Flux RSS Africanews Recevez gratuitement toutes les actualités publiées sur africanews.com, en vous abonnant à un de nos flux RSS. http://fr.africanews.com/feed/rss Sun, 22 Oct 2017 16:56:23 +0000 Sun, 22 Oct 2017 16:56:23 +0000 Égypte : onze personnes condamnées à mort pour "terrorisme" http://fr.africanews.com/2017/10/22/egypte-onze-personnes-condamnees-a-mort-pour-terrorisme/ http://fr.africanews.com/2017/10/22/egypte-onze-personnes-condamnees-a-mort-pour-terrorisme/ Sun, 22 Oct 2017 16:56:23 +0000 Un tribunal du Caire a condamné dimanche à mort par pendaison onze personnes reconnues coupables d’appartenance à une “organisation terroriste” et de tentative d’assassinat de deux officiers, de source judiciaires. La cour a par ailleurs condamné 14 personnes autres personnes à la prison à perpétuité ainsi qu’un mineur à 10 ans d’emprisonnement, selon la même source. Les accusés ont également été condamnés pour participation à des opérations “terroristes” et pour détention et fabrication d’engins explosifs.  Le jugement a été prononcé en présence de 21 accusés, les autres ayant été condamnés par contumace. Ils ont tous la possibilité de faire appel de ces décisions. L’affaire est connue dans la presse égyptienne sous le nom de la “cellule terroriste de Giza”. Il s’agit de l’une des cellules extrémistes ayant participé aux violences qui ont succédé la destitution par l’armée du président islamiste Mohamed Morsi, à l‘été 2013. Le 14 août de cette même année, les forces de sécurité avaient violemment dispersé un sit-in sur la place Rabia al-Adawiya organisé par les partisans du président déchu.  L‘Égypte est depuis lors un théâtre d’affrontements réguliers entre forces de sécurité et divers groupes extrémistes.  En réponse, les autorités égyptiennes se sont livrées à une répression sans précédent contre les Frères musulmans considérés depuis décembre 2013 par les autorités comme “organisation terroriste”. L’opposition laïque, des journalistes aux défenseurs des droits de l’homme, ont également subi la répression du régime autoritaire du président Abdel Fattah al-Sissi. Mali : les ambassadeurs du Conseil de sécurité au QG de la force G5 Sahel http://fr.africanews.com/2017/10/22/mali-les-ambassadeurs-du-conseil-de-securite-au-qg-de-la-force-g5-sahel/ http://fr.africanews.com/2017/10/22/mali-les-ambassadeurs-du-conseil-de-securite-au-qg-de-la-force-g5-sahel/ Sun, 22 Oct 2017 16:27:12 +0000 Les ambassadeurs du Conseil de sécurité de l’ONU ont visité dimanche le poste de commandement de la force antijihadiste (formée de soldats du Mali, du Niger, du Tchad, du Burkina Faso et de Mauritanie) du G5 Sahel, à Sévaré, au Mali. Elle doit lancer sa première opération à la fin du mois. C’est à Sévaré, à une dizaine de km à l’est de Mopti chef-lieu de la région du même nom, dans le centre du Mali où la situation sécuritaire s’est nettement dégradée ces derniers mois que les représentants du Conseil de sécurité ont pu enregistré les doléances des forces en présence. Du Conseil de sécurité, “nous attendons un appui politique fondamentalement d’abord”, mais aussi “un accompagnement en termes d‘équipement et de formation”, a déclaré à la presse le commandant de la force, le général malien Didier Dacko, à la fin de la visite des ambassadeurs. À l’initiative notamment de la France, qui préside en octobre le Conseil de sécurité, les ambassadeurs des 15 pays siégeant au Conseil ont entamé jeudi une tournée qui, après le Mali et la Mauritanie, qui s’st achevée dimanche avec une rencontre à Ouagadougou avec le président du Burkina Faso, Roch Marc Christian Kaboré. Samedi à Bamako, les ambassadeurs ont dit leur “impatience” aux signataires de l’accord de paix au Mali en 2015, qui enregistre de nombreux retards dans son application. Cette tournée porte également sur la constitution d’une force des pays du Sahel, dans laquelle la France voit un possible modèle de coopération entre troupes africaines et de l’ONU. Une réunion ministérielle sur le soutien au G5 Sahel est prévue le 30 octobre à l’ONU, ainsi qu’une conférence des donateurs le 16 décembre à Bruxelles. Dans un rapport remis le 16 octobre, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a recommandé une aide internationale accrue à cette force, dont le financement n’est pas encore garanti. Face à la dégradation de la situation dans le centre du Mali, limitrophe du Burkina Faso et du Niger, gagnés à leur tour par les violences jihadistes, le G5 a réactivé en février à Bamako ce projet de force régionale conjointe, initialement lancé en novembre 2015. Gambie : campagne internationale pour juger l'ex-président Jammeh http://fr.africanews.com/2017/10/22/gambie-campagne-internationale-pour-juger-l-ex-president-jammeh/ http://fr.africanews.com/2017/10/22/gambie-campagne-internationale-pour-juger-l-ex-president-jammeh/ Sun, 22 Oct 2017 15:35:11 +0000 Des victimes du régime de l’ancien président gambien Yahya Jammeh, soutenues par des ONG locales et internationales, annoncent le lancement d’une “campagne internationale” pour qu’il soit traduit en justice. Yahya Jammeh, a dirigé d’une main de fer ce petit pays anglophone d’Afrique de l’Ouest enclavé dans le Sénégal de 1994 à janvier 2017 vit aujourd’hui en exil en Guinée équatoriale.  Son régime est accusé par les défenseurs des droits de l’homme d’avoir eu recours à des actes systématiques de torture contre des opposants politiques et des journalistes, à des exécutions extra-judiciaires, à des détentions arbitraires et à des disparitions forcées.  “Nous ferons tout ce qu’il faudra pour obtenir justice, quel que soit le temps qu’il faudra”, a déclaré Fatoumatta Sandeng, porte-parole de la campagne et fille de Solo Sandeng, opposant à Jammeh décédé en avril 2016 – détenu par la défunte Agence nationale du renseignement (NIA) -. La campagne réclamera l’extradition de M. Jammeh pour qu’il soit jugé en Gambie, mais estime qu’il faudra peut-être plusieurs années avant que le pays règle ses problèmes politiques, de sécurité et institutionnels avant d‘être en mesure d’organiser un procès équitable qui soit un “encouragement pour l‘état de droit en Gambie”, selon le communiqué de l’ONG Human Rights Watch (HRW). “Cette campagne envoie un message fort : aucun dictateur africain, aucun dirigeant soupçonné de crimes contre l’humanité, ne doit se croire au-dessus des lois ou à l’abri de la justice”, a déclaré dans un communiqué séparé un autre responsable de la campagne, Mohamed Bouamatou, homme d’affaires mauritanien et président de la Fondation pour l‘égalité des chances en Afrique. En décembre 2016, M. Jammeh a refusé de reconnaître sa défaite à l‘élection présidentielle, face à l’opposant Adama Barrow. Il s’est finalement résolu à quitter le pouvoir et le pays à la suite d’une intervention militaire de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) et d’une ultime médiation guinéo-mauritanienne. L'OMS "annule" la nomination du président Mugabe comme ambassadeur de bonne volonté http://fr.africanews.com/2017/10/22/l-oms-annule-la-nomination-du-president-mugabe-comme-ambassadeur-de-bonne/ http://fr.africanews.com/2017/10/22/l-oms-annule-la-nomination-du-president-mugabe-comme-ambassadeur-de-bonne/ Sun, 22 Oct 2017 13:07:12 +0000 Deux jours après la nomination de Robert Mugabe comme “ambassadeur de bonne volonté“ de l’ONU pour les maladies non-transmissibles en Afrique, L’OMS annule sa nomination. Sous le feu des critiques suite à son choix de nommer le président zimbabwéen comme ambassadeur de bonne volonté de l’Organisation mondiale de la Santé, l’OMS annule sa décision. L'opposition zimbabwéenne critique la nomination de Mugabe comme ambassadeur de bonne volonté de l'OMS https://t.co/MynHz6brGE pic.twitter.com/S88JRSslqT— VOA Afrique (@VOAFrench) 20 octobre 2017 Robert Mugabe est nommé ambassadeur de bonne volonté à l' #OMS contre les maladies non transmissibles en Afrique. N'y avait il pas mieux ? arayaasante</a></p>&mdash; Isaac Houngnigbe, MD (Isaachoungnigbe) 21 octobre 2017 L’appel du directeur-général de OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus (Éthiopie), le 18 octobre à Mugabe – 93 ans – d’aider l’agence de l’ONU dans sa lutte en Afrique contre les maladies non-transmissibles, notamment les attaques cardiaques et l’asthme avait provoqué des vives réactions et critiques à travers le monde. Mugabe ambassadeur de bonne volonté de l'OMS: “ridicule” et “inacceptable” pour Justin Trudeau https://t.co/fSvP80hLnk pic.twitter.com/ocyQ0uHeFd— Courrier inter (@courrierinter) 21 octobre 2017 Le Canada avait déja réclamé samedi l’annulation de cette nomination qui contredit selon les États-Unis, les idéaux de l’ONU”. Un système de santé à déplorer Principal objet de critiques, la grave crise sanitaire que traverse le Zimbabwe. Un système comme beaucoup d’autres services publics qui s’est effondré sous le régime du président Mugabe. La plupart des hôpitaux manquent de médicaments et d‘équipements, les infirmières et les médecins sont régulièrement laissés sans salaires, récurrence des grèves… Une nomination ridicule selon le principal parti d’opposition, le MDC. “Le système de santé du Zimbabwe est dans un état chaotique, c’est une insulte. Mugabe a cassé notre système de santé. Lui et sa famille vont à Singapour se faire soigner après avoir laissé nos hôpitaux publics s’effondrer”, a déclaré Obert Gutu, porte-parole du parti. En outre, le chef de l’Etat zimbabwéen est sous le coup des sanctions du gouvernement américain. “Le gouvernement américain a imposé des sanctions contre le président Mugabe en raison de crimes contre son peuple et de la menace qu’il représente pour la paix et la stabilité. Cette nomination contredit clairement les idéaux des Nations unies de respect des droits de l’homme et de la dignité humaine”, a affirmé le département d‘État américain. Cette nomination a soulevé de vives critiques dans le monde, de la part d’Etats membres de l’OMS comme des ONG qui dénoncent l’effondrement du système de santé zimbabwéen et de nombreux services publics. Selon l’OMS, les maladies non-transmissibles sont de loin la première cause de décès dans le monde, tuant plus de 36 millions de personnes chaque année. Armelle Nga Accord de paix au Mali : l'ONU, impatiente http://fr.africanews.com/2017/10/22/accord-de-paix-au-mali-l-onu/ http://fr.africanews.com/2017/10/22/accord-de-paix-au-mali-l-onu/ Sun, 22 Oct 2017 13:23:50 +0000 Le Conseil de sécurité de l’ONU a manifesté samedi son “impatience” aux signataires de l’accord de paix au Mali de 2015, à propos des retards dans l’application de cet accord. À l’initiative notamment de la France, qui préside en octobre le Conseil de sécurité, les ambassadeurs des 15 pays siégeant au Conseil ont visité jusqu‘à dimanche le Mali, la Mauritanie et le Burkina Faso, membres du G5 Sahel avec le Niger et le Tchad. Ces derniers ont exprimé “leur profonde préoccupation à l‘égard de la persistance de retards importants dans la mise en œuvre de dispositions centrales de l’accord, préoccupation aussi face au risque de la perte des progrès jusqu’ici réalisés, faute d’une nouvelle dynamique positive. Les signataires ont été appelés à “prendre d’urgence des mesures concrètes sur plusieurs point très précis”. “Nous espérons que de nouvelles avancées concrètes, importantes, irréversibles, pourront être réalisées dès les semaines qui viennent et en tout état de cause avant la fin de l’année”, a insisté François Delattre, ambassadeur de France à l’ONU. La tournée des ambassadeurs a également porté sur la constitution d’une force des pays du Sahel, dans laquelle la France voit un possible modèle de coopération entre troupes africaines et de l’ONU. “Nous pensons que la Minusma (la force de l’ONU au Mali, NDLR) et la force conjointe du G5 Sahel sont des outils complémentaires qui ont vocation même à constituer un modèle type d’articulation vertueuse entre une opération de paix onusienne et une opération africaine de paix”, a expliqué M. Delattre lors d’une conférence de presse.  