Flux RSS Africanewshttp://fr.africanews.com/feed/rssRecevez gratuitement toutes les actualités publiées sur africanews.com, en vous abonnant à un de nos flux RSS.Mon, 17 Dec 2018 15:14:20 +0000Élections en RDC : acheminement du matériel électoral à six jours du scrutin, "aucun retard" assure la Cénihttp://fr.africanews.com/2018/12/17/elections-en-rdc-acheminement-du-materiel-electoral-a-six-jours-du-scrutin/Du matériel électoral en provenance d’Afrique du Sud est en cours d’acheminement vers la République démocratique du Congo à six jours de la date prévue des élections dans le plus grand pays d’Afrique sub-saharienne, a indiqué lundi la commission électorale. “Il n’y a aucun retard. Il s’agit des matériels sensibles et le calendrier avait prévu cette activité pendant cette période”, a déclaré à l’AFP un porte-parole de la commission nationale électorale indépendante (Céni), Jean-Baptiste Itipo. “Il s’agit (...) des fiches pour la rédaction des procès-verbaux et des fiches de dépouillement”, a-t-il précisé. “Le président (de la Céni) Corneille Nangaa séjourne à Johannesburg pour superviser le convoi des diverses fiches destinées aux bureaux de vote et de dépouillement”, avait posté samedi sur son compte twitter la Céni. L’opération a lieu à six jours des élections dans un pays de 2,3 millions de km2 qui ne compte que 3.400 km de réseau routier asphalté pour déployer ce matériel électoral dans les 22.000 centres de vote et 80.000 bureaux. Fin octobre, la Céni a indiqué avoir reçu de l’armée congolaise 150 véhicules de transport tout terrain et une dizaine d’avions afin de faire face au défi logistique. Les autorités ont refusé toute assistance des partenaires étrangers traditionnels y compris de la mission de l’ONU en RDC (Monusco). Les élections présidentielle, législatives et provinciales sont prévues le 23 décembre. L’enjeu consiste à désigner le successeur du président Kabila dans ce pays qui n’a jamais connu de transmission pacifique du pouvoir. AFPMon, 17 Dec 2018 15:14:20 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2018/12/17/elections-en-rdc-acheminement-du-materiel-electoral-a-six-jours-du-scrutin/RDC : incertitudes à l'approche du scrutin du 23 décembrehttp://fr.africanews.com/2018/12/17/rdc-incertitudes-a-l-approche-du-scrutin-du-23-decembre/À l’approche de la présidentielle du 23 décembre en RDC, la campagne est marquée par de nombreuses violences et la mort d’au moins cinq partisans en marge des meetings des candidats. Un climat qui rappelle les manifestations de 2016, avant l’expiration du mandat de Joseph Kabila, les forces de sécurité avaient alors abattu 26 manifestants. Le Dr Denis Mukwege, lauréat du prix Nobel de la paix redoute que Kabila ne prépare une guerre contre son propre peuple. “Le peuple congolais a vécu d’immenses souffrances pendant 20 ans et nous n’avons plus besoin de conflits. Nous vivons déjà dans un état de conflit quasi permanent. Mais cette exacerbation (résultant du conflit pense qu’il est probable que cela suivra l‘élection) pourrait être fatal pour cette population blessée. Et donc, je pense que nous devons éviter cela, aujourd’hui, nous ne devons pas attendre le 24 décembre lorsque tous les candidats utiliseront des moyens non pacifiques pour revendiquer (victoire) et d’agir. Je pense qu’il existe de nombreux signes qui montrent aujourd’hui que les élections seront tout sauf transparentes, crédibles et surtout pacifiques” explique Denis Mukwenge, lauréat du prix Nobel de la paix. Les autorités redoutent également la résurgence des conflits communautaires, notamment dans la ville de Beni où plus de 3 000 hommes ont été déployés. La principale menace demeure celle des combattants ougandais des ADF, et des miliciens Mai Mai, auteurs, selon l’armée, de l’incendie de ce dimanche contre un entrepôt de la Céni dans l’Est du pays, suscitant des inquiétudes quant à la tenue du scrutin. Autre préoccupation, le virus Ebola qui jusqu‘à présent aurait infecté près de 500 personnes et fait plus de 200 morts. La deuxième pire épidémie dans l’histoire de la RDC.Mon, 17 Dec 2018 13:55:35 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2018/12/17/rdc-incertitudes-a-l-approche-du-scrutin-du-23-decembre/Nigeria : Amnesty dénonce un conflit meurtrier entre agriculteurs et éleveurshttp://fr.africanews.com/2018/12/17/nigeria-amnesty-denonce-un-conflit-meurtrier-entre-agriculteurs-et-eleveurs/Plus de 3.600 personnes ont été tuées dans des affrontements entre agriculteurs et éleveurs au Nigeria depuis 2016, selon Amnesty International. Dans un rapport intitulé “Récolter les morts: trois années d’affrontements sanglants entre agriculteurs et éleveurs”, l’organisation de défense des droits humains estime que 2.000 personnes ont été tuées cette année seulement, et que des milliers d’autres ont dû quitter leur foyer. “L’incapacité des autorités nigérianes à enquêter sur les affrontements et à traduire leurs auteurs en justice a alimenté l’escalade sanglante du conflit entre agriculteurs et éleveurs, qui a fait 3.641 morts au cours des trois dernières années”, affirme Amnesty dans un communiqué. Selon l’ONG, les attaques ont été les plus fréquentes dans l’Etat d’Adamawa, de Benue, de Kaduna, de Taraba et du Plateau, qui représentent la “ceinture fertile et centrale” du Nigeria. Amnesty a également accusé les forces de sécurité nigérianes de ne pas en faire assez pour mettre fin aux massacres, aux pillages ou en incendies de villages. “Les forces de sécurité sont souvent positionnées à proximité des attaques, qui peuvent parfois durer plusieurs jours, mais sont trop lentes à réagir”, assure le rapport. “Le gouvernement nigérian a affiché une incompétence flagrante et manque à son devoir de protéger la vie de sa population”, dénonce Osai Ojigho, directeur du programme nigérian d’Amnesty International. “Nos recherches montrent que ces attaques étaient bien planifiées et coordonnées, avec l’utilisation d’armes telles que des mitraillettes et des fusils AK-47”, ajoute-t-il. Les éleveurs nomades, musulmans, et les agriculteurs sédentaires chrétiens sont en conflit depuis des années pour l’accès aux terres, mais les violences se sont largement aggravées ces dernières années, en raison de la poussée démographique, de la multiplication des conflits et de l’insécurité croissante dans le Nord, qui ont bloqué de nombreuses routes traditionnelles de pâturage. “Le conflit a été dangereusement politisé par des responsables du gouvernement de l‘État qui ont exacerbé les tensions en se lançant dans un jeu d’accusations “, dénonce le rapport d’Amnesty. La situation sécuritaire est particulièrement préoccupante au Nigeria, alors que le président Muhammadu Buhari, ancien général de 76 ans, est en lice pour sa propre succession lors des élections générales de février.Mon, 17 Dec 2018 13:20:23 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2018/12/17/nigeria-amnesty-denonce-un-conflit-meurtrier-entre-agriculteurs-et-eleveurs/« Partir ? » : le documentaire qui donne la parole aux migrants [This is Culture]http://fr.africanews.com/2018/12/17/partir-le-documentaire-qui-donne-la-parole-aux-migrants-this-is-culture/“Partir ?” c’est l’interrogation de millions d’individus sur le continent qui aujourd’hui encore sont nombreux à tout risquer pour rejoindre l’Europe, et le thème du film documentaire co-produit par “De l’Autre Côté du Périph’ “ et “LUMAN Communications”. L’initiative est née de la réalisatrice camerounaise Mary-Noël Niba, lassée de toujours voir la même narrative concernant les migrants dans les medias. L’un des objectifs de ce documentaire c’est de casser, un peu, cette image d’un Occident paradisiaque par opposition à une Afrique qui n’aurait plus rien à offrir, et d’encourager ceux qui le souhaitent à emprunter le chemin du retour sur le continent, sans craindre le regard des autres ! @NigeriasinsightMon, 17 Dec 2018 09:58:46 +0000editorial@africanews.com (Bridget UGWE)http://fr.africanews.com/2018/12/17/partir-le-documentaire-qui-donne-la-parole-aux-migrants-this-is-culture/La tournée d'Omar El Béchir en Syriehttp://fr.africanews.com/2018/12/17/la-tournee-d-omar-el-bechir-en-syrie/Brève visite à Damas en Syrie du président soudanais Omar El Béchir. C’est la première visite d’un dirigeant arabe dans le pays depuis le conflit qui déchire la Syrie depuis 2011, d’après la télévision d‘État. D’après la présidence syrienne, Omar El Béchir s’est entretenu au palais présidentiel avec son homologue Bashar Al-Assad sur leurs relations bilatérales et la situation dans la région. Le président syrien se serait déclaré attaché à “son identité arabe”. C’est la deuxième visite en deux ans d’Omar El Béchir dans la région malgré le mandat d’arrêt international lancé contre le chef de l‘État soudanais. Les protestations des organisations de défense des droits humains n’ont jamais inquiété ce dernier. Cette visite permet au gouvernement syrien de sortir quelque peu de son isolement diplomatique. Le pays est, en effet, suspendu de la ligue arabe depuis 2011, après que Damas a entrepris de réprimer violemment des manifestations réclamant plus de démocratie.Mon, 17 Dec 2018 11:59:36 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2018/12/17/la-tournee-d-omar-el-bechir-en-syrie/L'or vert de Ditadihttp://fr.africanews.com/2018/12/17/l-or-vert-de-ditadi/Il a des allures de carte postale , le paysage des hautes savanes de Ditadi par Dolisie, à 3 heures de route au nord – est de Pointe Noire au Congo. C’est ici que Florent Deckrous, doublement ingénieur en gestion des entreprises et ingénieur agronome , a choisi de donner un sens à son rêve de créer un complexe agro-pastoral: Agrideck. Le ranch s‘étale sur 472 hectares d’après son initiateur qui a déjà franchi des épreuves. Outre la culture du manioc, des arbres fruitiers ( manguiers, avocatier, etc.), il y a aussi l‘élevage des bovins, des porcs et des poulets. La transformation des produits de la terre , est un autre volet de ce projet qui ambitionne aussi d’inclure l‘écotourisme.Thu, 13 Dec 2018 18:46:22 +0000editorial@africanews.com (Jean David MIHAMLE)http://fr.africanews.com/2018/12/17/l-or-vert-de-ditadi/RDC : enfin l'alternance pacifique ?http://fr.africanews.com/2018/12/17/rdc-enfin-l-alternance-pacifique/Si les élections déjà très hypothétiques se tenaient, la RDC goûterait enfin aux délices de l’alternance pacifique de son histoire. Pérégrination dans le passé électoral de ce géant d’Afrique centrale aux pieds d’argile. L’histoire électorale de République démocratique du Congo (RDC) commence en 1958. Joseph Kasa-Vubu est élu au poste de bourgmestre (maire) de la commune de Dendale (aujourd’hui Kasa-Vubu) au centre de Léopoldville (actuelle Kinsahsa). Son compatriote et camarade du parti Alliance des Bakongo (ABAKO) Gaston Diomi Ndongala est lui aussi élu à la tête de la commune voisine de Ngiri-Ngiri. À la faveur de l’indépendance le 30 juin 1960, résultat dune âpre lutte lors de l’historique Table ronde de Bruxelles, Kasa-Vubu est élu par le premier Parlement composé rien que de Congolais. Avec 159 voix contre 43, le natif Tshela (province du Kongo-central) prenait ainsi le dessus sur son challenger Jean Bolikango, fondateur du Parti de l’Unité Nationale (PUNA). Si Kasa-Vubu a passé cinq ans au pouvoir, son quinquennat n’a pas du tout été un long fleuve tranquille. Mutineries, sécessions (Katanga et Kasaï, par exemple), assassinats vont rythmer ce premier mandat. Le chaos dans lequel baignait alors le Congo-Léopoldville, officiellement affranchi de la domination belge, va ainsi ouvrir l’une des pages les plus sombres de l’histoire du pays : l’assassinat du héros de l’indépendance Emmery Patrice Lumumba. C’est dans ce contexte de désordre que Joseph-Désiré Mobutu, chef d‘état-major, accède au pouvoir le 24 novembre 1965. « Il manquait de discipline chez nos hommes politiques. Pendant cinq ans, nous allons l’instaurer dans tous les domaines : politique, économique, financier », se félicitait l’ancien lumumbiste, tentant de nuancer qu’il ne s’agissait pas « d’un coup d‘État militaire, (mais) plutôt d’une révolution pacifique ». Mais, de cinq ans, Mobutu va prolonger son pouvoir en 32 ans de règne sans partage, non sans tenter de légitimer sa longévité avec un premier acte qui fut le référendum constitutionnel du 10 juin 1967. Votée par plus de 98 % de Congolais, la Constitution met en place la « Deuxième République » qui stipule que le chef de l‘État est élu par le Parlement (une seule chambre) et confirmé par référendum populaire pour un mandat de sept ans renouvelable indéfiniment. Le 3 décembre 1977, le Congo, baptisé Zaïre depuis 1971, organise la première élection présidentielle de l‘ère Mobutu. Sans surprise, le général est déclaré vainqueur avec 98 % des voix. Mobutu, seul candidat Le vote n‘étant pas secret ni libre, les électeurs devraient choisir obligatoirement le bulletin vert (pour Mobutu) au détriment du rouge (contre Mobutu). En 1984, même modus operandi, même résultat. Et pour lui, c‘était l’expression de la volonté du peuple. « Lors des campagnes, on me disait dans certaines provinces : ‘‘Monsieur le président, nous allons vous élire à 300 . Dans d’autres, on promettait de m‘élire à 500‘‘ », se vantait Mobutu. >>> LIRE AUSSI : Trait d’histoire : il était une fois, les martyrs de la Pentecôte en RDC Dans les années 1990, un vent de démocratie va, suite à l’effondrement du mur de Berlin et du discours de la Baule, souffler dans toute l’Afrique. Rattrapé par le contexte comme la plupart de ses homologues, celui qu’on a surnommé le “Léopard du Zaïre” accepte le multipartisme et l’organisation d‘élections libres, transparentes et apaisées. Des scrutins qui n’auront jamais lieu à cause de plusieurs crocs en jambes dans les institutions chargées par la conférence nationale de gérer une transition qui devait conduire à ces élections. Il a fallu l’entrée des troupes de Laurent-Désiré Kabila pour que le “Papa Maréchal” quitte le pouvoir le 16 mai 1997. Il s’enfuit alors au Maroc où il meurt d’un cancer de la prostate quatre mois plus tard, le 7 septembre 1997, mettant fin à 31 ans de règne. Une longévité que ne connaîtra pas son successeur. Attaqué sur deux principaux fronts par des rebellions soutenues par des pays voisins dont l’Ouganda et le Rwanda Laurent Désiré Kabila n’eut pas, en effet, le temps de débuter l’opération d’enrôlement des électeurs. Il sera assassiné par un des membres de sa propre garde le 16 janvier 2001. Quelques heures seulement après sa mort, son fils Joseph Kabila lui succède. Ce dernier remporte la présidentielle de 2006 avant d‘être réélu en 2011, malgré les fraudes évoquées par l’opposition. Son deuxième et dernier mandat a pris fin officiellement en 2016 selon les dispositions de la Constitution. Mais, l‘élection n’a pas pu se tenir, officiellement pour des raisons techniques.