Flux RSS Africanewshttp://fr.africanews.com/feed/rssRecevez gratuitement toutes les actualités publiées sur africanews.com, en vous abonnant à un de nos flux RSS.Tue, 23 Apr 2019 18:41:00 +0000Face à la crise, les Vénézuéliennes commercialisent leurs cheveuxhttp://fr.africanews.com/2019/04/23/face-a-la-crise-les-venezueliennes-commercialisent-leurs-cheveux/La beauté ou la survie ? Le choix est vite fait par bien de femmes vénézuéliennes qui, comme la plupart de la population, subissent de plein fouet la crise dans le pays. Pour survivre, elles vendent contre quelques billets verts leurs cheveux ; de quoi garnir quelques têtes, notamment en Afrique. Pendant des décennies, les filles et femmes vénézuéliennes ont fait des soins de beauté une obsession qui les a parfois menées sur le toit du monde : sept titres de Miss Univers et six titres du Miss Monde. Mais cette époque semble bien révolue, notamment pour les filles de quartiers pauvres qui comptaient elles aussi s’orner la tête d’une couronne de la plus belle femme du monde. Dans le Venezuela d’aujourd’hui, plombé par une crise politique et économique, l’entretien du corps se présente davantage comme une charge lourde à porter qu’un passe-temps adulé. Et l’une des parties du corps qui subit ce déclin économique, ce sont les cheveux. Valery Díaz, une étudiante de 16 ans rencontrée par l’Associated Press, a dû se résoudre à passer l’acte. Dans un salon de coiffure de la capitale Caracas, elle a accepté de se faire couper les cheveux pour la somme de 100 dollars. Cette somme, elle l’utilisera pour s’acheter un téléphone portable et pour aider sa famille. Depuis de longs mois, le Venezuela est pris dans l‘étau d’une grave crise politique au sommet de l’Etat qui a paralysé dans son sillage l‘économie du pays. Hyperinflation, pénurie de médicaments et de nourriture, crise monétaire… le quotidien s’est endurci pour de nombreux Vénézuéliens. Le débouché africain Certaines femmes se lavent désormais les cheveux avec un liquide vaisselle, car elles ne peuvent pas se permettre d’acheter un shampoing qui coûte plus que le salaire mensuel minimum, réduit aujourd’hui à quelques dizaines de dollars. “Il y a des moments où vous passez deux ou trois semaines sans vous laver les cheveux”, a déclaré Valery Díaz, évoquant les fréquentes pénuries d’eau au cours des dernières semaines, provoquées par des coupures de courant à l‘échelle nationale. Comme l‘étudiante de 16 ans, plusieurs femmes ont trouvé dans le commerce de leurs cheveux le moyen d’affronter les difficultés actuelles. Et le filon est bien trouvé alors que le commerce de cheveux humains fait rage dans le monde, et davantage sur le continent africain. Utilisés pour les perruques, extensions et autres postiches, ces cheveux venus d’Inde ou de Chine déboulent depuis des années maintenant dans les salons de coiffure africains. Et en Afrique, les crises économiques et la pauvreté ambiante régulièrement étayées par les chiffres de la Banque mondiale et autres institutions internationales ne semblent pas bloquer l‘élan. Des femmes sont prêtes à débourser parfois jusqu‘à 600 euros (400 000 francs CFA) pour arborer ces cheveux. En Afrique, la crise des cheveux humains n’est pas pour demain. Au grand avantage des femmes vénézuéliennes.Tue, 23 Apr 2019 18:41:00 +0000editorial@africanews.com (Carole KOUASSI)http://fr.africanews.com/2019/04/23/face-a-la-crise-les-venezueliennes-commercialisent-leurs-cheveux/Référendum en Egypte : la révision constitutionnelle prolongeant la présidence Sissi approuvée à 88,83 %http://fr.africanews.com/2019/04/23/egypte-la-revision-constitutionnelle-prolongeant-la-presidence-sissi-approuvee/La révision constitutionnelle controversée permettant la prolongation de la présidence d’Abdel Fattah al-Sissi, et qui renforce ses pouvoirs et ceux de l’armée égyptienne, a été approuvée par référendum à 88,83 %, a annoncé mardi l’Autorité nationale des élections. Le président de cet organisme, Lachine Ibrahim, a précisé lors d’une conférence de presse au Caire que 11,17 % des électeurs “se sont prononcés contre” cette réforme et que “le taux de participation (...) a atteint 44,33 %”. Les Egyptiens ont voté du samedi 20 au lundi 22 pour ou contre la modification de plusieurs articles de la Constitution qui limitait notamment la présidence à deux mandats consécutifs de quatre ans. M. Ibrahim a insisté sur le caractère “démocratique” du scrutin. Mais le référendum a été organisé en un temps record, quatre jours après un vote au parlement, et sans véritable débat de fond sur les enjeux de la réforme. L’opposition et les ONG de défense des droits de l’homme, qui ont dénoncé un renforcement de “l’autoritarisme” du régime, ont été écartés des grands médias, tous étroitement contrôlés par l’Etat. La révision constitutionnelle permet de faire passer le deuxième mandat de M. Sissi de quatre à six ans, portant son terme à 2024. L’ex-maréchal pourra se représenter à un troisième mandat, de six ans, lors de l‘élection de 2024. Depuis l’arrivée au pouvoir de M. Sissi en 2014, les ONG dénoncent les nombreux procès contre des voix dissidentes, la hausse des condamnations à mort ainsi que le musellement de la presse. Le pouvoir nie systématiquement ces accusations, insistant sur “la stabilité” et “la lutte antiterroriste” dans ce pays situé au coeur d’une région sensible. L’ex-maréchal Sissi a été élu président en 2014 avec 96,9 % des voix, un an après avoir renversé avec l’armée, à la faveur d’un mouvement populaire, le président islamiste Mohamed Morsi. Il a été réélu en 2018 à 97,08 %. Au-delà de la prolongation de sa présidence, la révision constitutionnelle permet d’accroître son contrôle sur le système judiciaire. Elle octroie également un pouvoir politique à l’armée, pilier du régime de M. Sissi. AFPTue, 23 Apr 2019 17:55:50 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2019/04/23/egypte-la-revision-constitutionnelle-prolongeant-la-presidence-sissi-approuvee/Un mois après Idai, le cyclone Kenneth menace le Mozambiquehttp://fr.africanews.com/2019/04/23/un-mois-apres-idai-un-autre-cyclone-menace-le-mozambique/Le Mozambique de nouveau menacé par un cyclone d’envergure. Les autorités du pays ont donné l’alerte d’une imminente tempête tropicale qui devrait toucher terre d’ici jeudi ou vendredi, près d’un mois seulement après le passage du cyclone Idai. Selon le porte-parole de l’Institut national de gestion des catastrophes, Paulo Tomás, qui a fait l’annonce lors d’une réunion de responsables des départements de la météorologie, de la santé et de la sécurité alimentaire, le cyclone dénommé Kenneth pourrait balayer le nord du Mozambique. Le Malawi voisin, de même que le nord de la Zambie ou encore le Sud de la Tanzanie, sont concernés par ces menaces. Première indication donnée par les autorités mozambicaines à leurs populations, quitter au plus vite les zones à risque qui au-delà des inondations, pourraient subir des éboulements. Un air de déjà vu pour les populations de certaines régions du Mozambique, du Malawi et du Zimbabwe, encore sous le choc du dévastateur cyclone Idai qui a laissé sur son passage au moins 960 morts et quelque 3 millions de personnes nécessitant une aide humanitaire. Alors que l’aide s’organise toujours autour des rescapés du cyclone du mois dernier, une question reste en suspens quant au cyclone Kenneth : les autorités ont-elles pris toutes les dispositions pour éviter les désastres observés plus tôt ? Le Mozambique est pour l’heure resté évasif sur le sujet.Tue, 23 Apr 2019 16:05:00 +0000editorial@africanews.com (Carole KOUASSI)http://fr.africanews.com/2019/04/23/un-mois-apres-idai-un-autre-cyclone-menace-le-mozambique/L'Arabie saoudite exécute 37 de ses compatriotes condamnés pour ''terrorisme''http://fr.africanews.com/2019/04/23/l-arabie-saoudite-execute-37-de-ses-compatriotes-condamnes-pour-terrorisme/L’Arabie saoudite ne plaisante pas en matière d’exécution. 37 Saoudiens ont été exécutés ce mardi. Tous avaient été jugés coupables de ‘‘terrorisme’‘. Le moins que l’on puisse dire, c’est que le royaume ne fait pas dans la douceur lorsqu’il s’agit d’en finir avec les ‘‘criminels’‘. Les détails dans les lignes qui suivent. C’est le ministère de l’Intérieur qui en a fait l’annonce. Les 37 condamnés ont été exécutés dans cinq régions du royaume que sont Ryad (la capitale), les villes saintes de la Mecque et de Médine, Al-Qassim (région à majorité sunnite située dans le centre) et enfin, la Province orientale, un concentré de la minorité chiite. Selon un communiqué du ministère de l’Intérieur saoudien publié par l’agence officielle SPA, il a été reproché aux exécutés d’“avoir adopté la pensée terroriste extrémiste” et d’“avoir formé des cellules terroristes”. En Arabie saoudite, pays ultra conservateur, les exécutions rappellent celles qui avaient cours du temps du Moyen Âge. Les condamnés à mort sont tout simplement… décapités à l’aide d’un sabre. Ledit ministère a même ajouté que l’un des détenus a été... crucifié. Ce sort, loin d‘être enviable, est réservé dans le royaume aux personnes reconnues coupables de crimes très ‘‘graves’‘. Avant ces 37 exécutés, l’Arabie saoudite avait réalisé sa dernière exécution de masse en janvier 2016. A l‘époque, 47 condamnés s‘étaient fait décapiter eux aussi pour ‘‘terrorisme’‘. Parmi les exécutés de 2016, le chef religieux chiite Nimr Baqer al-Nimr. Tous les 47 sont passés de vie à trépas le même jour. La mort du chef chiite avait envenimé les relations entre l’Arabie saoudite et l’Iran (pays à majorité chiite, NDLR), relations déjà délétères depuis fort longtemps. Des chiffres qui donnent le tournis Le site internet Death Penalty Worldwide rapporte que l’Arabie saoudite a exécuté entre 26 et 27 détenus en 2010 et pas moins de 82 l’année suivante. En 2012 (toujours selon la même source), 76 exécutions ont été enregistrées dans le royaume, 79 en 2013, 90 en 2014. L’année 2015 a battu le triste record des exécutions avec pas moins de… 153 exécutions. L’année suivante, soit en 2016, le sang a moins coulé, 54 exécutions ayant été enregistrées. En Arabie saoudite, vous risquez de vous faire enlever la tête ou crucifier pour homicide (mort d’homme), viol, vol à main armée, trafic de drogue, sorcellerie (oui, vous avez bien lu), adultère, sodomie, homosexualité, sabotage, et… apostasie. Pour le dernier cas, cela veut dire en clair que si vous renoncez à l’islam (la seule religion reconnue et acceptée en Arabie saoudite), vous risquez fort bien de passer sous la lame très aiguisée du bourreau. Dans ce royaume, l’adultère est passible de la lapidation. Dans la majeure partie des cas, l’accès en salle d’audience des avocats des prévenus lors des procès leur est souvent dénié.Tue, 23 Apr 2019 15:11:08 +0000editorial@africanews.com (Rodrigue Loué)http://fr.africanews.com/2019/04/23/l-arabie-saoudite-execute-37-de-ses-compatriotes-condamnes-pour-terrorisme/Soudan : depuis l'Égypte, des pays africains lancent un ultimatum de 3 mois aux militaireshttp://fr.africanews.com/2019/04/23/soudan-depuis-l-egypte-des-pays-africains-lancent-un-ultimatum-de-3-mois-aux/Des chefs d’Etat africains réunis au Caire sous la houlette de l’Egypte ont souhaité mardi que le pouvoir militaire au Soudan et les responsables de la contestation qui exigent un gouvernement civil parviennent d’ici trois mois à une “transition pacifique et démocratique”. Les pays réunis appellent le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine (UA) “à prolonger de trois mois le délai accordé au pouvoir soudanais” pour une “transition pacifique et démocratique” du pouvoir, affirment-ils dans un communiqué. Le Conseil de Paix et de Sécurité de l’Union africaine avait menacé le 15 avril de suspendre le Soudan si l’armée ne quittait pas le pouvoir d’ici 15 jours au profit d’une “autorité politique civile”. L’Egypte, pays voisin du Soudan, ainsi que des dirigeants ou hauts responsables de plusieurs pays africains dont l’Ethiopie, le Nigeria, le Rwanda et l’Afrique du Sud, ont convenu de la nécessité d’accorder aux autorités et aux acteurs politiques au Soudan davantage de temps “pour mener à bien (...) une transition pacifique et démocratique”, explique le texte. “Nous avons souligné ce jour l’urgence d’un rétablissement d’un système constitutionnel par le biais d’une transition politique démocratique menée par les Soudanais eux-mêmes”, a affirmé le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi, président en exercice de l’UA, dans une déclaration à la fin de la réunion. “Il s’agit d’instituer un système politique démocratique, consolider l’Etat de droit ainsi que protéger et renforcer les droits humains”, a-t-il ajouté. Les dirigeants africains réunis au Caire ont en outre exprimé “le soutien total de l’Union africaine et des pays voisins au Soudan face à ses défis économiques, politiques et sécuritaires”. Ils ont indiqué qu’ils fourniraient leur soutien pour empêcher des crimes transfrontaliers, notamment le trafic d’armes et d‘êtres humains afin de maintenir “la stabilité régionale”. Le Conseil militaire de transition au Soudan, qui dirige le pays depuis la destitution le 11 avril du président Omar el-Béchir sous la pression de la rue, a jusque-là résisté aux appels du mouvement de contestation à un transfert immédiat du pouvoir à une autorité civile. AFPTue, 23 Apr 2019 15:04:00 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2019/04/23/soudan-depuis-l-egypte-des-pays-africains-lancent-un-ultimatum-de-3-mois-aux/Cameroun : des artistes transforment la jacinthe d'eau en œuvre d'arthttp://fr.africanews.com/2019/04/23/cameroun-des-artistes-transforment-la-jacinthe-d-eau-en-ceuvre-d-art/Au Cameroun, un groupe d’artistes transforme la jacinthe d’eau en œuvres d’art novatrices, changeant ainsi les a priori autour de cette plante redoutée dans bien de pays africains. La jacinthe recouvre les lacs et les rivières comme un tapis d’herbe, isolant les communautés locales des zones de pêche vitales et affectant leurs moyens de subsistance, et reste une herbe nuisible et tenace dans plusieurs pays africains. Les grandes fleurs violettes forment un tapis flottant qui étouffe la vie marine et réduit la population de poissons. Mais, à Douala, au Cameroun, la galérie d’art Samuel Dipoko aide les artistes à commercialiser leurs œuvres, dont certaines se vendent à plus de 100 dollars. Jean-Marie Ounocke, un artiste autodidacte camerounais en fait partie. Il a décidé de faire vivre la jacinthe d’eau à travers l’art. Il la sèche d’abord avant de coller les branches des mauvaises herbes séchées sur sa toile, pour créer des paysages et des formes animales. “Si les Blancs n’avaient pas fabriqué de peinture, cela signifierait-il qu’il n’y aurait pas d’autre peinture ? Je travaille donc spécifiquement avec la jacinthe d’eau comme substitut de la peinture, de sorte que d’autres Africains puissent également avoir accès à d’autres types d‘œuvres que celles créées avec les peintures à l’huile”, se défend-t-il. Pendant le week-end, les enfants sont invités à venir en apprendre davantage sur la jacinthe d’eau. “Je suis venue apprendre à utiliser la jacinthe d’eau parce que la jacinthe d’eau