Une réunion ministérielle sur le soutien au G5 Sahel est prévue le 30 octobre à l’ONU, ainsi qu’une conférence des donateurs le 16 décembre à Bruxelles. Dans un rapport remis le 16 octobre, le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres a recommandé une aide internationale accrue à cette force, dont le financement n’est pas encore garanti. Évoquant l’attaque qui a coûté la vie à 13 gendarmes samedi matin au Niger, le diplomate français a estimé que “cette tragédie est un élément de plus encore une fois malheureusement pour souligner l’urgence d’une réponse forte et déterminée dans la lutte contre le terrorisme à travers la création de la force conjointe du G5 Sahel et à travers le soutien que la communauté internationale a la responsabilité morale et politique de lui apporter”. sont régulièrement laissés sans salaires, récurrence des grèves… Une nomination ridicule selon le principal parti d’opposition, le MDC. “Le système de santé du Zimbabwe est dans un état chaotique, c’est une insulte. Mugabe a cassé notre système de santé. Lui et sa famille vont à Singapour se faire soigner après avoir laissé nos hôpitaux publics s’effondrer”, a déclaré Obert Gutu, porte-parole du parti. En outre, le chef de l’Etat zimbabwéen est sous le coup des sanctions du gouvernement américain. “Le gouvernement américain a imposé des sanctions contre le président Mugabe en raison de crimes contre son peuple et de la menace qu’il représente pour la paix et la stabilité. Cette nomination contredit clairement les idéaux des Nations unies de respect des droits de l’homme et de la dignité humaine”, a affirmé le département d’Etat américain. Selon l’OMS, les maladies non-transmissibles sont de loin la première cause de décès dans le monde, tuant plus de 36 millions de personnes chaque année. Armelle Nga Accord de paix au Mali : l'ONU, impatiente http://fr.africanews.com/2017/10/22/accord-de-paix-au-mali-l-onu-impatiente/ http://fr.africanews.com/2017/10/22/accord-de-paix-au-mali-l-onu-impatiente/ Sun, 22 Oct 2017 12:21:04 +0000 Le Conseil de sécurité de l’ONU a manifesté samedi son “impatience” aux signataires de l’accord de paix au Mali de 2015, à propos des retards dans l’application de cet accord. À l’initiative notamment de la France, qui préside en octobre le Conseil de sécurité, les ambassadeurs des 15 pays siégeant au Conseil ont visité jusqu‘à dimanche le Mali, la Mauritanie et le Burkina Faso, membres du G5 Sahel avec le Niger et le Tchad. Ces derniers ont exprimé “leur profonde préoccupation à l‘égard de la persistance de retards importants dans la mise en œuvre de dispositions centrales de l’accord, préoccupation aussi face au risque de la perte des progrès jusqu’ici réalisés, faute d’une nouvelle dynamique positive. Les signataires ont été appelés à “prendre d’urgence des mesures concrètes sur plusieurs point très précis”. “Nous espérons que de nouvelles avancées concrètes, importantes, irréversibles, pourront être réalisées dès les semaines qui viennent et en tout état de cause avant la fin de l’année”, a insisté François Delattre, ambassadeur de France à l’ONU. La tournée des ambassadeurs a également porté sur la constitution d’une force des pays du Sahel, dans laquelle la France voit un possible modèle de coopération entre troupes africaines et de l’ONU. “Nous pensons que la Minusma (la force de l’ONU au Mali, NDLR) et la force conjointe du G5 Sahel sont des outils complémentaires qui ont vocation même à constituer un modèle type d’articulation vertueuse entre une opération de paix onusienne et une opération africaine de paix”, a expliqué M. Delattre lors d’une conférence de presse.  Une réunion ministérielle sur le soutien au G5 Sahel est prévue le 30 octobre à l’ONU, ainsi qu’une conférence des donateurs le 16 décembre à Bruxelles. Dans un rapport remis le 16 octobre, le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres a recommandé une aide internationale accrue à cette force, dont le financement n’est pas encore garanti. Évoquant l’attaque qui a coûté la vie à 13 gendarmes samedi matin au Niger, le diplomate français a estimé que “cette tragédie est un élément de plus encore une fois malheureusement pour souligner l’urgence d’une réponse forte et déterminée dans la lutte contre le terrorisme à travers la création de la force conjointe du G5 Sahel et à travers le soutien que la communauté internationale a la responsabilité morale et politique de lui apporter”. La Centrafrique : en conflit depuis 4 ans, avec une économie exangue http://fr.africanews.com/2017/10/22/la-centrafrique-en-conflit-depuis-4-ans-avec-une-economie-exangue/ http://fr.africanews.com/2017/10/22/la-centrafrique-en-conflit-depuis-4-ans-avec-une-economie-exangue/ Sun, 22 Oct 2017 11:46:08 +0000 La Centrafrique, où se rend mardi le secrétaire général de l’ONU est un pays ‘‘pauvre enclavé’‘ en Afrique centrale marqué par une instabilité chronique et en proie depuis 2013 à un violent conflit malgré la présence de forces de maintien de la paix.  Instabilité politique depuis 1960 Fin 1965, David Dacko, premier chef d‘État depuis l’indépendance en 1960, est renversé par un coup d’Etat par Jean-Bedel Bokassa, qui se fait élire président à vie puis couronner empereur en 1977. Frasques mégalomaniaques et sanglantes exactions marquent son règne, notamment un massacre d‘écoliers. Le 20 septembre 1979, Bokassa, en visite en Libye, est chassé du pouvoir par les parachutistes français. Dacko rétablit la république, mais est contraint deux ans plus tard de céder le pouvoir aux militaires. André Kolingba accède au pouvoir et instaure le multipartisme en 1991. En 1993, Ange-Félix Patassé remporte la présidentielle. Le pays connaît en 1996-1997 trois mutineries d’une partie de l’armée, avant un coup d’Etat manqué en 2001. En 2003, François Bozizé, ancien chef d‘état-major des armées, en rébellion depuis novembre 2001, renverse Patassé et s’autoproclame président. Dès 2005, le pays fait face à plusieurs rébellions, qui s’emparent de localités du Nord, reprises grâce à l’aide de la France ou par l’armée tchadienne à l’appel de Bangui. Crise depuis 2013 En mars 2013, les rebelles d’une coalition hétéroclite, la Séléka, prennent Bangui et renversent Bozizé. Michel Djotodia se proclame président. Les exactions de la Séléka, à dominante musulmane, contre les populations majoritairement chrétiennes, débouchent sur la création de milices d’auto-défense, principalement chrétiennes, les antibalaka (antimachettes), qui s’en prennent à leur tour aux civils musulmans. Redoutant un génocide, la France lance l’opération militaire Sangaris (2013-2016), sous mandat de l’ONU.   En janvier 2014, le président Djotodia démissionne sous la pression des dirigeants d’Afrique centrale et de Paris. Une présidente de transition est élue par le Parlement. Une Cour pénale spéciale (CPS) est créée en 2015 pour instruire et juger les crimes contre l’humanité et crimes de guerre depuis 2003, mais n’est pas encore opérationnelle. En février 2016, l’ex-Premier ministre Faustin-Archange Touadéra est élu président. La présence de forces internationales comme Sangaris et la mission onusienne Minusca (depuis 2014) permettent le retour d’un calme relatif à Bangui, mais pas dans les provinces, contrôlées en majorité par les groupes armés.  Des centaines de déplacés Le nombre de réfugiés et de déplacés fuyant les violences a atteint 1,1 million de personnes, soit près d’un quart de la population, dont 513.000 réfugiés dans les pays voisins et environ 600.000 déplacés à l’intérieur du pays, selon l’ONU.  La moitié des Centrafricains dépendent de l’aide humanitaire, dans l’un des pays les plus dangereux au monde pour les humanitaires. “Plus de 280 incidents” ont “directement touché les ONG” depuis le début de l’année, selon Solidarités International. Immense pauvreté malgré les diamants Plus des trois-quarts des 4,7 millions d’habitants est dans une situation d’extrême pauvreté, selon la Banque mondiale.  Le pays est classé dernier (188e) pour son Indice du développement humain (IDH) par le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud).  L‘économie centrafricaine, où tout est à reconstruire, a été dévastée par les crises qui ont empêché ce pays riche en matières premières (uranium, diamants, bois, or) de se développer. Le pays produit aussi du coton, du café et du tabac.  La reprise économique est plus lente qu’escompté selon la Banque mondiale, qui prévoit 4,7 % de croissance cette année et 5 % en 2018. En novembre 2016, Bangui s’est vu promettre plus de 2,2 milliards de dollars sur trois ans lors d’une conférence de donateurs à Bruxelles.  En Zambie, le fléau de la mortalité maternelle http://fr.africanews.com/2017/10/22/en-zambie-le-fleau-de-la-mortalite-maternelle/ http://fr.africanews.com/2017/10/22/en-zambie-le-fleau-de-la-mortalite-maternelle/ Sun, 22 Oct 2017 10:03:40 +0000 Pour leur père, l’anniversaire de Karen et Kelly Jr. aura toujours un goût amer. Leur mère est morte en leur donnant la vie. Un drame encore fréquent en Zambie, qui nourrit un débat de plus en plus pressant sur les lacunes de son système de santé. C‘était il y a plus de six mois et le père reste inconsolable. Le 18 mars, la mère, Karen Kalengele, 33 ans, est admise en plein travail à l’hôpital Medcross Facility, un des plus prestigieux établissements privés de Lusaka. Mais l’accouchement tarde. Alors pour éviter toute souffrance aux jumeaux à naître, la gynécologue décide de pratiquer une césarienne. Les nouveaux-nés se portent bien. Mais juste après leur naissance, le père, Kelly Chuunga, est informé du décès de son épouse. Pour toute explication, il a du se contenter d’un simple certificat de décès, qui conclut que son épouse a succombé à une embolie pulmonaire. Des questions sans réponses Des réponses, Sandra Phiri n’en a pas obtenues beaucoup plus lorsque sa cousine Felicia Zulu, 33 ans, est décédée une semaine après avoir accouché d’une fille, morte-née dans le plus grand hôpital du pays, celui de l’université de Lusaka (UTH). Mais pour elle les médecins sont seuls responsables de la mort de Felicia. “Après le décès du bébé, ils auraient pu lui sauver la vie”, dit-elle. L’hôpital s’est refusé à tout commentaire sur ce cas particulier. “Je ne dirai rien sur cette affaire”, a déclaré une porte-parole de l‘établissement, Natalie Mashikolo. La Zambie est loin d’afficher les pires résultats du continent en matière de mortalité maternelle. Selon une enquête des Nations unies, son taux s‘élevait à 224 mères décédées pour 100.000 naissances en 2015. Bien mieux que le Nigeria (814) ou l’Angola (477) ou la Côte d’Ivoire (645), des pays africains plus riches sur le papier. Mais malgré de réels progrès sur ce front, comme à l‘échelle de la planète d’ailleurs, la liste reste longue des femmes qui décèdent encore en accouchant en Zambie. “Statistiquement, nous avons réussi à réduire la mortalité maternelle, mais elle reste encore très élevée”, reconnaît le vice-président de l’Association médicale zambienne (ZMA), le gynécologue Samson Chisele. Le ‘‘programme’‘ du gouvernement Les autorités se sont fixé un objectif ambitieux. Passer au plus vite sous la barre des 100 décès maternels pour 100.000 naissances. Mais la tâche s’annonce difficile. Car les statistiques trouvent leur origine dans la culture, les croyances de la population et, surtout, l‘état des structures de transport et de santé d’un des pays les plus pauvres de la planète. “La mortalité maternelle s’explique par ce que nous appelons les 3 R”, explique le Dr Chisele, “retard dans la décision de se rendre à l’hôpital pour accoucher, retard dans l’arrivée à l’hôpital et retard dans la mise en oeuvre des soins à l’hôpital”. Signe de l‘étendue du problème, cette réalité affecte tous les milieux, quels que soient leurs moyens ou leur éducation. “Nous restons très préoccupés que nos mères meurent même quand elles ont accès aux services médicaux avant et après l’accouchement”, estime un responsable de l’Eglise catholique zambienne, Winfield Kunda. Malgré sa douleur de jeune veuf, Kelly Chuunga espère lui aussi une prise de conscience des autorités. En l’attendant, il a préféré ne pas porter la mort de son épouse sur le terrain judiciaire. Élections locales en Algérie : l'opposition accuse le pouvoir de multiplier les entraves http://fr.africanews.com/2017/10/22/elections-locales-en-algerie-l-opposition-accuse-le-pouvoir-de-multiplier-les/ http://fr.africanews.com/2017/10/22/elections-locales-en-algerie-l-opposition-accuse-le-pouvoir-de-multiplier-les/ Sun, 22 Oct 2017 10:01:26 +0000 Plusieurs partis d’opposition algériens ont dénoncé le rejet “arbitraire” de nombre de leurs listes pour les élections municipales et départementales du 23 novembre, accusant le pouvoir de vouloir faire main basse sur les assemblées locales. Des laïcs du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), aux formations islamistes – dont le Mouvement de la société pour la paix (MSP) -, en passant par le Front des forces socialistes (FFS, gauche), plus vieux parti d’opposition relèvent de nombreuses candidatures ou listes invalidées pour des motifs jugés futiles ou fallacieux. Une soixantaine de candidats de l’alliance islamiste El Binaa-Ennahda-FJD ont ainsi été recalés, “certains pour des amendes impayées”, d’autres “pour ‘‘menace sur la sécurité’‘, alors qu’ils ne font l’objet ni de poursuites, ni de condamnation”, a déclaré Khelifa Hadjira, un des dirigeants de cette coalition. Ces candidatures écartées sont difficiles à remplacer, avancent les partis d’opposition qui, faute de volontaires, ont déjà eu du mal à boucler leurs listes dans certaines circonscriptions. En outre, accusent-ils les préfectures ont veillé avec zèle au respect d’une disposition de la loi électorale de 