« Nous avons décidé de repousser les élections pour éviter d’exclure un très grand nombre de gens, pour la plupart de jeunes électeurs. Jusqu’à 10 millions de personnes non inscrites pourraient passer à côté de la chance de voter », expliquait Joseph Kabila en octobre 2016. Glissements du terrain électoral La crise politique née de ce report, fit des dizaines de morts parmi les partisans de l’opposition qui exigeaient le départ du président dont elle jugeait le maintien au pouvoir illégitime. L’hémorragie fut stoppée grâce à l’accord dit de la Saint-Sylvestre, sans pour autant mettre un terme à la crise politique. Sous l‘égide de l‘Église catholique, opposition, majorité et société civile vont s’accorder sur la tenue des élections en décembre 2017. >>> LIRE AUSSI : RDC : huit morts dans la répression des marches anti-Kabila Mais, un nouveau report va être prononcé. Et cette fois-ci, c’est l‘Église catholique qui monte au créneau pour dénoncer le non-respect de l’accord de la Saint-Sylvestre. Ce, à travers des manifestations d’abord en fin décembre puis en fin janvier. Comme en 2016, la répression fera plusieurs morts. L’opposition soupçonnait alors le président de vouloir s’accrocher au pouvoir. >>> LIRE AUSSI : Départ de Kabila : les catholiques célèbrent une victoire historique du peuple Mais, alors que tout le monde l’attendait au tournant, Kabila finît par se retirer de la course à la présidentielle tout en prenant le soin de désigner en août dernier Emmanuel Ramazani Shadary comme candidat de la mouvance au pouvoir. L’ancien ministre de l’Intérieur affronte ce dimanche 23 décembre Félix Tshisekedi et Martin Fayulu pour le fauteuil de président. Ils seront départagés par quelque 40 millions d‘électeurs. >>> LIRE AUSSI : Départ de Kabila : les catholiques célèbrent une victoire historique du peuple Mais, vu les violences et d’autres incidents comme l’incendie qui a détruit plus de 80 % du matériel électoral, des observateurs redoutent un nouveau report. Et la première alternance pacifique de l’histoire de RDC devrait encore attendre… Jusqu‘à quand ? That’s the question.Sat, 15 Dec 2018 17:40:29 +0000editorial@africanews.com (John Ndinga Ngoma)http://fr.africanews.com/2018/12/17/rdc-enfin-l-alternance-pacifique/2018, une année électorale galvanisée par les jeuneshttp://fr.africanews.com/2018/12/17/2018-une-annee-electorale-galvanisee-par-les-jeunes/Pas moins d’une dizaine d‘élections se sont déroulées sur le continent africain cette année. Comme depuis le début des indépendances, les profils classiques – vieux loups de la politique, âgés d’au moins 60 ans, opposants éternels ou présidents accrochés au pouvoir – étaient au rendez-vous. Mais un air nouveau a soufflé sur les élections africaines, emmenées par l‘énergie de la jeunesse. Qu’ils soient candidats, militants de la société civile ou sympathisants, bien de jeunes africains ont manifesté un intérêt certain pour la politique sur le continent. Galvanisés par un désir de changement, ces jeunes se sont investis tout au long des campagnes électorales pour faire entendre leur voix. Le succès n’a pas toujours été assuré, mais l‘écho a résonné aux quatre coins de l’Afrique. Difficile de passer à côté de la campagne populaire du leader du parti Univers, Cabral Libii lors de la présidentielle d’octobre 2018 au Cameroun. Ce jeune enseignant de droit à l’Université de Yaoundé II, âgé de 38 ans, a fait sortir de son lit la jeunesse camerounaise. Armé de son verbe, de son programme de société et de sa popularité sur les réseaux sociaux – outil incontournable de communication de ces dernières années – Cabral Libii a sillonné les villes du Cameroun pour porter son message. Seule la jeunesse est capable de désagréger la gérontocratie camerounaise dont la figure de proue est le président Paul Biya, 85 ans, dont 36 au pouvoir, et vainqueur de la présidentielle d’octobre. Cabral Libii n’a pas remporté ces élections, mais il a relevé, comme aiment à le dire ses partisans, le défi de la mobilisation, jusqu‘à le propulser en troisième position à ces joutes, loin devant des partis traditionnels comme le SDF de l’emblématique opposant historique John Fru Ndi. Et cela, sans moyens financiers conséquents. Contourner le repli citoyen Des itinéraires différents mais, des objectifs quasi-similaires avec Nelson Chamisa, le nouveau patron du Mouvement pour le changement démocratique (MDC) au Zimbabwe. Il y a deux années en arrière, ce jeune avocat de 40 ans était abrité à l’ombre du chef historique de l’opposition, Morgan Tsvangirai, fondateur du MDC. Puis la grande faucheuse a frappé, Morgan Tsvangirai a été emporté par un cancer malicieux. Voilà Nelson Chamisa propulsé au rang de chef de l’opposition. Lors des élections de juillet qui l’opposait au successeur de Robert Mugabe, Emmerson Mnangagwa, l’opposant a récolté plus de 40 % des voix. Un score insuffisant pour l‘élire à la tête du pays, mais assez pour faire de lui le plus coriace des adversaires politiques du président Mnangagwa. En Côte d’Ivoire, où se sont tenues des élections locales et régionales en octobre, la patte des jeunes s’est également fait sentir avec l‘émergence de figures fraîches, notamment dans les communes du Plateau, de Cocody ou encore de Treichville. La République démocratique du Congo n’est pas en reste. Alors que ce pays-continent se prépare à des élections générales le 23 décembre, les jeunes de la société civile sont à pied d’oeuvre pour faire entendre la voix des urnes. A travers diverses initiatives, ils comptent anéantir toute tentative de fraude et de manipulation visant à souiller ces élections. Si ces initiatives tendent à rassurer sur un sursaut démocratique en Afrique, les observateurs plaignent toutefois des poches de résistance. Dans bien de pays africains, la voix de la jeunesse est étouffée par des régimes autoritaires qui continuent d’imposer un système électoral aux antipodes de la démocratie. Conséquence, le changement se fait attendre. >>> LIRE AUSSI : Elections en Afrique – les jeunes veulent le pouvoir… maintenant >>> LIRE AUSSI : Afrique : bientôt une coalition des jeunes opposants ?Thu, 13 Dec 2018 11:40:44 +0000editorial@africanews.com (Carole KOUASSI)http://fr.africanews.com/2018/12/17/2018-une-annee-electorale-galvanisee-par-les-jeunes/Madagascar : duel télévisé entre Ravalomanana et Rajoelinahttp://fr.africanews.com/2018/12/17/madagascar-duel-televise-entre-ravalomanana-et-rajoelina/Les deux finalistes de l‘élection présidentielle malgache se sont livrés dimanche soir à un premier débat télévisé musclé. Elu président en 2002, M. Ravalomanana a été contraint de quitter la présidence de la Grande île sept ans plus tard après une série de violentes manifestations soutenues par M. Rajoelina, alors maire de la capitale. Celui-ci a ensuite été installé à la tête d’une présidence non-élue par l’armée. Interdits de candidature pour l‘élection de 2013, dans le cadre d’un accord de sortie de crise, les deux rivaux n’ont pas caché leur volonté de solder définitivement leurs comptes pour le scrutin du 19 décembre. M. Rajoelina, 44 ans, a remporté le premier tour le 7 novembre avec 39,23% des suffrages, devançant de peu M. Ravalomanana, 69 ans, crédité de 35,35%. Dès l’ouverture du débat, diffusé en direct par la télévision publique malgache, ce dernier s’en est pris à son adversaire en l’accusant de lui avoir ravi le pouvoir en 2009 à la faveur d’un “coup d’Etat”. “Vous étiez le leader du mouvement de 2009 qui a commis un coup d’Etat. A cause de cela, le peuple malgache a été piégé dans le cercle de la pauvreté”, a dit l’ancien chef de l’Etat. “Tu vis trop dans le passé”, lui a rétorqué son successeur, “ce qu’on attend de nous, c’est ce qu’on peut apporter au peuple aujourd’hui”. “Un denier tour décisif” Pendant de longues minutes, les deux hommes se sont renvoyés la responsabilité des maux dont souffrent leur pays, de la pauvreté à la corruption ou à l’insécurité et promis de remettre leur pays sur les rails. “Je me donne 100 jours pour éradiquer l’insécurité”, a promis Marc Ravalomanana. “Mes promesses sont mesurables, on peut atteindre l’autosuffisance alimentaire en cinq ans”, a renchérit Andry Rajoelina. “On a besoin d’un président qui prend soin des faibles, il faut un président patriote”, a conclu ce dernier au terme de deux heures et demi d‘échanges souvent tendus. “Cette élection est un tournant qui voit concourir un bâtisseur et un destructeur”, a résumé son adversaire. MM. Rajoelina et Ravalomanana doivent s’affronter le 16 décembre dans un deuxième et dernier débat télévisé, à trois jours du second tour de scrutin. >>> LIRE AUSSI : Madagascar-présidentielle : dernier virageMon, 17 Dec 2018 08:51:45 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2018/12/17/madagascar-duel-televise-entre-ravalomanana-et-rajoelina/Kenya : des Jeux Olympiques Massaï pour sauver les lionshttp://fr.africanews.com/2018/12/17/kenya-des-jeux-olympiques-massai-pour-sauver-les-lions/Au Kenya, des membres de la communauté Massaï participent à des “Jeux Olympiques Massaï” pour sauver les lions en danger. Pendant des générations, les guerriers Massaï prouvaient leur virilité en tuant un lion, mais une campagne menée par le champion olympique kényan David Rudisha veut qu’ils troquent leurs lances contre une activité sportive. “La raison pour laquelle nous organisons ces Jeux Olympiques Massaï, c’est pour sensibiliser à la conservation de la faune. Depuis des années, nous avons des conflits entre les humains et la faune. Nous voyons qu’en tant que morans (guerriers), vous savez que nous sommes très courageux et parfois, même lorsque nous sommes en conflit avec les lions qui s’en prennent à nos betails, les guerriers poursuivent ces lions et les tuent.” Depuis une dizaine d’années, ces jeux Masaï souvent organisés au pied du mont Kilimandjaro, dans la petite réserve de Kimana, à 220 kilomètres au sud-est de la capitale, Nairobi, ont contribué a diminuer le massacre des lions. Les hommes s’affrontent sur des distances de 200, 800 ou 5.000 mètres, les femmes sur 100 ou 1.500 mètres. Le “saut en hauteur Masaï”, où les guerriers bondissent dans les airs à la verticale et non au-dessus d’une barre, est aussi à l’honneur. Les vainqueurs de chaque catégorie n’auront pas droit à des médailles, mais plutôt à des têtes de bétail, la plus grande richesse chez les Masaï, ainsi que des bourses scolaires ou des sommes d’argent.Mon, 17 Dec 2018 08:52:55 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2018/12/17/kenya-des-jeux-olympiques-massai-pour-sauver-les-lions/Côte d'Ivoire : les élections locales émaillées de violenceshttp://fr.africanews.com/2018/12/17/cote-d-ivoire-les-elections-locales-emaillees-de-violences/La reprise du scrutin a été marquée dimanche par de nouveaux incidents. Deux mois après des violences qui avaient conduit à l’annulation de plusieurs scrutins des municipales du 13 octobre, notamment dans la cité balnéaire de Grand-Bassam et à Port-Bouët, la reprise de ces élections locales a été marquée dimanche par de nouveaux incidents, malgré un déploiement massif des forces de l’ordre. L’enjeu politique est faible pour ces élections partielles. Ils ne modifieront pas l‘équilibre issu du scrutin du 13 octobre, largement remporté par le parti présidentiel RHDP, mais où le principal parti d’opposition, le PDCI, ancien allié, avait fait un bon score. Cette journée du 13 octobre avait été marquée par des violences ayant fait au moins cinq morts et des accusations de fraudes dans une centaine de sites, à deux ans de la prochaine élection présidentielle, déjà dans toutes les têtes. À Port-Bouët, où il y avait un duel RHDP-PDCI, plusieurs incidents ont eu lieu. En soirée alors que le dépouillement état terminé dans la plupart des bureaux de vote, des individus ont pénétré dans un siège local Comission électorale indépendante (CEI) à Vridi où devait commence la compilation des résultats. Des coups de feu ont été tirés mais personne n’a été blessé, selon une source sécuritaire. Les intrus, qui ont investi le premier étage de la bâtisse de la CEI, ont été repoussés sans pouvoir accéder à la salle de réunion au rez-de-chaussée protégée par des forces de l’ordre nombreuses, selon le récit à l’AFP de plusieurs témoins sur place après l’attaque. “Ils n’ont pas pu prendre des urnes”, a expliqué sur place vers 1h00 GMT Gervais Coulibaly, deuxième vice-président de la CEI. “L“important maintenant c’est de commencer la compilation”, a-t-il ajouté. “La journée de dimanche avait été particulièrement chaude” En milieu d’après-midi des hommes, dont certains vêtus de cagoules, ont commencé à agresser les gens dans la rue à proximité du bureau de vote de Seny Fofana avant de pénétrer dans l’enceinte, selon un témoin, employé de l’AFP. Des incidents avait déjà eu lieu a bureau de vote du Lycée moderne de Port-Bouët, des individus ayant lancé des cailloux et brisé une fenêtre du siège électoral PDCI. Plusieurs personnes avaient été “frappées et se sont fait voler” devant le siège, a affirmé une des victimes à la presse. Au moins quatre bureaux de vote ont été attaqués et des urnes cassées, selon des membres du PDCI. Les deux candidats s’accusent mutuellement des violences. Selon M. Coulibaly, ces incidents “ne devraient pas a priori peser sur le résultat final”. Le préfet d’Abidjan, Vincent Toh Bi, a sillonné la commune, rencontrant les deux candidats, se rendant dans des bureaux de vote, et appelant les gens au calme. “Il y a eu des incidents isolés. Nous avons procédé à des interpellations”, a-t-il déclaré à l’AFP. Pendant la nuit, plusieurs barrages avec des forces de l’ordre équipés d’armes de guerre étaient disposés dans la commune. À Grand-Bassam, à 30 kilomètres d’Abidjan, épicentre des troubles post-électoraux en octobre, un commando d’hommes armés non identifiés a fait irruption vers 17h00 (locales et GMT) dans deux centres de vote voisins et saccagé les urnes. Les forces de l’ordre, pourtant présentes sur place, ont laissé faire, selon plusieurs témoins. Un cameraman de la Radio-télévision ivoirienne a été “frappé” et son matériel “endommagé”. Des journalistes de l’AFP ont pu voir de nombreuses urnes brisées et des bulletins de vote répandus à terre dans les bureaux de vote du Collège moderne et de Bassam-1. Deux autres bureaux de vote ont été attaqués dans des conditions similaires, selon des sources concordantes. Ces bureaux de vote sont situés dans le quartier colonial France, classé au patrimoine mondial de l’Unesco, un quartier traditionnellement favorable au maire sortant et candidat du PDCI George Ezaley. Forces de l’ordre conspuées Celui-ci affrontait le candidat du parti au pouvoir RHDP, Jean-Louis Moulot. Vers 18h00, des journalistes de l’AFP ont vu une douzaine d’hommes jeunes, costauds, en civil, à bord de deux 4×4 immobilisés par la population, et présentés par les habitants comme les auteurs des attaques. Après de longues minutes de tension, les deux véhicules 4×4 ont pu quitter les lieux, escortés par les forces de l’ordre, qui ont été conspuées par la foule. La Plateforme des organisations de la société civile pour les élections en Côte d’Ivoire (POECI) a “dénoncé des actes de violence et des tensions en cours dans de nombreux lieux de vote et en dehors à Grand-Bassam et Port-Bouët”. Les résultats devraient être connus dans la nuit ou lundi dans la journée. Un incident grave s‘était produit samedi à Divo (sud), où un responsable local du PDCI avait été frappé et a dû être hospitalisé, selon la Ligue ivoirienne des droits de l’Homme. AFPMon, 17 Dec 2018 07:16:41 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2018/12/17/cote-d-ivoire-les-elections-locales-emaillees-de-violences/Mali : le Premier ministre annonce des mesures sécuritaires à Tombouctouhttp://fr.africanews.com/2018/12/16/mali-le-premier-ministre-annonce-des-mesures-pour-la-securite-a-tombouctou/Le Premier ministre malien annonce de nouvelles mesures pour renforcer la sécurité à Tombouctou, dont l’envoi de policiers, gendarmes et soldats supplémentaires dans cette région du nord du pays, après une montée de l’insécurité qui inquiète les populations. “Trois cent cinquante éléments supplémentaires de la police, de la gendarmerie et de la garde nationale (une unité de l’armée) seront bientôt déployés dans la ville de Tombouctou et dans la région du même nom”, a déclaré samedi à la presse Soumeylou Boubeye Maïga, sans préciser de date. Le chef du gouvernement malien s’exprimait à Bamako, à son retour d’une visite de 48 heures dans la région de Tombouctou lors de laquelle il a rencontré des populations locales. M. Maïga a également annoncé “l’accroissement des moyens logistiques des forces de sécurité, la création prochaine d’un corps de gardes-frontières” et “la création en 2019 de la région militaire de Taoudéni”, une région administrative récemment créée. De nombreux habitants de Tombouctou se sont affirmés inquiets de l’insécurité. “Monsieur le Premier ministre, il faut régler le problème d’insécurité. Il y a des braquages, des vols de véhicule. Nous vivons la peur au ventre”, a déclaré Moustapha Maïga, de la coordination de la jeunesse de Tombouctou, lors d’une rencontre samedi avec le Premier ministre Maïga. Cinq véhicules appartenant à des civils ont été enlevés cette semaine dans la région de Tombouctou, a affirmé une source de sécurité. Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda, à la faveur de la déroute de l’armée face à la rébellion à dominante touareg, d’abord alliée à ces groupes qui l’ont ensuite évincée. Les jihadistes en ont été en grande partie chassés ou dispersés à la suite du lancement en janvier 2013, à l’initiative de la France, d’une intervention militaire, qui se poursuit actuellement. Mais des zones entières échappent au contrôle des forces maliennes, françaises et de l’ONU, régulièrement visées par des attaques meurtrières, malgré la signature en 2015 d’un accord de paix censé isoler définitivement les jihadistes. AFPSun, 16 Dec 2018 16:20:08 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2018/12/16/mali-le-premier-ministre-annonce-des-mesures-pour-la-securite-a-tombouctou/CAN-2019 : forces et faiblesses des candidatures sud-africaine et égyptiennehttp://fr.africanews.com/2018/12/16/can-2019-forces-et-faiblesses-des-candidatures-sud-africaines-et-egyptienne/L’Afrique du Sud et l‘Égypte sont en concurrence pour accueillir la Coupe d’Afrique des nations 2019, dont l’organisation – après son retrait au Cameroun – sera attribuée le 9 janvier par la Confédération africaine de football (CAF). Nous allons nous arrêter sur les forces et les faiblesses des deux candidatures. De ce point de vue, les deux nations ont des atouts à faire valoir. Les infrastructures Les 10 stades utilisés lors de la Coupe du monde 2010 – l’Afrique du Sud est la seule nation africaine à avoir organisé un Mondial -, de Polokwane dans le nord-est à Cape Town dans le sud-ouest sont disponibles. à titre indicatif, seuls six sont requis pour accueillir la première CAN de l’histoire à 24 équipes. En dehors des stades, les infrastructures (hôtelières, routières,...) dont dispose l’Afrique du Sud sont excellentes. Il s’agit aussi d’un atout majeur de l‘Égypte : le président de la Fédération égyptienne, Hany Abou Rida, a annoncé que les stades du Caire, d’Alexandrie, d’Ismaïlia et Suez seraient utilisés. En outre, le pays dispose de deux aéroports internationaux au Caire et à Borg el-Arab, près d’Alexandrie, pour accueillir les joueurs africains. Et le réseau routier permet par exemple de parcourir la distance entre Alexandrie et Le Caire en moins de trois heures. Un rendez-vous sportif international Les supporters sud-africains sont réputés inconstants et le nombre de spectateurs est généralement faible pour les matches locaux. Une inconnue difficile à anticiper.  La situation pourrait encore être durcie par un taux de chômage massif, au-dessus de 25 %. Ce qui signifie que de nombreux Sud-Africains ne pourront tout simplement pas s’offrir de billets.  Si les anciens champions d’Afrique réussissent à figurer dans le dernier carré de la compétition, cela pourrait favoriser un engouement et un intérêt accru dans le pays-hôte. Côté égyptien, la violence sporadique dans les stades, qui concerne généralement les matches locaux, reste un point d’interrogation majeur. En février 2012, au moins 74 personnes, pour la plupart des supporters d’Al-Ahly, étaient mortes dans des heurts au stade de Port-Saïd (nord) après une rencontre entre le club cairote et l‘équipe locale d’Al-Masry.  Ces violences avaient conduit à l’interdiction aux supporters d’assister aux matches. La mesure a été par la suite assouplie, puis d’autres violences ont eu lieu. Mais la fédération égyptienne a décidé en 2018 de permettre leur retour progressif. Climat sécuritaire La criminalité est un fléau plus que jamais en expansion en Afrique du Sud, où les meurtres font plus de 50 victimes quotidiennes, en moyenne.  L‘éventuelle organisation de la CAN pour la première fois depuis la révolte de 2011, qui avait provoqué la chute du régime d’Hosni Moubarak, représente un défi pour les forces de sécurité égyptiennes. Depuis l’arrivée au pouvoir en 2014 d’Abdel Fattah al-Sissi, celles-ci maintiennent une féroce répression contre toute forme d’opposition ou de désordre.    Conditions météorologiques Lors de la CAN-2019, prévue du 15 juin au 13 juillet, ce sera l’hiver en Afrique du Sud ! Les températures en soirée seront glaciales. Les nombreux footballeurs africains évoluant en Europe s’en accommoderont. Les spectateurs, un peu moins. Ce sera exactement l’inverse en Égypte : la CAN doit se dérouler à une période où il fait très chaud, notamment au Caire avec des températures pouvant aller au-delà des 35 degrés. Un problème pour les joueurs… Les – potentiels – soutiens Plusieurs responsables sud-africains qui ont déjà participé à l’organisation des CAN-1996 et 2013 (cette dernière déjà en remplacement de la Libye), ainsi qu‘à la Coupe du monde 2010, sont prêts à chapeauter cette nouvelle compétition. De plus, la production télévisuelle sud-africaine est la meilleure du continent, un facteur-clé dans l’organisation d’un événement qui sera suivi au-delà de l’Afrique.  Mais l’Afrique du Sud a créé la polémique lorsqu’elle a soutenu la candidature Canada/Mexique/États-Unis pour l’organisation de la Coupe du monde 2026. Cette décision avait été prise sur fond de brouille avec le Maroc, le candidat africain déchu pour le Mondial-2026. Suffisant pour avoir été considéré par certains comme une nation “anti-africaine”.  À l’inverse, le président de la Fédération égyptienne a assuré que les états arabes du continent devraient soutenir la candidature du pays, qui a déjà organisé dans son histoire la CAN à quatre reprises, dont la dernière en 2006.  Sans compter que le siège de la CAF se trouve au Caire, signe de son influence sur le continent. De quoi lui permettre d‘être désigné le 9 janvier 2019 à Dakar (Sénégal) ? AFPSun, 16 Dec 2018 14:57:29 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2018/12/16/can-2019-forces-et-faiblesses-des-candidatures-sud-africaines-et-egyptienne/RDC : un entrepôt de la commission électorale attaqué dans l'est (armée)http://fr.africanews.com/2018/12/16/rdc-un-entrepot-de-la-commission-electorale-attaque-dans-l-est-armee/Les autorités congolaises ont affirmé qu’un nouvel entrepôt de la commission électorale avait été attaqué dimanche à une semaine des élections prévues en République démocratique du Congo où les autorités parlent de fermer les frontières le jour du vote. Selon un porte-parole joint, l’armée a repoussé avec la police une attaque d’un groupe armé rebelle contre l’entrepôt de la Commission électorale nationale indépendante (Céni) à Beni, dans l’est du pays. #RDC #Beni: l’armée repousse une attaque de miliciens visant l’entrepôt de la CENI https://t.co/wSHm4XNEcf— POLITICO.CD (@politicocd) 16 décembre 2018 “Notre matériel est intact à l’intérieur (de l’entrepôt) (…) 2.000 machines à voter et autres accessoires. Donc les élections auront toujours lieu ici (à Beni) le 23 décembre”, a déclaréle chef d’antenne de la Céni à Beni, Deogratias Mbayahi. Les entrepôts de la cenirdc à #Beni ont été la cible d'une attaque la nuit de samedi à dimanche. Le processus électoral est en danger ! #RDC https://t.co/svIS9B48lq— Tresor Kiyombo N. (Tresorkiyombo) 16 décembre 2018 Un précédent incendie Un incendie s’est déclaré dans la nuit de mercredi à jeudi dans un entrepôt de la Céni à Kinshasa. Le sinistre d’origine sans doute criminelle a détruit 80 % des “machines à voter” destinées à la capitale, selon la version des autorités. Ces machines se présentent sous la forme d’un écran tactile qui doit servir à cliquer sur le nom des candidats et imprimer les bulletins le jour du vote. Une partie de l’opposition rejette cette procédure de vote. Le ministre de l’Intérieur Henri Mova a indiqué qu’il allait appeler l’armée à la rescousse pour “faire des opérations de police” le jour des élections. Afin de garantir “une sécurité maximale”, “il est de tradition de fermer les frontières”, a-t-il ajouté sur la radio Top Congo. La campagne électorale Ouverte le 22 novembre, la campagne électorale a été marquée cette semaine par des violences à Lubumbashi, Kalemie (sud-est) et Mbuji-Mayi (centre) faisant au moins cinq morts, selon des témoignages, et un bilan d’ONG. Les autorités nient tout décès en lien avec la campagne. La Haut-commissaire de l’ONU aux droits de l’Homme a dénoncé ces violences commises à l‘égard des candidats et militants de l’opposition. Les ambassadeurs des États-Unis, du Canada, du Royaume-Uni et de la Suisse à Kinshasa se sont déclarés vendredi “vivement préoccupés” dans un communiqué commun. AFPSun, 16 Dec 2018 13:29:44 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2018/12/16/rdc-un-entrepot-de-la-commission-electorale-attaque-dans-l-est-armee/Comores : quatre proches de l'opposition condamnés à la prison à viehttp://fr.africanews.com/2018/12/16/comores-quatre-proches-de-l-opposition-condamnes-a-la-prison-a-vie/La justice comorienne a condamné samedi soir aux travaux forcés à perpétuité quatre proches de l’opposition au président comorien Azali Assoumani reconnus coupables de “complot” et “d’atteinte à la sûreté de l’Etat”. Parmi les condamnés figure l’ex-vice-président Djaffar Said Ahmed Hassane, qui s‘était opposé au récent référendum constitutionnel organisé par le chef de l’Etat. Actuellement réfugié en Tanzanie, il fait l’objet d’un mandat d’arrêt international. Les trois autres sont le frère de l’ancien vice-président, l’avocat Bahassane Ahmed Said, l‘écrivain Said Ahmed Said Tourqui, dit Sast, et un officier, le commandant Faissoil Abdousalam. Lors de ce procès de deux jours, la Cour de sûreté de l’Etat a également infligé des peines de vingt à trois ans d’emprisonnement à quatre autre accusés, dont l’ancien numéro de l’armée, le colonel Ibrahim Salim. Au début de l’audience, le parti de Bahassane Ahmed Said avait dénoncé dans un communiqué un “tribunal d’exception, contre les droits de l’Homme, la démocratie et l’Etat de droit (...) une insulte à la démocratie”. Crises politiques et institutionnelles Habitué des coups d’Etat et des révoltes armées, l’archipel des Comores traverse depuis plusieurs mois une nouvelle crise politique et institutionnelle. Lui-même ancien putschiste élu démocratiquement en 2016, Azali Assoumani a organisé en juillet un référendum constitutionnel qui lui permet d’effectuer plusieurs mandats et de régner jusqu’en 2029. Une élection présidentielle anticipée, à laquelle Azali Assoumani a déjà annoncé qu’il serait candidat, est prévue au premier semestre 2019. L’opposition dénonce depuis la dérive autoritaire du chef de l’Etat. Plusieurs de ses responsables, dont le chef du parti Juwa et ancien président Ahmed Abdallah Sambi, ont été depuis arrêtés et placés en détention provisoire. La récente réforme constitutionnelle a également supprimé le principe de la présidence tournante tous les cinq ans entre les trois îles de l’Union des Comores (Anjouan, Grande-Comore, Mohéli).  À la mi-octobre, un groupe de rebelles armés opposés à Azali Assoumani – issu de la Grande-Comore – ont ainsi affronté l’armée durant une semaine à Mutsamudu, la capitale de l‘île d’Anjouan. Le calme y est depuis revenu.  AFPSun, 16 Dec 2018 13:05:32 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2018/12/16/comores-quatre-proches-de-l-opposition-condamnes-a-la-prison-a-vie/Madagascar-présidentielle : dernier viragehttp://fr.africanews.com/2018/12/16/madagascar-presidentielle-dernier-virage/À quelques jours du scrutin du second tour de l‘élection présidentielle malgache, chassé- croisé entre les deux finalistes du second tour. Les anciens présidents et candidats Andry Rajoelina et Marc Ravalomanana. Andry Rajoelina a tenu un de ses derniers meeting devant l’hôtel de ville de Mahajanga (nord-ouest) devant environ 20.000 personnes. L’ancien président et candidat malgache Marc Ravalomanana a de son côté organisé un rassemblement à Antananarivo, à seulement quelques jours du second tour des élections présidentielles. Le second tour de la présidentielle malgache est prévu mercredi 19 décembre prochain.Sun, 16 Dec 2018 11:30:47 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2018/12/16/madagascar-presidentielle-dernier-virage/Un ancien ministre béninois arrêté en Espagnehttp://fr.africanews.com/2018/12/16/un-ancien-ministre-beninois-arrete-en-espagne/Komi Koutché, ancien ministre d’Etat du Bénin en charge des finances sous le président Boni Yayi, a été interpellé vendredi soir par la police espagnole, a-t-on appris dimanche auprès de ses proches. Komi Koutché, ancien ministre de la Communication puis ministre d’Etat chargé des Finances et de la Dénationalisation du Bénin, sous le régime de Thomas Boni Yayi, était en provenance de Dakar pour Paris où il devrait animer samedi matin un meeting de l’opposition béninoise. “Il a été interpellé en exécution d’un mandat d’arrêt émis contre lui par la justice béninoise”, a confirmé un de ses proches collaborateurs à la suite de l’annulation d’une réunion politique que l’ancien ministre devait avoir en France. “Komi Koutché n’a pas pu nous rejoindre pour la manifestation”, a indiqué un des organisateurs de la rencontre de Paris. Aucune autorité béninoise n’a été en mesure de confirmer l’interpellation. Des sources judiciaires béninoises ont seulement confirmé l‘émission d’un mandat d’arrêt contre Komi Koutché, un des fidèles lieutenants de l’ancien président (2006-2016). Il est poursuivi par la justice béninoise dans une affaire de mauvaise gestion du Fonds national de microfinance, une structure dont il a été le directeur général de 2008 à 2013. Ancien député de l’alliance politique FCBE de l’ancien président Boni Yayi, il s‘était inscrit dans une université américaine où il suivait des cours depuis son départ du gouvernement début avril 2016. AFPSun, 16 Dec 2018 12:46:08 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2018/12/16/un-ancien-ministre-beninois-arrete-en-espagne/Niger : des étudiants camerounais en détressehttp://fr.africanews.com/2018/12/16/niger-des-etudiants-camerounais-en-detresse/Ils sont sept jeunes lauréats camerounais de l‘école africaine de météorologie et de l’aviation civile de Niamey, dans une situation de précarité . Leur pays refuse de leur octroyer les bourses auxquels ils ont droit. Un étudiant qui a requis l’anonymat se dit inquiet pour l’avenir… “ Disons que la première conséquense est qu‘à l’issue de notre formation se lamente -til, est qu’on n’aura pas de diplôme. Après un an et deux ans de formation, c’est comme si l’on aura perdu notre temps ici au Niger, dans des conditions difficiles…” Ces sept infortunés, sont pourtant brillants.On y retrouve le major au baccalauréat au Cameroun de la session de 2011- avec une moyenne de près de 18 sur 20 . D’après nos informations, ces étudiants font les frais d’une bataille des egos, entre le ministère des transports et celui de la fonction publique. Les deux institutions n’arrivent pas à s’enttendre, sur la prise en charge et l’intégration à la fonction publique de ces futurs techniciens supérieurs et ingenieurs en aéronautique…Sun, 16 Dec 2018 12:31:50 +0000editorial@africanews.com (Jean David