n’est pas une plante agréable. Elle chasse les poissons et c’est pourquoi je suis venue voir comment cette plante pouvait être utilisée” autrement, explique Daniela Holland, élève dans la capitale économique camerounaise. La jacinthe d’eau sévit dans divers pays, dont l’Ouganda, le Kenya, le Nigeria et la Tanzanie. Les écologistes plaident pour des moyens plus novateurs permettant de la transformer en art, en mobilier et même en énergie verte.Tue, 23 Apr 2019 13:42:00 +0000editorial@africanews.com (Bridget UGWE)http://fr.africanews.com/2019/04/23/cameroun-des-artistes-transforment-la-jacinthe-d-eau-en-ceuvre-d-art/Le Cameroun veut assainir le secteur du transporthttp://fr.africanews.com/2019/04/23/cameroun-le-secteur-du-transport-en-crise/Au Cameroun, le secteur des transports demeure une épine pour les autorités. Quatre-vingt-huit agences de transport avaient été suspendues par le gouvernement le mois dernier. Et pour cause, ces entités n‘étaient pas en conformité avec la réglementation. Il leur est reproché, le manque de licence, l’absence de points spécifiques d’embarquement et de débarquement pour les voyageurs, et la concurrence déloyale entre autres. Des griefs émis à la suite d’un audit réalisé par les services techniques compétents du ministère des transports qui notait alors que cet incivisme est généralisé. Mais outre cette question du non-respect des règles, la qualité des services proposés par les agences laissent souvent à désirer. Et certaines, pour faire la différence, ont décidé de l’amélioration de leur prestation via des formules VIP. “Alors la priorité chez nous c’est la sécurité, ensuite quand le passager arrive, il est très bien accueilli, et cela part du départ à l’arrivée, se félicite Claude Dikoume, responsable dans une compagnie de transport camerounaise. Le confort est exceptionnel, nous avons des repas que nous servons à bord aux passagers, c’est-à-dire que pendant son voyage entre Douala et Yaoundé ou Yaoundé-Douala, le passager est tranquille”, ajoute-t-il. Si des agences arrivent à se polir une image positive auprès des passagers grâce à leurs investissements, les syndicats en charge des transports interurbains sont moins enthousiastes. “Lorsqu’on dit VIP, il y a un certain standard qu’on doit respecter, la qualité du véhicule. Rendez vous compte, dans les agences dites VIP, le véhicule à lui seul laisse à désirer. Celui en plus qui est supposé conduire les gens doit avoir une certaine formation d’agent de tourisme. Mais malheureusement, le chauffeur qui est recruté n’a aucune notion sauf celle du code Rousseau”, fustige Deffo Sokeng, président d’un syndicat de transports interurbains. Pour ce syndicaliste, il faut trouver le moyen de relever les standards camerounais en termes de transport VIP, en s’inspirant par exemple de ceux qui font référence en la matière. “Un chauffeur VIP doit avoir un savoir-vivre particulier. Malheureusement, on ne trouve pas beaucoup de ces chauffeurs, car ce n’est pas un service qui a été pensé pour faire grandir le Cameroun, ou bien nous faire champion en termes de transports, mais c’était pour des besoins économiques, et là, il y a un problème. Donc, là, si on veut parler de VIP, il faut aller voir comment cela se passe ailleurs”, suggère-t-il. La plupart des agences suspendues avaient repris leurs activités quelques jours après la mise en circulation des bus quai, en attendant de remplir les conditions exigées par le ministère de tutelle.Tue, 23 Apr 2019 13:27:00 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2019/04/23/cameroun-le-secteur-du-transport-en-crise/Arrêt sur images du 22 avril 2019http://fr.africanews.com/2019/04/23/arret-sur-images-du-22-avril-2019/Africanews s’arrête sur les images les plus marquantes de l’actualité de la journée.Tue, 23 Apr 2019 11:15:14 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2019/04/23/arret-sur-images-du-22-avril-2019/RD Congo : rencontre entre Tshisekedi et Kabila pour la nomination d'un Premier ministrehttp://fr.africanews.com/2019/04/23/rd-congo-rencontre-entre-tshisekedi-et-kabila-pour-la-nomination-d-un-premier/Tête-à-tête ce lundi entre le chef de l’Etat de la République démocratique du Congo Félix Tshisekedi et son prédécesseur Joseph Kabila. Selon l’entourage proche des deux hommes, cette rencontre tenue à la Cité de l’Union africaine – qui accueille les bureaux du président Tshisekedi – a porté essentiellement sur la nomination du prochain Premier ministre. La question est en effet urgente. Près de quatre mois après l‘élection de Félix Tshisekedi à la tête de l’Etat, l’imbroglio pèse toujours sur le profil du prochain chef du gouvernement congolais. Le choix de ce dernier est d’autant plus problématique que le nouveau président doit composer avec son prédécesseur comme ils l’ont convenu dans le cadre d’un accord politique. À cela, s’ajoute une injonction de la Constitution qui veut que le Premier ministre soit issu des rangs du parti ou de la coalition qui a remporté la majorité parlementaire. Sauf que, depuis, les deux camps n’arrivent pas à accorder leurs violons. En témoigne le rejet de la proposition d’Albert Yuma, président du Conseil d’administration de la compagnie minière publique Gecamines qu’avait soumise Joseph Kabila au président Tshisekedi, il y a quelques semaines. Et, ce lundi encore, aucun consensus n’a été trouvé entre les deux camps, assurent des sources proches du dossier. >>> LIRE AUSSI : RDC – Futur Premier ministre : Tshisekedi a refusé Albert Yuma, le choix de Kabila Si l’entourage respectif de messieurs Tshisekedi et Kabila assurent qu’il n’existe aucune tension entre les deux hommes et qu’ils se parlent régulièrement, la réalité semble être tout autre. Entre méfiance et coup d‘éclat, les camps Kabila et Tshisekedi montrent des signes de division dans une bataille pour la maîtrise du pouvoir. En visite aux Etats-Unis, le président Tshisekedi avait notamment promis de “déboulonner le système dictatorial qui était en place”, suscitant le courroux de ses alliés du Front commun pour le Congo de Joseph Kabila. Mais, il n’est point question de divorce entre les deux alliés. Bien au contraire, les coalitions FCC et Cap de M. Tshisekedi iront en rangs serrés pour l‘élection du président de la Chambre basse du Parlement, prévue ce mardi 23 avril. >>> LIRE AUSSI : RDC : relations entre Kabila et Tshisekedi, du plomb dans l’aileTue, 23 Apr 2019 10:54:00 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2019/04/23/rd-congo-rencontre-entre-tshisekedi-et-kabila-pour-la-nomination-d-un-premier/L'Ouganda réceptionne ses 2 premiers avions pour relancer sa compagnie nationalehttp://fr.africanews.com/2019/04/23/l-ouganda-receptionne-ses-2-premiers-avions-pour-relancer-sa-compagnie-nationale/L’Ouganda a réceptionné mardi à l’aéroport d’Entebbe les deux premiers avions, sur un total de quatre commandés à l’avionneur canadien Bombardier, prévus pour la relance de la compagnie aérienne nationale Uganda Airlines. Les deux appareils CRJ 900, des avions à vocation régionale d’une capacité maximum de 90 places, ont été accueillis notamment par le président Yoweri Museveni et la ministre des Travaux publics et des Transports Monica Azuba Ntege, au cours d’une cérémonie à l’aéroport international d’Entebbe. “Nous sommes très heureux que le travail débuté il y a des mois de cela ait commencé à porter ses fruits”, a déclaré la ministre, en précisant que les deux autres appareils commandés à Bombardier arriveront respectivement en juillet et en septembre. Deux avions longs-courriers, commandés à l’avionneur européen Airbus, doivent être réceptionnés en 2020 ou 2021. Selon le directeur exécutif d’Uganda Airlines, Ephraim Bagenda, les vols de la compagnie aérienne financée par de l’argent public, ne débuteront pas avant le mois de juillet, le processus de certification de la société n‘étant pas achevé. Les 90 jours nécessaires selon lui à la certification “incluront la démonstration à l’autorité de l’aviation civile (ougandaise) que nous avons des bonnes installations, du personnel formé, ce qu’il faut pour la maintenance, l‘équipement pour faire fonctionner une compagnie aérienne”. Hantise du passé “Nous débuterons par le marché régional, à commencer par le Kenya, le Burundi, la Somalie, le Rwanda, le Soudan, le Soudan du Sud, la Tanzanie, la Zambie, le Zimbabwe, Zanzibar et l’Afrique du Sud avant l’Europe, l’Asie et le Moyen-orient”, a-t-il ajouté. Mais de nombreux observateurs et politiciens craignent que la compagnie aérienne ne subisse le même sort que la compagnie nationale qui a cessé ses opérations il y a près de vingt ans, minée par la corruption et une gestion hasardeuse. “Nous attendons avec impatience de voir ce qui va suivre car les problèmes qui ont mené à la chute d’Uganda Airlines continuent de persister aujourd’hui, la corruption, la mauvaise gestion”, ou encore l’ingérence politique, a estimé auprès de l’AFP le député d’opposition Mubarak Munyanga, à la tête du comité parlementaire sur les entreprises d‘état. “Nous prions pour que cette fois-ci, la compagnie aérienne n’engloutisse pas l’argent du contribuable à cause des manœuvres politiciennes du gouvernement”, a-t-il ajouté, alors qu’il a souvent été reproché par le passé à certains pays, notamment africains, de lancer une compagnie aérienne au nom de la fierté nationale en ignorant sa viabilité économique. AFPTue, 23 Apr 2019 10:52:00 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2019/04/23/l-ouganda-receptionne-ses-2-premiers-avions-pour-relancer-sa-compagnie-nationale/RD Congo : au moins 37 morts dans un nouveau naufrage dans l'esthttp://fr.africanews.com/2019/04/23/rd-congo-au-moins-37-morts-dans-un-nouveau-naufrage-dans-l-est/Au moins 37 corps ont été repêchés et enterrés après le naufrage d’une pirogue sur un affluent du fleuve Congo dans l’est de la République démocratique du Congo, a-t-on appris mardi auprès des autorités de la province du Maniema. “L’accident a eu lieu le 9 avril. Sur place nous avons trouvé 16 rescapés. On a retrouvé et inhumé 37 corps”, a déclaré le gouverneur par intérim Papy Omeonga Tchopa joint par l’AFP. La pirogue motorisée a chaviré au niveau du village de Katalama à 120 km du chef-lieu provincial Kindu, a précisé le gouverneur qui a dépêché une commission d’enquête sur place. “Parmi les causes du drame, il y a l’ivresse du pilote, la conduite nocturne et la surcharge de la pirogue”, a détaillé l’autorité provinciale. L’accident est survenu sur le tronçon fluvial Kindu-Kibombo-Kasongo qui n’est pas navigable, ajoute-t-on. “Le pilote est en fuite. Il était radié de la liste des pilotes de pirogue car il avait commis d’autres forfaits”, a ajouté le gouverneur. Un autre naufrage sur le lac Kivu dans la nuit du 15 au 16 avril entre Goma et le territoire de Kalehe a endeuillé de nombreuses familles de la province voisine du Sud-Kivu. Jeudi, le président congolais Félix Tshisekedi s’est rendu auprès de ces familles dans le village de Mukwidja où il a décrété une journée de deuil national. Il a aussi annoncé des mesures contre les fréquents naufrages sur les lacs et les fleuves de la RDC où les voies terrestres sont souvent impraticables: enquête et port obligatoire du gilet de sauvetage. Un bilan de 13 morts et 114 disparus a été avancé pour le naufrage du lac Kivu. Quinze corps ont été retrouvés samedi côté rwandais et enterré à Goma. Le bilan exact de ces naufrages est difficile à établir car les listes officielles des passagers ne sont jamais fiables. AFPTue, 23 Apr 2019 10:03:00 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2019/04/23/rd-congo-au-moins-37-morts-dans-un-nouveau-naufrage-dans-l-est/Sri Lanka : début de l'état d'urgence après l'attentat de Pâques qui a fait 320 mortshttp://fr.africanews.com/2019/04/23/sri-lanka-debut-de-l-etat-d-urgence-apres-l-attentat-de-paques-qui-a-fait-320/L‘état d’urgence est entré en vigueur au Sri Lanka après le massacre du dimanche de Pâques qui n’a pas pu être empêché malgré les alertes lancées par les services de renseignements. Une bombe a explosé ce lundi en fin d’après-midi à Colombo lors d’une opération de déminage. La déflagration a provoqué un mouvement de panique au lendemain de la vague d’attentats du dimanche de Pâques. Les attentats coordonnés contre quatre hôtels et trois églises ont fait 320 morts et 500 blessés selon un dernier bilan. L‘état d’urgence est entré en vigueur ce mardi au Sri Lanka où la police indique avoir arrêté 40 suspects et poursuit la traque des responsables du bain de sang attribué au mouvement islamiste NTJ. L’organisation avait fait l’objet, il y a dix jours, d’une alerte diffusée aux services de police srilankais. “Les agences de renseignements internationales ont informé le 4 avril qu’un tel incident devait avoir lieu dans notre pays. Leurs rapports indiquaient que des attentats-suicides à la bombe allaient se produire dans plusieurs endroits. Que les cibles étaient les églises chrétiennes et catholiques, mais aussi les destinations touristiques, les hôtels”, a indiqué Rajitha Senaratne, porte-parole du gouvernement srilankais. Toutefois, selon Rajitha Senaratne, l’alerte n’avait pas été transmise au Premier ministre ou à d’autres ministres de haut rang. Le FBI et Interpol assistent les services de police srilankais et cherchent à déterminer d‘éventuelles connexions internationales. La minorité chrétienne srilankaise n’avait jamais été la cible d’un tel carnage. “Nous avons un travail de réconciliation. D’un côté, nous avons des gens qui souffrent et font face à une terrible douleur. D’un autre côté, nous avons des gens qui vivent dans la peur de ce qui peut maintenant arriver”, analyse Prasad Harshan, un prêtre du pays. Quatre-vingt-sept détonateurs de bombes ont été découverts lundi dans une gare de bus de Colombo située à mi-chemin des hôtels et de l‘église Saint-Antoine, les sites des attentats de dimanche. Les ambassades étrangères déconseillent tout déplacement non impératif au Sri Lanka.Tue, 23 Apr 2019 09:37:00 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2019/04/23/sri-lanka-debut-de-l-etat-d-urgence-apres-l-attentat-de-paques-qui-a-fait-320/Égypte : dépouillement en cours après le référendumhttp://fr.africanews.com/2019/04/23/egypte-depouillement-en-cours-apres-le-referendum/Après trois jours de scrutin, le dépouillement a commencé en Égypte. Les Égyptiens votaient lundi au dernier jour d’un référendum sur une révision de la Constitution visant à prolonger le mandat du président Al Sissi jusqu’en 2030, et à renforcer ses pouvoirs. Si elle était votée, la révision permettrait de faire passer son deuxième mandat de quatre à six ans, portant son terme à 2024. Le président pourrait ensuite se représenter en 2024 pour un troisième mandat, ce qui le reconduirait au pouvoir jusqu’en 2030, alors que la Constitution actuelle limite la présidence à deux mandats consécutifs de quatre ans. Élu en 2014 avec 96,9 % des voix, un an après avoir renversé avec l’armée le président islamiste Mohamed Morsi, Al Sissi a été réélu en 2018 à 97,08 %. Au-delà de la prolongation de sa présidence, la révision constitutionnelle permettrait d’accroître son contrôle sur le système