food for #AMISOM troops hit a donkey at airport runway that crossed its way and swerved off to a trench on the side of runway -Bluebird GM. pic.twitter.com/QroJLmKpbJ— Somaliguardian (@SomaliGuardian) July 15, 2020 Une autre thèse fait état d’un crash. « Selon les premières informations disponibles, il semble que la visibilité était mauvaise quand le Dash 8 s’est présenté et qu’il se soit posé trop court. Le nez de l’avion a heurté un monticule de sable d’environ deux mètres de haut, ce qui l’a sans doute freiné. Un incendie s’est immédiatement déclaré », écrit avionslegendaires.net, un site spécialisé dans l’actualité aéronautique. Ayant décollé du camp américain Lemonnier à Djibouti, l’avion opère pour le compte de la Mission de l’Union africaine en Somalie (AMISOM). Mais ce mardi 14 juillet, il a été affrété par le Département de la Défense des États-Unis et transportait de la nourriture et des médicaments destinés aux troupes africaines qui combattent le groupe islamiste des shebabs responsables d’attentats suicides et attaques armées dans le pays. Aucune perte humaine n’est à déplorer, car tous les trois membres d‘équipage sont sortis indemnes de l’accident, rassurent toutes les sources.Wed, 15 Jul 2020 08:55:00 +0000editorial@africanews.com (John Ndinga Ngoma)http://fr.africanews.com/2020/07/15/en-somalie-un-ane-implique-dans-l-accident-d-un-avion-cargo/Bénin : les médias en ligne sommés de cesser leur activitéhttp://fr.africanews.com/2020/07/15/les-medias-beninois-en-lignesommes-de-cesser-leur-activite/Les autorités du Bénin ont récemment “ordonné” aux sites d’information en ligne de fermer et de mettre la clé sous la porte : un coup dur pour le secteur des médias, déjà précaire et soumis à une importante pression du pouvoir. La Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac), instance de régulation des médias béninois, a publié un discret communiqué, début juillet, menaçant les “médias en ligne de mettre fin à toutes publications sous peine de se voir appliquer la rigueur de la loi”.  L’institution assure constater “une création tous azimuts de médias en ligne sans autorisation préalable”, mais reste floue sur les contours de cette nouvelle interdiction. “Il y a des gens qui ne répondent pas aux enquêtes de moralité”, s’est défendu un porte-parole de la Haac, Fernand Gbaguidi, lors d’une conférence de presse. “Cela constitue un danger pour le pays”.  Léonce Gamaï, le manager général de Banouto, un site d’actualité et d’enquête très populaire dans ce pays d’Afrique de l’Ouest, dit vouloir “observer l’attitude de la Haac”. Il a “mis en veilleuse” son site, et a dû suspendre son équipe de sept journalistes en attendant d’y voir plus clair. Mais, depuis une semaine, lui-même a perdu le sommeil. “Nous avons des engagements avec des partenaires et nous avons l’obligation de les honorer”, se désespère-t-il. Le journaliste affirme ne pas comprendre cette décision. “Banouto existait déjà avant le cadre légal… et nous avons rempli toutes nos formalités depuis un an”, se défend-t-il. “Nous attendions la validation de la Haac”. Léon Anjorin Koboubé, expert en communication interrogé par l’AFP regrette cette décision et le fait que les médias en ligne doivent “payer pour la lenteur administrative”. Ces obstacles sont une “façon de tuer les initiatives locales”, estime l’expert. Il dénonce d’ailleurs une décision “anachronique et contre-productive, qui ne cadre pas avec le contexte technologique au 21e siècle”.  “Réduire au silence” Dans le monde des médias, beaucoup voient une manière pour le gouvernement de Patrice Talon, accusé d’avoir  engagé le Bénin dans un tournant autoritaire, de resserrer l‘étau sur la liberté d’expression.  Plusieurs journalistes et blogueurs ont déjà été poursuivis depuis l’adoption, en avril 2018, d’une loi portant Code du numérique, criminalisant les délits de presse en ligne et notamment le partage de “fausses informations” sur les réseaux sociaux.  En vertu de cette loi, Ignace Sossou, journaliste d’investigation pour le site Benin Web TV, a été arrêté en décembre, après avoir relayé des propos critiques du procureur de la République à l’encontre du pouvoir, sur Facebook et Twitter.  Il avait finalement été lourdement condamné à 12 mois de prison, dont 6 mois ferme pour “harcèlement”, bien que les propos retranscrits aient été tenus.  “On veut nous réduire au silence tout simplement parce que le pouvoir en place ne parvient pas à contrôler les médias en ligne comme c’est le cas pour les médias traditionnels”, s’indigne une journaliste d’une télévision web, sous couvert d’anonymat.  La journaliste accuse “le pouvoir” de faire “une purge dans les médias avant l‘élection présidentielle”, prévue en avril 2021. “L’intention d’assainir n’est pas mauvaise mais nous dénonçons la brutalité du communiqué. Certains organes en ligne avaient fait des démarches pour être en règle, ont payé le montant exigé mais la Haac n’a jamais donné suite”, insiste Zakiath Latoundji, présidente de l’Union des professionnels des médias. Une autre association de défense des journalistes, le Regroupement des promoteurs et professionnels des médias digitaux, dénonce “une sorte de restriction de la liberté d’expression”. “Quand on sait le rôle de plus en plus important que jouent les médias en ligne, on est en droit de se questionner sur le timing de ce communiqué”, s’offusque son président, Eustache Agboton.  Le Bénin se trouvait au 113e rang dans le dernier classement de Reporters sans frontières (RSF), perdant 17 places en 2019. RSF note que “depuis l’accession au pouvoir en 2016 du président Patrice Talon, les activités de l’opposition sont très peu couvertes par la télévision d’Etat, et les médias sont sous étroite surveillance”. AFPWed, 15 Jul 2020 07:00:00 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2020/07/15/les-medias-beninois-en-lignesommes-de-cesser-leur-activite/Tchad : le président Déby remanie son gouvernementhttp://fr.africanews.com/2020/07/15/tchad-le-president-deby-remanie-son-gouvernement/Le chef de l’Etat tchadien Idriss Déby Itno a procédé, à neuf mois de la présidentielle, à un remaniement conséquent de son gouvernement, avec l’entrée de 14 nouveaux ministres et six secrétaires d’Etat, a annoncé mardi la télévision d’Etat. Le ministère des Affaires étrangères est confié à Amine Abba Sidick, actuel ambassadeur du Tchad en France. Il remplace Mahamat Zene Cherif, qui devient ministre de la Communication porte-parole du gouvernement. Un nouveau portefeuille de la Sécurité et de l’Immigration est créé et revient à Mahamat Tahir Orozi, précédemment ministre de l’Aviation civile. Les autres principaux ministères-clés, eux, n’ont pas changé de mains : la Défense, les Finances et le Budget, l’Economie, la Justice, l’Administration du Territoire. Le poste de Premier ministre avait été supprimé en mai 2018 et M. Déby, qui dirige le pays d’une main de fer depuis un coup d’Etat il y a plus de 30 ans, accapare tous les pouvoirs de chef de  l’exécutif.  Son nouveau gouvernement, qui compte 35 membres contre 31 précédemment, a accueilli mardi plusieurs jeunes, des femmes et un peu plus de représentants de petits mouvements alliés à son parti, le Mouvement patriotique du Salut (MPS), qui domine largement le Parlement. “A neuf mois de l‘élection présidentielle du 11 avril 2021, le Président Déby a fait appel à certains alliés, aux jeunes et aux femmes. C’est certainement pour battre campagne”, estime le politologue Ngartabe Djimadoum, enseignant et chercheur à l’université de N’Djamena. Le chef de l’Etat, réélu en 2016 et que l’Assemblée nationale vient de promouvoir du grade de général au rang de maréchal, n’a pas annoncé officiellement s’il briguerait un nouveau mandat, mais cela ne fait aucun doute dans l’esprit des ses opposants et des observateurs politiques. Le scrutin présidentiel se tiendra finalement avant les élections législatives, reportées 5 fois depuis 2015, et que le chef de l’Etat a enfin fixées, il y a deux semaines, au 24 octobre 2021. Outre les coups de boutoir meurtriers des jihadistes de Boko Haram et de la branche locale du groupe Etat islamique (EI) dans l’ouest, le Tchad doit faire face, dans le nord frontalier avec la Libye, à de multiples mouvements rebelles, dans une région, le Tibesti, véritable zone de non-droit livrée aux orpailleurs illégaux et aux gangs de trafiquants. Et dans l’est, de sanglants combats intercommunautaires opposent régulièrement cultivateurs sédentaires et éleveurs nomades. AFPWed, 15 Jul 2020 06:55:00 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2020/07/15/tchad-le-president-deby-remanie-son-gouvernement/L'ONU condamne des violences au Darfourhttp://fr.africanews.com/2020/07/15/l-onu-condamne-des-violences-au-darfour/La mission conjointe des Nations unies et de l’Union africaine au Darfour (Minuad) a condamné mardi des “incidents violents” qui ont fait 9 morts et 20 blessés dans l’Etat du Darfour du Nord. “La Minuad est profondément préoccupée par les incidents violents qui se sont produits dans la ville de Kutum le 12 juillet et par l’attaque par des hommes armés non identifiés du camp (de déplacés) de Fata Borno le 13 juillet au matin, qui ont fait 9 morts et 20 blessés parmi les déplacés”, a indiqué la mission dans un communiqué. “Il est regrettable que ces incidents se soient produits alors que le gouvernement de transition du Soudan et les mouvements armés sont près de conclure les négociations afin d’amener la paix et la stabilité (...) dans la région du Darfour et dans l’ensemble du Soudan”, souligne-t-elle. Les tensions entre tribus arabes et africaines au Darfour remontent à 2003. A cette date a débuté un soulèvement d’insurgés de minorités ethniques s’estimant marginalisées contre le régime d’Omar el-Béchir, aux mains de la majorité arabe. M. Béchir, qui a dirigé le Soudan d’une main de fer pendant 30 ans, a été renversé en avril 2019 sous la pression d’un mouvement de contestation populaire inédit. Après sa chute et plusieurs mois de soulèvement populaire marqué par des épisodes de violente répression, le Soudan s’est engagé dans une transition politique. Le pays s’est doté en août 2019 d’un gouvernement militaro-civil, chargé de mener ce processus pendant une durée de trois ans. La guerre civile au Darfour a fait au moins 300.000 morts et 2,5 millions de déplacés, selon l’ONU. AFPWed, 15 Jul 2020 06:32:00 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2020/07/15/l-onu-condamne-des-violences-au-darfour/USA : espoir pour un vaccin anti-covid-19http://fr.africanews.com/2020/07/15/usa-espoir-pour-un-vaccin-anti-covid-19/C’est le résultat que les scientifiques espéraient. Le premier essai de vaccin anti covid-19 aux États-Unis, a ravivé le système immunitaire des personnes, ont rapporté mardi des chercheurs de l’université de Vanderbilt dans le Tennessee. C’est un vaccin à deux doses. “C’est une façon prudente de procéder par étapes, a expliqué le docteur William Schaffner de Vanderbilt University, l’un des membres de l‘équipe de recherche. D’abord, un petit groupe de jeunes. Ensuite, vous l‘étendez aux personnes âgées car cela a très bien fonctionné dans le groupe plus jeune. Et nous devrons voir comment les personnes âgées réagissent. Nous savons qu’ils ne réagissent généralement pas aussi bien que les plus jeunes aux vaccins. C’est donc quelque chose que nous examinerons très attentivement. C’est probablement l’une des raisons pour lesquelles, il s’agit d’un vaccin à deux doses, car nous voulons clairement protéger les personnes âgées et les personnes fragiles atteintes de maladies chroniques sous-jacentes.” Les chercheurs ont relevé quelques effets secondaires sur les personnes testées.Outre des bras enflés, l’on a relevé des douleurs et des fièvres. “C’est le petit prix à payer pour la protection contre les Covid”, a commenté le docteur William Schaffner. Une vingtaine de vaccins sont testés actuellement dans le monde, contre la Covid-19.Wed, 15 Jul 2020 06:00:00 +0000editorial@africanews.com (Jean David MIHAMLE)http://fr.africanews.com/2020/07/15/usa-espoir-pour-un-vaccin-anti-covid-19/Coronavirus : l'évolution de la pandémie en Afriquehttp://fr.africanews.com/2020/07/15/coronavirus-en-afrique-l-essentiel-de-la-situation/Le nouveau coronavirus poursuit sa progression en Afrique. Son taux de mortalité reste néanmoins faible par rapport aux autres continents. Avec 298 292 cas et 4 346 décès, l’Afrique du Sud est l’épicentre de la pandémie sur le continent. Selon les Centres africains de contrôle et de prévention des maladies, la nation arc-en-ciel représente 40 % de tous les cas confirmés sur le continent. Le pays prépare plus d’un million de tombes pour accueillir d‘éventuelles inhumations de masse. Les statistiques (au 15 juillet à 5:00 GMT) Cas confirmés = 625 562 Décès = 13 763 Guérisons = 313 828 Malades encore hospitalisés = 297 971 Pays par ordre alphabétique Afrique du Sud : 298 292 Algérie : 20 216 Angola : 541 Bénin : 1 378 Botswana : 399 Burkina Faso : 1 037 Burundi : 269 Cameroun : 15 173 Cap-Vert : 1 722 Comores : 321 Congo-Brazzaville : 2 028 Côte d’Ivoire : 13 037 Djibouti : 4 979 Égypte : 83 930 Erythrée : 232 Eswatini : 1 434 Éthiopie : 7 969 Gabon : 6 026 Gambie : 64 Ghana : 24 988 Guinée : 6 200 Guinée-Bissau : 1 842 Guinée équatoriale : 3 071 Kenya : 10 791 Lesotho : 256 Libéria : 1 024 Libye : 1 563 Madagascar : 5 343 Malawi : 2 497 Mali : 2 423 Maroc : 16 097 Maurice : 342 Mauritanie : 5 518 Mozambique : 1 268 Namibie : 864 Niger : 1 099 Nigeria : 33 616 Ouganda : 1 040 RCA : 4 356 RD Congo : 8 135 Rwanda : 1 416 Sao Tomé et Principe : 732 Sahara occidental : 10 Sénégal : 8 243 Seychelles : 100 Sierra Leone : 1 651 Somalie : 3 076 Soudan : 10 417 Sud-Soudan : 2 148 Tanzanie : 509 Tchad : 884 Togo : 731 Tunisie : 1 306 Zambie : 1 895 Zimbabwe : 1 064 Pays les plus touchés par région Afrique australe = Afrique du Sud (298 292 cas, 4 346 décès, 146 279 guérisons) Afrique de l’est = Soudan (10 417 cas, 659 décès, 5 579 guérisons) Afrique de l’ouest = Nigeria (33 616 cas, 754 décès, 13 792 guérisons) Afrique centrale = Cameroun (15 173 cas, 359 décès, 11 928 guérisons) Afrique du nord = Égypte (83 930 cas, 4 008 décès, 25 544 guérisons) Le point du lundi 13 juillet En Côte d’Ivoire, le Conseil National de Sécurité a décidé du maintien de l’état d’urgence jusqu’au 30 juillet 2020. Le contrôle systématique du port du masque dans les véhicules et les lieux publics sera effectué. L’isolement du Grand Abidjan sera levé à partir du vendredi 15 juillet 2020. La fermeture des bars, boîtes de nuit, cinémas et lieux de spectacle est maintenue. Au Maroc, la ville de Tanger va être reconfinée à partir de lundi midi (11H00 GMT) après l’apparition de foyers épidémiques, ont annoncé les autorités marocaines. Les transports publics seront suspendus, les cafés, centres commerciaux, marchés et espaces publics fermés, et les contrôles renforcés, afin que les habitants ne quittent leurs domiciles “qu’en cas de nécessité extrême”, a précisé le ministère de l’Intérieur dans un communiqué.  A Madagascar, deux parlementaires meurent des suites d’une infection au Covid-19. “Un député est décédé, un sénateur a trouvé la mort aussi, et après test, il y a maintenant 11 députés porteurs du virus du Covid-19, et au niveau du Sénat, 14 personnes sont infectées”, a indiqué le président Andry Rajoelina à la télévision dimanche.  