Flux RSS Africanewshttp://fr.africanews.com/feed/rssRecevez gratuitement toutes les actualités publiées sur africanews.com, en vous abonnant à un de nos flux RSS.Sat, 23 Feb 2019 18:30:00 +0000Le Mali et la France renforcent les liens militaireshttp://fr.africanews.com/2019/02/23/le-mali-et-la-france-renforcent-les-liens-militaires/En marge de sa visite au Mali, le Premier ministre français Édouard Philippe, a révélé samedi que les soldats français continueraient de soutenir la lutte contre les activités djihadistes et aideraient à rétablir le calme dans la région du Sahel. Il a souligné que les soldats français resteront, “aussi longtemps que la situation séculaire l’exigera”. Une présence que le Premier ministre malien Soumeylou Boubèye Maïga, a située dans “ la durée et la permanence”.Sat, 23 Feb 2019 18:30:00 +0000editorial@africanews.com (Jean David MIHAMLE)http://fr.africanews.com/2019/02/23/le-mali-et-la-france-renforcent-les-liens-militaires/Kenya : la réinsertion des toxicomaneshttp://fr.africanews.com/2019/02/23/kenya-la-reinsertion-des-toxicomanes/L’abus de drogues dans la ville côtière Kényanne de Mombasa, continue de susciter de vives inquiétudes. L’héroïne fait partie des drogues les plus consommées avec un taux de 5,2%, selon l’autorité nationale en charge de la campagne contre l’abus de drogues. Teens Watch, une centre de réhabilitation des toxicomanes, se propose d’accompagner les accros à la drogue dans leur quête de réinsertion sociale.Sat, 23 Feb 2019 17:50:00 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2019/02/23/kenya-la-reinsertion-des-toxicomanes/Soudan : un nouveau premier ministrehttp://fr.africanews.com/2019/02/23/soudan-changements-dans-les-hautes-spheres-du-pouvoir-mais-la-contestation/Le président soudanais Omar el-Béchir a procédé samedi à des changements dans les hautes sphères du pouvoir au lendemain de l’annonce de l‘état d’urgence et du limogeage des gouvernements fédéral et provinciaux, des mesures choc qui interviennent après deux mois de contestation antigouvernementale.   Les organisateurs de la contestation ont rejeté les mesures annoncées par le président Béchir, assurant qu’elles n’empêcheraient pas les manifestants de poursuivre leur mouvement pour réclamer son départ. Le président Béchir a annoncé vendredi, dans un discours à la Nation, “la dissolution du gouvernement aux niveaux fédéral et provincial” et décrété l‘état d’urgence pour un an, affirmant que le Soudan traversait la situation “la plus difficile de son histoire”. En plein marasme économique, le Soudan est le théâtre depuis le 19 décembre de manifestations quasi quotidiennes déclenchées par la décision du gouvernement de tripler le prix du pain.  La contestation s’est vite transformée en un mouvement réclamant la chute du président Béchir, qui tient le pays d’une main de fer depuis 1989. Le président Béchir a nommé samedi au poste de Premier ministre Mohamed Taher Ela, ancien gouverneur de l’Etat agricole d’Al-Jazira, selon la présidence. Il a également limogé son premier vice-président et allié de longue date Bakri Hassan Saleh. Selon un décret présidentiel, le poste sera désormais occupé par le ministre de la Défense Awad Ibnouf qui garde son portefeuille. Inébranlable face à ce qui constitue, selon des experts, son plus grand défi en trois décennies, le chef de l’Etat de 75 ans envisage de briguer un troisième mandat lors de la présidentielle de 2020. “Le fait d’imposer l‘état d’urgence montre la peur au sein du régime”, a affirmé dans un communiqué l’Alliance pour la liberté et le changement (ALC), qui regroupe des partis d’opposition et l’Association des professionnels soudanais (APS), fer de lance de la contestation.  Poursuivre les manifestations “Nous continuerons (...) à descendre dans la rue (...) jusqu‘à ce que nos demandes sont entendues”, a-t-elle ajouté. Pour le parti al-Oumma de l’ancien Premier ministre Sadek al-Mahdi, qui fait partie de l’alliance, les dernières mesures ne sont “rien d’autre qu’un (nouveau signe) de l‘échec” du régime. “Rien ne satisfera le peuple qui sort dans les rues hormis la chute de ce régime”, a ajouté dans un communiqué cette formation. L’APS, qui regroupe notamment des médecins, enseignants et ingénieurs, avait appelé vendredi après le discours du président à poursuivre les manifestations jusqu‘à la chute du régime. Pour International Crisis Group (ICG), la situation pourrait bien empirer avec l’imposition de l‘état d’urgence. “Béchir va concentrer les pouvoirs et cela va ouvrir la voie à une confrontation avec le mouvement de protestation qui pourrait devenir plus violente”, craint Murithi Mutiga, de l’ICG. M. Béchir a affirmé vendredi que le pays avait besoin de “gens qualifiés” selon lui. Cinq ministres, dont ceux des Affaires étrangères, de la Défense et de la Justice, conserveront leur portefeuille, a-t-il dit. Il a en outre nommé à la tête des 18 provinces du pays 16 officiers de l’armée et deux responsables de la sécurité. Les manifestations, qui ont touché la capitale Khartoum et de nombreuses villes du pays, ont été réprimées par le puissant Service national du renseignement et de la sécurité (NISS).  “Ampleur de la crise” Selon un bilan officiel, 31 personnes sont mortes depuis le 19 décembre. L’ONG Human Rights Watch (HRW) évoque le chiffre de 51 morts, dont des enfants et des personnels médicaux. Le NISS a en outre arrêté depuis décembre des centaines de manifestants, leaders de l’opposition, militants et journalistes, d’après des ONG. Vendredi encore, le rédacteur en chef du journal indépendant d’Al-Tayar, Osmane Mirghani, a été arrêté, a indiqué à l’AFP son frère Ali Mirghani. Le NISS a également confisqué samedi le tirage d’Al-Tayar, selon Ali Mirghani. Le journaliste avait déclaré plus tôt que les mesures annoncées par le président ne parviendraient pas à stopper le mouvement de contestation. La contestation a été largement motivée par la mauvaise situation économique du pays. Au-delà de la baisse des subventions du pain, le Soudan, amputé des trois quarts de ses réserves de pétrole depuis l’indépendance du Soudan du Sud en 2011, est confronté à une inflation de près de 70% par an et fait face à un grave déficit en devises étrangères. Les Soudanais doivent composer avec des hausses de prix et des pénuries d’aliments et de carburants. “Le régime n’a jamais rien compris à l‘économie”, estime Eric Reeves, spécialiste du Soudan à l’université de Harvard pour qui la déclaration de l‘état d’urgence ne va pas améliorer la situation économique.  Pour M. Mutiga, si les Soudanais, “soutiennent quasi unanimement les revendications des manifestants”, c’est en raison notamment de “l’ampleur de la crise économique”. >>> LIRE AUSSI : Soudan : les manifestants déterminés à poursuivre leur mouvement AFPSat, 23 Feb 2019 17:49:33 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2019/02/23/soudan-changements-dans-les-hautes-spheres-du-pouvoir-mais-la-contestation/RDC : la Céni rejette les accusation de corruption contre ses dirigeantshttp://fr.africanews.com/2019/02/23/rdc-la-ceni-rejette-les-accusation-de-corruption-contre-ses-dirigeants/La Commission électorale (Céni) de la République démocratique du Congo a rejeté samedi les accusations de corruption et de violation des droits humains contre trois de ses dirigeants par les autorités américains après les scrutins ayant consacré Félix Tshisekedi vainqueur de la présidentielle contestés par l’opposant Martin Fayulu. Le gouvernement américain a accusé vendredi le président de la Commission électorale nationale indépendante, Corneille Nangaa, son vice-président, Norbert Basengezi et un conseiller du président, Marcellin Mukolo Basengezi, de s‘être “enrichis personnellement par l’usage de la corruption” et d’avoir violé les droits humains. Le président de l’ancienne Assemblée nationale congolaise, Aubin Minaku, le chef des juges de la Cour constitutionnelle et les trois responsables précités de la Céni sont interdits d’accès au territoire américain. La Céni “rejette les allégations de corruption et/ou de violation des droits de l’Homme, d’abus ou d’atteinte à la démocratie dans l’exercice de sa mission” contre ses dirigeants, a écrit dans un communiqué Jean-Pierre Kalamba, rapporteur de cette institution. La Céni indique avoir appris “avec stupéfaction”, cette décision du département d’État américain “interdisant l’entrée dans l’espace américain” prise contre ses trois responsables. “Transfert pacifique du pouvoir” La Céni rappelle que les élections générales du 30 décembre ont “permis le transfert pacifique et démocratique mais aussi historique du pouvoir entre le président de la République sortant et le président élu”. La Céni, puis la Cour constitutionnelle, ont proclamé Félix Tshisekedi vainqueur avec 38,5% des voix, et l’autre opposant, Martin Fayulu, deuxième avec 34%.  Ce dernier accuse le président de la Céni, Corneille Nangaa, d’avoir “fabriqué” les résultats et dénonce un “putsch électoral” orchestré par l’ex-président Joseph Kabila. M. Fayulu revendique la victoire, avec 61% des voix, un pourcentage également repris par le Groupe des experts du Congo (GEC) de l’université de New York et de titres de la presse internationale, citant des fuites de la Céni et les observateurs de l’Eglise catholique. Mais la victoire de M. Tshisekedi a été acceptée pacifiquement par la population, et les leaders africains ont déjà adoubé le nouveau président congolais lors du sommet de l’Union africaine début février. >>> LIRE AUSSI : Élections en RDC : l’UE aussi tape du poing sur la table >>> LIRE AUSSI : RDC : l’UA pour la levée des sanctions contre les dignitaires du régime AFPSat, 23 Feb 2019 17:34:06 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2019/02/23/rdc-la-ceni-rejette-les-accusation-de-corruption-contre-ses-dirigeants/[En direct] Nigeria : des élections apaisées, malgré des morts liés à Boko Haram et aux violences électoraleshttp://fr.africanews.com/2019/02/23/en-direct-les-nigerians-elisent-leur-president-et-leurs-deputes/Reportées le 16 février dernier pour des « problèmes logistiques », les élections législatives et présidentielle se sont finalement déroulées ce samedi 23 février. Presque dans le calme. Fin de ce direct. Merci Petit rappel des faits Le feuilleton électoral 2019 au Nigeria est presque à son épilogue. Même si l’on continue de voter dans certains bureaux en raison de la prolongation décidée par la commission électorale (INEC), l’heure est déjà au dépouillement dans d’autres bureaux de vote. Les 84 millions d‘électeurs nigérians étaient appelés à élire les 360 nouveaux députés et le citoyen qui présidera pendant les quatre ans à venir, aux destinées du pays le plus peuplé d’Afrique (190 millions d’habitants, recensement de 2017). Une présidentielle qui a connu deux favoris : le président sortant Muhammadu Buhari et le candidat de l’opposition Atiku Abubakar. En dépit des attaques de Boko Haram ayant fait au moins un mort très tôt le matin dans le nord et malgré des perturbations attribuées à des « voyous » dans certains centres, le vote s’est en général déroulé dans le calme. Toutefois, la Situation Room, un groupe d’organisations de la société cité par RFI dit avoir dénombré près de 16 morts dans les violences électorales. La date de publication des résultats n’est pas encore connue. Pour espérer emménager au Palais présidentiel Aso-Rock Villa d’Abuja, il faut obtenir 25 % des voix dans deux tiers des 36 États que compte la première économie africaine. Si aucun candidat n’atteint ce résultat, un second tour est organisé, opposant les deux premiers. Mais, en attendant la publication, des observateurs nationaux dont la Christian Association of Nigeria (CAN) et le Conseil chrétien du Nigéria (CCN) ont estimé que les élections auront été crédibles et équitables. Le dépouillement a déjà commencé Des tweets montrent des membres de l’INEC en train de procéder au dépouillement des bulletins de vote. #Video: Counting process ongoing at Atiku’s polling unit in Ajiya Ward in Yola Watch here: https://t.co/L4E0F0Katp pic.twitter.com/bvezVvmqKv— Oak TV (@OakTVOnline) 23 février 2019 La satisfaction de certains observateurs nationaux Alors que le vote se déroule encore dans certains bureaux où il y a eu prolongation et que le dépouillement a déjà commencé dans d’autres, certains observateurs livrent leurs avis. En voici deux recueillis par l’agence de presse publique NAN. « Honnêtement, l’exercice du vote ici était juste et le processus s’est déroulé comme il se doit. Les gens se sont conformés à toutes les lois électorales, car aucun cas de violence ou de perturbation de l’exercice du scrutin n’a été enregistré jusqu‘à présent. Je saisis cette occasion pour remercier l’INEC d’avoir réalisé cet exploit », a déclaré Augustine Edmund, représentant de la Christian Association of Nigeria (CAN), dans l’État de Bauchi au nord. Sentiment partagé par Asabe Shina, représentante du Conseil chrétien du Nigéria (CCN). « À mon avis, tout s’est bien passé depuis le début du vote ; le processus avait été libre, juste et crédible jusqu‘à présent. Le seul problème que j’ai constaté est que le matériel électoral est arrivé en retard dans certaines unités de vote ». #NigeriaDecides: Voting exercise credible, fair – domestic observershttps://t.co/BMSOTegkpg— Daily Trust (@daily_trust) 23 février 2019 Le scrutin prolongé d’une heure dans certains bureaux L’annonce vient d‘être faite par la Commission électorale nationale indépendante (INEC). Les votes ont été prolongés d’une heure dans certains bureaux. La mesure concerne des bureaux où les opérations ont débuté tardivement. « Ce que la commission a décidé, c’est que, dans l’un des États où les bureaux de vote ont été ouverts à 9 heures, le délai supplémentaire est prolongé d’une heure », a déclaré Festus Okoye, chargé de la communication et de l’information à l’INEC. Par contre, « en ce qui concerne l’ouverture des bureaux de vote dans certains des États, nous avons enregistré 100% d’ouverture des bureaux de vote à midi, et certains d’entre eux plus de 90% », a déclaré Okoye. INEC extends voting hours over late commencementhttps://t.co/xby05ql4lb pic.twitter.com/WafPyTCcsN— Daily Trust (@daily_trust) 23 février 2019 Le vote perturbé par des voyous à Lagos À Lagos, il y a un harcèlement généralisé d‘électeurs à Aguda. Les voyous présumés intimident les électeurs et les empêchent de voter, rapporte un tweet du site nigérian thecable.ng. Pendant ce temps, un autre organe de presse nigérian parle d’achat de conscience dans une localité de l‘État d’Ondo au sud-ouest. Mais, ces informations ne sont pas encore confirmées par les sources officielles. #NigeriaVotes Hoodlums disrupt voting process in Okota area of Lagos state. pic.twitter.com/EPTCMo9mZD— TVC News (@tvcnewsng) 23 février 2019 In #Lagos: There is widespread voter harassment in Aguda, Surulere. Suspected thugs are intimidating the electorate and preventing them from voting. #NigeriaDecides2019 #ElectionDay— TheCable (@thecableng) 23 février 2019 Elections: CAN expresses worry over vote-buying in Ondo https://t.co/3JCBHp4IKF— TODAY (@todayng) 23 février 2019 Des élections apaisées Alors qu’on s’achemine vers la fermeture des bureaux de vote, des observateurs estiment que dans l’enemble ces élections se sont déroulées dans le calme. Ce, malgré des attaques attribuées à Boko Haram qui ont fait ce matin au moins un mort au nord du pays. Olusegun Obasanjo, ancien président (1999-2007) a lui aussi voté C’est à Abeokuta, sa ville natale dans l‘État d’Ogun au sud-ouest qu’Olusegun Obasanjo a accompli tout à l’heure son devoir civique. Né en 1937, Olusegun Obasanjo est un ancien général de l’armée nigériane. Avant d‘être élu en 1999 (année de la fin des dictatures militaires), il dirigea le pays de 1976 à 1979, en tant que président du gouvernement militaire de la République fédérale du Nigeria. PHOTO: Obasanjo votes in Abeokuta https://t.co/1jQ9DA3hUt pic.twitter.com/JXnA0JZc2d— Daily Trust (@daily_trust) 23 février 2019 Dix jeunes arrêtés pour « tentative de destruction » des urnes À Bende dans l‘État d’Abia au sud-est, la police locale dit avoir mis la main sur dix jeunes gens qui « tentaient » de détruire les urnes, rapportent des médias locaux qui ont publié des photos de présumés coupables. PHOTOS: 10 youths arrested for attempt to snatch ballot box in Abia https://t.co/BksuHlfX1h pic.twitter.com/pYyVHQAnE0— Daily Trust (@daily_trust) 23 février 2019 Atiku Abubakar s’attend à une « transition réussie » Principal challenger du président sortant, Atiku Abubakar a lui aussi voté dans le nord-est du pays, à Yola, capitale de l‘État d’Adamawa. L’oppposant a déclaré qu’il espérait une transition ou alternance réussie au terme de cette élection. Atiku, un ancien allié de Buhari, a appelé les électeurs à réitérer l’exploit de 2015, lors de