judiciaire ainsi que le pouvoir politique de l’armée, pilier de son régime. Les résultats devraient être connus au plus tard le 27 avril.Tue, 23 Apr 2019 09:18:00 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2019/04/23/egypte-depouillement-en-cours-apres-le-referendum/Algérie : Issad Rebrab, première fortune du pays, arrêté et incarcéréhttp://fr.africanews.com/2019/04/23/algerie-issad-rebrab-premiere-fortune-du-pays-arrete-et-incarcere/Issad Rebrab, PDG du premier groupe privé d’Algérie, Cevital, et considéré comme la première fortune du pays, a été incarcéré dans la nuit, à l’issue de sa présentation au parquet dans le cadre d’une enquête anticorruption, a annoncé mardi l’agence officielle APS. Arrêté lundi, M. Rebrab, 74 ans, fondateur de Cevital est “soupçonné de fausse déclaration concernant le mouvement de capitaux de et vers l‘étranger, surfacturation, importation de matériel usagé en dépit de l’octroi d’avantages bancaires, fiscaux et douaniers (destinés au matériel neuf)”, avait indiqué lundi la télévision d’Etat. M. Rebrab est le PDG du premier groupe privé d’Algérie, Cevital, un conglomérat actif dans l‘électronique, la sidérurgie, l‘électroménager et le BTP qui emploie 12.000 personnes et a racheté des entreprises en France (groupe électroménager Fagor Brandt entre autres). L’arrestation du PDG de Cevital intervient quelques heures après celle, dimanche, de quatre frères, tous hommes d’affaires et membres de la famille Kouninef, à la tête d’un empire allant de l’agroalimentaire au génie civil pétrolier. Si la famille Kouninef est réputée proche de Saïd Bouteflika, frère et puissant ex-conseiller de l’ancien chef de l’Etat, Cevital avait déclaré début mars soutenir le mouvement de contestation secouant l’Algérie pour protester contre la candidature à un cinquième mandat d’Abdelaziz Bouteflika. Son PDG s‘était montré critique du gouvernement ces dernières années. >>> LIRE AUSSI : Le président du Conseil constitutionnel, une autre figure qui tombe en Algérie Opération anti-corruption L’ex-Premier ministre algérien Ahmed Ouyahia et l’actuel ministre des Finances Mohamed Loukal se sont vus remettre une convocation lundi pour être entendus par le parquet d’Alger dans le cadre d’une enquête pour “dilapidation de deniers publics”, a par ailleurs révélé la télévision d’Etat. L’Algérie est le théâtre depuis le 22 février de manifestations massives déclenchées par la candidature à un nouveau mandat de M. Bouteflika. qui se sont transformées en contestation de tout le régime. M. Bouteflika a démissionné le 2 avril, mais les manifestations se poursuivent pour exiger le départ de tous les hauts responsables du “système”. Le chef d‘état-major de l’armée, le général Gaïd Salah, avait appelé le 16 avril la justice à “accélérer la cadence” dans les enquêtes ouvertes pour corruption contre des hommes d’affaires liés à l’ancien clan présidentiel. Début avril, l’ex-patron des patrons algériens, Ali Haddad, riche homme d’affaires, également proche de M. Bouteflika, avait été écroué après avoir été arrêté alors qu’il se rendait en Tunisie. Au lendemain de son arrestation, la justice avait annoncé l’ouverture d’enquêtes sur des faits de corruption et de transferts illicites de capitaux. Elle avait également interdit à un certain nombre de personnes de quitter l’Algérie, sans donner de noms, mais la presse avait révélé ceux d’une dizaine d’influents hommes d’affaires, tous liés à l’entourage du chef de l’Etat. >>> LIRE AUSSI : L’après-Bouteflika en Algérie : le défi de la transition politique AFPTue, 23 Apr 2019 07:16:00 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2019/04/23/algerie-issad-rebrab-premiere-fortune-du-pays-arrete-et-incarcere/Sommets africains d'urgence mardi au Caire sur le Soudan et la Libyehttp://fr.africanews.com/2019/04/22/sommets-africains-d-urgence-mardi-au-caire-sur-le-soudan-et-la-libye/Deux sommets africains se tiendront mardi au Caire sous la houlette du chef de l’Etat égyptien Abdel Fattah al-Sissi, président en exercice de l’Union africaine (UA), pour évoquer en urgence les crises au Soudan et en Libye. Selon un communiqué de la présidence égyptienne lundi, M. Sissi recevra ses homologues Idriss Déby (Tchad), Ismaïl Omar Guelleh (Djibouti), Paul Kagame (Rwanda), Denis Sassou-Nguesso (Congo), Mohamed Abdullahi Mohamed (Somalie) et Cyril Ramaphosa (Afrique du Sud) pour un sommet sur le Soudan. Un autre sommet sur la Libye réunira autour de M. Sissi, les présidents du Rwanda et d’Afrique du Sud ainsi que celui du Congo, M. Sassou-Nguesso, également président de la commission sur la Libye à l’UA, ainsi que le président de la Commission de l’UA, Moussa Faki. Il s’agit des premières réunions de dirigeants africains de ce niveau sur le Soudan et la Libye. Des responsables éthiopien, sud-soudanais, ougandais, kényan et nigérian participeront aux discussions. Les dirigeants africains évoqueront “l‘évolution de la situation au Soudan”, où le mouvement de contestation se poursuit après la destitution par l’armée du président Omar el-Béchir, ainsi que les moyens d’“endiguer la crise” en Libye, où le maréchal Khalifa Haftar a lancé une offensive contre la capitale Tripoli, a précisé la présidence égyptienne. Le sommet sur le Soudan “a pour objectif de discuter (...) des moyens les plus appropriés pour faire face à l‘évolution de la situation et de contribuer à la stabilité et à la paix”, selon la même source. La réunion sur la Libye “abordera les moyens d’endiguer la crise actuelle et de relancer le processus politique ainsi que l‘élimination du terrorisme”, a-t-elle ajouté. AFPMon, 22 Apr 2019 15:44:00 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2019/04/22/sommets-africains-d-urgence-mardi-au-caire-sur-le-soudan-et-la-libye/Mali: le ministre de l'Economie nommé chef du gouvernement (officiel)http://fr.africanews.com/2019/04/22/mali-le-ministre-de-l-economie-nomme-chef-du-gouvernement-officiel/Le ministre malien sortant de l’Economie et des Finances, Boubou Cissé, a été nommé lundi Premier ministre en charge de former un nouveau gouvernement “de large ouverture”, selon un communiqué officiel de la présidence. L’ex-Premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga avait présenté le 18 avril sa démission et celle de son gouvernement, moins d’un mois après la tuerie de quelque 160 civils peuls dans le centre du pays et une série de manifestations contre la gestion de l’Etat. A la suite de cette démission, le chef de l’Etat Ibrahim Boubacar Keïta a “engagé des rencontres avec les forces politiques de la majorité et de l’opposition pour discuter d’une part de la situation socio-politique du pays, et d’autre part de la constitution d’un gouvernement de large ouverture”, selon le communiqué. Il a “insisté auprès de ses interlocuteurs sur la nécessité de mettre le Mali au-dessus de tout et les a exhortés à l’accompagner dans le processus de reconstruction” du pays. M. Keïta a “constaté auprès de ses interlocuteurs une grande capacité d‘écoute et une grande disponibilité à fédérer leurs énergies”, ajoute la présidence, annonçant par conséquent la nomination de “Boubou Cissé aux fonctions de Premier ministre”. Le président l’a chargé “de former une nouvelle équipe gouvernementale dans l’esprit des conclusions de ses consultations avec les forces politiques de la majorité et de l’opposition”, selon le communiqué. M. Cissé, économiste de formation, était ministre de l’Economie et des Finances depuis plus de trois ans, après avoir détenu le portefeuille de l’Industrie et des Mines.Mon, 22 Apr 2019 14:38:00 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2019/04/22/mali-le-ministre-de-l-economie-nomme-chef-du-gouvernement-officiel/Libye : le trafic aérien de jour reprend à l'aéroport de Tripolihttp://fr.africanews.com/2019/04/22/libye-le-trafic-aerien-de-jour-reprend-a-l-aeroport-de-tripoli/Le trafic aérien sur le seul aéroport fonctionnel de Tripoli, limité aux vols nocturnes depuis le 8 avril “pour raisons de sécurité” après des bombardements, est désormais autorisé durant la journée, ont annoncé lundi les autorités aéroportuaires. “Nous avons reçu l’ordre d’ouvrir l’espace aérien de l’aéroport international de Mitiga 24 heures sur 24”, a annoncé l’aéroport sur sa page Facebook officielle. Cet aéroport, situé à l’est de la capitale libyenne, avait été la cible le 8 avril d’un raid aérien revendiqué par l’Armée nationale libyenne (ANL), la force du maréchal Khalifa Haftar, l’homme fort de l’est libyen. Ce dernier a lancé le 4 avril une offensive en vue de s’emparer de Tripoli, siège du Gouvernement d’union nationale (GNA) dirigé par Fayez al-Sarraj, le seul reconnu par la communauté internationale. A la suite de ces bombardements, l’aéroport avait restreint son trafic aux vols nocturnes, entre 15H00 et 06H00 GMT. Il avait également été fermé durant quelques heures dans la nuit de samedi à dimanche après de nouveaux raids. Les combats entre l’ANL et les forces loyales au GNA se concentrent depuis deux semaines au sud de Tripoli. En plus des combats au sol, les deux camps mènent des raids aériens et s’accusent mutuellement de viser des civils. L’aéroport de Mitiga est une ancienne plateforme militaire utilisée pour le trafic civil en remplacement de l’aéroport international de Tripoli, gravement endommagé en 2014 par des combats. Seules les compagnies aériennes libyennes opèrent dans le pays, assurant des vols intérieurs et des liaisons régulières avec quelques pays, dont la Tunisie et la Turquie. AFPMon, 22 Apr 2019 13:56:00 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2019/04/22/libye-le-trafic-aerien-de-jour-reprend-a-l-aeroport-de-tripoli/Ouganda: l'opposant Bobi Wine interpellé par la policehttp://fr.africanews.com/2019/04/22/ouganda-l-opposant-bobi-wine-interpelle-par-la-police/Le chanteur et député d’opposition Bobi Wine a été interpellé lundi par la police, qui a utilisé du gaz lacrymogène contre ses partisans et le convoi qui l’emmenait vers le lieu d’un concert interdit par les autorités, ont annoncé l‘épouse du chanteur, des partisans et la police. Le chanteur et député d’opposition Bobi Wine a été interpellé lundi par la police, qui a utilisé du gaz lacrymogène contre ses partisans et le convoi qui l’emmenait vers le lieu d’un concert interdit par les autorités, ont annoncé l‘épouse du chanteur, des partisans et la police. “Il a été arrêté (dans le quartier de) Busabala, où il devait parler aux médias à propos de l’annulation de son concert par la police”, a déclaré à l’AFP Barbie Itungo Kyagulanyi, l‘épouse du chanteur. “Nous avons contacté ses avocats pour savoir où il est emmené”. interpellation musclée Le porte-parole de la police ougandaise Fred Enanga n’a lui pas voulu confirmer une “arrestation”, mais a indiqué que la police “l’a interpellé et l’a emmené en véhicule”. Un des organisateurs du concert et partisan de Bobi Wine, Moses Mugwanya, présent sur place, a assuré que “la police a pénétré dans la voiture dans laquelle il se trouvait, l’a extrait de force, l’a mis dans un véhicule de police et l’a emmené”. “Tout le monde autour du véhicule suffoquait à cause du gaz lacrymogène”, a-t-il ajouté. Bobi Wine, Robert Kyagulanyi de son vrai nom, avait prévu de donner un concert dans un club qui lui appartient sur une plage du lac Victoria. Mais les autorités ont décidé dimanche d’annuler le concert, évoquant des mesures de sécurité insuffisantes. Lundi, Bobi Wine a tenté de se rendre sur le lieu du concert, qui avait été bouclé par la police. Avant son arrestation, Bobi Wine avait indiqué sur son compte Twitter que la police tentait de pénétrer dans sa voiture. “Du gaz lacrymogène tiré, des gens battus, beaucoup arrêtés”, avait-il dit. Plus tard, un message signé “admin” a été publié sur le même compte, assurant que le député a été “violemment arrêté”. Depuis qu’il s’est affirmé en 2017 comme un ferme opposant du président Yoweri Museveni, 74 ans et au pouvoir depuis 1986, les autorités ont à plusieurs reprises empêché Bobi Wine, 36 ans, de se produire en public. Le député d’opposition avait été arrêté et inculpé de trahison à la suite du caillassage du convoi de M. Museveni en marge d’une élection législative partielle à Arua (nord) le 14 août 2018. Dans les échauffourées qui avaient suivi ce jour-là à Arua, la police avait ouvert le feu et tué le chauffeur de Bobi Wine. AFPMon, 22 Apr 2019 12:26:00 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2019/04/22/ouganda-l-opposant-bobi-wine-interpelle-par-la-police/Début au Malawi du premier test à grande échelle d'un vaccin contre le paludismehttp://fr.africanews.com/2019/04/22/debut-au-malawi-du-premier-test-a-grande-echelle-d-un-vaccin-contre-le-paludisme/Le Malawi donne mardi le coup d’envoi du premier test grandeur nature du vaccin expérimental le plus avancé à ce jour contre le paludisme, une maladie qui fait chaque année plusieurs centaines de milliers de morts en Afrique. Aboutissement de plus de trente ans de travaux et d’un investissement d’un milliard de dollars, cette campagne vise à confirmer l’efficacité du vaccin sur des enfants âgés de moins de 2 ans, les plus vulnérables à la malaria. Elle débute dans un centre de santé de la capitale malawite Lilongwe et se poursuivra la semaine prochaine au Ghana et au Kenya, les deux autres pays pilotes du programme. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) espère vacciner 120.000 enfants dans chacun de ces trois pays d’ici à 2020. Baptisé “Mosquirix” ou RTS,S, ce vaccin a été développé par le géant pharmaceutique britannique GlaxoSmithKline et l’ONG Path, et financé par l’Alliance du vaccin (Gavi), le Fonds mondial de lutte contre le sida et le paludisme et l’Unicef. Lors des essais préliminaires menés de 2009 à 2015, il a permis de réduire de 39% le nombre d‘épisodes paludiques chez les enfants de 17 mois à 5 ans. Son efficacité n’est donc que relative mais chercheurs et autorités sanitaires espèrent que, associé aux moyens de prévention tels que les moustiquaires imprégnées de répulsif, il permettra de réduire significativement le nombre de victimes. Selon les statistiques de l’OMS, l’Afrique est de très loin le continent le plus touché par le paludisme, avec 90% des 435.000 personnes tuées dans le monde en 2017 par cette maladie transmise par des moustiques. Mort en 24 heures Les enfants âgés de moins de 5 ans représentent plus des deux tiers de ces décès. “La malaria peut tuer un enfant en moins de vingt-quatre heures”, a rappelé le Dr Tisungane Mvalo, un pédiatre de Lilongwe membre de l‘équipe scientifique conduite par l’Université de Caroline du Nord (UNC) à Chapel Hill (Etats-Unis). “Et même si l’enfant survit, la malaria peut affecter n’importe lequel de ses organes, causer des dommages à son cerveau ou à ses reins”, a-t-il ajouté, “la prévention reste nettement plus efficace que le traitement”. Le programme de vaccination s’inscrit dans le cadre des efforts déployés depuis les années 90 pour éradiquer le paludisme. Entre 2000 et 2015, le nombre de personnes décédées de cette maladie a diminué de 62% mais les moustiques qui la véhiculent craignent de moins en moins les insecticides. “Malgré les progrès de la dernière décennie, les efforts de contrôle du paludisme ont marqué le pas ces dernières années”, a mis en garde le Dr Jonathan Juliano, un des chercheurs de l’UNC. “Dans certaines régions d’Afrique, les cas d’infection ont même augmenté. De nouveaux moyens sont nécessaires pour continuer à progresser vers l‘éradication”, a-t-il ajouté, “l‘évaluation précise des vaccins expérimentaux en est un élément essentiel”. D’autres vaccins expérimentaux contre le paludisme sont en cours d‘évaluation dans le monde. En 2015, 114 millions de personnes au total ont été infectées par le parasite du paludisme en Afrique subsaharienne. L’objectif de l’OMS est de réduire le nombre de morts de 90% en 2030 par rapport aux 429.000 enregistrées en 2015. AFPMon, 22 Apr 2019 11:37:00 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2019/04/22/debut-au-malawi-du-premier-test-a-grande-echelle-d-un-vaccin-contre-le-paludisme/Soudan : l'armée met en garde contre le maintien des barricadeshttp://fr.africanews.com/2019/04/22/soudan-l-armee-met-en-garde-contre-le-maintien-des-barricades/L’armée au pouvoir au Soudan a exigé lundi la levée des barrages et points de contrôle établis par des manifestants sur les routes menant à son QG à Khartoum, devant lequel campent des milliers de personnes pour réclamer un gouvernement civil. Les manifestants, rassemblés à cet endroit depuis le 6 avril pour réclamer le départ du président Omar el-Béchir, exigent désormais la dissolution du Conseil militaire de transition. Ce Conseil a pris les commandes du pays après la destitution le 11 avril par l’armée de M. Béchir sous la pression de la rue, après quatre mois d’une contestation populaire inédite déclenchée par le triplement du prix du pain. “Les routes doivent être rouvertes immédiatement pour faciliter la circulation des trains et des autres moyens de transport dans la capitale et les autres Etats”, a déclaré lundi le Conseil militaire dans un communiqué. L’armée souligne la nécessité d’assurer la circulation des “produits essentiels”. Le chef du Conseil, le général Abdel Fattah al-Burhane, avait déjà dimanche soir fait monter la pression sur les manifestants en “condamnant le blocage de routes et la fouille de personnes sans en avoir l’autorité”. “Cela ne peut plus continuer, parce que la sécurité est de la responsabilité de l’Etat”, avait-il ajouté. La rue fait la sourde oreille Mais sur place des manifestants demeuraient insensibles à ces injonctions. “Les check-points vont continuer de fonctionner comme avant”, a déclaré à l’AFP une protestataire, Kawthar Hasaballah, 23 ans. Les manifestants doivent passer par plusieurs points de contrôle pour accéder aux abords du QG militaire, avec notamment une fouille corporelle et une vérification des sacs, a constaté l’AFP Les dirigeants de la contestation ont annoncé dimanche une suspension des discussions avec l’armée sur un transfert du pouvoir à des civils, et accusé le Conseil militaire d‘être composé d’anciens éléments du régime de Béchir, qui a régné pendant trois décennies sur le Soudan. AFPMon, 22 Apr 2019 10:48:00 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2019/04/22/soudan-l-armee-met-en-garde-contre-le-maintien-des-barricades/La Ligue arabe au chevet de l'Etat palestinienhttp://fr.africanews.com/2019/04/22/la-ligue-arabe-au-chevet-de-l-etat-palestinien/La Ligue arabe s’est engagée dimanche à verser 100 millions de dollars par mois à l’Autorité palestinienne afin de compenser les mesures de rétorsion financières appliquées récemment par Israël. “Nous confirmons que les pays arabes vont soutenir le budget de l’Etat palestinien… en lui procurant un filet de sécurité financière (...) afin de résister à la pression politique et financière à laquelle il fait face”, a indiqué la Ligue arabe dans un communiqué dimanche soir. Répression israelienne Le 17 février, après le meurtre et le viol d’une Israélienne par un Palestinien, le gouvernement israélien a sévi contre l’Autorité. Il a annoncé qu’il gèlerait chaque mois environ 10 millions de dollars (près de 9 millions d’euros) dus à l’Autorité. La somme est soustraite de la TVA et des droits de douane qu’Israël prélève sur les produits importés par les Palestiniens et qu’il est censé reverser régulièrement à l’Autorité, en vertu des accords de paix. La somme ne représente qu’une partie des taxes perçues par Israël pour le compte de l’Autorité, mais correspond selon le gouvernement israélien au montant des allocations versées aux familles de Palestiniens emprisonnés ou tués pour avoir commis des attaques anti-israéliennes. L’Autorité a parlé de vol et décidé de faire une croix sur la totalité des droits de TVA et de douane qu’elle doit récupérer. Au cours de la réunion “extraordinaire” de la Ligue arabe au Caire dimanche, le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a réitéré son rejet d’un futur plan de paix de l’administration américaine. “Ce plan ne parviendra pas à atteindre une paix durable et complète au Moyen-Orient”, précise le communiqué de l’organisation panarabe. Les Palestiniens affirment que l’administration Trump penche en faveur d’Israël, ce qui discrédite selon eux les Etats-Unis dans leur rôle historique de médiateur. En 2018, Les Etats-Unis ont par ailleurs coupé plus de 500 millions de dollars (440 millions d’euros) d’aides qui allaient à l’agence onusienne pour les réfugiés palestiniens (Unrwa), à différents programmes d’assistance ou, pour une moindre part, directement au budget de l’Autorité palestinienne. Les efforts pour une paix israélo-palestinienne sont à l’arrêt depuis l‘échec de l’administration Barack Obama en 2014. AFPMon, 22 Apr 2019 09:28:00 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2019/04/22/la-ligue-arabe-au-chevet-de-l-etat-palestinien/Dernier jour du référendum en Egypte pour prolonger la présidence de Sissihttp://fr.africanews.com/2019/04/22/dernier-jour-du-referendum-en-egypte-pour-prolonger-la-presidence-de-sissi/Les bureaux de vote ont ouvert lundi en Egypte, au troisième et dernier jour d’un référendum sur une révision constitutionnelle controversée visant à prolonger jusqu’en 2030 la présidence d’Abdel Fattah al-Sissi, accusé de violations des droits humains, a constaté l’AFP. Les résultats du scrutin, qui a débuté samedi, devraient être connus au plus tard le 27 avril et devraient, sans surprise, être favorables au chef de l’Etat. Les opérations de vote se déroulaient depuis samedi dans une atmosphère festive avec des bureaux de vote décorés de drapeaux égyptiens et de la musique, le tout placé sous haute surveillance de l’armée et de la police. Toutefois, aucune place n’est accordée dans les médias de masse égyptiens à l’opposition ni aux ONG de défense des droits humains dénonçant ces changements constitutionnels renforçant le pouvoir de M. Sissi, qui s’expriment essentiellement sur Internet. Depuis l‘élection de M. Sissi comme président en 2014, les ONG dénoncent régulièrement les arrestations et procès de masse ainsi que le musellement de la presse et de l’opposition. Incitation à voter Comme lors de précédents scrutins, des électeurs ont fait l’objet d’incitations à voter, ont constaté des journalistes de l’AFP. Certains employés ont été invités par leur hiérarchie à se rendre aux urnes, d’autres ont reçu des coupons alimentaires à la sortie des bureaux de vote. Dans un communiqué dimanche soir, l’Organisme général de l’Information (OGI), en charge du suivi des médias étrangers en Egypte, a indiqué que plusieurs médias étrangers avaient dit “à tort, avoir remarqué la distribution de denrées alimentaires à certains électeurs”. L’OGI précise que selon les informations de presse, il s’agit de “quatre cas”. Et que selon ces mêmes informations, “l’objectif est d’encourager les gens à voter, et non pas à les diriger vers un choix précis”. L’Egypte avait connu un profond bouleversement lors du Printemps arabe en 2011, quand une révolte populaire avait eu raison du président Hosni Moubarak, déchu après 30 ans au pouvoir. Au-delà de la prolongation de sa présidence, la révision constitutionnelle permet d’accroître son contrôle sur le système judiciaire. Elle octroie également un pouvoir politique à l’armée, pilier du régime de M. Sissi. AFPMon, 22 Apr 2019 08:26:00 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2019/04/22/dernier-jour-du-referendum-en-egypte-pour-prolonger-la-presidence-de-sissi/Soudan : les militaires promettent un pouvoir civilhttp://fr.africanews.com/2019/04/21/soudan-les-militaires-promettent-un-pouvoir-civil/Au Soudan Abdel Fattah al-Burhane,Le chef du Conseil militaire de transition au Soudan, a réaffirmé dimanche son engagement à remettre le pouvoir au peuple.Une annonce intervenue, peu avant une conférence de presse prévue par les meneurs de la contestation.Ils pourraient annoncer une autorité civile rivale.Sun, 21 Apr 2019 21:00:00 +0000editorial@africanews.com (Jean David MIHAMLE)http://fr.africanews.com/2019/04/21/soudan-les-militaires-promettent-un-pouvoir-civil/La livre soudanaise se renforce face au dollarhttp://fr.africanews.com/2019/04/21/la-livre-soudanaise-se-renforce-face-au-dollar/Au Soudan, le renversement du président Omar el-Béchir le 11 avril dernier, semble avoir dopé la livre soudanaise . Cette monnaie s’est beaucoup renforcée dimanche sur le marché noir…Il y a comme un regain de confiance favorable à un afflux de dollars.Une bonne nouvelle dans un pays qui vit depuis longtemps, une pénurie de devises étrangères. Dimanche sur les marchés parallèles, 45 livres soudanaise s‘échangeaient contre un dollar. Une semaine auparavant, il fallait 72 livres soudanaises contre un dollar. Le taux de change officiel est fixé à 47,5 livres soudanaises pour un dollar.Sun, 21 Apr 2019 19:26:00 +0000editorial@africanews.com (Jean David MIHAMLE)http://fr.africanews.com/2019/04/21/la-livre-soudanaise-se-renforce-face-au-dollar/Soudan : l'armée répondra dans la semaine à la demande d'un pouvoir civil exigé par la contestation (chef Conseil militaire)http://fr.africanews.com/2019/04/21/soudan-l-armee-repondra-dans-la-semaine-a-la-demande-d-un-pouvoir-civil-exige-par-la-contestation-chef-conseil-militaire/Nos journalistes suivent cette information et l'actualiseront dès qu’ils en sauront davantageSun, 21 Apr 2019 14:31:42 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2019/04/21/soudan-l-armee-repondra-dans-la-semaine-a-la-demande-d-un-pouvoir-civil-exige-par-la-contestation-chef-conseil-militaire/Athlétisme - Kenya : 4 ans de suspension pour Kiprophttp://fr.africanews.com/2019/04/20/athletisme-kenya-4-ans-de-suspension-pour-kiprop/Le Kényan Asbel Kiprop, champion olympique du 1.500 m en 2008 et triple champion du monde, suspendu quatre ans pour dopage; d’après l’Unité d’intégrité de l’athlétisme (AIU), organe indépendant chargé notamment de la lutte contre le dopage dans la discipline. Kiprop clame toujours son innocence .Sat, 20 Apr 2019 16:48:00 +0000editorial@africanews.com (Jean David MIHAMLE)http://fr.africanews.com/2019/04/20/athletisme-kenya-4-ans-de-suspension-pour-kiprop/Guinée : les mines sous le contrôle de la Présidencehttp://fr.africanews.com/2019/04/20/guinee-les-mines-sous-le-controle-de-la-presidence/En Guinée les autorités ont annoncé ce vendredi à la télévision nationale, le rattachement de la société guinéenne du patrimoine minier en sigle Soguipami à la présidence de la République, selon un décret du président Alpha Condé. Cette société dépendait précédemment, du ministère des mines et de la géologie. La Soguipami est une société stratégique. Elle fournit à la Guinée l’essentielle de sa ressource en devises. Elle détient en effet 49 % du capital de la compagnie des bauxites de Guinée, 10 % de la société minière de Boke; ainsi que 15 % d’AngloGold Ashanti. La Guinée tire l’essentiel de ses revenus de l’exploitation minière. Elle connaît en ce moment une embellie dans le secteur minier. D’où la création récente de plusieurs sociétés minières dans les localités de Siguiri, Fria, Boké et Boffa. Le mégaprojet de fer de Simandou nourrit par ailleurs beaucoup d’espoir. Tout le défi est de faire profiter effectivement aux populations les retombées de ses ressources; de gérer la problématique du respect de l’environnement et de l’accaparement des terres.Sat, 20 Apr 2019 14:48:00 +0000editorial@africanews.com (Jean David MIHAMLE)http://fr.africanews.com/2019/04/20/guinee-les-mines-sous-le-controle-de-la-presidence/Notre-Dame de Paris, un symbole d'unité en France [International Edition]http://fr.africanews.com/2019/04/20/notre-dame-de-paris-un-symbole-d-unite-en-france-international-edition/Les autorités françaises tentent toujours de reconstituer les faits sur l’incendie de la cathédrale Notre-Dame. L’ampleur des dégâts a été révélée par des images dramatiques. Entre-temps, la Corée du Nord a adressé une réprimande cinglante au secrétaire d‘État américain, Mike Pompeo, quelques heures après un nouveau test d’une nouvelle arme tactique. Le premier envoi d’aide humanitaire est finalement distribué au Venezuela. Le gouvernement a conclu un accord il y a quelques semaines avec la Croix-Rouge. Ce sont là quelques sujets d’actualité de cette semaine dans ce programme, couverts par nos différentes équipes éditoriales.Sat, 20 Apr 2019 05:10:00 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2019/04/20/notre-dame-de-paris-un-symbole-d-unite-en-france-international-edition/Cameroun : le barrage de Memve'ele est opérationnelhttp://fr.africanews.com/2019/04/19/cameroun-le-barrage-de-memve-ele-est-operationnel/Il est déjà opérationnel le barrage hydro-électrique de Memve’ele dans le sud Cameroun, avec un mois et demi d’avance. Construit sur le fleuve Ntem (sud-Cameroun), avec ses 211 mégawatts, il apportera un plus, à l’offre énergétique actuelle estimée à 1341 mégawatts. La construction du barrage entamée en 2012 a pris fin en mai 2017. Mais Il se posait encore, le problème du transport de l‘énergie électrique, du lieu de production jusqu‘à Yaoundé. C’est désormais effectif. Grâce à la construction de 294 pylônes électriques et de trois transformateurs d’une capacité de 225/90 KV. Ceci entre le site du barrage dans le village de Nyabizan et Yaoundé, sur une distance totale de 335 kilomètres. La mise en service du barrage de Memve’ele arrive à point nommé. D’autant plus qu’avec une économie en pleine croissance, la demande annuelle en électricité équivaut à près de 100 mégawatts. Les opérateurs économiques et les populations s’attendent à un courant stable et de bonne qualité... La construction du barrage de Menmvelé a couté officiellement 243 milliards de Fcfa, en plus des voies d’accès au site et l’infrastructure d‘évacuation de l‘énergie qui ont coûté 140 milliards de F CFA . Cette infrastructure a été financée à 15% par le Cameroun et à 85% par Eximbank China.Fri, 19 Apr 2019 21:58:00 +0000editorial@africanews.com (Jean David MIHAMLE)http://fr.africanews.com/2019/04/19/cameroun-le-barrage-de-memve-ele-est-operationnel/Sudan : gros plan sur les leaders de la contestation et leurs requêteshttp://fr.africanews.com/2019/04/19/sudan-gros-plan-sur-les-leaders-de-la-contestation-et-leurs-requetes/L’Association