Au Kenya, 189 nouveaux cas signalés lundi après-midi, ce qui porte le nombre total d’infections à 10 294, a annoncé le ministère de la santé du pays. 12 nouveaux décès ont été enrégistrés, le plus grand nombre de décès enregistré en une journée, ce qui porte le bilan à 197 morts. En Afrique du Sud, le président Cyril Ramaphosa a décidé dimanche de réimposer un couvre-feu et de suspendre à nouveau la vente d’alcool face à une recrudescence des cas de coronavirus dans son pays. “Alors que nous nous dirigeons vers le pic des infections, il est vital que nous ne surchargions pas nos cliniques et nos hôpitaux avec des blessures liées à l’alcool qui auraient pu être évitées”, a déclaré M. Ramaphosa dans une allocution télévisée. Le chef de l’Etat sud-africain a en conséquence décidé de suspendre à nouveau et avec effet immédiat la vente et la distribution d’alcool et, à partir de lundi, de réimposer un couvre-feu de 21h00 à 4h00 et d’interdire les visites familiales. Au Cameroun, décès du médecin de l‘équipe nationale féminine de football des Lionnes indomptables de moins de 17 ans. Le Dr. Anasthasie Akamba est morte vendredi dernier après plusieurs jours de détresse respiratoire. Elle était par ailleurs directrice d’un l’hôpital de district dans la capitale camerounaise. Mme Akamba aurait été contaminée par des malades du covid-19 dont elle s’occupait depuis quelques mois. Médecin de l‘équipe nationale féminine de football des U-17, le Dr. Anasthasie Akamba, avait été de la Coupe du Monde de 2018 en Uruguay. Au Nigeria, les médecins de Lagos ont entamé lundi une grève d’avertissement de trois jours pour protester contre leurs conditions de travail, en soulignant que le personnel traitant du coronavirus n’est pas impliqué dans le mouvement. Les médecins, à l’appel de leur organisation professionnelle, ont lancé leur mouvement face au silence de autorités confrontées à leurs demandes de hausse de salaires et d’amélioration de leurs conditions matérielles de travail. Le point du dimanche 12 juillet En Guinée équatoriale, les autorités affirment être le premier pays africain à avoir acquis des doses de l’antiviral Remdesivir, seul médicament à avoir montré une relative efficacité pour traiter le Covid-19. Initialement développé contre la fièvre hémorragique Ebola, cet antiviral est la première thérapie à avoir démontré une certaine efficacité chez les patients hospitalisés pour le Covid-19 dans un essai clinique de taille significative, même si l’effet est considéré comme modeste. L’Afrique du Sud a signalé 13 497 nouveaux cas de coronavirus, atteignant un total de 264 184, dont 3 971 décès. Le ministre de la santé Zweli Mkhize met en garde contre une “tempête” de COVID-19. La Hongrie va interdire mardi l’accès à son territoire aux résidents des pays africains, de la plupart des pays asiatiques et de certains États européens, le gouvernement invoquant la recrudescence mondiale des cas de coronavirus. Au Gabon, le président Ali Bongo demande aux membres du gouvernement de ne pas prendre de congés cette année en raison de la persistance de l’épidémie de Covid-19 dans le pays. Il souhaite que son gouvernement reste mobilisé au service de la nation. Communiqué de presse pic.twitter.com/8HVovNBaBV— République Gabonaise (@PresidenceGA) July 11, 2020 Le point du vendredi 10 juillet En Guinée-Bissau, le gouvernement a annoncé vendredi la réouverture à partir de minuit des lieux de culte qui avaient été fermés en mars. Des rassemblements pour des évènements comme les mariages, les baptêmes ou les obsèques seront désormais autorisés, selon un arrêté du Premier ministre Nuno Gomes Nabiam. Des mesures barrières comme le lavage des mains, le port de masque et la distanciation physique doivent être stictement respectées. En Sierra-Leone, le président Julius Maada a annoncé jeudi soir une réouverture à partir de lundi des mosquées et des églises qui avaient été fermées pour endiguer la progression du coronavirus. L’aéroport de Freetown sera également ouvert aux vols commerciaux à partir du 22 juillet, a déclaré le président Bio dans un message télévisé. En Algérie, le gouvernement s’inquiète de la recrudescence des contaminations. Ce rebond des cas de contamination est dû, selon les autorités, au “relâchement” de la population et au “non-respect” des règles de prévention et de protection. Le port du masque sanitaire est obligatoire depuis le 24 mai et les contrevenants sont condamnés à de fortes amendes. Mais de nombreux Algériens continuent à être réfractaires au port du masque et aux mesures de distanciation physique. Le point du jeudi 9 juillet En Afrique du Sud, La production industrielle a reculé de près de 50% en avril dernier par rapport au même mois de 2019, en pleine période de confinement contre le coronavirus, a annoncé jeudi le bureau des statistiques (StatsSA). Le gouvernement du pays le plus industrialisé du continent a ordonné fin mars un confinement très strict qui a mis à l’arrêt la quasi-totalité de son économie. En Algérie, le président Abdelmadjid Tebboune préside jeudi une réunion de travail pour faire face à la recrudescence des cas de Covid-19, au moment où le pays du Maghreb le plus affecté par la pandémie approche la barre symbolique des 1 000 morts. Ce rebond des cas de contamination est dû, selon les autorités, au “relâchement” de la population et au “non-respect” des règles de prévention et de protection. Au Tchad, les autorités ont annoncé mercredi la réouverture de son espace aérien pour les vols internationaux à partir du 1er août. Il s’agit des vols intérieurs, internationaux et les vols commerciaux, selon le porte-parole du gouvernement tchadien, Oumar Yaya. L’immense pays sahélien avait fermé ses aéroports à toutes compagnies aériennes dès le 18 mars. En Mauritanie, le gouvernement a décidé de lever à partir de vendredi le couvre-feu nocturne instauré depuis mars, et de rétablir la circulation qui avait été interdite entre les régions pour faire barrage à la pandémie de coronavirus. Le pays va aussi rétablir les vols intérieurs vendredi. Les frontières terrestres, aériennes et maritimes resteront fermées et le port du masque obligatoire dans les lieux publics. Le point du mercredi 8 juillet Au Soudan le gouvernement a décidé d’alléger à partir de mercredi le couvre-feu décrété en avril ainsi que plusieurs mesures prises pour endiguer la pandémie de nouveau coronavirus. “Le couvre-feu entrera en vigueur entre 18H00 et 06H00 (16H00 et 04H00 GMT) (…) et les services administratifs rouvriront progressivement à compter de dimanche” 19 juillet, avait déclaré mardi le porte-parole du gouvernement, Fayçal Mohamed Saleh à SUNA. Au Zimbabwe, le ministre de la Santé a été limogé. Il est reproché à Obadiah Moyo, 66 ans, d’avoir illégalement attribué un contrat de 20 millions de dollars pour du matériel de dépistage de coronavirus à une société basée à Dubaï et créée il y a quelques mois. Le point du mardi 7 juillet Au Kenya, les autorités ont anticipé la fin de l’année scolaire 2019-2020. Selon le ministre de l‘Éducation, George Magoha, les écoles primaires et secondaires ne rouvriront qu’en janvier 2021. L’année scolaire au Kenya court normalement de janvier à octobre, avant la période des examens en novembre. >>> LIRE AUSSI : Kenya : fin anticipée de l’année scolaire en raison du coronavirus En Algérie, le gouvernement a procédé au reconfinement de de 18 communes de la wilaya de Sétif, la deuxième préfecture la plus peuplée du pays, en raison d’une hausse des contaminations au nouveau coronavirus. Au total, plus de 16.400 cas de Covid-19 ont été officiellement déclarés sur le sol algérien depuis l’enregistrement du premier cas le 25 février, dont 959 décès. >>> LIRE AUSSI : Coronavirus : l’Algérie reconfine plusieurs communes Le point du lundi 6 juillet Au Congo-Brazzaville, des soutiens se multiplient en faveur du général Jean Marie Michel Mokoko. Au cours d’une conférence de presse tenue lundi à Brazzaville, la capitale, des ONG des droits humains ont appelé la communauté internationale à intervenir auprès des autorités pour que le candidat malheureux soit libéré de prison afin de suivre son traitement contre la covid-19. Le Kenya reprendra ses vols internationaux et nationaux le 1er août dans le cadre d’une levée progressive des mesures de lutte contre la pandémie de coronavirus, pourtant en phase de progression dans la première économie d’Afrique de l’Est. « Le trafic aérien à l’intérieur et vers l’extérieur du territoire national reprendra de manière effective le 1er août », a affirmé le président Uhuru Kenyatta lors d’un discours diffusé en direct par plusieurs chaînes de télévision. Le pays avait interrompu les vols internationaux dans la nuit du 25 au 26 mars. Au Malawi, le nouveau président, Lazarus Chakwera, a annulé dimanche les célébrations de l’indépendance de ce pays d’Afrique australe prévues lundi et réduit de manière draconienne sa cérémonie d’investiture le même jour, en raison d’une forte hausse des cas de coronavirus. Cette annulation va doucher l’enthousiasme suscité par l‘élection historique de M. Chakwera, ex-chef de l’opposition proclamé vainqueur du scrutin présidentiel du 23 juin, organisé après l’annulation pour fraude de la réélection en 2019 du sortant Peter Mutharika en raison de fraudes massives. Le point du dimanche 5 juillet En Égypte, le monde culturel en deuil. L’actrice égyptienne Ragaa al-Guiddawi s’est éteinte dimanche à l‘âge de 81 ans des suites de la maladie due au nouveau coronavirus, a annoncé le syndicat national des comédiens. “Ragaa al-Guiddawi est morte ce matin du Covid-19 (…) En raison du protocole sanitaire, nous n’avons pas prévu d’obsèques publiques”, a indiqué Ashraf Zaki, le président du syndicat. >>> LIRE AUSSI : Afrique du Sud : flambée de nouvelles infections au coronavirus En Afrique du Sud, flambée de nouvelles infections au coronavirus. Quelque 10.853 nouveaux cas confirmés ont été recensés samedi, ce qui porte le total à 187.977 depuis le mois de mars, selon le ministère de la Santé. Le bilan des décès liés au virus s‘établit de son côté à 3.026, en hausse de 74 par rapport à la veille. >>> LIRE AUSSI : Coronavirus : décès de l’actrice égyptienne Ragaa al-Guiddawi à 81 ans À Madagascar, Antananarivo reconfinée. La faute à un regain de contaminations au coronavirus observées ces trois derniers jours dont 216 pour samedi, un record pour le pays. Au total, 1.621 personnes vivent avec le virus actuellement sur la grande Île avec 31 formes graves, parmi les 23.000 personnes testées depuis le début de l‘épidémie. >>> LIRE AUSSI : Coronavirus à Madagascar : la capitale à nouveau confinée Au Maroc, nouveau record de contaminations. Selon les autorités du royaume, 698 nouveaux cas de contamination au Covid-19, ont été recensés ce week-end, soit son bilan quotidien le plus élevé depuis début mars. Rabat fait également état de l’apparition d’un nouveau foyer dans une usine de la ville de Safi (ouest), qui a été placée en quarantaine. Le Maroc compte au total 14.132 recensés, depuis l’annonce du premier cas au Maroc début mars, dont 234 décès et 9 410 guérisons.  Au Congo-Brazzaville, on sait de quoi souffre le général Jean-Marie Michel Mokoko. D’après l’hôpital militaire de Brazzaville où il a été admis suite à des malaises, l’ancien chef d‘état-major des forces armées congolaises et candidat malheureux à la présidentielle de 2016 a été testé positif au coronavirus. Ses avocats s’opposent à son transfèrement à une clinique de la capitale qu’ils considèrent comme étant en insuffisance d‘équipement. De son côté, Brazzaville n’a pas encore commenté cette situation. Le point du samedi 4 juillet En RDC, les membres de la riposte en colère. La faute au non-paiement de leurs salaires et primes inhérents à leurs tâches au sein de l‘équipe de riposte. Des sources proches parlent d’environ trois mois d’arriérés. Le pays d’Afrique centrale enregistre au 4 juillet 2020 7 378 cas de coronavirus dont 2961 guérisons et 181 décès. Kinshasa: Le personnel commis à la riposte contre le Coronavirus en sit-in maintenant devant le siège de L’INPSS. Ces agents réclament 3 mois d’arriérés de salaire cumulés. MinSanteRDC Presidence_RDC OMSRDCONGO pic.twitter.com/Vc8oAi4Bi0— Congo Courriel (Clarissemulend1) July 4, 2020 De l’autre côté du fleuve Congo, l’heure est à la sensibilisation des peuples autochtones aux gestes barrières contre le nouveau coronavirus, annonce les autorités sanitaires. La campagne commence dans le département de la Lékoumou (sud-ouest) avant de se poursuivre dans d’autres régions comme le Niari voisin et la Likouala dans l’extrême nord-est. Dans d’autres pays comme le Pérou, la covid-19 à déjà ôté la vie à des indigènes comme Santiago Manuin, qui défendait les droits fonciers des communautés amazoniennes au Pérou, décédé mercredi de la Covid-19. Covid-19 : les peuples autochtones s’imprègnent des mesures barrières Une campagne de sensibilisation de cette couche sociale pour éviter la propagation de la Covid-19 a débuté, il y a quelques jours, à Sibiti dans le département de la Lékoumou. pic.twitter.com/huZoAXbOFE— Madingou faly (@faly_madingou) July 4, 2020 Le point du vendredi 3 juillet Au Ghana, un ministre qui avait été déclaré positif au Covid-19, a démissionné vendredi pour ne pas avoir respecté les règles d’isolement et fait campagne, a annoncé la présidence. Le chef d’Etat Nana Akufo-Addo a accepté la démission du secrétaire d’Etat au commerce et à l’industrie Kingsley Ahenkorah, avec “effet immédiat”, a fait savoir la présidence dans un communiqué. L’Espagne ne rouvrira pas ses frontières aux voyageurs venant d’Algérie, du Maroc et de Chine tant que ces pays ne laisseront pas entrer les visiteurs venant d’Espagne. Au Sénégal, le ministère de la Santé et de l’Action sociale a annoncé vendredi 110 cas supplémentaires d’infection au nouveau coronavirus, portant le nombre provisoire de cas confirmés à 7 164 dans le pays. Au Botswana, le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale temporairement fermé en raison de la menace du Covid-19. “... conformément aux mesures du protocole de précaution, le siège du ministère fournira ses services à distance jusqu‘à nouvel ordre”, a annoncé le gouvernement vendredi. “Le siège du ministère à Gaborone sera fermé au public et aux visiteurs”, précise déclaration officielle. Le point du jeudi 2 juillet Au Nigeria, reprise des vols intérieurs annoncée pour le mercredi 8 juillet, a annoncé sur Twitter le ministre de l’Aviation, assouplissant les restrictions instaurées pour lutter contre la pandémie de Covid-19. Le Nigeria avait fermé son espace aérien en mars dans le but de contenir la propagation du nouveau coronavirus. Au Sénégal, les autorités ont annoncé mercredi qu’il ne rouvrirait pas son espace aux voyageurs en provenance de pays qui ne procèderaient pas de même avec lui, après avoir été tenu à l‘écart d’une réouverture par l’Union européenne de ses frontières. L’UE a adopté mardi une liste de quinze pays, dont la Chine sous conditions, aux voyageurs desquels elle rouvrait ses frontières mercredi. Cette liste a été établie en fonction en particulier de critères épidémiologiques. Le Sénégal n’y figure pas. La liste européenne a cependant vocation à être révisée toutes les deux semaines. Le Sénégal a annoncé rouvrir son espace aux vols internationaux réguliers à partir du 15 juillet. En Afrique du Sud, le service ferroviaire de passagers est de nouveau opérationnel à la faveur de l’assouplissement des restrictions imposées pour faire reculer le coronavirus dans le pays. Depuis le 1er mai, l’Afrique du Sud a progressivement assoupli ses restrictions, passant du niveau 5 au niveau 3, après un confinement strict de cinq semaines appliqué le 27 mars. >>> LIRE AUSSI : Coronavirus en Afrique : le point de la situation [3] Le point du mercredi 1er juillet Le bureau de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) en Méditerranée orientale a affirmé mercredi que plus d’un million de personnes avaient été infectées au Covid-19 entre le Maroc et le Pakistan, une région qui a atteint un “seuil critique”. Selon les chiffres publiés mercredi par la direction régionale de l’OMS, le nombre de cas de nouveau coronavirus dans la région, qui compte 21 pays du Maroc au Pakistan, est de 1.077.706, dont 24.973 décès. En Egypte, Les pyramides du plateau de Guizeh, site phare du tourisme égyptien près du Caire, ont rouvert au public mercredi après avoir fermé en mars en raison de l‘épidémie de nouveau coronavirus, a constaté un journaliste de l’AFP. Quelques