la présidentielle perdue par le président sortant Goodluck Jonathan. Atiku Abubakar était à l‘époque colistier de Buhari pour le compte du parti Congrès des progressites (APC). Atiku a abandonné l’APC et a rejoint l’année dernière le Parti démocratique populaire (PDP), grâce auquel il avait exercé les fonctions de vice-président de la République de 1999 à 2007. I just cast my vote at Ajiya Ward in Yola, Adamawa State. Go out and cast your vote too if you have not done so yet. -AA #NigeriaDecides2019 pic.twitter.com/TXE9oi6XU3— Atiku Abubakar (@atiku) February 23, 2019 Buhari plus qu’optimiste après avoir voté À sa sortie du bureau de vote, le président sortant du Nigeria s’est prêté a fait face à de nombreux journalistes. «C’est ma circonscription ici, je suis heureux que les gens soient déjà alignés, alors en même temps, le vote peut continuer, merci beaucoup », a déclaré Muhammadu Buhari. Tout au long de la brève interview, l’ancien général s’est dit dit très optimiste. À la question de savoir s’il acceptera le verdict des urnes et félicitera le vainqueur, il a répondu : « Je vais me féliciter, je vais être le vainqueur. Merci beaucoup ». Crédit photo : @BayoOmoboriowo Des islamistes font souffler un vent d’insécurité au nord D’après Reuters, des islamistes présumés ont attaqué ce matin la ville de Geidam, dans l‘État de Yobe ville au nord-est, causant la panique chez les électeurs qui ont déserté les bureaux de vote. « Nous avons fui, avec nos femmes et nos enfants, et des centaines d’autres », a déclaré par téléphone Ibrahim Gobi, un habitant de Geidam. Peu avant, 13 tirs de roquette attribués à des éléments de Boko Haram ont tué un soldat et fait des blessés dans la ville de Maiduguri, dans le nord-est, annonce l’AFP.Sat, 23 Feb 2019 17:00:00 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2019/02/23/en-direct-les-nigerians-elisent-leur-president-et-leurs-deputes/Élections au Nigeria : retour sur un scrutin qui s'est déroulé dans le "calme"http://fr.africanews.com/2019/02/23/elections-au-nigeria-retour-sur-un-scrutin-qui-s-est-deroule-dans-le-calme/Les premiers bureaux de vote ont commencé à fermer à travers le Nigeria, qui élisait samedi son nouveau président et ses députés dans un calme relatif, malgré seize personnes tuées dans des violences et des bureaux de vote saccagés dans quelques Etats du pays. Dans ce pays de 190 millions d’habitants, où les violences sont quotidiennes et où de nombreuses régions sont en proie aux groupes criminels, notamment en période électorale, un bilan de seize tués reste assez bas. Dans l’Etat de Rivers (sud-est), réputé pour son taux élevé de violence et de criminalité, des hommes armés ont abattu un homme politique local, membre du Congrès des progressistes (APC, au pouvoir) ainsi que son frère.  72 millions d‘électeurs enregistrés étaient attendus dans près de 120.000 bureaux de vote pour élire un président, 360 députés et 109 sénateurs, après le report in extremis des élections, qui devaient se tenir la semaine dernière, pour des raisons logistiques.  “Jusqu’ici tout va bien”, a déclaré le président sortant Muhammadu Buhari, en lice pour un deuxième mandat, après avoir voté dans sa ville natale de Daura (Etat de Katsina), dans l’extrême nord musulman du pays.  “Bientôt je me féliciterai de ma victoire. Je serai le vainqueur”, a déclaré, confiant, le chef de l’Etat, 76 ans, après avoir surveillé d’un oeil indiscret pour qui avait voté son épouse Aisha Buhari.   Son principal adversaire, l’opposant Atiku Abubakar, 72 ans, est arrivé peu de temps après dans un bureau de vote de Yola, dans l’Etat d’Adamawa (nord-est).  A un journaliste qui lui demandait s’il accepterait les résultats du vote en cas d‘échec, Abubakar a répondu : “Je suis un démocrate”.  “Calme” A Yola, la capitale de l’Etat de l’Adamawa, d’où est originaire cet ancien gouverneur et ancien vice-président, le vote s’est déroulé sans incident et certains bureaux avaient pu commencer le décompte des bulletins dès 16H00 (tous les électeurs inscrits dans la matinée avaient fini de voter).  “On ne s’attendait pas à ce que cette élection soit calme comme ça”, confiait à l’AFP Idriss Abdullahi, un commerçant de la ville. Les violences électorales ont fait 233 morts depuis octobre, selon le cabinet de surveillance SBM Intelligence.  Le Centre de communication et de crise nigérian (composé de représentants des agences de sécurité) a listé 12 des 36 Etats comme des foyers de violences potentiels.  Après cette éprouvante semaine qui a suivi le report du scrutin, la tension était montée d’un cran dans le pays le plus peuplé d’Afrique, qui est également sa première économie et un des plus importants producteurs de pétrole au monde.  Pourtant, malgré les 2 millions de barils de pétrole produits chaque jour, 87 millions de Nigérians vivent dans l’extrême pauvreté. Le vainqueur de ce scrutin devra redynamiser l‘économie en berne depuis la récession de 2016-2017, lutter contre la corruption endémique et sécuriser de nombreuses régions du pays, en proie aux groupes armés ou gangs criminels.   Dévasté Le nord-est du Nigeria est dévasté par près de 10 ans de conflit contre Boko Haram, qui a d’ailleurs lancé une douzaine de roquettes avant l’ouverture des bureaux de vote sur Maiduguri, la capitale de l’Etat du Borno, faisant un mort et 20 blessés parmi l’armée nigériane.  L’ancien général Buhari, 76 ans, candidat du Congrès des Progressistes (APC), avait été élu en 2015 sur la promesse d‘éradiquer le groupe jihadiste.  Mais bien que son bilan sécuritaire soit très mitigé et que plus de 1,8 million de personnes ne puissent toujours pas regagner leur foyer à cause des violences, il garde un très fort soutien, quasi-fanatique, dans le nord du pays. Il pourrait bénéficier de l’explosion démographique dans cette région où l’extrême pauvreté est endémique et le taux d’alphabétisation très faible. L’ex vice-président Atiku Abubakar, 72 ans, également originaire du Nord (Etat de l’Adamawa), a fait carrière dans le Sud chrétien, particulièrement à Lagos, et reste le candidat des classes moyennes et supérieures qui votent traditionnellement peu.  C’est aussi un homme d’affaires millionnaire, ce qui lui vaut de lourdes suspicions sur l’origine de sa fortune, mais une plus grande confiance sur les questions économiques.  Pour être élu dès le premier tour, le vainqueur devra obtenir, outre la majorité des suffrages exprimés, au moins 25% des voix dans les deux tiers des 36 Etats de la fédération auxquels s’ajoute le territoire de la capitale fédérale, Abuja. Sinon un second tour aura lieu dans une semaine.  Aucune date n’a été donnée pour les résultats, mais ils sont annoncés en général dans les 48 heures suivant le scrutin. >>> LIRE AUSSI : [En direct] Nigeria : des élections apaisées, malgré des morts liés à Boko Haram et aux violences électorales >>> LIRE AUSSI : Nigeria-Élections : le vote des deux favoris >>> LIRE AUSSI : Nigeria : tirs de roquette sur Maiduguri avant les élections, un soldat tué AFPSat, 23 Feb 2019 16:56:58 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2019/02/23/elections-au-nigeria-retour-sur-un-scrutin-qui-s-est-deroule-dans-le-calme/RDC : un nouveau cas d'Ebola confirmé à Beni après 23 jourshttp://fr.africanews.com/2019/02/23/rdc-un-nouveau-cas-d-ebola-confirme-a-beni-apres-23-jours/Un nouveau malade du virus Ebola a été découvert à Beni après vingt-trois jours sans nouveau cas, remettant en cause l’optimisme des autorités qui estimaient mercredi avoir maîtrisé l‘épidémie dans cette ville de l’est de la République démocratique du Congo, a-t-on appris samedi de source sanitaire. “Un nouveau cas confirmé d’Ebola a été notifié à Beni après 23 jours sans cas”, affirme le bulletin quotidien du ministère congolais de la Santé daté de vendredi.  “Il semblerait que la patiente ait été contaminée après avoir été exposée à des fluides corporels d’un guéri d’Ebola. Une investigation approfondie et un séquençage du virus sont en cours pour déterminer le lien épidémiologique”, indique le document.  Mardi 19 février marquait le 21e jour (la période d’incubation du virus) sans nouveau cas confirmé d’Ebola dans la zone de Beni, faisant dire aux autorités que : “l’épidémie d’Ebola est actuellement maîtrisée à Beni”. 859, dont 794 confirmés et 65 probables depuis août Beni a été l’un des principaux épicentres de l‘épidémie de cette fièvre hémorragique avec 118 décès de cas confirmés. Dans la région, les zones de santé de Katwa et Butembo sont actuellement considérées comme “les principaux foyers de l’épidémie” d’Ebola, avec 92 nouveaux cas confirmés d’Ebola enregistrés en 21 jours, dont 58 (63%) à Katwa et 16 (17%) à Butembo, selon le ministère. Depuis la déclaration de l‘épidémie le 1er août 2018, “le cumul des cas est de 859, dont 794 confirmés et 65 probables. Au total, il y a eu 536 décès (471 confirmés et 65 probables)”, notent les autorités sanitaires. “Depuis le début de la vaccination le 8 août 2018, 82.583 personnes ont été vaccinées, dont 21.184 à Katwa, 20.563 à Beni, 10.010 à Butembo”, indique le ministère de la Santé. >>> LIRE AUSSI : Ebola en RDC : épidémie actuellement maîtrisée à Beni AFPSat, 23 Feb 2019 14:20:06 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2019/02/23/rdc-un-nouveau-cas-d-ebola-confirme-a-beni-apres-23-jours/Égypte : deux moines condamnés à mort pour le meurtre d'un évêquehttp://fr.africanews.com/2019/02/23/egypte-deux-moines-condamnes-a-mort-pour-le-meurtre-d-un-eveque/La justice égyptienne a condamné à mort samedi deux moines coptes orthodoxes accusés du meurtre d’un évêque, une affaire qui avait défrayé la chronique et secoué cette importante communauté chrétienne à l‘été 2018, a indiqué une source judiciaire. L‘évêque Epiphanius, 68 ans, dirigeait le monastère Saint-Macaire de Scété, à Wadi el-Natroun, au nord-ouest du Caire. Son corps avait été retrouvé fin juillet dans un couloir du monastère avec des blessures à la tête, selon l’Eglise. Le parquet avait accusé les moines Isaïe al-Makari et Philotheos al-Makari de s‘être mis d’accord pour tuer l‘évêque Epiphanius après des “différends” non spécifiés. “Les dossiers des deux accusés du meurtre de l‘évêque Epiphanius ont été transmis au mufti afin d’obtenir son avis sur leur exécution”, a indiqué la source judiciaire. La loi égyptienne impose aux juges de recueillir l’avis non contraignant du grand mufti d’Egypte, une haute autorité religieuse qui confirme presque systématiquement les condamnations à mort. D’abord l’avis non contraignant du mufti Les juges devraient annoncer leur décision finale le 24 avril, après avoir reçu l’avis du mufti. Les deux accusés pourront alors faire appel de cette condamnation. Isaïe al-Makari, de son nom civil Waël al-Saad, avait avoué avoir commis le meurtre en raison de “désaccords”, selon le procureur. Il a été rapidement défroqué après la découverte du corps. Cette affaire avait placé sous les feux des projecteurs un clergé très discret, provoquant l‘émoi au sein de la communauté chrétienne la plus importante du Moyen-Orient. Les Coptes sont estimés à environ 10% des quelque 100 millions d’Egyptiens. Faiblement représentés au sein des grandes institutions publiques, ils sont également la cible de violences d’extrémistes, notamment du groupe Etat islamique. >>> LIRE AUSSI : Égypte : le président Sissi inaugure la plus grande cathédrale du Moyen-Orient >>> LIRE AUSSI : Egypte : les coptes enterrent leurs morts >>> LIRE AUSSI : Egypte : 7 morts dans une attaque contre un bus de fidèles coptes AFPSat, 23 Feb 2019 12:55:23 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2019/02/23/egypte-deux-moines-condamnes-a-mort-pour-le-meurtre-d-un-eveque/RDC : une photo qui pourrait faire débathttp://fr.africanews.com/2019/02/23/rdc-une-photo-qui-pourrait-faire-debat/Il s’agit d’une photo postée sur Twitter par le mouvement citoyen Lutte pour le changement (LUCHA). #Tanganyika pic.twitter.com/eC54RQAlz7— LUCHA (@luchaRDC) 23 février 2019 La photographie montre une affiche de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) quelque part dans la province du Tanganyika à l’est de la RDC. Ici, le parti affiche clairement son soutien à Zoé Kabila aux élections sénatoriales du 6 mars prochain. Zoé Kabila est natif et député de Manono dans le Tanganyika. Il est le frère de l’ancien président de Joseph Kabila et membre de l’ancienne majorité présidentielle. Si cette affiche est imputable à une branche locale de l’UDPS, elle intervient au moment où des observateurs s’interrogent sur la nature des relations entre l’ancien et le nouveau régimes en RDC. Et nombreux sont ceux qui estiment que Félix Tshisekedi aurait passé un accord ou des accords avec son prédécesseur. Et qu’en dira l’actuel parti au pouvoir ? Difficile de savoir. Une chose est néanmoins sûre : les langues ne devraient pas tarder à se délier. >>> LIRE AUSSI : RDC : des tractations politiques avant l’investiture de Tshisekedi ?Sat, 23 Feb 2019 12:21:57 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2019/02/23/rdc-une-photo-qui-pourrait-faire-debat/Nigeria-Élections : le vote des deux favorishttp://fr.africanews.com/2019/02/23/nigeria-elections-le-vote-des-deux-favoris/Les bureaux de vote ont ouvert au Nigeria, après un report inopiné d’une semaine, pour accueillir quelque 72,8 millions d‘électeurs qui choisiront leur président au cours d’un scrutin serré entre les deux favoris, le sortant Muhammadu Buhari et l’opposant Atiku Abubakar. Le président sortant Muhammadu Buhari a été un des premiers électeurs, en votant dans sa ville natale de Daura. C’est ma circonscription, je suis heureux que les gens soient déjà alignés et qu’en même temps, le vote puisse continuer. Les Nigérians comprennent qu’ils doivent croire en eux-mêmes. Je vais me féliciter, je vais être le gagnant a déclaré Muhammadu Buhari. Le principal candidat de l’opposition nigériane, Atiku Abubakar, à de son coté voté dans un bureau de vote à Yola dans l’est du pays. Il est le principal rival du président sortant Muhammadu Buhari, qui se présente pour un second mandat. I just cast my vote at Ajiya Ward in Yola, Adamawa State. Go out and cast your vote too if you have not done so yet. -AA #NigeriaDecides2019 pic.twitter.com/TXE9oi6XU3— Atiku Abubakar (@atiku) February 23, 2019 Les bureaux fermeront leurs portes à 17 heures heures locale. Aucune date n’a été donnée pour les résultats mais ils sont annoncés en général dans les 48 heures suivant le scrutin.Sat, 23 Feb 2019 11:18:47 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2019/02/23/nigeria-elections-le-vote-des-deux-favoris/Algérie : 41 arrestations lors des manifestations vendredi (police)http://fr.africanews.com/2019/02/23/algerie-41-arrestations-lors-des-manifestations-vendredi-police/Un total de 41 personnes ont été arrêtées vendredi en Algérie, lors de manifestations contre un 5e mandat du président Abdelaziz Bouteflika, a annoncé la police algérienne, au lendemain de rassemblements ayant fortement mobilisé à travers le pays. Ces 41 personnes ont été interpellées “pour troubles à l’ordre public, actes de vandalisme, dégradation des biens, violence et voies de fait”, selon un communiqué de la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN) qui chapeaute les différents services de la police algérienne. A l’exception des quelques affrontements à Alger —jets de pierre contre gaz lacrymogène—, aucun incident notable n’a été signalé durant cette journée de manifestations. Le faible nombre d’arrestations, au regard de la mobilisation, semble confirmer que la police a largement toléré les marches, notamment dans la capitale, où elles sont strictement interdites depuis 2001 et où des milliers de personnes ont défilé. La police n’a communiqué aucun chiffre sur la mobilisation, mais une source au sein des services algériens de sécurité a indiqué à l’AFP, sous le couvert de l’anonymat, que quelque 20.000 manifestants avaient été recensés sur l’ensemble du territoire national, dont plus de 5.000 à Alger et 4.000 à Béjaïa (environ 200 km à l’est de la capitale). Aucun blessé signalé Selon cette source, sur les 41 personnes interpellées, 38 l’ont été à Alger, où quelques heurts ont eu lieu entre la police et des manifestants qui tentaient de rejoindre la présidence de la République. Aucun blessé n’a été signalé au sein des forces de l’ordre ou du côté des manifestants, a précisé cette source. Au pouvoir depuis 1999, M. Bouteflika, 81 ans, a mis fin le 10 février à des mois d’interrogations sur ses intentions, en annonçant à la Nation qu’il briguerait un 5e mandat lors de la présidentielle du 18 avril. De nombreux appels à manifester ce vendredi contre la candidature et la victoire annoncée de M. Bouteflika avaient éclos ces derniers jours sur les réseaux sociaux, sur des pages dédiées, sans que le mouvement n’apparaisse pour l’heure structuré. Victime en 2013 d’un accident vasculaire cérébral (AVC) qui l’a depuis cloué dans un fauteuil roulant, n’apparaît plus que rarement en public. >>> LIRE AUSSI : Heurts à Alger entre policiers et manifestants tentant de rejoindre la présidence >>> LIRE AUSSI : Algérie : début de rassemblements contre le 5e mandat du président Bouteflika >>> LIRE AUSSI : Algérie : le président Bouteflika à Genève pour des tests médicaux AFPSat, 23 Feb 2019 10:52:53 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2019/02/23/algerie-41-arrestations-lors-des-manifestations-vendredi-police/Arrêt sur images du 22 février 2019http://fr.africanews.com/2019/02/23/arret-sur-images-du-22-fevrier-2019/Africanews s’arrête sur les images les plus marquantes de l’actualité de la journée.Sat, 23 Feb 2019 09:00:00 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2019/02/23/arret-sur-images-du-22-fevrier-2019/Nigeria : tirs de roquette sur Maiduguri avant les élections, un soldat tuéhttp://fr.africanews.com/2019/02/23/nigeria-tirs-de-roquette-sur-maiduguri-avant-les-elections-un-soldat-tue/Au moins 13 tirs de roquette ont été entendus tôt samedi dans la ville de Maiduguri, dans le nord-est du Nigeria, peu avant l’ouverture des bureaux de vote pour les élections présidentielle et législatives, tuant un soldat et faisant une vingtaine de blessés, ont rapporté à l’AFP des sources sécuritaires. “Les terroristes de Boko Haram ont tenté d’entrer dans la ville, mais ils ont été repoussés”, a expliqué un membre des milices qui combattent les insurgés aux côtés de l’armée. “En fuyant, ils ont tiré des roquettes sur la ville”.  “Nous avons reçu des informations confirmant des explosions au mortier dans plusieurs endroits de la ville, dont une a été tirée sur la 7e division de l’armée”, a rapporté une autre source sécuritaire sous couvert d’anonymat. “Un soldat a été tué et 20 blessés”.   De son côté le chef de la police locale, Damian Chukwu, a affirmé qu’il n’y “avait pas eu d’attaque” sur Maiduguri. “Les tirs n‘étaient pas dirigés contre les civils et ont été effectués par mesure de sécurité”, a-t-il insisté dans un communiqué. “J’appelle tous les électeurs à se rendre aux urnes et d’aller voter en masse pour le candidat de leur choix”, a-t-il ajouté. Le vote a débuté à 07H00 GMT, après un report d’une semaine au dernier moment samedi dernier pour des raisons logistiques et des craintes pour la sécurité. Hier alliés, Atiku Abubakar et Muhammadu Buhari s’affrontent dans les urnes Le président sortant Muhammadu Buhari du Congrès des progressistes (APC) est en lice pour un second mandat, face à son principal rival du Parti populaire démocratique (PDP), Atiku Abubakar. Un résident de Gomari, un faubourg de Maiduguri, a déclaré “avoir entendu plusieurs explosions provenant de la zone de Bulumkutu ce matin, mais ce qui se passe n’est pas clair”. Il a ajouté que la veille au soir “des hommes armés ont pénétré dans la maison d’un homme à Gomari et l’ont tué, sans que l’on en connaisse la raison”. Deux autres habitants ont fait des déclarations identiques.   Dans la soirée de vendredi, Boko Haram a attaqué le village de Zabarmari, à une dizaine de kilomètres de Maiduguri, forçant des habitants à fuir vers la ville. L’Etat du Borno, cible des attaques de Boko Haram depuis près de 10 ans, est un bastion électoral pour le président Muhammadu Buhari, élu en 2015 sur la promesse de mettre fin à l’insurrection jihadiste.  AFPSat, 23 Feb 2019 07:00:00 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2019/02/23/nigeria-tirs-de-roquette-sur-maiduguri-avant-les-elections-un-soldat-tue/Donald Trump demande à l'UE de rapatrier ses djihadistes [International Edition]http://fr.africanews.com/2019/02/22/donald-trump-demande-a-l-ue-de-rapatrier-ses-djihadistes-international-edition/Heureuse de vous retrouver pour cet autre numéro d’International Edition. Le Vatican en guerre contre la pédophilie. L‘Église catholique a tenu cette semaine la première réunion mondiale suite aux scandales répétés d’abus sexuels commis par des prêtres. Autre titre, les pays européens répondent à Donald Trump. Le président américain à demander à L’UE de rapatrier ses djihadistes de la Syrie. L‘Église catholique a tenu cette semaine la première réunion mondiale suite aux scandales répétés d’abus sexuels commis par des prêtres. @ruth_lagoFri, 22 Feb 2019 19:30:00 +0000editorial@africanews.com (Ruth LAGO)http://fr.africanews.com/2019/02/22/donald-trump-demande-a-l-ue-de-rapatrier-ses-djihadistes-international-edition/Heurts à Alger entre policiers et manifestants tentant de rejoindre la présidencehttp://fr.africanews.com/2019/02/22/heurts-a-alger-entre-policiers-et-manifestants-tentant-de-rejoindre-la/Des heurts ont éclaté vendredi à Alger entre la police et des centaines de manifestants se dirigeant vers la présidence de la République et contraints de refluer, a constaté une journaliste de l’AFP. Repoussés une première fois par des tirs de gaz lacrymogènes, les manifestants, bloqués par un cordon de police interdisant l’accès aux rues menant à la présidence, ont répliqué par des jets de pierre et de projectiles divers contre les policiers. La police a chargé et réussi à repousser plus loin les manifestants dont certains continuaient de jeter des pierres en direction des forces de sécurité, selon cette journaliste. Quelques manifestants ont été interpellés. Plus tôt vendredi après-midi, des centaines de personnes ont défilé dans le centre d’Alger où toute manifestation est officiellement interdite depuis 2001 et où la police intervient généralement immédiatement pour empêcher la moindre tentative de rassemblement. Plusieurs cortèges se sont formés à partir de différents points de la ville, à l’issue de la grande prière hebdomadaire musulmane, répondant à des appels en ce sens lancés ces derniers jours sur les réseaux sociaux. “Pas de 5e mandat”, “Ni Bouteflika, ni Saïd” “Pas de 5e mandat”, “Ni Bouteflika, ni Saïd” (frère du chef de l’Etat, souvent perçu comme son successeur potentiel), ont scandé les manifestants, jeunes pour la plupart. Sur la place de la Grande-Poste, en plein centre d’Alger, des manifestants ont escaladé la façade du siège du Rassemblement national démocratique (RND), parti du Premier ministre Ahmed Ouyahia, et en ont décroché, sous les hourras, un grand portrait du président Abdelaziz Bouteflika. La photo a été lacérée et piétinée une fois à terre, ont constaté des journalistes de l’AFP, sans que la police, déployée en nombre, n’intervienne. D’autres manifestations, d’ampleurs variables, ont également eu lieu dans plusieurs autres villes d’Algérie contre un 5e mandat brigué par le chef de l’Etat de 81 ans, au pouvoir depuis 1999. >>> LIRE AUSSI : Algérie : début de rassemblements contre le 5e mandat du président Bouteflika >>> LIRE AUSSI : Algérie : le président Bouteflika à Genève pour des tests médicaux >>> LIRE AUSSI : Présidentielle en Algérie : le FLN désigne Bouteflika candidat pour un 5e mandat AFPFri, 22 Feb 2019 18:11:11 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2019/02/22/heurts-a-alger-entre-policiers-et-manifestants-tentant-de-rejoindre-la/La RDC et la Belgique d'accord pour la réouverture de la Maison Schengenhttp://fr.africanews.com/2019/02/22/la-rdc-et-la-belgique-d-accord-pour-la-reouverture-de-la-maison-schengen/La République démocratique du Congo et la Belgique ont convenu vendredi à Kinshasa de rouvrir d’ici une dizaine de jours et sous une autre appellation la Maison Schengen qui traitait des demandes de visas pour l’Union européenne (UE) et fermée depuis plus d’année en raison d’une brouille, selon la copie d’accord parvenue à l’AFP. Un diplomate européen et un responsable de l’ancienne Maison Schengen de Kinshasa ont confirmé l’authenticité de ce document qui détermine les obligations des parties. “La Maison Schengen rouvrira sous un autre label, défini après consultation des partenaires de l’espace Schengen”, lit-on dans le document intitulé “Accord visant la réouverture de la Maison Schengen”. L’accord prévoit l’institution d’“un comité de pilotage regroupant les ambassades sises à Kinshasa et qui participent au dispositif commun de délivrance des visas Schengen”.  La RDC “s’engage à rétablir l’immunité diplomatique sur le bâtiment dédié aux activités de la Maison Schengen”, sorte de consulat de l’UE géré par la Belgique pour traiter les demandes de visas au nom de 17 pays européens et la Norvège. Reprise imminente des activités consulaires Selon cet accord, “la partie belge s’engage à la reprise des activités consulaires relatives à la réception des demandes de visas Schengen endéans les dix jours ouvrables”. Autre signe de normalisation, la levée de la mesure de réduction des fréquences des vols de la compagnie aérienne belge SN Brussels qui étaient passés de 7 à 4. Désormais, la fréquence est d’un vol par jour, selon une lettre de l’autorité de l’aviation civile consultée par l’AFP. Les autorités congolaises avaient fermé fin janvier 2018 la Maison Schengen comme mesure de rétorsion contre la Belgique qui avait suspendu sa coopération avec le gouvernement congolais. Kinshasa réagissait à la suspension de l’aide publique bilatérale décidée par Bruxelles pour protester contre la répression de marches demandant le départ de l’ex-président Joseph Kabila resté au pouvoir au-delà du terme de son mandat. Ces marches ont fait une quinzaine de morts. La réouverture de la Maison Schengen est une promesse de campagne de l’opposant Félix Tshisekedi, vainqueur de la présidentielle du 30 décembre dans cette ancienne colonie belge. >>> LIRE AUSSI : Qui mène la danse entre la RDC et l’Occident ? >>> LIRE AUSSI : RDC : facilité de visas pour les étrangers d’origine congolaise >>> LIRE AUSSI : RDC : Tshisekedi souhaite la levée des sanctions de l’UE visant des pro-Kabila AFPFri, 22 Feb 2019 17:28:54 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2019/02/22/la-rdc-et-la-belgique-d-accord-pour-la-reouverture-de-la-maison-schengen/Nigeria - vote : les attentes des pays voisinshttp://fr.africanews.com/2019/02/22/nigeria-vote-les-attentes-des-pays-voisins/La présidentielle, les législatives et les sénatoriales du Nigeria de ce samedi, seront aussi suivies avec attention dans les pays voisins du fait des défis sécuritaires… Pour le professeur Saibou Issa de l’université de Maroua (extrême – nord Cameroun) et expert en sécurité, le renforcement de la coopération sécuritaire est au centre des préoccupations des pays voisins. “ (...) Que ce soit Buhari, Atiku ou quelqu’un d’autre, la première des attentes explique l’universitaire, de mon point de vue, serait à défaut de renforcer cette implication du Nigeria dans la lutte contre Boko Haram dans cette dimension régionale, on s’attendrait à ce qu’au moins les efforts qui sont déployés en ce moment se poursuivent.” Les zones frontalières du Nigeria, souffrent particulièrement de l’insécurité engendrée par la situation socio-politique au Nigeria. “ (...) L’extrême nord du Cameroun, région de Diffa ainsi que le nord du Tchad, en particulier la zone du lac, zone du Hadjer-Lanis, la zone de Bol sont particulièrement tributaires des échanges économiques, en particulier des échanges commerciaux avec le Nigeria (...) “.Fri, 22 Feb 2019 17:22:00 +0000editorial@africanews.com (Jean David MIHAMLE)http://fr.africanews.com/2019/02/22/nigeria-vote-les-attentes-des-pays-voisins/RDC : Katumbi prendra-t-il des distances vis-à-vis de Fayulu ?http://fr.africanews.com/2019/02/22/rdc-katumbi-prendra-t-il-des-distances-vis-a-vis-de-fayulu/Pendant que Martin Fayulu parcourt toute la RDC pour mener sa « résistance pacifique » et « réclamer la vérité des urnes », Moïse Katumbi qui l’a soutenu pendant la présidentielle du 30 décembre semble discret. Comme Jean-Pierre Bemba, Moïse Katumbi s‘était engagé à intégrer la coalition Lamuka (réveille-toi en lingala) pour soutenir Martin Fayulu lors des élections générales dont la présidentielle remportée selon la commission électorale (CENI) et la cour constitutionnelle par Félix Tshisekedi avec 38 % des voix au détriment de Martin Fayulu avec 34 % des suffrages. Verdict jusqu’ici contesté par Fayulu qui s’est toujours autoproclamé « seul président légitime » de RDC pour avoir obtenu selon lui 60 % des voix. Mais alors que Fayulu multiplie des meetings et des conférences de presse pour mener sa « résistance pacifique », Jean-Pierre Bemba et Moïse Katumbi se montrent jusqu’ici discrets. >>> LIRE AUSSI : RDC : Fayulu appelle à la ‘résistance pacifique’ Si la discrétion de Bemba n’est pas beaucoup commentée, le mutisme de Katumbi semble avoir laissé libre à une sorte de confusion au sein du mouvement « Ensemble pour le changement » et du G7, un groupe de 7 partis soutenant l’ancien gouverneur de la province du Katanga. Une situation dont le mouvement se dit conscient. « L’ambiance politique postélectorale demeurant préoccupante dans notre pays, certains membres d’Ensemble ont été amenés à affirmer des positions strictement personnelles, qui n’engagent pas la coalition », indique un communiqué rendu public récemment par Pierre Lumbi, membre du groupement de Katumbi et ancien directeur de campagne de Fayulu. En effet, des cadres dont Delly Sesanga et Claudel Lubaya sont de plus en plus cités dans un processus de rapprochement avec la coalition Cap pour le changement (CACH) du nouveau président, Félix Tshisekedi. >>> LIRE AUSSI : RDC : des tractations politiques avant l’investiture de Tshisekedi ? Une réunion pour « clarifier » la position Pendant ce temps, un autre groupe de « katumbistes » porté par Olivier Kamitatu dit rester fidèle au « président légitime » Martin Fayulu pour continuer « une résistance pacifique » à Félix Tshisekedi. Des médias congolais parlent même d’une certaine passe d’armes au sein d’Ensemble pour le changement. Pour le mouvement de Katumbi, il est temps de « clarifier » la position. « Respectant la liberté d’expression des uns et des autres, Ensemble pour le Changement, coalition dirigée par le Président Moïse Katumbi Chapwe, membre de la coalition Lamuka, informe l’opinion publique congolaise qu’elle tiendra, ce dimanche 24 février 2019, un point de presse pour clarifier sa position au regard de la crise postélectorale qui menace la stabilité et la paix en République démocratique du Congo », peut-on lire dans le communiqué de Pierre Lumbi. S’il est difficile de prédire la direction qu’indiquera Moïse Katumbi, certains de ses camarades suggèrent cependant qu’il faut une refonte de Lamuka sur la base d’un nouveau contrat. « Si Lamuka veut continuer le combat sous la forme d’une opposition permanente, il faut un autre accord », déclarait le 20 février Christophe Lutundula président du G7 dans le Katanga. « Moise Katumbi n’est pas et ne sera jamais l’ennemi de Fatshi », a-t-il poursuivi. « Lamuka n’existe plus après l‘élection présidentielle. Il faut évaluer les choses et voir s’il faut travailler avec Félix ou faire une opposition républicaine », renchérit pour sa part, José Endundo, un autre responsable du G7. La réunion du dimanche 24 février s’annonce donc fort déterminante quant à l’avenir non seulement d’Ensemble pour le changement, mais aussi celui de Lamuka. >>> LIRE AUSSI : RDC : quel avenir pour Martin Fayulu ?Fri, 22 Feb 2019 17:09:37 +0000editorial@africanews.com (John Ndinga Ngoma)http://fr.africanews.com/2019/02/22/rdc-katumbi-prendra-t-il-des-distances-vis-a-vis-de-fayulu/[Analyse] Défis et enjeux de la présidentielle au Nigeria avec nos expertshttp://fr.africanews.com/2019/02/22/les-nigerians-aux-urnes/Avec près de 190 millions d’habitants, le pays se choisit ce samedi un président pour les quatre prochaines années. 