des professionnels soudanais (SPA) est le fer de lance de la contestation au Soudan depuis quatre mois. Elle regroupe entre autres des médecins, des ingénieurs et des professeurs. Le point sur ses principales revendications. Qui sont les leaders de la contestation ? C’est l’Association des professionnels soudanais (SPA) qui, à partir du mois de décembre, a mené les manifestations contre le régime du président Omar el-Béchir après la décision du gouvernement de tripler le prix du pain. Les principaux leaders de la SPA sont Mohamed Youssef Ahmed Moustafa, un professeur à l’Université de Khartoum, la capitale, et Mohamed Naji, un médecin arrêté peu après les premières manifestations le 19 décembre. L’enseignant Ahmed al-Rabia et le médecin Omar Saleh sont également d’importantes figures du SPA. Des semaines après le début de la contestation, plusieurs partis politiques et groupes de la société civile ont rejoint le SPA pour former l’Alliance pour la liberté et le changement (ALC). Parmi eux, le principal parti d’opposition al-Oumma, le Parti du Congrès soudanais et le Parti communiste soudanais. Des groupes rebelles des régions du Darfour (ouest), du Kordofan-Sud et du Nil Bleu (sud), qui ont affronté pendant quatre ans les forces gouvernementales dans ces trois régions, ont également rejoint l’ALC. Que réclament-ils ? Les leaders de la contestation ont prévu d’annoncer dimanche une liste de noms pour un Conseil civil qu’ils veulent voir remplacer le Conseil militaire au pouvoir depuis la destitution par l’armée le 11 avril de M. Béchir. Outre la dissolution du Conseil militaire, ils réclament : - Le transfert immédiat du pouvoir par le Conseil militaire à un gouvernement de transition civil qui devra diriger le pays pendant une période de quatre ans, suivie d‘élections. - La dissolution du Parti du congrès national (NCP) de M. Béchir, qui devra être jugé tous comme les plus hauts dirigeants du NCP. - La confiscation des propriétés du NCP. - Le rétablissement de la Constitution de 2005 suspendue par le Conseil militaire après la destitution de M. Béchir. - La libération de tous les civils détenus en relation avec le mouvement de contestation ainsi que des officiers et policiers arrêtés pour avoir refusé de tirer sur les manifestants. - La fin de l‘état d’urgence imposé le 22 février par M. Béchir. - Qu’a fait le Conseil militaire jusqu‘à présent? - Il a levé le couvre-feu nocturne. - Il a arrêté M. Béchir et d’autres leaders du régime. - Il a démis le Procureur général, ce que réclamaient les manifestants. -Il a accepté la démission de Salah Gosh, chef du redouté Service national de renseignement et de sécurité (NISS), qui a mené la répression contre les manifestants ayant fait plus de 60 morts et des centaines de blessés. Des milliers de personnes ont été emprisonnées. - Il a démis le chargé d’affaires en poste aux Etats-Unis, Mohamed Atta, un ancien chef du NISS. - Il a démis les gouverneurs provinciaux pour les remplacer par des commandants militaires locaux. - Il a intégré un groupe paramilitaire, les Forces de défense populaires, à l’armée. -Il a libéré plusieurs détenus politiques, dont des manifestants emprisonnés sous l‘état d’urgence.Fri, 19 Apr 2019 21:15:00 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2019/04/19/sudan-gros-plan-sur-les-leaders-de-la-contestation-et-leurs-requetes/Pour la première fois, l'Etat islamique revendique une attaque en RDChttp://fr.africanews.com/2019/04/19/pour-la-premiere-fois-l-etat-islamique-revendique-une-attaque-en-rdc/La République démocratique du Congo est-elle entrée dans les calculs du groupe extrémiste Etat islamique ? Tout porte à le croire si on se fie aux messages diffusés par l’agence de propagande du groupe. L’EI y annonce avoir perpétré une attaque dans la localité de Kamango, près de la frontière avec l’Ouganda. Précisément dans une caserne du village Bovata. Bilan de cette agression, trois soldats congolais tués et cinq autres blessés, selon le groupe djihadiste. Du côte de l’ONU en RDC, si on reconnaît l’existence de cette attaque dans la nuit du mardi 16 au mercredi 17, on revoit cependant le bilan à la baisse : deux militaires et un civil tués. Pour autant, l’attaque est-elle du fait de l’Etat islamique comme le groupe voudrait le faire croire ? Des doutes persistent. Premièrement, sur les raisons pour lesquelles l’EI voudrait revendiquer une attaque d’envergure modeste. Mais aussi, parce que jusque-là, aucune filiation n’a été clairement établie entre l’EI et les ADF, rébellion venue de l’Ouganda qui a jusque-là tenu en contrôle la région de l’Est en RDC. Selon le Groupe d‘étude sur le Congo basé aux Etats-Unis, les ADF ont tenté ces dernières années une ramification avec des groupes djihadistes. “Nous savons qu’il y a des liens entre l’État islamique et les ADF en RDC, mais il est difficile de savoir exactement la nature de ces liens”, a confié à RFI Jason Stearns du GEC. La Monusco, elle, estime qu’aucune hypothèse n’est à négliger. L’Est de la RDC est tombée sous la coupe d’une multitude de groupes rebelles qui y règnent sans loi ni fois. Parmi ces entités, les ADF, historiquement des musulmans ougandais luttant contre le président Museveni et dont l’organisation reste voilée de mystère.Fri, 19 Apr 2019 19:00:00 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2019/04/19/pour-la-premiere-fois-l-etat-islamique-revendique-une-attaque-en-rdc/Bénin/législatives : deux anciens présidents se mobilisent contre l’exclusion de l’oppositionhttp://fr.africanews.com/2019/04/19/beninlegislatives-deux-anciens-presidents-se-mobilisent-contre-lexclusion-de/Deux anciens présidents du Bénin se sont rendus vendredi dans le plus grand marché du pays à Cotonou pour appeler la population à se mobiliser contre l’exclusion de l’opposition des élections législatives prévues le 28 avril. Nicéphore Soglo (1991-1996) et Boni Yayi (2006-2016) ont été accueillis au marché Dantokpa par une foule en liesse de vendeuses, de sympathisants et de conducteurs de taxis-motos, a constaté l’AFP. “Avec le soutien de ces dinosaures, nous irons loin et la lutte pour la défense de la démocratie ne fait que commencer”, a lancé Artistide Agbemavo, chauffeur de moto, au milieu de la foule surexcitée. La foule a suivi les deux anciens présidents jusqu‘à leurs domiciles respectifs, où elle a ensuite été dispersée par des gaz lacrymogènes. Des policiers ont été également déployés aux alentours des deux domiciles. Les deux anciens chefs d’Etat ont organisé plusieurs conférences de presse ces dernières semaines où ils ont dénoncé l’exclusion de l’opposition des élections et des entraves à la démocratie. >>> LIRE AUSSI : Législatives au Bénin : un inquiétant recul de la démocratie pour l’opposition Jeudi, Boni Yayi a déploré “des nuisances de tout genre”, appelant au report des élections et invitant la communauté internationale au chevet du pays. Les Béninois sont appelés aux urnes le 28 avril prochain pour élire les 83 députés du Parlement. Mais seuls deux partis, proches du président Patrice Talon, ont pu présenter des listes. L’opposition a été exclue du scrutin en vertu du nouveau code électoral et les autorités ont interdit toute manifestation dans le pays. AFPFri, 19 Apr 2019 17:41:00 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2019/04/19/beninlegislatives-deux-anciens-presidents-se-mobilisent-contre-lexclusion-de/RDC : la condamnation de l'opposant en exil Katumbi annulée (avocat)http://fr.africanews.com/2019/04/19/rdc-la-condamnation-de-l-opposant-en-exil-katumbi-annulee-avocat/Moïse Katumbi, opposant congolais actuellement en exil, acquitté dans une affaire de spoliation d’immeuble qui lui avait valu une condamnation de trois ans de prison en République démocratique du Congo, a annoncé ce vendredi son avocat, après la décision d’une Cour de cassation. “La Cour de cassation, siégeant en matière de prise à partie (…) annule le jugement RP 7652 rendu le 21 juin 2016 par le tribunal de paix de Lubumbashi/Kamalondo”, indique la décision rendue par la Cour qui précise que l’ex-gouverneur du Katanga peut rentrer “en homme libre”. Ex-allié de taille de l’ancien président Joseph Kabila passé à l’opposition, Möise Katumbi avait quitté la RDC pour la Belgique en mai 2016 pour des raisons médicales. Depuis son exil, il avait formellement contesté tout fondement à cette affaire pour laquelle il avait condamné par contumace. Contraint de renoncer à sa candidature à la présidentielle de décembre 2018 en raison de ses démêlés judiciaires, l’homme d’affaires a finalement rallié le camp de l’opposition soutenant la candidature de Martin Fayulu. Ces dernières semaines, cependant, alors que Martin Fayulu – arrivé deuxième à l‘élection – continue de réclamer “la vérité des urnes”, les partisans de Moïse Katumbi semblent avoir décidé de passer le cap et d’opter pour une “opposition républicaine” qui aidera à établir l‘état de droit en RDC. Moïse Katumbi, lui, est resté silencieux à ce remue-menage. Fin février, dans un tout autre registre, son porte-parole annonçait que l’homme d’affaires avait entamé les démarches pour récupérer son passeport congolais. Un document qui lui avait été confisqué car accusé “d’usurpation de la nationalité congolaise”, pour avoir acquis la nationalité italienne. Ce qu’il a toujours nié.Fri, 19 Apr 2019 16:30:39 +0000editorial@africanews.com (Carole KOUASSI)http://fr.africanews.com/2019/04/19/rdc-la-condamnation-de-l-opposant-en-exil-katumbi-annulee-avocat/Inspire Middle East : la technologie au service de l'arthttp://fr.africanews.com/2019/04/19/inspire-middle-east-la-technologie-au-service-de-lart/Cette semaine Inspire Middle East est aux Emirats Arabes Unis pour explorer la place de la technologie dans les arts. Au programme : À Abu Dhabi nous prenons part au sommet annuel de la culture. L‘édition 2019 s’intéresse aux nouvelles technologies, avec cette question : comment le numérique peut-il apporter au monde des arts un changement positif ? Nous parcourons la 14ème édition de la Biennal d’art de Sharjah, où près de 80 artistes présentent des œuvres destinées à susciter la réflexion. Le numérique et la high-tech au service de l’art Lors du troisième Sommet annuel de la culture d’Abu Dhabi , des experts de 90 pays ont exploré comment la technologie pouvait devenir un atout majeur pour les arts aux Emirats arabes unis. Pour la ministre de la culture Noura Al Kaabi, la culture doit être inclusive et doit transcender tous les échelons de la société. Selon elle, c’est la technologie qui façonnera le future de la scène artistique du pays. Elle a donc invité les entreprises, telle que Google, à proposer des avancées qui pourraient stimuler la créativité artistique, sans la contrôler. La réalité virtuelle est par exemple utilisée pour aider à la reconstruction de la mosquée Al-Nouri, l’un des monuments les plus sacrés et les plus magnifiques d’Irak, qui avait été détruit en 2017. Un chantier de près de 50 millions de dollars, financé par les Emirats Arabes Unis. “La technologie nous aide à reconstruire la mosquée Al-Nouri de Mossoul, explique Noura Al Kaabi. Nous avons annoncé la reconstruction du minaret et de la mosquée l’année dernière. Nous avons visité la mosquée, mais depuis Paris, grâce à la réalité virtuelle. Cette sphère virtuelle nous aidera à l’avenir. » Tim Marlow, un célèbre historien des arts et membre de l’Académie royal des arts de Londres était également présent au sommet. Selon lui, la popularité des musées et des galeries d’arts n’a pas faibli dans notre monde ultra-connecté. Au contraire, la technologie attire un nouveau public et apporte nombreux avantages. “ C’est un domaine extrêmement important, qui peut amener davantage de gens vers des institutions et des musées, affirme-t-il. C’est un moyen par lequel les artistes peuvent explorer ce qu’est l‘être humain et le post-humain. C’est aussi un moyen de documenter et d’archiver le passé, et également notre compréhension future du passé et de sa détérioration. ” À la tête d’une institution veille de 251 ans, il a présenté aux Emirats ses réflexions pour développer leur scène artistique en plein essor. “Mon conseil est de croire au pouvoir de l’art, qui peut changer fondamentalement la façon dont les gens voient le monde et les relations qui les unissent. C’est un outil très puissant.” Guggenheim Abu Dhabi : le Pop art à l’honneur Dans les trois prochaines années, Abu Dhabi va augmenter de 136 millions de dollars ses dépenses pour la promotion du tourisme. ¨¨Parallèlement à l’achèvement du projet Louvre Abu Dhabi, on trouvera également le musée Guggenheim Abu Dhabi, sur l’île de Saadiyat. Construit par le célèbre architecte Franck Gehry, le bâtiment est actuellement en phase de développement Pour en savoir plus, nous avons rencontré Richard Armstrong, de la fondation Guggenheim à New York. Rebecca McLaughlin-Eastham : Richard, vous venez fréquemment aux Emirats Arabes Unis et dans la capitale. Que pensez-vous de la scène artistique ici ? Richard Armstrong : Eh bien, je pense que c’est un lieu d’étonnement constant. Il y a de bonnes bases dans diverses universités et dans les quartiers en passe de devenir des capitales pour la création. Je vois un grand avenir pour cet endroit, à la fois pour les artistes et pour le public. Concernant le Guggenheim, pouvez-vous nous parler de l’avancement du projet ? Etes-vous dans les temps ? Dans le budget prévu ? Oui, nous sommes en bonne voie, et le budget est respecté. Nous avons hâte de commencer bientôt les travaux de construction. Le bâtiment de Franck Gehry sera difficile à construire. Combien de temps devraient durer les travaux ? Je pense qu’ils prendront trois à quatre ans. C’est un grand bâtiment, et certaines parties sont complexes, il faudra du temps pour les assembler. Que pourrons-nous voir à l’intérieur ? Nous travaillons avec nos collègues ici pour constituer ce que nous considérons être la première collection mondiale d’œuvres réalisées après 1965. Il y aura de nombreuses pièces venues du monde entier, principalement dans le sillage du Pop art. Nous avons des peintures et des sculptures incroyables, réalisées par de jeunes artistes. Au dernier étage, nous devrions avoir des œuvres très intéressantes de James Tyrell, Ernesto Neto ou la Polonaise Monika Sosnowska. A l’heure du numérique, est-ce que tous les musées doivent avoir recours aux nouvelles technologies? Je pense qu’il est toujours utile d‘élargir non seulement le réservoir de connaissances, mais aussi le réservoir de personnes curieuses. Donc, dans la mesure où ces choses peuvent arriver, oui. De plus la technologie peut vous apporter beaucoup d’informations contextuelles que vous ne connaissiez probablement pas. Par ailleurs, elle peut aider les gens à voir des œuvres d’arts, inexactes certes, mais ainsi, ils reconnaissent ces œuvres quand ils les voient en vrai. Vous avez parcouru les rues de la capitale, vous avez visité ses institutions culturelles. Quel type d’art souhaiteriez-vous voir davantage ? Je pense que la meilleure chose qui puisse arriver ici, c’est que le marché se développe. C’est mieux lorsque les artistes ont la possibilité de subvenir