2016, appliquée pour la première fois dans le cadre de scrutins locaux : elle impose aux listes de partis ayant obtenu moins de 4 % des voix aux précédentes élections de recueillir le “parrainage” de 50 électeurs par siège à pourvoir. Ces partis, dont l‘électorat se concentre dans quelques bastions, devaient donc recueillir dans de très nombreuses circonscriptions où leur base est faible de 650 à 2.150 signatures par commune et de 1.750 et 2.750 par département. Une gageure dans un pays où seuls le FLN du président Abdelaziz Bouteflika et son allié, le Rassemblement national démocratique (RND) du Premier ministre Ahmed Ouyahia, disposent d’une assise et d’un maillage national: lors des élections locales de 2012, FLN et RND avaient remporté à eux deux la majorité des sièges. Des listes entières ont en outre été déclarées non-valides parce que “l’administration a rejeté des signatures, en raison d’erreurs minimes liées à la transcription de noms de l’arabe vers le français”, a encore dénoncé le chef du MSP, Abdelmadjid Menasra. Ou parce que des numéros de cartes d‘électeurs avaient été mal reportés, ou des mentions placées dans la mauvaise case. Les partis au pouvoir n’ont pas répondu aux attaques, mais annoncé leur participation dans l’ensemble des 1.541 communes et 48 départements du pays. Crise au Togo: un mort de plus à Sokodé, la ville "en état de siège" (habitants) http://fr.africanews.com/2017/10/21/crise-au-togo-un-mort-de-plus-a-sokode-la-ville-en-etat-de-siege-habitants/ http://fr.africanews.com/2017/10/21/crise-au-togo-un-mort-de-plus-a-sokode-la-ville-en-etat-de-siege-habitants/ Sat, 21 Oct 2017 15:09:45 +0000 Un homme a succombé à ses blessures après avoir été “tabassé” par des hommes en uniforme à Sokodé, deuxième ville du Togo, où les commerces n’ont toujours pas rouvert et où les rues restent désertes, a-t-on appris samedi auprès de certains de ses habitants. “Quand les soldats sont arrivés dans le quartier de Kuwawu Woro vendredi après-midi, tout le monde a fui”, raconte à l’AFP un membre de la famille de la victime. “Des hommes en uniforme ont attrapé mon frère et ils l’ont frappé avec des barres de fer”. “On l’a amené dans une clinique, puis au centre hospitalier de la ville, mais ils n’ont pu le réanimer”, explique cette même source. Un soignant de l’hôpital de Sokodé, sous couvert de l’anonymat, a confirmé samedi le décès de Moutaka Akondo, 36 ans, “frappé avec un pilon”. La ville est “en état de siège”, selon un autre habitant de Sokodé, contacté par l’AFP. La deuxième ville du Togo est le fief du Parti national panafricain, nouveau parti d’opposition qui rassemble une grande partie du nord du pays autour de la figure de son leader, Tikpi Atchadam. Lundi soir, l’arrestation d’un imam, proche du PNP a déclenché une vague de violences entre les habitants et les forces de l’ordre. De nombreux bâtiments ont été incendiés, notamment des maisons des membres du parti présidentiel. Depuis, les militaires “quadrillent les rues” et “entrent dans les maisons”, selon de nombreux témoins sur place. “Tout est fermé, il est même impossible d’acheter du crédit de téléphone à Sokodé”, raconte à l’AFP Tom Feiyilley, correspondant d’un média local. “Les militaires empêchent la vie de reprendre, ils continuent à terroriser la population et tirent en l’air pendant la nuit pour accentuer la peur”. C’est dans cette ville que les premières manifestations du 19 août ont fait deux morts, avant que treize autres partis se rallient au PNP pour former une coallition. Depuis plus de deux mois, l’opposition organise des marches contre le pouvoir, pour demander une limitation non-rétroactive du nombre de mandats présidentiels, ainsi que la démission du président Faure Gnassingbé, à la tête du Togo depuis 2005, prenant la succession de son père, le général Gnassingbé Eyadéma, qui a dirigé le pays d’une main de fer pendant 38 ans. Seize personnes, dont des adolescents et deux militaires lynchés par la foule, ont ainsi été tuées en à peine deux mois. Les violences ont fait quelque 200 blessés. En Algérie, les agriculteurs ont du mal à exporter leurs figues http://fr.africanews.com/2017/10/21/en-algerie-les-agriculteurs-ont-du-mal-a-exporter-leurs-figues/ http://fr.africanews.com/2017/10/21/en-algerie-les-agriculteurs-ont-du-mal-a-exporter-leurs-figues/ Sat, 21 Oct 2017 11:35:16 +0000 C’est ici à Beni Maouche au nord de l’Algérie que sont récoltés les figuiers, et les oliviers, principale source de revenus des familles berbères depuis des générations entières. Ces produits prisés et reconnus pour leur apport énergétique au fort potentiel économique ont reçu en 2016, le label Indication géographique. Ils sont pour cela reconnus et protégés sur les marchés locaux et internationaux. Leur culture est devenue tradition et se transmet au fil des générations, comme le confie Tata Bekkouche, résidente de Beni Maouche. “ Nous cueillons des figues comme nos ancêtres, chaque génération a fait ce travail, et quand un arbre meurt, nous en plantons un autre. C’est ce que nous faisons pour vivre, c’est le mode de vie des habitants des montagnes.” Malheureusement, les producteurs font aujourd’hui face à une crise économique et ont du mal à exporter en l’absence d’aide des autorités. Omar Bekkouche souhaiterait plus de soutien du gouvernement pour pouvoir exporter vers l’Europe et la région du Golfe. “ Je produis jusqu‘à 10 quintaux par an, j’ai appris ce travail auprès de mon père et mon grand-père, c’est une affaire familiale et je travaille dur, mais je n’ai pas les outils nécessaires, je veux exporter cette figue comme avant dans les années 40, mais je n’ai pas de ressources financières. Si j’avais les bonnes ressources, j’aurais pu exporter ce type de figue vers l’Europe et dans les pays du Golfe. Nous avons une énorme demande, tout le monde aime ces figues et c’est excellent et je suis très fier de notre production.” Explique l’agriculteur. Les figuiers et les oliviers représentent à eux seuls 80 % de la superficie de Beni Maouche. Niger: douze gendarmes tués lors d'une attaque dans le sud-ouest http://fr.africanews.com/2017/10/21/niger-douze-gendarmes-tues-lors-d-une-attaque-dans-le-sud-ouest/ http://fr.africanews.com/2017/10/21/niger-douze-gendarmes-tues-lors-d-une-attaque-dans-le-sud-ouest/ Sat, 21 Oct 2017 11:19:54 +0000 Douze gendarmes nigériens ont été tués samedi matin dans une attaque dans la région de Tillaberi, dans le sud-ouest du Niger, a déclaré samedi à l’AFP le ministre de l’Intérieur Mohamed Bazoum. “Il y a eu une nouvelle attaque. Douze gendarmes ont été tués. Les opérations de traque ont été lancées”, a affirmé M. Bazoum, joint par téléphone. Le Sud-Ouest frontalier du Mali est régulièrement la proie d’attiques de groupes jihadistes. Début octobre, l’une d’elles y avait couté la vie à quatre soldats américains et quatre soldats nigériens en patrouille. Au moins 35 policiers tués en Egypte dans une embuscade islamiste http://fr.africanews.com/2017/10/21/au-moins-35-policiers-tues-en-egypte-dans-une-embuscade-islamiste/ http://fr.africanews.com/2017/10/21/au-moins-35-policiers-tues-en-egypte-dans-une-embuscade-islamiste/ Sat, 21 Oct 2017 19:56:37 +0000 Au moins 35 policiers égyptiens ont péri vendredi dans une embuscade islamiste dans le désert occidental, au sud-ouest du Caire, un des bilans les plus meurtriers depuis le lancement en 2013 d’une série attaques extrémistes contre les forces de sécurité. Des sources sécuritaire et médicale ont confirmé ce bilan qui pourrait être revu à la hausse. Cette attaque contre les forces de sécurité égyptiennes intervient au moment où le président Abdel Fattah al-Sissi s’apprête à assister samedi aux commémorations des 75 ans de la bataille d’El-Alamein qui marqua une victoire décisive pour les Alliés contre les forces fascistes lors de la Seconde Guerre mondiale. Le chef de l’Etat a maintenu son déplacement dans cette ville du nord, mais a annulé d’autres engagements dans la journée, a indiqué la présidence à l’AFP. Samedi, à l’entrée de la zone où s’est déroulé l’accrochage meurtrier la veille, deux conducteurs de camion qui s‘éloignaient des lieux de l’embuscade ont dit à l’AFP que les forces de sécurité y étaient présentes en masse et que “des avions survolaient la zone”, située à moins de 200 kilomètres du Caire. Le ministère de l’Intérieur a indiqué que les forces de sécurité, qui traquaient des militants islamistes dans la région, ont été attaquées vendredi en fin de journée sur la route menant à l’oasis de Bahariya, à moins de 200 km du Caire. Cette oasis fut longtemps une destination touristique très prisée. Plusieurs “terroristes” ont également été tués lors des affrontements, a indiqué le ministère sans donner aucune précision chiffrée sur le nombre de policiers et d’assaillants morts. Selon une source proche des services de sécurité, le convoi des forces égyptiennes a été visé par des tirs de roquettes. Des engins explosifs ont également été utilisés par les assaillants. L’attaque n’a pas été revendiquée. Une fausse revendication du groupuscule extrémiste Hasm, relayée par plusieurs médias égyptiens, a été postée sur les réseaux sociaux peu après les faits. Mais le compte Twitter de Hasm, où sont habituellement diffusées leurs revendications, était inactif depuis le 2 octobre. - Armée durement touchée – Depuis que l’armée, alors dirigée par le général Al-Sissi, a destitué en 2013 le président démocratiquement élu Mohamed Morsi, issu des Frères musulmans, des groupes extrémistes ont multiplié les attentats visant les militaires et la police. Les autorités égyptiennes luttent principalement contre la branche égyptienne du groupe jihadiste Etat islamique (EI), qui multiplie les attentats, notamment dans le nord de la péninsule du Sinaï, une région située à l’est de l’Egypte. Des centaines de soldats et de policiers ont péri dans ces attaques au cours des quatre dernières années. Un des attentats les plus meurtriers avait tué au moins 21 soldats à un barrage militaire dans le Sinaï le 7 juillet. En septembre, une attaque de l’EI contre un convoi de la police dans le Sinaï avait fait 18 morts. Plus récemment, le 13 octobre, six soldats égyptiens été tués par “des éléments terroristes” dans une attaque dans le nord du Sinaï, selon l’armée. De son côté, le groupe extrémiste Hasm a revendiqué depuis 2016 plusieurs attentats contre la police, des officiels et des juges, au Caire. Dans leurs revendications, ces groupes n’ont jamais fait état d’une affiliation aux Frères musulmans. Sous l’effet d’une sévère répression, ce mouvement qui fut longtemps la principale force d’opposition en Egypte, s’est divisé en plusieurs tendances rivales, partagées entre partisans et adversaires du recours à la violence. L’EI en Egypte, à la différence de l’Irak ou la Syrie, n’a pas été en mesure de s’emparer de centres urbains. Il mène des attaques contre les forces de sécurité, mais aussi contre la minorité chrétienne copte. Entre fin 2016 et avril 2017, plus d’une centaine de Coptes ont été tués dans trois attaques au Caire, à Alexandrie et à Tanta (nord de l’Egypte). Le président égyptien a prolongé pour trois mois, à compter du 12 octobre, et pour la deuxième fois l‘état d’urgence déclaré en avril. Son régime est très critiqué par les défenseurs des droits de l’Homme qui estime qu’il a muselé toute forme d’opposition. Harcèlement : au Gabon, des étudiantes dénoncent les "moyennes sexuellement transmissibles" http://fr.africanews.com/2017/10/21/harcelement-au-gabon-des-etudiantes-denoncent-les-moyennes-sexuellement/ http://fr.africanews.com/2017/10/21/harcelement-au-gabon-des-etudiantes-denoncent-les-moyennes-sexuellement/ Sat, 21 Oct 2017 20:31:18 +0000 “Moyennes sexuellement transmissibles”: au Gabon, les élèves parlent des “MST” pour désigner l’utilisation des notes par les enseignants comme moyen de harcèlement sexuel à l’encontre des étudiantes. “Il (un professeur de lycée) a commencé à me faire des avances. J’ai commencé à refuser, refuser, refuser… jusqu’au jour où il m’a mis zéro à mon premier devoir”, se souvient Mélanie (nom d’emprunt), qui parle visage caché face à la caméra de l’AFP et se dit fière d’avoir “su résister”. Comme d’autres élèves, la jeune femme, aujourd’hui étudiante à l’université Omar Bongo de Libreville au Gabon, n’hésite pas à parler de “harcèlement sexuel” de la part des professeurs qui utiliseraient les notes comme moyen de pression pour obtenir les faveurs de certaines élèves. Une autre étudiante sous couvert d’anonymat raconte avoir changé de filière après avoir refusé les avances d’un professeur qui lui a “rendu la vie infernale”. Dans les cours de l’université et des lycées, le sujet des “MST” alimente depuis des décennies les “kongossa” (la “rumeur” gabonaise), sans faire scandale sur la place publique. Le problème est connu et a déjà fait l’objet d’articles dans la presse dénonçant ces