dizaines de touristes étaient présents sur le site de la vaste nécropole royale mercredi. Les aéroports ont aussi rouvert ce jour, ainsi que le Musée égyptien de la place Tahrir au Caire. La réouverture des autres lieux touristiques se fera progressivement avait annoncé mi-juin le gouvernement. Au Ghana, le championnat de football annulé. Le conseil exécutif de la fédération ghanéenne de football a pris cette décision “au terme d’une réunion marathon”, selon le site internet de la CAF. Les clubs avaient déjà joué 14 ou 15 matches sur 34 et les Aduana Stars menaient le championnat d’un point quand il a été arrêté à la mi-mars à cause de la pandémie. Conséquence de cette annulation, la fédération ghanéenne a décidé de conserver les mêmes représentants que l’an dernier dans les compétition continentales. Asante Kotoko disputera donc en 2020/2021 la Ligue des champions de la CAF, qu’elle a déjà remportée deux fois, alors que Ashanti Gold jouera la Coupe de la Confédération de la CAF, équivalent africain de l’Europa League. Au Burundi, le nouveau président Évariste Ndayishimiye a déclaré mardi le Covid-19 comme “le plus grand ennemi des Burundais”, imposant une volte-face complète à son pays qui avait jusqu’ici largement ignoré l‘épidémie. Il s’agit d’un revirement absolu par rapport à l’attitude de son prédécesseur Pierre Nkurunziza, décédé subitement le 8 juin, officiellement d’un arrêt cardiaque, qui avait estimé que le Burundi était protégé par “la grâce divine”. Au Gabon, réouverture à partir du 1er juillet de l’espace aérien pour les vols internationaux. Outre la reprise des vols internationaux à raison de deux vols par compagnie et par semaine, le gouvernement a annoncé la réouverture du transport sur l’ensemble du territoire national. La capitale Libreville, et ses environs étaient isolées du reste du pays depuis début avril. Le point du mardi 30 juin En Tanzanie, les cours ont repris lundi pour les élèves du primaire et du secondaire après trois mois d’arrêt dû au coronavirus. Pour cette reprise, les autorités ont mis en place un protocole sanitaire simple qu’enseignants et apprenants doivent impérativement respecter. La Tanzanie est le premier d’Afrique de l’Est à permettre aux élèves de retourner à l‘école. Au Sénégal, le président Macky Sall a annoncé lundi soir la levée dès mardi du couvre-feu et de l‘état d’urgence instaurés contre le Covid-19, ainsi que la reprise des vols internationaux à partir du 15 juillet malgré la progression continue de la maladie dans le pays. Au Nigeria, les autorités vont alléger des restrictions et permettre prochainement le retour des élèves en classe pour y passer leurs examens. Elles comptent aussi permettre à nouveau les déplacements à l’intérieur du pays, malgré les craintes suscitées par la hausse des contaminations au nouveau coronavirus dans le pays. Au Libéria, réouverture de l’aéroport dans le pays après trois mois de fermeture. Les vols ont repris lundi 29 juin à l’aéroport de Monrovia. Selon le directeur général de l’autorité aéroportuaire, Bishop Allan Klayee, tous les voyageurs devront justifier d’un test effectué avant leur départ et les déclarant négatifs au coronavirus, ou devront se soumettre à un test de dépistage rapide à l’aéroport.Wed, 15 Jul 2020 04:33:47 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2020/07/15/coronavirus-en-afrique-l-essentiel-de-la-situation/La Côte d'Ivoire rend hommage à son Premier ministre décédéhttp://fr.africanews.com/2020/07/14/la-cote-d-ivoire-rend-hommage-a-son-premier-ministre-decede/La Côte d’Ivoire a rendu mardi un hommage national au Premier ministre et candidat à la présidentielle Amadou Gon Coulibaly, décédé le 8 juillet d’une crise cardiaque à 61 ans, lors d’une cérémonie au palais présidentiel d’Abidjan. Son cercueil recouvert du drapeau ivoirien placé sur le parvis du palais présidentiel a reçu les honneurs civils et militaires en présence de nombreuses personnalités dont le président ivoirien Alassane Ouattara, son homologue sénégalais Macky Sall ou le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian.  Dauphin désigné du président Ouattara qui l’avait adoubé en mars, Amadou Gon Coulibaly a été fait grand-croix de l’Ordre national, la plus haute distinction du pays, à titre posthume lors de la cérémonie. Le secrétaire général de la présidence Patrick Achi a souligné que c’est sur ce même “parvis” que le défunt avait été “l’image visible de toutes les décisions qui ont conduit à la renaissance prodigieuse du pays” après une décennie de crise ponctuée par des violences ayant fait 3.000 morts en 2010 et 2011. M. Achi a aussi évoqué “l’hommage unanime de la Nation que tu as servie avec tant de noblesse et de dévouement”.  Auparavant, la ministre de l’Education, Kandia Camara, en pleurs, avait salué le “grand président qu’il aurait été”. “Plus proche collaborateur depuis 30 ans” Quelques jours après avoir annoncé qu’il ne briguerait pas un troisième mandat, Alassane Ouattara avait désigné en mars son “plus proche collaborateur depuis 30 ans” comme son successeur et candidat du parti au pouvoir à la présidentielle.  Greffé du coeur en 2012, Amadou Gon Coulibaly, dit “AGC”, était revenu en Côte d’Ivoire le 2 juillet après deux mois d’hospitalisation pour des problèmes cardiaques.  Officiellement, le Premier ministre était parti le 2 mai pour un “contrôle” en France, malgré la fermeture des frontières en raison de la pandémie de coronavirus. Il avait finalement dû se faire poser un stent.  “Je suis de retour pour prendre ma place aux côtés du président, pour continuer l’oeuvre de développement et de construction de notre pays”, avait-il dit, très souriant.  Le 8 juillet, il avait été accueilli par une haie d’honneur et des applaudissements des membres du gouvernement avant le Conseil des ministres. Il était décédé quelques heures plus tard. AFPTue, 14 Jul 2020 14:10:00 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2020/07/14/la-cote-d-ivoire-rend-hommage-a-son-premier-ministre-decede/Surfacturations à l'armée du Niger : cinq semaines de prison requis contre une journalistehttp://fr.africanews.com/2020/07/14/surfacturations-a-l-armee-du-niger-cinq-semaines-de-prison-requis-contre-une/La justice nigérienne a requis mardi cinq semaines de prison contre Samira Sabou, une journaliste-blogueuse nigérienne écrouée le 10 juin et accusée de diffamation dans ses publications sur l’affaire des surfacturations d’achats d‘équipements militaires, a-t-on appris mercredi auprès de ses proches. “A l’issue du procès qui a eu lieu ce mardi le procureur a requis un mois et une semaine de prison ferme et une amende d’1 million FCFA (plus de 1.500 euros) contre notre camarade Samira Sabou”, a indiqué à l’AFP Maman Kaka Touda, un responsable de l’ONG Alternative espace citoyen (AEC), qui a assisté au procès. L’affaire a été “mise en délibéré au 28 juillet”, a précisé à l’AFP une source judiciaire. “Nous avons ferme espoir qu’elle sera libérée à cette date”, a dit Maman Kaka Touda.  Interpellée le 10 juin et placée sous mandat de dépôt, Samira Sabou est jugée pour une plainte pour “diffamation” déposée par Sani Mahamadou Issoufou le fils et directeur de cabinet adjoint du président Mahamadou Issoufou.  La journaliste avait publié un post sur l’affaire des surfacturations à l’armée accusant un homme d’affaires nigérien de “capter les marchés du ministère de la Défense au nom du fils du patron”. “Le procès aux motivations politiques de la journaliste (Samira Sabou) doit aboutir à sa libération inconditionnelle”, a déclaré mardi Amnesty International dans un communiqué.  L’affaire des surfacturations fait grand bruit au Niger après la diffusion sur les réseaux sociaux d’extraits d’un rapport d’audit sur ces irrégularités.   Les surfacturations et les livraisons non effectuées d‘équipements militaires ces dernières années ont coûté 32,6 milliards FCFA (50 millions d’euros) à l’Etat du Niger, selon le parquet de Niamey. La justice avait annoncé le 8 avril l’ouverture d’une enquête sur l’affaire, qui a éclaté en février.  En février, le gouvernement avait annoncé qu’un audit demandé par le président Issoufou avait révélé des surfacturations ainsi que des livraisons non effectuées à l’armée, qui combat depuis 2015 les jihadistes dans le sud-est et l’ouest du pays. AFPTue, 14 Jul 2020 14:00:00 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2020/07/14/surfacturations-a-l-armee-du-niger-cinq-semaines-de-prison-requis-contre-une/RDC : deux nouveaux cas d'Ebola dans le nord-ouesthttp://fr.africanews.com/2020/07/14/rdc-deux-nouveaux-cas-d-ebola-dans-le-nord-ouest/La confirmation est de l’OMS. D’après l’institution onusienne en charge des questions de santé, deux nouveaux cas d’Ebola ont été recensés ces dernières 24 heures dans le nord-ouest de la RDC, soit un cumul total de 50 cas du virus. D’après des médias congolais, ces deux cas ont été enregistrés dans le village Ipeko proche de la ville de Mbandaka, capitale de la province de l‘Équateur dans le nord-ouest du pays. Ainsi, depuis la déclaration de l‘épidémie le 1er juin dernier, on dénombre déjà un total de 51 personnes contaminées au virus Ebola dans la zone. Soit 48 cas confirmés et 3 probables. Quant aux décès, ils sont au nombre de 20 dont 17 confirmés et 3 probables. Seuls onze patients ont pour l’instant survécu au virus. C’est la onzième épidémie déclarée en RDC depuis la première en 1976 dans la ville de Yambuku près de la rivière Ebola. Déclarée le 1er août 2018, la dixième dont la fin a été annoncée en mi-juin dernier a tué 2 277 personnes dans des provinces de l’est de la RDC. Le géant pays d’Afrique centrale fait également face à d’autres épidémies dont la rougeole qui a déjà fait 6 000 morts et surtout la pandémie de coronavirus qui, elle, a atteint depuis le 10 mars dernier, 8 075 personnes, soit 3 620 guéries et 190 décès.Tue, 14 Jul 2020 13:55:00 +0000editorial@africanews.com (John Ndinga Ngoma)http://fr.africanews.com/2020/07/14/rdc-deux-nouveaux-cas-d-ebola-dans-le-nord-ouest/Algérie : un journaliste condamné à 15 mois de prisonhttp://fr.africanews.com/2020/07/14/algerie-un-journaliste-condamne-a-15-mois-de-prison/*La Cour d’appel de Mascara, dans le nord-ouest de l’Algérie, a condamné mardi un correspondant du groupe de médias privé Ennahar à 15 mois de prison ferme, pour des publications sur Facebook favorables à la contestation antirégime, a annoncé son avocat à l’AFP.*  Ali Djamel Toubal avait été condamné le 18 juin en comparution immédiate à deux ans de prison ferme pour “outrage à corps constitué” et “publications Facebook pouvant porter atteinte à l’intérêt national”. Il a notamment publié et commenté des photos montrant des policiers molestant des militants du Hirak, mouvement populaire antirégime. “Le procureur avait demandé le durcissement de la peine mais la Cour l’a réduite”, a précisé son conseil, Me Mustapha Bouchakour. “Psychiquement, il n‘était pas bien aujourd’hui”, a ajouté l’avocat du journaliste de 47 ans, père de trois enfants. Ali Djamel Toubal a été condamné sur la base d’un nouveau code pénal adopté en avril et dénoncé par les militants des droits humains craignant une ingérence de l’Etat dans le droit à la liberté d’expression.  L’Algérie figure à la 146e place (sur 180) du classement mondial de la liberté de la presse 2020 établi par Reporters sans frontières (RSF). Elle a dégringolé de 27 places par rapport à 2015 (119e). La pandémie de Covid-19 en Algérie n’empêche pas les autorités de poursuivre et condamner militants du Hirak, opposants politiques, journalistes et internautes. Selon un décompte du Comité national pour la libération des détenus (CNLD), près de 60 détenus du Hirak sont encore incarcérés, la plupart pour des publications sur Facebook. AFPTue, 14 Jul 2020 13:50:00 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2020/07/14/algerie-un-journaliste-condamne-a-15-mois-de-prison/Des militaires tchadiens tirent à nouveau sur un véhicule de l'armée françaisehttp://fr.africanews.com/2020/07/14/des-militaires-tchadiens-tirent-a-nouveau-sur-un-vehicule-de-l-armee-francaise/Des militaires tchadiens ont ouvert le feu lundi sur les pneus d’une voiture de l’armée française avec à son bord des gendarmes qui prenaient des photographies à proximité d’un site sensible dans la capitale tchadienne, selon un communiqué conjoint mardi de N’Djamena et l’ambassade de France au Tchad. Il y a cinq semaines, deux militaires français avaient été blessés dans un incident similaire. “Ce lundi 13 juillet après-midi, un véhicule de la force Barkhane, ayant à son bord des gendarmes français s’est arrêté devant un site sensible, situé non loin de l’aéroport, pour photographier une mosquée en face de ce site sans qu’ils n’aient conscience de la sensibilité de l’endroit”, explique le communiqué du ministère tchadien des Affaires étrangères et de l’ambassade. La force française antijihadiste Barkhane, déployée au Sahel, a son siège dans la capitale tchadienne.  “Les militaires tchadiens chargés de la sécurité du site en question ont procédé à des tirs d’intimidation contre le véhicule de la force Barkhane”, qui “n’ont occasionné que des dégâts sur les pneus du véhicule”, précise le communiqué officiel.  Le parquet de N’Djamena a ouvert une enquête, selon ce communiqué.  Selon un officier tchadien interrogé par l’AFP sous couvert d’anonymat, les militaires français “filmaient la résidence privée du président Idriss Déby appelée Palais Burkina et la mosquée à côté de cette résidence”.  Diviser pour mieux régner ? C’est alors, “que nos militaires en faction devant la résidence privée du chef d’Etat ont tiré sur le véhicule”, a-t-il affirmé.  Le véhicule a “réussi à s’enfuir avant d‘être intercepté”, selon cette source, qui précise que ces militaires français “ont reçu le secours de blindés français”.  Un journaliste de l’Agence France-Presse arrivé sur les lieux une heure et demie après la survenue de cet incident a observé des blindés français qui quittaient la zone.  Le 9 juin dernier, un incident similaire s‘était produit à N’Djamena. Deux militaires français “en patrouille de reconnaissance à proximité du palais présidentiel”, selon l’armée française, avaient été blessés par des tirs militaires tchadiens.  A l‘époque, un officier de la garde présidentielle avait affirmé à l’AFP que ces deux Français, en civil, étaient en train de filmer le palais présidentiel au moment où ils avaient été pris pour cible. Il est interdit de stationner et encore plus, de prendre en photographie des sites présidentiels au Tchad.  