à leurs besoins grâce à loyauté d’acheteurs privés. Et c’est une façon de démontrer que le capitalisme peut fonctionner pour le mieux. A-t-on besoin de plus d’art accessible à tous ? Plus de sculptures, de peintures murales, de street-art, de graffitis ? Je pense que c’est ce qui va arriver, mais généralement je n’aime pas trop ce genre d’activités. Je préfère de loin l’aménagement paysager. Et je pense franchement qu’il n’y a pas beaucoup d’artistes qui sont capables de réaliser un œuvre destiné au grand public, qui reflète vraiment le sens de la nuance et le sens des valeurs communes. On se retrouve donc parfois avec des peintures murales et d’autres types d’œuvres qui ne convainquent vraiment personne. La technologie n’enlève-t-elle pas quelque chose aux origines, à cette tradition d’aller dans un musée, pour regarder des œuvres ? Je pense que l’une des principales qualités de mon métier, c’est que l’art est ouvert à tous, même ceux qui n’ont pas beaucoup de culture. Chacun peut interpréter les choses à sa façon, Il n’y a pas de mauvaise interprétation, selon moi. Où se trouvera le prochain Guggenheim? Après Abu Dhabi, quelle sera la nouvelle étape ? Mars, c’est ce que je réponds toujours … Plus sérieusement, je dirais que construire ce musée ici, aider les Emirats et être sûr que tout va dans la bonne direction, cela va concentrer toute notre énergie pour les dix prochaines années. L’art pour provoquer le débat et la réflexion Lors des sept prochaines semaines, l’Emirat de Sharjah sera rempli d’œuvres d’art. Des peintures et des sculptures ont été disséminées un peu partout sur le territoire pour la 14ème édition de la Biennale d’art. Sur le thème “Sortir de sa bulle”, près de 80 artistes ont abordé de nombreux sujets, comme la guerre, les migrations, le changement climatique ou la politique. Les visiteurs sont embarqués dans un voyage multi-sensoriel : réalité virtuelle, performances artistiques et compositions sonores sont utilisées pour provoquer une réflexion sur des thèmes de société et sur ses propres idées préconçues. L’artiste libanais, Lawrence Abu Hamdan, utilise des installations audio-visuelles dans son œuvre « Once Removed », pour apporter son propre regard sur la guerre civile libanaise. L’œuvre se concentre sur sa muse, Bassel Abi Chahine, qui pense être la réincarnation du soldat Yousef Fouad, mort au combat à l’âge de 16 ans. Des flash-back et des souvenirs inexpliqués ont conduit Abi Chahine à faire des recherches approfondies sur ce conflit sectaire, pour comprendre ce qu’il croit être sa vie antérieure. “Il fait partie de ma génération, qui n’a rien appris sur cette guerre, raconte Lawrence Abu Hamdan. Et c’est aussi quelqu’un qui est revenu, de sa vie passée, en tant que soldat de cette guerre, et qui a donc une relation très personnelle avec elle. Il est mort en y combattant, donc, il existe vraiment dans ces deux réalités à la fois. Et c’est cette tension entre ces deux moments que mon œuvre tente de comprendre.” Abu Hamdan brouille souvent les lignes entre l’artiste et l’humanitaire. Dans le cadre de son travail, il a aidé des enquêtes sur les droits de l’homme et a fourni des preuves devant un tribunal d’asile et d’immigration au Royaume-Uni. “Je m’intéresse vraiment à l’utilisation de l’art pour expérimenter les limites du témoignage, poursuit-il. Ce n’est pas nécessairement mon travail de donner les faits tels qu’ils sont présentés dans les médias, mais de trouver d’autres stratégies. L’art pourrait avoir sa propre façon de présenter la réalité.” Create new line : Shift + Enter Add a widget: Enter & Click on the widget button Cette semaine Inspire Middle East est aux Emirats Arabes Unis pour explorer la place de la technologie dans les arts. Au programme : À Abu Dhabi nous prenons part au sommet annuel de la culture. L‘édition 2019 s’intéresse aux nouvelles technologies, avec cette question : comment le numérique peut-il apporter au monde des arts un changement positif ? Nous parcourons la 14ème édition de la Biennal d’art de Sharjah, où près de 80 artistes présentent des œuvres destinées à susciter la réflexion. Le numérique et la high-tech au service de l’art Lors du troisième Sommet annuel de la culture d’Abu Dhabi , des experts de 90 pays ont exploré comment la technologie pouvait devenir un atout majeur pour les arts aux Emirats arabes unis. Pour la ministre de la culture Noura Al Kaabi, la culture doit être inclusive et doit transcender tous les échelons de la société. Selon elle, c’est la technologie qui façonnera le future de la scène artistique du pays. Elle a donc invité les entreprises, telle que Google, à proposer des avancées qui pourraient stimuler la créativité artistique, sans la contrôler. La réalité virtuelle est par exemple utilisée pour aider à la reconstruction de la mosquée Al-Nouri, l’un des monuments les plus sacrés et les plus magnifiques d’Irak, qui avait été détruit en 2017. Un chantier de près de 50 millions de dollars, financé par les Emirats Arabes Unis. “La technologie nous aide à reconstruire la mosquée Al-Nouri de Mossoul, explique Noura Al Kaabi. Nous avons annoncé la reconstruction du minaret et de la mosquée l’année dernière. Nous avons visité la mosquée, mais depuis Paris, grâce à la réalité virtuelle. Cette sphère virtuelle nous aidera à l’avenir. » Le minaret de la mosquée Al-Nouri, détruite en 2017 par l’EI. Tim Marlow, un célèbre historien des arts et membre de l’Académie royal des arts de Londres était également présent au sommet. Selon lui, la popularité des musées et des galeries d’arts n’a pas faibli dans notre monde ultra-connecté. Au contraire, la technologie attire un nouveau public et apporte nombreux avantages. “ C’est un domaine extrêmement important, qui peut amener davantage de gens vers des institutions et des musées, affirme-t-il. C’est un moyen par lequel les artistes peuvent explorer ce qu’est l‘être humain et le post-humain. C’est aussi un moyen de documenter et d’archiver le passé, et également notre compréhension future du passé et de sa détérioration. ” À la tête d’une institution veille de 251 ans, il a présenté aux Emirats ses réflexions pour développer leur scène artistique en plein essor. “Mon conseil est de croire au pouvoir de l’art, qui peut changer fondamentalement la façon dont les gens voient le monde et les relations qui les unissent. C’est un outil très puissant.” Guggenheim Abu Dhabi : le Pop art à l’honneur Dans les trois prochaines années, Abu Dhabi va augmenter de 136 millions de dollars ses dépenses pour la promotion du tourisme. ¨¨Parallèlement à l’achèvement du projet Louvre Abu Dhabi, on trouvera également le musée Guggenheim Abu Dhabi, sur l’île de Saadiyat. Construit par le célèbre architecte Franck Gehry, le bâtiment est actuellement en phase de développement Pour en savoir plus, nous avons rencontré Richard Armstrong, de la fondation Guggenheim à New York. Rebecca McLaughlin-Eastham : Richard, vous venez fréquemment aux Emirats Arabes Unis et dans la capitale. Que pensez-vous de la scène artistique ici ? Richard Armstrong : Eh bien, je pense que c’est un lieu d’étonnement constant. Il y a de bonnes bases dans diverses universités et dans les quartiers en passe de devenir des capitales pour la création. Je vois un grand avenir pour cet endroit, à la fois pour les artistes et pour le public. Concernant le Guggenheim, pouvez-vous nous parler de l’avancement du projet ? Etes-vous dans les temps ? Dans le budget prévu ? Oui, nous sommes en bonne voie, et le budget est respecté. Nous avons hâte de commencer bientôt les travaux de construction. Le bâtiment de Franck Gehry sera difficile à construire. Combien de temps devraient durer les travaux ? Je pense qu’ils prendront trois à quatre ans. C’est un grand bâtiment, et certaines parties sont complexes, il faudra du temps pour les assembler. Que pourrons-nous voir à l’intérieur ? Nous travaillons avec nos collègues ici pour constituer ce que nous considérons être la première collection mondiale d’œuvres réalisées après 1965. Il y aura de nombreuses pièces venues du monde entier, principalement dans le sillage du Pop art. Nous avons des peintures et des sculptures incroyables, réalisées par de jeunes artistes. Au dernier étage, nous devrions avoir des œuvres très intéressantes de James Tyrell, Ernesto Neto ou la Polonaise Monika Sosnowska. A l’heure du numérique, est-ce que tous les musées doivent avoir recours aux nouvelles technologies? Je pense qu’il est toujours utile d‘élargir non seulement le réservoir de connaissances, mais aussi le réservoir de personnes curieuses. Donc, dans la mesure où ces choses peuvent arriver, oui. De plus la technologie peut vous apporter beaucoup d’informations contextuelles que vous ne connaissiez probablement pas. Par ailleurs, elle peut aider les gens à voir des œuvres d’arts, inexactes certes, mais ainsi, ils reconnaissent ces œuvres quand ils les voient en vrai. Richard Armstrong Vous avez parcouru les rues de la capitale, vous avez visité ses institutions culturelles. Quel type d’art souhaiteriez-vous voir davantage ? Je pense que la meilleure chose qui puisse arriver ici, c’est que le marché se développe. C’est mieux lorsque les artistes ont la possibilité de subvenir à leurs besoins grâce à loyauté d’acheteurs privés. Et c’est une façon de démontrer que le capitalisme peut fonctionner pour le mieux. A-t-on besoin de plus d’art accessible à tous ? Plus de sculptures, de peintures murales, de street-art, de graffitis ? Je pense que c’est ce qui va arriver, mais généralement je n’aime pas trop ce genre d’activités. Je préfère de loin l’aménagement paysager. Et je pense franchement qu’il n’y a pas beaucoup d’artistes qui sont capables de réaliser un œuvre destiné au grand public, qui reflète vraiment le sens de la nuance et le sens des valeurs communes. On se retrouve donc parfois avec des peintures murales et d’autres types d’œuvres qui ne convainquent vraiment personne. La technologie n’enlève-t-elle pas quelque chose aux origines, à cette tradition d’aller dans un musée, pour regarder des œuvres ? Je pense que l’une des principales qualités de mon métier, c’est que l’art est ouvert à tous, même ceux qui n’ont pas beaucoup de culture. Chacun peut interpréter les choses à sa façon, Il n’y a pas de mauvaise interprétation, selon moi. Où se trouvera le prochain Guggenheim? Après Abu Dhabi, quelle sera la nouvelle étape ? Mars, c’est ce que je réponds toujours … Plus sérieusement, je dirais que construire ce musée ici, aider les Emirats et être sûr que tout va dans la bonne direction, cela va concentrer toute notre énergie pour les dix prochaines années. L’art pour provoquer le débat et la réflexion Lors des sept prochaines semaines, l’Emirat de Sharjah sera rempli d’œuvres d’art. Des peintures et des sculptures ont été disséminées un peu partout sur le territoire pour la 14ème édition de la Biennale d’art. Sur le thème “Sortir de sa bulle”, près de 80 artistes ont abordé de nombreux sujets, comme la guerre, les migrations, le changement climatique ou la politique. Les visiteurs sont embarqués dans un voyage multi-sensoriel : réalité virtuelle, performances artistiques et compositions sonores sont utilisées pour provoquer une réflexion sur des thèmes de société et sur ses propres idées préconçues. L’artiste libanais, Lawrence Abu Hamdan, utilise des installations audio-visuelles dans son œuvre « Once Removed », pour apporter son propre regard sur la guerre civile libanaise. L’œuvre se concentre sur sa muse, Bassel Abi Chahine, qui pense être la réincarnation du soldat Yousef Fouad, mort au combat à l’âge de 16 ans. Des flash-back et des souvenirs inexpliqués ont conduit Abi Chahine à faire des recherches approfondies sur ce conflit sectaire, pour comprendre ce qu’il croit être sa vie antérieure. “Il fait partie de ma génération, qui n’a rien appris sur cette guerre, raconte Lawrence Abu Hamdan. Et c’est aussi quelqu’un qui est revenu, de sa vie passée, en tant que soldat de cette guerre, et qui a donc une relation très personnelle avec elle. Il est mort en y combattant, donc, il existe vraiment dans ces deux réalités à la fois. Et c’est cette tension entre ces deux moments que mon œuvre tente de comprendre.” Abu Hamdan brouille souvent les lignes entre l’artiste et l’humanitaire. Dans le cadre de son travail, il a aidé des enquêtes sur les droits de l’homme et a fourni des preuves devant un tribunal d’asile et d’immigration au Royaume-Uni. “Je m’intéresse vraiment à l’utilisation de l’art pour expérimenter les limites du témoignage, poursuit-il. Ce n’est pas nécessairement mon travail de donner les faits tels qu’ils sont présentés dans les médias, mais de trouver d’autres stratégies. L’art pourrait avoir sa propre façon de présenter la réalité.” Avec son installation, l’artiste émiratie Alaa Edris observe la progression de sa ville natale Sharjah, au cours de la dernière décennie. Dans ses vidéos, elle interroge l’observateur sur sa conception de la réalité. “Si on recherche uniquement quelque chose de beau, je pense que c’est juste de la décoration, explique-t-elle. Il faut repousser les limites de vos œuvres d’art et amener le spectateur à s’interroger sur ce qu’il voit et ce que cela signifie dans son contexte.” Pour ces artistes, l’important n’est pas uniquement que leur travail soit vu, mais aussi que leur message soit entendu.Fri, 19 Apr 2019 14:09:11 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2019/04/19/inspire-middle-east-la-technologie-au-service-de-lart/Cameroun : attaque d'envergure de Boko Haram dans l'Extrême-Nordhttp://fr.africanews.com/2019/04/19/cameroun-attaque-d-envergure-de-boko-haram-dans-l-extreme-nord/Onze civils ont été tués dans la nuit de jeudi à vendredi lors d’une attaque perpétrée dans la région de l’Extrême-Nord du Cameroun par des jihadistes nigérians de Boko Haram, a appris l’AFP de sources sécuritaires. “Boko Haram a fait une incursion dans la nuit dans la localité de Tchakamari. Le bilan est de onze morts” civils, a affirmé une source proche des services de sécurité de Mora, chef-lieu du département où se situe Tchakamari, confirmant une information obtenue auprès d’un membre d’un comité d’auto-défense local. C’est l’attaque la plus meurtrière imputée à Boko Haram dans le nord camerounais depuis plusieurs mois, où se multiplient les assauts après une relative accalmie en 2018. Les victimes sont mortes “calcinées”, a ajouté la source proche des services de sécurité, précisant que les assaillants avaient “incendié le village”. On compte “des vieillards et des enfants” parmi les victimes de l’attaque, qui a commencé peu après 22h00 (21h00 GMT) heures et ne s’est arrêtée que vers une heure du matin, selon cette source. Située à une vingtaine de km de Mora, chef-lieu du Mayo-Sava, l’un des trois départements de la région de l’Extrême-Nord, Tchakamari se trouve sur la route nationale reliant Maroua, le chef-lieu de la région, à Kousseri, à la frontière du Tchad. Résurgence des attaques Le village a déjà été la cible du groupe jihadiste par le passé. En 2015, Boko Haram avait tué une dizaine de personnes et enlevé une centaine d’habitants de la