enseignants “prédateurs”. Des hommes aussi veulent désormais prendre la parole. “Si une fille a un petit ami qui est étudiant, ce petit ami va subir les foudres de l’enseignant et aura des zéros lui-même pour amener la fille à céder”, témoigne auprès de l’AFP Franck Matoundou, leader étudiant de l’université Omar Bongo qui dit avoir déjà porté le problème des “MST” devant l’administration. - Rumeur et chantage – Côté enseignants, on parle de “rumeurs”, même si “le phénomène existe”, reconnaît Valéry Mimba, chef du département d‘études ibériques. “Quand la note de certaines étudiantes remonte, on va directement penser que celle-ci a couché avec l’enseignant”, déplore-t-il. Mais les professeurs accusent des étudiants d’utiliser eux aussi différents moyens de pression pour faire du “chantage” sur les notes. “On m’a proposé de coucher pour remonter une moyenne”, se plaint un chef de département sous couvert d’anonymat. Un autre enseignant dit avoir refusé 150.000 FCFA (près de 230 euros) d’un étudiant qui voulait passer en Master. Pour l’administration, difficile de prouver l’existence du harcèlement sexuel de la part des enseignants: il faudrait que les étudiantes fassent remonter leurs plaintes auprès des chefs de départements, estiment ces derniers. “S’il y a des preuves incontestables sur un enseignant coupable, cette personne devra répondre de ses actes”, s’insurge un représentant du ministère de l’Enseignement supérieur. “Si ce phénomène existe, c’est inadmissible et le gouvernement condamne de tels actes”, ajoute cette même source. - Propositions bienvenues – “Je comprends les étudiantes qui n’osent pas porter plainte”, reconnaît un professeur, qui admet que les élèves aient peur des représailles et des complicités entre enseignants. Selon lui, l’administration universitaire a tendance à minimiser le phénomène des “moyennes sexuellement transmissibles”, également constaté au lycée. Certains élèves comme Franck Matoundou aimeraient voir naître une structure spécialisée pour briser le “tabou” et sortir de la peur de porter plainte. “Les propositions des étudiants sont les bienvenues”, indique le représentant du ministère de l’Enseignement qui estime que l’institution n’a pas pu agir jusqu’alors, faute de preuves tangibles. Membre de la Ligue estudiantine des droits de l’homme (LEDH), Franck déplore l’utilisation du sexe comme “moyen de pression” ou “moyen d‘échange” en milieu scolaire. Les mêmes pressions et tabous se retrouvent au sein des administrations et des entreprises, ajoute l‘étudiant en droit qui condamne l’utilisation de la femme comme “un moyen pour l’homme d’affirmer tout sa virilité mais aussi de montrer sa réussite sociale”. En 2012, le président Ali Bongo avait dénoncé dans un discours “le harcèlement sexuel et le trafic d’influence qui prend de l’ampleur et démotive les personnes compétentes”. La loi gabonaise prévoit des sanctions au sujet du harcèlement sexuel contre “toute personne occupant une position hiérarchique”. Mais aucun professeur n’a été encore condamné par la justice pour de tels faits, reconnaissent des sources au sein des ministères de l’Enseignement et de la Justice. Somalie: au moins 358 morts dans l'attentat de Mogadiscio http://fr.africanews.com/2017/10/21/somalie-au-moins-358-morts-dans-l-attentat-de-mogadiscio/ http://fr.africanews.com/2017/10/21/somalie-au-moins-358-morts-dans-l-attentat-de-mogadiscio/ Sat, 21 Oct 2017 14:51:09 +0000 Un nouveau bilan sur l’attentat au camion piégé du 14 octobre dernier à Mogadiscio dévoilé vendredi soir par le gouvernement somalien. Au moins 358 morts, 228 blessés et 56 disparus selon Abdirahman Osman, ministre somalien de l’Information via son compte Twitter. 122 personnes blessées ont été évacuées par avion en Turquie, au Soudan et au Kenya” a-t-il ajouté. Plusieurs bâtiments et véhicules ont également été fortement endommagées au cours de cette explosion qui n’a toujours pas été revendiquée. Mais les autorités n’ont aucun doute que les islamistes somaliens shebab – liés à Al-Qaïda et qui lancent fréquemment des attentats-suicides dans Mogadiscio et ses environs – sont derrière cette attaque. Les shebab ont l’habitude de revendiquer les attentats qu’ils commettent, sauf dans les cas où cela pourrait mettre à mal la bienveillance que leur témoigne une certaine partie de la population. Un précédent bilan faisait état de 137 personnes tuées et 300 blessés dont certains grièvement. Cet attentat est le plus meurtrier après celui d’octobre 2011 au cours duquel 82 personnes avaient été tuées et 120 autres blessées. Opération antipédophile au Brésil http://fr.africanews.com/2017/10/21/operation-antipedophile-au-bresil/ http://fr.africanews.com/2017/10/21/operation-antipedophile-au-bresil/ Sat, 21 Oct 2017 07:43:22 +0000 La police brésilienne a démantelé hier un vaste réseau de pédophilie sur internet. 104 personnes ont été interpellées à l’occasion d’une opération de grande envergure menée en collaboration avec les autorités américaines. Sur des disques durs et des ordinateurs saisis par la justice, les enquêteurs ont découvert plus de 150 000 fichiers, photos et vidéos à caractère pédophile. Des données ont également été retrouvées dans le « dark web », la partie « cachée » d’internet, inaccessible avec les moteurs de recherche classiques. Bras de fer institutionnel entre Madrid et la Catalogne [International Edition] http://fr.africanews.com/2017/10/21/bras-de-fer-institutionnel-entre-madrid-et-la-catalogne-international-edition/ http://fr.africanews.com/2017/10/21/bras-de-fer-institutionnel-entre-madrid-et-la-catalogne-international-edition/ Sat, 21 Oct 2017 18:11:54 +0000 Dans un communiqué paru jeudi, le gouvernement espagnol a annoncé l’activation samedi de l’article 155 de la Constitution qui permettra de suspendre l’autonomie politique de la Catalogne. Par ailleurs, Madrid dénonce l’attitude des autorités catalanes, qui cherchent délibérément et systématiquement, la confrontation. Le point complet dans ce sujet. A Raqa, en Irak, quatre mois d’intenses combats et de frappes aériennes menées par la coalition internationale antidjihadiste ont entièrement défiguré la ville. Les habitants ne sont certes pas encore revenus , mais les célébrations ont déjà commencé. Ruth LAGO Série noire en Afghanistan http://fr.africanews.com/2017/10/21/attentats-meurtriers-en-afghanistan/ http://fr.africanews.com/2017/10/21/attentats-meurtriers-en-afghanistan/ Sat, 21 Oct 2017 15:22:06 +0000 Sept attentats ont fait depuis mardi 17 octobre plus de 200 morts et des centaines de blessés en Afghanistan. Cinq d’entre eux ont visé les forces de sécurité, armée et police. Dernier en date, samedi. Un homme a fait exploser sa voiture piégée au passage de jeunes recrues de l’armée afghane qui quittaient leur Académie militaire en minibus pour rentrer chez elles. Bilan : 15 morts et quatre blessés. Vendredi, dans une mosquée chiite de Kaboul, un kamikaze avait ouvert le feu sur la foule avant de déclencher sa veste explosive, faisant 56 morts et 55 blessés. Plusieurs centaines de personnes ont suivi samedi les obsèques de victimes d’une autre attaque encore, commise vendredi et qui avait également ciblé une mosquée chiite. Certains ont reproché au gouvernement de ne pas être capable d’assurer la sécurité aux abords des édifices religieux. Ces attentats ont pour la plupart été revendiqués par les talibans, les autres, par le groupe Etat islamique. Journée décisive pour l'autonomie de la Catalogne http://fr.africanews.com/2017/10/21/journee-decisive-pour-lautonomie-de-la-catalogne/ http://fr.africanews.com/2017/10/21/journee-decisive-pour-lautonomie-de-la-catalogne/ Sat, 21 Oct 2017 05:20:30 +0000 C’est une décision attendue. Le gouvernement espagnol dévoile ce samedi les mesures qui permettront de suspendre l’autonomie de la Catalogne. Il s’apprête à déclencher pour la première fois depuis la transition démocratique l’article 155 de la Constitution. La veille, le roi d’Espagne Felipe VI a jugé “inacceptable” la tentative de sécession de l’exécutif catalan. “L’Espagne doit faire face à une tentative de sécession inacceptable sur son territoire national”, affirme le roi d’Espagne Felipe VI. “Elle sera résolue par le biais des institutions démocratiques légitimes, dans le respect de notre Constitution, et en adhérant aux valeurs et aux principes de la démocratie parlementaire dans laquelle nous vivons depuis 39 ans”. Selon la presse espagnole, le Premier ministre Mariano Rajoy devrait remplacer le Président catalan Carles Puigdemont et le reste de son exécutif, mais il ne devrait pas dissoudre le Parlement régional pour le moment. “Le principal objectif de ces mesures est de revenir à la légalité”, soutient Mariano Rajoy, “parce qu’il ne peut pas y avoir une fraction du pays dans laquelle la loi ne serait pas appliquée, où le droit n’existerait pas. Et en même temps, nous devons revenir à une normalité institutionnelle”. Le Président de l’exécutif catalan Carles Puigdemont est aujourd’hui mis en difficulté par les divisions qui minent les séparatistes. Entre une aile modérée et les radicaux, partisans d’une indépendance immédiate. Des élections pourraient se tenir en Catalogne en janvier prochain, sans qu’aucune source officielle ne l’ait confirmé pour l’instant. Somalie : désormais 358 morts dans l'attaque à la bombe de samedi http://fr.africanews.com/2017/10/21/somalie-desormais-358-morts-dans-lattaque-a-la-bombe-de-samedi/ http://fr.africanews.com/2017/10/21/somalie-desormais-358-morts-dans-lattaque-a-la-bombe-de-samedi/ Fri, 20 Oct 2017 22:41:45 +0000 La Somalie continue de compter ses morts près d’une semaine après le sinistre attentat de Mogadiscio. Un nouveau bilan communiqué par les autorités somaliennes fait désormais cas de 358 morts. Des chiffres qui pourraient rapidement s’envoler au regard du nombre de disparus, 56 exactement. En outre, ce sont 228 personnes qui ont été blessées, dont 122 transportées par avion en Turquie, au Kenya et au Soudan pour se faire soigner. À Mogadiscio, difficile de dissiper le choc consécutif à l’attaque, la plus meurtrière de toute l’histoire de la Somalie. Depuis mercredi, de grands rassemblements se tiennent dans la capitale pour faire preuve de résilience face à la menace et aux actes « terroristes ». Vendredi, à l’issue d’une grande prière sur le site de l’attaque, le Premier ministre somalien a déclaré que le président Mohamed Abdullahi Mohamed annoncera samedi « l‘état de guerre » contre le groupe extrémiste Al-Shabab, soupçonné d‘être derrière l’attentat. Selon les éclairages du commandant de l’armée somalienne à l’Associated Press, dans un premier temps, l’offensive consistera à repousser les combattants shebab dans leurs fiefs du Shabelle et du Moyen-Shabelle, d’où de nombreuses attaques meurtrières contre Mogadiscio et la Force de l’Union africaine en Somalie ont été lancées. Un plan auquel prendront part les soldats américains, déjà très actifs sur le terrain. Mais pour l’heure, le rôle de l’armée américaine n’a pas été précisé. En début d’année, le président américain Donald Trump a approuvé un plan visant le renforcement de l’engagement militaire des Etats-Unis en Somalie. Depuis janvier, ce sont pas moins de 19 frappes de drone qui ont été effectuées, la dernière ayant eu lieu ce lundi. A son arrivée au pouvoir en février, le président somalien a promis un certain nombre d’offensives militaires contre al-Shabab, le groupe extrémiste islamique le plus meurtrier d’Afrique. Mais, ces promesses n’ont pas été concrétisées, sans qu’aucune explication ne soit donnée. Craintes et critiques après la nomination de Mugabe comme ambassadeur de bonne volonté de l'OMS http://fr.africanews.com/2017/10/20/craintes-et-critiques-apres-la-nomination-de-mugabe-comme-ambassadeur-de-bonne/ http://fr.africanews.com/2017/10/20/craintes-et-critiques-apres-la-nomination-de-mugabe-comme-ambassadeur-de-bonne/ Fri, 20 Oct 2017 22:04:24 +0000 L’opposition zimbabwéenne et des associations des droits de l’homme ont critiqué vendredi la nomination du président Robert Mugabe comme “ambassadeur de bonne volonté” de l’ONU pour les maladies non transmissibles, malgré la grave crise sanitaire que traverse son pays. Le directeur-général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus (Ethiopie), a demandé le 18 octobre à Mugabe, 93 ans, d’aider l’agence de l’ONU dans sa lutte en Afrique contre les maladies non transmissibles, notamment les attaques cardiaques et l’asthme. Pourtant, le système de santé au Zimbabwe, comme beaucoup d’autres services publics, s’est effondré sous le régime autoritaire et répressif de Mugabe. La plupart des hôpitaux manquent de médicaments et d‘équipements, les infirmières et les médecins sont régulièrement laissés sans salaires. “Nommer Mugabe ambassadeur de bonne volonté est gênant pour l’OMS et le docteur Tedros,”, a tweetté Iain Levine, l’un des