MIHAMLE)http://fr.africanews.com/2018/12/16/niger-des-etudiants-camerounais-en-detresse/Côte d'Ivoire : début des élections locales partielles dans le calmehttp://fr.africanews.com/2018/12/16/cote-d-ivoire-debut-des-elections-locales-partielles-dans-le-calme/Les électeurs ont commencé à se rendre aux urnes dans le calme dimanche dans six communes et deux régions de Côte d’Ivoire, où les scrutins locaux avaient été annulés après le vote du 13 octobre. L’enjeu politique est faible pour ces scrutins partiels, qui ne modifieront pas l‘équilibre issu du scrutin du 13 octobre, largement remporté par le parti présidentiel RHDP, mais où le principal parti d’opposition, le PDCI, avait néanmoins fait un bon score. C’est surtout le bon déroulement du scrutin qui est au centre de l’attention, alors que les élections du 13 octobre avaient été marquées par des violences ayant fait au moins cinq morts et des accusations de fraudes dans une centaine de scrutins. À Port Bouet, une des communes d’Abidjan, où des incidents avaient éclaté lors du précédent scrutin, la plupart des bureaux de vote étaient ouverts vers 09 h 00 (locales et GMT) selon des observateurs électoraux, soit avec un peu de retard sur l’horaire légal de 08 h 00. “J’espère que tout va se passer dans le calme cette fois-ci”, a confié Raïssa Kore, une habitante qui faisait la queue dans un bureau de vote de l‘école Selmer Hopital, son bébé dans les bras, avant d’aller à l‘église. “On veut que tout se passe bien, qu’il n’y ait pas de désordre”, a renchéri Adjaratou Kantiono, une habitante qui venait de voter, après avoir fait vérifier son identité en posant son index sur une tablette biométrique. D’après des observateurs électoraux, aucun incident n‘était signalé vers 10 h 30 sur l’ensemble des scrutins. D’importantes forces de l’ordre étaient déployées à Grand-Bassam, la cité historique balnéaire à 30 km d’Abidjan qui avait été l‘épicentre des troubles post-électoraux, avec plusieurs semaines d’incidents. Contrairement au scrutin du 13 octobre, les bureaux de vote y ont ouvert normalement, selon un observateur. Un incident sérieux s’est produit samedi à Divo (sud), où le responsable local de la jeunesse rurale du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) a été frappé et a dû être hospitalisé, selon la Ligue ivoirienne des droits de l’Homme. Le climat politique est tendu en Côte d’Ivoire, à deux ans de la prochaine élection présidentielle, déjà dans toutes les têtes. Ces scrutins étant les derniers avant la présidentielle de 2020. L‘éclatement de la coalition au pouvoir, qui a rassemblé pendant 13 ans le RHDP du président Alassane Ouattara et le PDCI de l’ex-président Henri Konan Bédié, a rouvert le jeu politique du pays, mais cela entraîne aussi d’importantes tensions. AFPSun, 16 Dec 2018 12:27:11 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2018/12/16/cote-d-ivoire-debut-des-elections-locales-partielles-dans-le-calme/Ouganda : le chanteur Bobi Wine échappe à la policehttp://fr.africanews.com/2018/12/16/ouganda-le-chanteur-bobi-wine-echappe-a-la-police/Le chanteur et figure de proue de l’opposition ougandaise Bobi Wine a choisi de passer à la clandestinité à la suite d’un raid de la police dans l’hôtel où il logeait avant un concert, a affirmé dimanche son avocat. Bobi Wine – Robert Kyagulanyi de son vrai nom – devait se produire samedi soir à Jinja, à 80 km à l’est de la capitale Kampala, quand la police a lancé une descente dans son hôtel. Il a été “contraint de prendre la fuite et de se cacher”, tandis que plusieurs de ses proches étaient détenus et battus, a affirmé Robert Amsterdam, l’avocat basé à Londres. “La police a fait une descente à l’hôtel de la ville où nous nous reposions avant le spectacle de ce soir et a arrêté bon nombre des membres de notre équipe. Au moment où nous parlons, la police encercle tout le quartier à ma recherche”, a tweeté Bobi Wine. L’avocat de la star a qualifié le raid d’“acte clair et éhonté de répression politique ciblée par les autorités ougandaises visant à violer les droits de l’homme de Bobi Wine”. Une descente qui a déplus à plusieurs des partisans de l’artiste. Une descente également condamnée par des avocats et hommes politiques américains. via PerilOfAfrica Bobi Wine escapes Jinja manhunt, calls police pathetic & partisan: Kyadondo East MP Robert Kyagulanyi aka Bobi Wine has described Uganda’s police force as “pathetic, partisan, incompetent and shameful”. This follows Jinja town incident… https://t.co/ydFclIh74y pic.twitter.com/GC8JGWaVfS— MarthaLeah Nangalama (mlnangalama) 16 décembre 2018 #KstvUpdates US lawyers and congressmen have slammed what they called arbitrary arrests and persecution by the Ugandan security agencies after police reportedly raided a hotel in which Kyadondo East MP Robert Kyagulanyi had booked in last night.— KSTV Uganda (@kstvug) 16 décembre 2018 Depuis qu’il s’est affirmé en 2017 comme un ferme opposant du président Yoweri Museveni, les autorités ont à plusieurs reprises empêché Bobi Wine, 36 ans, de se produire en public. AFPSun, 16 Dec 2018 12:09:40 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2018/12/16/ouganda-le-chanteur-bobi-wine-echappe-a-la-police/Mnangagwa encouragé à demeurer au pouvoirhttp://fr.africanews.com/2018/12/16/mnangagwa-encourage-a-demeurer-au-pouvoir/Le parti au pouvoir au Zimbabwe, a autorisé samedi le président Emmerson Mnangagwa à se représenter pour un second mandat de cinq ans en 2023, à la présidence . Ce qui met ainsi fin aux spéculations sur le retrait du dirigeant de 76 ans.Sun, 16 Dec 2018 10:00:34 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2018/12/16/mnangagwa-encourage-a-demeurer-au-pouvoir/Lutte contre Boko Haram : sommet des pays du lac Tchadhttp://fr.africanews.com/2018/12/16/lutte-contre-boko-haram-sommet-des-pays-du-lac-tchad/Les dirigeants des pays de la région du lac Tchad se sont retrouvés samedi au Nigeria pour donner une nouvelle impulsion à la lutte contre le groupe jihadiste Boko Haram, a indiqué la présidence nigériane. Ce sommet, qui réunit les dirigeants du Nigeria, du Cameroun, du Tchad, du Niger, du Bénin et de la République Centrafricaine, fait suite à une rencontre consacrée à la lutte contre Boko Haram qui avait réuni les chefs d’Etat et de gouvernement de la région du lac Tchad fin novembre à N’Djamena. “La réunion d’aujourd’hui est la continuation de nos efforts conjoints pour faire face aux défis majeurs en matière de sécurité dans notre sous-région”, a déclaré le président nigérian Muhammadu Buhari. http://fr.africanews.com/2018/12/06/securite-et-developpement-le-g5-sahel-en-appelle-aux-bailleurs-de-fonds/ Elle est la concrétisation de l’engagement résolu des pays participants dans la lutte contre “notre ennemi commun, Boko Haram et le rétablissement de la sécurité et d’une paix durable dans notre sous-région”, a poursuivi le président Buhari. Lors de leur sommet fin novembre à N’Djamena, les dirigeants de la zone du lac Tchad ont mis l’accent sur la nécessité de changer de stratégie dans la lutte contre Boko Haram, face à la recrudescence des attaques du groupe jihadiste, a rappelé M. Buhari. “Cela était nécessaire en raison de la résurgence des attaques, notamment contre les militaires, et des enlèvements de civils contre rançon à travers nos frontières, perpétrés par Boko Haram avec le soutien de terroristes internationaux qui ont infiltré notre région”, a souligné le président nigérian en ouvrant la réunion. Aide aux populations touchées par les violences Le sommet de samedi a examiné le rapport d’une commission mise en place lors de la réunion de novembre, a précisé le président nigérian. Dans un communiqué rendu public à la fin de leur réunion, les participants ont “renouvelé leur engagement à lutter contre les terroristes de Boko Haram avec l’objectif de mettre un terme définitif à l’insurrection”. Ils se sont engagés à fournir une aide aux populations touchées par la violence “dans la limite des ressources disponibles” et demandé à leurs partenaires internationaux de fournir une assistance supplémentaire à la Force régionale qui combat Boko Haram. http://fr.africanews.com/2018/12/07/securite-et-developpement-plus-de-2-milliards-d-euros-promis-au-g5-sahel/ La Force multinationale mixte (MNJTF) regroupe des militaires du Nigeria, du Niger, du Tchad, du Bénin et du Cameroun. Depuis juillet, les attaques de Boko Haram contre les bases militaires de la région du lac Tchad se sont multipliées. En novembre, des jihadistes ont attaqué une base dans le village nigérian de Metele, près de la frontière avec le Niger, tuant au moins 44 soldats. Les soldats survivants ont cependant évalué à plus de 100 le nombre de tués. AFPSun, 16 Dec 2018 11:21:30 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2018/12/16/lutte-contre-boko-haram-sommet-des-pays-du-lac-tchad/Gabon : la police disperse une marche de partisans de l'opposant Jean Pinghttp://fr.africanews.com/2018/12/16/gabon-la-police-disperse-une-marche-de-partisans-de-l-opposant-jean-ping/La police gabonaise a dispersé samedi à Libreville une marche des partisans de l’opposant Jean Ping qui venait d’appeler à la “confrontation” avec le régime du président Ali Bongo Ondimba, actuellement en convalescence au Maroc. Des dizaines de policiers anti-émeutes ont utilisé du gaz lacrymogène pour disperser environ 500 personnes qui venaient d’assister à l’un des rares meeting de Jean Ping depuis sa défaite à la présidentielle de 2016 face à Ali Bongo Ondimba, qu’il ne reconnaît pas. La police a également procédé à quelques arrestations. “Quand la concertation est bloquée, il ne reste plus que la confrontation. Nous y sommes”, a déclaré lors de son meeting M. Ping qui se proclame toujours “président élu” du Gabon. La marche des partisans de M. Ping, improvisée après le meeting et à laquelle il a participé, était la première manifestation de relative importance depuis l’absence le 24 octobre du président Ali Bongo qui a été victime d’un accident vasculaire cérébral (AVC) alors qu’il se trouvait en Arabie Saoudite. “C’est le début d’une série d’actions d’envergure qui continuera à partir de lundi et amènera Jean Ping à la prise de pouvoir”, selon Clay Martial Obame, porte-parole de la Coalition pour la nouvelle république (CNR), le parti de Jean Ping.  Après plus d’un mois d’hospitalisation à Ryad, il a été transféré à Rabat où il poursuit sa convalescence et sa rééducation. En dépit de l’absence du chef de l’Etat, l’opposition gabonaise divisée n’est pas parvenue à tirer profit de la situation et à mobiliser ses partisans. Plusieurs petits rassemblements, interdits par le pouvoir, avaient également été dispersés. AFPSun, 16 Dec 2018 10:21:18 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2018/12/16/gabon-la-police-disperse-une-marche-de-partisans-de-l-opposant-jean-ping/Élections en RDC : tenues à l'écart, l'ONU et les grandes capitales impuissanteshttp://fr.africanews.com/2018/12/16/elections-en-rdc-tenues-a-l-ecart-l-onu-et-les-grandes-capitales-impuissantes/Au nom de sa “souveraineté nationale”, Kinshasa refuse toute aide logistique et financière de la communauté internationale et toute mission d’observation électorale venue de l’Occident. Le pouvoir congolais affirme pouvoir se passer des avions et des hélicoptères de la Mission des Nations unies au Congo (Monusco) pour transporter le matériel électoral aux quatre coins d’un pays-continent (2,3 millions de km2, neuf frontières) qui ne possède que 3.400 km de réseau routier asphalté. Dans ce pays grand comme plus de quatre fois la France et 80 fois la Belgique, le coût des trois scrutins présidentiel, législatifs et provinciaux est estimé à 500 millions de dollars, soit 10 % du budget annuel de l’Etat. Le coût de la “dignité”, répète Kinshasa. Le pouvoir congolais refuse toute mission d’observation électorale venue des Etats-Unis ou de l’Union européenne (UE). Seuls quelque centaines d’observateurs africains sont annoncés pour observer le déroulement du vote dans 80.000 bureaux de vote ouverts aux 40 millions d‘électeurs enregistrés. Guère convaincu, le candidat d’opposition Martin Fayulu a cette semaine multiplié les appels à la “communauté internationale” après les tirs à balles réelles autour de ses déplacements électoraux qui ont fait au moins quatre morts selon plusieurs sources. Le divorce entre Kinshasa et ses ‘‘anciens alliés’‘ Les Nations unies – présentes sur place depuis 20 ans – sont priées par Kinshasa de rester à l‘écart alors que l’ONU entretient en RDC une de ses missions les plus importantes au monde depuis 1999. Au cours de ces douze derniers mois, 27 Casques bleus sont morts en RDC, indique la Monusco à Kinshasa. Dans le même temps, Kinshasa a multiplié les camouflets envers la Monusco, dont le président Kabila a publiquement mis en cause l’efficacité contre les groupes armés dans l’Est en début d’année. En mars, Kinshasa a demandé le départ de la Monusco d’ici 2020. Puis en juillet, le pouvoir congolais a fait comprendre au secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, qu’il n‘était pas le bienvenu à Kinshasa où il voulait se rendre, faute de disponibilité du président Joseph Kabila. En novembre, des documents publiés par plusieurs médias ont révélé toutes les difficultés de l’enquête sur l’assassinat de deux experts onusiens au Kasaï le 12 mars 2017. À New-York, la Chine et la Russie s’accommodent parfaitement du discours souverainiste de Kinshasa, indique une source diplomatique au siège des Nations unies. Les autres membres du Conseil de sécurité (France, Etats-Unis, Grande-Bretagne) n’ont pas réagi, ajoute cette source. Les Etats-Unis sont bien moins investis dans le dossier congolais depuis la démission de leur ambassadrice auprès des Nations unies Nikki Haley. En octobre 2017, Mme Haley était venue à Kinshasa pour accélérer la publication d’un calendrier électoral qui tardait à venir après un premier report des élections. Samedi, le Département d’Etat a demandé aux membres non-essentiels de son ambassade à Kinshasa de quitter la RDC à une semaine du scrutin. Washington a aussi interdit aux Américains de se rendre dans l’Est en proie aux groupes armés. Traditionnelle rédactrice des projets de résolution annuelle sur la RDC, la France affirme qu’elle se retrouve en première ligne. “La France est un des seuls pays qui a la capacité de parler encore non seulement avec les autorités congolaises, mais aussi avec l’opposition. On essaie de faire converger tout le monde vers un processus électoral le plus satisfaisant possible”, avance l’Elysée. Le retrait du président Kabila, qui a accepté de ne pas briguer un troisième mandat interdit par la Constitution, est “loin de résoudre l’ensemble de la crise”, selon plusieurs sources. AFPSun, 16 Dec 2018 09:25:51 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2018/12/16/elections-en-rdc-tenues-a-l-ecart-l-onu-et-les-grandes-capitales-impuissantes/Forum de Doha 2018 : la diplomatie, mieux que l'usage de la forcehttp://fr.africanews.com/2018/12/15/forum-de-doha-2018-la-diplomatie-mieux-que-l-usage-de-la-force/Le Forum de Doha 2018 s’est ouvert samedi par un appel à plus de dialogue, de diplomatie et de diversité dans le traitement des problèmes qui touchent le monde. En Afrique, le Sahel est un zone où l’on a utilisé plus de force que de dialogue pour mettre fin à une crise. Depuis plus de sept ans, les pays de la région y compris le Mali tentent sans succès de vaincre les militants islamistes. “La situation ne s’améliore pas, mais je ne pense pas qu’elle se détériore. C’est simplement un état de conflit d’une certaine intensité que même la présence de troupes étrangères ne parviendra pas à résoudre. Pour la simple raison que les causes profondes de la crise