L’année dernière, au moins un Tchadien est décédé et un autre a été blessé par des tirs de militaires, pour avoir stationné devant le palais, selon une source sécuritaire. AFPTue, 14 Jul 2020 13:32:00 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2020/07/14/des-militaires-tchadiens-tirent-a-nouveau-sur-un-vehicule-de-l-armee-francaise/rdc : second souffle pour les jeunes activistes des droits de l'hommehttp://fr.africanews.com/2020/07/14/rdc-second-souffle-pour-les-jeunes-activistes-des-droits-de-l-homme/Benjamin Gambembo est activiste de droit de l’homme. À 27 ans, il fait parti de cette nouvelle vague d’activistes des mouvements citoyens qui ont vu le jour il y a près de 10 ans en RDC. Ces jeunes ont lutté depuis le régime de Kabila, parfois au péril de leur vie. « ça n’avait jamais été facile. Nous avons connu des pires moments avec l’activisme » se souvient-il . La plus part des médias privés en RDC appartiennent aux hommes politiques. Difficile donc d’y avoir accès pour émettre des idées divergentes. C’est grâce aux réseaux sociaux que les jeunes activistes ont véhiculés leurs idées. Le pays a un nouveau président depuis plus d’une année, un changement qui augure de belles perspectives selon Benjamin Gambembo. Pour le moment, les Mouvements citoyens et les jeunes activistes ne désemplissent pas. Conscient que la route vers le respect des droits humains est encore long.Wed, 15 Jul 2020 07:54:08 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2020/07/14/rdc-second-souffle-pour-les-jeunes-activistes-des-droits-de-l-homme/RDC : le procès en appel de Vital Kamerhe fixé au 24 juillethttp://fr.africanews.com/2020/07/14/rdc-le-proces-en-appel-de-vital-kamerhe-fixe-au-24-juillet/En RDC, le procès en appel de Vital Kamerhe condamné en première instance à 20 ans de prison pour détournement de fonds, aura lieu le 24 juillet prochain, a annoncé mardi son avocat. Pour les détracteurs comme ses partisans de Vital Kamerhe, l’heure est au compte à rebours… Jusqu’au 24 juillet prochain, date prévue pour le procès en appel du directeur de cabinet du président Tshisekedi, comme l’a fait savoir ce mardi aux médias, son avocat, Jean Marie Kabengela cité par un site congolais. Le 20 juin dernier, le tribunal de grande instance de la Gombe à Kinshasa infligeait 20 ans de travaux forcés à Vital Kamerhe et son coaccusé, le Libanais Samy Jamal, tous deux reconnus coupable de détournement de 48 millions de dollars. Ces fonds étaient destinés à financer le « programme des 100 jours ». Mis en place par Félix Tshisekedi au lendemain de son investiture en janvier 2019, ce programme était censé doté la RDC d’importantes infrastructures dont les sauts-de-mouton et les maisons préfabriquées pour les militaires et policiers. Le verdict a suscité des réactions mitigées dans tout le pays ou presque. Si les uns y voient un acte fort dans la lutte contre les antivaleurs promises Félix Tshisekedi pendant la campagne électorale, les autres estiment par contre que le tribunal n’a pas fourni les preuves de la culpabilité de l’ancien président de l’Assemblée nationale. La balle est donc dans le camp de la cour d’appel qui devra soit acquitter le prévenu, soit alourdir ou alléger la peine de 20 ans de travaux forcés. Candidat déclaré à la présidentielle du 30 décembre 2018, il s‘était désisté au profit de Félix Tshisekedi un mois avant le scrutin. Les deux hommes avaient conclu un accord prévoyant que M. Kamerhe soit à son tour candidat à la présidentielle suivante, en 2023. Élu président, M. Tshisekedi avait nommé M. Kamerhe au poste de directeur de cabinet du chef de l’Etat.Tue, 14 Jul 2020 11:50:00 +0000editorial@africanews.com (John Ndinga Ngoma)http://fr.africanews.com/2020/07/14/rdc-le-proces-en-appel-de-vital-kamerhe-fixe-au-24-juillet/Libye : le parlement pro-Haftar d'accord pour une intervention de l'armée égyptiennehttp://fr.africanews.com/2020/07/14/libye-paix-des-parlementaires-pro-haftar-pour-une-intervention-militaire/Le parlement basé dans l’est de la Libye qui appuie le maréchal Khalifa Haftar a dit être d’accord avec une intervention militaire de l’Egypte contre la Turquie en Libye en cas de “menace”. La Libye est déchirée par un conflit entre deux pouvoirs rivaux: le Gouvernement d’union nationale (GNA) reconnu par l’ONU et basé à Tripoli et le maréchal Khalifa Haftar, qui règne sur l’Est et une partie du Sud. Le premier est soutenu par la Turquie, qui a des militaires sur place, et le second par l’Egypte voisine, les Emirats arabes unis et la Russie. “Aux forces armées égyptiennes d’intervenir pour protéger la sécurité nationale libyenne et égyptienne, si elles voient une menace imminente pour la sécurité de nos deux pays”, a indiqué dans un communiqué diffusé dans la nuit de lundi à mardi le Parlement élu en 2014, qui compte essentiellement des pro-Haftar. Le Parlement réagissait à un discours du président égyptien Abdel Fattah al-Sissi le 20 juin, dans lequel il avait menacé d’intervenir en Libye, en réaction à une implication directe de la Turquie. Les relations entre Le Caire et Ankara se sont dégradées après la destitution en 2013 en Egypte du président islamiste Mohamed Morsi, soutenu par la Turquie.  Avec l’appui d’Ankara, les forces loyales au GNA ont engrangé d’importantes victoires depuis début juin, reprenant le contrôle de l’ensemble du nord-ouest de la Libye. Les troupes du maréchal Haftar n’ont pour leur part cessé de reculer ces derniers mois, essuyant des revers qui ont signé l‘échec de leur offensive sur Tripoli lancée en avril 2019. Efforts “concertés” entre les deux pays frères “Nous appelons à des efforts concertés entre les deux pays frères, la Libye et l’Egypte, pour assurer la défaite de l’occupant envahisseur (la Turquie) et préserver notre sécurité nationale commune”, a ajouté le parlement dans son communiqué. “Les dangers posés par l’occupation turque représentent une menace directe pour notre pays et pour les pays voisins, surtout pour l’Egypte”, a-t-on ajouté de même source. Le parlement ne reconnaît pas la légitimité du chef du GNA Fayez al-Sarraj, et soutient un gouvernement rival basé lui aussi dans l’est et l’“Armée nationale libyenne” (ANL) autoproclamée du maréchal Haftar. Il est par ailleurs affaibli par des divisions. Une quarantaine de députés anti-Haftar sont notamment partis pour Tripoli où ils ont élu un autre président de l’assemblée. Les Emirats arabes unis ont de leur côté mis en garde contre les menaces du GNA de prendre le contrôle de la ville de Syrte, située à mi-chemin entre Tripoli à l’ouest et Benghazi à l’est. Ces “tambours de guerre (...) peuvent déboucher sur de graves conséquences politiques et humaines”, a averti sur Twitter le ministre d’Etat aux Affaires étrangères Anwar Gargash. Il a appelé à un “cessez-le-feu immédiat”, en invitant les Libyens à choisir “le dialogue”.   AFPTue, 14 Jul 2020 10:40:00 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2020/07/14/libye-paix-des-parlementaires-pro-haftar-pour-une-intervention-militaire/Egypte : un journaliste meurt du coronavirus après sa sortie de prison (famille)http://fr.africanews.com/2020/07/14/egypte-un-journaliste-meurt-du-coronavirus-apres-sa-sortie-de-prison-famille/Un journaliste égyptien ayant collaboré avec la chaîne de télévision qatarie Al-Jazeera est décédé lundi du nouveau coronavirus quelques jours après sa sortie de prison, selon sa fille. Mohamed Mounir, 65 ans, est décédé après sa libération de prison le 2 juillet, a indiqué lundi soir sur la page Facebook Sarah Mounir. Plusieurs ONG de défense de la liberté de la presse avaient protesté contre son arrestation le 15 juin. Sarah Mounir avait écrit le 7 juillet que son père avait été hospitalisé après avoir contracté la maladie Covid-19. M. Mounir souffrait de diabète, de tension artérielle élevée et de graves problèmes cardiaques, selon le Comité pour la protection des journalistes (CPJ), une ONG basée aux Etats-Unis qui citait des journalistes égyptiens. Au printemps, alors que l’Egypte enregistrait ses premiers cas de contamination au Covid-19, des militants des droits humains avaient appelé à la libération de nombreux détenus pour éviter leur possible contamination dans les prisons surpeuplées et à l’hygiène douteuse. Mohamed Mounir avait notamment été inculpé pour “appartenance à un groupe terroriste” et “diffusion de fausses nouvelles”. Les autorités égyptiennes considèrent Al Jazeera comme un relais médiatique des Frères musulmans, groupe qu’elles ont classé “terroriste”. En juin 2017, l’Egypte ainsi que l’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis et Bahreïn, avaient rompu leurs relations diplomatiques avec le Qatar, qu’ils accusent de soutenir des groupes islamistes radicaux, d‘être trop proche de l’Iran et de semer le trouble dans le monde arabe avec Al-Jazeera, ce que Doha nie. Depuis l’arrivée au pouvoir du président Abdel Fattah al-Sissi en 2014, une vague de répression impitoyable s’est abattue sur les journalistes, les opposants et les militants égyptiens. Ces dernières semaines, plusieurs journalistes ont été arrêtés, temporairement pour certains, dont Haisam Mahgoub, Lina Attallah, Sameh Haneen et Shimaa Samy. L’Egypte occupe la 166e place dans le classement Reporters sans frontières (RSF) de la liberté de presse 2020. AFPTue, 14 Jul 2020 09:00:00 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2020/07/14/egypte-un-journaliste-meurt-du-coronavirus-apres-sa-sortie-de-prison-famille/Kenya : funérailles du premier médecin victime de la covid-19http://fr.africanews.com/2020/07/14/kenya-funerailles-du-premier-medecin-victime-de-la-covid-19/Lundi, collègues et membres de la famille du Dr Adisa Lugaliki se sont réunis dans la partie occidentale du pays pour lui rendre un dernier hommage. Obstétricienne et gynécologue, Adisa Lugaliki a succombé vendredi matin au virus, qu’elle aurait contracté dans l’exercice de ses fonctions. Ce décès fait suite aux inquiétudes soulevées par l’Union des médecins et dentistes du Kenya, qui a demandé au gouvernement de fournir au personnel de santé l‘équipement de protection nécessaire dans la lutte contre la pandémie. “Mon cœur est assez lourd, je peux le dire, et je pense que c’est l‘état d’esprit de toutes les personnes que vous voyez ici, nous avons perdu notre collègue et pour nous dans ces temps et ces circonstances, elle est ce qu’on appelle un soldat tombé au combat parce que c’est une bataille pour nous, ce n’est pas une guerre contre des fusils ou des bombes, c’est une guerre contre un ennemi invisible”, a expliqué le Chibanzi Mwachonda, secrétaire général adjoint du Syndicat des médecins, pharmaciens et dentistes du Kenya. La semaine dernière, plus de 250 travailleurs de la santé ont été testés positifs au coronavirus. A ce jour, le Kenya a enregistré 10 294 cas, dont 197 décès, selon le Centre africain de contrôle et de prévention des maladies.Tue, 14 Jul 2020 12:42:15 +0000editorial@africanews.com (Bridget UGWE)http://fr.africanews.com/2020/07/14/kenya-funerailles-du-premier-medecin-victime-de-la-covid-19/Tunisie : le parti Ennahdha, en difficulté, veut un changement de gouvernementhttp://fr.africanews.com/2020/07/14/tunisie-le-parti-ennahdha-en-difficulte-veut-un-changement-de-gouvernement/Le parti d’inspiration islamiste Ennahdha, principale force du Parlement tunisien, a appelé lundi à des négociations pour un changement de gouvernement alors que le Premier ministre est sous le coup d’une enquête pour conflit d’intérêts. Le président Kais Saied s’est opposé à des concertations en coulisse, et le chef du gouvernement Elyes Fakhfakh a répliqué lundi soir en annonçant un remaniement “dans les prochains jours”, laissant entendre qu’il pourrait écarter des ministres d’Ennahdha. Ennahdha, qui est en difficulté au sein de la coalition gouvernementale, avait un peu plus tôt indiqué envisager le départ de M. Fakhfakh. Ce dernier avait été désigné fin janvier par le président Saied après des mois de négociations et deux échecs du parti d’inspiration islamiste à réunir une majorité autour d’un chef de gouvernement. Organe consultatif du parti, le Conseil de la Choura “a confié à son dirigeant Rached Ghannouchi le soin de mener des consultations (...) pour s’entendre sur un nouveau gouvernement”, a indiqué lundi matin son président, Abdelkarim Harouni. “La situation économique et sociale très grave ne peut être surmontée par un gouvernement dont le chef est soupçonné de conflit d’intérêts”, a expliqué M. Harouni en conférence de presse. “Ennahdha n’accepte aucun soupçon de corruption dans ce gouvernement”. Le Premier ministre Fakhfakh, est sous le coup d’une enquête parlementaire, car il est accusé de ne pas avoir cédé la gestion de ses parts dans des sociétés d’assainissement qui ont remporté d’importants marchés publics. Le président tunisien a rétorqué qu’il était opposé à des négociations entre les partis sur un nouveau gouvernement, après une réunion avec M. Fakhfakh et le secrétaire général de la puissante centrale syndicale UGTT Noureddine Taboubi.  Remaniement dans “les prochains jours” “Il n’y aura pas de consultations tant que le Premier ministre sera au pouvoir”, a-t-il déclaré selon un communiqué de la présidence, ajoutant que seule une démission du chef du gouvernement ou un vote de défiance, pouvait justifier de telles consultations. M. Fakhfakh, lui, a annoncé un remaniement dans “les prochains jours”, et accusé Ennahdha d’alimenter une “crise politique” visant à satisfaire “des intérêts partisans étroits”. Il a reproché à ce parti qui participe à son gouvernement de “perturber le travail gouvernemental”. La coalition gouvernementale actuelle comprend plusieurs blocs parlementaires divergents, dont certains ont voté des motions contre Ennahdha, leur allié au gouvernement, et son chef Rached Ghannouchi. Ainsi, le parti nationaliste Charb et le parti démocrate Attayar, ont soutenu une motion en cours de discussion qui pourrait demander le retrait de M. Ghannouchi de la présidence du Parlement. Ennahdha souhaite intégrer le parti libéral laïc Qalb Tounes, deuxième parti du Parlement, au sein de la coalition, estimant qu’elle serait ainsi plus stable. Le Parlement issu des législatives d’octobre 2019 est profondément fragmenté, alors que la population est en attente d’une relance de l‘économie et une amélioration de la situation sociale.  AFPTue, 14 Jul 2020 06:34:00 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2020/07/14/tunisie-le-parti-ennahdha-en-difficulte-veut-un-changement-de-gouvernement/Nigeria : 10 soldats tués par des jihadistes dans le nord-est (source sécuritaires)http://fr.africanews.com/2020/07/14/nigeria-10-soldats-tues-par-des-jihadistes-dans-le-nord-est-source-securitaires/Dix soldats nigérians ont été tués lundi par des jihadistes lors de deux incidents séparés dans le nord-est du Nigeria, a appris l’AFP de sources sécuritaires. Des jihadistes ont tué huit soldats lors de l’attaque d’un convoi militaire près du village de Kumulla, à 40 km de la capitale régionale de l’Etat du Borno, Maiduguri, ont indiqué ces sources sous couvert d’anonymat. Quelques heures après cette attaque, deux autres soldats ont été tués lors d’un accrochage entre une patrouille de l’armée et un groupe de jihadistes dans le village de Kolore, à quelque 50 km de Maiduguri, selon ces sources. Il y a une semaine, 35 soldats nigérians avaient été tués dans cette même région, et 30 étaient portés disparus. L’armée nigériane assure que le nord-est du Nigeria n’est plus en proie aux violences des groupes jihadistes, néanmoins des dizaines, voire des centaines de soldats ont été tués ces dernières années dans des attaques similaires menées par le groupe Etat islamique en Afrique de l’Ouest (Iswap). Cette faction dissidente du groupe jihadiste de Boko Haram est particulièrement active depuis sa création en aout 2016 et mène également des raids réguliers contre les employés d’ONG locales et internationales. Plus de 36.000 personnes ont été tuées depuis 2009 dans les violences dans la région et plus de deux millions de personnes ne peuvent toujours pas regagner leur foyer.  