directeurs de l’ONG Human Rights Watch. Le principal parti d’opposition, le MDC, a estimé que cette nomination était “risible”. “Le système de santé du Zimbabwe est dans un état chaotique, c’est une insulte”, a déclaré à l’AFP son porte-parole, Obert Gutu. “Mugabe a cassé notre système de santé. Lui et sa famille vont à Singapour se faire soigner après avoir laissé nos hôpitaux publics s’effondrer”. Mugabe, au pouvoir depuis 1980, a une santé de plus en plus fragile et se rend souvent à l‘étranger pour des soins. Selon l’OMS, les maladies non transmissibles sont de loin la première cause de décès dans le monde, tuant plus de 36 millions de personnes chaque année. Des agences de l’ONU comme l’OMS, le HCR ou bien l’Unesco nomment régulièrement des ambassadeurs de bonne volonté pour alerter et sensibiliser l’opinion mondiale au sujet de causes spécifiques. AFP Déjà 94 morts de la peste à Madagascar http://fr.africanews.com/2017/10/20/deja-94-morts-de-la-peste-a-madagascar/ http://fr.africanews.com/2017/10/20/deja-94-morts-de-la-peste-a-madagascar/ Fri, 20 Oct 2017 18:38:58 +0000 Le bilan de la peste ne cesse de prendre des proportions inquiétantes à Madagascar. Les derniers chiffres communiqués par l’Organisation mondiale de santé (OMS) ce vendredi font état de 94 morts. Le nombre de cas suspects a quant à lui atteint 1 153, a déclaré le Dr Ibrahima Soce Fall, directeur de la sécurité sanitaire et situation d’urgence à OMS Afrique. De nouveaux cas sont attendus, même l’organisation sanitaire pense pouvoir rapidement les contenir. “Nous pensons pouvoir agir très rapidement sur la courbe grâce au déploiement des ressources humaines”, a déclaré M. Fall. Les agences internationales ont déjà envoyé plus d’un million de doses d’antibiotiques et déployé des équipes médicales. La peste réapparaît presque chaque année à Madagascar, mais l‘épidémie de cette année est inhabituelle, car, pour la première fois, elle a touché les deux principales villes de la Grand île, Antananarivo et Toamasina. La bactérie de la peste, qui se développe chez les rats, est véhiculée par les puces. Chez l’homme, la forme pulmonaire de la maladie – transmissible par la toux – peut être fatale en seulement 24 à 72 heures. La forme bubonique est elle moins dangereuse. La plupart des patients recensés à Madagascar ont été infectés par la peste pulmonaire, selon l’OMS. La police togolaise tire des gaz lacrymogène pendant les manifestations anti-gouvernementales [no comment] http://fr.africanews.com/2017/10/20/la-police-togolaise-tire-des-gaz-lacrymogene-pendant-les-manifestations-anti/ http://fr.africanews.com/2017/10/20/la-police-togolaise-tire-des-gaz-lacrymogene-pendant-les-manifestations-anti/ Fri, 20 Oct 2017 18:25:42 +0000 Les forces de l’ordre ont utilisé des gaz lacrymogènes mercredi 18 octobre à Lomé pour disperser les manifestants qui demandent des réformes constitutionnelles et le départ du président Faure Gnassingbé, héritier d’une famille au pouvoir depuis 50 ans. Le Gabon supprime les visas pour les ressortissants d'Afrique centrale http://fr.africanews.com/2017/10/20/le-gabon-supprime-les-visas-pour-les-ressortissants-d-afrique-centrale/ http://fr.africanews.com/2017/10/20/le-gabon-supprime-les-visas-pour-les-ressortissants-d-afrique-centrale/ Fri, 20 Oct 2017 17:46:49 +0000 Le Gabon a entériné jeudi la suppression des visas pour les ressortissants de la Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale (Cémac), en concordance avec l’accord conclu en 2013 sur la libre circulation en Afrique centrale, ont annoncé les autorités vendredi. Les ressortissants de la zone Cémac (Cameroun, Centrafrique, Congo, Guinée équatoriale et Tchad) ne sont “plus soumis à l’obligation du visa d’entrée au Gabon pour tout séjour ne dépassant pas trois mois”, selon une circulaire qui a pris effet le 19 octobre. La mesure vise à “concilier la nécessité de libre circulation et l’exigence sécuritaire”. Le pays de 1,8 million d’habitants, attire depuis des décennies de nombreux immigrants, notamment d’Afrique de l’Ouest (Nigeria, Bénin), dont beaucoup sont en situation irrégulière. Les six membres de la Cémac étaient parvenus en 2013 à un accord sur la libre circulation. Mais l’accord n’a jamais été appliqué en raison du refus de la Guinée équatoriale et – jusqu’alors – du Gabon, deux pays pétroliers peu peuplés et relativement prospères qui craignaient notamment une immigration massive et non contrôlée. La Guinée équatoriale avait réitéré mi-août son refus de l’accord de libre circulation, sauf pour les détenteurs de “passeports diplomatiques, officiels et de service”. Le Gabon annonce également qu’“un régime spécial dérogatoire est accordé aux ressortissants des pays du G20 et à ceux du Conseil de coopération du Golfe (CCG) désireux de se rendre au Gabon”, afin de “renforcer l’attractivité du pays et son ouverture d’avantage à l’investissement direct étranger”, selon un communiqué du ministère de l’Intérieur daté de jeudi. La Centrafrique a “matérialisé” le 13 octobre l’accord de libre circulation entre les pays de la Cémac. Début août, le Tchad avait accepté de supprimer l’obligation de visa pour les ressortissants de la Cémac. Fondée en juin 2000 à Malabo, la Cémac réunit des pays aux revenus très différents et peine à mettre en œuvre des mécanismes d’intégration économique et monétaire. AFP Arrêt sur images du 20 octobre 2017 http://fr.africanews.com/2017/10/20/arret-sur-images-du-20-octobre-2017/ http://fr.africanews.com/2017/10/20/arret-sur-images-du-20-octobre-2017/ Fri, 20 Oct 2017 17:08:40 +0000 Africanews s’arrête sur les images les plus marquantes de l’actualité de la journée. Arrêt sur images du 19 octobre 2017 http://fr.africanews.com/2017/10/20/arret-sur-images-du-19-octobre-2017/ http://fr.africanews.com/2017/10/20/arret-sur-images-du-19-octobre-2017/ Fri, 20 Oct 2017 17:04:24 +0000 Africanews s’arrête sur les images les plus marquantes de l’actualité de la journée. Bénin: 21 boulangeries fermées pour raisons sanitaires [The Morning Call] http://fr.africanews.com/2017/10/20/benin-21-boulangeries-fermees-pour-raisons-sanitaires-the-morning-call/ http://fr.africanews.com/2017/10/20/benin-21-boulangeries-fermees-pour-raisons-sanitaires-the-morning-call/ Fri, 20 Oct 2017 12:46:22 +0000 Au Bénin, 21 boulangeries ont été fermées à Cotonou et à Calavi suite à des inspections sanitaires surprises. Du bromate de potassium, un produit chimique cancérigène et interdit dans le pays, a été découvert dans le pain vendu dans ces établissements. Malawi : une centaine d'arrestations après le lynchage de deux "vampires" http://fr.africanews.com/2017/10/20/malawi-une-centaine-d-arrestations-apres-le-lynchage-de-deux-vampires/ http://fr.africanews.com/2017/10/20/malawi-une-centaine-d-arrestations-apres-le-lynchage-de-deux-vampires/ Fri, 20 Oct 2017 12:14:01 +0000 La police du Malawi a annoncé vendredi avoir arrêté plus d’une centaine de personnes après le lynchage à mort, la veille à Blantyre, de deux personnes accusées par la population d’avoir bu du sang lors de cérémonies de magie noire. Ces deux décès portent à neuf, selon les autorités, le nombre de “vampires” battus à mort par la foule depuis un mois dans ce pays d’Afrique australe. “Une personne a été tuée et une autre lapidée à mort par des foules en colère qui les accusaient d‘être des buveurs de sang”, a déclaré à l’AFP un porte-parole de la police, Ramsy Mushani. Ces incidents se sont produits dans deux quartiers de la capitale économique du pays Blantyre, Chileka et Kachere. Les médias locaux ont diffusé via Twitter une vidéo montrant plusieurs personnes bombardant de pierres un homme ensanglanté et inanimé à terre. La police a procédé dans la foulée à un total de 124 arrestations, a indiqué le chef de la police malawite, Lexon Kachama, dans un communiqué. L’intervention des forces de l’ordre a provoqué de brefs heurts avec les habitants. “La situation est revenue à la normale à Blantyre”, a toutefois assuré vendredi M. Mushani. Selon des témoins contactés par l’AFP, la situation restait tendue vendredi dans ces deux townships, où des groupes de miliciens armés patrouillaient dans les rues en fouillant les véhicules. L’existence de vampires fait l’objet de rumeurs et d’incidents récurrents au Malawi, petit pays d’Afrique australe où les croyances traditionnelles restent très ancrées dans la population. Depuis le début de la présente vague d’incidents, les autorités locales ont imposé un couvre-feu dans quatre districts du sud du pays pour ramener le calme. Il y a dix jours, le président Peter Mutharika lui-même a dénoncé des “exemples très perturbants de justice populaire” et promis de mettre un terme à cette agitation. AFP RDC : intense activité du volcan mais pas de risque d'éruption http://fr.africanews.com/2017/10/20/rdc-intense-activite-du-volcan-mais-pas-de-risque-d-eruption/ http://fr.africanews.com/2017/10/20/rdc-intense-activite-du-volcan-mais-pas-de-risque-d-eruption/ Fri, 20 Oct 2017 11:34:14 +0000 Une intense activité volcanique a été observée depuis mardi à Goma, ville de l’est de la République démocratique du Congo, située dans la zone d’activités du célèbre volcan Nyiragongo, selon des spécialistes qui excluent pour l’heure un risque d‘éruption. “Les volcans Nyiragongo et Nyamulagira ont connu une intense activité dans leurs cratères respectifs” mardi et mercredi, indique un communiqué de l’OVG, Observatoire volcanique de Goma, capitale de la province du Nord-Kivu. “Cette activité évolue vers la baisse jusqu‘à ce matin de vendredi”, selon le communiqué, ajoutant que “les différentes équipes des scientifiques de l’OVG suivent de près cette situation aussi bien sur le terrain qu’au laboratoire”. Le niveau d’alerte est au jaune, “la population doit continuer à vaquer paisiblement à ses occupations”. “C’est une activité exceptionnelle. Toute l’activité est concentrée dans le cratère de Nyiragongo”, un des volcans les plus actifs et dangereux d’Afrique, a déclaré à l’AFP Célestin Kasereka, directeur scientifique de OVG. A l’intérieur du volcan, la lave coule d’un petit col apparu récemment vers le grand puits, a-t-il expliqué :“Il n’y a pas d’inquiétude sur le flanc du volcan, il n’y a pas de fumerolle”. Des rumeurs sur une éventuelle éruption volcanique circulaient sur les réseaux sociaux et dans Goma, ville régulièrement en proie à des éruptions du Nyiragongo qui la surplombe, située à une vingtaine de kilomètres au nord. Le 3 juillet, plus d’un millier de personnes ont participé à un exercice d‘évacuation en cas d‘éruption volcanique à Goma. La dernière éruption de Nyiragongo, haut de plus de 3.000 mètres, remonte au 17 janvier 2002. Elle avait causé la mort de plus d’une centaine de personnes, couvrant de lave quasiment toute la partie Est de Goma, y compris la moitié de la piste de l’aéroport de la ville. L‘éruption la plus meurtrière a eu lieu en 1977 avec plus de 600 morts. Côte d'Ivoire : nouveau renvoi du procès de Michel Gbagbo http://fr.africanews.com/2017/10/20/cote-d-ivoire-nouveau-renvoi-du-proces-de-michel-gbagbo/ http://fr.africanews.com/2017/10/20/cote-d-ivoire-nouveau-renvoi-du-proces-de-michel-gbagbo/ Fri, 20 Oct 2017 11:39:42 +0000 Le procès de Michel Gbagbo, le fils de l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo, pour “divulgation de fausses nouvelles” qui devait s’ouvrir vendredi à Abidjan, a de nouveau été reporté à “une date ultérieure”, a annoncé son avocat. “L’audience de ce jour, la procédure correctionnelle contre Michel Gbagbo et Laurent Despas a été renvoyée à une date ultérieure en raison de la prise tardive de l’ordonnance de vacation qui organise le programme des audiences”, a expliqué à l’AFP l’avocat de l’inculpé, Me Ange Rodrigue Dadjé. Michel Gbagbo est poursuivi en même temps que le journaliste français Laurent Despas, directeur général du site d’information Koaci.com, selon M. Dadjé Ce procès annoncé à la mi-juin, avait été reporté à deux reprises, en raison d’un accord entre les avocats de M. Gbagbo et le parquet. Les deux hommes avaient été inculpés le 26 mai 2016 mais laissés en liberté, par le procureur d’Abidjan, Richard Adou, à la suite d’une interview accordée par le fils Gbagbo à Koaci.com, publiée le 2 mai. Dans cet entretien, Michel Gbagbo déclarait qu’“à la date du 30 mars 2016, 250 personnes étaient encore détenues dans les prisons” ivoiriennes et que “300 personnes (...) inculpées et placées sous mandat de dépôt depuis 2011 sont portées disparues”. “Le parquet informe qu’il n’a été saisi d’aucun cas de disparition d’inculpés de la crise postélectorale”, avait réagi M. Adou, critiquant les déclarations “sans fondement et mensongères” de Michel Gbagbo. L’ONG Reporters sans frontières (RSF) a demandé l“arrêt des poursuites contre le journaliste” Michel Gbagbo “qui n’a fait que rapporter les propos d’un homme politique”. Dans un communiqué, RSF rappelle “à la