localité. Les attaques de Boko Haram se multiplient ces dernières semaines, dans les quatre pays de la région du lac Tchad. Au Cameroun, quatre soldats ont été tués le 12 avril dans l’explosion de leur véhicule sur une mine posée par des jihadistes présumés. Auparavant, trois autres militaires camerounais avaient trouvé la mort lors de attaque d’un poste avancé de la Force multinationale mixte (FMM, une coalition régionale engagée contre les islamistes nigérians) dans la même région. La FMM, appuyée par des pays occidentaux, regroupe des militaires du Tchad, du Cameroun, du Niger et du Nigeria, est engagée dans la lutte contre Boko Haram dans la région du lac Tchad avec l’aide de comités de vigilance composés de citoyens locaux. Depuis son apparition en 2009 dans le nord-est du Nigeria, Boko Haram, actif dans les pays frontaliers du lac Tchad, a provoqué la mort d’au moins 27.000 personnes et le déplacement d’environ 1,8 million de personnes qui ne peuvent toujours pas regagner leurs foyers. AFPFri, 19 Apr 2019 12:27:00 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2019/04/19/cameroun-attaque-d-envergure-de-boko-haram-dans-l-extreme-nord/Manifestations en Algérie : 9e vendredi consécutif de pression sur le régimehttp://fr.africanews.com/2019/04/19/manifestations-en-algerie-9e-vendredi-consecutif-de-pression-sur-le-regime/Les Algériens ont commencé à se rassembler à Alger pour un 9e vendredi consécutif de manifestations, forts de leurs succès successifs et refusant la transition engagée après la démission du président Abdelaziz Bouteflika. “Le peuple veut qu’ils partent tous”, “Barakat (ça suffit) ce système”, ont scandé des centaines de manifestants réunis devant la Grande Poste, bâtiment emblématique du centre d’Alger devenu le point de ralliement de la contestation dans la capitale. Il y a deux mois encore, les manifestations à Alger étaient interdites et le scénario semblait écrit : les Algériens iraient aux urnes jeudi 18 avril pour offrir à Abdelaziz Bouteflika, 82 ans, un 5e mandat à la tête de l’Algérie qu’il gouvernait sans partage depuis 20 ans. Mais la perspective d’un nouveau quinquennat d’un président handicapé et aphasique depuis un AVC en 2013 a poussé en masse les Algériens dans la rue à partir du 22 février. Depuis, les millions de manifestants à travers le pays ont obtenu au fil des manifestations de vendredi qu’Abdelaziz Bouteflika renonce à un nouveau mandat puis qu’il quitte le pouvoir avant même la fin de son mandat en cours. Vendredi, ils devraient être à nouveau galvanisés par la démission dans la semaine d’un nouveau cacique du régime, Tayeb Belaiz, président du Conseil constitutionnel. Avec Abdelkader Bensalah, président de la Chambre haute propulsé chef de l’Etat par intérim, et le Premier ministre Noureddine Bedoui, Tayeb Belaiz était l’un des “3B”, membres du premier cercle autour de M. Bouteflika, dont la contestation exige désormais en priorité le départ. >>> LIRE AUSSI : Le président du Conseil constitutionnel, une autre figure qui tombe en Algérie “Kif, kif” Sa démission ne devrait pas suffire à apaiser les manifestants qui ont peu ou prou obtenu une concession, un recul ou une tête après chaque vendredi d’imposante mobilisation. Sans compter le fait que son remplaçant, Kamel Feniche, membre depuis 2016 du Conseil constitutionnel et inconnu du grand public a, pour les contestataires, toutes les caractéristiques du fidèle serviteur du “système”. “Feniche, Belaiz : kif kif”, indique un manifestant sur une pancarte vendredi à Alger, où la police, accusée ces dernières semaines d’avoir tenté de réprimer le mouvement de contestation, se fait discrète. “Ce n’est pas par ce que Belaiz a démissionné que c’est fini. Feniche c’est pas mieux. A quoi le Conseil Constitutionnel a servi, à part valider la fraude du système dont il fait partie ?”, demande Lyes Adimi, étudiant de 24 ans. Au-delà de la personne de M. Belaiz, la contestation refuse toujours que les institutions et personnalités de l’appareil mis en place par M. Bouteflika gèrent la transition dans ce pays pétrolier. Et après avoir refusé un scrutin de façade pour réélire M. Bouteflika, ils refusent la nouvelle présidentielle fixée, conformément à la Constitution, au 4 juillet pour lui élire un successeur. Un processus de transition soutenu par l’armée, replacée au centre du jeu politique par la démission de M. Bouteflika. >>> LIRE AUSSI : Algérie : l‘élection présidentielle aura lieu le 4 juillet “Les restes” L’armée “est convaincue que la gestion de la crise passe par des mesures d’apaisement”, estime Hasni Abidi, directeur du Centre d‘études et de recherche sur le monde arabe et méditerranéen de Genève. Elle procède de façon “graduelle pour minimiser l’étendue des concessions et s’assurer de leur pertinence” auprès de la contestation. Jusqu‘à quand l’armée pourra-t-elle maintenir sa défense du “processus constitutionnel”, s’interrogent les observateurs ? “On entre désormais dans le dur” tant les positions semblent irréconciliables, a expliqué à l’AFP l’un d’eux, sous le couvert de l’anonymat. “Toutes les options restent ouvertes pour trouver une solution à la crise dans les meilleurs délais”, a néanmoins souligné cette semaine le général Ahmed Gaïd Salah, chef d‘état-major de l’armée et de facto homme fort de l’Algérie, laissant penser que l’institution militaire pourrait assouplir sa position. Lui aussi contesté par la rue en tant qu’ex-pilier du régime, le général Gaïd Salah a aussi voulu rassurer en affirmant que l’armée ne tournerait pas ses armes contre le peuple. M. Bensalah a de son côté entamé des rencontres “dans le cadre de la volonté de concertation”, selon la présidence, mais les “personnalités nationales” reçues semblent loin de correspondre au changement réclamé par la contestation. L’opposition a elle été invitée lundi prochain à une “réunion de concertation”. “Les restes du pouvoir invitent les restes de l’opposition (...) afin de décider à la place du peuple”, écrit le quotidien arabophone El Khabar.Fri, 19 Apr 2019 12:26:00 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2019/04/19/manifestations-en-algerie-9e-vendredi-consecutif-de-pression-sur-le-regime/Le Nigeria augmente son salaire minimum de plus de 60 %http://fr.africanews.com/2019/04/19/le-nigeria-augmente-son-salaire-minimum-de-plus-de-60-pourcent/Le Nigeria, premier producteur de pétrole du continent africain, a finalement adopté jeudi la loi sur le salaire minimum, qui passe de 18.000 nairas par mois (44 euros) à 30.000 nairas mensuel (72 euros), après des mois de bras de fer avec les syndicats. “Je me réjouis au nom des travailleurs nigérians”, a déclaré Ita Enang, un conseiller de la présidence. “Le chef de l’Etat Muhammadu Buhari a promulgué la loi 2019 sur le salaire minimum. Cela rend, de fait, obligatoire pour tous les employeurs au Nigeria de payer leurs travailleurs la somme minimum de 30.000 nairas”, a-t-il ajouté, soulignant que les entreprises de moins de 25 employés n‘étaient pas concernées par ce nouveau décret. “Je souhaite que les travailleurs nigérians célèbrent le président Buhari, qu’ils encouragent son gouvernement”, s’est enthousiasmé le porte-parole. Cette annonce, “applicable immédiatement”, a été faite après des mois de contentieux entre les syndicats, le gouvernement fédéral, et les gouverneurs qui s’opposent à cette augmentation “irréaliste”, selon eux, assurant qu’ils ne pourraient plus payer leurs fonctionnaires. Pauvreté ambiante Même avec un salaire de 18.000 nairas (44 euros), les fonctionnaires d’Etat attendent parfois des mois ou des années avant de recevoir leurs salaires. Toutefois, l’immense majorité des Nigérians peinent à joindre les deux bouts, depuis la récession de 2016-2017 et une inflation importante de 11,5 % (un sac de riz de 25 kilos coûte près de 10.000 nairas, un tiers du nouveau salaire minimum). Plus de 87 millions de Nigérians (sur 180 millions) vivent dans l’extrême pauvreté avec moins de 1,9 dollars par jour. Le pays est pourtant le premier producteur de pétrole du continent, avec deux millions de barils par jour, et sa première économie, mais il souffre d’une corruption endémique au sein de son administration. L’ancien général Buhari, qui vient d‘être réélu pour un second mandat a été fortement critiqué pour sa politique économique, mais veut se présenter comme étant un président à l‘écoute des plus pauvres. “Cette loi, c’est M. le président Buhari qui montre son amour aux travailleurs”, a conclu M. Enang. >>> LIRE AUSSI : Nigeria : à moins d’un mois des élections, le salaire minimum revu à la hausseFri, 19 Apr 2019 11:45:00 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2019/04/19/le-nigeria-augmente-son-salaire-minimum-de-plus-de-60-pourcent/Congo : déjà 8 000 cas de Chikungunya signaléshttp://fr.africanews.com/2019/04/19/congo-deja-8-000-cas-de-chikungunya-signales/Déjà plus de 8.000 personnes touchées par l’ épidémie de Chikungunya en République du Congo. Depuis les premiers cas détectés en janvier dans la partie sud du pays, cette maladie provoquée par un moustique et qui présente les mêmes symptômes que le paludisme ne cesse de se propager. Après plusieurs analyses sur l‘évolution du Chikungunya au Laboratoire nationale de santé publique, les nouvelles en provenance du sud sont loin d‘être rassurantes. “Nous avons pu découvrir qu’en dehors du Département du Kouilou et de la ville océane de Pointe-Noire (où l’épidémie s’est déclarée en janvier, Ndrl), les Départements plus à l’intérieur du Niari, de la Bouenza, du Pool et de Brazzaville recoivent des cas que nous avons confirmés positifs. Nous avons des signaux d’alerte provenant d’autres parties du pays”, explique le Dr Jean-Vivien Mombouli, directeur général du Laboratoire national de santé publique. Selon les responsables du Laboratoire national de santé publique, la maladie a déjà gagné la moitié du pays. Ils conseillent aux populations de prendre des mesures, notamment l’utilisation de la moustiquaire, en vue de faire face à cette maladie encore appelée palu robot dans le pays. “J’ai appris que le Chikungunya fait rage du côté de Pointe-Noire. Ici, il n’est pas encore beaucoup connu. Nous invitons toutes les personnes qui ne se sentent pas bien à se rendre à l’hôpital pour se faire examiner. Peut-être qu’il s’agit de cette maladie. Je ne me sens pas bien voilà pourquoi je suis venue me faire examiner ici”, conseille Alexandrine Mafouta, une malade venue pour un dépistage. Selon l’Organisation mondiale de la santé, le Chikungunya qui existe depuis 1952 a été identifié dans plus de 60 pays d’Asie, d’Afrique, d’Europe et des Amériques. La proximité des sites de reproduction des moustiques avec l’habitat humain est un facteur de risque significatif.Fri, 19 Apr 2019 11:22:00 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2019/04/19/congo-deja-8-000-cas-de-chikungunya-signales/Soudan : les chefs de la contestation veulent former une autorité civilehttp://fr.africanews.com/2019/04/19/soudan-les-chefs-de-la-contestation-veulent-former-une-autorite-civile/L’Association des professionnels soudanais (SPA), groupe en première ligne de la contestation au Soudan, a annoncé vendredi son intention de mettre en place une autorité civile après avoir demandé en vain aux militaires de transmettre le pouvoir à un gouvernement civil. “Les noms des membres d’un Conseil civil en charge des affaires du pays seront annoncés lors d’une conférence de presse dimanche à 19H00 (17H00 GMT)” devant le quartier général de l’armée à Khartoum, a déclaré la SPA dans un communiqué. “Nous réclamons que ce Conseil civil, qui comprendra des représentants de l’armée, remplace le Conseil militaire”, a déclaré à l’AFP Ahmed al-Rabia, un des leaders de la SPA. Depuis le 6 avril, des milliers de Soudanais campent devant le QG de l’armée. A l’origine, ils réclamaient le départ du président Omar el-Béchir, destitué le 11 avril par les militaires après quatre mois de contestation populaire déclenchée initialement par le triplement du prix du pain. Ils exigent dorénavant la dissolution du Conseil militaire de transition qui lui a succédé et l’instauration d’un pouvoir civil. Le Conseil militaire a promis de mettre en place un gouvernement civil mais sans donner de date. >>> LIRE AUSSI : Le Soudan du Sud offre sa médiation dans la crise politique du Soudan AFPFri, 19 Apr 2019 09:59:00 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2019/04/19/soudan-les-chefs-de-la-contestation-veulent-former-une-autorite-civile/Liberia : le président Weah forcé de travailler à la maison à cause de serpents dans ses bureauxhttp://fr.africanews.com/2019/04/19/liberia-le-president-weah-force-de-travailler-a-la-maison-apres-des-serpents/George Weah, le chef d’Etat du Liberia, a pris congé de ses bureaux présidentiels. Un retrait forcé imposé par la présence de deux serpents venimeux dans les bâtiments qui abritent ses bureaux, a indiqué l’attaché de presse adjoint de la présidence, Smith Toby. Dans un entretien avec l’agence Associated Press, M. Toby a précisé que le président Weah a été prié de rester à l‘écart de ses bureaux, en attendant la fumigation complète des bâtiments. Il devrait les regagner dès le lundi. Les deux serpents noirs ont été aperçus mardi sortant d’un trou dans un mur derrière le bureau de la sécurité situé au rez-de-chaussée du ministère des Affaires étrangères, qui abrite également les bureaux du président George Weah. Le Liberia abrite des serpents venimeux et la vétusté de certains bâtiments publics est une porte ouverte à l’infiltration de ces reptiles.Fri, 19 Apr 2019 09:50:00 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2019/04/19/liberia-le-president-weah-force-de-travailler-a-la-maison-apres-des-serpents/Soudan du Sud : la maladie tue autant que la guerrehttp://fr.africanews.com/2019/04/19/soudan-du-sud-la-maladie-tue-autant-que-la-guerre/Les images de guerre, de viols, de déplacements sont légion lorsqu’on évoque le Soudan du Sud, ravagé par une guerre civile amorcée en 2013 dans un contexte de rivalités politiques. Mais pour les habitants, le plus grand danger est souvent de ne pas avoir accès à un médecin. Nyachoat est âgé de deux ans. Il y a tout juste deux heures, il était en train de convulser du fait du paludisme. Ses parents sont arrivés juste à temps dans une clinique d’Udier, un village enclavé du nord-est du Soudan du Sud. Le petit garçon est malade depuis plusieurs jours. “Quand je suis venue à la clinique ce matin, il n’y avait personne ici. Je suis rentrée à la maison, affirme la maman du malade. Quand je suis rentrée, il était inconscient. Il frissonnait et convulsait en même temps.” Nyachoat pourrait être sauvé. Mais d’autres n’ont pas eu cette chance. Les récits horribles de guerre, de viols et de déplacements sont devenus monnaie courante au Soudan du Sud, mais pour beaucoup, le plus grand danger est souvent celui des maladies pourtant faciles à traiter. Selon le Comité international de la Croix rouge (CICR), qui gère cette clinique, 70 % des morts sont dues aux maladies qui pourraient aisément être évitées. Cette région du Haut-Nil est l’une des plus affectées. Taux de mortalité infantilé