République démocratique du Congo
Presqu'une semaine après la chute d'Uvira, la vie reprend tout doucement son cours normal.
Les traces des affrontements entre les Forces armées congolaises et les rebelles du M23 sont encore visibles dans les villes de Kamanyola, Katogota et Luvungi, mais les habitants apeurés sortent petit à petit de chez eux, c'est le cas notamment de Samuel Masikitiko, témoin oculaire des scènes de chaos à Luvungi, à environ 70 kilomètres d'Uvira. Il raconte : Il y a eu beaucoup de morts. J'ai personnellement vu un conducteur de moto qui se trouvait devant moi à Luberizi. Une bombe est tombée devant lui alors que les gens fuyaient, et des gens sont morts avec lui. Près de neuf personnes sont mortes à Sange également. Les gens sont morts à cause des bombes dont on ne savait pas si elles venaient de l'ennemi (les rebelles du M23) ou des FARDC (l'armée congolaise)".
Selon les autorités congolaises, au moins 400 personnes ont péri dans les combats et environ 200 000 ont été déplacées. Les troupes de l'AFC-M23 escortées par les forces de défense rwandaises paradent désormais librement dans la ville tentant d'instaurer leur gouvernorat comme ce fut notamment le cas à Goma ou encore à Bukavu.
Samedi, les banques étaient fermées à Uvira. Seules quelque rares personnes se sont aventurées dehors dans la journée, mais plus aucune ombre après le coucher du soleil, car les combattants armés du M23 patrouillaient dans les rues. Un climat de peur règne sur cette ville stratégique de l'est de la RDC. Cette prise des rebelles survient quelques jours seulement après la ratification d’un accord entre Kinshasa et Kigali.
"Certains ont quitté la ville, mais nous sommes restés. Même si les choses ne sont pas encore revenues à la normale, nous n'avons pas repris nos activités habituelles parce qu'il n'y a pas d'argent qui rentre. Nous avons passé deux jours à la maison, personne ne travaillait, mais nous sommes en bonne santé" relate Esther Maria, une habitante d'Uvira.
La prise d'Uvira, permet aux rebelles de l'AFC-M23 de contrôler la frontière terrestre entre la RDC et le Burundi, et notamment de priver Kinshasa du soutien militaire de Bujumbura. Plus de 40 000 Congolais ont fui les combats et sont arrivés au Burundi en une semaine
Aller à la video
RDC : une société américaine accuse des proches de Tshisekedi de corruption
Aller à la video
Francophonie : la Rwandaise Louise Mushikiwabo candidate à un 3e mandat
00:53
Burundi : plus de 50 réfugiés congolais morts de choléra et de malnutrition
Aller à la video
CAN 2025 : éliminé en 8e, la RDC se focalise sur le Mondial 2026
01:00
CAN 2025 : Mahrez appelle à la prudence avant le choc contre la RDC