84 millions d‘électeurs voteront pour départager plus de 70 candidats. La deuxième économie d’Afrique fait face à un grand défi, celui d’organiser un scrutin apaisé quand on sait que les violences électorales souvent alimentées par des tensions ethniques, identitaires et religieuses sont courantes. Ce scrutin initialement prévu le 16 février avait été reporté d’une semaine par la commission électorale.Fri, 22 Feb 2019 16:50:00 +0000editorial@africanews.com (Ruth LAGO)http://fr.africanews.com/2019/02/22/les-nigerians-aux-urnes/Inspire Middle East : vestiges antiques et musique en Arabie Saouditehttp://fr.africanews.com/2019/02/22/inspire-middle-east-vestiges-antiques-et-musique-en-arabie-saoudite/Au programme de ce nouvel épisode, le premier en Arabie Saoudite : Nous partons à la découverte du site historique saoudien d’Al-Ula, dans la province de Médine. Petite révolution dans le royaume : pour la première fois depuis presque 40 ans, des concerts sont de nouveau organisés. Nous nous rendons au Festival Tantora, pour rencontrer la légende de la musique grecque, Yanni. En Tunisie, nous explorons une grotte immense transformée en galerie d’art, dans la ville berbère de Dahmani. Un trésor nabatéen peu connu Sous le désert de sable saoudien se cache une cité antique, enfouie durant des siècles. Madain Saleh, aussi appelé Al Hijr, est un ancien royaume perdu, situé à une vingtaine de kilomètres du site historique d’Al UIa, au nord-est de la ville de Médine. Beaucoup ont déjà entendu parler de la capitale nabatéenne Petra en Jordanie, mais peu connaissent la deuxième ville de ce royaume antique, inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2008. Ce site était autrefois une métropole prospère. Aujourd’hui, on y trouve des tombes et des ruines encore bien conservées. Bâtie sur la route de l’encens, la ville faisait partie d’un vaste empire commercial. Mais on trouve également dans la région des traces de civilisations plus anciennes, telles que les Minéens du Yémen, et les Lihyanites d’Arabie. Des inscriptions sur la montagne Ikmah révèlent les noms et les lois de ceux qui les ont sculptées, il y a 2000 ans de cela. “Il s’agit d’un véritable trésor pour l’Arabie Saoudite d’hier et d’aujourd’hui. Le royaume cherche à en faire un élément essentiel de son futur, dans le cadre du plan de développement « Vision 2030 »”, explique notre reporter, Daleen Hassan. Avec ce plan de développement, le royaume saoudien entend réduire sa dépendance au pétrole, et cherche ainsi à transformer son économie en développant les services publics et le tourisme. Nous avons rencontré le directeur de la commission royale d’Al-Ula, Amer Madani, qui essaye de redonner vie à cette histoire longtemps oubliée. Nous avons visité de nombreux sites antiques, et notamment la montagne d’Al Akrah, où les premiers musulmans bivouaquaient, avant de se rendre à La Mecque. « Ces inscriptions sont les mémoires des voyageurs. Comme des hashtags et des tweets éternels, qui sont parvenus jusqu’à nous », raconte Amer Madani. Le directeur de la commission a détaillé pour nous son projet pour Al-Ula : “La première étape se terminera en 2023. Il y aura des infrastructures importantes pour le tourisme, l’hôtellerie et la culture. Cela comprendra la création de « musées vivants », allant de la galerie, aux illustrations en plein air. Pour que ce soit réussi, nous devons protéger le patrimoine et la nature, car c’est ça qui rend cet endroit si spécial.” Nichée dans cette oasis en plein désert, l’antique cité d’Al-Ula a été construite il y a près de 800 ans. Ses habitants y ont accueilli des voyageurs pendant des siècles. Aujourd’hui, l’objectif est de faire perdurer cette tradition, tout en la modernisant. 300 000 emplois devraient être créés dans les cinq ans à venir. Au cours des 14 prochaines années, le gouvernement prévoit d’augmenter les recettes liées du tourisme à 18% de son PIB. En organisant des événements majeurs sur des sites tels qu’Al-Ula, le royaume espère écrire une nouvelle page de son histoire. Une légende grecque au milieu des ruines saoudiennes C’est au cœur des formations rocheuses époustouflantes d’Al-Ula que s’est déroulé le festival « L’hiver à Tantora », qui a vu la participation d’artistes internationaux. Depuis près de deux ans, l’Arabie Saoudite renoue avec la musique et les arts. Pour le comprendre, il suffit de regarder le Festival Tantora. Population locale et touristes ont pu assister, entre autres, à un festival de montgolfière, à des courses d’endurance équestre ainsi qu‘à une exposition sur l’artiste néerlandais Van Gogh. Mais ce qui a le plus marqué les esprits sont les concerts, autrefois interdits. La chanteuse égyptienne Oum Kalthoum, décédée il y a 44 ans, est apparue sur scène sous forme d’hologramme. Parmi les artistes internationaux présents, le ténor italien Andrea Bocelli, mais aussi le célèbre compositeur et musicien grec Yanni. Artiste le plus vendu dans la catégorie « New Age », il a remporté près de 40 disques d’or et de platine et s’est produit devant plus de 500 millions de personnes. En Arabie Saoudite, Yanni a joué dans une salle sur mesure, qui retraçait ses 35 années de carrière. Nous avons pu le rencontrer, entre deux répétitions. Rebecca McLaughlin-Eastham : Yanni, bienvenue dans Inspire Middle East. Yanni : Merci beaucoup, ça me fait très plaisir d’être ici. Durant vos concerts, vous jouez pendant des heures sans aucune partition musicale. Comment restez-vous concentré? Je n’oublie jamais rien en ce qui concerne la musique. La musique passe par nos oreilles, notre système auditif. L’écrire sur un bout de papier, ce n’est vraiment pas ça, vous savez. La musique vit ici, dans mon esprit et dans mes oreilles. Il vous a fallu près de 30 ans pour comprendre l’origine de votre musique. Pouvez-vous nous expliquer comment marche le processus de création? La créativité c’est un endroit où l’on peut se rendre uniquement si l’on est prêt à renoncer à tout. On ne peut pas saisir la créativité. C’est comme un papillon : si on essaye de l’attraper, on le détruit. Il faut attendre qu’il se pose sur nous. Pour la musique, c’est pareil : il faut qu’elle vienne à nous. Vous êtes un habitué de la région. Vous avez joué au Koweït, en Arabie Saoudite, aux Emirats Arabes Unis, et aussi en Afrique du nord. Qu’est-ce qui vous plaît ici ? Les gens, avant tout. Ils m’ont honoré dans chacun des pays que vous avez cités, dans toutes les villes où je suis allé. C’est incroyable de voir tout l’amour que ces gens me donnent. J’ai entendu dire que vous aviez une surprise pour vos fans saoudiens. De quoi s’agit-il ? C’est une nouvelle chanson qui s’appelle “Quand les rêves deviennent réalité » et ici [à Al-Ula], les rêves prennent vie. J’ai donc pensé que ce serait très approprié d’y jouer cette chanson pour la première fois. Vous aimez jouer dans les lieux historiques. L’Acropole d’Athènes, la Cité interdite en Chine, ou encore le Taj Mahal … Ces lieux influencent-ils votre spectacle ? Cela change tout. Quand le public est assis là, et qu’il regarde cette magnificence derrière nous, comment voudriez-vous remplacer cela ? Avant même que je monte sur scène, les spectateurs sont dans un état d’esprit particulier, l’émotion est déjà là. Tout ce que je dois faire, c’est amplifier ce qu’ils ressentent, grâce à ma musique et mes mots. Vos fans sont très importants pour vous, mais vous ne vous souciez pas du succès commercial, vous ne sortez par de singles par exemple. Est-ce important pour vous de constituer un socle de fans plus jeunes ? Ça a été comme ça tout au long de ma carrière. J’ai toujours joué et enregistré la musique qui me plaît, indépendamment de ce qui est à la mode, de ce qui est cool ou non. Tout cela ne veut rien dire pour moi. Je dois rester vrai et je n’écris que ce que j’aime. Vous n’aimez pas être classé dans la catégorie « New Age », ce que font de nombreux médias. Pourquoi ? C’est une catégorie qui ne veut rien dire. Ça signifie quoi « New age » ? Ils ne savent pas quoi faire des gens comme moi, car ma musique ne rentre dans aucune case. Elle est influencée par le Rock’n’roll, le jazz, la musique classique, la musique moyen-orientale, la musique asiatique, la musique du monde entier. Mes musiciens aussi viennent de partout dans le monde. Ils ne savent pas quoi faire de nous alors ils disent « New Age, ça sonne bien, on va tous les mettre là ». Yanni, ça a été un plaisir, merci beaucoup. Pour moi aussi, merci beaucoup. En Tunisie, une grotte transformée en galerie et en résidence d’artistes A une heure de Tunis, se trouvent les ruines d’Althiburos, qui surplombent la ville de Dahmani. Toutefois, les touristes qui se rendent dans cette ancienne cité berbère viennent découvrir un autre trésor. Une grotte naturelle a été transformée en véritable galerie d’art. De nombreuses œuvres, peintures et installations, sont suspendues aux murs. Selon la Commission régionale du tourisme, près de 5000 personnes visitent ce lieu chaque année. C’est en 1993 que l’histoire commence. Le peintre Ammar Belghith décide de transformer cette grotte de 30 mètres de profondeur en un lieu culturel, en utilisant ses fonds propres. “Je voulais protéger mes confrères et consœurs artistes, explique le peintre . Cette grotte est un refuge, un abris pour les protéger de l’extinction. C’est une expression ironique, mais il y a une part de vérité. » Principalement Tunisiens, les visiteurs viennent pour découvrir ce musée unique, mais aussi pour voir un puits célèbre. Selon la légende, c’est là que s’est déroulée l’histoire de Maysar et Marconda, une version tunisienne de la pièce de Shakespeare, Romeo et Juliette Cette histoire d’amour tragique est bien connue dans la communauté berbère. Farouk Bahri, un jeune écrivain, a décidé d’écrire un roman, pour l’immortaliser. “J’étais venu ici un weekend, et je suis tombé amoureux de cet endroit et de son atmosphère, raconte-t-il. Donc pendant 4 ans, j’ai passé la plupart de mes weekends ici, avec Ammar, et j’ai travaillé pendant des heures. » Ammar Belghith travaille également avec des acteurs, comme Saber, un artiste de la région. Les deux hommes préparent une pièce de théâtre et un court-métrage, sur Marconda et Maysar. Ils espèrent que le film sera prêt pour la 5ème édition du Sicca Jazz Festival, en juin 2019 Avec ce collectif d’artistes, Ammar espère construire un endroit idéal pour l’expression créative à Dahmani. Un lieu où les acteurs et les peintres pourraient créer des œuvres et des projets interactifs, pour un jour exposer leurs créations dans le monde entier.Fri, 22 Feb 2019 15:09:32 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2019/02/22/inspire-middle-east-vestiges-antiques-et-musique-en-arabie-saoudite/Liverpool : cambriolage au domicile du footballeur sénégalais Sadio Manéhttp://fr.africanews.com/2019/02/22/liverpool-cambriolage-au-domicile-du-footballeur-senegalais-sadio-mane/L’attaquant international sénégalais de Liverpool, Sadio Mané, a été cambriolé alors qu’il jouait en huitièmes de finale de la Ligue des champions contre le Bayern Munich (0-0). Des objets tels que des montres, des téléphones portables et des clés de voiture ont été volés. L’incident s’est produit chez Mane à Allerton, au sud de Liverpool, entre 18 h 00 et 23 h 45 GMT, alors que le joueur de 26 ans était à Anfield. Personne n‘était dans la propriété à ce moment-là. Des examens médico-légaux sont en cours et une enquête policière est en cours. Un gang serait d’abord introduit chez lui par effraction avant d’enfoncer une porte-Patio à l’adresse voisine de son coéquipier Dejan Lovren. Le gang a pris la fuite dès que la femme de ce dernier s’est mise par crier pour alerter la police. Déjà en novembre 2017, l’international Sénégalais Mane avait été cambriolé alors qu’il était à Anfield pour un match de Ligue des champions contre Maribor.Fri, 22 Feb 2019 13:00:00 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2019/02/22/liverpool-cambriolage-au-domicile-du-footballeur-senegalais-sadio-mane/Algérie : début de rassemblements contre le 5e mandat du président Bouteflikahttp://fr.africanews.com/2019/02/22/algerie-debut-de-rassemblements-contre-le-5e-mandat-du-president-bouteflika/Quelques centaines de personnes se sont rassemblées vendredi matin à Annaba, à environ 400 km à l’est d’Alger pour protester contre le 5e mandat que brigue le président algérien Abdelaziz Bouteflika le 18 avril, a indiqué un participant à l’AFP. Plusieurs appels à manifester ce vendredi —notamment après la grande prière hebdomadaire musulmane de la mi-journée— contre ce 5e mandat ont été lancés sur les réseaux sociaux, sans que le mouvement apparaisse pour l’heure très structuré. Plusieurs rassemblements, d’ampleurs diverses ont déjà été signalés dans plusieurs localités algériennes au cours du week-end dernier et dans la semaine écoulée. À Annaba, les manifestants se sont rassemblés dans le centre-ville dès le milieu de la matinée, selon ce participant, qui n’a pas fait état d’incident. “Non au 5e mandat!” ont scandé les manifestants. “Dégage Bouteflika” ou “je suis Algérien et je suis contre le 5e mandat”, pouvait-on lire sur des pancartes, certaines arborant un 5 barré. A Alger, où tout était calme comme tous les vendredi matin, jour de week-end, une dizaine de personnes ont été interpellées alors qu’elles tentaient de se rassembler dans le centre de la capitale, a constaté un photographe de l’AFP. Plusieurs cars de police étaient déployés dans le centre-ville et un hélicoptère survolait, depuis le début de la matinée, la capitale où toute manifestation est interdite depuis 2001. Quelques autres rassemblements de moindre importance et d’ampleurs variées, ont été signalés par des sites algériens d’information, dans quelques autres localités l’Algérie. Les autorités algériennes ont mis en garde ces derniers jours les “fauteurs de trouble”. Au pouvoir depuis 1999, M. Bouteflika a annoncé début février qu’il briguerait un 5e mandat lors de la présidentielle prévue le 18 avril en Algérie. Constamment réélu depuis 2004 avec plus de 80% des voix au 1er tour, M. Bouteflika est affaibli par les séquelles d’un AVC dont il a été victime en 2013 et qui l’a cloué dans un fauteuil roulant. >>> LIRE AUSSI : Algérie : l’opposition cherche candidat unique >>> LIRE AUSSI : Bouteflika, l’homme de paix accusé de s’accrocher au pouvoir >>> LIRE AUSSI : Algérie : le président Bouteflika à Genève pour des tests médicaux AFPFri, 22 Feb 2019 12:42:45 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2019/02/22/algerie-debut-de-rassemblements-contre-le-5e-mandat-du-president-bouteflika/Cinéma : le Fespaco fête son cinquantième anniversaire sous tensionhttp://fr.africanews.com/2019/02/22/cinema-le-fespaco-fete-son-cinquantieme-anniversaire-sous-tension/Le plus grand festival de cinéma africain, le Fespaco de Ouagadougou, célèbre à partir de samedi son cinquantenaire, avec pour thème “la mémoire et l’avenir” du 7e art sur le continent, dans un contexte tendu par la multiplication des attaques jihadistes au Burkina Faso. Quelque 165 films ont été sélectionnés pour cette 26e édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco), dont 20 longs métrages de fiction en compétition pour l’Etalon d’or de Yennenga, la récompense suprême.  Pendant huit jours, du 23 février au 2 mars, le festival présentera aussi courts métrages, documentaires, séries télé, films d’animation, ainsi que des films d’écoles africaines de cinéma, en compétition dans les différentes sections. Parmi les longs métrages en compétition sont attendus notamment le film kényan “Rafiki”, de Wanuri Kahiu, sélectionné à Cannes et un temps interdit de diffusion dans son pays en 2018 parce qu’il raconte un amour lesbien, ainsi que “Desrances”, le nouveau film de la Burkinabè Apolline Traore – remarqué en 2017 pour “Frontières” – sur la crise postélectorale ivoirienne de 2010-11. Outre 4.500 professionnels, les organisateurs attendent 100.000 spectateurs lors des 450 projections prévues dans neuf salles de cinéma de la capitale burkinabè, mais aussi à Bobo Dioulasso et à Ouahigouya, les deux autres principales villes du pays. Pour cette édition du cinquantenaire, le délégué général du Fespaco Adiouma Soma souhaite “revenir aux fondamentaux du festival” avec des projections ambulantes dans les quartiers populaires de Ouagadougou”, afin que le public “puisse suivre le maximum de films, et que les cinéastes puissent véritablement aller à la rencontre de leur public”. Festival sous tension Des rétrospectives des classiques du cinéma africain et des films lauréats de l’Etalon d’Or seront diffusés lors de ces séances ambulantes. Une grande opération de nettoyage des principales avenues de la capitale s’est poursuivie jeudi et le siège du Fespaco grouillait déjà de festivaliers venus chercher leurs accréditations. Depuis sa fondation en 1969, le Fespaco – devenu biennal en 1979 – s’est imposé à la fois comme la principale manifestation internationale pour les professionnels du 7e art africain et de sa diaspora, et comme une grande fête populaire. Mais plus encore qu’en 2017, le festival se tient cette année sous tension, avec la crainte d’une nouvelle attaque jihadiste. Les habitants de Ouagadougou restent marqués par trois attaques en trois ans contre la capitale, de 2016 à 2018, ayant fait au total près de 60 morts. Deux de ces attaques ont visé particulièrement des hôtels et restaurants fréquentés par des Occidentaux.   Contrôles, fouilles,...Près de 2000 agents de l’ordre mobilisés Depuis qu’elles ont débuté il y a quatre ans, les attaques islamistes au Burkina sont d’intensité croissante. Depuis début décembre, une quinzaine ont été perpétrées, visant les régions du nord et de l’est du pays, tuant 80 personnes, civils et membres des forces de l’ordre. Ces dernières semblent impuissantes à enrayer ce déferlement de violences.  