Flux RSS Africanewshttp://fr.africanews.com/feed/rssRecevez gratuitement toutes les actualités publiées sur africanews.com, en vous abonnant à un de nos flux RSS.Thu, 23 Jan 2020 23:25:00 +0000Abidjan a entamé les opérations de déguerpissement autour de l'aéroporthttp://fr.africanews.com/2020/01/24/abidjan-a-entame-les-operations-de-deguerpissement-autour-de-l-aeroport/Les expulsions des habitants vivant près de l’aéroport d’Abidjan ont commencé jeudi pour créer un périmètre de sécurité après la découverte le 8 janvier du corps d’un enfant dans le train d’atterrissage d’un avion Abidjan-Paris à Roissy, a constaté un journaliste de l’AFP. Encadrés par un important dispositif policier, les bulldozers ont commencé à détruire des zones à l’ouest de l’aéroport, rasant notamment le village de Aérocanal qui comptait plusieurs centaines d’habitants. “ADO (Alassane Dramane Ouattara, président ivoirien) nous a mis au soleil ! Il disait + un citoyen un toit +, là on va dormir sous un arbre”, ironise Romaric Gantemon, dont la maison paternelle a été rasée. “Mon père avait acheté la maison il y a une quinzaine d’années à un chef Ebrié (ethnie locale)”, précise-t-il. Le village détruit se trouve sur l’emprise de l’aéroport, donc sur des terrains publics et inconstructibles. Le sol est parsemé des restes des murs et de tôles de toits. Sous des arbres, des habitants regardent les tractopelles en action. A côté d’eux, des tas d’habits, une machine à coudre, une bouteille de gaz, des chaises en plastique ou des matelas en mousse, sortis des maisons. “Lundi, ils (des fonctionnaires) ont dit qu’ils allaient détruire uniquement les maisons sur le bord de route. Ils détruisent tout le village. Ils nous ont donné deux heures pour sortir nos affaires”, affirme Innocent Dembele, 32 ans, vigile, qui cohabitait avec 15 personnes. “On a tout perdu. On n’a pas d’argent pour trouver une autre maison”, dit-il. La mort du jeune Laurent Barthélémy Ani Guibahi, retrouvé le 8 janvier dans le train d’atterrissage d’un avion à Roissy, a ému tout le pays, mais certains se sont aussi inquiétés des mesures de sécurité autour de l’aéroport d’Abidjan dans un pays sous la menace djihadiste. La Côte d’Ivoire a été touchée par un attentat en mars 2016 (19 morts) dans la station balnéaire de Bassam proche de l’aéroport. Selon les premiers éléments de l’enquête, l’enfant de 14 ans a escaladé un mur de l’aéroport puis s’est accroché aux roues de l’avion juste avant le décollage. La semaine dernière, les autorités ont annoncé “la création d’un périmètre de sécurité, une bande de 200 mètres” tout autour de la clôture de l’aéroport pour éviter toute nouvelle intrusion sur le tarmac. Des milliers de personnes vont être expulsées. Parmi les zones qui vont être rasées, le quartier d’Adjouffou qui compte environ 25.000 habitants, des écoles, des commerces et de lieux de culte. AFPThu, 23 Jan 2020 23:25:00 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2020/01/24/abidjan-a-entame-les-operations-de-deguerpissement-autour-de-l-aeroport/Guinée : trois civils tués dans de nouveaux affrontementshttp://fr.africanews.com/2020/01/24/guinee-trois-civils-tues-dans-de-nouveaux-affrontements/Trois civils ont été tués jeudi au cours d’affrontements entre habitants et forces de sécurité à Labé (centre), l’un des foyers de la protestation en cours depuis trois mois en Guinée, a indiqué le maire de la ville. Le collectif qui mène le mouvement n’avait pas appelé à la mobilisation jeudi. Mais les tensions sont demeurées fortes à Labé, livrée aux affrontements selon son maire. “La ville est en ébullition depuis ce matin, les populations se sont révoltées”, a déclaré Mamadou Aliou Laly Diallo, joint au téléphone par l’AFP. “Il y a deux morts par balle”, a-t-il ajouté, estimant le nombre des blessés à au moins une dizaine et imputant les tirs aux forces de sécurité. Aucun commentaire n’a été obtenu de ces dernières. Une troisième personne a ensuite été tuée par balle, selon la même source. Les forces de l’ordre ont tiré sur une ambulance et tué son conducteur qui partait dans une mosquée de Labé pour transporter le corps d’une des deux précédentes victimes, a précisé le maire Diallo. “Usage excessif de la force” Les organisations de défense des droits humains dénoncent un usage excessif de la force de leur part et une impunité quasiment totale. La personne d’Alpha Condé est au coeur de l’agitation. Opposant historique qui connut l’exil et la prison, il a été le premier président démocratiquement élu en 2010, réélu en 2015. Son avènement a marqué l’instauration d’un gouvernement civil après des décennies de régimes autoritaires et militaires. Mais, depuis mi-octobre, un collectif de partis d’opposition, de syndicats et de membres de la société civile a fait descendre à plusieurs reprises des dizaines ou des centaines de milliers de personnes dans la rue. Il réclame que M. Condé renonce au projet qu’elle lui attribue de se représenter fin 2020 alors que la Constitution limite à deux le nombre de mandats présidentiels. Heurts récurrents M. Condé, 81 ans, se garde depuis des mois de se prononcer clairement. L’opposition proclame que le mouvement est pacifique. Mais il a donné lieu à des heurts à plusieurs reprises. Les tensions sont montées d’un cran mi-janvier avec l’appel du collectif à une mobilisation “illimitée”. Les protestataires ont depuis attaqué des gendarmeries, des postes de police et des bâtiments publics. Des scènes de saccage ont été rapportées, et des officiels évacués pour échapper aux violences. La situation est suivie attentivement par la communauté internationale, inquiète de l‘évolution tant la Guinée est coutumière des protestations et des répressions violentes. Ce petit pays de 13 millions d’habitants, pauvre malgré d’importantes ressources minières, est en proie depuis mi-octobre à une vive contestation contre le projet prêté au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat fin 2020. Avant jeudi, au moins 23 civils et un gendarme avaient trouvé la mort dans les violences. AFPThu, 23 Jan 2020 23:15:00 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2020/01/24/guinee-trois-civils-tues-dans-de-nouveaux-affrontements/Sommet - Royaume-Uni - Afrique : ... Et après ? [Business Africa]http://fr.africanews.com/2020/01/23/sommet-royaume-uni-afrique-et-apres-business-africa/Sommet Royaume-Uni-Afrique sur les investissements, comment est-ce que Londres espère se positionner et renforcer ses liens économiques avec le continent. C’est l’un des sommets de tous les challenges entre la Grande-Bretagne et l’Afrique dans une optique post-Brexit. Une quinzaine de chef-d’Etat et de gouvernement ont pris part cette semaine au tout premier sommet Grande-Bretagne-Afrique principalement axé sur l’accroissement du commerce et les investissements notamment dans l‘énergie et les villes durables. Londres, dont les investissements ont atteints les 50 milliards de dollars en 2018, a annoncé des accords commerciaux d’environ 8 milliards de dollars entre les entreprises britanniques et africaines. Les enjeux de ce tout premier sommet anglo-africain avec Maurice Simo Djom, spécialiste de l’intelligence économique et auteur de l‘œuvre ‘‘La guerre économique, en ligne depuis Yaoundé la capitale politique du Cameroun.Thu, 23 Jan 2020 18:20:00 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2020/01/23/sommet-royaume-uni-afrique-et-apres-business-africa/CEMAC - transactions financières : une réglementation plus stricte [Business Africa]http://fr.africanews.com/2020/01/23/cemac-transactions-financieres-une-reglementation-plus-stricte-business-africa/La Banque des Etats de l’Afrique centrale durcit le ton, désormais, touts les établissements bancaires de la CEMAC sont soumis à un contrôle plus rigoureux de toutes leurs transactions financières. Les établissements bancaires des six pays de la zone Cemac, désormais soumis à une réglementation plus rigoureuse pour la transmission vers la Banque centrale des données sur leurs transactions financières. L’instruction du gouverneur de la Beac Abbas Tolli Mahamat entrée en vigueur depuis le début de cette année prévoit des sanctions pour ceux des établissements qui passeront outre ces directives. Congo : Ékoméli, la craie non poussiéreuse Produire de la craie non polluante à moindre coût et disponible dans tous le Congo, c’est l’objectif que s’est fixée la start-up Ekomeli que nous découvrons dans cette édition. Fabriquer une craie de bonne qualité, à un prix raisonnable et dans les délais souhaités est le challenge de la start-up congolaise Ekoméli basée à pointe-noire la capitale économique. Son concepteur Roderick Horcky Matoundou a voulu créer une craie scolaire qui respecte le standart international dans un pays décidé à réformer son système éducatif. Intrusion dans les locaux de ékoméli qui a remporté le prix de la start-up de l’année 2018.Thu, 23 Jan 2020 18:18:00 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2020/01/23/cemac-transactions-financieres-une-reglementation-plus-stricte-business-africa/Côte d'Ivoire : Soro porte plainte à Paris contre le