ne peuvent être résolues par des moyens militaires”, a déclaré Moussa Mara, Ancien Premier Ministre du Mali. Selon les experts, s’attaquer à des problèmes tels que le changement climatique, la pauvreté et la prestation de services sociaux contribuerait à renforcer la confiance et à favoriser le dialogue avec les communautés qui sont vulnérables à la radicalisation. “Vous ne pouvez pas lutter contre le terrorisme uniquement par des moyens militaires. Vous les défiez en investissant dans des processus politiques en créant des emplois, en luttant contre la corruption, en pratiquant une politique inclusive où les femmes, les jeunes et les groupes vulnérables sont autonomisés grâce à des systèmes où les espoirs et les aspirations des gens sont perçus par des systèmes qu’ils peuvent reconnaître “, estime Hassan Ali Khaire, Premier ministre de la Somalie. Depuis 2012, la région du Sahel est le théâtre d’une intense activité militaire axée sur la défaite des groupes extrémistes. Avec des milliers de troupes et de plusieurs milliards de dollars investis dans des opérations anti-insurrectionnelles, le Sahel n’a jamais été aussi militarisé. Et pourtant, ici, au Forum de Doha, il semble que tout le mone s’accord sur le fait qu’une trop grande force militaire déstabilise, plutôt que de pacifier le Sahel.Sat, 15 Dec 2018 21:14:28 +0000editorial@africanews.com (Brice Kinhou)http://fr.africanews.com/2018/12/15/forum-de-doha-2018-la-diplomatie-mieux-que-l-usage-de-la-force/Sierra Leone : marche contre les viols à Freetownhttp://fr.africanews.com/2018/12/15/sierra-leone-marche-contre-les-viols-a-freetown/Des centaines de personnes ont marché samedi à Freetown en Sierre Leone contre les viols. Ici, les autorités veulent durcir les peines contre les auteurs de violences sexuelles. Quelque 300 à 400 personnes ont pris part dans la capitale sierra-léonaise à cette marche pacifique sur une distance de cinq km, en présence de l‘épouse du président sierra-léonais, Fatima Bio, de la ministre de la Justice Priscilla Schwartz et du ministre des Affaires sociales, Daindu Dassama. “Je conseille aux hommes en Sierra Leone d‘épargner nos filles. Nous voulons que nos filles aillent à l‘école, qu’elles soient éduquées” pour réussir leur vie, a déclaré Janet Kallon, un activiste, lors de la marche. La manifestation était organisée au lendemain du lancement de la campagne “Ne touchez pas à nos filles”, initiée par Mme Fatima Bio, pour lutter notamment contre les grossesses des adolescentes, le trafic, la prostitution et le mariage des enfants. Les premières dames du Liberia, du Niger, du Ghana, du Tchad et de la Gambie ont participé à la cérémonie. Le lancement de l’initiative “Ne touchez pas à nos filles” intervient aussi en pleine campagne internationale de sensibilisation de 16 jours devant s’achever lundi. Le code pénal actuel prévoit des peines de cinq à quinze années de réclusion contre les auteurs de viols et violences sexuelles. Selon des statistiques de la police, le nombre de cas de violences sexuelles a doublé en un an en Sierra Leone, passant de 4.750 en 2017 à 8.505 depuis le début de l’année. Les trois-quarts des victimes sont des mineures de moins de 15 ans, dont certaines âgées d‘à peine 7 mois, et quelque 150 jeunes femmes en moyenne tombent enceinte chaque mois des suites d’un viol, selon l’association locale Rainbow Initiative. AFPSat, 15 Dec 2018 16:36:31 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2018/12/15/sierra-leone-marche-contre-les-viols-a-freetown/Centrafrique : le ministre des Affaires étrangères limogéhttp://fr.africanews.com/2018/12/15/centrafrique-le-ministre-des-affaires-etrangeres-limoge/Le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra a limogé son ministre des Affaires étrangères en poste depuis 2016, Charles-Armel Doubane, et l’a remplacé par une femme, Sylvie Baïpo-Temon, analyste financière. C’est un décret présidentiel publié vendredi soir qui a mis fin aux fonctions de M. Doubane, ancien ministre de l‘éducation de 2006 à 2008, puis représentant de l’ONU en Centrafrique de 2011 à 2013. Le porte-parole de la présidence centrafricaine, Ange-Maxime Kazagui, a confirmé samedi le départ du chef de la diplomatie, mettant en avant “la volonté du président de donner un nouveau souffle à la diplomatie” de son pays. Considéré comme un francophile, plutôt réticent à l’implantation de plus en plus grande de la Russie en Centrafrique, M. Doubane n’avait pas assisté à Bangui au défilé du 1er décembre célébrant le 60e anniversaire de l’indépendance de son pays, ancienne puissance coloniale française. Il avait suivi en cela l’appel au boycott de cette cérémonie lancé par le cardinal Dieudonné Nzapalainga, archevêque de Bangui, “par respect pour les victimes” d’un massacre de civils commis par un groupe armé le 15 novembre à Alindao (centre), qui avait fait près de 100 morts, selon Amnesty International. Le défilé du 1er décembre avait réuni un millier de manifestants, essentiellement des partisans de M. Touadéra, poings levés et arborant des maillots à l’effigie du président. Le lendemain de l’anniversaire de l’indépendance, une trentaine de jeunes s‘étaient rendus devant le ministère des Affaires étrangères à Bangui, exigeant la démission du ministre. Des sources proches de l’opposition ont affirmé que ces manifestants avaient été payés par le nouveau parti présidentiel, Mouvement Cœurs Unis (MCU). #Centrafrique : Mme Sylvie #Baïpo-Temon nommée Ministre des Affaires Étrangères, en remplacement de Charles #Doubane jlolo63</a> <a href="https://twitter.com/princedekm5?ref_src=twsrc%5Etfw">princedekm5 #CARcrisis pic.twitter.com/bRsEw78A6T— Henri-Blaise N'damas (@achebe54) 14 décembre 2018 La nouvelle chef de la diplomatie centrafricaine qui doit prendre ses fonctions avant fin décembre, Sylvie Baïpo-Temon, est analyste financière à la banque française BNP-Paribas depuis 2003. Centrafrique:Charles Armel Doubane limogé du Gouvernement et remplacé par Sylvie Baïpo Témon https://t.co/KvaJhcrq8B via wordpressdotcom</a></p>&mdash; AFRIQUE NEWS INFO (AfriquenewsInfo) 15 décembre 2018 Jusqu‘à sa nomination, elle était aussi porte-parole d’une organisation de la diaspora pour la paix en République Centrafricaine. Depuis 2013, la quasi-totalité de la Centrafrique vit sous la coupe de groupes armés et de milices qui commettent d’innombrables violences et exactions. Une initiative de paix menée par l’Union africaine (UA), soutenue par l’ONU et la France, n’a pour l’instant pas réussi à mettre fin à la violence. AFPSat, 15 Dec 2018 16:23:15 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2018/12/15/centrafrique-le-ministre-des-affaires-etrangeres-limoge/Nigeria : 2 soldats tués dans l'explosion d'une mine dans le nord-ouesthttp://fr.africanews.com/2018/12/15/nigeria-2-soldats-tues-dans-l-explosion-d-une-mine-dans-le-nord-ouest/Deux soldats nigérians ont été tués samedi dans l’explosion d’une mine, posée par le groupe jihadiste Boko Haram, au passage de leur véhicule dans le nord-est du Nigeria frontalier du Cameroun, ont indiqué des sources militaires. Le convoi militaire patrouillait près de la ville de Gamborudans l’Etat de Borno quand il a heurté la mine, qui a tué deux soldats et blessé un troisième, selon deux sources militaires s’exprimant sous couvert de l’anonymat. Une faction de Boko Haram loyale à Abubakar Shekau opère dans cette région. Les jihadistes de Boko Haram ont déjà visé récemment des troupes militaires pendant leurs patrouilles en posant des mines sur leur trajet. En octobre, deux soldats nigérians ont été tués et des dizaines blessés dans deux explosions distinctes de mines dans le nord-est du pays. Dans la nuit de vendredi à samedi, des membres de Boko Haram appartenant à une faction affiliée à l’Etat islamique en Afrique de l’Ouest (ISWAP) ont attaqué une base militaire dans la ville de Gudumbali dans le nord-est du Nigeria. Cette attaque a été repoussée avec un appui aérien militaire, ont indiqué les mêmes sources. Ces derniers mois, le groupe jihadiste a multiplié les attaques contre des cibles militaires dans le nord-est du pays, infligeant de lourdes pertes humaines et matérielles à l’armée. Depuis juillet, plus de 20 attaques contre des bases militaires, dont la plupart ont été revendiquées par l’ISWAP ont été recensées. Au Nigeria, l’insurrection islamiste a tué plus de 27.000 personnes depuis 2009 et quelque 1,8 million de personnes sont toujours déplacées. Candidat à sa propre succession en février prochain, le président Muhammadu Buhari fait face à un bilan sécuritaire très critiqué. AFPSat, 15 Dec 2018 16:04:22 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2018/12/15/nigeria-2-soldats-tues-dans-l-explosion-d-une-mine-dans-le-nord-ouest/Kinshasa promet de "faire payer" Bruxelles pour ses sanctionshttp://fr.africanews.com/2018/12/15/kinshasa-promet-de-faire-payer-bruxelles-pour-ses-sanctions/Kinshasa a promis vendredi à l’Union européenne (UE) de lui “faire payer” les sanctions que Bruxelles vient de proroger d’un an contre 14 officiels congolais, dont le candidat du pouvoir à l‘élection présidentielle du 23 décembre. “Je pense que nous avons plus de moyens que l’on imagine vis-à-vis du vieux Continent, pour (lui) faire payer cette action hostile, totalement injustifiée”, a déclaré lors d’un point presse le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende, qui figure parmi les  personnes sanctionnées. Dans la liste est également compris le candidat de la majorité à l‘élection présidentielle, Emmanuel Ramazani Shadary, qui vise la succession au chef de l’État Joseph Kabila qui ne peut pas se représenter. L’UE a annoncé lundi la prolongation pour un an, jusqu‘à décembre 2019, de ses sanctions comprenant un gel des visas et des avoirs contre 14 responsables du régime du président Kabila, accusés de violations des droits de l’homme. “Cette hostilité sans fard des autorités européennes (...) ne restera pas sans conséquences”, a insisté M. Mende, sans toutefois préciser la nature des “mesures de rétorsion” envisagées par le gouvernement congolais. AFPSat, 15 Dec 2018 13:47:30 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2018/12/15/kinshasa-promet-de-faire-payer-bruxelles-pour-ses-sanctions/Tunisie : la propagande au cœur de la dernière audition publique de l'IVDhttp://fr.africanews.com/2018/12/15/tunisie-la-propagande-au-cceur-de-la-derniere-audition-publique-de-l-ivd/La dernière audition publique organisée par l’Instance vérité et dignité (IVD), chargée d’enquêter sur les violations des droits de l’Homme des décennies écoulées, s’est penchée sur les mécanismes ayant permis aux régimes de contrôler l’information et assurer leur propagande, en Tunisie et à l‘étranger. L’IVD, créée en 2014 dans la foulée de la chute du régime de Zine el Abidine Ben Ali – en 2011 -, est chargée de faire la lumière sur ces violations des droits de l’Homme de 1955 à 2013, de réhabiliter les victimes et de proposer des réformes pour empêcher que cela se reproduise. Au cours de la 14e audition publique qui s’est poursuivie jusque tard dans la nuit de vendredi à samedi, cinq journalistes ont notamment témoigné du rôle de l’“ATCE”, acronyme de l’“Autorité tunisienne de communication extérieure”, outil clé de la propagande sous Ben Ali. Mounji Ellouze, du journal d’opposition Al-Mawkef (1984), a expliqué comment l’Etat l’avait privé de toute publicité, notamment après la couverture des troubles sociaux dans le bassin minier de Gafsa en 2008, souvent considérés comme un prélude à la révolution. “Ils pouvaient tolérer qu’il y ait des trafics de drogue, mais Al-Mawkef, pas question !”, s’est-il souvenu, amer. Lors de l’audience publique, l’IVD a présenté un documentaire révélant certaines pratiques de l’ATCE, créée en 1990 pour valoriser le régime Ben Ali et qui “achetait” des médias tunisiens et étrangers. Elle distribuait notamment des fonds de soutien, principalement en fonction du “degré de décrédibilisation des opposants politiques”. Les premières responsabilités établies Ben Ali et le ministre de l’Information, Abdelwahab Abdellah, donnaient l’ordre de fournir des subventions et des cadeaux à certains journalistes et certains médias, selon le documentaire. Pour sa part, l’ancien journaliste Mohamed Bennour a témoigné de la manière dont s’organisait, alors qu’il écrivait dans le journal Al-Rai, la censure sous le premier président de la Tunisie indépendante, Habib Bourguiba. “Il y avait une personne qui contrôlait dans le journal, une autre dans l’imprimerie et dans tous les lieux”, et même des policiers travaillant comme journalistes afin de fournir aux autorités des rapports sur ce qui se passait au sein des rédactions. Il a rappelé “l’interdiction de la publication d’interviews avec des opposants”, et la censure de certaines éditions dont les autorités empêchaient la distribution. Selon une dirigeante du Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT), Soukeina Abdel Samad, “ceux qui ont accepté de travailler sous les ordres dirigent aujourd’hui des médias en Tunisie”. L’IVD, qui achève son mandat à la fin de l’année, a indiqué vendredi avoir recensé environ 25.000 “violations graves” contre 19.252 victimes sous les dictatures et lors des troubles post-révolutionnaires. Elle a appelé à la poursuite des procès ainsi qu‘à des réformes des services de sécurité. AFPSat, 15 Dec 2018 12:44:32 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2018/12/15/tunisie-la-propagande-au-cceur-de-la-derniere-audition-publique-de-l-ivd/Éthiopie : des violences intercommunautaires font 21 morts dans le sudhttp://fr.africanews.com/2018/12/15/ethiopie-des-violences-intercommunautaires-font-21-morts-dans-le-sud/Au moins 21 personnes ont été tuées jeudi et vendredi dans des violences intercommunautaires dans une ville du sud de l‘Éthiopie où cohabitent des membres des ethnies oromo et somali, a rapporté la radio Fana, proche du pouvoir. Les violences ont eu lieu du côté éthiopien de la ville de Moyale, qui se trouve à cheval sur la frontière avec le Kenya et est revendiquée aussi bien par la région oromo que la région somali. Ces violences ont également fait 61 blessés, a indiqué Fana, citant Surewe Mohammed, directeur adjoint du service communication de la région Somali. Selon lui, de nombreuses personnes ont été déplacées par ces violences, dans cette région où ont régulièrement lieu des affrontements intercommunautaires. En 2017, des affrontements entre membres des ethnies oromo et somali, le long de la frontière commune entre leurs deux régions, avaient fait plus d’un million de déplacés. À plusieurs endroits du pays, des violences intercommunautaires aux enjeux le plus souvent territoriaux ont émaillé les premiers mois du mandat du nouveau Premier ministre réformateur Abiy Ahmed, qui a pris ses fonctions en avril. Près d’un million de personnes ont ainsi été forcées de fuir leur foyer après de violents combats entre les Oromo et la minorité ethnique des Gedeo dans le sud, qui ont éclaté peu après sa nomination. Ces violences ont terni les actions de M. Abiy, qui a pourtant multiplié les appels à la paix dans son pays et multiplié les réformes majeures, libérant des milliers de dissidents et de journalistes, faisant la paix avec l’ennemi intime, l‘Érythrée, et annonçant la privatisation de grandes compagnies publiques. AFPSat, 15 Dec 2018 11:35:41 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2018/12/15/ethiopie-des-violences-intercommunautaires-font-21-morts-dans-le-sud/Somalie : 11 morts dans des affrontements à Baidoahttp://fr.africanews.com/2018/12/15/somalie-11-morts-dans-des-affrontements-a-baidoa/11 morts ont été enregistrés au cours d’un conflit entre les partisans d’un ancien dirigeant d’Al Shabaab