élevé “La plupart des enfants qui meurent ici meurent principalement de trois pathologies communes : le paludisme, une diarrhée aqueuse aiguë et une infection des voies respiratoires qui évolue en pneumonie à long terme”, révèle Irene Onyenya, infirmière et responsable de la santé au CICR. La région du Haut-Nil, qui borde le Soudan et l‘Éthiopie, a été ravagée par la guerre en 2017. Le taux de mortalité infantile et maternelle du Soudan du Sud est l’un des plus élevé au monde. Surchargées de tâches ménagères, les femmes comme Buk ne parviennent toujours pas à conduire leurs enfants à la clinique à temps. “Cela a commencé avec une douleur à l’estomac. Ce sont tous mes enfants qui dorment ensemble sous une même moustiquaire. Par conséquent, si l’un d’entre eux tombe malade, ils tombent tous malades”, regrette Buk, dont le fils est actuellement malade. La clinique ne peut pas traiter de cas plus compliqués tels que des opérations ou des transfusions sanguines. L’hôpital le plus proche se trouve à Maban, à trois jours de marche ou à cinq heures de route. Mais à Udier, il n’y a qu’une voiture dans tout le village.Fri, 19 Apr 2019 09:15:00 +0000editorial@africanews.com (William Bayiha)http://fr.africanews.com/2019/04/19/soudan-du-sud-la-maladie-tue-autant-que-la-guerre/Arrêt sur images du 18 avril 2019http://fr.africanews.com/2019/04/19/arret-sur-images-du-18-avril-2019/Africanews s’arrête sur les images les plus marquantes de l’actualité de la journée.Fri, 19 Apr 2019 08:45:09 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2019/04/19/arret-sur-images-du-18-avril-2019/Mali : opposition et majorité obtiennent la démission du Premier ministrehttp://fr.africanews.com/2019/04/19/mali-opposition-et-majorite-obtiennent-la-demission-du-premier-ministre/Le Premier ministre malien Soumeylou Boubèye Maïga a présenté jeudi sa démission au chef de l’Etat Ibrahim Boubacar Keïta, qui l’a acceptée, selon un communiqué de la présidence. La démission de M. Maïga, en poste depuis près de 16 mois, intervient à quelques heures de l’examen par l’Assemblée nationale d’une motion de censure du gouvernement déposée mercredi par des députés de l’opposition mais aussi de la majorité. Il a présenté sa démission ainsi que celle de ses ministres, selon le texte. M. Keïta “a accepté la démission du Premier ministre et celle du gouvernement, et l’a remercié pour sa loyauté et son sens élevé du devoir”, a précisé la présidence. “Un Premier ministre sera nommé très prochainement et un nouveau gouvernement sera mis en place, après consultation de toutes les forces politiques de la majorité et de l’opposition”, selon le communiqué. La personnalité du Premier ministre cristallisait les critiques depuis plusieurs semaines, d’influents dirigeants religieux musulmans réclamant notamment son départ. “Concertation nationale M. Keïta a reçu tout au long de la semaine dernière dignitaires religieux, dirigeants politiques et représentants de la société civile, pour discuter de la situation du pays et leur remettre l’avant-projet de loi de révision constitutionnelle qui lui a été présenté le 1er avril par un comité d’experts. Ces rencontres faisaient suite à une manifestation de plusieurs dizaines de milliers de personnes à Bamako le 5 avril contre “la mauvaise gestion du pays”, notamment les violences intercommunautaires dans le centre, selon les organisateurs, parmi lesquels d’influents chefs religieux musulmans. Lors d’une allocution radiotélévisée mardi soir, le chef de l’Etat a assuré avoir “entendu toutes les colères, décodé tous les signaux, compris tous les messages remontant” du pays, sans évoquer directement le Premier ministre ni son gouvernement. Il a annoncé l’ouverture d’une “concertation nationale” du 23 au 28 avril avec “les forces politiques et sociales” sur le projet de révision constitutionnelle qui doit être soumis à référendum. M. Keïta est longuement revenu sur la “tragédie d’Ogossagou”, en référence à la tuerie le 23 mars de quelque 160 habitants de ce village peul près de la frontière avec le Burkina Faso par des membres présumés de groupes de chasseurs dogons affirmant lutter contre les jihadistes. Limogeages Au lendemain de cette tuerie, le gouvernement a prononcé le 24 mars la dissolution de l’association de chasseurs “Dan Nan Ambassagou”, lui reprochant de s‘être “écartée de ses objectifs initiaux” et a remplacé les principaux chefs d‘état-major. Ces limogeages au sommet de la hiérarchie militaire interviennent également après une attaque jihadiste le 17 mars contre un camp de l’armée à Dioura (centre), au cours de laquelle 26 soldats ont péri. Depuis l’apparition il y a quatre ans dans le centre du Mali du groupe jihadiste du prédicateur Amadou Koufa, recrutant prioritairement parmi les Peuls, traditionnellement éleveurs, les affrontements se multiplient entre cette communauté et les ethnies bambara et dogon, pratiquant essentiellement l’agriculture, qui ont créé leurs “groupes d’autodéfense” Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes, en grande partie dispersés par une intervention militaire lancée en janvier 2013 à l’initiative de la France, qui se poursuit actuellement. Mais des zones entières échappent au contrôle des forces maliennes, françaises et de l’ONU, malgré l’accord de paix, censé isoler définitivement les jihadistes, dont l’application accumule les retards. AFPFri, 19 Apr 2019 08:30:00 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2019/04/19/mali-opposition-et-majorite-obtiennent-la-demission-du-premier-ministre/Crise en Libye : des déplacés font appel aux Nations unieshttp://fr.africanews.com/2019/04/19/crise-en-libye-des-deplaces-font-appel-aux-nations-unies/Des civils libyens déplacés ont plaidé auprès des Nations unies afin de trouver une solution aux bombardements après l’attaque d’une zone résidentielle jeudi dans le district d’Al-Suani, au sud-ouest de Tripoli. Les familles ont fui dans des camionnettes et les forces du gouvernement d’union nationale soutenues par l’ONU ont fourni un abri, et une assistance à Al-Suani lorsque des tirs d’obus se sont abattus dans la ville, à environ 20 kilomètres du centre de Tripoli. Aucune revendication n’a été faite pour le moment. “Nous disons aux Nations unies et au Conseil de sécurité : écoutez ! Écoutez les bombardements. C’est en direct dans la région d’Al-Suani. Des roquettes nous tombent dessus. Pour cette raison, veuillez trouver une solution pour nous. S’il vous plaît, Haftar bombarde des civils. Ses forces se livrent à des frappes aléatoires de civils avec des roquettes, des tanks et des obus. Il a ruiné Al-Suani”, peste Youssef Salem, résident du quartier. “Il s’agit de bombardements aléatoires. Les bombardements… La nuit ? Ils ont tout détruit. Je suis parti de chez moi. Je n’ai ni maison, ni voiture, ni quoi que ce soit. Ce sont de bonnes personnes qui aident, nous accueillent. Je jure, je jure, il y a des attaques à la bombe sur ma maison”, indique Mahmoud Al-Sayed, un autre déplacé. L’appel a été lancé alors que les combats se sont intensifiés entre les forces gouvernementales et l’Armée nationale libyenne de l’est (LNA) dirigée par le maréchal Khalifa Haftar. Les combats ont fait au moins 205 morts, dont 18 civils, et 913 blessés, d’après un bilan établi jeudi par l’OMS.Fri, 19 Apr 2019 08:15:00 +0000editorial@africanews.com (Jean David MIHAMLE)http://fr.africanews.com/2019/04/19/crise-en-libye-des-deplaces-font-appel-aux-nations-unies/Au moins 13 morts dans l'effondrement du toit d'une église en Afrique du Sudhttp://fr.africanews.com/2019/04/19/au-moins-13-morts-dans-l-effondrement-du-toit-d-une-eglise-en-afrique-du-sud/Au moins treize personnes sont mortes et plus d’une dizaine d’autres ont été blessées en Afrique du Sud par l’effondrement partiel du toit d’une église au cours d’une messe dans la province du KwaZulu Natal (nord-est), ont indiqué les autorités. L’accident s’est produit jeudi soir dans une église de la ville de Dlangubo, au nord de la troisième ville du pays Durban, lors d’une messe, a précisé le porte-parole du “ministère” provincial des Affaires locales, Lennox Mabaso. “Le toit du bâtiment s’est effondré à cause des fortes pluies d’hier soir (jeudi soir)”, a déclaré M. Mabaso sur la chaîne d’information eNCA, “à l’heure qu’il est nous avons 13 morts”. Un porte-parole des services d’urgences de la province (EMS), Rabert McKenzie, a confirmé ce bilan. “Quelle tragédie: 13 morts et 16 personnes blessés traitées par les services d’urgence”, a-t-il écrit sur son compte Twitter. Les autorités locales étaient en route pour les lieux de l’accident, a indiqué Lennox Mabaso. 13 Killed As Church Roof Collapses In South Africa The roof of a church collapsed during mass near the eastern South African city of Durban, killing 13 people and injuring at least 16, officials said Friday. https://t.co/pL05uXLY8i— AIG Media Pro (@aigmediapro) 19 avril 2019Fri, 19 Apr 2019 07:50:00 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2019/04/19/au-moins-13-morts-dans-l-effondrement-du-toit-d-une-eglise-en-afrique-du-sud/Mali : le Premier ministre rend sa démission [Revue de presse]http://fr.africanews.com/2019/04/19/mali-le-premier-ministre-rend-sa-demissionne-revue-de-presse/Le Premier ministre malien Soumeylou Boubèye Maïga a présenté sa démission au chef de l’Etat Ibrahim Boubacar Keïta, qui l’a acceptée, selon un communiqué de la présidence repris par plusieurs sites dont Mali 24 Info.Fri, 19 Apr 2019 06:00:00 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2019/04/19/mali-le-premier-ministre-rend-sa-demissionne-revue-de-presse/Guinée : vers un projet de révision constitutionnelle [Morning Call]http://fr.africanews.com/2019/04/19/guinee-vers-un-projet-de-revision-constitutionnelle-morning-call/Ce projet de révision de la constitution agace l’opposition qui on vient de le dire voir une intention du président de s‘éterniser au pouvoir. Dans les rues de Conakry, le débat est lancé et le moins qu’on puisse dire, c’est que les avis divergent.Fri, 19 Apr 2019 06:00:00 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2019/04/19/guinee-vers-un-projet-de-revision-constitutionnelle-morning-call/Le Softball, un facteur de rassemblement [Grand Angle]http://fr.africanews.com/2019/04/19/le-softball-un-facteur-de-rassemeblement-grand-angle/Dans le quartier de Lavender Hill, le softball est un facteur de rassemblement. Face à une jeunesse en proie à la violence, la pratique du sport a permis de redonner espoir aux familles.Fri, 19 Apr 2019 06:00:00 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2019/04/19/le-softball-un-facteur-de-rassemeblement-grand-angle/Retour en 10 images sur la visite d'Ivanka Trump en Afriquehttp://fr.africanews.com/2019/04/18/retour-en-10-images-sur-la-visite-d-ivanka-trump-en-afrique/Vous lui demanderez de résumer sa mini-tournée en Afrique, Ivanka Trump, la fille et conseillère du président américain, vous la résumera en un seul mot : “incroyable”. En Ethiopie et en Côte d’Ivoire où elle se trouvait ces derniers jours, il n’y a pas eu de casquette de l‘ère coloniale comme arboré par sa belle-mère Melania, encore moins de gaffes de langage comme son père Donald Trump. Pour Ivanka Trump, il ne s’est agi que de business. Et visiblement, la fille du président américain a apprécié. C’est l’Ethiopie qui a d’abord accueilli la conseillère du président Trump durant les trois premiers jours de sa première visite officielle en Afrique, où elle est venue promouvoir un programme pour le développement et la prospérité des femmes dans le monde. Une initiative visant à aider les femmes dans les pays en développement. Lors de l‘étape éthiopienne, outre le Premier ministre Abiy Ahmed, Ivanka Trump a rencontré la crème du “women power” du pays. Elle s’est du reste entretenue avec Sahle-Work Zewde, la première femme à être nommée présidente dans le pays. Elle est également allée à la rencontre des femmes d’affaires du secteur privé qui font partie de l’industrie du café en Éthiopie, d’une valeur de 860 millions de dollars. Son séjour a par ailleurs été marqué par une escale au monument des victimes du crash d’Ethiopian Airlines qui a fait 157 morts en mars dernier. En Côte d’Ivoire, l‘émissaire du président américain a été reçue à son arrivée par le vice-président ivoirien Daniel Kablan Duncan ainsi que d’autres responsables gouvernementaux au palais présidentiel. Occasion pour Ivanka Trump d’exposer les bases de sa visite. Elle a notamment discuté avec ses hôtes de la nécessité de lever les barrières juridiques et culturelles à l’autonomisation économique des femmes dans ce pays d’Afrique de l’Ouest. Puis, c’est à Adzopé, dans le sud de la Côte d’Ivoire que la jeune dame s’est rendue, où elle avait rendez-vous avec du secteur du cacao. Accueillie par des femmes dansant au son des percussions, la fille du président Trump, vêtue d’une robe blanche à manches courtes, de chaussures assorties et d’un foulard grenat, a esquissé quelques pas de danse avec ses hôtes, apparemment ravie. Incredible visit to a cocoa farm where women dominate! We announced a NEW $2 million public-private partnership w/ USAID</a> & <a href="https://twitter.com/WorldCocoa?ref_src=twsrc%5Etfw">WorldCocoa that creates 300+ NEW savings associations, so women farmers can access capital & training programs to support themselves & their families!#WGDP pic.twitter.com/TZM94JYSQZ— Ivanka Trump (@IvankaTrump) 17 avril 2019 “Quand on aide les femmes à être indépendantes financièrement, elles peuvent aider leur famille, leur communauté, et participer à la prospérité de leur pays”, a déclaré Ivanka Trump. Une visite à l’issue de laquelle elle a annoncé une aide de deux millions de dollars pour les caisses d‘épargne de femmes dans le secteur du cacao. Fin du périple africain, mercredi à Abidjan, où Ivanka Trump participait, au côté d’une brochette de personnalités, au premier sommet en Afrique de l’Ouest de “l’Initiative de financement en faveur des femmes entrepreneurs” (We-Fi selon l’acronyme anglais). Ivanka Trump au côté de la Première Dame ivoirienne, Dominique Ouattara Au revoir, Côte d’Ivoire! Jacquelyn_M</a> <a href="https://t.co/whc2mUH22X">pic.twitter.com/whc2mUH22X</a></p>&mdash; Ivanka Trump (IvankaTrump) 17 avril 2019Thu, 18 Apr 2019 20:45:00 +0000editorial@africanews.com (Carole KOUASSI)http://fr.africanews.com/2019/04/18/retour-en-10-images-sur-la-visite-d-ivanka-trump-en-afrique/Nigeria-mode: une marque locale qui s'affirme [Business Africa]http://fr.africanews.com/2019/04/18/nigeria-mode-une-marque-locale-qui-s-affirme-business-africa/Nous nous rendons dans le pays le plus peuplé d’Afrique pour rencontrer l’homme derrière une marque de style contemporain qui est en train de changer le visage de la mode pour hommes. Les ensembles uniques de Nicole et Giovanni de conceptions et de couleurs vives et audacieuses sont de plus en populaires au Nigeria. Segun Abiona nous a rejoint dans Business Africa pour discuter de ses succès et des défis auxquels son entreprise fait faceThu, 18 Apr 2019 18:49:00 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2019/04/18/nigeria-mode-une-marque-locale-qui-s-affirme-business-africa/