procureur ivoirienhttp://fr.africanews.com/2020/01/23/cote-d-ivoire-soro-porte-plainte-a-paris-contre-le-procureur-ivoirien/L’ancien chef de la rébellion ivoirienne et ex-Premier ministre Guillaume Soro, qui fait l’objet d’un mandat d’arrêt sous l’accusation d’avoir préparé “une insurrection civile et militaire”, a déposé plainte à Paris contre le procureur d’Abidjan, ont fait savoir jeudi ses avocats. “Les avocats de M. Guillaume Soro (...) ont déposé, une plainte auprès du Procureur de la République de Paris (...) pour des faits de captation illicite de la vie privée, diffusion illégale, de montage illicite et de tentative d’escroquerie au jugement”, selon son cabinet de communication qui a également transmis le certificat de plainte déposée mercredi. Ancien Premier ministre et ancien président de l’Assemblée nationale, M. Soro, qui a annoncé sa candidature à la présidentielle d’octobre 2020, avait tenté le 23 décembre de revenir en Côte d’Ivoire, après six mois à l‘étranger. Mais, après avoir appris qu’il faisait l’objet d’un mandat d’arrêt, Soro était reparti en avion vers l’Europe. Plusieurs de ses proches dont des députés ont été ensuite arrêtés. “Cette plainte fait suite à la diffusion d’un enregistrement par le procureur de la République, Richard Adou, lors d’une conférence de presse au tribunal de première instance d’Abidjan, le 26 décembre et qui a motivé par ce dernier l’émission d’un mandat d’arrêt international contre M. Guillaume Soro”, dit le communiqué. Selon le certificat daté du 22 janvier, M. Soro a porté plainte “contre X” et contre le procureur Richard Adou mais aussi contre trois autres personnes qu’il soupçonne d’avoir participé à l’enregistrement de ses conversations. Longtemps allié au président Alassane Ouattara, qu’il a aidé à porter au pouvoir pendant la crise post-électorale de 2010-2011, Guillaume Soro s’est ensuite brouillé avec lui, jusqu‘à la rupture début 2019. M. Soro, figure de la vie politique ivoirienne et populaire parmi la jeunesse, ambitionnait de bousculer l‘échiquier politique ivoirien pour la présidentielle de 2020. Dix ans après la crise post-électorale de 2010-2011 qui a fait 3.000 morts, le scrutin s’annonce tendu. Les élections municipales et régionales de 2018 avaient été marquées par de nombreuses violences et des fraudes. AFPThu, 23 Jan 2020 17:37:00 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2020/01/23/cote-d-ivoire-soro-porte-plainte-a-paris-contre-le-procureur-ivoirien/Droit du sol : Trump interdit les visas pour les femmes enceintes étrangèreshttp://fr.africanews.com/2020/01/23/droit-du-sol-trump-interdit-les-visas-pour-les-femmes-enceintes-etrangeres/Donald Trump a ouvert jeudi un nouveau front dans son combat contre l’immigration en s’attaquant au “tourisme de maternité”, c’est-à-dire à ces femmes enceintes soupçonnées de se rendre aux Etats-Unis pour que leur enfant y bénéficie automatiquement de la nationalité américaine à la naissance. Cette pratique controversée, qui vise à tirer profit du droit du sol très extensif en vigueur selon la loi américaine, était déjà dans le viseur des autorités. Et notamment des forces de l’ordre, qui ont démantelé plusieurs réseaux clandestins accusés de monnayer l’accouchement sur le sol américain. L’administration Trump a elle décidé de donner un tour de vis à l’octroi de visas. A compter de vendredi, “le département d’Etat ne délivrera plus de visas de visite temporaire aux étrangers qui veulent entrer aux Etats-Unis pour du + tourisme de maternité +”, a annoncé jeudi la Maison Blanche dans un communiqué. Les nouvelles règles visent clairement les femmes qui “se rendent aux Etats-Unis pour que, en donnant naissance sur le sol américain, leur enfant obtienne automatiquement et de manière permanente la nationalité américaine”. Selon le texte, il revient désormais aux agents des consulats américains à travers le monde de “refuser un visa B” pour affaires ou loisir s’ils ont “une raison de croire” que la personne en faisant la demande veut en réalité uniquement donner naissance pendant son séjour. Comment ? Concrètement, cette mesure risque de s’avérer difficile à mettre en oeuvre. Face aux soupçons de refus arbitraires qui pourraient se multiplier, un responsable du département d’Etat américain a assuré jeudi que les agents consulaires avaient “reçu la consigne de ne pas demander à toutes les femmes demandant un visa si elles sont enceintes ou entendent tomber enceintes”. De la même manière, ils “ne seront pas autorisés à réclamer un test de grossesse”. Ce responsable a reconnu que le phénomène était difficile à chiffrer, évoquant “des milliers d’enfants” nés chaque année de femmes venues grâce à un visa B. Mais il a affirmé que la tendance était à la hausse. Réseaux clandestins Selon une étude du Center for Immigration Studies, 33.000 naissances ont été le fruit de ce “tourisme de maternité” entre mi-2016 et mi-2017 — sur un nombre total de 3,8 million de naissances annuelles aux Etats-Unis. Ce cercle de réflexion, qui plaide pour une réduction du nombre de migrants, ne relève pas d’augmentation au cours des dernières années. La Maison Blanche a invoqué la “sécurité nationale” pour justifier le changement réglementaire, qui “va permettre de combattre ces abus endémiques et en fin de compte protéger les Etats-Unis”. Elle a aussi expliqué que cette “industrie du tourisme de maternité” alimentait “les activités criminelles”. Certains opérateurs font payer jusqu‘à 100.000 dollars, avance le département d’Etat. Il y a un an, les autorités judiciaires avaient annoncé le démantèlement de trois réseaux clandestins qui offraient illégalement à des ressortissantes chinoises la possibilité de venir accoucher en Californie. En Floride, ce sont parfois des Russes ou des Latino-Américaines qui viennent donner naissance à de futurs Américains. Avec son décret anti-migrants imposé au terme d’une rude bataille judiciaire, et le mur qu’il tente de bâtir à la frontière avec le Mexique, Donald Trump a fait du sujet migratoire l’une de ses priorités. A l’approche de l‘élection présidentielle de novembre, lors de laquelle il briguera un second mandat, ce thème clivant pourrait revenir sur le devant de la scène. Reste à savoir si le milliardaire républicain va réitérer sa menace de supprimer le droit du sol. Il avait dit envisager en 2018 de revenir par décret sur ce principe pourtant garanti par le 14e amendement de la Constitution américaine, en partie pour dissuader les migrantes d’Amérique centrale qui marchent de longs jours pour tenter de franchir la frontière. “Nous sommes le seul pays au monde où, si une personne arrive et a un bébé, le bébé est citoyen des Etats-Unis… avec tous les avantages”, avait-il déploré, même si le droit du sol est en réalité en vigueur dans une trentaine de pays. AFPThu, 23 Jan 2020 17:34:00 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2020/01/23/droit-du-sol-trump-interdit-les-visas-pour-les-femmes-enceintes-etrangeres/Des migrants refoulés au Mexiquehttp://fr.africanews.com/2020/01/23/des-migrants-refoules-au-mexique/Des centaines de migrants d’Amérique centrale qui ont traversé à gué une rivière vers le Mexique dans l’espoir d’atteindre les États-Unis ont été renvoyés dans leur pays. Une centaine d’entre eux est restée le long de la rivière entre le Guatemala et le Mexique. La caravane de milliers de personnes était partie du Honduras la semaine dernière en espérant que le Mexique leur accorderait le passage, mettant ainsi à l‘épreuve les efforts du président Donald Trump pour réduire le flux de migrants arrivant à la frontière américaine.Thu, 23 Jan 2020 15:45:24 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2020/01/23/des-migrants-refoules-au-mexique/Paix en Libye : la réunion ministérielle régionale a débuté ce jeudi à Algerhttp://fr.africanews.com/2020/01/23/paix-en-libye-la-reunion-ministerielle-regionale-a-debute-ce-jeudi-a-alger/Les cinq pays voisins de la Libye se sont retrouvés jeudi matin à Alger dans le cadre des efforts internationaux visant à favoriser le règlement politique d’un conflit qui menace la stabilité régionale. Cette rencontre régionale, à l’initiative de l’Algérie, a débuté en milieu de matinée par une prise de parole de chacun des participants et se poursuit à huis clos, a constaté un journaliste de l’AFP. Elle réunit les ministres des Affaires étrangères de la Tunisie, de l’Egypte et du Tchad ainsi que des diplomates du Soudan et du Niger. Est également présent le ministre allemand, Heiko Maas, qui doit informer les participants des résultats du sommet international de Berlin, dimanche. Plusieurs pays africains s‘étaient plaints d’avoir été tenus à l‘écart du processus dit de Berlin, où promesse a été faite de respecter un embargo sur les armes et de ne plus interférer dans les affaires intérieures libyennes. Toutefois, les conséquences de cet engagement sur le terrain restent incertaines: les deux rivaux directs, Fayez al-Sarraj, le chef du Gouvernement d’union nationale (GNA) reconnu par l’ONU à Tripoli, et son rival qui contrôle l’est libyen Khalifa Haftar, ont refusé de se