et la police dans la ville de Baidoa. Les autorités ont mis jeudi aux arrêts Mukhtar Robow, l’accusant de ramener des militants islamistes et des armes à Baidoa, la capitale de la région du Sud-Ouest, où il se présente à la présidence. Les partisans de Robow mécontents de son arrestation ont affronté la police soutenue par les forces de maintien de la paix éthiopiennes, a déclaré Hussein Aden, un officier de l’armée dans la ville. Saleh Isak, un ancien combattant de Baidoa, a accusé les autorités de chercher à installer leur propre candidat à la tête cette région, la première des sept semi-autonomes de la Somalie à organiser des élections présidentielles dans les mois à venir. “Hier, 10 personnes sont mortes et aujourd’hui, elles ont tué un législateur”, a déclaré Isak à Reuters par téléphone. Les habitants de Baidoa ont déclaré que la ville s‘était calmée dans l’après-midi, mais restait tendue, la plupart des entreprises restant fermées et les résidents reclus chez eux. ‘‘Les véhicules blindés de l’AMISOM (force de maintien de la paix) sont entrés dans la ville en patrouille. Ils sont juste rentrés après avoir constaté que la situation était calme et que certains habitants avaient bloqué certaines des routes avec de grosses pierres’‘, a déclaré une résidente, Halima Mohamed, de Baidoa. Les élections constituent un tournant décisif dans la lutte croissante pour le pouvoir entre le gouvernement central soutenu par les États-Unis et les régions où les militants d’Al Shabaab restent présents après une longue guerre civile. Aden a compté au moins de six morts, dont le législateur Abdishakur Bule. ‘‘Il est mort dans une fusillade entre manifestants armés et policiers ce matin. La tension est forte et nous ne savons pas quoi faire’‘, a-t-il déclaré. Robow était un dirigeant éminent d’Al Shabaab et un porte-parole du groupe avant de renoncer publiquement à la violence et de reconnaître l’autorité fédérale en août 2017. Son porte-parole a déclaré qu’il avait été abattu par les troupes éthiopiennes, membres d’une force de maintien de la paix de l’Union africaine en Somalie, au cours de son arrestation. Les autorités de la capitale éthiopienne, Addis-Abeba, n‘étaient pas immédiatement joignables pour des commentaires. REUTERSSat, 15 Dec 2018 10:11:08 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2018/12/15/somalie-11-morts-dans-des-affrontements-a-baidoa/Nigeria : l'Unicef autorisée à reprendre ses opérations dans le nord-esthttp://fr.africanews.com/2018/12/15/nigeria-l-unicef-autorisee-a-reprendre-ses-operations-dans-le-nord-est/L’armée du Nigeria a autorisé vendredi soir l’Unicef à reprendre ses opérations dans le nord-est du pays, suspendues la veille, car l’organisation onusienne était soupçonnée d’avoir des membres espions de l’insurrection jihadiste de Boko Haram. La décision est consécutive à “l’intervention de Nigérians bien intentionnés et préoccupés” par l’arrêt de l’aide dans cette région appauvrie par un conflit meurtrier, a indiqué l’armée dans un communiqué. Son porte-parole, Onyema Nwachukwu, a indiqué qu’une réunion – vendredi matin – avait été l’occasion de détailler auprès de l’organisation d’aide à l’enfance ce que les forces armées attendaient d’elle. L’armée “a vivement conseillé aux représentants de l’organisation de cesser les activités hostiles à la sécurité nationale du Nigeria et propres à saper le combat actuel contre le terrorisme et la rébellion”, a-t-il expliqué. “L‘état-major a également exhorté les représentants de l’Unicef à s’assurer qu’ils partageaient avec les autorités compétentes les renseignements concernant tout recrutement ou formation de nouveau personnel sur le terrain”, a-t-il ajouté. L’insurrection de Boko Haram a fait plus de 27.000 morts et 1,8 million de déplacés dans le nord-est du Nigeria depuis 2009, provoquant une très grave crise humanitaire dans la région du lac Tchad. L’armée avait accusé jeudi l’Unicef d’avoir dispensé à Maiduguri (nord-est) mercredi et jeudi des formations à des activités “clandestines” qui “sabotent” le contre-terrorisme nigérian. “Il y a des renseignements crédibles selon lesquels certains [travailleurs de l’Unicef] se livrent à des pratiques nuisibles (...) en formant et en déployant des espions qui soutiennent les insurgés et leurs sympathisants”, accusait le porte-parole de l’armée. L’ONG Amnesty International avait dénoncé une accusation “absurde”, destinée à “intimider les organisations humanitaires internationales”, et qui allait priver le Nigeria “de l’aide humanitaire dont ont besoin ceux dont la vie a été dévastée par le conflit avec Boko Haram”. AFPSat, 15 Dec 2018 10:10:03 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2018/12/15/nigeria-l-unicef-autorisee-a-reprendre-ses-operations-dans-le-nord-est/Éthiopie : décès de l'ancien président Girma Woldegiorgishttp://fr.africanews.com/2018/12/15/ethiopie-deces-de-l-ancien-president-girma-woldegiorgis/L’ancien président éthiopien Girma Woldegiorgis est décédé samedi, deux semaines avant son 95e anniversaire, ont rapporté les médias d’Etat éthiopiens. Girma a été président de l‘Éthiopie pendant douze ans entre 2001 et 2013, un poste largement honorifique, sans réel pouvoir.   À l’annonce de son décès, des dizaines de messagesont inondé la toile. Saluant pour la plupart le travail abbatu par ce dernier durant son passage à la tête de la nation. Very sad to hear that the former #President (2001-2013) of the FDR of Ethiopia, Girma Woldegiorgis (born in 1924) has passed away aged 94. He was the most humble person I ever seen. Thank you for your service and may your soul rest in peace! #Ethiopia #GirmaWoldegiorgis pic.twitter.com/7FYSoBXeEu— Kebede Taye (@KebedeT) 15 décembre 2018 I am saddened to hear the passing of former President Girma Woldegiorgis. My condolences his family and friends.— Jawar Mohammed (@Jawar_Mohammed) 15 décembre 2018 Former #President of #Ethiopia #Girma Woldegiorgis passed at the age of 94, 1917 – 2011 E.C, Thank U president for the life time and exemplary service…!!! pic.twitter.com/3xPURUxTlV— Teame Gereziher (@TeameGereziher) 15 décembre 2018 La cause de son décès, rapporté par l’Ethiopia Broadcasting Corporation (EBC) et d’autres médias publics, n’a pas été donnée.  Girma parlait couramment l’amharique, la langue de travail en Éthiopie, l’afan oromo, sa langue maternelle, ainsi que l’anglais et le français. Ces dernières années, Girma a participé activement aux efforts visant à favoriser la réconciliation entre l‘Éthiopie et l‘Érythrée, les frères ennemis de la Corne de l’Afrique, qui ont déclaré en juillet la fin de deux décennies d’hostilité et entamé un processus de réchauffement de leurs relations. AFP, AGENCESSat, 15 Dec 2018 08:55:37 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2018/12/15/ethiopie-deces-de-l-ancien-president-girma-woldegiorgis/L'auteur de l'attaque de Starsbourg a été abattu [International Edition]http://fr.africanews.com/2018/12/15/l-auteur-de-l-attaque-de-starsbourg-a-ete-abattu-international-edition/Bienvenus à vous, vous suivez International Edition. Au sommaire : accident mortel en Turquie. Une collision entre un TGV et une locomotive a fait neuf morts et 47 blessés, jeudi. En France, Cherif Chekatt a été tué. L’auteur présumé de l’attentat de Strasbourg a été abattu par la police après un échange de tir. Voici pour les titres de cette émission qui revient chaque semaine sur l’actualité internationale traitée par nos différentes rédactions. @ruth_lagoFri, 14 Dec 2018 13:57:00 +0000editorial@africanews.com (Ruth LAGO)http://fr.africanews.com/2018/12/15/l-auteur-de-l-attaque-de-starsbourg-a-ete-abattu-international-edition/Joueur africain de l'année 2018 : Salah, Mané, Aubameyang dans la short-listhttp://fr.africanews.com/2018/12/14/joueur-africain-de-l-annee-2018-salah-mane-aubameyang-dans-la-short-list/Sans suprise, le tenant du trophée Mohamed Salah, Sadio Mané, et Pierre-Emerick Aubameyang sont dans la liste réduite des 10 nommés pour le prix du Joueur africain de l’année 2018 publiée vendredi par la Confédération africaine de football. Finaliste de la Ligue des champions 2018, Salah fait figure de grand favori à sa succession. L’attaquant égyptien de Liverpool âgé de 26 ans a inscrit 44 buts toutes compétitions confondues la saison dernière et occupe actuellement la tête du classement des buteurs de la Premier League avec le Gabonais d’Arsenal Pierre-Emerick Aubameyang (10 buts). Coéquipier de Salah à Liverpool, le Sénégalais Sadio Mané est également dans la liste des 10, de même que l’Algérien Riyad Mahrez (Manchester City), le Nigérian Alex Iwobi (Arsenal) ou encore le Marocain Mehdi Benatia (Juventus).  Les 3 nommés pour le trophée d’entraîneur de l’année sont le sélectionneur français du Maroc Hervé Renard, celui du Sénégal Aliou Cissé et l’entraîneur de l’Espérance de Tunis Moine Chaabani. La soirée de remise des récompenses se tiendra le 8 janvier 2019 à Dakar. Joueur africain de l’année : Alex Iwobi (Nigeria, Arsenla), Andre Onana (Cameroun, Ajax), Anis Badri (Tunisie, Espérance), Denis Onyango (Ouganda, Mamelodi Sundowns), Mehdi Benatia (Maroc, Juventus), Mohamed Salah (Egypte, Liverpool), Pierre-Emerick Aubameyang (Gabon, Arsenal), Riyad Mahrez (Algérie, Manchester City), Sadio Mané (Sénegal, Liverpool), Walid Soliman (Egypte, Al Ahly). Joueuse africaine de l’année Abdulai Mukarama (Ghana), Asisat Oshoala (Nigeria), Bassira Toure (Mali), Chrestinah Kgatlana (Afrique du Sud), Elizabeth Addo (Ghana), Francisca Ordega (Nigeria), Gabrielle Onguene (Cameroun), Janine van Wyk (Afrique du Sud), Onome Ebi (Nigeria), Raissa Feudjio (Cameroun), Tabitha Chawinga (Malawi) Entraîneur de l’année Aliou Cissé (Sénégal), Hervé Renard (Maroc, Moine Chaabani (Espérance de Tunis). Entraîneur de l’année d’une équipe féminine : Desiree Ellis (Afrique du Sud), Joseph Ndoko (Cameroun), Thomas Dennerby (Nigeria AFPFri, 14 Dec 2018 17:57:32 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2018/12/14/joueur-africain-de-l-annee-2018-salah-mane-aubameyang-dans-la-short-list/Zimbabwe : conclusions sur les violences post-électorales publiées dans une semainehttp://fr.africanews.com/2018/12/14/zimbabwe-conclusions-sur-les-violences-post-electorales-publiees-dans-une/Les conclusions de la commission d’enquête sur les violences post-électorales du 1er août qui ont entaché les premiers pas du président Emmerson Mnangagwa seront rendues publiques la semaine prochaine, a affirmé vendredi le chef de l’Etat. Six personnes avaient été tuées et plusieurs blessées dans des affrontements à Harare avant la proclamation de l‘élection contestée d’Emmerson Mnangagwa au premier tour de la présidentielle avec 50,8% des suffrages – contre 44,3% pour Nelson Chamisa candidat historique de l’opposition. L’armée avait notamment ouvert le feu sur des manifestants et cet événement sanglant avait particulièrement terni ce premier scrutin de l‘ère post Mugabe que M. Mnangagwa avait présenté comme un nouveau départ après des décennies de répression. “J’ai reçu le rapport de la commission d’enquête et je la rendrai publique la semaine prochaine”, a annoncé le chef de l’Etat au congrès annuel du parti au pouvoir de la ZANU-PF. M. Mnangagwa a ajouté qu’avec ses adjoints il analysait les conclusions de la commission de sept membres, dirigée par l’ancien président sud-africain Kgalema Motlanthe, qui a eu trois mois pour recueillir des témoignages. L’opposition rejette le travail de la commission Le président a imputé la responsabilité de ces manifestations violentes au parti de M. Chamisa, le Mouvement pour le changement démocratique (MDC). Des gradés de l’armée ont aussi affirmé à la commission que les soldats n’avaient pas tiré contre les manifestants. Pour sa part le MDC s’oppose au travail de cette commission, en affirmant qu’elle est composée de partisans connus de la ZANU-PF et qu’elle vise à cacher la vérité. Les élections organisées sous l‘ère de Robert Mugabe, au pouvoir pendant trente-sept ans, ont été régulièrement entachées de fraudes et de violences.  Son successeur et ancien vice-président, Emmerson Mnangagwa, avait promis des scrutins libres et transparents. Il avait invité pour la première fois en seize ans des observateurs occidentaux, notamment l’UE et le Commonwealth. >>> LIRE AUSSI : Zimbabwe : Mnangagwa voit l’avenir en rose >>> LIRE AUSSI : Élections au Zimbabwe : comme au temps de Mugabe ? >>> LIRE AUSSI : Zimbabwe : arrestation d’un leader du MDC AFPFri, 14 Dec 2018 16:20:51 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2018/12/14/zimbabwe-conclusions-sur-les-violences-post-electorales-publiees-dans-une/La co-fondatrice du Fonds Malala est dans Inspire Middle Easthttp://fr.africanews.com/2018/12/14/la-co-fondatrice-du-fonds-malala-est-dans-inspire-middle-east/Inspire Middle East a rencontré l’une de millenials dont l’action pourrait avoir un impact social important dans le monde. Shiza Shahid est une entrepreneuse sociale et un investisseur engagée qui mise sur la philanthropie. Shiza est aussi la co-fondatrice du Fonds Malala, un organisme de bienfaisance qui veut donner une chance à toutes les filles d’aller à l‘école. Une organisation qu’elle a créé avec le père de la pakistanaise Malala Yousafzai, la plus jeune détentrice du prix Nobel de la paix, cible d’une attaque des Talibans dans le bus pour aller à l‘école en 2012. Shiza Shahid n’a pas peur de dire qu’elle sait depuis qu’elle est toute petite que son destin est de changer le monde. Elle a pris le temps de parler à Inspire de son rôle de défenseure des droits des femmes et de son fonds d’investissement pour des startups aux mission philanthropiques. Rebecca MacLMaughlin Duane : Comment choisissez-vous où investir votre argent et apporter votre soutien ? Des gens de couleur, la diversité, des facteurs d’inégalité ? Quels sont vos critères ? Shiza Shahid : La question que je me pose c’est : si le business réussit, comme le monde sera-t-il meilleur ? Et cela inclue les fondateurs dans lesquels je crois et je vais vous parler de la 1e entreprise que j’ai soutenue qui est une startup qui s’appelle Cleo. Elle travaille avec de grandes entreprises américaines dans le monde pour réformer leurs prestations pour répondre aux besoins des parents qui travaillent. Parce que même aujourd’hui, dans la plupart des pays les femmes quittent le marché du travail après avoir eu leur premier enfant, et c’est là que l‘écart salarial devient vraiment important. RMD : L’un des point centraux de la fondation Malala c’est bien sûr l‘éducation des filles. Quel est le grand plus obstacle à faire tomber pour être sûr qu’elles aient accès à l‘école ? SS : Souvent, les écoles n’aident pas vraiment leurs enfants à vivre une vie meilleure, parce qu’elles ne sont pas liées au marché du travail, parce que les enseignants ne sont pas formés, parce que les écoles sont trop éloignées pour s’y rendre en toute sécurité, ou parce que les filles ont faim, alors même si elles vont à l‘école, elles n’apprennent rien ou vivent dans une culture où même si elles reçoivent une éducation, elles ne pourront pas travailler et où l’environnement professionnel sera inapproprié pour elles, ce ne leur permettra pas de se réaliser. J’ai à coeur de pousser les gouvernements à offrir 12 ans d’enseignement gratuit et de qualité, mais aussi d’encourager d’autres acteurs, d’autres secteurs à s’impliquer. Peut-on regarder les entreprises sociales ? Peut-on regarder les écoles privée low cost ? Peut on regarder les entreprises à but non lucratif ? Et trouver d’autres solutions pour aider cent trente millions de filles avant que ça ne soit trop tard. RMD : Malala étudie à l’Université d’Oxford, est-ce votre espoir qu’elle puisse réaliser son rêve de devenir un jour Premier ministre ou présidente du Pakistan ? SS : Oh, bien sûr. Malala est courageuse et intelligente et elle ferait un leader incroyable comme elle l’a déjà été d’ailleurs. Et j’espère pour elle tout ce qu’il a de meilleur et j’espère aussi le meilleur pour le Pakistan. RMD : Vous avez parlé au passé, de votre désir de trouver d’autres Malala, d’autres femmes qui conduisent le changement social, des entrepreneurs sociaux, les avez-vous trouvées ou viennent-ils à vous ? Et comment les aidez-vous à avoir un impact ? SS : C’est un peu des deux. C’est une heureuse coïncidence, qui existe je crois quand vous êtes une femme et que vous essayer de trouver d’autres femmes pour vous soutenir. J’ai eu la chance d’investir dans beaucoup de femmes fondatrices, je suis dans une industrie où les femmes sont rares. 