Soucieux de rassurer public et professionnels sur la sécurité de la seule manifestation de rayonnement mondial de ce pays sahélien très pauvre, le ministre burkinabè de la Culture, Abdoul Karim Sango, a assuré que “le gouvernement prendra toutes les dispositions” nécessaires. >>> LIRE AUSSI : Burkina : dix morts dans une attaque terroriste dans le Nord Ainsi, 2.000 membres des forces de sécurité ont été mobilisés, a annoncé jeudi le commissaire Joseph Toni, président de la commission sécurité du Fespaco, pour des patrouilles jour et nuit, “la surveillance des hôtels, des lieux de manifestations, des salles de cinéma”, où des “contrôles rigoureux et des fouilles systématiques” seront effectués. >>> LIRE AUSSI : Nord du Burkina Faso : l’armée affirme avoir éliminé 146 terroristes La cérémonie d’ouverture du festival se déroulera au Stade municipal qui compte 25.000 places. Au terme des sept jours de projections, le jury du Fespaco, présidé par l’universitaire et critique de cinéma algérien Ahmed Bedjaoui devra désigner, parmi les 20 longs métrages venant de 16 pays, lequel succédera au palmarès à “Félicité” d’Alain Gomis, primé en 2017. En marge du Fespaco se tiendra le 19e Mica, le Marché international du cinéma et de la télévision africains, une bourse de programmes audiovisuels africains et sur l’Afrique ouverte aux professionnels. >>> LIRE AUSSI : Burkina Faso : la danse pour résister au terrorisme AFPFri, 22 Feb 2019 12:03:51 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2019/02/22/cinema-le-fespaco-fete-son-cinquantieme-anniversaire-sous-tension/Arrêt sur images du 21 février 2019http://fr.africanews.com/2019/02/22/arret-sur-images-du-21-fevrier-2019/Africanews s’arrête sur les images les plus marquantes de l’actualité de la journée.Fri, 22 Feb 2019 10:59:10 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2019/02/22/arret-sur-images-du-21-fevrier-2019/Présidentielle au Sénégal : des candidats face à un panel citoyenhttp://fr.africanews.com/2019/02/22/presidentielle-au-senegal-des-candidats-face-a-un-panel-citoyen/Deux des cinq candidats à la présidentielle sénégalaise, Ousmane Sonko et Madické Niang, ont participé jeudi à un débat public à la Maison de la culture Douta Seck, à Dakar. L’ancien Premier ministre Idrissa Seck et le candidat du Parti de l’Unité et du Rassemblement (PUR), Issa Sall, qui avaient donné leur accord de principe, se sont finalement désistés pour des contraintes d’agenda, selon les organisateurs, le mouvement Y’en a marre.   Le député Ousmane Sonko a ouvert le bal en exprimant son souhait de réconcilier les populations et la politique, avant de développer, au gré des questions, ses thèmes de prédilection: souveraineté économique. “C’est nous qui assurons notre stabilité, ce n’est pas la France. Donc tous ceux qui disent que le franc CFA, patati, patata, c’est des histoires. Et le pire, c’est qu’on nous dit que nous sommes des incompétents.” À déclaré le candidat à la présidence de PASTEF. Madické Niang, ancien ministre des affaires étrangères, a promis la relance de l’agriculture et de l’industrie, la modernisation de la justice, la préférence nationale pour les entreprises et la création d’un “ministère des Affaires religieuses”. Grand absent, le président Macky Sall qui n’avait pas accepté l’invitation de Y’en a marre, encore moins donné suite aux sollicitations d’autres membres de la société civiles qui avaient lancé sur Twitter une pétition pour que soit organisé un débat télévisé jeudi soir, avant-dernier jour de la campagne. Faute de participation de tous les candidats, le Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA) a tranché mardi, en indiquant que l’organisation d’un tel débat à la télévision ou à la radio ne serait pas autorisée. ‘‘À défaut d’avoir un débat radiotélévisé, avoir au moins deux candidats qui acceptent de venir répondre à nos questions est encourageant. Je me contente d‘écouter ceux qui sont venus”, a déclaré à l’AFP Abdoulaye Niang, un orfèvre de 35 ans présent dans les jardins de Douta Seck. Ismaela Diatta, un rappeur de 22 ans, était pour sa part déçu. “Je voulais une confrontation verbale entre les quatre candidats, plus dense et contradictoire, comme cela se fait dans d’autres pays, mais pas un face-à-face froid”, a-t-il expliqué. AFPFri, 22 Feb 2019 10:16:21 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2019/02/22/presidentielle-au-senegal-des-candidats-face-a-un-panel-citoyen/Cameroun : la lionne indomptable Gaelle Enganamouit prépare la relèvehttp://fr.africanews.com/2019/02/22/cameroun-la-lionne-indomptable-gaelle-enganamouit-prepare-la-releve/L’international camerounaise Gaelle Enganamouit vient d’ouvrir la première école de football féminin baptisée “Rails Football Academy”. C’est dans la ville de Yaoundé au Cameroun que la footballeuse professionnelle Gaelle Enganamouit entend donner vie à son projet de faire émerger des futures stars du football. À travers une académie essentiellement dédiée aux filles, la lionne indomptable qui évolue dans la formation d’Avaldsnes IL en Norvège souhaite réaliser un rêve d’enfance. Et surtout permettre aux jeunes filles désireuses d‘évoluer dans cette discipline de le faire dans un cadre qui soit à elles. “Déjà, j’ai ouvert ce centre parce que je n’ai pas eu ça quand j’étais jeune, et il n’y a pas de centre de formation féminin au Cameroun. C’est où j’ai mûri l’idée et j’ai dit pourquoi pas, je peux le faire. J’ai eu l’occasion de fonder l’association les enfants des rails et derrière cela, j’ai dit que je vais mettre sur pied une académie”. L’heure est à la détection des futures championnes. Des séances sont organisées les mercredis et les samedis. Gaëlle ne manque pas de leur rappeler l’importance de l’école. “Surtout, il faut aller aux cours, il ne faut pas dire qu’on ne part pas à l‘école parce qu’on va à l’entraînement. Je suis sure que si le coach constate que vous n‘êtes pas allées au cours, vous n’allez pas vous entraîner. Il faut aller au cours, après les cours vous venez comme on a dit, mercredi à 15 h, moi même je serai là en short”. Les jeunes recrues espèrent quant à elles réaliser une carrière à l’international. “Lorsque que j’ai vu mes grands frères et grandes sœurs jouer, j’ai eu envie de faire comme eux. C’est pour cela que j’ai décidé de me consacrer. Je joue au milieu de terrain. Et mon rêve, c’est d’être comme elle et pourquoi pas au-dessus”, rêve Eboua Mélanie Carole. “J’ai plus aimé la manière dont on valorise les filles au Cameroun dans le football féminin, c’est cela qui m’a poussé à sortir du quartier pour intégrer la formation. La différence avec les garçons, c’est au niveau du physique, car avec eux ça joue un peu plus dur. Pourtant, chez les filles, on peut désormais s’exprimer physiquement et techniquement pour celles qui ont cette technique-là”, lance Etoko Nora Mégane. Les entraînements se déroulent sur un terrain vague dans le quartier qui a vu naître la star des lionnes indomptables. Enganamouit, qui jouera la Coupe du monde en juin en France, souhaite par ailleurs que les pouvoirs publics mettent l’accent dans le développement de ce secteur.Fri, 22 Feb 2019 10:01:56 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2019/02/22/cameroun-la-lionne-indomptable-gaelle-enganamouit-prepare-la-releve/Les chiffres à connaître sur les élections au Nigeriahttp://fr.africanews.com/2019/02/22/les-chiffres-a-connaitre-sur-les-elections-au-nigeria/Au Nigeria, dit l’adage, aucun chiffre n’est sûr à 100%, à l’exception du prix du baril de pétrole. Mais voici ceux qu’il faut connaître avant le scrutin de samedi, où le président sortant, Muhammadu Buhari affrontera l’opposant Atiku Abubakar. 190 millions Le vainqueur de la présidentielle sera à la tête d’un pays de 190 millions d’habitants. Néanmoins, ce n’est qu’une estimation (du Bureau national des statistiques) car le dernier recensement officiel date de 2006.  Une chose est certaine néanmoins, le Nigeria est le pays le plus peuplé d’Afrique, et sa démographie est une des plus rapides. Selon les prévisions de l’ONU, sa population devrait atteindre 410 millions d’ici 2050 et il deviendra le 3e pays le plus peuplé au monde derrière la Chine et l’Inde.   Le nouveau président devra faire face au défi immense de l’emploi des jeunes, sachant que 87 millions de Nigérians vivent sous le seuil de l’extrême pauvreté. C’est le record mondial, devant l’Inde qui enregistre pourtant une population de 1,3 milliard. Selon l’organisation World Poverty Clock, le Nigeria s’enfonce de jour en jour dans l’extrême pauvreté et cette catégorie devrait représenter 45,5% de la population en 2030 (contre 44,1% actuellement), soit 120 millions de personnes.  76 et 72 Ce sont les âges respectifs des deux candidats principaux à la présidence. Muhammadu Buhari, 76 ans, président sortant qui avait déjà gouverné le pays en 1983 pendant les dictatures militaires, a été absent près de 6 mois pendant son premier mandat. Hospitalisé à Londres, il a été accusé de ne pas être en mesure physique et mentale de diriger le pays.  L’opposition affirme d’ailleurs qu’il est bien plus âgé que les 76 ans qu’il prétend avoir. Quant à lui, le jour de ses 75 ans, en 2017, il avait déclaré : “Je croyais que j’avais 74 ans, mais on me dit que j’en ai 75 aujourd’hui”.  De son côté, “Atiku”, tel qu’on l’appelle au Nigeria, a voulu conquérir les électeurs de 18-30 ans, qui représentent plus de la majorité des inscrits. Malgré ses 72 ans, il reste le benjamin des deux candidats et remporte donc le droit d’avoir édité le “premier programme de campagne entièrement écrit en émojis”.   Attention, n’allez pas dire que les septuagénaires sont “des vieux”. La chaîne américaine CNN en a fait les frais, provoquant un déferlement de réactions négatives sur Twitter : “Et Donald Trump, il a quel âge?“ (72 ans).  1 C’est le nombre de fois où l’opposition a remporté un scrutin face au parti en place. Il s’agissait de Muhammadu Buhari, en 2015, en lice pour une réélection. Les élections de 2015, qui se sont déroulées quasiment sans violence, étaient les premières considérées comme “libres et transparentes”, depuis le tournant démocratique de 1999, après des décennies de dictatures militaires et coups d’Etat.  25% de deux-tiers de 37 Casse-tête électoral : le vainqueur doit obtenir, outre la majorité des suffrages exprimés, au moins 25% des voix dans les deux tiers des 36 Etats de la fédération auxquels s’ajoute le territoire de la capitale fédérale, Abuja. Sinon un second tour aura lieu la semaine suivante.  Le calcul, des plus complexes, a surtout le mérite de garantir une certaine homogénéité de soutien des candidats, dans chaque région, dans un pays divisé à part quasi-égale entre chrétiens et musulmans et entre une multitude de groupes ethniques.  1,9% L‘économie du Nigeria a progressé de 1,9% en 2018 selon le Bureau national des statistiques et devrait maintenir son rythme de croisière, avec une augmentation de 2,2% en 2019 selon les estimations de la Banque Mondiale. On est bien loin des croissances à deux chiffres du début des années 2000, lorsque le prix du baril de pétrole dépassait les 100 dollars, mais le géant d’Afrique de l’Ouest reste la plus grande économie du continent devant l’Afrique du Sud (selon le Fonds monétaire international).  Encore une fois, cela fluctue selon les sources et dépend des modes de calcul et des taux de change choisis du naira par rapport au dollar (il en existe plusieurs au Nigeria).  16,3 % Il est également le pays où la croissance du nombre de millionnaires (en dollars) est la plus forte au monde. Selon le cabinet de recherche Wealth-X, leur nombre devrait progresser de 16,3% chaque année jusqu’en 2023.   Ce dernier chiffre est directement lié à celui du nombre de barils de pétrole produits chaque jour dans le pays. Avec quelque 1,8 million baril/jour, le Nigeria est le premier producteur du continent africain, devant l’Angola.  Mais beaucoup mettent en doute ce chiffre, qui pourrait être beaucoup plus élevé, en raison de barils produits et exportés dans des circuits parallèles.  >>> LIRE AUSSI : Nigeria-élections : un peu d’espoir pour les éleveurs et fermiers >>> LIRE AUSSI : Nigeria : 19 Etats sur 36 ont reçu le matériel électoral >>> LIRE AUSSI : Nigeria : vingt ans de système électoral à l’américaine AFPFri, 22 Feb 2019 09:55:36 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2019/02/22/les-chiffres-a-connaitre-sur-les-elections-au-nigeria/Kenya : le tribunal reporte le jugement sur les lois criminalisant l'homosexualitéhttp://fr.africanews.com/2019/02/22/kenya-le-tribunal-reporte-le-jugement-sur-les-lois-criminalisant-l-homosexualite/Le très attendu jugement de la Haute Cour du Kenya sur la constitutionnalité de lois criminalisant l’homosexualité a été reporté au mois de mai, a annoncé vendredi un des juges, évoquant une masse de travail importante. “La pile de dossiers est plus haute que moi”, a justifié Chacha Mwita, un des juges travaillant sur cette affaire, soulignant par ailleurs qu’un de ses collègues est en congé et que les trois juges dans ce dossier ont également été assignés à de nombreuses autres affaires. “Nous prévoyons de nous voir en avril, si tout va bien, afin de voir si nous pouvons parvenir à une décision”, a-t-il ajouté en salle d’audience, avant de fixer la nouvelle date du jugement au 24 mai. La Haute Cour du Kenya a été saisie en 2016 par des organisations de défense des homosexuels, qui demandent que soient abrogées des lois datant de l‘époque coloniale criminalisant l’homosexualité. Une section du code pénal kényan prévoit que quiconque a une “connaissance charnelle… contre l’ordre naturel” peut être emprisonné 14 ans, tandis qu’une autre prévoit cinq ans de prison pour les “pratiques indécentes entre hommes”. Les plaignants estiment que les sections du code pénal sur l’homosexualité sont en directe contradiction avec la constitution adoptée en 2010, qui prévoit l‘égalité des citoyens devant la loi. Des condamnations rares Le Conseil national des droits de l’homme pour les gays et lesbiennes (NGLHRC), un des signataires de l’action en justice, a réagi sur Twitter au report de ce jugement très attendu, assurant que “dire que nous sommes déçu est un euphémisme”. Les défenseurs des droits des homosexuels reconnaissent que les condamnations en vertu de ces lois sont rares, mais ils estiment que ces législations prévoyant de lourdes peines de prison pour des actes sexuels “contre l’ordre naturel” sont anticonstitutionnelles et cautionnent certains actes de persécution contre les LGBT. Le jugement de vendredi s’inscrit par ailleurs dans un contexte africain plus large, l’homosexualité étant encore illégale dans plus de la moitié des pays du continent, et parfois même passible de la peine de mort. En 2015, les lois anti-homosexuels ont été abolies au Mozambique tandis que l’Angola a décriminalisé l’homosexualité en janvier. Au Botswana, une procédure judiciaire contre ce type de loi devrait être entendue en mars. AFPFri, 22 Feb 2019 09:06:00 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2019/02/22/kenya-le-tribunal-reporte-le-jugement-sur-les-lois-criminalisant-l-homosexualite/Nigeria-élections : un peu d'espoir pour les éleveurs et fermiershttp://fr.africanews.com/2019/02/22/nigeria-elections-un-peu-d-espoir-pour-les-eleveurs-et-fermiers/Les élections font naître l’espoir d’un avenir meilleur pour les fermiers et les éleveurs du Nigeria. À Dowaya dans l‘état de l’Adamawa au nord-est du pays, bergers et villageois espèrent qu’après les élections, le gouvernement mettra un terme au conflit ancestral qui a fait des milliers de morts et de nombreux déplacés dans le centre du pays. Les deux parties se blâment mutuellement pour les attaques brutales et répétées dans la région de la ceinture centrale sur des terres et des routes de pâturage. “C’est ce que nous sommes en train de préparer avec tout ce que nous avons pour voter. Voter pour la personne qui va essuyer nos larmes et nous donner la paix parce que voter pour la personne (Atiku) qui va nous apporter la justice et essuyer nos larmes. Si nous lui faisons un rapport, il nous entendra et nous aidera à rentrer chez nous.” Espère Linus Gajere, un chasseur Dasso dont la maison a été incendiée lors d’une attaque de bergers. “Nous sommes tous ensemble, nous sommes tous des êtres humains, nous sommes tous religieux. La raison pour laquelle nous nous battons tous, nous battre comme des chiens, c’est faux automatiquement. S’il vous plaît, nous attirons l’attention du gouvernement sur le fait qu’il doit s’ingérer dans l’affaire (les affrontements entre chasseurs et gardiens de troupeaux) pour que nous puissions nous asseoir pacifiquement.” Renchérit Aliyu Nuhu secrétaire de l’association des éleveurs de Ngurore. Avec 190 millions d’habitants, le Nigeria est le pays d’Afrique le plus peuplé, divisé quasiment à parts égales entre un Nord majoritairement musulman et un Sud essentiellement chrétien. Les régions agricoles des Etats du centre du pays sont