rencontrer à Berlin. MM. Sarraj et Haftar ne participent pas non plus à la réunion d’Alger. Et preuve que la situation reste tendue, Mitiga, le seul aéroport fonctionnel de Tripoli, a fermé de nouveau mercredi soir après des menaces des forces pro-Haftar. En revanche, le chef de la diplomatie du Mali assiste à cette rencontre “au vu des implications de la crise libyenne sur ce pays voisin”, a précisé un communiqué officiel algérien. Poids lourd régional avec l’Algérie, le Maroc est lui absent. La réunion “s’inscrit dans le cadre des efforts intenses algériens de concertation entre les pays voisins et les acteurs internationaux afin d’accompagner les Libyens dans la voie du règlement politique à travers un dialogue incluant toutes les parties”, selon la diplomatie algérienne. “La situation actuelle en Libye ne peut pas supporter une escalade et les pays du voisinage ont une responsabilité qui leur confère un rôle a jouer”, a plaidé jeudi le ministre algérien des Affaires étrangères Sabri Boukadoum devant ses homologues. “Synonyme de paix” Invité à Berlin, le nouveau président algérien Abdelmadjid Tebboune avait proposé d’héberger un “dialogue” interlibyen. “Il y a des déclarations de Sarraj, des déclarations de la partie de Haftar qui ont estimé que la seule puissance à même de régler le problème c’est l’Algérie. Nous avons leur confiance”, a affirmé mercredi soir M. Tebboune lors d’une rencontre avec des médias publics et privés algériens. “Tous demandent la médiation de l’Algérie. C’est encourageant (...). La paix en Libye est synonyme de paix chez nous”, a souligné M. Tebboune. Soucieuses de rester à égale distance des deux camps et hostiles à toute ingérence étrangère, les autorités algériennes ont multiplié ces dernières semaines les consultations pour tenter de contribuer à une solution politique en Libye. De fait, l’Algérie partage près de 1.000 km de frontière avec ce pays en proie au chaos. “Rien que la mobilisation (des forces algériennes) et l’achat d’armes entraînent des dépenses que l’on pourrait consacrer au développement (...) Chaque fois que nous apprenons qu’il y a un type d’armes (en Libye), nous achetons les (mêmes) armes pour y faire face”, a observé le président algérien. Vue comme un acteur clé au Sahel, l’Algérie a reçu mardi le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian, qui s‘était félicité des “initiatives diplomatiques” algériennes. Le Premier ministre italien Giuseppe Conte et les chefs de la diplomatie turque, égyptienne et italienne s‘étaient auparavant succédé à Alger. Dimanche, c’est le président turc Recep Tayyip Erdogan, allié du GNA en Libye, qui est attendu à Alger. La Turquie a déployé des soldats en soutien au GNA de M. Sarraj. De son côté, le maréchal Haftar est soutenu par la Russie, l’Egypte et les Emirats arabes unis. AFPThu, 23 Jan 2020 10:04:55 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2020/01/23/paix-en-libye-la-reunion-ministerielle-regionale-a-debute-ce-jeudi-a-alger/Lesotho : le Premier ministre pressé de démissionnerhttp://fr.africanews.com/2020/01/23/lesotho-le-premier-ministre-presse-de-demissionner/Des chants et des danses pour afficher leur détermination. Les partisans de l’opposition au Lesotho appellent le Premier ministre, Thomas Thabane à la démission. Le chef du gouvernement a été interrogé mercredi par la police sur le meurtre de son épouse en 2017. Nous sommes venus ici pour manifester afin de demander au Premier ministre de démissionner avec effet immédiat. Il y a des raisons pour lesquelles nous lui demandons de démissionner immédiatement. La première est qu’il ne respecte pas l‘État de droit. Dans ce gouvernement, déjà, il y a 60 personnes qui ont été tuées en garde à vue”, a déclaré Ramahoona Matlosa, manifestant. Les enquêtes sur le meurtre de l’ex-épouse du Premier ministre au Lesotho ont pris une tournure politique lorsque son parti, la Convention des Basothos, a fait une demande à la police pour que l’homme d‘État soit interrogé. Sous la pression du même parti, Thomas Thabane a annoncé qu’il allait démissionner sans préciser la date à partir de laquelle sa décision prendra effet.Thu, 23 Jan 2020 11:51:18 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2020/01/23/lesotho-le-premier-ministre-presse-de-demissionner/Nigeria : un étudiant tué par Boko Haram dans l'État du Plateauhttp://fr.africanews.com/2020/01/23/nigeriaun-etudiant-tue-parbokoharam-dans-l-etat-du-plateau/La secte islamiste Boko Haram a tué mercredi un étudiant enlevé récemment dans l‘État du Plateau au centre. La vidéo d’exécution est si choquante au point de heurter la sensibilité d‘âmes fragiles. Ropvil Dalep a été identifié dans une vidéo attribuée à Boko Haram qui l’avait kidnappé le 9 janvier dernier. L’adolescent apparaît habillé d’un tee-shirt rouge, mains liées derrière. Armé d’un pistolet, un homme lui loge sans ménagement, deux balles à la nuque. Il s’effondre et meurt à l’instant même.  Une scène si choquante, qu’elle a suscité l‘émoi non seulement au sein des proches de Dalep, mais aussi chez des autorités, parmi lesquelles Abok Ayuba, président de l’Assemblée du Plateau qui a qualifié l’exécution de « diabolique » et « inhumaine » dans un communiqué de presse.  Il a toutefois rassuré la population des efforts fournis par les forces de l’ordre pour garantir la sécurité dans la zone. « Nous vous assurons que l’Assemblée d‘État travaillera avec toutes les parties prenantes clés pour assurer la sécurité des vies et des biens des habitants respectueux des lois du Plateau », a déclaré M. Ayuba.  Natif de la localité de Jing dans l‘État du Plateau, Ropvil Dalep était étudiant en biologie à la faculté des sciences de l’université de Maiduguri, capitale de l‘État de Borno à l’extrême nord-est du Nigeria. Le jeune d’une vingtaine d’années entendait « mettre la science au service du développement de l’Afrique », comme il le promettait à ses collègues. Thu, 23 Jan 2020 08:31:35 +0000editorial@africanews.com (John Ndinga Ngoma)http://fr.africanews.com/2020/01/23/nigeriaun-etudiant-tue-parbokoharam-dans-l-etat-du-plateau/RDC : à la rencontre de l’artiste Céline Banzahttp://fr.africanews.com/2020/01/23/rdc-a-la-rencontre-de-lartiste-celine-banza/Céline banza est une jeune artiste de 22 ans vivant à Kinshasa en République démocratique du Congo. Lauréate du prix découverte RFI 2019 qui met en avant les nouveaux talents musicaux du continent africain. L’artiste est aujourd’hui considérée comme l’une des plus belles voix du Congo grâce notamment à sa chanson fétiche “Te Rembi” traduit en français, mon corps. Elle prépare actuellement la sortie de son premier album “Préface”, un concert à Paris et une tournée organisée par l’Institut français. Nous l’avons rencontré à l’institut francais de Kinshasa pour discuter de sa carriere musicale. “Le prix découverte pour moi, c‘était une belle étoile qui est tombée sur moi, mais c’est aussi le résultat de beaucoup de travail. Moi, je rêvais grand. Je ne dirais pas que tout va changer avec la musique africaine. Je ne vais pas dire ca. je dirais plutôt que maintenant, il faut que je continue mon chemin, il faut que je m’améliore, il faut que je me dépasse pour mon reve et mon chemin avec un bon accompagnement et des bonnes personnes à côté de moi. Vous voyez là, on a signé avec BOMAYE, ce sont des belles personnes, ce sont des bonnes choses qui ne s’arrêtent pas. Je pense qu’on ira encore très loin et que ça ne va pas s’arrêter.” À telle déclaré. L’originalité de Céline réside dans sa mélodie aux sonorités africaines et sa voix interprétant sa langue maternelle, selon Sevy Rols, son directeur artistique. “Celine Banza, ce qu’elle a de différent, c’est d’abord le fait qu’elle utilise sa langue natale, le Ngandi, dans sa musique et aussi, elle s’impreigne de sa culture natale pour melanger et aller chercher d’autres choses dans les musiques un peu populaires comme la pop et autres. C’est ce mélange qu’elle a pu trouver : la langue africaine, la musique africaine et la musique pop, d’une manière générale qui crée son style un peu folkpop. C’est un peu ça. “ Explique le directeur. Céline Banza est une artiste indépendante qui oscille entre chanteuse, actrice et vidéaste. Cette polyvalence la fait appaire à tous les grands rendez vous des arts dont « The Voice Afrique Francophone » , le Jazz Kif de Kinshasa et de Brazzaville et à l’African Music Forum. Celine banza exhorte les femmes à dépasser leur corps qui s‘érige en limite pour elle-même et face à l’homme. “Té Rembi, c’est mon corps et elle parle du corps de la femme comme limite à laquelle les hommes s’arrêtent et comme limite que nous-même les femmes avons parfois du mal à dépasser et mettre en mouvement. Donc, c‘était une colère, un cri, un souci et une remise en question pour dire que la femme est au-dessus. Elle-même doit se rendre compte de cela et se réveiller au bout d’un moment et l’homme de son coté aussi doit savoir que la femme est au dessus. “ Elle retouche actuellement son premier album de 10 titres dont la sortie est prévue cette année 2020. Elle rejoint la grande lignée des artistes