justice ivoirienne qu’il existe une loi sur la presse qui doit s’appliquer en cas de délits commis par voie de presse” tout en déplorant “qu’elle soit régulièrement ignorée au profit du Code pénal”. Michel Gbagbo, fils de l’ex-président Gbagbo issu d’un premier mariage avec une Française, avait été condamné le 10 mars 2015 à cinq ans d’emprisonnement pour “attentat à la sûreté de l’Etat”, sans toutefs être écroué. Simone Gbagbo, épouse de l’ancien président Laurent Gbagbo, purge elle une peine de 20 ans dans cette même affaire, après avoir été jugée pour son rôle dans la crise causée par le refus de son mari de reconnaître la victoire d’Alassane Ouattara à la présidentielle de novembre 2010. Laurent Gbagbo est écroué depuis la fin 2011 à La Haye, où il est jugé par la Cour pénale internationale pour “crimes contre l’humanité” présumés commis pendant la crise post-électorale de 2010-2011, qui a fait plus de 3.000 morts en Côte d’Ivoire. AFP Revoir la revue de presse du 20-10-2017 [The Morning Call] http://fr.africanews.com/2017/10/20/revoir-la-revue-de-presse-du-20-10-2017-the-morning-call/ http://fr.africanews.com/2017/10/20/revoir-la-revue-de-presse-du-20-10-2017-the-morning-call/ Fri, 20 Oct 2017 11:23:53 +0000 Retrouvez tous les matins (du lundi au vendredi), dans le Morning Call, la revue de la presse africaine. Conférence internationale pour les Grands Lacs [The Morning Call] http://fr.africanews.com/2017/10/20/conference-internationale-pour-les-grands-lacs-the-morning-call/ http://fr.africanews.com/2017/10/20/conference-internationale-pour-les-grands-lacs-the-morning-call/ Fri, 20 Oct 2017 11:23:57 +0000 Depuis jeudi 19 octobre, le Congo préside aux destinées de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL). L’Angola lui a passé le témoin au cours d’un sommet ordinaire de cette organisation à Brazzaville. Ce sommet auquel ont pris part six chefs d’Etat a été suivi par une autre réunion sur la paix et la sécurité dans cette zone et notamment en République démocratique du Congo qui a reçu le soutien de neutraliser les forces négatives à l’origine de son instabilité. Présidentielle au Liberia: second tour Weah-Boakai le 7 novembre http://fr.africanews.com/2017/10/20/presidentielle-au-liberia-second-tour-weah-boakai-le-7-novembre/ http://fr.africanews.com/2017/10/20/presidentielle-au-liberia-second-tour-weah-boakai-le-7-novembre/ Fri, 20 Oct 2017 13:32:15 +0000 La commission électorale a déclaré jeudi que le second tour opposera le 7 novembre prochain le sénateur et légende du football africain George Weah et le vice-président sortant, Joseph Boakai, tous deux arrivés en tête du scrutin du 10 octobre. Il s’agit en fait d’une confirmation des résultats du premier tour publiés le 15 octobre. George Weah était arrivé largement en tête, avec 39%, devant Joseph Boakai, qui obtenait 29,1%. Selon le président de comission électorale Jerome Korkoyah, la campagne pour le scrutin du 7 novembre a démarré jeudi et devrait s’achever dimanche 5 novembre à minuit, soit une durée de 18 jours. Le successeur d’Ellen Johnson Sirleaf devra redresser l‘économie d’un pays, qui a stagné entre 2014 et 2016, affectée par l‘épidémie d’Ebola et la chute des cours des matières premières. Mme Sirleaf, prix Nobel de la paix 2011, a estimé le jour du premier tour, le 10 octobre, que le Liberia était “prêt pour la transition”, la première d’un dirigeant élu à un autre dans ce pays “depuis trois générations”. Centrafrique : des Casques bleus se déploient dans une localité du sud-est théâtre de violences http://fr.africanews.com/2017/10/20/centrafrique-des-casques-bleus-se-deploient-dans-une-localite-du-sud-est/ http://fr.africanews.com/2017/10/20/centrafrique-des-casques-bleus-se-deploient-dans-une-localite-du-sud-est/ Fri, 20 Oct 2017 09:50:34 +0000 Des Casques bleus de la Mission de l’ONU en Centrafrique (Minusca) se sont déployés dans une localité du sud-est du pays, où des affrontements ces derniers jours entre groupes armés ont fait un nombre encore indéterminé de victimes, indique la Minusca dans un communiqué. “Des Casques bleus de la Force ont commencé à prendre position dans Pombolo pour évaluer la situation et y répondre correctement”, écrit la Minusca dans ce communiqué publié jeudi soir. “Jusqu‘à ce jour, selon le communiqué, la Minusca ne disposait d’aucun soldat de la paix dans cette localité”, petite ville de la préfecture de la Basse-Kotto (centre-est). Les militaires onusiens “vont vérifier les informations qui font état de violences qui auraient fait plusieurs victimes innocentes”. Peuplée en majorité de Peuls, Pombolo est située à proximité de Kembé, où des violences similaires ont eu lieu la semaine dernière. Située entre les villes d’Alindao et Bangassou, cette région est le théâtre depuis mai de violences récurrentes entre groupes anti-Balaka (milices à majorité chrétiennes), et l’Union pour la paix en Centrafrique (UPC, un groupe armé peul issu de l’ex-Séléka à dominante musulmane). Ces violences ont fait des dizaines de morts parmi les civils. A Bangui, des commerçants ont annoncé une “journée de deuil” ce vendredi dans le quartier commercial du PK5, à dominante musulmane, en solidarité avec les victimes de ces dernières violences. Vendredi dernier, de nombreux magasins de gros, boutiques, échoppes et quincailleries du PK5 étaient déjà restés fermés en signe de deuil au PK5, considéré comme le poumon économique de la capitale centrafricaine. Johannesburg veut faire expulser les migrants illégaux et les traduire en justice http://fr.africanews.com/2017/10/20/johannesburg-veut-faire-expulser-les-migrants-illegaux-et-les-traduire-en/ http://fr.africanews.com/2017/10/20/johannesburg-veut-faire-expulser-les-migrants-illegaux-et-les-traduire-en/ Thu, 19 Oct 2017 23:04:50 +0000 Des mesures strictes et radicales contre les immigrants illégaux, tel est la nouvelle ligne de conduite du maire de Johannesburg. Herman Mashaba a déclaré au média sud-africain Eyewitness News qu’il comptait faire expulser les migrants illégaux de sa commune, puis les traduire en justice. L’immigration clandestine a pris des proportions énormes à Johannesburg, s’est inquiété Herman Mashaba, qui dit avoir demandé à son service juridique d‘étudier toutes les options possibles pour régler la question dans le cadre de la loi. L’une des illustrations du problème que pose l’immigration illégale, dit-il, est la crise du logement que subit sa commune. Une carence estimée à 300 000 habitations. En attendant, c’est aux ministres des Affaires étrangères et de l’Intérieur que le maire de Johannesburg veut demander des comptes. Pour M. Mashaba, en effet, il est “essentiel que le gouvernement prenne à bras-le-corps la situation” afin que les immigrés sans papiers soient identifiés et traités en termes de documentation juridique, notamment ceux qui sont qualifiés. Entre avril et mai 2017, le sentiment anti-migrant a connu une nouvelle impulsion dans les communes de Johannesburg et de Pretoria. Des habitations et autres commerces appartenant à des migrants africains ont été incendiés. Ces derniers étant assimilés au vol de l’emploi, à la criminalité, au trafic de drogue et à la prostitution. Carole Kouassi Côte d'Ivoire : Michel Gbagbo jugé vendredi pour "fausses nouvelles" http://fr.africanews.com/2017/10/20/cote-d-ivoire-michel-gbagbo-juge-vendredi-pour-fausses-nouvelles/ http://fr.africanews.com/2017/10/20/cote-d-ivoire-michel-gbagbo-juge-vendredi-pour-fausses-nouvelles/ Thu, 19 Oct 2017 22:04:42 +0000 Michel Gbagbo, le fils de l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo, sera jugé vendredi à Abidjan pour “divulgation de fausses nouvelles” après avoir annoncé la disparition de prisonniers politiques en Côte d’Ivoire, a annoncé jeudi son avocat. “Michel Gbagbo comparaîtra devant le Tribunal correctionnel d’Abidjan Plateau où il est poursuivi pour s‘être rendu complice (...) de divulgation de fausses nouvelles” a affirmé à l’AFP Me Ange Rodrigue Dadje. M. Dadjé a souligné que Michel Gbagbo est poursuivi en même temps que le journaliste français Laurent Despas, directeur général du site d’information Koaci.com. Ce procès annoncé à la mi-juin, avait été reporté à deux reprises, en raison d’un accord entre les avocats de M. Gbagbo et le parquet. L’absence du co-accusé Laurent Despas, “en France pour raison familiale” depuis le 6 juin a également motivé ce report. Les deux hommes avaient été inculpés le 26 mai 2016 mais laissés en liberté, par le procureur d’Abidjan, Richard Adou, à la suite d’une interview accordée par le fils Gbagbo à Koaci.com, publiée le 2 mai. Dans cet entretien, Michel Gbagbo déclarait qu’“à la date du 30 mars 2016, 250 personnes étaient encore détenues dans les prisons” ivoiriennes et que “300 personnes (...) inculpées et placées sous mandat de dépôt depuis 2011 sont portées disparues”. “Le parquet informe qu’il n’a été saisi d’aucun cas de disparition d’inculpés de la crise postélectorale”, avait réagi M. Adou, critiquant les déclarations “sans fondement et mensongères” de Michel Gbagbo. Michel Gbagbo, fils de l’ex-président Gbagbo issu d’un premier mariage avec une Française, avait été condamné le 10 mars 2015 à cinq ans d’emprisonnement pour “attentat à la sûreté de l’Etat”, sans toutefois être écroué. Simone Gbagbo, épouse de l’ancien président Laurent Gbagbo, purge elle une peine de 20 ans dans cette même affaire, après avoir été jugée pour son rôle dans la crise causée par le refus de son mari de reconnaître la victoire d’Alassane Ouattara à la présidentielle de novembre 2010. Laurent Gbagbo est écroué depuis la fin 2011 à La Haye, où il est jugé par la Cour pénale internationale pour “crimes contre l’humanité” présumés commis pendant la crise post-électorale de 2010-2011, qui a fait plus de 3.000 morts en Côte d’Ivoire. AFP Dakar : l'ambassade américaine avertit d'une menace terroriste "crédible" http://fr.africanews.com/2017/10/20/dakar-l-ambassade-americaine-avertit-d-une-menace-terroriste-credible/ http://fr.africanews.com/2017/10/20/dakar-l-ambassade-americaine-avertit-d-une-menace-terroriste-credible/ Thu, 19 Oct 2017 22:02:34 +0000 L’ambassade des Etats-Unis au Sénégal a envoyé un messages à ses ressortissants leur recommandant la vigilance dans les lieux fréquentés par des étrangers à Dakar, “en raison d’une menace crédible liées à des activités terroristes potentielles”, a-t-on appris jeudi. “L’ambassade américaine conseille aux citoyens américains d‘être vigilants lorsqu’ils fréquentent des établissements et des hôtels fréquentés par des Occidentaux, en raison d’une menace crédible liée à des activités terroristes potentielles à Dakar”, indique ce texte daté du 18 octobre. “Il est interdit au personnel de l’ambassade américaine de séjourner dans les hôtels de Dakar qui se trouvent au bord de la mer jusqu‘à la première semaine de décembre”, ajoute le texte, qui indique également que “les citoyens américains doivent s’attendre à des contrôles de sécurité plus approfondis lorsqu’ils se déplacent à Dakar”. Le gouvernement du Canada a également mis à jour, jeudi, l’onglet “sécurité” de son site d’avis aux voyageurs pour le Sénégal. Sous le titre “menace terroriste à Dakar”, Ottawa publie la mise en garde de l’ambassade américaine et recommande à ses ressortissants de “rester vigilants en tout temps dans les lieux publics” de la capitale sénégalaise. “Séjournez dans les hôtels qui ont des mesures de sécurité renforcées, mais gardez à l’esprit que même les endroits les plus sécuritaires ne sont pas sans risque”, ajoute la diplomatie canadienne. La France, qui recommande depuis des mois une “vigilance accrue” au Sénégal en raison des attentats djihadistes dans d’autres pays d’Afrique de l’Ouest (Mali, Mauritanie, Burkina Faso), n’avait en revanche pas modifié jeudi soir ses conseils aux voyageurs pour le Sénégal, ni envoyé de message à la communauté expatriée. Contrairement à plusieurs de ses voisins, le Sénégal n’a jusqu’ici pas connu d’attentats. Dakar s’apprête à accueillir prochainement plusieurs réunions internationales de haut niveau, dont le Forum international sur la paix et la sécurité en Afrique, les 13 et 14 novembre. Le président français Emmanuel Macron, un temps pressenti, ne s’y rendra finalement pas. AFP Heurts entre manifestants et forces de l'ordre à Lomé : trois tués par balle http://fr.africanews.com/2017/10/20/heurts-entre-manifestants-et-forces-de-l-ordre-a-lome-trois-tues-par-balle/ http://fr.africanews.com/2017/10/20/heurts-entre-manifestants-et-forces-de-l-ordre-a-lome-trois-tues-par-balle/ Fri, 20 Oct 2017 08:46:52 +0000 Trois personnes ont été tuées par balle et des dizaines d’autres blessées jeudi au cours de heurts à Lomé entre jeunes et forces de l’ordre avant une manifestation interdite, a annoncé l’opposition togolaise. “Nous avons été informés d’un bilan provisoire à 15H30 de trois morts par balle à Lomé. Il y a 44 