un peu plus mixtes que la moyenne, y compris ceux où les violences communautaires ont été terribles. Les fermiers sédentaires étant essentiellement chrétiens et les éleveurs nomades musulmans, le conflit a souvent été exploité à des fins ethniques, religieuses, politiques. Durant ces deux dernières années qui ont connu une flambée de violences, M. Buhari a été accusé de soutenir les éleveurs, des musulmans Fulani comme lui. M. Abubakar est également de cette ethnie, originaire de l’Adamawa. Durant ces deux dernières années qui ont connu une flambée de violences, M. Buhari a été accusé de soutenir les éleveurs, des musulmans Fulani comme lui. M. Abubakar est également de cette ethnie, originaire de l’Adamawa. AFPFri, 22 Feb 2019 08:36:24 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2019/02/22/nigeria-elections-un-peu-d-espoir-pour-les-eleveurs-et-fermiers/Algérie : le président Bouteflika à Genève pour des tests médicauxhttp://fr.africanews.com/2019/02/22/algerie-le-president-bouteflika-a-geneve-pour-des-tests-medicaux/Le président algérien Abdelaziz Bouteflika, 81 ans et candidat à la présidentielle du 18 avril en Algérie, se rendra dimanche à Genève, en Suisse, pour y “effectuer ses contrôles médicaux périodiques”, a annoncé jeudi soir la présidence algérienne. Le séjour de M. Bouteflika sera “court”, indique sans autre détail la présidence dans un bref communiqué publié par l’agence de presse officielle APS. Au pouvoir depuis 1999, le président Bouteflika, se rend régulièrement à l‘étranger pour des “contrôles médicaux périodiques”, depuis un AVC dont il a été victime en 2013 et qui l’a cloué dans un fauteuil roulant. Le dernier séjour médical de M. Bouteflika en Suisse remonte à fin août dernier. Il y avait passé cinq jours. Aucun détail n’avait été communiqué sur le type d’examens subis ni sur l’hôpital dans lequel il s‘était rendu. Hospitalisé 80 jours à Paris en 2013 après l’AVC qui l’avait frappé, le chef de l’Etat algérien a effectué depuis plusieurs “contrôles médicaux périodiques” à Paris, Grenoble (sud-est de la France) ou Genève. L’AVC a affecté sa mobilité et son élocution. Ses apparitions publiques sont rares – la dernière remonte au 1er novembre dernier – et il ne s’exprime plus en public, suscitant de constantes spéculations sur son état de santé en Algérie. M. Bouteflika est apparu jeudi à la télévision, à l’occasion de la prestation de serment du nouveau président du Conseil constitutionnel, Tayeb Belaiz, en présence des principaux dignitaires de l’Etat. Candidat pour un 5e mandat Il a annoncé le 10 février dans une lettre-programme à la Nation qu’il briguerait un 5e mandat lors de la prochaine présidentielle, mettant fin à des mois d’interrogations sur ses intentions. Dans son message, il a devancé les critiques sur son état de santé, qui selon certains de ses opposants le rend inapte à gouverner. “Bien sûr, je n’ai plus les mêmes forces physiques qu’avant (...) mais la volonté inébranlable de servir la Patrie ne m’a jamais quittée et elle me permet de transcender les contraintes liées aux ennuis de santé”, avait-il écrit. Plusieurs rassemblements d’ampleur diverses contre ce 5e mandat ont eu lieu le week-end dernier en Algérie et des appels à manifester vendredi à travers le pays ont été lancés ces derniers jours sur les réseaux sociaux, sans pour l’heure que le mouvement apparaisse réellement structuré. M. Bouteflika a été constamment réélu depuis 2004 avec plus de 80% des voix au 1er tour. >>> LIRE AUSSI : Présidentielle en Algérie : le FLN désigne Bouteflika candidat pour un 5e mandat AFPFri, 22 Feb 2019 08:33:00 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2019/02/22/algerie-le-president-bouteflika-a-geneve-pour-des-tests-medicaux/Nigeria : 19 Etats sur 36 ont reçu le matériel électoralhttp://fr.africanews.com/2019/02/22/nigeria-19-etats-sur-36-ont-recu-le-materiel-electoral/La Commission électorale nigériane fait le bilan à quelques heures des élections générales de ce samedi. Sur les 36 états que compte le pays, seuls 19 ont déjà reçu le matériel électoral. De ce fait, l’organe confirme bien la tenue des élections présidentielle, législatives et sénatoriales , déjà repoussées de plus d’une semaine, à ce samedi 23 février. “19 états se sont complètement déployés. D’ici la fin de la journée, tous les États et le FCT (territoire fédéral de la capitale) seront déployés, sauf l‘État de Bayelsa. “Sur 84.004.084 électeurs inscrits, le nombre total de PVC (carte d‘électeur permanente) collectés s‘élève à 72.775.585, ce qui représente 86,3 %”, à expliqué Mahmood Yakubu, Président de la CENI. La commission électorale avait été l’objet de critiques pour avoir reporté les élections générales au 23 février, quelques heures seulement avant l’ouverture des bureaux de vote, arguant de graves problèmes logistiques. La sécurité sera également renforcée pour parer aux éventuelles attaques terroristes lors des opérations de vote. “L’INEC travaille avec la police nigériane en tant qu’organisme chef de file et, sur la base d’une évaluation de la menace et du niveau d’assistance dont la police a besoin, elle peut faire appel à d’autres organismes de sécurité, y compris l’armée.” À assuré le Président de la CENI. Plus de 84 millions d‘électeurs sont enregistrés au Nigeria, le pays le plus peuplé d’Afrique, et près de 120.000 bureaux de vote seront ouverts sur l’ensemble du territoire. La campagne électorale s’est achevée jeudi soir. Le président Muhammadu Buhari, au pouvoir depuis 2015, cherche à obtenir un second mandat avec le soutien du Congrès des Progressistes (APC). Il a appelé jeudi les électeurs à “braver tous les défis et à aller voter”. “Vos votes seront pris en compte”, a-t-il dit. Son principal adversaire est l’ancien vice-président Atiku Abubakar, du Parti populaire démocratique (PDP), qui a rappelé jeudi que lors du scrutin en 2015, “les Nigérians, armés de leurs seules cartes électorales”, ont provoqué un changement de président. “Samedi, ils en auront à nouveau la possibilité”. AFPFri, 22 Feb 2019 08:11:38 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2019/02/22/nigeria-19-etats-sur-36-ont-recu-le-materiel-electoral/Zimbabwe : un atelier de chaussures atypiquehttp://fr.africanews.com/2019/02/21/zimbabwe-un-atelier-de-chaussures-atypique/Au Zimbabwe, nous découvrons une usine de fabrique de chaussures qui résiste à la fermeture en dépit de la crise économique actuelle. C’est au milieu d’usines désaffectées à Bulawayo au Zimbabwe, que Courteney poursuit ses activités artisanales. L’entreprise de fabrique de chaussures emplois à plein temps 14 personnes toutes des hommes. Ses atouts, une main d‘œuvre qualifiée et un savoir faire artisanal qui la démarque des autres entreprises. Ses produits, essentiellement destinés aux États-Unis, au Royaume-Uni et à l’Afrique du Sud, sont vendus coûtent de 140 à 500 dollars américains la paire.Thu, 21 Feb 2019 19:20:00 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2019/02/21/zimbabwe-un-atelier-de-chaussures-atypique/Les défis du commerce intra africainhttp://fr.africanews.com/2019/02/21/les-defis-du-commerce-intra-africain/Le commerce intra africain, toujours confronté au manque d’infrastructures et de financements. Les dirigeants africains appelés à aller au-delà des promesses politiques pour sa mise en pratique. C’est un gros challenge pour les états africains qui peinent toujours à rendre effectif le commerce entre différents pays. Outre les Barrières non-tarifaires et le manque de financements, les échanges intra africains restent surtout confrontés au problème d’accès aux infrastructures. Et pour se doter d’infrastructures de qualité, le continent a besoin d’au moins 300 milliards de dollars d’ici à 2020. À suivre, les éclairages de Germain Salla, le directeur de l’institut des Matières premières et expert en commerce international. Depuis Douala, la capitale économique du Cameroun. Nigeria : un nouveau gazoduc bientôt en service Relance de l’offre énergétique, le Nigeria annonce l’entrée en service d’un nouveau gazoduc au second semestre de cette année. Accroitre l‘économie du Nigeria est l’une des principales promesses de campagne électorale du président Muhammadu Buhari. Pour ce faire, le gouvernement a entamé une série de réformes notamment la mise en valeur du made in Nigeria. Il est en outre annoncé la mise en service au second trimestre de cette année, d’un second gazoduc d’une capacité de 2 milliards de pieds cubes par jour, pour stimuler l’offre en gaz interne du pays.Thu, 21 Feb 2019 19:20:00 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2019/02/21/les-defis-du-commerce-intra-africain/Cameroun : le procès de l'opposant Maurice Kamto reportéehttp://fr.africanews.com/2019/02/21/cameroun-le-proces-de-l-opposant-maurice-kamto-reportee/Une audience de l’opposant camerounais Maurice Kamto et ses partisans emprisonnés, qui devait se tenir jeudi, a été reportée à mardi à la suite d’une requête de leurs avocats sur la compétence d’un tribunal militaire pour juger des civils. “Le juge n’a pas auditionné Maurice Kamto parce qu’il a décidé d’attendre que le tribunal statue sur la contestation de sa compétence que nous avons formulée”, a déclaré Me Christopher Ndong, l’un des avocats de l’opposant. “Nous attendons la décision sur la compétence et notre client est à nouveau attendu mardi au parquet militaire” de Yaoundé, a-t-il ajouté, soulignant que la requête porte sur la compétence légale d’un parquet militaire à juger un civil. Maurice Kamto, principal opposant au président Paul Biya après la présidentielle d’octobre à laquelle il est arrivé deuxième, est emprisonné depuis fin janvier. L’opposant, 65 ans, avocat de renom et ancien ministre, qualifie depuis cette élection la victoire du président sortant, 86 ans dont 36 au pouvoir, de “hold-up électoral” et a plusieurs fois appelé à des marches de protestation interdites par le pouvoir. >>> LIRE AUSSI : Cameroun : l’opposant Kamto inculpé de rébellion et insurrection Fin janvier, après de nouvelles manifestations, réprimées par les forces de sécurité, environ 150 personnes ont été interpellées. Toutes, ainsi que Maurice Kamto, ont été présentées mi-février devant le tribunal militaire de Yaoundé, où elles ont été inculpées pour “hostilité contre la patrie” et “insurrection”. Les accusés risquent jusqu‘à la peine de mort. >>> LIRE AUSSI : Arrestation de Kamto au Cameroun : plusieurs manifestations interdites à Yaoundé AFPThu, 21 Feb 2019 19:00:00 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2019/02/21/cameroun-le-proces-de-l-opposant-maurice-kamto-reportee/RDC : Félix Tshisekedi reverse 163.000 dollars au Trésor publichttp://fr.africanews.com/2019/02/21/rdc-felix-tshisekedi-reverse-163000-dollars-au-tresor-public/Le nouveau président congolais Félix Tshisekedi, qui a fait de la lutte anti-corruption une de ses priorités, a marqué le coup en reversant au Trésor public 163.300 dollars, selon un document de la banque centrale de la République démocratique du Congo. Après sa première tournée en Angola, au Kenya et au Congo-Brazzaville, puis son déplacement au sommet de l’Union africaine à Addis-Abeba, la présidence de la République a procédé à un “reversement de frais de représentation”, indique un bordereau de la Banque centrale du Congo (BCC) en date du 19 février dernier. Pendant les cinq dernières années du règne de l’ex-président Joseph Kabila, la Cour des comptes a toujours épinglé la présidence congolaise pour ses dépassements de crédits. En 2017, la présidence congolaise avait enregistré un dépassement de “185% des crédits alloués”, avait reconnu le ministre des Finances congolaises Henri Yav devant les députés. Lutte contre la corruption Dans son discours d’investiture le 24 janvier, M. Tshisekedi, avait qualifié la corruption de “fléau qui dévaste notre pays, ses institutions” et promis “une stratégie de lutte contre la corruption dans l’ensemble des rouages de l’administration publique”. Deux de ses partisans ont retiré leur candidat aux élections sénatoriales en dénonçant la corruption des députés provinciaux qui souhaitaient monnayer leur voix. La RDC a connu sa première passation pacifique du pouvoir depuis son indépendance le 30 juin 1960 avec la proclamation de Félix Tshisekedi comme vainqueur de la présidentielle, succédant à Joseph Kabila. Cette première passation est contestée par l’autre candidat de l’opposition Martin Fayulu qui revendique la victoire et dénonce des résultats “fabriqués” par la Commission électorale. >>> LIRE AUSSI : RDC : Tshisekedi appelé à auditer les entreprises publiques >>> LIRE AUSSI : RDC : Tshisekedi déjà en guerre contre les fossoyeurs des droits de l’homme ? AFPThu, 21 Feb 2019 17:15:00 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2019/02/21/rdc-felix-tshisekedi-reverse-163000-dollars-au-tresor-public/Nigeria : une soixantaine de "criminels" tués dans le nord-ouesthttp://fr.africanews.com/2019/02/21/nigeria-une-soixantaine-de-criminels-tues-dans-le-nord-ouest/Une soixantaine de “criminels” ont été tués dans un affrontement avec des villageois et des miliciens dans l’Etat de Zamfara, dans le nord-ouest du Nigeria, ont rapporté jeudi des responsables de la sécurité et des habitants. “Nous avons tué 59 des bandits et avons perdu sept hommes dans le combat qui a duré près de quatre heures” mercredi, a affirmé Bube Shehu, un habitant du village de Danjibga. L’information a été confirmée par un officier de l’armée nigériane dans le Zamfara. Le bilan pourrait être plus élevé, un responsable local du village voisin de Danmarke ayant fait état de la mort de 15 bandits dans sa zone. La police nigériane n‘était pas en mesure de confirmer immédiatement ces incidents. La situation sécuritaire au Nigeria s’est fortement détériorée sous la présidence de Muhammadu Buhari, qui brigue un second mandat lors de la présidentielle samedi. Dans le nord-est du pays, les jihadistes de Boko Haram font régner la terreur. Dans le centre, le conflit entre éleveurs et agriculteurs pour l’accès aux terres a fait des milliers de morts dans les Etats de la ceinture fertile du Nigeria. Et dans le Nord-Ouest, des bandes armées de voleurs de bétail terrorisent régulièrement les populations de Zamfara et pratiquent aussi les enlèvements contre rançon de villageois. Des milices d’autodéfense formées Les attaques incessantes ont conduit de nombreux villages à former des milices d’autodéfense, qui ont parfois été accusées d’exécutions sommaires de personnes soupçonnées d‘être des bandits. Ces violences ont aussi suscité des représailles de la part des bandes armées. Pour les habitants de Danmarke, c’est l’incapacité des forces de sécurité à les protéger qui les a conduits à prendre les armes pour assurer eux-mêmes leur défense. “Il était grand temps que la population tienne tête aux criminels qui attaquent leurs villages, au lieu de se soumettre à eux”, a déclaré le responsable local du village de Danmarke, qui a requis l’anonymat. Danjibga, un important marché régional, à 35 km au sud de la capitale de l’Etat, Gusau, a déjà été attaquée à de nombreuses reprises, provoquant un exode massif de ses habitants. Début février, des hommes armés ont tué 26 personnes dans six villages de la zone de Mada, toujours dans l’Etat de Zamfara,  théâtre d’opérations de nombreuses bandes criminelles. En juillet 2018, Amnesty International avait estimé dans un rapport que l’Etat de Zamfara était “à la merci” de groupes criminels armés, “qui ont tué des centaines de personnes au cours des deux dernières années”. >>> LIRE AUSSI : 66 morts dans des violences communautaires à la veille de la présidentielle >>> LIRE AUSSI : Nigeria : au moins 60 morts dans l’attaque de Boko Haram contre la ville de Rann >>> LIRE AUSSI : Nigeria : un cadre du parti au pouvoir enlevé dans l‘État de l’AdamawaThu, 21 Feb 2019 13:43:04 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2019/02/21/nigeria-une-soixantaine-de-criminels-tues-dans-le-nord-ouest/Présidentielle au Sénégal : les quatre rivaux de Macky Sallhttp://fr.africanews.com/2019/02/21/presidentielle-au-senegal-les-quatre-rivaux-de-macky-sall/Ils sont quatre, deux vieux routiers de la politique sénégalaise et deux nouveaux venus sur la scène nationale, à avoir franchi le double obstacle du parrainage et de la justice pour défier le président sortant Macky Sall à l‘élection de dimanche. Voici leurs portraits. Sur 27 candidats au départ, seuls sept ont recueilli le nombre nécessaire de parrainages. Mais celles de Karim Wade, fils de l’ex-président Abdoulaye Wade (2000-2012) et Khalifa Sall, maire déchu de Dakar, tous deux frappés par des condamnations judiciaires, ont été invalidées par le Conseil constitutionnel. Idrissa Seck, l‘éternel prétendant L’ancien Premier ministre Idrissa Seck, 59 ans, déjà candidat malheureux en 2007 et 2012, apparaît comme