devenus célèbrent grâce au prix RFI  : Tiken Jah Fakoly de Côte d’Ivoire, Rokia Traoré du Mali, Didier Awadi du Sénégal, Soul Bang’s de la Guinée. Comme ses prédécesseurs, Céline Banza bénéficiera du soutien professionnel et une exposition médiatique. Le Prix Découvertes RFI est organisé en partenariat avec l’Institut français, l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), la Sacem et Ubiznew.Thu, 23 Jan 2020 08:03:08 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2020/01/23/rdc-a-la-rencontre-de-lartiste-celine-banza/Les Seychelles menacées par le ''surtourisme''http://fr.africanews.com/2020/01/23/les-seychelles-menacees-par-le-surtourime/Les Seychelles, l’archipel de l’océan Indien, une chaîne de 115 îles, fait référence aux vacances de luxe, des plages parfaites présentées sur Instagram ayant acquis une réputation de destination de lune de miel. Le tourisme haut de gamme, principalement d’Europe, a contribué à sortir les Seychelles du bord de la ruine financière après la crise économique de 2008. Le nombre de visiteurs a presque doublé au cours de la décennie qui a suivi, pour atteindre environ 360 000 en 2018, soit près de quatre fois, la population du pays. Et pourtant, le tourisme, élément vital de l‘économie de ce pays, représente plus de 60 % de son PIB. L’enjeu pour le gouvernement étant de trouver un moyen d’encourager à la fois la croissance de l’industrie tout et protéger l’espace vital des célèbres tortues géantes d’Aldabra. Les hôtels de luxe sont parmi les plus grandes sources de pollution aux Seychelles. Beaucoup importent 90 % des marchandises de l‘étranger et dépendent 24 heures sur 24 des générateurs à pétrole pour l‘électricité. Le ministère du Tourisme des Seychelles affirme qu’il croit que l‘île pourrait finalement accueillir jusqu‘à environ 500 000 touristes par an. Et bientôt, les vastes quantités d’espaces naturels protégés du pays pourraient être menacés. Découvrir les autres mesures prises pour lutter contre la destruction progressive de la nature seychelloise dans cette chronique de Nyasha K. Mutizwa. @NyashaKMutizwaThu, 23 Jan 2020 07:07:00 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2020/01/23/les-seychelles-menacees-par-le-surtourime/Imane Ayissi, le créateur camerounais à l'honneur de la haute-couture à Parishttp://fr.africanews.com/2020/01/23/imane-ayissi-le-createur-camerounais-a-l-honneur-de-la-haute-couture-a-paris/Avec ses tissages artisanaux et tapisseries ethniques, l’Afrique “a mieux à montrer” que le wax “colonial”, assure Imane Ayissi, créateur d’origine camerounaise et premier ressortissant sud-saharien à présenter sa collection de haute couture à Paris. Lors de son défilé jeudi, le styliste fera découvrir des savoir-faire africains peu connus: des tie and dye teints au Cameroun; des kente, tissages traditionnels de l’ethnie Akan, que l’on trouve au Ghana et en Côte d’Ivoire et portés à l’origine par la noblesse ; de l’obom, une peau végétale produite à partir d‘écorce d’arbre qui va décorer des tenues du soir. “J’ouvre la voie pour l’Afrique (dans le luxe), c’est une page de la mode qui est en train de s‘écrire autrement”, déclare à l’AFP Imane Ayissi, 51 ans, ancien mannequin et danseur sélectionné pour rejoindre le cercle très fermé des grandes maisons du calendrier officiel de la haute couture parisienne. La collection est baptisée “Akouma” ou “richesse” pour “célébrer ce qu’on peut avoir” dans la vie de point de vue aussi bien financier que culturel. Comme ce motif tie and dye version camerounaise, “long à faire et qui coûte cher”, d’où son nom “Mon mari est capable”, histoire de montrer pour celle qui le porte que son époux a les moyens. Une autre technique chère au créateur consiste à “prendre des choses moins nobles et à les rendre nobles”, comme transformer du raphia, une matière sauvage, en une cape rose chic qui se porte sur une longue robe en soie assortie. Son tabou, c’est le wax, ce tissu inspiré du batik indonésien, industrialisé en Europe et adopté par l’Afrique, continent auquel il est largement associé et qui passionne les stylistes jusque dans la haute couture. “De nos jours, dès qu’on parle de la mode africaine, c’est le wax qu’on met à l’avant, c’est dommage, cela tue le patrimoine africain”, estime Imane Ayissi. “On a commencé à porter le wax à l‘époque des colons.” “L’Afrique a mieux à montrer et a ses propres tissus que le monde entier doit découvrir et connaître”, martèle-t-il. “Sauvons les océans” Dans sa dernière collection, Imane Ayissi a fait des robes de haute couture des étendards écologistes: on pouvait lire “save the oceans” (sauvons les océans) ou “save the forest” (sauvons la forêt) au bas de ces longues tenues du soir décolletées. Ces robes noir et mauve sont brodées de plantes et de poissons, une technique inspirée des petits personnages appliqués qu’on trouve dans les tapisseries d’Abomey, au Bénin, ou sur les drapeaux asafo de l‘époque coloniale au Ghana. La robe baptisée “mer Noire” est brodée d’une baleine bleue et de différents poissons aux grands yeux “pour dire + tuez-nous, mais on vous voit +”. “Elle fait à la fois référence à la marée noire et à la tristesse parce qu’il y a beaucoup qui ne font pas attention à la cause de l’environnement”, raconte le styliste. “Clan de boxeurs, clan de danseurs” Il privilégie les teintures naturelles et le coton bio. Le fil, acheté en France, est tissé en Afrique. “Si on les achète sur place, ils arrivent des pays d’Asie et sont pas forcément bio. C’est coûteux, mais c’est un choix”. Avec son atelier basé dans un appartement à Paris, Imane Ayissi ne se sent “ni créateur français, ni africain”, même si les deux cultures l’ont “enrichi”. Ce couturier “autodictate”, fils d’un célèbre boxeur et d’une mère mannequin sacrée Miss Cameroun, a un parcours atypique. “A la maison, il y avait un clan de boxeurs et un clan de danseurs, un peu de mannequinat, maman a baigné dans tout ça. J’ai fait un peu de boxe, c‘était obligatoire, la tradition de famille, puis j’ai commencé à danser”. Il intègre d’abord le groupe de danse traditionnel de son frère, puis le ballet national de Cameroun, fait des one man shows dans des cabarets, danse avec Patrick Dupond à Paris. Vient ensuite une époque du mannequinat au Cameroun, puis pour les plus grandes maisons parisiennes. Celui qui, enfant, décousait et découpait des robes de sa mère et ses tantes, n’abandonne pas sa passion pour la couture. Son premier défilé à Paris pour des amis date de 1993 avec quelque 200 robes dont “une ou deux seulement tenaient un peu la route”. “Les autres, c‘était de la m…”, raconte en riant celui qui, 27 ans plus tard, atteint le sommet. AFPThu, 23 Jan 2020 07:00:00 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2020/01/23/imane-ayissi-le-createur-camerounais-a-l-honneur-de-la-haute-couture-a-paris/Angola : Isabel dos Santos formellement accusée de fraude et blanchiment d'argenthttp://fr.africanews.com/2020/01/23/angola-isabel-dos-santos-accusee-de-fraude-et-blanchiment-d-argent/Isabel dos Santos, la fille de l’ex-président angolais José Eduardo dos Santos, a été formellement accusée d’une myriade de délits, parmi lesquels fraude, détournement de fonds et blanchiment d’argent, par la justice angolaise qui assure mettre tout en oeuvre pour la ramener en Angola et la juger. Réclamée par la justice angolaise, Isabel dos Santos devra également répondre notamment d’accusations de trafic d’influence, abus de biens sociaux et faux en écritures durant son mandat à la tête du groupe pétrolier public Sonangol, a précisé le procureur général Helder Pitta Gros mercredi soir lors d’une conférence de presse. Isabel dos Santos a été à la tête de la Sonangol durant dix-huit mois à partir de juin 2016. Elle a aussi dirigé plusieurs autres compagnies publiques angolaises dans les secteurs de la téléphonie et des mines, et a acquis des participations dans d’autres groupes, notamment bancaires, au Portugal. Les détails des malversations présumées d’Isabel dos Santos – qui a dénoncé un “tissu de mensonges” monté pour des raisons politiques – ont été révélés par les “Luanda Leaks” publiées dimanche par le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ). Les 36 médias internationaux du consortium, parmi lesquels la BBC, le New York Times ou Le Monde, ont mobilisé 120 journalistes dans une vingtaine de pays pour exploiter une fuite de 715.000 documents et révéler “comment une armée de sociétés financières occidentales, d’avocats, de comptables, de fonctionnaires et de sociétés de gestion ont aidé” cette femme de 46 ans “à cacher des avoirs aux autorités fiscales”. Selon le consortium, Isabel dos Santos, surnommée “La Princesse” par la rue angolaise, a ainsi “siphonné l‘économie angolaise” et accumulé de manière frauduleuse une fortune estimée à 2,1 milliards de dollars (1,8 milliard d’euros). Les avoirs d’Isabel dos Santos et de son époux Sindika Dokolo, ont été gelés en Angola. Celle qui est fut proclamée comme la première milliardaire d’Afrique par le magazine américain Forbes en 2013, avait elle-même dénoncé dès lundi auprès de BBC Afrique