2% du capital d’investissement en Amérique dans la technologie va aux femmes. La cuisine de “maman” au bureau Cet entrepreneur Egyptien aime tellement la cuisine de mère qu’il monté un concept qui lui permet d’en profiter quand il veut, même sur son lieu de travail ! Emad Makay est à l’origine d’un concept de nourriture saine, faite maison qui nourrit les employés au Caire. C’est l’heure du déjeuner dans l’une des entreprises égyptienne de développement durable mais au lieu de manger de la “junk food” sur le pouce, comme beaucoup le font, une start-up du Caire a trouvé la solution. Un repas fait maison livré à votre porte même au bureau. L’homme d’affaire égyptien Waleed AbdulRahman a créé Mumm en 2015. Il est aujourd’hui en lien avec 110 cuisiniers maison pour faire livrer des repas chaque jours au Caire. L’idée est venue quand nous avons réalisé que l’offre sur le marché était soit de la “junk food” abordable soit de la nourriture saine mais chère, donc nous apportons une troisième alternative de nourriture équilibrée vraiment abordable pour tous. Diana Emad, est l’une des cuisinières indépendante qui travaille pour Mumm. “C’est une excellente idée parce qu’il y a tellement de femmes qui ont besoin de travailler. Mumm leur donne une chance de travailler depuis leur propre cuisine et de gagner de l’argent”, explique Diana Emad. Tout commence avec une commande en ligne, Khalid Hussam travaille pour l’entreprise Robusta Software, cela lui prend 4 minutes de se décider à commander des pâtes pour le déjeuner… une cuisinière voisine prépare son plat et 90 minutes plus tard, son repas est livré à vélo à la porte de son bureau. Selon AbdulRahman, tous les indicateurs sont au vert avec 80% de revenus provenant de clients réguliers et une croissance des ventes de 23%. Mumm vise les professionnels et des délais de livraison plus courts pour des profits encore plus élevés et un développement hors d’Egypte. Poèmes et chansons De jeunes poètes et conteurs de la région du Golf trouvent de nouvelle méthodes de raconter les histoires traditionnelles d’une manière fraîche et dynamique. Salim Essaid s’est rendu au rendez-vous annuel de chanson et de poésie d’Abu Dhabi, pour écouter ces nouvelles formes d’art parlé. Depuis des siècles, la fusion de la musique et de la poésie va de pair au Moyen-Orient. L’artiste koweïtien interprète sa musique ancestrale, Bahri, ou musique de mer, à laquelle il a ajouté une guitare électrique. “Si vous pensez à la tradition qui a donné naissance à cette musique traditionnelle de plongée à la recherche de perles, les marins sont allés jouer avec d’autres musiciens et sont revenus à la maison avec de nouveaux rythmes, de nouvelles mélodies, de nouvelles idées. Ce tambour ici, tabal al bahri, c’est le tambour le plus important de la musique bahri du Koweït et il vient d’Inde”, explique Ghazi al Mulaifi. Ghazi se produit lors d’un événement appelé Hekayah, qui signifie histoire en arabe. Il célèbre la diversité des cultures et des styles de récit, des formes modernes aux plus traditionnelles. La poésie bédouine se transmet oralement de génération en génération dans les pays actuels de la péninsule arabe. Mais pour l‘écrivain Afra Atiq, les mots slamés sont sa méthode de prédilection pour raconter des histoires. Elle utilise les jeu de mots et différentes tonalités pour donner vie à la poésie. Bien qu’il s’agisse d’une technique plus récemment popularisée aux États-Unis, la parole slamée a été pratiquée par des orateurs arabes bien avant, nous dit elle. “Dans la région, nous sommes poètes depuis des siècles. On se met debout et on récite des textes et les poètes se répondent donc je ne pense pas qu’il s’agisse d’une forme différente”, explique Afra Atiq. Pour Afra, la plus grande idée fausse est de dire que la poésie arabe n’existe pas. Elle, et d’autres poètes de la région, veulent dissiper ce mythe avec des rendez-vous culturels tels que Hekayah.Fri, 14 Dec 2018 15:30:41 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2018/12/14/la-co-fondatrice-du-fonds-malala-est-dans-inspire-middle-east/Côte d'Ivoire : liesse à Yopougon après l'annonce erronée de la libération de Gbagbohttp://fr.africanews.com/2018/12/14/cote-d-ivoire-liesse-a-yopougon-apres-l-annonce-erronee-de-la-liberation-de/Des milliers de personnes se réjouissaient vendredi à Yopougon, un quartier populaire d’Abidjan, croyant à la libération provisoire de l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo, bien que la Cour pénale internationale (CPI), qui le juge actuellement, n’ait pas annoncé sa décision. “Aucune décision n’a été prise, et je n’ai aucune indication de quand la décision sera rendue”, a déclaré à l’AFP un porte-parole de la CPI à La Haye, Fadi El Abdallah. Une audience s’est tenue jeudi à la CPI sur une demande de libération provisoire de M. Gbagbo, jugé pour crimes contre l’humanité lors de la crise post-électorale de 2010-11 en Côte d’Ivoire, qui avait fait 3.000 morts.  Me Rodrigue Dadje, l’un des principaux avocats du Front populaire ivoirien, le parti de M. Gbagbo, a confirmé à l’AFP avoir annoncé à tort vendredi midi la libération provisoire de l’ex-président. “Certaines personnes m’ont donné cette info, j’ai été emporté par le mouvement. Mais la CPI n’a pas rendu de décision”, a déclaré M. Dadjé.  Simone Gbagbo, l‘épouse de l’ex-président, a elle aussi annoncé la libération provisoire de son mari devant des journalistes, et une vidéo de la scène a été mise en ligne, aussitôt reprise sur les réseaux sociaux.  Me Dadje a indiqué que “la vidéo a été supprimée du compte facebook” de Simone Gbagbo. Les partisans de Laurent Gbagbo espèrent la libération provisoire de leur leader, emprisonné depuis sept ans à La Haye. A Abidjan, Yopougon, vaste commune de deux millions d’habitants, est un fief historique du FPI. Vendredi après-midi, des milliers de personnes chantaient et dansaient dans les rues de Yopougon, certaines pleuraient, ont rapporté des journalistes de l’AFP. D’autres encore criaient “On aime Gbagbo”, “Gbagbo libéré”. Aucun incident n’a été signalé. Après plusieurs années de procès, la CPI doit en principe rendre sa décision sur le fond en mars 2019. Charles Blé Goudé, ex-chef du mouvement des Jeunes patriotes fidèles à l’ancien président, est emprisonné et jugé avec lui par la CPI. >>> LIRE AUSSI : Présidentielle 2020 en Côte d’Ivoire : l’opposant Bédié évoque une alliance avec Laurent Gbagbo >>> LIRE AUSSI : Procès de Gbagbo et Blé Goudé : l’accusation face à un mur >>> LIRE AUSSI : CPI : Laurent Gbagbo obtiendra-t-il enfin l’acquittement ? AFPFri, 14 Dec 2018 16:44:47 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2018/12/14/cote-d-ivoire-liesse-a-yopougon-apres-l-annonce-erronee-de-la-liberation-de/Ebola en RDC : la barre des 300 morts dépasséehttp://fr.africanews.com/2018/12/14/ebola-en-rdc-la-barre-des-300-morts-depassee/L‘épidémie d’Ebola en cours dans l’Est de la République démocratique du Congo a fait plus de 300 morts, ont rapporté vendredi les autorités sanitaires qui saluent une petite victoire: la guérison d’un nourrisson. “Il y a eu 303 décès (255 confirmés et 48 probables) et 179 personnes guéries”, indique le bulletin du ministère de la Santé sur la riposte de l’épidémie d’Ebola daté de jeudi. Cette épidémie d’Ebola est la dixième sur le sol congolais. Elle a été déclarée le 1er août à Beni dans la province du Nord-Kivu (est) et aux marges de l’Ituri (nord-est). Il s’agit aussi de la deuxième plus grave de l’histoire, d’après le ministère de la Santé, après l‘épidémie d’Ebola qui avait tué plus de 11.000 personnes, principalement en Guinée, Sierra Leone et au Liberia en 2014. Mercredi, le ministère a relevé que les équipes de surveillance de Goma, capitale du Nord-Kivu d’environ un million d’habitants, étaient à la recherche de six personnes, trois adultes et trois enfants, qui avaient été en contact avec un cas confirmé de Beni”, épicentre de l‘épidémie. Un nourrisson guéri Toutes ces personnes ont finalement été retrouvées et les tests de laboratoire se sont révélés négatifs. Ces personnes continuent à être suivies, selon les autorités. “Depuis le début de l’épidémie, la ville de Goma est une zone exposée au même titre que les villes de Bunia et Kisangani (nord-est) en raison des déplacements réguliers de la population entre les zones actuellement touchées par l’épidémie d’Ebola et ces trois grands centres urbains”, reconnait le ministère. Les autorités se sont tout de même réjouies de la guérison d’un nourrisson sorti du Centre de Traitement d’Ebola (CTE) de Beni ce mercredi 12 décembre 2018”. “Cette jeune miraculée, née le 31 octobre 2018, a été admise à l’âge de six jours au CTE après que sa mère, un cas confirmé d’Ebola, soit décédée lors de l’accouchement”, précise le ministère de la Santé dans son bulletin.  >>> LIRE AUSSI : RDC : encore des cas d’Ebola >>> LIRE AUSSI : Ebola : la RDC déclare la fin de l‘épidémie >>> LIRE AUSSI : RDC : les violences dans l’Est pénalisent la lutte contre Ebola AFPFri, 14 Dec 2018 15:02:50 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2018/12/14/ebola-en-rdc-la-barre-des-300-morts-depassee/Somalie : violents mouvements d'humeur suite à l'arrestation d'un ex-djihadiste devenu politicienhttp://fr.africanews.com/2018/12/14/somalie-violents-mouvements-d-humeur-suite-a-l-arrestation-d-un-ex-djihadiste/L’arrestation d’un ancien djihadiste reconverti en politicien a provoqué de violentes manifestations à Baïdoa, dans le Sud-ouest de la Somalie. Ce vendredi, pour la deuxième journée d’affilé, des centaines de personnes enflées de colère ont battu le pavé pour s‘ériger contre cette arrestation qui a pour cible leur champion. Ce dernier, le dénommé Muktar Robow, est candidat à la présidence de leur région. La date de l‘élection dans cet Etat fédéré du Sud-ouest est prévue pour le 19 décembre prochain. Les mécontents n’y sont pas allés de main morte ; pneus brûlés sur les routes, voies d’accès bloquées et plusieurs dégâts enregistrés. Les forces de l’ordre ont tiré des coups de feu afin de disperser les contestataires de la ville. C’est le jeudi que l’ex-djihadiste a été mis aux arrêts. Le gouvernement de son pays lui reproche d’avoir “organisé une milice’‘ à Baïdoa. Toujours selon le gouvernement, l’ancien fondamentaliste avait l’intention de ‘‘saper la stabilité” de la ville et n’a “jamais renoncé à ses idéologies extrémistes”. Il n’en fallait pas plus pour mettre les habitants de la ville dans tous leurs états. Adaf Mumin, un résident de Baïdoa : “la situation est tendue et les manifestations sont de plus en plus importantes. Il y a encore des coups de feu de la police qui tente de disperser les foules, toute la ville est dans le chaos.” Muktar Robow, ancien commandant et porte-parole des islamistes somaliens Shebab (affiliés à Al-Qaïda), jouirait d’une popularité qui ne dit pas son nom. Lors des manifestations, des contestataires ont brandi ses portraits et on brûlé ceux du président somalien Mohamed Abdullahi Mohamed (voir photo). Ce dernier est accusé par les manifestants de s’introduire abusivement et injustement dans la cuisine interne de leur région. Pour sa part, Abdulkadir Shekhuna, le président régional faisant fonction, ne croit pas en la grande popularité de l’ancien islamiste : “ceux qui manifestent ne représentent pas un grand nombre de personnes et œuvrent contre la stabilité. Nous avons demandé à la police de rétablir l’ordre public.” Un député tué au cours des manifestations Les choses ont empiré au cours de ces mouvements d’humeur avec la mort d’un député, tué dans des circonstances non encore élucidées. Mohamednur Adnan est policier et s’exprime sur le sujet : “je ne peux pas confirmer la manière dont il est mort, mais un député régional a été tué ce matin (vendredi), alors que de violents manifestants bloquaient la route.” Le gouvernement central de Somalie est confronté au désir ardent des Etats fédérés de bénéficier de plus d’autonomie, ce qui lui fait craindre une éventuelle évaporation de son pouvoir sur ces régions. Et la candidature de Muktar Robow ne fait que raviver les tensions qui prévalent entre Mogadiscio et les Etats fédérés. Le gouvernement somalien, en brandissant la carte des sanctions américaines qui frappent le candidat Robow, espérait pouvoir ainsi bloquer ses ambitions électoralistes. Muktar Robow, qui a fait jadis partie des fondateurs des Shebab, a quitté le groupe islamiste en août 2017. Il s‘était brouillé avec Ahmed Abdi Godane, qui dirigeait à l‘époque de son départ le groupe fondamentaliste qui s’est juré de renverser le gouvernement et d’instaurer coûte sue coûte la charia en Somalie.Fri, 14 Dec 2018 14:30:50 +0000editorial@africanews.com (Rodrigue Loué)http://fr.africanews.com/2018/12/14/somalie-violents-mouvements-d-humeur-suite-a-l-arrestation-d-un-ex-djihadiste/Élections en RDC : l'ONU dénonce des violences à l'égard de l'oppositionhttp://fr.africanews.com/2018/12/14/elections-en-rdc-l-onu-denonce-des-violences-a-l-egard-de-l-opposition/La Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’Homme a dénoncé vendredi les violences commises à l‘égard des candidats de l’opposition aux prochaines élections en RD Congo et appelé les autorités à faire respecter “le droit à la liberté d’expression”. “Je suis très inquiète au sujet d’informations faisant état d’un usage excessif de la force, y compris de balles réelles, par les forces de sécurité contre des réunions de l’opposition”, a dit Michelle Bachelet dans un communiqué.  “Quelques jours avant des élections cruciales en RDCongo, il est essentiel que les autorités s’assurent que les droits à la liberté d’expression et à des réunions pacifiques soient totalement protégés et qu’elles prennent toutes les mesures possibles pour prévenir des violences”, a-t-elle poursuivi, insistant sur le droit de tous les candidats à organiser des meetings et à faire campagne. Les élections présidentielle, législatives nationales et provinciales prévues le 23 décembre doivent organiser la succession du président Joseph Kabila qui ne peut pas se représenter selon la Constitution.  La campagne électorale est rattrapée par les violences dirigées principalement contre les deux candidats de l’opposition Félix Tshisekedi et Martin Fayulu et leurs partisans.  Mardi et mercredi, au moins quatre partisans de M. Fayulu ont été tués au Katanga, dans le sud-est de la République démocratique du Congo, selon un bilan établi auprès de plusieurs sources. Des enquêtes exigées Jeudi, un jeune homme de 17 ans, partisan de M. Tshisekedi, a été tué par un policier dans le centre de la RDCongo avant le début d’un meeting électoral. “Je demande urgemment au gouvernement d’envoyer le signal clair que les menaces et les violences à l‘égard d’opposants politiques ne seront pas tolérées”, a martelé Mme Bachelet, en réclamant que ces actes “fassent l’objet d’une enquête rapide et efficace et que les auteurs rendent des comptes”.  