AFPTue, 14 Jul 2020 05:00:00 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2020/07/14/nigeria-10-soldats-tues-par-des-jihadistes-dans-le-nord-est-source-securitaires/La FIFA mécontente après l'annulation de la Coupe d'Afrique des Nations fémininehttp://fr.africanews.com/2020/07/13/la-fifa-mecontente-apres-l-annulation-de-la-coupe-d-afrique-des-nations-feminine/La CAF a-t-elle vraiment pris une bonne décision en annulant la Coupe d’Afrique féminine des Nations 2020 ? Aprè le tollé qui a suivi l’annonce, il est difficile de le penser. L’instance dirigeante du football mondial, la FIFA, a réagi à cette annulation avec déception vendredi. Le patron du football mondial, Gianni Infantino, a parlé du dévouement de la FIFA à la promotion du football féminin dans le monde. Et alors que le Sénégal termine sa saison, le processus de candidature pour accueillir la Coupe d’Afrique des Nations de Beach Soccer 2020 est ouvert, une fois de plus, après le retrait de l’Ouganda. En Europe, le TAS a levé l’interdiction de deux ans imposée à Manchester City pour la Ligue des champions, tandis que le manager de Liverpool, Jurgen Klopp, a été impressionné par l’euphorie de ses deux joyaux africains, Sadio Mane et Mohamed Salah.Mon, 13 Jul 2020 18:00:00 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2020/07/13/la-fifa-mecontente-apres-l-annulation-de-la-coupe-d-afrique-des-nations-feminine/Afrique du Sud : interdiction de la vente d'alcool et couvre-feu de nouveau imposéhttp://fr.africanews.com/2020/07/13/afrique-du-sud-interdiction-de-la-vente-d-alcool-et-le-couvre-feu-de-nouveau/L’Afrique du Sud durcit de nouveau les mesures pour ralentir la progression des cas de coronavirus. Un couvre-feu entre en vigueur dans le pays à partir de lundi. Le président sud-africain Cyril Ramaphosa a également decidé de l’interdiction de la vente d’alcool. Selon lui, l’objectif est de réduire le nombre de patients traumatisés afin que les hôpitaux disposent de plus de lits pour traiter les personnes infectées par la COVID-19. “Nous avons donc décidé, afin de préserver la capacité des hôpitaux, de faire en sorte qu’il y ait suffisamment de lits dans nos hôpitaux qui ne soient pas pris par ceux qui viennent, suite à des traumatismes ou des blessures provoqués par l’alcool”, a déclaré M. Ramaphosa. L’augmentation rapide des cas signalés en Afrique du Sud en a fait l’un des centres mondiaux de COVID-19, désormais le 9e pays le plus touché par la maladie, selon l’Université Johns Hopkins. “Il est maintenant clairement établi que la reprise des ventes d’alcool a entraîné une pression importante sur les hôpitaux, y compris les unités de traumatologie et de soins intensifs, en raison des accidents de la route, de la violence, ainsi que des traumatismes liés à l’alcool”, a relevé le chef de l’Etat. Selon les Centres africains de contrôle et de prévention des maladies, la nation d’Afrique australe représente 40 % de tous les cas confirmés en Afrique, avec 264 184 cas, dont 3 971 décès.Mon, 13 Jul 2020 16:40:00 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2020/07/13/afrique-du-sud-interdiction-de-la-vente-d-alcool-et-le-couvre-feu-de-nouveau/Côte d'Ivoire : démission du vice-président Daniel Kablan Duncanhttp://fr.africanews.com/2020/07/13/cote-d-ivoire-demission-du-vice-president-daniel-kablan-duncan/Le vice-président ivoirien Daniel Kablan Duncan, 77 ans, a démissionné de son poste, a annoncé lundi le secrétaire général de la présidence Patrick Achi, alors que le pays est en deuil après le décès du Premier ministre Amadou Gon Coulibaly le 8 juillet. “Le vice-président Daniel Kablan Duncan a remis au président de la République sa démission (...) pour des raisons de convenance personnelle le 27 février (...). Après plusieurs entretiens dont le dernier a eu le 7 juillet, le président Alassane Ouattara a pris acte et procédé le 8 juillet à la signature d’un décret mettant fin aux fonctions de M. Kablan Duncan”, affirme un communiqué lu par Patrick Achi. “Le président de la République voudrait rendre hommage à un grand serviteur de l’Etat, un homme de pouvoir et d’engagement”, selon le texte. Si les rumeurs de démission de M. Kablan Duncan circulaient depuis plusieurs jours, elle reste une surprise. Jusqu‘à récemment, M. Kablan Duncan était considéré comme un proche du président Ouattara même s’il appartenait au Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), formation ancienne alliée de Ouattara passée dans l’opposition en 2018. M. Kablan a toujours été un poids lourd du pouvoir, occupant successivement les postes ministre des Affaires étrangères (2011-2012) puis de Premier ministre avec le portefeuille de l’Economie et des Finances de 2012 à 2017 avant de devenir le premier vice-président de l’histoire de Côte d’Ivoire en janvier 2017, poste créé avec la nouvelle Constitution de 2016. La démission de M. Kablan survient alors que le Premier ministre Amadou Gon Coulibaly est décédé brusquement d’une crise cardiaque le 8 juillet quelques jours après être revenu de France après deux mois de convalescence. L’absence de M. Kablan Duncan à l’aéroport lors du retour du Premier ministre avait été remarquée. Les cérémonies d’hommage au Premier ministre qui doit être inhumé vendredi devaient commencer mardi. >>> LIRE AUSSI : Décès du Premier ministre : 8 jours de deuil national en Côte d’Ivoire Le décès de M. Gon Coulibaly, qui avait été désigné par M. Ouattara candidat de son parti à la présidentielle d’octobre a complètement changé la donne politique, le parti au pouvoir devant désormais trouver un autre candidat. Beaucoup estiment que le président Ouattara qui avait annoncé en mars qu’il ne briguerait pas un troisième mandat, pourrait finalement être candidat. L’ancien président Henri Konan Bédié représentera le PDCI à cette élection qui s’annonce tendue.Mon, 13 Jul 2020 14:30:00 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2020/07/13/cote-d-ivoire-demission-du-vice-president-daniel-kablan-duncan/France : le frère du footballeur ivorien Serge Aurier abattu à Toulousehttp://fr.africanews.com/2020/07/13/france-le-frere-du-footballeur-ivorien-serge-aurier-abattu-a-toulouse/Sale journée pour l’Ivoirien Serge Aurier et sa famille. Christopher, frère de l’arrière droit des Éléphants et de Tottenham, a été tué par balle, ce matin dans la ville de Toulouse. Les faits se sont déroulés dans une zone industrielle en périphérie de Toulouse. Touché à l’abdomen, l’homme de 26 ans est décédé à son arrivée à l’hôpital. L’auteur présumé du crime est actuellement en cavale. “Le Club est profondément attristé de confirmer les rapports des médias selon lesquels le frère de Serge Aurier est décédé aux petites heures de ce matin”, a déclaré le club basé à Londres sur son compte Twitter. “Tout le monde au Club envoie ses plus sincères condoléances à Serge et à sa famille. Nos pensées sont avec eux, tous”, peut-on lire. Christopher Aurier a joué pour l‘équipe locale du Rodéo Toulouse – cinquième division française la saison dernière – après des passages au Racing Club de Lens, à Gueugnon, à Chantilly et au club belge Rebecq, selon un rapport du Figaros. Sur les réseaux sociaux, de nombreux messages des footballeurs abondent en signe de soutien à Serge Aurier. We are with you, Serge_Aurier</a> ? <a href="https://t.co/jI0vHHqfy5">pic.twitter.com/jI0vHHqfy5</a></p>&mdash; Tottenham Hotspur (SpursOfficial) July 13, 2020 Je suis avec toi ?¬ンᄂ️?￰゚マᄑ... Serge_aurier</a></p>&mdash; Kylian Mbappé (KMbappe) July 13, 2020 Toutes nos pensées se dirigent vers Serge Aurier, dont le petit frère a perdu la vie cette nuit. Qu’il repose en paix Serge_aurier</a> ?¬ンᄂ️ <a href="https://t.co/03mCnns1Zn">pic.twitter.com/03mCnns1Zn</a></p>&mdash; Real Madrid FR (FranceRMCF) July 13, 2020Mon, 13 Jul 2020 13:06:31 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2020/07/13/france-le-frere-du-footballeur-ivorien-serge-aurier-abattu-a-toulouse/Nigeria : deux morts dans l'effondrement tragique d'un immeublehttp://fr.africanews.com/2020/07/13/nigeria-deux-morts-dans-l-effondrement-tragique-d-un-immeuble/Cela devient déjà banal au Nigeria comme dans beaucoup de métropoles africaines. Un immeuble s’est encore effondré récemment à Lagos la capitale économique nigériane. Deux personnes en sont mortes : un adulte et un enfant. Le drame s’est déroulé dans la nuit ce week-end. Un témoin oculaire a déclaré que le bruit de l’effondrement du bâtiment l’avait réveillé au milieu de la nuit, rapporte l’agence AP. “Nous avons entendu une forte vibration pendant mon sommeil”, a-t-il relaté. Ibrahim Farinloye de l’Agence nationale de gestion des urgences a annoncé que huit personnes avaient été secourues. Avant cela des jeunes du quartier étaient déjà entrés en action pour venir en aide aux victimes. De tels effondrements sont devenus courants au Nigeria. En juillet dernier, treize personnes sont mortes à Jos dans le centre du Nigeria lorsqu’un immeuble résidentiel de trois étages s’est effondré après des pluies torrentielles. En mars, 20 personnes sont mortes dans l’effondrement à Lagos d’un immeuble qui abritait une école maternelle et primaire. La qualité des matériaux de construction est régulièrement mise en question tout comme la corruption dans l’autorisation des permis de construire.Mon, 13 Jul 2020 12:34:00 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2020/07/13/nigeria-deux-morts-dans-l-effondrement-tragique-d-un-immeuble/Kenya : l'impact du coronavirus sur les Masaïhttp://fr.africanews.com/2020/07/13/kenya-l-impact-du-coronavirus-sur-les-masai/Les ravages économiques du coronavirus en Afrique s‘étendent jusqu’au cœur des plaines majestueuses du Masaï Mara au Kenya. Ici, la communauté Masaï, très dépendante du tourisme, fait partie des victimes collatérales de la pandémie. Et ce sont les femmes et les enfants qui sont les plus touchés. “Les personnes les plus malheureuses sont les enfants et les femmes. Tout simplement parce que les hommes vont généralement au travail et que 100 % de ce qu’ils reçoivent revient à la maison, et même les dames elles-mêmes, viennent généralement au travail. Et pour l’instant, aucun travail n’est effectué”, explique Rose Sairowua, chef de produit au Maa Trust. “Tous les enfants sont actuellement à la maison en raison de la fermeture des écoles et des collèges, le plus grand défi auquel ils sont confrontés est de devoir contrôler le comportement des enfants, surtout maintenant qu’ils sont inactifs. C’est une tâche difficile, car la plupart des adolescents finissent par s’engager dans de mauvais comportements comme le sexe qui conduit à des grossesses précoces et à l’abandon scolaire”, mentionne Meeyuletour Letolu, femme Masaï. Contributeur à 8,8 % au PIB du pays, le secteur touristique kényan tente de sortir de l’impasse en investissant davantage dans le tourisme local, selon les autorités. Avant même l’apparition officielle du virus au Kenya mi-mars, le tourisme a été touché de plein fouet par des annulations en janvier et février, notamment venues de marchés cruciaux comme la Chine, l’Europe et les États-Unis. Le secteur accuse déjà un manque à gagner de 750 millions de dollars (664 millions d’euros) pour cette année, soit la moitié des revenus pour l’ensemble de 2019, selon le ministère du Tourisme.Tue, 14 Jul 2020 06:24:16 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2020/07/13/kenya-l-impact-du-coronavirus-sur-les-masai/Covid-19 au Madagascar : décès de deux parlementaires, retour au confinementhttp://fr.africanews.com/2020/07/13/madagascar-deux-parlementaires-morts-du-covid-19/Le président malgache Andry Rajoelina a indiqué dimanche à la télévision que deux parlementaires étaient morts des suites d’une infection au Covid-19. “Un député est décédé, un sénateur a trouvé la mort aussi, et après test, il y a maintenant 11 députés porteurs du virus du Covid-19, et au niveau du Sénat, 14 personnes sont infectées”, a indiqué le président malgache. Le décès du député, issu du parti présidentiel n’a pas été enregistré sur la liste officielle des personnes décédée de la pandémie, sous prétexte qu’il n’a pas fait l’objet d’un test de dépistage du coronavirus. Le décès du sénateur quant à lui a été classé comme “normal” avant la confirmation faite ce dimanche. Andry Rajoelina a ajouté que des employés de la présidence avaient été infectés. “Je ne peux pas dévoiler son identité, mais un proche collaborateur autour de moi est aussi infecté par cette maladie”, a indiqué le chef de l’Etat malgache. La situation de Madagascar tant à devenir inquiètante ces dernières semaines alors que la Grande île annonçait des progrès dans sa médécine traditionnelle après le lancement de son Covid-organics en avril dernier. C’est un traitement présenté sous forme d’une tisane composée d’artemisia et de plantes médicinales malgaches, qui selon le chef de l’Etat devrait prévenir et guérir du coronavirus. Plusieurs litres de cette potion controversée par l’Organisation mondiale de la Santé avaient d’ailleurs été distribuée à la population et à quelques nations du continent. L’OMS mettait en garde les dirigeants africains contre la tentation de promouvoir et d’utiliser le remède malgache sans tests scientifiques. À ce jour, le nombre de cas augmente considérablement. 4 867 personnes ont été infectées, dont 35 sont mortes et 2 378 guérisons. Le gouvernement estime que le pic de l’épidémie n’aura lieu que vers la fin août. La capitale malgache et ses environs reviennent au confinement dès lundi 20 juillet. Un retour à la case départ !Mon, 13 Jul 2020 09:30:00 +0000editorial@africanews.com (Alliance Zamo)http://fr.africanews.com/2020/07/13/madagascar-deux-parlementaires-morts-du-covid-19/Troubles au Mali : organisations africaines, ONU, UE appellent à la retenuehttp://fr.africanews.com/2020/07/13/troubles-au-mali-organisations-africaines-onu-ue-appellent-a-la-retenue/Les représentants de l’Union africaine, de la Communauté des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao), de l’ONU et de l’UE au Mali ont exprimé leur préoccupation et appelé tout le monde à la retenue devant les troubles à Bamako. Ils ont aussi réclamé la libération par le pouvoir des chefs de file de la contestation arrêtés. Dans un communiqué commun publié dans la nuit de dimanche à lundi, ils se disent “très préoccupés” et “condamnent avec vigueur toute forme de violence comme moyen de règlement de crise”. “Ils condamnent” aussi le recours à la force létale par les forces de sécurité, “et invitent toutes les parties prenantes à la retenue et leur demandent de toujours privilégier le dialogue”. Ils notent que l’arrestation de chefs de file de la contestation fait obstacle à ce dialogue pourtant demandé par le président Ibrahim Boubacar Keïta. La capitale du Mali est la proie depuis vendredi de ses plus graves troubles depuis des années. Les violences ont fait au moins 11 morts et 124 blessés, selon un responsable des urgences d’un grand hôpital de la capitale. La situation alarme les alliés et les voisins du Mali, inquiets d’un élément déstabilisateur de plus dans un pays confronté au jihadisme et à une série de défis majeurs, dans une région elle-même tourmentée. Les représentants au Mali des quatre organisations se disent “persuadés” que les conclusions d’une récente mission de bons offices de la Cédéao “posent les bases d’une solution appropriée”. Cette mission avait évoqué la “nécessité” de mettre en place un “gouvernement consensuel d’union nationale”. Elle prônait l’organisation de législatives partielles dans des circonscriptions dont la Cour constitutionnelle a invalidé les résultats après les élections de mars-avril. Cette invalidation passe pour un élément déclencheur primordial de l’escalade.Mon, 13 Jul 2020 08:20:00 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2020/07/13/troubles-au-mali-organisations-africaines-onu-ue-appellent-a-la-retenue/Zindzi, la fille de Mandela meurt dans un hôpital sud-africainhttp://fr.africanews.com/2020/07/13/zindzi-la-fille-de-mandela-meurt-dans-un-hopital-sud-africain/L’ambassadrice d’Afrique du Sud au Danemark est décédée lundi matin à Johannesburg à l‘âge de 59 ans, a confirmé une source familiale à la chaîne publique SABC. Zindzi Mandela était la fille des icônes sud-africaines anti-apartheid Nelson Rolihlahla Mandela et Nomzamo Winnie Madikizela. Elle était la plus jeune fille du couple et est réputée pour avoir passé de nombreuses années dans la lutte pour la liberté en Afrique du Sud. #ZindziMandela #RIPZindziMandela They meet again… pic.twitter.com/lTZQamRkyT— Siseko ✊??? (@Siseko_Soga) July 13, 2020 Mère de quatre enfants, Zindzi était très impliquée dans les arts, la philanthropie et les affaires. Elle est co-fondatrice de la Mandela Legacy Foundation (fondation Nelson-Mandela) et est également administratrice du Nelson Mandela Children’s Fund (Fonds Nelson Mandela pour les enfants). Sur les réseaux sociaux en Afrique du Sud, les hommages se multiplient pour honorer la mémoire de celle qui a été considérée comme une militante acharnée contre la mauvaise administration. Rest In Power #RIPZindziMandela #ZinziMandela ? ? ? ? pic.twitter.com/HtNfA9GFKt— Man’s NOT Barry Roux  (@AdvoBarryRoux) July 13, 2020 The giant tree has fallen, the daughter of the soil ZindziMandela</a> is no more and