une “chasse aux sorcières”, destinée à les discréditer, elle et son père. “Ma fortune est née de mon caractère, mon intelligence, éducation, capacité de travail, persévérance”, avait-elle poursuivi sur son compte Twitter. Son avocat avait également réfuté les accusations de l’ICIJ et dénoncé auprès du journal britannique The Guardian une “attaque parfaitement coordonnée” par l’actuel président angolais Joao Lourenço. Les “facilitateurs” Les révélations du Consortium ont également illustré le rôle de “facilitateurs” joué par de grands cabinets comptables, qui ont tous travaillé pour les Dos Santos à un moment donné, notamment PricewaterHouseCooper (PwC), KPMG, EY et Deloitte. Ces entreprises, tout comme des sociétés de conseil comme Boston Consulting Group (BCG) ou des cabinets d’avocats, “ont fait circuler de l’argent, audité des comptes, créé des sociétés écran, suggéré des manières d‘éviter les impôts en ignorant les signaux d’alerte”, selon l’ICIJ. La justice angolaise a assuré mobiliser “tous les moyens possibles” pour ramener en Angola et y juger Isabel dos Santos, qui vit essentiellement entre Londres et Dubaï depuis le retrait du pouvoir de son père en août 2017. Les enquêtes menées par la justice angolaise ont commencé lorsque son successeur à la tête de la Sonangol, Carlos Saturnino, eut dénoncé des “transferts de fonds illicites” et d’autres procédures suspectes. Selon le parquet, la justice a indentifé dans cette affaire cinq suspects, dont Isabel dos Santos, qui vivent à l‘étranger. “Pour le moment, le problème c’est de leur notifier leur mise en accusation et d’obtenir leur retour volontaire en Angola”, a assuré le procureur Gros. “Isabel dos Santos n’a pour le moment jamais manifesté la volonté de collaborer avec les autorités angolaises”, a souligné le procureur. AFPThu, 23 Jan 2020 06:40:48 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2020/01/23/angola-isabel-dos-santos-accusee-de-fraude-et-blanchiment-d-argent/Comores : le parti au pouvoir remporte les législativeshttp://fr.africanews.com/2020/01/23/comores-le-parti-au-pouvoir-remporte-les-legislatives/Aux Comores, c’est sans surprise que le parti au pouvoir a remporté une majorité absolue au premier tour des élections législatives boycottées par l’opposition du pays. Selon les résultats officiels, le parti de la Convention pour le renouveau des Comores (CRC) du président Azali Assoumani a remporté 17 des 24 sièges législatifs, tandis que deux autres sièges sont allés à des partis de la coalition présidentielle. Les partis d’opposition ont qualifié le premier tour de dimanche de “cirque” et de “mascarade électorale” et ont estimé le taux de participation à seulement 10%, bien en dessous des 61,5% annoncés par la commission électorale. Ils avaient boycotté le vote pour ce qu’ils ont appelé un échec à garantir une élection “transparente, libre et démocratique”. La commission électorale a annoncé lundi qu’un second tour aurait lieu le 23 février.Thu, 23 Jan 2020 06:28:02 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2020/01/23/comores-le-parti-au-pouvoir-remporte-les-legislatives/« L'Afrique a trahi la Libye », martèle Museveni à propos de la crise libyennehttp://fr.africanews.com/2020/01/23/l-afrique-a-trahi-la-libye-martele-museveni-a-propos-de-la-crise-libyenne/Le président ougandais Yoweri Museveni amère quant à la situation en Libye, notamment envers les pays africains. Le dirigeant reste convaincu que le continent aurait pu éviter au pays nord-africain le chaos qu’il connaît actuellement. De son point de vue, en effet, les pays africains auraient dû aller au delà de l’effort diplomatique et tenter une opération militaire pour éviter l’offensive de l’OTAN qui a finalement conduit à l’interception et à l’assassinat du leader Mouammar Kadhafi dans sa ville natale de Syrte en 2011. Dans une interview accordée à la BBC à la faveur du premier sommet Royaume-Uni – Afrique, Yoweri Museveni a résumé sa théorie en ces termes : « Les pays africains n’auraient pas dû permettre aux pays occidentaux d’attaquer la Libye. Nous aurions dû intervenir. Nous avons essayé diplomatiquement mais nous aurions pu intervenir même militairement », a-t-il avancé. « L’Afrique aurait pu intervenir et donner une leçon à ces gens … La Libye était un pays africain attaqué par des puissances étrangères, nous aurions dû intervenir », a insisté le président ougandais, qualifiant de « trahison » l’inaction des pays africains. Une position que Museveni avait déjà exposée en 2016 lorsqu’il exprimait ses regrets face à l’intervention des pays occidentaux en Libye et plus globalement au Moyen-Orient. Sa récente sortie fait surtout écho à la détérioration de la situation sécuritaire en Libye. Depuis, les réunions internationales se multiplient pour essayer de trouver une issue politique à la crise. Des efforts africains Dernière tentative en date, le sommet de Berlin qui a réuni en début de semaine les principaux protagonistes du conflit ainsi que leurs présumés soutiens, notamment la Russie, la France, la Turquie ou encore l’Italie. Précédemment, une réunion avait également été tenue à Moscou afin de négocier un cessez-le-feu entre les factions fidèles au maréchal Haftar, d’une part, et celles de son rival, le Premier ministre libyen reconnu par l’ONU, Fayez Al-Sarraj. Alger a par ailleurs proposé d’abriter jeudi une réunion régionale des chefs de la diplomatie de Tunisie, d’Egypte, du Soudan, du Tchad, du Niger, ainsi que du Mali, dans une nouvelle tentative de trouver un règlement politique au conflit, face à la résurgence des violences dans le pays. C’est surtout une manière pour la diplomatie algérienne d’apporter sa pierre aux efforts de l’Union africaine pour prendre la main sur le dossier libyen alors que l’ingérence des pays occidentaux s’accroît et menace d’escalade un conflit déjà difficile à gérer. La République du Congo, dont le président Denis Sassou N’Guesso dirige le Comité de haut niveau de l’Union africaine (UA) sur la Libye abritera le 30 janvier, dans sa capitale Brazzaville une réunion consacrée à la crise libyenne. Les pays africains en sont du reste convaincus, c’est aux Africains de trouver une solution au conflit libyen.Thu, 23 Jan 2020 06:15:00 +0000editorial@africanews.com (Carole KOUASSI)http://fr.africanews.com/2020/01/23/l-afrique-a-trahi-la-libye-martele-museveni-a-propos-de-la-crise-libyenne/Le Rwanda élargit la gratuité du visa à l'OIF et au Commonwealthhttp://fr.africanews.com/2020/01/22/le-rwanda-elargit-la-gratuite-du-visa-a-l-oif-et-au-commonwealth/Le Rwanda ratisse large. Dans sa course à l’intégration et à la libre circulation, le pays d’Afrique de l’Est a rallongé sa liste de pays autorisés à entrer sur son territoire sans obligation de visa, incluant désormais les pays de la Francophonie et du Commonwealth. Le premier sommet Royaume-Uni – Afrique n’a pas été que l’heure des annonces pour Londres, en quête de partenaires pour sa période post-Brexit. La rencontre a également été l’occasion pour le Rwanda de se présenter en terres d’opportunités, notamment en termes de libre circulation. Son chef d’Etat, Paul Kagame, a du reste annoncé qu’au-delà du continent africain, il ouvrait les portes de son pays aux Etats membres de l’Organisation internationale de la Francophonie, mais également à ceux du Commonwealth, organisation que le Rwanda a rejoint en 2009. « Le Commonwealth est une communauté de valeurs, toujours d’actualité pour le monde d’aujourd’hui. Plus du tiers de ses États membres sont africains. Ce sont les raisons pour lesquelles le Rwanda a choisi d’adhérer en 2009 (…) À cet égard, nous envisageons bientôt d’exempter les citoyens du Commonwealth, ainsi que l’Union africaine et la Francophonie, du paiement des frais de visa lors de leur entrée au Rwanda », a déclaré le président Kagame. >>> LIRE AUSSI : Le Rwanda s’ouvre à tous les pays du monde en supprimant les visas Dans les faits, l’annonce n’est pas nouvelle, même si le président Kagame a profité du cadre du sommet Royaume-Uni – Afrique pour réitérer ses intentions. En effet, en 2017 déjà, Kigali avait promis que dès janvier 2018, tous les voyageurs du monde entier pouvaient séjourner au « pays des mille collines » durant 30 jours, sans disposer d’un visa. Le faisant, l’homme fort de Kigali espère attirer davantage d’investisseurs alors que l’Afrique se prépare à l’entrée en application de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zleca). Fort de son multilinguisme (français, anglais, swahili, kinyarwanda – ses langues officielles), le Rwanda entend par ailleurs surfer sur cette multiplicité pour capter des partenaires à travers le monde.Wed, 22 Jan 2020 22:02:00 +0000editorial@africanews.com (Carole KOUASSI)http://fr.africanews.com/2020/01/22/le-rwanda-elargit-la-gratuite-du-visa-a-l-oif-et-au-commonwealth/Cameroun : début à huis clos du procès de sept soldats accusés d'exécutions sommaireshttp://fr.africanews.com/2020/01/22/cameroun-debut-a-huis-clos-du-proces-de-sept-soldats-accuses-d-executions/Le procès de sept soldats camerounais accusés d’avoir froidement abattu deux femmes