Par ailleurs, le Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR) a annoncé qu’environ 1,5 million de personnes avaient vu leur foyer détruit ou endommagé par les combats entre armée et rebelles dans l’est du pays entre mai et novembre. Selon le HCR, plus d’un million de Congolais ont été déplacés à l’intérieur du pays en 2018. Depuis fin 2014, la région de Beni notamment est le théâtre de massacres attribués au groupe armé musulman d’origine ougandaise ADF qui ont fait plusieurs centaines de morts parmi la population locale.  >>> LIRE AUSSI : Élections en RDC : un partisan de Tshisekedi tué dans son fief de Mbuji-Mayi >>> LIRE AUSSI : Elections en RDC : deux morts au meeting de Fayulu à Lubumbashi >>> LIRE AUSSI : Elections en RDC : coups de feu et gaz lacrymogène pour disperser les partisans de Fayulu à Lubumbashi AFPFri, 14 Dec 2018 11:10:29 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2018/12/14/elections-en-rdc-l-onu-denonce-des-violences-a-l-egard-de-l-opposition/CAN de Beach Soccer : Sénégal - Nigeria en finalehttp://fr.africanews.com/2018/12/14/can-beach-soccer-senegal-nigeria-en-finale/C’est un duel aux allures de revanche ! Sénégal – Nigeria, c’est l’affiche de prestige de la finale de la Coupe d’Afrique des nations de Beach Soccer, en Egypte. Un derby ouest africain, remake de la finale de la précédente édition remportée par les Lions de la Teranga. Les deux équipes ont battu en demi-finales, respectivement le Maroc 7 à 2 et l’Egypte 7 à 6 pour se donner le droit de disputer l’ultime match de ce tournoi. Une finale qui s’annonce palpitante entre des Lions de la Teranga invaincus et des Super Eagles décidés à faire oublier la désillusion de l’année dernière et leur revers en ouverture cette année face à ces mêmes adversaires, au tir au but. Les Sénégalais savent que c’est loin d‘être gagné devant des Nigérians plus déterminés que jamais. Cette finale est une autre paire de manche entre les deux équipes les plus titrées du continent. Car malgré leur qualification au prochain Mondial de Beach Soccer, le plus importants pour les deux reste l‘étoile continentale qu’il faudra aller chercher aux forceps. ? FootballSenegal</a> ?? and <a href="https://twitter.com/NGSuperEagles?ref_src=twsrc%5Etfw">NGSuperEagles ?? to compete for African title once more! ? and ? will fight for the CAF_Online</a> <a href="https://twitter.com/hashtag/BeachSoccer?src=hash&ref_src=twsrc%5Etfw">#BeachSoccer</a> African Cup of Nations as both qualify for the <a href="https://twitter.com/hashtag/FIFABeachSoccer?src=hash&ref_src=twsrc%5Etfw">#FIFABeachSoccer</a> World Cup!<br><br>Know more: <a href="https://t.co/d1SDrbU19s">https://t.co/d1SDrbU19s</a> <a href="https://t.co/hcJNGc3pFl">pic.twitter.com/hcJNGc3pFl</a></p>&mdash; BeachSoccerWorldwide (BeachSoccer_WW) 13 décembre 2018 ?Suivez les matches d'aujourd'hui de la CAN de Beach Soccer sur les liens suivants: Senegal ??vs??Maroc-demi-finalhttps://t.co/nHM1j6xgil 2-Tanzanie??vs??Libye -classementhttps://t.co/8eA1fgpm1e 3-Madagascar??vs??Cote d’Ivoire -classementhttps://t.co/FJsIX4pX7F#BSAFCON2018— CAF (FR) (@caf_online_FR) 13 décembre 2018Fri, 14 Dec 2018 09:05:56 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2018/12/14/can-beach-soccer-senegal-nigeria-en-finale/Centrafrique : Amnesty exige une "enquête approfondie" sur un massacrehttp://fr.africanews.com/2018/12/14/centrafrique-amnesty-exige-une-enquete-approfondie-sur-un-massacre/L’ONU doit mener “une enquête approfondie” sur l’attitude de ses troupes en Centrafrique lors d’une attaque menée mi-novembre par un groupe armé contre des civils à Alindao (centre) qui a fait “jusqu‘à 100 morts”, a affirmé jeudi Amnesty International. “Selon plusieurs témoins sur place, les soldats de la paix de l’ONU n’ont pas répondu à une attaque d’un groupe armé, mais se sont au contraire retirés (...) laissant des milliers de civils sans protection” dans le camp de déplacés où ils résidaient, affirme Amnesty dans un communiqué. L’ONG de défense des droits de l’homme réclame en conséquence “une enquête immédiate et impartiale” qui doit “en particulier se concentrer” sur le rôle des soldats de la mission de paix de l’ONU en Centrafrique (Minusca). Elle devra déterminer s’ils “ont manqué à leur devoir de protéger les vies de plus de 18.000 personnes résidant sur le site” d’Alindao. Le 15 novembre, le groupe armé Union pour la paix en Centrafrique (UPC), issu de l’ex-rébellion de la Séléka à majorité musulmane, “a attaqué le camp” de déplacés, selon Amnesty. Les soldats mauritaniens de la Minusca qui étaient sur place “n’ont pas répondu à l’attaque”, n’ont “même pas fait de tirs de sommation” et “se sont retirés vers leur base”, selon Amnesty. “Au moins 70 civils ont été tué” “Au moins 70 civils ont été tués, certaines sources estimant le total à près de 100”, écrit l’ONG qui dit avoir interrogé vingt survivants de l’attaque. L‘église d’Alindao, le couvent et le camp de déplacés de la localité avaient brûlés, entraînant la fuite des 18.000 déplacés. Quelques jours après, l‘émissaire de l’ONU en Centrafrique, Parfait Onanga-Anyanga, reconnaissait que la Minusca était dans “l’incapacité de prévenir des violences de cette nature”. Alindao a longtemps été la principale base de l’UPC, groupe armé dirigé par Ali Darassa, un des principaux groupes de l’ex-coalition de la Séléka qui avait renversé le régime de François Bozizé en 2013. Le Conseil de sécurité a renouvelé jeudi jusqu‘à fin 2019 la mission de paix de l’ONU en Centrafrique, au terme de difficiles et longues négociations entre la France, ex-puissance coloniale, les Etats-Unis et la Russie, de plus en plus présente dans ce pays. >>> LIRE AUSSI : Centrafrique : le récit des horreurs qui ont eu cours dans la ville d’Alindao >>> LIRE AUSSI : RCA : 12 milliards de $ prêtés par erreur par une banque russe >>> LIRE AUSSI : Mort de journalistes russes en RCA : Bangui, l’ONU, et la Russie sommés de faire la lumière AFPFri, 14 Dec 2018 10:07:54 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2018/12/14/centrafrique-amnesty-exige-une-enquete-approfondie-sur-un-massacre/Présidentielle 2020 en Côte d'Ivoire : l'opposant Bédié évoque une alliance avec Laurent Gbagbohttp://fr.africanews.com/2018/12/14/presidentielle-2020-en-cote-d-ivoire-l-opposant-bedie-evoque-une-alliance-avec/Henri Konan Bédié, président du principal parti d’opposition de Côte d’Ivoire, le PDCI, affirme avoir l’accord de l’ex président Laurent Gbagbo pour une alliance en vue de l‘élection présidentielle de 2020. “Je l’ai informé, il m’a donné son accord, récemment, pour contacter le FPI”, le parti fondé par M. Gbagbo, en vue de former une “plateforme” réunissant leurs forces contre le camp du président Alassane Ouattara, a déclaré M. Bédié dans cette interview diffusé dans la nuit de jeudi à vendredi sur France 24. Le Front populaire ivoirien est considéré comme le troisième parti politique de Côte d’Ivoire, même s’il a boycotté les élections depuis 2011. Le PDCI était jusqu’au mois d’août l’allié du parti au pouvoir, le Rassemblement des Républicains (RDR) du président Alassane Ouattara, mais l’alliance a volé en éclats. Un renversement d’alliance, deux ans avant le scrutin présidentiel, serait un tournant dans la politique ivoirienne. Laurent Gbagbo, ancien président ivoirien (2000-2010), est emprisonné et en procès à la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes contre l’humanité, mais il a repris récemment, à distance, les rênes de son parti. La CPI doit statuer ce vendredi sur une demande de libération provisoire. M. Bédié a également invité une autre figure de proue de la politique ivoirienne, le président de l’Assemblée nationale Guillaume Soro, à rejoindre sa plateforme. “Il n’y a pas de raison de l’exclure, s’il désire rejoindre cette formation”. “La main est tendue”, a-t-il déclaré. Guillaume Soro est membre du parti au pouvoir, mais réputé en froid avec le président Ouattara. On lui prête des ambitions présidentielles et une certaine popularité parmi la population. AFPFri, 14 Dec 2018 08:35:42 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2018/12/14/presidentielle-2020-en-cote-d-ivoire-l-opposant-bedie-evoque-une-alliance-avec/Arrêt sur images du 13 décembre 2018http://fr.africanews.com/2018/12/14/arret-sur-images-du-13-decembre-2018/Africanews s’arrête sur les images les plus marquantes de l’actualité de la journée.Fri, 14 Dec 2018 08:21:59 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2018/12/14/arret-sur-images-du-13-decembre-2018/Togoville : le règne du trochttp://fr.africanews.com/2018/12/13/togoville-le-regne-du-troc/Le troc est roi au marché de Togoville, pas de transaction monétaire entre les commerçants et les acheteurs. Cela peut surprendre, mais dans certains marchés du Togo, l’argent ne fait pas la loi, mais le troc en revanche. À Togoville, on échange toutes sortes de marchandises et les transactions monétaires sont prohibées. Une tradition ancestrale qui se porte plutôt bien.Wed, 12 Dec 2018 13:13:20 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2018/12/13/togoville-le-regne-du-troc/Pétrole : les défis des Banques centrales africaineshttp://fr.africanews.com/2018/12/13/petrole-les-defis-des-banques-centrales-africaines/Quels réajustements pour les pays africains producteurs de pétrole avec la baisse annoncée de la production pendant les 6 prochains mois ? Les économies africaines pourront-elles tenir face à la baisse annoncée de la production pétrolière par l’OPEP pour les 6 prochains mois  ? On en parlait déjà au lendemain de l’appel de Ryad de réduire la production mondiale à hauteur d’un million de barils par jour. Cette décision pourrait selon certains pays producteurs comme le Nigeria ou l’Angola, avoir un impact important notamment sur leur monnaies locale. Maurice : l‘électricité à partir de la canne sucre Énergies renouvelables, l‘île Maurice tire les dividendes de la production de l‘électricité grâce à la canne à sucre. Pour réduire sa dépendance aux énergies fossiles, le pays a misé sur sa principale culture la canne à sucre, pour pouvoir produire de l‘électricité. Avec une production actuelle de près de 22 % , Maurice ambitionne augmenter la part de l‘énergie renouvelable dans le mix énergétique à 35 % en 2025. Les explications de Mohammad Khalil ELAHEE, spécialiste en énergie et ancien coordinateur du projet Maurice, île durable, en ligne depuis la ville de Curepipe en île Maurice.Wed, 12 Dec 2018 13:12:09 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2018/12/13/petrole-les-defis-des-banques-centrales-africaines/Cameroun : abandon des poursuites judiciaires contre plus de 285 séparatistes anglophoneshttp://fr.africanews.com/2018/12/13/cameroun-abandon-des-poursuites-judiciaires-contre-plus-de-285-separatistes/Le président camerounais a annoncé ce jeudi l’arrêt des poursuites contre 289 personnes inculpées pour des actes commis dans le cadre de la crise anglophone. Une mesure saluée par de nombreux Camerounais. La nouvelle a déjà fait le tour du net depuis sa publication dans la matinée. Elle vient du palais présidentiel d’Etoudi à Yaoundé. « J’ai décidé ce jour de l’arrêt des poursuites pendantes devant les Tribunaux Militaires contre 289 personnes arrêtées, pour des délits commis dans le cadre de la crise dans les Régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest », a écrit ce matin Paul Biya dans un tweet. Si les tribunaux militaires sont appelés à arrêter les poursuites, est-ce à dire que ces affaires seront examinées au niveau des tribunaux civils ? En tout cas, aucune précision pour l’instant. Toutefois, la mesure pourrait être saluée comme le tout premier geste de décrispation jamais effectué par Yaoundé depuis le déclenchement de la crise anglophone en 2016. J’ai décidé ce jour de l’arrêt des poursuites pendantes devant les Tribunaux Militaires contre 289 personnes arrêtées, pour des délits commis dans le cadre de la crise dans les Régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.#PaulBiya#Cameroun— President Paul BIYA (@PR_Paul_BIYA) 13 décembre 2018 Reste cependant à savoir comment réagiront les séparatistes. Eux qui ont récemment annoncé la création d’une monnaie en zone anglophone. >>> LIRE AUSSI : Cameroun : les séparatistes anglophones frappent leur propre monnaie >>> LIRE AUSSI : Cameroun anglophone : les évêques lancent un cri de détresse pour une médiation >>> LIRE AUSSI : Cameroun : des dizaines de séparatistes tués à MenkaThu, 13 Dec 2018 17:00:42 +0000editorial@africanews.com (John Ndinga Ngoma)http://fr.africanews.com/2018/12/13/cameroun-abandon-des-poursuites-judiciaires-contre-plus-de-285-separatistes/Cameroun : les séparatistes anglophones frappent leur propre monnaiehttp://fr.africanews.com/2018/12/13/cameroun-les-separatistes-anglophones-frappent-leur-propre-monnaie/Au Cameroun, des séparatistes anglophones annoncent la création d’une monnaie virtuelle dénommée « Ambacoin ». Et selon eux, le fiduciaire ne devrait pas tarder. Des sites administrés par l‘élite anglophone dont southern cameroon parlent de la création d’une monnaie virtuelle dénommée Ambacoin en référence à la «République fédérale d’Ambazonie », un État non reconnu par la Communauté internationale. Selon ces organes, un AmbaCoin se change à 140 francs CFA (0,28 dollar). Le principal placement initial en numéraire est prévue le 24 décembre. De quoi cristalliser les espoirs au niveau des « autorités » sécessionnistes. « Nous y arrivons les gens », se félicitait récemment Chris Anu, considéré comme secrétaire d‘État à la communication et au numérique de l’Ambazonie. Les séparatistes anglophones voudraient ainsi se détacher du franc CFA utilisé par le Cameroun, membre de la Communauté économique et monétaire des états de l’Afrique centrale (CEMAC). Pour eux, le franc CFA utilisé en Afrique centrale et en Afrique occidentale (UEMOA) est lié au Trésor national français. Une coupure de l’Ambacoin. Crédit photo : southern cameroon Si les séparatistes anglophones peinent jusqu’ici à obtenir la reconnaissance internationale de leur État, la frappe d’une monnaie purement « ambazonienne » pourrait marquer une nouvelle étape de la crise anglophone. Cette crise née en novembre 2016, lorsque des Camerounais des zones occidentales d’expression anglophone ont commencé à décrier par exemple le déficit infrastructurel et la sous-représentativité dans les institutions. Les dialogues initiés par Yaoundé, les arrestations de leaders de la sécession, les actions militaires ni le plan humanitaire d’urgence moins encore le désarmement dans les zones en conflit , lancé récemment par le gouvernement ne suffisent pas jusqu’ici à faire baisser la tension. Et deux ans après son déclenchement, la crise anglophone a déjà fait plus de 85 morts au sein de la force publique et tué plus de 600 civils. Par ailleurs, selon l’ONU, près de 160 000 personnes ont dû fuir leur logement à la suite des violences. L’agence nigériane de gestion des urgences (SEMA) estime pour sa part à près de 75 000 Camerounais ayant trouvé refuge au Nigeria. Alors que des centaines de personnes ont fui la région pour s’installer dans d’autres régions du pays ou au Nigeria, les séparatistes armés continuent de se livrer à des affrontements meurtriers avec l’armée. >>> LIRE AUSSI : Cameroun anglophone : les évêques lancent un cri de détresse pour une médiation >>> LIRE AUSSI : Cameroun – crise anglophone : Yaoundé annonce un plan d’urgence >>> LIRE AUSSI : Cameroun : des dizaines de séparatistes tués à MenkaThu, 13 Dec 2018 15:43:10 +0000editorial@africanews.com (John Ndinga Ngoma)http://fr.africanews.com/2018/12/13/cameroun-les-separatistes-anglophones-frappent-leur-propre-monnaie/