may your soul Rest In Peace Zindziswa Mandela <a href="https://twitter.com/hashtag/RIPZindziMandela?src=hash&ref_src=twsrc%5Etfw">#RIPZindziMandela</a> ✊? <a href="https://t.co/tq7iYth8YZ">pic.twitter.com/tq7iYth8YZ</a></p>&mdash; Mzilikazi wa Afrika (IamMzilikazi) July 13, 2020 The EFF is saddened by the passing of fearless and uncompromising Zindziswa Mandela. We send our heartfelt condolences to the family, friends and colleagues. May her soul rest in power. #ZindziMandela pic.twitter.com/gT6wudjxUU— Economic Freedom Fighters (@EFFSouthAfrica) July 13, 2020Mon, 13 Jul 2020 07:30:00 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2020/07/13/zindzi-la-fille-de-mandela-meurt-dans-un-hopital-sud-africain/Covid-19 : la Guinée équatoriale affirme avoir acquis 1.000 doses de Remdesivirhttp://fr.africanews.com/2020/07/12/covid-19-la-guinee-equatoriale-affirme-avoir-acquis-1000-doses-de-remdesivir/La Guinée équatoriale affirme être le premier pays africain à avoir acquis des doses de l’antiviral Remdesivir, seul médicament à avoir montré une relative efficacité pour traiter le Covid-19, a annoncé Malabo dimanche. “La Guinée équatoriale a acquis 1.000 doses de Remdesivir, elle est le premier pays africain à utiliser” ce médicament “pour les patients graves de covid-19”, selon le site officiel du gouvernement. Initialement développé contre la fièvre hémorragique Ebola, cet antiviral est la première thérapie à avoir démontré une certaine efficacité chez les patients hospitalisés pour le Covid-19 dans un essai clinique de taille significative, même si l’effet est considéré comme modeste. L’utilisation en urgence de ce médicament dans les hôpitaux a été autorisée par les Etats-Unis, le Japon, puis l’Europe. Le président américain Donald Trump a annoncé début juillet avoir acquis 92% de toute la production de Remdesivir, fabriquée par le laboratoire pharmaceutique américain Gilead de juillet à septembre. Cette annonce avait fait craindre une pénurie du médicament dans certains pays développés. Le laboratoire Gilead avait toutefois indiqué avoir accordé des licences gratuites à neuf fabricants de médicaments génériques en Inde, au Pakistan et en Egypte. Ces laboratoires génériques ont le droit de distribuer leurs versions génériques du Remdesivir dans 127 pays, majoritairement en Afrique, en Asie, au Moyen-Orient et en Amérique centrale. Le gouvernement équatoguinéen n’a pas précisé comment il avait acquis ses stocks de Remdesivir. Ce pays d’Afrique centrale compte, selon un dernier bilan rendu public le 2 juillet, 3.071 cas positifs, dont 51 décès. >>> LIRE AUSSI : Coronavirus : le point sur la situation en Afrique Le pays, dirigé depuis 40 ans par le président Teodoro Obiang Nguema, est critiqué par certaines organisations internationales pour sa gestion opaque de la crise sanitaire. Les autorités ne publient pas quotidiennement le bilan des nouvelles contaminations, contrairement à la plupart des autres pays de la région. Début juin, Malabo a exigé le départ de son territoire de la représentante de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) qu’il accusait d’avoir falsifié les données concernant le nombre de contaminations. AFPSun, 12 Jul 2020 16:30:00 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2020/07/12/covid-19-la-guinee-equatoriale-affirme-avoir-acquis-1000-doses-de-remdesivir/Cameroun : un travailleur humanitaire tué dans l'ouest anglophone (MSF)http://fr.africanews.com/2020/07/12/cameroun-un-travailleur-humanitaire-tue-dans-l-ouest-anglophone-msf/Un Camerounais travaillant avec Médecins sans frontières (MSF) a été tué jeudi soir dans l’une des deux régions anglophones du Cameroun, en proie à un conflit meurtrier entre l’armée et des séparatistes, a indiqué samedi MSF. “Nous sommes choqués et profondément attristés par la nouvelle du meurtre d’un agent de santé communautaire que notre organisation soutenait dans la région du Sud-Ouest du Cameroun”, écrit MSF sur son site internet. Il “a été enlevé jeudi matin par des hommes armés à Banga Bakundu”, a précisé dimanche à l’AFP José Mas Campos, coordinateur MSF des urgences dans la région du Sud-Ouest. “Nous avons ensuite été informés de son meurtre par une déclaration officielle de séparatistes”, a-t-il ajouté. Le travailleur humanitaire “a été assassiné jeudi soir par des combattants séparatistes qui l’accusaient d‘être un espion à la solde du gouvernement camerounais”, a affirmé à l’AFP un haut responsable d’une autre organisation humanitaire internationale présente dans la zone, sous couvert d’anonymat. “Des sources nous indiquent que ce meurtre a été perpétré par le leader d’un groupe armé dépendant du gouvernement intérimaire de l’Ambazonie”, affirme cette source. Jeudi, cette organisation séparatiste, présidée par Samuel Sako, publiait un communiqué annonçant “l’assassinat” de ce travailleur humanitaire “par des hommes armés encore non identifiés”. Elle “condamnait” ce meurtre et assurait avoir “lancé une enquête pour en savoir plus sur les circonstances de sa mort”. Depuis trois ans, l’armée camerounaise et des groupes armés séparatistes s’affrontent dans les deux régions anglophones du Cameroun, prenant en tenaille les populations. Les organisations sont la cible d’attaques Les organisations qui viennent en aide aux civils sur place sont régulièrement la cible d’attaques de séparatistes mais aussi d’intimidations répétées du pouvoir, chacun accusant les ONG de travailler pour l’autre camps. Ces dernières semaines la situation s’est envenimée alors que l’Etat camerounais et le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) ont lancé un vaste programme de reconstruction dans la zone. Les séparatistes y voient une prise de position des organisations internationales en faveur du gouvernement camerounais dans ce conflit. Le groupe séparatiste de M. Sako a récemment menacé publiquement les organisations participant au programme du gouvernement, leur interdisant l’accès aux deux régions anglophones. MSF, tout comme les ONG internationales et locales travaillant sous la coordination du bureau des Affaires humanitaires de l’ONU (OCHA) ne participent pas à ce programme de Reconstruction. “Nous condamnons le meurtre d’un travailleur humanitaire et demandons que les humanitaires ne soient pas pris pour cible”, a réagi auprès de l’AFP James Nunan, responsable de OCHA pour les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du Cameroun.Sun, 12 Jul 2020 15:15:26 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2020/07/12/cameroun-un-travailleur-humanitaire-tue-dans-l-ouest-anglophone-msf/USA : Donald Trump en public avec un masquehttp://fr.africanews.com/2020/07/12/usa-donald-trump-en-public-avec-un-masque/L’image est inédite. Donald Trump avec un masque, en public, c’est une première. Le président américain a justifié le port du masque par sa visite à des soldats américains dans un hôpital de Washington. Jusque-là, il refusait de s‘équiper, attisant la polémique aux Etats-Unis, le masque étant vu par beaucoup comme une atteinte aux libertés individuelles. La pandémie ici a fait plus de 134 000 morts. La journée de samedi a enregistré un nouveau record de contaminations avec plus de 66 000 cas en 24 heures. Au Texas, les hôpitaux sont saturés. En Géorgie, Atlanta a décrété un retour au confinement strict. La Floride connaît aussi une accélération de l‘épidémie, cela n’a pas empêché la réouverture partielle du parc d’attractions Disney World à Orlando. Les visiteurs étaient applaudis par les employés à leur arrivée, mais sur les réseaux sociaux, cette réouverture provoque à l’inverse des critiques.Sun, 12 Jul 2020 13:30:00 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2020/07/12/usa-donald-trump-en-public-avec-un-masque/Mali : l'imam Dicko, leader écouté de la contestation, appelle au calmehttp://fr.africanews.com/2020/07/12/mali-l-imam-dicko-leader-ecoute-de-la-contestation-appelle-au-calme/L’imam Mahmoud Dicko, personnalité nationale très écoutée et leader de la coalition contestant le pouvoir au Mali, appelle au calme dimanche dans une vidéo diffusée par son entourage sur les réseaux sociaux après deux jours de troubles sanglants à Bamako. “Ne provoquez personne. Ne vous attaquez à personne. Je parlerai cet après-midi et cela sera diffusé à la télévision. Avant cela, ne mettez pas le feu aux stations essence ni à (cet) arrondissement. Du calme, s’il-vous-plaît! Du calme ! Du calme !”, dit-il dans cette vidéo tournée dans la mosquée où il prêche. L’imam, bête noire du pouvoir et considéré comme le véritable leader de la coalition qui s’est formée autour de lui, devrait s’exprimer dimanche après-midi de manière plus publique à la faveur des funérailles de Bamakois tués depuis samedi. C’est autour de la mosquée que se sont produits les affrontements les plus durs de la journée de samedi et de la nuit entre Bamakois et forces de sécurité. Un responsable des urgences d’un grand hôpital de Bamako a fait état d’au moins quatre morts, dont deux mineurs. Mais le camp de l’imam parle d’un bilan beaucoup plus lourd.Sun, 12 Jul 2020 11:45:00 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2020/07/12/mali-l-imam-dicko-leader-ecoute-de-la-contestation-appelle-au-calme/Une "guerre" pour le contrôle d'une église fait cinq morts en Afrique du Sudhttp://fr.africanews.com/2020/07/12/une-prise-d-otage-fait-cinq-morts-dans-une-eglise-sud-africaine/Au moins cinq personnes ont été tuées et 40 arrêtées samedi à Johannesburg – dont des policiers – après l’attaque de locaux d’une des plus importantes Eglises pentecôtistes d’Afrique du sud , dernier rebondissement de ce qui semble être une “guerre” pour son contrôle, a annoncé la police sud-africaine. “Quatre personnes ont été trouvées mortes par balles et brûlées dans une voiture, une cinquième victime, un agent de sécurité, ayant été tué par balle dans son véhicule”, indique un communiqué du chef de la police sud-africaine, Khehla John Sitole. Tôt samedi, un groupe d’hommes armés a fait irruption dans un bâtiment de l’Eglise sainte internationale pentecôtiste à Zuurbekom, banlieue ouest de Johannesburg, “indiquant qu’ils venaient prendre possession des locaux”, selon le communiqué. Le chef de la police a précisé que ses hommes étaient intervenus après des informations sur “des coups de feu et une présumée situation de prise d’otages” dans l‘église où 34 armes à feu ont été saisies. “Je suis certain que la réponse rapide des forces de sécurité a permis d‘éviter ce qui aurait pu être un bain de sang encore plus grave”, a estimé M. Sitole. Une quarantaine de personnes ont été arrêtées, dont six blessées conduites à l’hôpital. Parmi elles, des policiers, des militaires et des membres des services pénitentiaires, tous hors service et présents sur les lieux en tant qu’adeptes de l’Eglise, selon la police. Le chef de la police a indiqué que les autorités enquêtaient sur “la possibilité que cette attaque ait été motivée par une querelle entre les parties en conflit” au sein de l’Eglise. Une “guerre” de succession, amplement couverte par les médias locaux, secoue cette Eglise protestante depuis la mort en 2016 de son leader et fondateur, le multimillionnaire Comforter Glayton Modise. Cette “guerre” a donné lieu depuis à plusieurs incidents, notamment en 2018 lorsqu’un échange de tirs près des locaux de l’Eglise à Zuurbekom avaient fait trois blessés. En 2017, les parties en conflit étaient allés en justice au sujet de la disparition présumée de 6,5 millions de dollars des fonds de l’Eglise, l’une des plus importantes d’Afrique du Sud avec environ 1,5 million de membres.Sun, 12 Jul 2020 11:15:00 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2020/07/12/une-prise-d-otage-fait-cinq-morts-dans-une-eglise-sud-africaine/Sécession du Katanga : il y a 60 ans, le Congo sombrait dans le chaoshttp://fr.africanews.com/2020/07/12/secession-du-katanga-il-y-a-60-ans-le-congo-sombrait-dans-le-chaos/Il y a 60 ans, le Congo tout juste indépendant sombrait dans le chaos sur fond de guerre froide avec la sécession de la riche région minière du Katanga, aujourd’hui accaparée par la Chine. Le 11 juillet 1960, le leader séparatiste Moïse Tshombe proclame l’indépendance depuis Elisabethville (actuelle Lubumbashi). Il a l’appui de conseillers belges et de mercenaires étrangers dont le Français Bob Denard. Son gouvernement est financé par l’Union minière du Haut-Katanga, une entreprise belge qui redoutait l’indépendance du Congo proclamée le 30 juin. En janvier 1961 près d’Elisabethville, des responsables katangais et leurs conseillers belges participent à l’assassinat de l’ex-Premier minitre Patrice Lumumba, jugé trop progressiste et trop proche de l’Union soviétique. Les grandes puissances suivent de près la sécession du Katanga, dont l’uranium a été utilisé pour fabriquer les bombes atomiques larguées sur Nagasaki et Hiroshima en 1945, selon des spécialistes belges. La guerre civile prend une dimension internationale, avec l’intervention des Casques bleus contre les Katangais. Les médias du monde entier se tournent vers le Katanga à la mort du secrétaire général de l’ONU, Dag Hammarskjöld, dans un accident d’avion le 18 septembre 1961 à l’approche de Ndola en Rhodésie du Nord voisine (actuelle Zambie). Le diplomate suédois venait y rencontrer Moïse Tshombe. La thèse du simple accident n’a été écartée que très récemment, au profit d’une possible “attaque ou menace extérieure” à l’origine du crash, selon un rapport au secrétaire général des Nations unies en 2017. Qui a tué M. Hammarskjöld? Des mercenaires étrangers pro-katangais, adversaires des Nations unies, selon une enquête parue en 2019 en France (“Ils ont tué monsieur H – Le complot des mercenaires français contre l’ONU”, par Maurin Picard). Moïse Tshombe en exil Tout aussi tragique fut le destin de Moïse Tshombe, qui s’exile en Espagne quand les Nations unies mettent fin à la sécession du Katanga en janvier 1963. De retour au Congo, Moïse Tshombe connaît un bref retour en grâce au poste de Premier ministre. Il est destitué peu avant le coup d’Etat du 24 novembre 1965 perpétré par le futur maréchal Mobutu (1965-1997). Le Katangais repart en exil dans l’Espagne de Franco, où il est condamné à mort par contumace par Mobutu pour activités subversives. En 1967, il tombe dans un piège tendu par un repris de justice français, sans doute à la solde des services de Mobutu. Son avion est détourné au-dessus des Baléares vers l’Algérie, où il mourra en 1969. Troublant la “pax Mobutu”, le Katanga refait parler la poudre en 1978, quand des rebelles séparatistes s’emparent de la cité minière de Kolwezi où ils tuent Congolais et Occidentaux. “Ils s’en prenaient surtout aux Français, qu’ils accusaient d’être des mercenaires”, se souvient un Belge, Willem Boulanger. Mobutu mobilise ses soutiens étrangers et la France envoie ses parachutistes de la Légion étrangère pour mater la rébellion. La bataille de Kolwezi Entrée dans la légende de l’armée française, la bataille de Kolwezi a fait plus de mille morts, dont 120 à 170 civils européens, cinq légionnaires et un parachutiste belge, ainsi qu’environ 250 rebelles. Les derniers nostalgiques de Tshombe reprennent de loin en loin les armes. En mars 2013, près de 250 combattants du mouvement “Kata Katanga” (détacher le Katanga) ont défié les forces de sécurité à Lubumbashi (une trentaine de morts), avant de se rendre…aux Nations unies. Grand comme l’Espagne, le Katanga a été démembré en quatre provinces en 2015. Dans les années 2000, la Chine a négocié avec la RDC un accès préférentiel à ses ressources minières, en l‘échange d’infrastructures. Les 90% du cobalt et du cuivre katangais sont exportés vers la Chine. Les entreprises chinoises ont la mainmise sur les sous-sols de la région. En 2017, l’une d’entre elle, China Molybdenum, a investi 2,6 milliards de dollars dans le gisement à ciel ouvert de Tenke et Fungurume (TFM, cuivre et cobalt) entre Lubumbashi et Kolwezi. Mais à l’image du reste du pays, la plus