et deux enfants a débuté lundi au tribunal militaire de Yaoundé loin du regard du public, ont assuré à l’agence de presse Reuters deux sources judiciaires. Ces soldats répondent à une vidéo qui avait créé l‘émoi au Cameroun et au-delà, en juillet 2018. Diffusée sur les réseaux sociaux, la vidéo montrait une exécution sommaire menée par des soldats en tenue militaire du Cameroun contre deux femmes, dont l’une avec un bébé attachée au dos, accusées d’appartenir à la secte islamiste Boko Haram. Conduits sur une parcelle nue et aride, les deux femmes et l’enfant avaient froidement été abattus. Si Yaoundé avait initialement réfuté les accusations l’accablant, le gouvernement a fini par ouvrir une instruction visant sept soldats. Lundi, six d’eux présents au tribunal ont reconnu avoir participé à la tuerie, mais ont accusé leur commandant d’avoir donné l’ordre d’ouvrir le feu, rapportent des sources judiciaires à Reuters sous le couvert de l’anonymat. Des accusations démenties par le commandant. Pour l’heure, aucune indication n’a été faite sur la durée du procès, déjà reporté début janvier. Depuis plusieurs années, le Cameroun se bat pour éradiquer le groupe djihadiste Boko Haram qui a finit par s’ancrer dans l’Extrême-Nord du pays où il tente d‘établir un califat islamique. Une rude bataille au cours de laquelle le Cameroun est couramment accusé par des organisations de défense des droits de l’homme, dont Amnesty International, d’abus systématiques dont la torture ou des exécutions extrajudiciaires. Faux ! Rétorque le gouvernement. L’intrusion de Boko Haram dans le bassin du lac Tchad a coûté la vie à plus de 30 000 personnes et déplacé des millions de personne au cours de la dernière décennie, parties principalement du Cameroun, du Niger et du Tchad.Wed, 22 Jan 2020 22:00:00 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2020/01/22/cameroun-debut-a-huis-clos-du-proces-de-sept-soldats-accuses-d-executions/Le Nigeria s'organise pour contrer le nouveau coronavirus de Chinehttp://fr.africanews.com/2020/01/22/le-nigeria-s-organise-pour-contrer-le-nouveau-coronavirus-de-chine/Le Nigeria, pays le plus peuplé d’Afrique avec près de 200 millions d’habitants, a annoncé mercredi mettre en place des mesures strictes pour empêcher toute propagation du nouveau coronavirus, qui continue sa progression en Chine, pays où de nombreux Nigérians voyagent pour les affaires. “Les services des aéroports internationaux et le personnel du ministère nigérian de la Santé ont été alertés et ont renforcé leurs mesures de surveillance sur les ports d’entrées”, a indiqué le Centre nigérian de contrôle des maladies (NCDC) dans un communiqué publié mercredi soir. “Les voyageurs en provenance de Wuhan – ville au centre de la Chine – seront soumis à de nombreuses questions à leur arrivée, sur des symptômes possibles de la maladie et sur leur circuit de voyage”, a-t-il ajouté. “Le NCDC est en communication très rapprochée avec l’Organisation mondiale de la santé, qui surveille la situation à l‘échelle globale”, note le centre, soulignant que cinq cas porteurs du coronavirus avaient déjà été signalés en dehors des frontières chinoises (Thaïlande, Japon, Corée du Sud et Etats-Unis). Le Nigeria, pays très densément peuplé, avait craint une “épidémie urbaine apocalyptique” (OMS) lorsqu’un porteur du virus Ebola provenant de Sierra Leone était décédé à Lagos, mégapole de 20 millions d’habitants, en 2014, au pic de l‘épidémie qui a fait quelque 11.000 morts. Finalement, seules sept personnes sont mortes, sur 19 contaminées, grâce à la prise en charge rapide des autorités et de l’aide technique des organisations internationales présentes au Nigeria. Les autorités britanniques et italiennes ont également annoncé mercredi des mesures de surveillance des passagers en provenance de Wuhan. Le virus de la famille du Sras, est apparu en décembre dernier à Wuhan, dans le centre de la Chine. Il a fait 17 morts en Chine, où des centaines de personnes ont été infectées. Mercredi, le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies a averti qu’une “nouvelle propagation dans le monde est probable”, et a demandé “d’urgence” des données scientifiques supplémentaires “pour mieux comprendre le virus”. AFPWed, 22 Jan 2020 17:59:00 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2020/01/22/le-nigeria-s-organise-pour-contrer-le-nouveau-coronavirus-de-chine/Le Maroc intègre les eaux du Sahara occidental dans son espace maritimehttp://fr.africanews.com/2020/01/22/le-maroc-integre-les-eaux-du-sahara-occidental-dans-son-espace-maritime/Le Maroc a intégré mercredi les eaux du Sahara occidental dans son espace maritime, en adoptant deux lois élargissant sa compétence juridique sur cette ancienne colonie espagnole au statut toujours indéfini. “Ces lois visent à réactualiser l’arsenal juridique national”, en phase avec “la souveraineté totale du royaume sur ses frontières effectives, terrestres et maritimes”, a déclaré le ministre des Affaires étrangères, Nasser Bourita, avant l’adoption du texte au Parlement à Rabat. Ces lois, établissant la compétence juridique du Maroc sur l’espace maritime couvrant les eaux territoriales de Tanger (nord) à Lagouira, à la frontière mauritanienne, ont été adoptées à l’unanimité par les députés et saluée par des applaudissements. La question du statut du Sahara occidental, toujours considéré comme un “territoire non autonome” par l’ONU en l’absence d’un règlement définitif, oppose depuis des décennies le Maroc au Front Polisario, qui milite pour l’indépendance et réclame un référendum d’autodétermination. Cette vaste étendue désertique située au nord de la Mauritanie, bordée par environ 1000 km de côte atlantique, est en grande partie contrôlée par le Maroc, qui veut une “autonomie sous contrôle” pour la zone qu’il considère comme partie intégrante de son territoire. En gestation depuis des années, la délimitation des eaux, au statut toujours indéfini, a par le passé suscité des tensions entre le Maroc et l’Espagne, notamment après des explorations pétrolières dans la zone. Le dossier sera abordé vendredi à l’occasion de la première visite à Rabat de la nouvelle ministre espagnole des Affaires étrangères, Arancha Gonzalez, a indiqué M. Bourita après le vote. “Nous ne voulons pas imposer un fait accompli mais nous sommes prêts au dialogue avec l’Espagne dans le cadre de nos droits essentiels et souverains”, a-t-il dit devant le Parlement. Mi-décembre, le gouvernement espagnol avait rappelé au Maroc que la délimitation des frontières maritimes avec des pays voisins était régie par “un accord mutuel”. AFPWed, 22 Jan 2020 17:57:00 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2020/01/22/le-maroc-integre-les-eaux-du-sahara-occidental-dans-son-espace-maritime/Mali : le gouvernement fixe les législatives à mars et avrilhttp://fr.africanews.com/2020/01/22/mali-le-gouvernement-fixe-les-legislatives-a-mars-et-avril/Le gouvernement malien a fixé mercredi au 29 mars le premier tour de législatives, reportées depuis 2018, dans un contexte sécuritaire et politique dégradé, a annoncé son porte-parole, Yaya Sangaré. L’annonce des élections participe de l’effort en cours pour que les opérations militaires face à la propagation jihadiste aillent de pair avec une action politique rétablissant l’autorité ébranlée de l’Etat. Les alliés du gouvernement de Bamako et les experts conviennent que, sans cette approche politique, la crise malienne, non seulement sécuritaire mais multiforme, ne sera pas résolue. “Le collège électoral est convoqué le 29 mars 2020 sur toute l’étendue du territoire national pour l‘élection des députés à l’Assemblée nationale”, a tweeté le porte-parole du gouvernement, Yaya Sangaré. Le deuxième tour aura lieu “le 19 avril 2020 dans les circonscriptions où aucun candidat ou liste de candidats n’obtient la majorité absolue des voix”. L’actuel Parlement est issu des élections de 2013, qui avaient octroyé une majorité substantielle au président nouvellement élu, Ibrahim Boubacar Keïta. L’assemblée devait être renouvelée initialement en octobre et novembre 2018, après la reconduction de M. Keïta à la présidence. Mais les élections ont été repoussées à différentes reprises, d’abord à cause d’une grève des magistrats, ensuite en raison de la dégradation de la sécurité et des querelles politiques. Le mandat des députés a été prolongé en 2019 jusqu’au 2 mai 2020. Depuis 2012, le Mali a été la proie d’insurrections indépendantistes, salafistes et jihadistes meurtrières et de violences intercommunautaires qui ont fait des milliers de morts. AFPWed, 22 Jan 2020 17:42:00 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2020/01/22/mali-le-gouvernement-fixe-les-legislatives-a-mars-et-avril/32 morts dans une attaque dans une région disputée entre Soudan et Soudan du Sudhttp://fr.africanews.com/2020/01/22/32-morts-dans-une-attaque-dans-une-region-disputee-entre-soudan-et-soudan-du-sud/Au moins 32 personnes ont été tuées mercredi lors d’une attaque de présumés éleveurs soudanais contre un village de la région pétrolière d’Abyei, disputée entre Soudan et Soudan