blessés par balle, et 36 personnes ont été battues”, a déclaré à des journalistes la porte-parole de l’opposition Brigitte Adjamagbo-Johnson. Le ministre de la Sécurité, le colonel Yark Damehame, a démenti ce bilan : “Aucune mort ne nous a été signalée”. Le ministre est également revenu sur un bilan précédent du gouvernement faisant état d’au moins quatre personnes tuées mercredi dans les deux principales villes du pays, Lomé et Sokodé, au cours de violents affrontements. “Aucun mort n’a été enregistré hier (mercredi) à Sokodé”, la deuxième ville du pays, a affirmé le ministre, expliquant que ces décès avaient déjà été annoncés mardi et mettant cette erreur sur le compte de la confusion régnant dans les services hospitaliers de Sokodé. La principale coalition d’opposition a maintenu jeudi, malgré l’interdiction du gouvernement, son appel à marcher jusqu’au siège de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) pour demander la démission du président Faure Gnassingbé, héritier d’une famille au pouvoir depuis 50 ans. Des groupes de jeunes ont dressé, comme la veille, des barricades et brûlé des pneus à Bè, secteur historique de l’opposition dans Lomé d’où devaient partir les marches. Les forces de l’ordre, déployées en nombre, sont intervenues pour les disperser en usant massivement de gaz lacrymogène, ont constaté des journalistes de l’AFP. Cinq jeunes de Bè ont été blessés “par balle”, dont deux se trouvent dans un “état critique”, a déclaré à l’AFP Eric Dupuy, porte-parole de l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC, opposition), qui a également fait état de “tirs autour du domicile” du chef de file historique de l’opposition, Jean-Pierre Fabre, vers 13H00 locales et GMT. Contacté par l’AFP, le directeur d’Amnesty international Togo, Aimé Adi, a confirmé le bilan de cinq blessés par balle, qui étaient en train d‘être “évacués” vers une clinique de la capitale togolaise pour être soignés en urgence. On ignorait jeudi soir si les trois personnes tuées selon l’opposition faisaient partie de ces cinq blessés. ‘Manifester chaque jour’ Dans le centre de Lomé, les rues étaient quasiment désertes, la plupart des habitants n’osant pas sortir de chez eux et les commerces sont restés fermés, hormis quelques moto-taxis circulant sur les grands axes. “Les activités sont au point mort après des jours de perturbation par des marches. Ce qui se passe pèse tellement sur nous, il faut que les politiques dialoguent pour trouver une solution à cette crise” expliquait un vendeur de téléphones portables à Deckon, le quartier commerçant de Lomé. Depuis août, de nombreuses marches ont été organisées au Togo, dont celles des 6 et 7 septembre, qui ont rassemblé plus de 100.000 personnes dans Lomé et plusieurs dizaines de milliers dans les villes du nord du pays. Douze personnes, dont une majorité d’adolescents, ont été tuées en deux mois de manifestations. “Nous sommes déterminés. Nous allons continuer à manifester chaque jour”, a déclaré la porte-parole de l’opposition Adjamagbo-Johnsonshe. “La France suit avec préoccupation la situation au Togo”, a commenté jeudi le ministère français des Affaires étrangères lors d’un point presse à Paris. “Nous condamnons fermement les violences récentes qui ont fait plusieurs victimes (et) appelons les parties à l’apaisement et à entamer un dialogue”. Selon une source proche de la présidence togolaise, le chef de l’Etat béninois Patrice Talon s’est rendu discrètement à Lomé mercredi soir pour s’entretenir avec son homologue togolais de la crise politique que traverse son pays. C’est la deuxième fois en une semaine qu’il se rend au Togo. AFP La crise kényane confiée au président Sassou N'Guesso par ses homologues des Grands Lacs http://fr.africanews.com/2017/10/19/la-crise-kenyane-confiee-au-president-sassou-n-guesso-par-ses-homologues-des/ http://fr.africanews.com/2017/10/19/la-crise-kenyane-confiee-au-president-sassou-n-guesso-par-ses-homologues-des/ Thu, 19 Oct 2017 21:29:08 +0000 La crise électorale kényane s’est invitée au 7e sommet ordinaire des chefs d’Etat et de gouvernement de la Conférence internationale de la région des Grands Lacs sur la sécurité dans la région, qui se tenait ce jeudi à Brazzaville, capitale de la République du Congo. Fraichement désigné nouveau président de l’organisation, le chef de l’Etat congolais, Denis Sassou N’Guesso, a été prié par ses homologues des Grands Lacs de se rendre au Kenya avant la présidentielle du 26 octobre pour y tenter une médiation devant conduire à des élections pacifiques. Le Kenya traverse une période tumultueuse à quelques jours de cette échéance électorale, décrite comme celle de tous les dangers. Alors que la présidentielle du 8 août a été annulée par la Cour suprême en raison de fraude, celle reprogrammée au 26 octobre semble également menacée. Le leader de l’opposition Raila Odinga a refusé d’y prendre part, relevant le manque de “crédibilité” de la Commission électorale. De son côté, le président sortant Uhuru Kenyatta a martelé que la présidentielle se tiendra à la date indiquée, et qu’un gouvernement de coalition n’est nullement envisageable. Jusque-là, le président Kenyatta a rejeté les éventualités d’une médiation internationale, assurant que son pays n’est pas en crise. L’instabilité en RDC inquiète les chefs d'Etat des Grands lacs http://fr.africanews.com/2017/10/19/linstabilite-en-rdc-inquiete-les-chefs-d-etat-des-grands-lacs/ http://fr.africanews.com/2017/10/19/linstabilite-en-rdc-inquiete-les-chefs-d-etat-des-grands-lacs/ Thu, 19 Oct 2017 20:28:18 +0000 L’instabilité en République démocratique du Congo inquiète les chefs d’Etat de la région des grands lacs, ont-ils indiqué jeudi au cours d’un sommet à Brazzaville. La situation politique et sécuritaire en RDC reste “préoccupante”, a déclaré en ouverture le président du Congo-Brazzaville Denis Sassou Nguesso, préconisant sans plus de détail des “actions concertées et transfrontalières” en vue de “promouvoir de manière durable la paix” chez son grand voisin. M. Sassou Nguesso accueillait plusieurs de ses homologues dont Joseph Kabila (RDC), le nouveau président angolais Joao Lourenço, Paul Kagame (Rwanda), Faustin-Archange Touadéra (Centrafrique) et Edgar Lungu (Zambie) pour ce sommet de la Conférence internationale pour la région des grands lacs (Cirgl). Dans leur communiqué final, les chefs d’Etat ont encouragé la Mission des Nations unies en RDC (Monusco) et la Cirgl à “accélérer le rapatriement au Rwanda des anciens combattants des FDLR” actuellement hébergés dans des camps de transit. Le FDLR est l’une des nombreuses milices hutu actives dans l’est de la RDC. Le deuxième mandat du président Kabila a pris fin en décembre 2016 et la Constitution lui interdit de se représenter, tout en lui permettant de rester en fonction jusqu’à l’installation de son successeur élu. Un accord pouvoir-opposition le 31 décembre 2016 prévoyait des élections présidentielle, législatives et provinciales au plus tard en décembre 2017. Aucun calendrier électoral n’a été publié depuis. La commission électorale a récemment laissé entendre que les élections ne pourraient avoir lieu avant avril 2019. AFP Le FMI et la dette de l'Afrique http://fr.africanews.com/2017/10/19/le-fmi-et-la-dette-de-l-afrique/ http://fr.africanews.com/2017/10/19/le-fmi-et-la-dette-de-l-afrique/ Fri, 20 Oct 2017 13:24:12 +0000 Le Fonds monétaire international estime que la dette publique a augmenté dans presque tous les pays d’Afrique subsaharienne, une situation inquiétante. Le Fonds monétaire international fait part de ses inquiétudes quant au poids de la dette de certains pays africains entre 2010 et 2016. La question a été soulevée lors de la réunion annuelle de la Banque mondiale sur la réduction de la pauvreté, le développement économique et les finances. Ce fardeau qui touche principalement les pays d’Afrique subsaharienne freine considérablement l’ambition d‘émerger des nations concernées. Les éclairages de l‘économiste sénégalais El Hadj Alioune Diouf, à suivre… Conditionnement des produits agricoles http://fr.africanews.com/2017/10/19/conditionnement-des-produits-agricoles/ http://fr.africanews.com/2017/10/19/conditionnement-des-produits-agricoles/ Fri, 20 Oct 2017 13:23:38 +0000 Les Acteurs de la production agricole encouragés à améliorer leur empaquetage pour être plus compétitifs. Les investisseurs africains, invités à améliorer l’empaquetage de leurs produits pour s’arrimer aux normes internationales et attirer plus de clients. La nécessité de donner plus de valeur aux produits «Made in Africa» a été discutée lors de la 6e édition d’une Foire Internationale de l’Agriculture au Togo. Investir dans le diamant Bonnes nouvelles pour les investisseurs en diamant après l’invention d’un dispositif de détection muni d’une puce qui permet de mesurer immédiatement sa valeur basée sur le trading d‘échange et l’authentification instantanée. Une annonce qui met fin à de longues années de frustration chez les diamantaires. RDC : Bruxelles "reçoit" Lambert Mende malgré les sanctions européennes http://fr.africanews.com/2017/10/19/rdc-bruxelles-recoit-lambert-mende-malgre-les-sanctions-europeennes/ http://fr.africanews.com/2017/10/19/rdc-bruxelles-recoit-lambert-mende-malgre-les-sanctions-europeennes/ Thu, 19 Oct 2017 19:00:49 +0000 Les sanctions européennes n’auront pas eu raison de lui. Lambert Mende, ministre congolais de la Communication est en Belgique depuis ce jeudi. Le porte-parole du gouvernement congolais y séjournera durant “trois ou quatre jours” comme il l’a confié au site Actualité.cd. Un séjour qui pourrait susciter des interrogations d’autant que le responsable congolais est visé par des sanctions européennes, qui lui interdisent notamment “l’entrée ou le passage en transit” sur les territoires des Etats membres de l’Union européenne. Toutefois, ces sanctions prévoient “un certain nombre de dérogations, notamment pour des raisons humanitaires “, a précisé à Jeune Afrique Matthieu Branders, porte-parole adjoint du ministère belge des Affaires étrangères. C’est donc de l’une de ces dérogations qu’a bénéficié Lambert Mende qui n’a obtenu qu’un visa de court séjour. Le ministre congolais, ainsi que huit autres personnalités du régime du président Joseph Kabila écopent de sanctions infligées par l’UE pour des violations graves des droits humains dont l’usage et le recours systématique à la force, principalement dans les régions du Kasaï, du Kivu, au Congo central et même dans la capitale Kinshasa. En Turquie, Erdogan sollicite le soutien de Buhari contre Fethullah Gülen http://fr.africanews.com/2017/10/19/en-turquie-erdogan-sollicite-le-soutien-de-buhari-contre-fethullah-gulen/ http://fr.africanews.com/2017/10/19/en-turquie-erdogan-sollicite-le-soutien-de-buhari-contre-fethullah-gulen/ Thu, 19 Oct 2017 18:58:12 +0000 Muhammadu Buhari, le chef de l’Etat nigérian séjourne depuis ce mercredi en Turquie où il a été reçu par son homologue Recep Tayyip Erdogan. Au centre des échanges, le commerce bilatéral, la coopération contre l’extrémisme radical, et un autre sujet cher au chef de l’Etat turc, la mise sous silence de son principal opposant, Fethullah Gülen. Lors d’une conférence de presse conjointe, le président turc s’est engagé à soutenir l’Etat nigérian dans sa lutte contre la secte islamique Boko Haram, en espérant que le Nigeria en fasse autant sur le dossier Fethullah Gülen. Ce dernier est accusé du coup d’Etat manqué en Turquie, l’an dernier, qui a fait des centaines de morts et de diriger une organisation qualifiée de “terroriste” par Ankara. PHOTO: Pres & Mrs MBuhari & daughter Halima join President & Mrs Erdogan in a group photo at the Presidential Palace, Ankara #PMBinTurkey pic.twitter.com/wwsb48gRvw— Presidency Nigeria (NGRPresident) 19 octobre 2017 “Il n’y a pas de différence entre Boko Haram, Fethullah Terrorist Organization ou Daech (Etat islamique), qui ont tous tué et infligé des souffrances à des innocents”, a amorcé le président turc. ‘‘Toutes ces organisations sont des assassins qui se nourrissent de personnes innocentes et, dans la lutte contre le terrorisme, nous nous tenons avec nos amis nigérians et nous sommes prêts à partager notre expérience et à fournir toutes sortes de soutien. Nous attendons également la même coopération du Nigeria dans la lutte contre Fethullah qui a assassiné 250 citoyens turcs l’année dernière”, a-t-il ajouté. Muhammadu Buhari participait au sommet de D-8 des pays en voie de développement, auquel participaient également le Bangladesh, l‘Égypte, l’Indonésie, l’Iran, la Malaisie et le Pakistan. Autres points abordés avec les partenaires turcs, le renforcement du commerce bilatéral qui a dépassé les 779 millions de dollars au cours des huit premiers mois de 2017. Mais également des investissements turcs dans les domaines de la santé, de l‘éducation et du pétrole au Nigeria. President MBuhari