grande partie de la population katangaise vit dans la misère. Les autorités du Katanga n’ont prévu aucune commémoration ce samedi. Elles ont annoncé un confinement de Lubumbashi, non par peur d’un retour des séparatistes, mais pour lutter contre la pandémie de Covid-19. AFPSun, 12 Jul 2020 10:40:00 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2020/07/12/secession-du-katanga-il-y-a-60-ans-le-congo-sombrait-dans-le-chaos/En Tunisie, des familles se battent pour rapatrier les enfants de jihadisteshttp://fr.africanews.com/2020/07/12/en-tunisie-des-familles-se-battent-pour-rapatrier-les-enfants-de-jihadistes/Taheyya a vu grandir via WhatsApp cinq de ses petits-enfants nés en Syrie où leur père avait rejoint un groupe jihadiste. Cette grand-mère tunisienne espère pouvoir un jour serrer dans ses bras les trois survivants, bloqués dans le pays en guerre. Depuis trois ans, elle fait le tour des ministères et ONG pour rapatrier une fillette de trois ans et deux garçons de cinq et six ans. L’aîné, blessé à la tête, a besoin d‘être soigné. Les deux autres enfants sont morts par manque de soins dans des camps de déplacés. Leur père, le fils de Taheyya, parti en 2012 en Syrie où il a rallié le groupe Etat islamique (EI), y a été tué. “Ce sont nos petits enfants. Tout ce qu’on demande, c’est de pouvoir nous occuper d’eux, qu’ils vivent ailleurs que dans la guerre, la misère et l’ignorance”, affirme Taheyya, qui, comme les autres personnes interrogées par l’AFP, a préféré de ne pas donner son nom par crainte de représailles contre les enfants. Dans une chemise cartonnée, elle conserve précieusement tout ce qui concerne ces courtes vies: photos pixelisées d’enfants chétifs ou blessés, papiers d’identité délivrés par l‘éphémère califat de l’EI, courriers officiels évasifs. Comme elle, des dizaines d’autres familles, agrippées à quelques preuves de vie, tentent de rapatrier au moins 140 enfants tunisiens bloqués dans des zones de conflit, où leurs parents sont soupçonnés d’avoir rejoint des groupes jihadistes. L’Observatoire tunisien des droits et libertés a décompté 104 enfants en Syrie, presque tous dans des camps. Parmi eux, les trois quarts sont nés là-bas et ont moins de six ans. Trente-six autres sont en Libye, pris en charge par le Croissant rouge ou détenus par des milices. “La volonté existe” Les Tunisiens ont constitué l’un des plus gros contingents de jihadistes étrangers en Syrie, en Irak et en Libye après 2011, avec près de 3.000 départs selon les autorités. Si l’opinion publique est hostile à leur retour, le président Kais Saied a réveillé l’espoir des familles en faisant revenir de Libye en janvier six orphelins et en promettant d’“accélérer le rapatriement” des autres. Mais ce rapatriement n’a pas eu de suite. “La volonté existe”, assure-t-on au ministère des Affaires étrangères en pointant du doigt les autorités étrangères concernées et la pandémie qui a ralenti les échanges. L’administration kurde, qui contrôle une partie du nord-est de la Syrie, où sont installés certains des camps de déplacés abritant des familles de jihadistes tunisiens, a indiqué n’avoir reçu aucune demande de rapatriement de la Tunisie malgré les appels qu’elle a lancés pour le retour des femmes et enfants. Issu de la classe moyenne de Kairouan (centre), le fils de Taheyya est l’un des premiers à être parti en Syrie. Cuisinier de la marine marchande, rescapé d’une prise d’otage par des pirates somaliens, il a rejoint des groupes combattant le régime syrien, avant d’ouvrir un restaurant dans la ville syrienne de Raqa, fief de l’EI. Il a été tué fin 2018, en tentant de fuir selon sa famille. “Il m’avait demandé de m’occuper de ses enfants”, raconte son frère, qui s’est rendu deux fois en Turquie, voisine de la Syrie, sans parvenir les récupérer. Les trois petits vivent dans un camp à la frontière turco-syrienne, avec leur mère, une jeune Syrienne, mariée alors qu’elle n’avait pas 14 ans. “On se parle tous les deux ou trois jours, quand le réseau le permet, mais nous sommes restés plusieurs mois sans nouvelles”, explique Taheyya. “Je n’ai jamais pu les embrasser.” “Comment peut-on dormir?” Taheyya est de toutes les manifestations rassemblant des familles dans la même situation. Comme elle, Fethia cherche les enfants de sa fille, entraînée en Syrie en 2013 par son mari qui y avait rejoint des groupes combattant le régime syrien et tuée dans un bombardement mi-2019. Les orphelins, de quatre et sept ans, sont dans un camp de déplacés. “Ils ne vont pas à l‘école et peinent à se nourrir, j’en suis malade”, se torture cette grand-mère, qui n’a reçu aucune photo depuis deux ans. “Comment peut-on dormir?” Mohammed, lui, s’inquiète pour sa soeur et son neveu, qui étaient, aux dernières nouvelles, retenus par une milice dans l’ouest de la Libye. Il voudrait qu’elle soit rapatriée, quitte à être jugée en Tunisie pour appartenance à un groupe jihadiste. Infirmière dans un hôpital libyen, elle a vu son mari se radicaliser et a tenté en vain de fuir le pays en 2016, selon lui. Depuis janvier 2019, il n’a plus eu aucun contact avec elle. “Elle ne pouvait pas se plaindre, mais elle nous faisait comprendre des choses”, raconte-t-il, ajoutant qu’elle devait monnayer son corps pour se nourrir. “Ces femmes et ces enfants souffrent, ce sont des victimes, mais nos élus sont des lâches.” AFPSun, 12 Jul 2020 09:15:36 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2020/07/12/en-tunisie-des-familles-se-battent-pour-rapatrier-les-enfants-de-jihadistes/Mali : dissolution de la Cour constitutionnellehttp://fr.africanews.com/2020/07/12/mali-dissolution-de-la-cour-constitutionnelle/Le président malien Ibrahim Boubacar Keita, sous pression, a annoncé samedi la dissolution de la Cour constitutionnelle dans le but de calmer les troubles civils qui ont ravagé le pays. La cour a été au centre de la controverse au Mali après avoir remis en cause les résultats provisoires d’un scrutin parlementaire au début de cette année, déclenchant des protestations dans plusieurs villes qui, vendredi, sont tombées dans la violence. “J’ai donc décidé d’abroger les licences des membres restants de la Cour constitutionnelle et de progresser vers la mise en œuvre des recommandations de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO)”, a déclaré M. Keita dans une brève allocution télévisée, la deuxième en une semaine. Les affrontements ont de nouveau fait rage dans la capitale Bamako samedi alors que les manifestants irrités par un conflit de longue date par des jihadistes, des problèmes économiques et la perception d’un gouvernement considéré comme corrompu ont exigé la démission du président IBK. Le chef de l’Etat a indiqué qu’il était pleinement engagé dans un dialogue avec l’opposition pour résoudre la crise. >>> LIRE AUSSI : Mali : le président IBK invite au dialogue “Je continuerai de favoriser le dialogue avec toutes les forces actives de la nation, pour la mise en place d’une équipe gouvernementale consensuelle composée de cadres républicains et patriotiques, et non des briseurs et démolisseurs du pays. Le Mali mérite mieux que cela”, a-t-il mentionné dans son discours. La coalition d’opposition du Mali a accusé les forces de sécurité d’avoir arrêté deux dirigeants dans des manifestations anti-gouvernementales notamment.Sun, 12 Jul 2020 08:40:00 +0000editorial@africanews.com (Jean David MIHAMLE)http://fr.africanews.com/2020/07/12/mali-dissolution-de-la-cour-constitutionnelle/Burkina Faso : l'insécurité menace les législativeshttp://fr.africanews.com/2020/07/12/burkina-faso-l-insecurite-menace-les-legislatives/Doit-on reporter d’un an les législatives au Burkina Faso ? La question divise. Alors que le Parlement s’est dit favorable à une telle éventualité, mettant en avant les exactions des groupes terroristes dans le pays, la majorité présidentielle et l’opposition, fait inédit, chantent ensemble un même refrain. Pas de report. Les deux blocs politiques militent pour le maintien à une date unique, donc le couplage, des élections législatives et présidentielle et qu’elles se déroulent comme c’est prévu le 22 novembre 2020, selon Zéphirin Diabré, le chef de file de l’opposition. Simon Compaoré du pouvoir abonde dans le même sens : “il est bon qu’on s’en tienne au timing qui a été adopté, qui est connu et sur la base duquel le corps électoral a été convoqué”. Seule certitude pour l’heure, le maintien de la date de la présidentielle, le 22 novembre prochain.Mon, 13 Jul 2020 07:18:09 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2020/07/12/burkina-faso-l-insecurite-menace-les-legislatives/Afrique du Sud : récit d'une survivante de la Covid-19http://fr.africanews.com/2020/07/12/afrique-du-sud-recit-d-une-survivante-de-la-covid-19/Nomonde Baatjies, 71 ans, est tombée si malade qu’elle ne pouvait plus bouger de son lit dans sa maison de Port Elizabeth. Avec ses antécédents médicaux, elle a redouté l’irréparable après avoir été testée positive au covid-19. “Je suis sur ce lit, je descends, puis je peux même prendre un déambulateur et y aller, il y a mes toilettes (en faisant des gestes). Je ne pourrais pas faire ça ! Je n’ai pas pu le faire. J‘étais faible. Maintenant, je vais bien. Je vais mieux. 100% mieux”, raconte Nomonde Baatjies. Mais aujourd’hui, elle doit se battre sur un autre front. Celui de la stigmatisation. “Non, je ne m’occupe pas des gens, je ne m’occupe que de mes enfants. Mes enfants. Je me moque de ce que pensent les voisins tant que je demande à Dieu, et que Dieu me rende ma santé”, ajoute-t-elle. Après avoir passé deux semaines en soins intensifs puis en isolement, ses cinq enfants ont craint de ne plus jamais revoir leur mère. “Nous étions si tristes (quand Nomonde a été testée positive) et nous étions si inquiets, à cause, de son âge et du fait qu’elle est diabétique, qu’elle fait de l’hypertension, qu’elle a des caillots de sang, tout ça. Nous nous sommes donc téléphoné (quand leur mère est allée à l’hôpital) et nous sommes venus ici. Nous avons beaucoup prié”, témoigne la fille de la survivante. Alors que le nombre de cas de Covid-19 en Afrique du Sud a dépassé la barre des 250 000, le niveau des recouvrements a été salué.Mon, 13 Jul 2020 07:18:07 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2020/07/12/afrique-du-sud-recit-d-une-survivante-de-la-covid-19/Sénégal : l'agriculture impactée par le coronavirushttp://fr.africanews.com/2020/07/12/senegal-l-agriculture-impactee-par-le-coronavirus/Le secteur agricole est durement frappé par la crise due au Covid-19 au Sénégal. L’agriculture représente 15 % du PIB et une large frange de la population située dans la zone côtière des Niayes, entre Dakar et Saint-Louis en dépend. 80 % des fruits et légumes du marché de Dakar proviennent de cette région ; si la culture est abondante, les ventes en revanche se font au compte goutte. L’isolement de la capitale a empêché l’acheminement des denrées et à cela s’ajoute, la fermeture de certains marchés et l’annulation de certaines fêtes et cérémonies de masse. “Le premier impact qu’on a subi au niveau fédération, au niveau central concerne le partenariat qu’on avait avec une société indienne qu’on appelle Senegindia qui évolue dans l’Agriculture. On avait un contrat de production de pommes de terre pour un volume de 1 200 tonnes qu’on devait leur livrer. Maintenant notre centre de conditionnement était notre point de ralliement des producteurs qui amenaient leur production pour être trillée, calibrée ensachée et livrée”, indique Diéry Gaye, secrétaire général de la fédération des producteurs maraîchers de la région de Niayes. Si la fédération des producteurs maraîchers de la zone des Niayes a perdu ce contrat avec la société chinoise, le coronavirus à d’autres répercussions. Dans ce centre de conditionnement de Sangalkam qui stocke divers produits, les employés en majorité des femmes expliquent que l’impact du Covid se fait ressentir même dans leurs ménages. “Même au niveau de nos ménages, il y a l’impact. Par exemple, moi, je fais de l’aviculture et de l’embouche. Ça a été impacté. Depuis la fête de Korité. Pour vous dire que c’est un temps où on devait écouler nos produits, mais avec la covid-19 ça a beaucoup diminué”, explique Yacine Diop, secrétaire général de la fédération des femmes. Les agriculteurs des Niayes perdent 5 tonnes de fruits et légumes en deux jours, et demandent aux autorités un magasin de stockage de 15 000 tonnes, un cri d’alarme entendu par le secrétaire général du ministère de l’Agriculture.Sun, 12 Jul 2020 05:15:00 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2020/07/12/senegal-l-agriculture-impactee-par-le-coronavirus/Tanzanie : le président Magufuli désigné candidat à sa succession par le parti au pouvoirhttp://fr.africanews.com/2020/07/11/tanzanie-le-president-magufuli-designe-candidat-a-sa-succession-par-le-parti-au/Les membres du parti au pouvoir en Tanzanie, le Chama Cha Mapinduzi (CCM), ont désigné samedi à l’unanimité le président John Magufuli candidat à sa réélection lors des élections générales prévues en octobre. Tous les membres du CCM présents à un congrès national diffusé en direct depuis la capitale Dodoma, ont voté pour M. Magufuli, seul candidat à l’investiture de son parti pour la présidentielle dont la date exacte n’a pas encore été fixée. “Je suis élu par tous les membres de cette assemblée, mais nous ne devons pas nous attendre à gagner les élections générales à 100%. Je vous remercie tous pour votre soutien, mais travaillons dur et vendons (bien aux Tanzaniens) notre programme politique”, a déclaré le président dans son discours au congrès. Outre leur président, les Tanzaniens éliront en octobre leurs députés et conseillers municipaux. M. Magufuli, élu en octobre 2015, a été accusé d’avoir favorisé au cours de son premier mandat la restriction des libertés publiques, renforcé son autoritarisme et minimisé la dangerosité du nouveau coronavirus dans ce pays d’Afrique de l’Est. Depuis sa prise de fonction, le président s’est attaqué à la corruption mais au prix d’une gouvernance autoritaire, lui valant d‘être fortement critiqué pour violations des droits de l’homme. Les partis d’opposition ont appelé à la formation d’une commission électorale indépendante tout en indiquant qu’ils n’appelleraient pas à boycotter le scrutin, comme ils l’avaient fait l’année dernière lors des élections locales. “Nos commissions électorales ne sont pas indépendantes et nous demandons des réformes, en vain. Cependant, notre parti a décidé de ne pas boycotter les élections cette fois”, a affirmé Seif Sharif, président de l’Alliance pour le changement et la transparence (ACT). Lors des cinq prochaines années, le CCM affirme vouloir se concentrer sur la création d’emplois, la bonne gouvernance, la justice et l’agriculture. Le parti a également choisi Hussein Mwinyi, fils de l’ancien président Ali Hassan Mwinyi, comme candidat à la présidence de l‘île semi-autonome Zanzibar. AFPSat, 11 Jul 2020 16:15:00 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2020/07/11/tanzanie-le-president-magufuli-designe-candidat-a-sa-succession-par-le-parti-au/Le ministre de la Justice démissionne en RDChttp://fr.africanews.com/2020/07/11/le-ministre-de-la-justice-demissionne-en-rdc/Le ministre de la Justice de la République démocratique du Congo, Célestin Tunda Ya Kasende, a annoncé samedi sa démission, quinze jours après sa brève arrestation en pleine crise politique au sein de la coalition au pouvoir. M. Tunda Ya Kasende a présenté sa démission au Premier ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamba, après avoir fait “un examen personnel de la situation”, a-t-il indiqué. “En cette occasion pathétique, j’ai pu présenté au chef du gouvernement tous mes remerciements, et mes remerciements également au président de la République”, a-t-il ajouté dans un message vidéo diffusé à la presse. “Je pars du gouvernement avec la conviction que mon action au sein du ministère de la Justice a apporté une pierre à