du Sud, a annoncé un responsable local. La région d’Abyei est contestée par les deux pays depuis que le Soudan du Sud a obtenu l’indépendance du Soudan en 2011. Des tensions existent depuis longtemps entre la communauté sud-soudanaise des Ngok Dinka et les éleveurs misserya soudanais qui traversent cette région pour que leurs bétail puisse se nourrir. Kuol Alor Kuol, administrateur en chef de la région, a précisé à l’AFP que des Misseriya lourdement armés et des miliciens avaient attaqué le village de Kolom tôt mercredi matin. “32 personnes ont été tuées, dont des femmes et des enfants, 24 blessées et 15 autres ont été enlevées, parmi lesquelles des enfants”, a ajouté Kuol Alor Kuaol, précisant que “20 maisons” avaient également été incendiées. Les blessés ont été hospitalisés dans la ville d’Agok dans un établissement géré par l’ONG Médecins sans frontières (MSF). En 2011, le Conseil de sécurité de l’ONU avait déployé une force de maintien de la paix dans la région après des combats qui avaient fait fuir 100.000 personnes. La Force intérimaire des Nations unies dans l’Abyei (UNISFA) est composée de 4.500 soldats éthiopiens. Le Conseil de sécurité avait prévenu en 2018 que la situation dans l’Abyei et le long de la frontière “continuait de constituer une menace grave à la paix internationale”. Il avait appelé les deux pays à effectuer des progrès concrets dans la délimitation de la frontière. AFPWed, 22 Jan 2020 17:40:00 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2020/01/22/32-morts-dans-une-attaque-dans-une-region-disputee-entre-soudan-et-soudan-du-sud/Libye : Alger accueille jeudi une réunion ministérielle régionalehttp://fr.africanews.com/2020/01/22/libye-alger-accueille-jeudi-une-reunion-ministerielle-regionale/L’Algérie accueillera jeudi une réunion des chefs de la diplomatie des pays voisins de la Libye, dans le cadre des efforts internationaux visant à parvenir à un règlement politique de la crise libyenne, a annoncé mercredi le ministère algérien des Affaires étrangères. “A l’initiative de l’Algérie”, Alger accueillera “une rencontre des ministres des Affaires étrangères des pays voisins de la Libye, avec la participation de la Tunisie, l’Egypte, le Soudan, le Tchad et le Niger”, selon un communiqué du ministère. Le texte précise que “le ministre des Affaires étrangères du Mali assistera également à cette rencontre au vu des implications de la crise libyenne sur ce pays voisin”. “Cette réunion s’inscrit dans le cadre des efforts intenses de l’Algérie de coordination et de concertation entre les pays voisins et les acteurs internationaux afin d’accompagner les libyens dans la voie du règlement politique de la crise à travers un dialogue inclusif entre toutes les parties”, souligne le ministère algérien. “Lors de cette rencontre, seront exposés les derniers développements en Libye (...) afin de permettre aux frères libyens de régler la crise de leur pays loin de toute ingérence, quelle qu’en soit la nature”, ajoute le communiqué. Soucieuse de rester à égale distance des deux camps en guerre en Libye et hostile à toute ingérence étrangère, l’Algérie — qui partage près de 1.000 kilomètres de frontière avec la Libye — a multiplié ces dernières semaines les consultations pour tenter de contribuer à une solution politique. Après le Premier ministre italien Giuseppe Conte et les chefs de la diplomatie française, turque, égyptienne et italienne, le président turc Recep Tayyip Erdogan est attendu dimanche à Alger pour deux jours. AFPWed, 22 Jan 2020 13:16:23 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2020/01/22/libye-alger-accueille-jeudi-une-reunion-ministerielle-regionale/Couleur, culture et chaos au célèbre carnaval de Rio au Brésilhttp://fr.africanews.com/2020/01/22/couleur-culture-et-chaos-au-celebre-carnaval-de-rio-au-bresil/La plus célèbre célébration de carnaval au monde a débuté dimanche à Rio de Janeiro. Le roi et la reine nouvellement élus de la fête de cette année ont reçu la clé de la ville de Marcelo Alves, président de l’Office de promotion du tourisme de la ville, un geste symbolique qui marque l’ouverture officielle du carnaval de Rio de Janeiro. Pour la première fois, 200 000 personnes sont descendues sur la plage de Copacabana. Des artistes se sont produits sur scène . Après la fin de l‘événement, des affrontements entre la foule et la police ont éclaté. Des gaz lacrymogènes et des balles en caoutchouc ont été tirés par la police pour disperser la foule .Wed, 22 Jan 2020 12:00:38 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2020/01/22/couleur-culture-et-chaos-au-celebre-carnaval-de-rio-au-bresil/Burundi : retraite en or pour Nkurunziza après le pouvoirhttp://fr.africanews.com/2020/01/22/burundi-le-repos-en-or-de-nkurunziza-apres-le-pouvoir/Au Burundi, une nouvelle loi accorde d’importants avantages matériels à tout président sortant élu au suffrage universel. Donc à Pierre Nkurunziza. C’est une décision des députés burundais. L’Assemblée nationale a adopté mardi une loi relative aux droits d’un ancien président de la République élu au suffrage universel. D’après le texte consulté par l’AFP, l’ex-locataire du palais Ntare Rushatsi Cambarantama aura droit à une allocation unique d’1 milliard de francs burundais (FBU) soit plus de 327 millions de francs CFA (près de 500 000 euros). Y compris une villa de haut standing. Ce n’est pas tout … Durant les sept premières années qui suivent la fin de son mandat, l’ex-président bénéficiera des mêmes traitements qu’un vice-président de la République en fonction. Et pour couronner le tout, il aura droit pour le reste de sa vie, à une indemnité égale aux émoluments d’un député. Mais pas tous les anciens présidents, précise la loi adoptée par 98 voix pour et 2 voix contre. Il s’agit du président élu au suffrage universel. Privilège dont Nkurunziza est jusqu’ici le seul bénéficiaire, contrairement à ces prédécesseurs comme Sylvestre Ntibantunganya (1994-1996) et Domitien Ndayizeye (2003-2005) issus des accords de paix. Sans parler de Pierre Buyoya (1987-1993, 1996-2003), arrivé au pouvoir par coup d‘État. S’il traduit dans les faits sa promesse de ne pas se présenter à la présidentielle de mai prochain, Pierre Nkurunziza, 55 ans dont 15 au pouvoir, est selon ce texte, promis à une « retraite » présidentielle dorée. Un diplomate en poste au Burundi sous couvert d’anonymat donne un avis mitigé sur la nouvelle loi : « Les avantages qu’on va octroyer au président en fin de mandat sont exorbitants si on tient compte de la crise que traverse le pays, mais la mesure est positive puisqu’elle semble indiquer très clairement que M. Nkurunziza ne se représentera pas comme il l’a promis ». >>> LIRE AUSSI : Burundi : Pierre Nkurunziza réaffirme son désir de quitter le pouvoir en 2020Wed, 22 Jan 2020 10:42:00 +0000editorial@africanews.com (John Ndinga Ngoma)http://fr.africanews.com/2020/01/22/burundi-le-repos-en-or-de-nkurunziza-apres-le-pouvoir/Bénin : une radio d'opposition licencie tous ses employés après sa suspensionhttp://fr.africanews.com/2020/01/22/benin-une-radio-d-opposition-licencie-tous-ses-employes-apres-sa-suspension/Les 41 employés de la radio privée Soleil FM qui émettait au Bénin et appartient à l’opposant Sébastien Ajavon, suspendue par les autorités audiovisuelles en décembre, ont été tous licenciés, a appris l’AFP mercredi. “Nous sommes en cessation d’activités puisque la radio est suspendue jusqu’à nouvel ordre par la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication”, la HAAC, a confié à l’AFP, Virgile Ahouansè, journaliste politique et délégué du personnel, qui a reçu sa lettre de licenciement mardi. Il s’est dit “désolé que l’instance investie par la constitution pour protéger la liberté de presse en arrive à une solution aussi radicale qui ne tient pas compte du droit à l’information des Béninois”.  A la mi-décembre, la radio, l’une des rares d’opposition au Bénin, avait reçu un courrier du président de la HAAC ordonnat “suspendre les émissions jusqu’à nouvel ordre”.  “Notre convention est arrivée à expiration. Nous avons introduit la demande de renouvellement dans le délai requis, mais la demande n’a pas abouti”, avait expliqué le rédacteur en chef de la station, Saturnin Djossou.  “C’est un véritable recul en matière de liberté d’expression dans notre pays”, regrette Franck Oké, juriste habitué des  débats politiques sur la radio, interrogé par l’AFP. “Une voix importante s’est éteinte. Il y a une volonté de ne plus voir Soleil FM exister au Bénin, une des rares voix dissidentes dans l’espace audiovisuel béninois”, a-t-il poursuivi. De nombreux auditeurs sur les réseaux sociaux ont déploré “la fin tragique d’une radio qui apportait beaucoup de contradictions dans le débat politique”.  “Drame social pour le personnel” Pour Zakiath Latoundi, présidente de l’Union des professionnels des médias du Bénin, c’est “un espace de liberté fermé et un drame social pour le personnel”. Le 28 novembre 2016, Soleil FM avait déjà été suspendue avant d’être autorisée à émettre à nouveau trois mois plus tard.  