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Des centaines de morts et 40 000 civils nouvellement déplacés suite aux attaques menées par un groupe armé dans le nord-est de la RDC

Des centaines de morts et 40 000 civils nouvellement déplacés suite aux attaques menées par un groupe armé dans le nord-est de la RDC

Le HCR, l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés, lance une mise en garde dans le contexte d’une hausse alarmante du nombre d’attaques menées par un groupe armé contre les civils au nord-est de la République démocratique du Congo (RDC).

Depuis janvier 2021, les attaques attribuées au groupe armé « Forces démocratiques alliées (ADF) » ont déjà causé la mort de près de 200 personnes, en ont blessé des dizaines d’autres et ont déplacé environ 40 000 personnes au sein du territoire de Beni, dans la province du Nord-Kivu, ainsi que dans des villages voisins, au sein de la province d’Ituri.

En moins de trois mois, le groupe armé ADF aurait mené des attaques contre 25 villages, incendié des dizaines de maisons et kidnappé plus de 70 personnes. Ces chiffres s’ajoutent aux 465 Congolais massacrés lors d’attaques attribuées au groupe armé ADF en 2020.

Les attaques et les violations généralisées des droits humains se poursuivent également dans d’autres zones de la province du Nord-Kivu.

Les principaux motifs de ces attaques seraient des représailles de groupes armés contre les opérations militaires, la recherche de nourriture et de médicaments, et les accusations portées contre les communautés concernant le partage d’informations sur les positions du groupe armé ADF.

Les personnes déplacées en mars 2021 ont trouvé abri dans les villes d’Oicha, de Beni et de Butembo, dans le territoire de Beni, et beaucoup ont fui en moto. La majorité des déplacés sont des femmes et des enfants. Les hommes restent sur place pour protéger leurs biens, s’exposant ainsi au risque de nouvelles attaques.

Les personnes déplacées vivent dans des conditions effroyables, sans abri, nourriture, eau ou soins de santé. Dans le contexte de l’épidémie d’Ebola et de la pandémie de Covid-19, le manque d’accès aux toilettes, à l’eau potable, au savon et aux produits d’hygiène menstruelle est vivement préoccupant. De plus, les familles n’ont pas assez d’articles domestiques de première nécessité comme des couvertures, des nattes de couchage ou des ustensiles de cuisine.

Avant ce tout dernier déplacement massif, environ 100 000 personnes déplacées internes en RDC avaient déjà besoin de protection et d’aide pour bénéficier d’un abri à Beni. Le manque de financement a réduit la capacité du HCR à fournir une aide humanitaire, y compris en matière d’abris.

En 2020, le HCR avait pu procéder à la construction de plus de 43 000 abris familiaux dans l’est de la RDC. En 2021, avec les fonds actuellement disponibles, seulement 4400 familles pourront recevoir une aide, alors que des centaines de milliers d’autres en ont également besoin. Des fonds supplémentaires sont également nécessaires pour reprendre le programme d’allocation d’aide en espèces destiné aux femmes déplacées vulnérables, et qui a dû être supprimé.

Le HCR a d’urgence besoin de deux millions de dollars pour renforcer ses prestations de protection et ses efforts de réponse humanitaire à Beni, au Nord-Kivu, et dans le territoire d’Irumu en Ituri. Actuellement, le montant de 33 millions de dollars recherché par le HCR pour répondre aux besoins à travers l’est de la RDC n’est financé qu’à hauteur de 5,5%.

Distribué par APO Group pour United Nations High Commissioner for Refugees (UNHCR).

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An internally displaced Congolese family shelter in a school in Oicha, North Kivu province, in the Democratic Republic of the Congo, July 2018. © UNHCR/Natalia Micevic
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