un sérieux challenger de Macky Sall, qu’il a promis de “soulever et jeter à terre”, dans une métaphore inspirée de la lutte, sport roi au Sénégal. Originaire de Thiès (ouest), cet auditeur-consultant qui a effectué une partie de sa formation en France et aux Etats-Unis, a engrangé des ralliements de poids, dont celui de Khalifa Sall, qui devrait lui rapporter des voix dans la capitale où l’ancien maire reste populaire. Maintes fois annoncé comme politiquement mort, cet homme de petite taille maniant parfaitement le français, l’anglais et le wolof est un tribun adepte des formules choc mêlées d’humour, qu’il accompagne souvent de versets du Coran. Surnommé “Idy”, ce membre de la confrérie musulmane mouride, la plus puissante du pays avec celle des tidianes, est entré en politique à la fin des années 1980 aux côtés de son mentor, le libéral Abdoulaye Wade, alors dans l’opposition, qui en fera son chef de gouvernement en 2002. Mais deux ans plus tard, c’est la rupture entre Wade et celui qui était présenté comme son “fils adoptif”, qui commence à faire de l’ombre à son fils véritable et ministre, Karim Wade. Limogé et remplacé par Macky Sall, Idrissa Seck est emprisonné pendant sept mois (2005-2006) pour des accusations de malversations financières dont il sera blanchi mais qui continuent selon certains à ternir sa réputation. Idrissa Seck Madické Niang, l’ancien homme lige de Wade Doyen des candidats, Madické Niang, 65 ans, a longtemps été très proche d’Abdoulaye Wade, dont il fut l’avocat dans l’opposition et par la suite ministre, notamment des Affaires étrangères. Mais quand Abdoulaye Wade s’obstine, à l’approche de la présidentielle de 2019, à soutenir une candidature de son fils Karim malgré la quasi certitude de son invalidation en raison de sa condamnation pour “enrichissement illicite”, le fidèle des fidèles décide de présenter sa propre candidature. Pour Abdoulaye Wade, ce “plan B” honni marque le divorce avec Madické Niang, exclu du parti, dont il espère néanmoins récupérer l‘électorat en dénonçant notamment “l’instrumentalisation de la justice” sous Macky Sall. En bon libéral, ce membre de la confrérie mouride promet la “suppression des institutions budgétivores”, un gouvernement resserré à 25 membres et une aide accrue aux entreprises. Détendu, il fait le buzz sur les réseaux sociaux en multipliant traits d’humour et petits pas de danse, se disant “surpris” – mais visiblement ravi – d‘être surnommé “Papa” ou “Tonton Madické” par les internautes. Madické Niang Ousmane Sonko, l’imprécateur À 44 ans, Ousmane Sonko, ancien inspecteur des impôts radié en 2016 après avoir dénoncé l’opacité de certains contrats publics et les privilèges indus selon lui de la classe politique, est le trublion “anti-système” de cette campagne, qui l’a vu acquérir une stature nationale. Son crédo, mêlant patriotisme économique et dénonciation de la mal-gouvernance, séduit dans la jeunesse. Mais d’autres lui reprochent son manque d’expérience et des déclarations fracassantes, comme lorsqu’il avait jugé que les présidents successifs du Sénégal depuis l’indépendance auraient mérité le peloton d’exécution pour avoir, selon lui, dilapidé les ressources du pays. “Sans complexe vis-à-vis des Français ou des Américains”, ce musulman à la pratique stricte, parfois accusé d’une trop grande proximité avec les salafistes prône une sortie du franc CFA “responsable et intelligente”. Natif de Thiès et ayant grandi en Casamance (sud) il est sorti major en 2001 de sa promotion à l’ENA, grande école d’administration publique sénégalaise. Elu de peu député en 2017 selon la règle dite du “plus fort reste”, souvent coiffé d’un feutre noir, il se montre à l’aise à la télévision et souriant lors de ses rencontres avec les militants, mais peine parfois à sortir de ses notes lors des meetings. Ousmane Sonko Issa Sall, l’invité surprise A 63 ans, l’informaticien et universitaire Issa Sall, proche du mouvement religieux des moustarchidine, issu de la conférie tidiane, a surpris en parvenant à recueillir le nombre de parrainages requis, contrairement à des prétendants de notoriété supérieure. Elu lui aussi député en 2017 il se présente sous la bannière verte et blanche du Parti de l’Unité et du Rassemblement (PUR), auteur d’une percée remarquée aux dernières législatives. Originaire de Tataguine (ouest), formé à Dakar et docteur de l’Université George Washington (Etats-Unis), Issa Sall a travaillé dans le privé, pour l’administration sénégalaise et l’ONU, avant de fonder en 1998 à Dakar l’Université du Sahel (privée), qu’il dirige toujours. Le programme de ce passionné d’arts martiaux, “discret” et “infatigable bosseur” selon son entourage, s’adresse en particulier aux plus démunis et propose d’introduire l’apprentissage de l’anglais et de l’informatique dès l‘école maternelle. Issa Sall >>> LIRE AUSSI : Présidentielle au Sénégal : le président Sall promet l‘émergence, l’opposition dénonce un Plan Sénégal endettement >>> LIRE AUSSI : Présidentielle au Sénégal : Macky Sall vise une réélection au premier tour >>> LIRE AUSSI : Sénégal : coup d’envoi de la campagne présidentielle AFPThu, 21 Feb 2019 11:48:41 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2019/02/21/presidentielle-au-senegal-les-quatre-rivaux-de-macky-sall/Cameroun : craignant d'être mariées de force au roi, des lycéennes fuient leur villagehttp://fr.africanews.com/2019/02/21/cameroun-craignant-d-etre-mariees-de-force-au-roi-des-lyceennes-fuient-leur/À Bangang Fokam, à l’ouest du Cameroun, près de 23 lycéennes redoutant d‘être mariées de force au futur roi en cours d’initiation, ont déserté leur village et stoppé leurs études. Village de la zone Bamileke à l’ouest, Bangang-Fokam s’apprête à installer au trône son nouveau roi. En attendant, l’heure est à l’initiation au « la’akam », une case « sacrée » où, durant près de neuf semaines, le futur souverain et sa cour « seront initiés aux valeurs traditionnelles, mystiques et religieuses du village » et partant recevoir des leçons nécessaires pour mieux administrer le village. Comme dans la plupart des coutumes africaines, tout roi de Bangang-Fokam ne peut prétendre régner sans femmes. Or, le futur roi qui est étudiant en génie-civil, n’entend pas convoler en justes noces avec des analphabètes. Il lui faut des reines aux têtes pleines. Les membres de la cour royale ont ainsi été déployés pour choisir des lycéennes qui feront partie du harem du souverain. Craignant d‘être mariées contre leur gré, près de 23 lycéennes désertent le village de Bangang-Fokam. Plus de 11 % de mineures mariées de force au Cameroun Information confirmée par des responsables du lycée de Bangang-Fokam. « Les pauvres (filles) ne veulent pas qu’elles soient mariées de force au roi. Voilà pourquoi, elles ont résolu de quitter le village », déplore un enseignant. Pires, encore, des lycées voisins ont rejeté leurs demandes de réinscription, rapportent des médias locaux. Ce qui du coup, « perturbe les études des enfants. Certaines d’entre elles ont été obligées de s’installer à Douala ou à Yaoundé. Encore faut-il qu’elles soient admises dans certains établissements », regrette un autre professeur. Au Cameroun, les mariages forcés surtout à l‘égard des enfants sont fréquents. Une enquête menée en 2014 par l’Institut national de la statistique et le ministère de la Santé publique révèle que 11,4 % de mineures camerounaises sont victimes du mariage forcé au nom des coutumes. >>> LIRE AUSSI : Nigeria : l‘émir de Kano condamne ouvertement les mariages d’enfantsThu, 21 Feb 2019 11:00:33 +0000editorial@africanews.com (John Ndinga Ngoma)http://fr.africanews.com/2019/02/21/cameroun-craignant-d-etre-mariees-de-force-au-roi-des-lyceennes-fuient-leur/Cameroun : des militaires ramassent des ordures en régions anglophoneshttp://fr.africanews.com/2019/02/21/cameroun-des-militaires-ramassent-des-ordures-en-regions-anglophones/Des militaires de Bamenda, dans la région anglophone du Nord-Ouest au Cameroun, ramassent les ordures pour pallier la destruction par des séparatistes présumés du matériel de la société qui est normalement chargée de cette tâche. Victime du conflit qui sévit dans les régions anglophones du Cameroun, Hysacam, l’entreprise spécialisée dans la collecte des ordures ménagères a cessé ses activités à Bamenda depuis le début de ce mois. Conséquence, les déchets s’accumulent dans la ville. Face à cette situation, des militaires jouent le rôle d‘éboueurs. ‘‘Nous ne pouvions pas continuer de voir les populations souffrir de la situation”, déclare le général Robinson Agha, commandant de la 5e région militaire basée à Bamenda. . Une participation à l’assainissement qui ne passe pas inaperçue. Tant l’insalubrité commençait à inquiéter les quelque 700 000 personnes qui vivent dans la ville de Bamenda. “Même la nourriture que nous vendons ici n’est pas bonne, à cause, des odeurs que dégagent les ordures. Ce n’est pas hygiénique”, lance Judith Yengou, une commerçante. Une crise qui perdure L’armée camerounaise dont l’action en zone anglophone est souvent critiquée tente ainsi, de redorer son image à travers cette opération d’intérêt public. Fin 2017, après un an de protestation, des séparatistes anglophones ont pris les armes contre Yaoundé. Depuis, les régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest sont le théâtre d’un violent conflit armé. Selon l’ONU, 437.000 personnes ont en outre été déplacées par le conflit dans les régions anglophones, et plus de 32.000 autres ont fui au Nigeria voisin.Thu, 21 Feb 2019 10:59:00 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2019/02/21/cameroun-des-militaires-ramassent-des-ordures-en-regions-anglophones/Afrique du Sud : le constructeur Allemand vise une production record en 2019http://fr.africanews.com/2019/02/21/afrique-du-sud-le-constructeur-allemand-vise-une-production-record-en-2019/L’unité sud-africaine du constructeur allemand Volkswagen prévoit la production cette année d’un nombre record de véhicules. Malgré une économie morose et d’autres obstacles dans ce pays d’Afrique australe, le constructeur automobile allemand augmentera sa production de 28 %. Mais 2019 représentera un défi majeur pour l’industrie automobile sud-africaine dans son ensemble. L‘économie, qui est entrée en récession l’année dernière, ne devrait croître que de 1,3 % en 2019 selon la Banque Mondiale, soit moins de la moitié de la moyenne mondiale. Selon son directeur général, Volkswagen fabriquera 161 900 véhicules cette année, dont 108 000 destinés à l’exportation. “Nous sommes déjà petits avec une production d’environ 600 000 voitures – c’est trop petit pour être pertinent à l‘échelle mondiale. La production devrait être d’un million, un million et demi par an, alors si vous voulez en quelque sorte jouer la durabilité comme la Thaïlande, il faut savoir que 600 000 ne font pas le poids. Il faudrait plutôt penser à mettre sur pied un nouveau plan directeur sur lequel nous travaillons. Il nous faut développer ce marché et ainsi, nous pourrons avoir une bonne localisation durable des composants, nous avons une fabrication en profondeur dans cet environnement. Réduire n’aidera pas ‘’, à expliqué Thomas Schaefer, son directeur général. Volkswagen présentera à l’Union Africaine une idée de pacte auto panafricain au cours des prochaines semaines, dans le but de relier les différentes régions de manière à développer des entreprises durables après avoir obtenu le soutien du Forum économique mondial et celui de la Communauté de l’Afrique de l’Est. L’Angola a également approché Volkswagen pour éventuellement construire une usine de montage et mettre en place un service de covoiturage qui devrait être lancé au Rwanda le mois prochain. Un service de covoiturage pourrait éventuellement être déployé dans d’autres pays africains, y compris sur des marchés plus développés, tels que l’Afrique du Sud, où des géants du secteur comme Uber sont déjà bien implantés. REUTERSThu, 21 Feb 2019 09:40:36 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2019/02/21/afrique-du-sud-le-constructeur-allemand-vise-une-production-record-en-2019/Élections au Nigeria : la journée du vendredi 22 février déclarée fériée (officiel)http://fr.africanews.com/2019/02/21/elections-au-nigeria-la-journee-du-vendredi-22-fevrier-declaree-feriee-officiel/Pour « permettre » aux populations de mieux se préparer aux élections présidentielle et législatives du 23 février, les autorités nigérianes ont décrété la journée de ce vendredi 22 février chômée, fériée et payée sur toute l‘étendue du territoire. La décision a été rendue publique mercredi par le ministère de l’Intérieur nigérian. « Le gouvernement fédéral déclare le vendredi 22 février 2019 jour chômé. Les personnes assurant des tâches essentielles et les banquiers ne sont pas concernées », prescrit un communiqué signé du ministre de l’Intérieur, le général Bello Dambazau. Objectif affiché : permettre aux populations de mieux se préparer pour les élections du samedi 23 février. « Cette journée sans travail permettra aux citoyens de retourner dans leurs bureaux de vote pour reprogrammer les élections présidentielle et à l’Assemblée nationale », poursuit le document lu à la télévision nationale par Georgina Ehuriah, secrétaire générale du ministère de l’Intérieur. « Les agences de sécurité ont été priées d’assurer la sécurité des personnes et des biens avant, pendant et après les élections générales », poursuit le texte. Reportées le 16 février dernier par la commission électorale (INEC) pour des « raisons logistiques », ces élections devraient finalement se dérouler le 23 février. Les quelque 84 millions d‘électeurs devraient choisir les 360 députés. Et surtout départager Muhammadu Buhari du Congrès des progressistes (APC), président sortant et Atiku Abubakar du Parti démocratique populaire (PDP). >>> LIRE AUSSI : Nigeria – élections : les attentes des électeurs du nord-est >>> LIRE AUSSI : Nigeria : l’armée s’engage à agir contre la fraude électoraleThu, 21 Feb 2019 09:24:03 +0000editorial@africanews.com (John Ndinga Ngoma)http://fr.africanews.com/2019/02/21/elections-au-nigeria-la-journee-du-vendredi-22-fevrier-declaree-feriee-officiel/Pédophilie au sein de l'Église : le Pape François réclame des « mesures concrètes »http://fr.africanews.com/2019/02/21/pedophilie-au-sein-de-l-eglise-le-pape-francois-reclame-des-mesures-concretes/Le Pape François a procédé jeudi au Vatican à l’ouverture d’un sommet inédit sur les agressions sexuelles. L’occasion pour le Souverain pontife de réclamer des « mesures concrètes » contre ce scandale qui gangrène l‘Église catholique depuis des lustres. « Le peuple de Dieu nous regarde et attend de nous non pas de simples et évidentes condamnations, mais de préparer des mesures concrètes et efficaces », a déclaré le pape argentin devant les présidents de 114 conférences épiscopales, des chefs des Églises orientales et dirigeants de congrégations de religieux, ainsi que de hauts prélats du Vatican, convoqués à Rome jusqu‘à dimanche. “Il faut du concret”, a martelé le pape, s‘écartant du texte de son discours communiqué à l’avance à la presse. “Face au fléau des agressions sexuelles perpétrées par des hommes d‘Église à l’encontre de mineurs”, il a demandé aux participants d’entendre “le cri des petits qui demandent justice”. Jorge Bergoglio s’est donné trois jours et demi pour convaincre les chefs de l‘Église catholique dans le monde de leur responsabilité individuelle face aux agressions sexuelles sur mineurs. Le pape jésuite veut réveiller les consciences dans ses rangs avec une méthode collégiale éducative, faite de discours, de petits groupes linguistiques de travail, entrecoupés de prières, mais aussi de témoignages de victimes du clergé. >>> LIRE AUSSI : Vatican : sommet de crise sur les abus sexuels >>> LIRE AUSSI : Orléans : un prêtre condamné à 2 ans de prison ferme pour pédophilie >>> LIRE AUSSI : Abus sexuels : le pape demande une journée de prière mondiale AFPThu, 21 Feb 2019 08:58:02 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2019/02/21/pedophilie-au-sein-de-l-eglise-le-pape-francois-reclame-des-mesures-concretes/Arrêt sur images du 20 février 2019http://fr.africanews.com/2019/02/21/arret-sur-images-du-20-fevrier-2019/Africanews s’arrête sur les images les plus marquantes de l’actualité de la journée.Thu, 21 Feb 2019 08:57:46 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2019/02/21/arret-sur-images-du-20-fevrier-2019/L'Afrique du Sud promet un plan de sauvetage de 4,9 milliards de dollars pour sauver Eskom de la faillitehttp://fr.africanews.com/2019/02/21/l-afrique-du-sud-promet-un-plan-de-sauvetage-de-49-milliards-de-dollars-pour/L’Afrique du Sud va renflouer à hauteur de 4,9 milliards de dollars sur trois ans, le service public d‘électricité Eskom. L’annonce a été faite mercredi par le ministre des