is in Turkey. Ankara today on a Working Visit, Istanbul tomorrow for the D-8 Summit: https://t.co/U7Ti8HNO8L #PMBinTurkey pic.twitter.com/6Ib5CEikCh— Presidency Nigeria (NGRPresident) 19 octobre 2017 Carole Kouassi Le président somalien promet la guerre aux shebab après le terrible attentat de Mogadiscio http://fr.africanews.com/2017/10/19/le-president-somalien-promet-la-guerre-aux-shebab-apres-le-terrible-attentat-de/ http://fr.africanews.com/2017/10/19/le-president-somalien-promet-la-guerre-aux-shebab-apres-le-terrible-attentat-de/ Thu, 19 Oct 2017 17:01:07 +0000 Le président somalien a promis d’intensifier la guerre contre al-Shabaab, dans une adresse à des milliers de personnes lors d’un rassemblement à Mogadiscio. Mohamed Abdullahi Mohamed prenait part à la cérémonie de commémoration des victimes tuées samedi au cours d’un attentat dans la capitale. Les participants portant des bandeaux rouges autour de la tête ont traversé les lieux de l’explosion d’un camion piégé dans un quartier animé de la capitale avant de se rassembler dans un stade en scandant des “nous sommes prêts à nous battre”. Mogadiscio, pourtant habituée aux attentats et attaques des extrémistes, a été particulièrement choquée par cette explosion qui a également fait près de 300 blessés. L’attentat n’a pas été revendiqué, mais les autorités n’ont aucun doute sur la responsabilité des islamistes somaliens liés à Al-Qaïda qui lancent fréquemment des attentats-suicides. Pour le président Farmajo, cet attentat montre qu’il reste du chemin à faire pour stopper les shebab”. On ignore cependant ce que le dirigeant somalien, envisage comme mesures pour empêcher d’autres attentats. Que faire des symboles coloniaux en Afrique? http://fr.africanews.com/2017/10/19/que-faire-des-symboles-coloniaux-en-afrique/ http://fr.africanews.com/2017/10/19/que-faire-des-symboles-coloniaux-en-afrique/ Thu, 19 Oct 2017 17:03:08 +0000 Noms de villes ou de pays, langues, statues, les vestiges de la colonisation en Afrique sont nombreux et c’est encore un sujet sensible. En témoigne la récente polémique autour de la statue de l’ancien dirigeant colonial français Louis Faidherbe au Sénégal. Cet exemple montre que la présence de symboles coloniaux est encore un sujet sensible. Sauf que des vestiges de la colonisation, il y en a beaucoup sur le continent. Il n’y a pas que les statues. À commencer par les noms de villes ou de pays. Certains pays ont décidé par exemple de changer leurs noms hérités de la colonisation. C’est le cas entre autres de la Rhodésie devenue le Zimbabwe, ou des villes comme Leopoldville du nom du roi des Belges, qui est devenue Kinshasa. Dans ce débat assez passionné, il y a d’un côté ceux qui pensent que certains vestiges de la colonisation sont une insulte et doivent être supprimés. Et de l’autre côté, il y a ceux qui estiment que cette histoire coloniale, aussi douloureuse soit-elle, ne peut pas être gommée. C’est le cas de l’historien Doulaye Konaté, il est le président de l’association des historiens Africains. Quand on parle de vestiges et de symboles coloniaux, de quoi s’agit-il concrètement ? La notion de vestiges est très large. Le terme signifie étymologiquement « restes », ce qui reste de quelque chose. Cela couvre une variété de choses. On peut y mettre les archives coloniales, les monuments érigés à l‘époque coloniale. Toutes ces traces de la période coloniale peuvent être assimilées à des vestiges. Vous pensez que ces vestiges coloniaux doivent être supprimés (ou retirés des espaces publics)? C’est une question très discutée. Personnellement, je pense que l’histoire coloniale fait partie de notre histoire, de l’Afrique. Dans la mesure ou la colonisation a duré près de 70 ans (pour l’Afrique francophone), ce n’est pas une parenthèse. Ce débat aussi a eu lieu : est-ce qu’on peut considérer la colonisation comme une simple parenthèse, dont on peut se débarrasser ? Au moment des indépendances, cette thèse a été mise en avant par les politiques. Mais la réalité, c’est que la colonisation a marqué durablement nos sociétés. Je vous parle en français, cela fait partie de notre héritage. J’aurais bien aimé le faire en bambara, mais vous ne comprenez pas le bambara. Vous regardez la forme de nos états, nos frontières actuelles sont un héritage de la colonisation. En 1963, l’OUA a consacré ces frontières, et a décidé qu’il ne fallait pas y toucher. Il n’est pas raisonnable de penser qu’on peut évacuer tout notre passé colonial. Attention, je ne vous parle pas des bienfaits de la colonisation, bien au contraire. Mais ce que la colonisation a laissé est une part de nous-même, cela ne sert à rien de se voiler la face. Les conserver ne serait-ce pas une façon d’absoudre les horreurs commises pendant la colonisation ? Ces jugements sont plus en rapport avec l’actualité qu’avec le passé. Les gens construisent une identité aujourd’hui et ils se demandent parfois quelle place le passé colonial peut avoir dans cette identité. Ce sont des questions d’actualité, ce n’est pas la colonisation le problème. Le problème, c’est de savoir qu’est ce qu’on fait aujourd’hui. Et c’est là ou la place de ces monuments coloniaux pose problème, quelle place on accorde à la colonisation dans la construction de l’identité nationale d’un pays ? Les vestiges qui posent problème sont les lieux de mémoire, c’est-à-dire les endroits ou la mémoire travaille, leur existence est plus liée au présent qu’au passé contrairement à ce que les gens pensent. Et je comprends que ça pose problème. Je comprends qu’autour des statues et des monuments, il y ait des problèmes. Que faire pour les personnes qui se sentent offensées par la présence de ces monuments coloniaux ? Le devoir de mémoire est en fait un devoir d’histoire. Les gens ont besoin de mieux connaître leur histoire. Pour s’approprier l’histoire, pour l’assumer, il faut la connaître. Les débats que vous voyez dans les espaces publics et qui sont des débats chauds concernent plus la mémoire que l’histoire. Nous les historiens faisons une distinction entre l’histoire et la mémoire. L’histoire, c’est une construction intellectuelle qui tente de s’appuyer le mieux possible sur les traces laissées par les évènements. Alors que la mémoire relève du souvenir que l’on a des évènements. Et qui dit souvenir, dit passion et émotion. Et donc ce dont on a besoin, c’est de faire l’effort de connaître notre histoire. Comprendre le contexte dans lequel elle a eu lieu (pourquoi les gens ont agi comme ils ont agi). Cela n’excuse pas leurs actes, mais permettrait de contenir les passions en rendant les faits intelligibles. Ne faudrait-il pas aussi promouvoir des figures nationales historiques ? Oui bien évidemment. Au Congo par exemple, la question s’est posée s’est posé. Comment peut-on consacrer autant d’argent pour honorer Savorgnan de Brazza avec une statue qu’on ne l’a fait pour honorer un héros Congolais ? Les lieux de mémoire doivent prendre en compte les préoccupations des Africains. Et une de leurs préoccupations, c’est aussi d’avoir des références dans leur histoire nationale. Ces références doivent être des personnages et des modèles dans lesquels ils se reconnaissent. Il ne faut pas faire l’inverse et accrocher les Africains à un passé (qu’ils connaissent d’ailleurs très mal). Barbara Loundou L'opposition kényane menace de perturber la présidentielle du 26 octobre http://fr.africanews.com/2017/10/19/l-opposition-kenyane-menace-de-perturber-la-presidentielle-du-26-octobre/ http://fr.africanews.com/2017/10/19/l-opposition-kenyane-menace-de-perturber-la-presidentielle-du-26-octobre/ Thu, 19 Oct 2017 16:21:40 +0000 L’opposition kényane sur le pied de guerre. Elle promet de perturber la présidentielle si ses exigences ne sont pas satisfaites par la commission électorale. Les menaces du camp présidentiel n’y auront changé. L’opposition kényane se dit prête à perturber le processus électoral et ne compte reculer devant rien. Mercredi, son chef de file a appelé ses partisans à descendre dans les rues pour une grande manifestation le jour-même du scrutin, le 26 octobre. Malgré l’annonce de son retrait de la présidentielle, Raila Odinga assure qu’il n’y aura pas d‘élection tant que ses revendications ne seront pas satisfaites par la commission électorale. « Nous avons continué à négocier ces deux derniers mois avec l’IEBC (la Commission électorale, ndlr), mais sans résultat. La raison est que l’IEBC est prise en otage par le Jubilee (la Colaition présidentielle, ndlr) et aujourd’hui par M. Chebukati. L’IEBC est gérée depuis la présidence de la République, il y a quatre commissaires qui prennent des instructions de la présidence et qui, à l’IEBC tiennent en otage le président », pense Raila Odinga. Cette déclaration vient accentuer les craintes de nouveaux troubles au Kenya après l’invalidation des premiers résultats de la présidentielle par la Cour suprême. Le président Uhuru Kenyatta a déjà averti : la loi sera impitoyable contre quiconque veut perturber ce scrutin. Wahany Johnson SAMBOU Mali : Fatou Bensouda veut des progrès dans le procès du général Sanogo http://fr.africanews.com/2017/10/19/mali-fatou-bensouda-veut-des-progres-dans-le-proces-du-general-sanogo/ http://fr.africanews.com/2017/10/19/mali-fatou-bensouda-veut-des-progres-dans-le-proces-du-general-sanogo/ Thu, 19 Oct 2017 16:17:55 +0000 La Cour pénale internationale ne lâche pas le général Amadou Sanogo. En visite au Mali mercredi, la procureure Fatou Bensouda demande des avancées dans le procès de l’ex-chef de la junte. La CPI n’a pas oublié le général Amadou Sanogo. Alors qu’il est au point mort depuis novembre 2016, la procureure de la Cour de la Haye demande au Mali des progrès dans le procès de l’ex-chef de la junte accusé d’assassinat et de complicité d’assassinat de soldats. Elle pourrait d’ailleurs se saisir du dossier conformément à ses statuts, en cas de défaillance de la justice malienne. Et le général Sanogo n’est pas seul dans le viseur de la CPI. « Nos enquêtes continuent sur d’autres crimes qui ont été commis, comme des crimes sexuels ou sur la base du genre et des crimes contre des gardiens de la paix, des meurtres et tout ça. Je ne suis pas en position d‘évoquer ce qui est fait pour Al Mahdi, mais je peux vous dire que la Cour examine d’autres crimes dans le contexte de nos enquêtes au Mali », explique Fatou Bensouda, en visite au Mali mercredi.  Cette visite de la procureure de la CPI intervient un an après la condamnation à neuf ans de prison du Touareg Ahmad al Faqi al Mahdi pour la destruction de Mausolées à Tombouctou. Une étape importante, selon la CPI, dans la quête de justice au Mali. « Tombouctou était le centre de notre enquête. Je pense que c‘était très important qu’un crime de cette nature soit mis en lumière. On sait que cela se passe-partout, mais dans le contexte du Mali, nous pouvons montrer qu’il s’agit de crimes sérieux et que leurs auteurs sont poursuivis par la Cour parce que nous en avons le mandat et que ce crime est couvert par le Statut de Rome (le traité fondateur de la CPI, ed). C‘était important d’envoyer ce message », a-t-elle assuré. Wahany Johnson SAMBOU Les Gupta visés par une enquête du FBI http://fr.africanews.com/2017/10/19/les-gupta-vises-par-une-enquete-du-fbi/ http://fr.africanews.com/2017/10/19/les-gupta-vises-par-une-enquete-du-fbi/ Thu, 19 Oct 2017 16:14:01 +0000 Les Gupta dans le viseur du FBI et des autorités britanniques. Cette famille, proche du président Jacob Zuma, est au cœur de plusieurs enquêtes. Après l’opposition et la justice sud-africaines, c’est maintenant le FBI et l’autorité des services financiers britanniques qui s’intéressent aux très controversés frères Gupta, très proches du président Jacob Zuma. Depuis quelques mois, la police fédérale américaine mène des investigations sur des entreprises, interroge des individus et épluche des comptes bancaires en liens présumés avec cette richissime famille d’hommes d’affaires, au cœur de gros scandales en Afrique du Sud. L’enquête de l’Autorité des services financiers britanniques, elle, est dirigée contre deux banques, la HSBC et Standard Chartered, pour les mêmes raisons. Si peu d’informations ont filtré sur ces investigations, il est, en revanche, clair qu’en Afrique du Sud, elles donnent encore du grain à moudre à l’opposition qui soupçonne le président Zuma d‘être à la solde de cette puissante famille, accusée de tirer les ficelles du pouvoir. Les Gupta sont, notamment, soupçonnés d’influencer le chef de l‘État dans la nomination de ministres, ce que le clan Zuma a toujours nié. Wahany Johnson SAMBOU Arrêt sur images du 18 octobre 2017 http://fr.africanews.com/2017/10/19/arret-sur-images-du-18-octobre-2017/ http://fr.africanews.com/2017/10/19/arret-sur-images-du-18-octobre-2017/ Thu, 19 Oct 2017 13:59:51 +0000 Africanews s’arrête sur les images les plus marquantes de l’actualité de la journée.