la consolidation de l’Etat de droit dans notre pays”, a-t-il conclu. Il s’agit de la première démission au sein du gouvernement de coalition qui regroupe des partisans du président de la République Félix Tshisekedi, et de son prédécesseur, Joseph Kabila. Ce gouvernement pléthorique avait été annoncé le 26 août, après huit mois de tractations entre MM. Tshisekedi, vainqueur de l‘élection présidentielle du 30 décembre 2018, et Kabila, qui avait quitté le pouvoir en gardant une confortable majorité au Parlement. Avocat de profession, M. Tunda Ya Kasende est un membre du Front commun pour le Congo (FCC, pro-Kabila), comme la majorité des 67 membres du gouvernement. Il y a deux semaines, M. Tunda Ya Kasende avait été arrêté par la police à son domicile et conduit au parquet où il a été entendu pendant quelques heures avant d‘être relâché. La veille en Conseil des ministres, le président Tshisekedi lui avait sévèrement reproché d’avoir transmis à l’Assemblée nationale l’avis du gouvernement sur trois propositions de loi très controversées, sans consulter personne. Une “initiative personnelle”, avait relevé le compte-rendu du Conseil des ministres. Sa brève interpellation avait été fortement dénoncée par les partisans de M. Kabila.Sat, 11 Jul 2020 15:05:24 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2020/07/11/le-ministre-de-la-justice-demissionne-en-rdc/Burkina : le président Kaboré investi par son parti candidat à la Présidentielle de novembrehttp://fr.africanews.com/2020/07/11/presidentielle-au-burkina-foule-de-militants-pour-investir-roch-kabore/Le président du Burkina Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a été investi samedi par son parti candidat à l‘élection présidentielle de novembre, pour briguer un deuxième mandat. “Le congrès extraordinaire du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) investit solennellement le camarade Roch Marc Christian Kaboré comme son candidat à l‘élection présidentielle”, a déclaré le ministre de l’Energie Béchir Ismaël Ouedraogo, sous les acclamations des militants. Les “actes de désignation et d’investiture” ont été remis par le président du parti, Simon Compaoré, à l’envoyé spécial du chef de l’Etat, le ministre de l’Administration territoriale Simeon Sawadogo, le président ne pouvant assister au congrès en raison de sa fonction, selon un cadre du parti. “C’est avec un sentiment de grande responsabilité que j’accueille cette décision de notre congrès”, a réagi le président Kaboré dans un message lu par son envoyé spécial, affirmant sa volonté de “bâtir un Burkina de solidarité et de développement”.Sat, 11 Jul 2020 14:25:00 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2020/07/11/presidentielle-au-burkina-foule-de-militants-pour-investir-roch-kabore/Ghana : une bibliothèque pour valoriser la littérature noire et africainehttp://fr.africanews.com/2020/07/11/ghana-une-bibliotheque-pour-valoriser-la-litterature-noire-et-africaine/L’Anglo-Ghanéenne Sylvia Arthur avait toujours rêvé de partager sa passion pour la littérature africaine et son impressionnante collection de livres. Son rêve est devenu réalité avec l’ouverture à Accra de sa magnifique bibliothèque. “Notre littérature a toujours été négligée, elle n’est pas mise en valeur, elle n’est pas prise au sérieux et elle n’a jamais été archivée”, estime la fondatrice de la Bibliothèque de l’Afrique et de la diaspora africaine (LOATAD). “C’est précisément le but de cette bibliothèque”. Sylvia Arthur travaillait en Europe dans le secteur de la communication jusqu’en 2017, date à laquelle elle a décidé de rentrer vivre au Ghana et de mener à bien son projet sur ses économies. “On a commencé avec une seule pièce, et maintenant nous avons une maison entière remplie de livres!”, s’enthousiasme la propriétaire de près de 4.000 ouvrages. La nouvelle bibliothèque, rénovée et agrandie cette année, a pu enfin rouvrir ses portes début juillet dans un quartier calme d’Accra, après la levée des mesures strictes de confinement mises en place pour lutter contre le coronavirus. L’espace est lumineux et moderne. Les curieux peuvent s’installer dans des larges canapés ou des chaises en bois sculptées, traditionnelles des royaumes d’Afrique de l’Ouest et emprunter des livres pour des frais d’inscription annuels de 600 cedis (environ 90 euros). Sur les rayons, on trouve des auteurs originaires de quasiment tous les pays du continent, du Nord (Naguib Mahfouz, Assia Djebar …) au Sud, avec Doris Lessing, Yvonne Vera ou la contemporaine Petina Gappah, et des livres de presque tous les écrivains noirs d’Europe, des Etats-Unis ou des Caraïbes. La collection comprend également des publications rares, qui ne sont parfois plus éditées. Black Lives Matter Le mouvement Black Lives Matter, qui a eu un retentissement mondial, a donné encore plus de sens à ce projet et Sylvia veut désormais organiser des discussions, des débats, mais aussi des résidences d‘écrivains pour échanger des idées autour de l’histoire de la diaspora africaine ou du racisme. “Je crois vraiment que nous avons besoin d’une initiative comme celle-là. Cela montre que notre peuple est intelligent, sophistiqué et doué pour les arts… le contraire de tout ce que l’on nous enseigne à l‘école”, explique-t-elle. Le Ghana, qui a vu naître Kwame Nkrumah, l’un des pères du panafricanisme et de la lutte anticoloniale, a toujours joué un rôle important sur le continent en termes de culture et de mémoire. La célèbre écrivaine et militante américaine Maya Angelou vivait à Accra au début des années 1960, pendant la vague des indépendances africaines, et déjà à l‘époque, le gouvernement ghanéen voulait attirer les Afro-Américains dans le pays. Le président actuel, Nana Akufo-Addo a relancé l’initiative en 2019, en créant “l’année du retour” – quatre siècles après le départ du premier navire négrier vers les États-Unis – exhortant les Afro-Américains à “rentrer à la maison”. Toutefois, la littérature africaine et de la communauté noire en général, reste très méconnue dans le pays. “Je suis vraiment très impressionnée, notamment par la collection d’auteurs classiques panafricains”, confie à l’AFP Appiah Kusi Adomako, à son entrée dans la bibliothèque. “Tout le monde devrait venir ici pour apprendre, s’informer sur notre histoire, notre culture, sinon nous perdrons notre identité”, soutient cette passionnée de lecture. Nasirudeen Jabbaru, tout jeune écrivain ghanéen, a également fait le déplacement. “La plupart de ces livres sont rares sur le marché et c’est une source d’inspiration pour moi”, assure-t-il. En espérant, un jour, qu’il trouvera lui aussi sa place sur les étagères de cette précieuse collection. AFPSat, 11 Jul 2020 13:00:00 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2020/07/11/ghana-une-bibliotheque-pour-valoriser-la-litterature-noire-et-africaine/Burkina : l'UE demande de "faire la lumière" sur des allégations d'exactionshttp://fr.africanews.com/2020/07/11/burkina-l-ue-demande-de-faire-la-lumiere-sur-des-allegations-d-exactions/La délégation de l’Union européenne (UE) au Burkina Faso a appelé vendredi les autorités burkinabé à “faire la lumière” sur des exactions commises par forces de sécurité sous le couvert de la lutte antijihadiste. “La Délégation de l’Union européenne et les Chefs de mission des Etats membres de l’UE résidents au Burkina Faso insistent (...) pour que toute lumière soit faite sur les allégations d’exactions révélées par Human Rights Watch (HRW) et sur toute autre dont elles auraient connaissance”, selon le communiqué du bureau local de l’UE à Ouagadougou. “Lutter contre l’impunité est indispensable pour le renforcement de l‘État de droit et de la confiance entre les Forces de défense et de sécurité et la population”, souligne l’UE, tout en réitérant son “soutien dans la lutte contre le terrorisme” au Burkina Faso. Selon HRW, “des fosses communes contenant au moins 180 corps ont été découvertes au cours des derniers mois” autour de la ville de Djibo (Nord), une région en proie à d’incessantes et meurtrières attaques jihadistes. “Les preuves disponibles suggèrent l’implication des forces de sécurité gouvernementales dans des exécutions extrajudiciaires de masse”, perpétrées sous couvert de lutte antijihadiste, selon HRW. Le porte-parole du gouvernement Remis Fulgance Dandjinou a estimé que “les allégations” de HRW faisaient “une lecture équivoque des efforts mis en œuvre par les forces de défense et de sécurité (...) face à une guerre imposée par des mouvements terroristes et des hommes armés non identifiés”. Mercredi, les Etats-Unis ont exigé une “action rapide” des autorités contre les exactions commises par leurs forces, sous peine d’un arrêt du soutien sécuritaire américain au Burkina Faso. >>> LIRE AUSSI : Les USA menacent de retirer leur soutien au Sahel Les forces de sécurité burkinabè ont été plusieurs fois accusées depuis trois ans de graves bavures et d’exécutions extrajudiciaires de civils dans leur lutte contre les groupes jihadistes. Les attaques jihadistes, parfois entremêlés à des conflits intercommunautaires, ont fait plus de 1.100 morts depuis 2015, et contraint près d’un million de personnes à fuir leurs foyers.Sat, 11 Jul 2020 12:42:00 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2020/07/11/burkina-l-ue-demande-de-faire-la-lumiere-sur-des-allegations-d-exactions/Libye : reprise de la production de l'or noirhttp://fr.africanews.com/2020/07/11/libye-reprise-de-la-production-de-l-or-noir/La Libye reprend avec la production et l’exportation de l’or noir. Interrompues il y a six mois en raison du conflit qui sévit dans ce pays. La reprise a été annoncée vendredi par la Compagnie Libyenne de pétrole. Elle précise, qu’un premier navire devait commencer à charger le brut du port pétrolier al-Sedra, dans l’est du pays. Mais il faudra du temps pour atteindre la production d’1, 2 millions de barils que le pays réalisait quotidiennement avant le blocage. Et pour cause, l’infrastructure a subi d‘énormes dégâts depuis le 17 janvier. La Libye compte porter sa production à 2,1 millions de barils en 2024. Mais en raison des dégâts, la production ne devrait pas dépasser les 650.000 barils/jour en 2022. L’arrêt de la production pétrolière a fait perdre au pays près de 6, 5 milliards de dollars.Sat, 11 Jul 2020 12:35:00 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2020/07/11/libye-reprise-de-la-production-de-l-or-noir/Décès du Premier ministre : 8 jours de deuil national en Côte d'Ivoirehttp://fr.africanews.com/2020/07/11/deces-du-premier-ministre-8-jours-de-deuil-national-en-cote-d-ivoire/La Côte d’Ivoire est entrée vendredi dans une période de deuil national de huit jours, suite au décès d’Amadou Gon Coulibaly. La période de deuil devrait culminer avec l’enterrement du Premier ministre dans sa ville natale de Korhogo le 17 juillet. Amadou Gon Coulibaly est mort moins d’une semaine après son retour d’un séjour médical en France où il était soigné pour des problèmes cardiaques. Sa disparition plonge sa formation politique dans l’incertitude. Et pour cause, c’est lui qui devait défendre les couleurs du Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP), à la présidentielle d’octobre. Alasane Ouattara ayant décidé de passer le témoin après 10 ans au pouvoir. >>> LIRE AUSSI : Présidentielle en Côte d’Ivoire : Ouattara appelé à briguer un troisième mandat Le parti présidentiel se cherche donc un nouveau candidat. Et des langues n’excluent plus la possibilité de voir l’actuel président briguer sa propre succession. Il devra écouter sa base, disent des dirigeants de son parti. Toutefois, le gouvernement pourrait également chercher à retarder les élections d’octobre en raison de la pandémie mondiale de coronavirus, ce qui donnerait au RHDP un délai supplémentaire pour choisir son candidat.Sat, 11 Jul 2020 12:30:00 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2020/07/11/deces-du-premier-ministre-8-jours-de-deuil-national-en-cote-d-ivoire/Soudan : l'excision est désormais pénalisée par la loihttp://fr.africanews.com/2020/07/11/soudan-l-excision-est-desormais-penalisee-par-la-loi/Le Conseil souverain, la plus haute instance du pouvoir au Soudan, a approuvé vendredi une loi pénalisant l’excision, une pratique ancestrale qui reste très répandue dans le pays. L’annonce a été faite dans un communiqué par le ministère de la Justice. Le Conseil souverain, formé de civils dont des femmes et de militaires, a approuvé une série de lois dont celle criminalisant l’excision, une pratique “qui porte atteinte à la dignité de la femme”, selon le communiqué. Fin avril, le gouvernement avait voté un amendement au code pénal qui rend les auteurs de l’excision passibles de peines allant jusqu‘à trois ans d’emprisonnement avec paiement d’une amende. “La mutilation des organes génitaux de la femme est désormais considérée comme un crime” et “toute personne qui y a recours sera condamnée à une peine allant jusqu‘à trois ans de prison”, selon le texte de loi amendé. La clinique ou l’endroit où a eu lieu l’excision risquent également d‘être fermés. Sur Twitter, le Premier ministre soudanais, Abdallah Hamdok, a salué “un important pas sur la voie de la réforme judiciaire, et de la réalisation du slogan de la révolution -liberté, paix et justice”. Les autorités vont “réviser les lois et procéder à des amendements pour pallier les failles dans le système judiciaire”, a-t-il ajouté. “Rite de passage” Cette annonce intervient plus d’un an après la chute en avril 2019 du régime d’Omar el-Béchir, sous la pression d’une révolte populaire. L’ex-autocrate, resté à la tête du pays durant 30 ans après un coup d’Etat soutenu par les islamistes, avait écarté en 2015 un projet de loi contre l’excision, qui implique l’ablation de tout ou partie des organes génitaux externes à des fins non médicales. Les femmes soudanaises ont elles-mêmes joué un rôle de premier plan dans la révolte ayant débouché, après la chute de M. Béchir, aujourd’hui en prison, sur la formation en août 2019 d’un gouvernement de transition vers un pouvoir civil. Avant même sa promulgation, l’amendement avait été salué par les organisations de défense des droits humains, qui appellent inlassablement à son interdiction pure et simple. Au Soudan, l’excision, qui peut être mortelle dans certains cas, est encore vue comme un “rite de passage” -près de neuf femmes sur 10 l’ont subie, selon les Nations unies. C’est aussi le cas dans un nombre encore significatif de pays d’Afrique, du Moyen-Orient et d’Asie, en particulier en milieu rural. Pas assez “Cette pratique n’est pas seulement une violation des droits des jeunes femmes, elle (...) a de graves conséquences pour la santé physique et mentale”, avait dit Abdullah Fadil, représentant de l’Unicef à Khartoum. Si les milieux les plus conservateurs estiment qu’elle préserve la chasteté, nombre de chefs religieux se sont prononcés contre. La criminalisation de la pratique n’est qu’une étape d’un long processus sociétal permettant sa disparition. Au Soudan, selon les défenseurs des droits des femmes, l’excision a regagné ces trois dernières décennies des régions où elle avait cessé d‘être pratiquée, comme dont les montagnes de Nubie (nord). En mars dernier, des militantes soudanaises s‘étaient dites déçues par le peu d’empressement des nouvelles autorités à améliorer leurs droits, et avaient réclamé l’abolition ou l’amendement de plusieurs lois jugées discriminatoires à l‘égard des femmes. Elles avaient cité notamment la faible représentation des femmes au sein du gouvernement, l’absence d’une loi criminalisant le harcèlement sexuel et la loi sur le statut personnel de 1991, inspirée de la charia (loi islamique) qui permet entre autres, selon elles, de donner en mariage des filles de dix ans et ne prévoit pas le consentement de la femme dans les contrats de mariage. AFPSat, 11 Jul 2020 10:25:00 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2020/07/11/soudan-l-excision-est-desormais-penalisee-par-la-loi/