Finances, Tito Mboweni, lors de son premier discours sur le budget national. Il s’agit de la plus grande opération de sauvetage de l’histoire du pays par le gouvernement qui veut empêcher une faillite inévitable. “Nous réservons 23 milliards de rands par an pour soutenir financièrement Eskom lors de sa reconfiguration. Ce soutien, très important, est subordonné à la nomination d’un responsable indépendant de la réorganisation, qui sera nommé conjointement par le ministre des Finances et le ministre des entreprises publiques. “ S’est exprimé le patron sud-africain des Finances. Selon des analystes, ce soutien financier donnerait plusieurs années à la société d‘électricité en difficulté pour la mise en œuvre d’un plan de restructuration. À cet égard, le gouvernement envisage de scinder Eskom en trois branches distinctes, la production, le transport et la distribution. L’Afrique du Sud a récemment fait face à la pire série de coupures d’électricité de ces dernières années, alors que Eskom reste confronté à un avenir incertain avec des dettes insoutenables, des coûts paralysants et des ventes stagnantes. REUTERSThu, 21 Feb 2019 08:19:31 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2019/02/21/l-afrique-du-sud-promet-un-plan-de-sauvetage-de-49-milliards-de-dollars-pour/Présidentielle au Ségégal : Idrissa Seck à la conquête de plus de voixhttp://fr.africanews.com/2019/02/21/presidentielle-au-segegal-idrissa-seck-a-la-conquete-de-plus-de-voix/Au Sénégal, l’opposant Idrissa Seck continue de mener campagne à travers le pays, à quelques jours de l‘élection présidentielle qui doit se tenir dimanche. Le candidat du parti Rewmi est perçu comme l’un des candidats les plus sérieux parmi les quatre opposants. Ce dernier pourrait même inquiéter le président sortant Macky Sall qui vise un second mandat et une victoire dès le premier tour. “Parce que le gouvernement de Macky Sall, on pourrait l’appeler une anarchie… Une monarchie, on pourrait l’appeler une monarchie. Parce que lui c’est avec toute sa famille, mais le reste, non. Alors que Idy, il veut que toute la population soit égale, qu’il n’y a pas de parti-pris. Qu’il y ait une justice normale, qui est là pour tout le monde.” À déclaré Seynabou Diallo, militante du Rewmi. Tout comme ses concurrents, le candidat rassure sur une croissance économique meilleure que celle enregistrée sous le régime de Macky Sall. Croissance soutenue, infrastructures poussant comme des champignons, rente pétrolière attendue à partir de 2021 : le Sénégal est engagé sur la voie de l‘émergence, assure le président Macky Sall, mais ses adversaires dénoncent un endettement croissant et des indicateurs mirobolants. Depuis 2015, le pays enregistre une croissance annuelle de plus de 6 %, selon l‘économiste Youssou Diallo, président du cercle de réflexion “Club Sénégal Emergent”, proche du pouvoir. Un gouvernement accusé par l’opposition d’aggraver l’endettement du pays par ces coûteux projets comme le Train express régional (TER) reliant Dakar à Diamniadio, d’un coût estimé à près d’un milliard d’euros. AFPThu, 21 Feb 2019 08:04:47 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2019/02/21/presidentielle-au-segegal-idrissa-seck-a-la-conquete-de-plus-de-voix/Nigeria : l'armée s'engage à agir contre la fraude électoralehttp://fr.africanews.com/2019/02/21/nigeria-l-armee-s-engage-a-agir-contre-la-fraude-electorale/Le chef de l’armée du Nigeria a exhorté les officiers à faire preuve de loyauté et à lutter contre la fraude électorale, lors d’une réunion de hauts responsables militaires mercredi à Abuja, avant les élections générales de samedi. “Les commandants doivent agir de façon décisive contre tout crime électoral,” a lancé le général Tukur Yusuf Buratai, les exhortant à faire preuve de “loyauté envers l’autorité.” Ses déclarations interviennent au moment où la tension monte au Nigeria après le report des élections présidentielle et législatives qui auraient dû avoir lieu samedi dernier et ont été reportées d’une semaine quelques heures avant l’ouverture prévue des bureaux de vote le 16 février. Ce report a provoqué de la colère au Nigeria et les deux principaux partis politiques se sont imputés la responsabilité du report du scrutin, assurant qu’il existait un complot pour truquer le vote. Lundi, l’APC (le Congrès des Progressistes, au pouvoir) a tenu une réunion au cours de laquelle le président Muhammadu Buhari, en lice pour un second mandat, s’est exprimé sans fard : si quelqu’un vol une urne ou utilise des criminels pour perturber le scrutin, “ça sera probablement le dernier acte criminel qu’il commettra”. Une phrase perçue comme un appel à la haine et aux crimes extra-judiciaires, dont l’armée nigériane est souvent accusée. L’opposition a critiqué ces propos, les considérant comme un encouragement à la violence. Le président sortant a annoncé qu’il avait demandé aux militaires et à la police d‘être “impitoyables” avec ceux qui se rendraient coupables de fraude électorale. L’ancien vice-président et candidat du PDP (opposition), Atiku Abubakar, a déclaré que l’avertissement de M. Buhari constituait un “rappel de l‘ère de la dictature et du régime militaire. AFPThu, 21 Feb 2019 06:45:00 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2019/02/21/nigeria-l-armee-s-engage-a-agir-contre-la-fraude-electorale/Soudan du Sud : un nouveau regain de violence menace l'accord de paixhttp://fr.africanews.com/2019/02/21/soudan-du-sud-un-nouveau-regain-de-violence-menace-l-accord-de-paix/Les Etats-Unis, le Royaume-Uni et la Norvège se sont alarmés mercredi de la nouvelle flambée de violence au Soudan du Sud, soulignant que toutes les parties devaient démontrer leur engagement envers la paix. Les pays de la “Troïka”, parrains historiques de l’indépendance du pays et importants bailleurs de fonds du pays, ont également appelé toutes les parties à assurer la sécurité des civils dans la région méridionale de Yei. “Ces nouvelles violences risquent de remettre en cause l’accord de paix et de faire douter la Troïka et les autres partenaires internationaux (du Soudan du Sud) du sérieux des parties et de leur engagement à parvenir à la paix à un moment critique”, ont indiqué les trois pays dans un communiqué commun. “Si la situation s’aggrave, nous craignons que les progrès accomplis dans la mise en oeuvre de l’accord de paix soient irrémédiablement anéantis”, ont-ils ajouté. Des milliers de réfugiés fuyant le Soudan du Sud sont arrivés récemment dans le nord-est de la République démocratique du Congo, faisant état de combats et de violences contre les civils, selon les Nations unies. Le Soudan du Sud a sombré dans la guerre civile en décembre 2013 lorsque le président Salva Kiir, un Dinka, a accusé Riek Machar, son ancien vice-président et membre de l’ethnie nuer, de fomenter un coup d’Etat. Le conflit, marqué par des atrocités à caractère ethnique et par le recours au viol comme arme de guerre, a fait plus de 380.000 morts, selon une étude récente. Il a poussé plus de quatre millions de Sud-Soudanais —soit près d’un tiers de la population— à fuir et a également été marqué par la violation d’accords de paix et de cessez-le-feu. Depuis la signature de l’accord de paix en septembre, les diplomates étrangers assurent que les combats ont diminué dans le pays mais certaines zones sont encore le théâtre d’affrontements, notamment dans le sud du pays où des rebelles n’ayant pas signé l’accord de paix sont opposés aux forces du gouvernement. >>> LIRE AUSSI : Eruption de violence au Soudan du Sud, deux jours après la signature d’un accord de paix AFPThu, 21 Feb 2019 06:15:00 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2019/02/21/soudan-du-sud-un-nouveau-regain-de-violence-menace-l-accord-de-paix/Etranglé financièrement, le Zimbabwe supprime la parité fixe entre ses "bond notes" et le dollarhttp://fr.africanews.com/2019/02/21/etrangle-financierement-le-zimbabwe-supprime-la-parite-fixe-entre-ses-bond/Le Zimbabwe a supprimé mercredi la parité fixe entre le dollar américain et sa quasi-monnaie, le “bond note”, dont la valeur n’a cessé de chuter au marché noir, une décision destinée à desserrer l‘étau financier qui étrangle son économie depuis des années. Le gouverneur de la Banque centrale du Zimbabwe, John Mangudya, a annoncé que ces “bond notes” à valeur flottante, rebaptisés dollars RTGS (real time gross settlement), seraient échangés sur un nouveau marché interbancaire des devises. Ce système “doit éviter à quiconque d’avoir à acheter des devises sur le marché parallèle”, a expliqué M. Mangudya lors d’une conférence de presse. Le dollar RTGS constitue désormais l’unité de référence pour les institutions, les entreprises et les particuliers “pour établir la valeur des biens, services, dettes et transactions” dans le pays, selon l’institution financière. Le Zimbabwe avait abandonné en 2009 son dollar zimbabwéen, totalement dévalué pour cause d’hyperinflation, au profit du dollar américain. Mais les précieux billets verts se sont faits de plus en plus rares, au point d‘étrangler l‘économie. En 2016, le gouvernement a alors introduit des “bonds notes”, des sortes d’obligations de même valeur que les billets verts. Là encore l’opération a échoué et la valeur des “bonds notes” a chuté. L’inflation a repris de plus belle, creusé les déficits et provoqué, depuis plusieurs mois, le retour des pénuries des produits de base, comme le pétrole et l’huile. Le nouveau “bond note” flottant va “amener de l‘équité et de la transparence dans la façon dont les devises étrangères sont distribuées aux acteurs du marché”, a insisté mercredi le patron de la Banque centrale. “Cela devrait faciliter les investissements et favoriser la croissance et la création d’entreprises locales en améliorant leur accès aux devises étrangères”, a-t-il ajouté. “Monnaie fantôme” ? M. Mandugya a assuré avoir pris des mesures pour éviter une dégringolade rapide de la valeur des “bond notes” par rapport au dollar et permettre de lutter contre l’inflation (hausse de +50 % entre décembre 2018 et décembre 2019). “Les prix au Zimbabwe devraient rester à leur niveau actuel (...) grâce aux mesures mises en place”, a-t-il assuré. L’annonce de la Banque centrale a été accueillie plutôt favorablement par les analystes. “C’est une bonne décision, il est possible qu’elle stabilise les taux de change”, a estimé auprès de l’AFP l‘économiste John Robertson, “l’Etat a longtemps eu trop tendance à vouloir tout contrôler, ça a fait beaucoup de dégâts”. “Le Zimbabwe a désormais sa propre monnaie appelée RTGS dollar, qui est un euphémisme pour le dollar zimbabwéen”, a résumé Tapiwa Mashakada, ancien ministre de la Planification et actuel député du Mouvement pour le changement démocratique (MDC, opposition). “Adieu la dollarisation, vive le dollar zimbabwéen”, a-t-il lancé. “Les taux de change seront publiés quotidiennement dans les banques et dans les médias”, a-t-il expliqué, dénonçant cependant “le retour d’une monnaie nationale sans que soient résolus” les problèmes fondamentaux de l‘économie. L’analyste Derek Matyzsak, de l’Institut sud-africain pour les études de sécurité (ISS), a toutefois mis en garde contre ce qu’il a qualifié de “monnaie fantôme”. “Les RTGS, c’est de la monnaie imprimée électroniquement, elle n’existe pas”, a-t-il récemment souligné. L’annonce de la Banque centrale intervient alors que le ministre des Finances, Mthuli Ncube, avait répété à plusieurs reprises que son pays comptait réintroduire son dollar zimbabwéen d’ici à la fin 2019. Au pouvoir depuis la démission de Robert Mugabe fin 2017, le président Emmerson Mnangagwa a promis de remettre l‘économie du pays sur les rails, sans résultat jusque-là. Le mois dernier, une hausse spectaculaire des prix des carburants décrétée par le gouvernement avait provoqué de violentes émeutes, brutalement réprimées par les forces de l’ordre. AFPThu, 21 Feb 2019 06:00:00 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2019/02/21/etrangle-financierement-le-zimbabwe-supprime-la-parite-fixe-entre-ses-bond/Première destination de voyages au mondehttp://fr.africanews.com/2019/02/21/premiere-destination-de-voyages-au-monde/L’année dernière a été une très bonne année pour le tourisme international, selon le dernier rapport de l’Organisation des Nations unies pour le tourisme. En 2018, il y eu 1,4 milliard d’arrivées de touristes internationaux, un chiffre que l’OMT ne prévoyait atteindre en tourisme mondial avant 2020. Le tourisme au Moyen-Orient et en Afrique a dépassé la moyenne mondiale de 6 %, sur douze mois, avec une moyenne de 10 %. Soit une augmentation de 100 % au Moyen-Orient et un bond de 7 % en Afrique. L’Asie, le Pacifique et l’Europe ont progressé de 6 %. La Chine classée numéro 1 La Chine devance la France pour devenir la première destination touristique mondiale. Et plus de Chinois voyageront à l‘étranger au cours de la prochaine décennie que toute autre nationalité, à mesure que les revenus des ménages augmentent, selon Euromonitor. Selon les données de l’Académie chinoise du tourisme, l’industrie du tourisme du pays a enregistré une forte croissance de ses revenus et du nombre de visiteurs pendant les vacances de la fête du printemps. La Chine a enregistré un total de 415 millions de voyages de touristes et généré plus de 70 milliards de dollars de recettes touristiques entre le 4 et le 10 février. Les analystes estiment que la popularité croissante du tourisme culturel est associée à un changement de mentalité...Une chronique d’Elayne WangalwaThu, 21 Feb 2019 05:11:30 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2019/02/21/premiere-destination-de-voyages-au-monde/Corne de l'Afrique : l'Éthiopie veut s'interposer comme médiateur entre la Somalie et le Somalilandhttp://fr.africanews.com/2019/02/20/corne-de-l-afrique-l-ethiopie-veut-s-interposer-comme-mediateur-entre-la/Le conflit vieux de 28 ans entre la Somalie et le Somaliland, connaîtra-t-il enfin son épilogue cette année ? C’est le vœu du Premier ministre éthiopien qui supervise des négociations de paix entre les deux protagonistes. Abiy Ahmed a récemment reçu à Addis-Abeba le dirigeant de Somaliland, Musa Bihi. Avec son hôte, le Premier ministre éthiopien a discuté des relations entre son pays et le Somaliland. « Nous avons discuté des moyens de renforcer les relations bilatérales et la collaboration commerciale entre les deux pays », a déclaré Musa Bihi dans un tweet après la réunion. Mais, à en croire des médias éthiopiens dont le site Fana Broadcasting Corporation, les deux hommes d‘État ont également débattu de la paix entre la Somalie et le Somaliland. Si le président somalien Mohamed Abdullahi Mohamed n’a pas participé à ces retrouvailles, Mogadiscio salue tout de même l’initiative. « Le Gouvernement fédéral de Somalie (FGS) considère cette initiative comme un pas progressif dans la bonne direction et salue l’engagement du président Bihi à cet égard », peut-on lire dans un tweet de la présidence somalienne. En mai 1991, alors que la Somalie se consume dans une guerre civile déclenchée après la chute du dictateur Mohamed Siad Barre, le Somaliland au nord déclare son indépendance vis-à-vis de Mogadiscio. La souveraineté continue de diviser les frères somaliens Le jeune État frappe sa propre monnaie, se dote d’un parlement, d’une armée et d’un système juridique. Mais, jusqiu’ici, il n’est pas reconnu par la communauté internationale en tant qu‘État souverain, plutôt comme une région autonome de la Somalie. En dépit de multiples négociations de paix, la tension n’a jamais baissé entre les deux pays. Si Mogadiscio a toujours considéré le Somaliland comme son territoire, Hargeisa a toujours lutté pour son indépendance et sa reconnaissance internationale. En mars 2018, par exemple, mécontente d’un accord entre l‘Éthiopie, le Somaliland et la compagnie émiratie DP World pour gérer son port stratégique de Berbera, la Somalie s‘était vivement opposée au projet et avait même appelé à une intervention de la ligue arabe. Une position considérée comme « une déclaration de guerre » par le Somaliland. Et si grâce à une politique de normalisation mise en œuvre depuis son accesssion au pouvoir en avril 2018, Abiy Ahmed a déjà fait la paix avec quasiment tous les pays voisins dont L‘Érythrée, le leader de 45 ans pense désormais à se présenter comme médiateur entre les deux peuples somaliens. >>> LIRE AUSSI : Corne de l’Afrique : le président djiboutien salue les efforts de paix du Premier ministre éthiopien >>> LIRE AUSSI : Comment Abiy Ahmed a transformé l’Ethiopie en 100 jours >>> LIRE AUSSI : Paix entre l‘Éthiopie et l‘Érythrée : la médiation en sourdine de la communauté internationaleWed, 20 Feb 2019 22:35:55 +0000editorial@africanews.com (John Ndinga Ngoma)http://fr.africanews.com/2019/02/20/corne-de-l-afrique-l-ethiopie-veut-s-interposer-comme-mediateur-entre-la/