Depuis le mois d’octobre 2017, les fréquences de la radio étaient néanmois perturbées. Les médias béninois connaissent une situation difficile sous la présidence de Patrice Talon, élu en avril 2016.  Plusieurs journalistes ont été interpelés pour “désinformation” et un journaliste d’investigation a été récemment condamné à 18 mois de prison ferme pour avoir relayé des propos critiques contre le gouvernement sur Twitter.  Candidat à la présidentielle de 2016, Sébastien Ajavon était arrivé troisième, avant de se rallier à l’actuel président Patrice Talon. Mais les relations entre les deux hommes se sont vite dégradées, Sébastien Ajavon ayant été visé par la justice dans plusieurs affaires. Il vit actuellement en exil en France.   AFPWed, 22 Jan 2020 10:17:12 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2020/01/22/benin-une-radio-d-opposition-licencie-tous-ses-employes-apres-sa-suspension/Nigeria : sept soldats tués dans une attaque jihadistehttp://fr.africanews.com/2020/01/22/nigeria-sept-soldats-tues-dans-une-attaque-jihadiste/Sept soldats ont été tués mardi par de présumés jihadistes affiliés à l‘État islamique en Afrique de l’Ouest (ISWAP) qui ont attaqué une position militaire dans le nord-est du Nigeria, ont indiqué deux sources militaires à l’AFP. Les combattants, arrivés dans plusieurs camions équipés de mitrailleuses lourdes, ont attaqué une position militaire dans le village de Mainok, à 56 kilomètres de Maiduguri, la capitale de l‘État de Borno, sur la route menant à Damaturu, la capitale de l‘État voisin de Yobe.  “Nous avons perdu sept hommes dans l’attaque des terroristes. Deux soldats ont également disparu et cinq soldats ont été blessés”, a indiqué un militaire sous couvert de l’anonymat.  Un officier de la zone a confirmé ce bilan, ajoutant que les jihadistes avaient emporté deux camions militaires et trois mitrailleuses antiaériennes.  Le porte-parole de la police de l’Etat de Borno, Edet Okon, a de son côté publié un communiqué affirmant que ses hommes avaient récupéré quatre camions militaires, dont deux saisis lors de cette attaque. Les assaillants sont des membres présumés d’ISWAP, faction de Boko Haram affiliée au groupe de l’Etat Islamique depuis 2016.  Ce groupe vise particulièrement les bases militaires dans toute la région du lac Tchad et à la frontière entre le Nigeria et le Niger depuis mi 2018 et a tué des dizaines, voire des centaines de soldats.   Ces deux dernières semaines, quinze soldats ont péri dans deux attaques menées dans cette même zone entre Maiduguri et Damaturu.  Le conflit entre les forces armées nigérianes et Boko Haram-ISWAP a fait 35.000 morts et déplacé environ deux millions de personnes de leurs foyers depuis 2009. AFPWed, 22 Jan 2020 10:03:05 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2020/01/22/nigeria-sept-soldats-tues-dans-une-attaque-jihadiste/Tanzanie : le président Magufuli promet des élections "libres"http://fr.africanews.com/2020/01/22/tanzanie-le-president-magufuli-promet-des-elections-libres/Les élections générales en Tanzanie prévues fin 2020 seront “libres et équitables”, a affirmé mardi soir le président tanzanien John Magufuli, annonçant vouloir inviter des observateurs internationaux “pour constater la maturité de la démocratie” dans son pays. Le président Magufuli, 60 ans, devrait être candidat à sa succession pour un nouveau mandat de cinq ans, selon de nombreux observateurs tanzaniens.  “Nous veillerons à ce que les élections générales, qui sont importantes pour un pays démocratique, soient pacifiques, libres et équitables”, a déclaré M. Magufuli devant des diplomates étrangers et des hauts responsables de l’ONU lors d’un dîner à Dar es Salaam.  “Nous inviterons également des observateurs internationaux pour constater la maturité de la démocratie en Tanzanie”, a-t-il ajouté.  Le parti Chama Cha Mapinduzi (CCM) du président Magufuli a remporté 99% des quelque 16.000 postes de chef de rue et de village mis en jeu lors des élections locales de novembre dernier.  Selon Washington et Londres, ce scrutin avait manqué de crédibilité, pointant notamment les obstacles posés par les autorités tanzaniennes au dépôt de candidature des membres de l’opposition qui ont érodé la confiance dans le résultat des élections. Le Chadema, principal parti de l’opposition, a décidé début novembre de ne pas participer au scrutin, expliquant que ses candidats étaient victimes d’intimidation ou de règlements dont le but était de bloquer leur candidature. Cinq petits partis se sont joints au boycottage.  Surnommé “Tingatinga” (bulldozer en swahili), le président Magufuli a marqué les esprits depuis sa prise de fonction en 2015, en se montrant inflexible dans la lutte contre la corruption, mais il a aussi été critiqué pour son autoritarisme.  Fin octobre, Amnesty International et Human Rights Watch (HRW) ont dénoncé un recul inédit des libertés fondamentales sous son régime, qui a multiplié les actions répressives contre les médias, la société civile et l’opposition.   AFPWed, 22 Jan 2020 08:04:01 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2020/01/22/tanzanie-le-president-magufuli-promet-des-elections-libres/Burkina : 36 civils tués dans une attaque dans le Nordhttp://fr.africanews.com/2020/01/22/burkina-36-civils-tues-dans-une-attaque-dans-le-nord/Trente-six civils ont été tués lundi lors d’une attaque contre des villages du nord du Burkina Faso qui a adopté mardi une loi sur le recrutement de volontaires pour lutter contre les groupes jihadistes, dont les actions sont de plus en plus meurtrières et fréquentes. “Le gouvernement burkinabè a appris avec consternation et indignation, la mort de 36 Burkinabè dans la province du Sanmatenga, suite à une attaque terroriste”, a indiqué le ministre de la Communication, Remis Fulgance Dandjinou, dans un communiqué. “Le lundi 20 janvier 2020, un groupe armé terroriste a fait irruption dans le marché de Nagraogo, y a abattu 32 de nos concitoyens, brûlé le marché et, dans son repli, (en) a abattu quatre autres au niveau du village d’Alamou. Cette attaque a également fait trois blessés”. Deuil national Face à ces “attaques répétées” contre les populations, le gouvernement a lancé un appel à une “franche collaboration avec les Forces de défense et de sécurité et au renforcement de la solidarité entre Burkinabè”. Le président Roch Marc Christian Kaboré a décrété un “deuil national de 48 heures allant du mercredi 22 janvier au jeudi 23 janvier (...) Durant cette période, les drapeaux sont mis en berne sur tous les édifices publics. Les réjouissances populaires, les manifestations à caractère récréatif sont interdites”. Des centaines de personnes ont fui la zone pour se réfugier dans la ville de Kaya, selon des habitants de Kaya joints par l’AFP.   Située juste en dessous de la province du Soum (frontière malienne), la province de Sanmatenga est également très touchée par des attaques jihadistes. Elle accueille de nombreux camps de réfugiés et déplacés internes.  Volontaires locaux Le Parlement a adopté mardi à l’unanimité une loi permettant le recrutement de volontaires locaux dans la lutte antjihadiste.  Le recrutement de volontaires était une idée lancée par le président Roch Marc Christian Kaboré en novembre 2019 après l’attaque contre un convoi d’une société minière canadienne, qui avait fait 38 morts, dans l’Est.  Selon un document consulté par l’AFP, les volontaires, dont l’âge minimum est de 18 ans, seront recrutés dans leurs zones de résidence, après approbation des populations locales, en assemblée générale. Après une formation militaire de 14 jours, ils exerceront des missions de surveillance, d’information et de protection.  Sur le terrain, ces volontaires auront des armes légères, des moyens de communication et des moyens d’observation.  Leur tâche sera de fournir des informations et de défendre le territoire sur leur lieu de résidence en cas d’attaque en attendant que les forces de défense et de sécurité s’y déploient, selon le ministre de la Défense, Moumina Chériff Sy. Le Burkina Faso, frontalier du Mali et du Niger, est confronté à des attaques jihadistes, qui ont fait plus de 750 morts et 560.000 déplacés depuis 2015. Sous-équipées et mal entraînées, les forces de l’ordre burkinabè n’arrivent pas à enrayer la spirale de violences jihadistes.  Elles ont toutefois revendiqué une série de succès depuis deux mois, affirmant avoir tué une centaine de jihadistes au cours de plusieurs opérations. Selon l’ONU, les attaques jihadistes au Mali, au Niger et au Burkina ont fait 4.000 morts en 2019. Lundi, des experts en sécurité avaient présenté au président Kaboré un projet de nouvelle politique de sécurité pour le pays. AFPWed, 22 Jan 2020 06:18:36 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2020/01/22/burkina-36-civils-tues-dans-une-attaque-dans-le-nord/Bissau : la Cour suprême tente la clarté dans la confusion post-présidentiellehttp://fr.africanews.com/2020/01/22/bissau-la-cour-supreme-tente-la-clarte-dans-la-confusion-post-presidentielle/La Cour suprême de Guinée-Bissau a annoncé mardi attendre une vérification des procès-verbaux, mais non pas un nouveau comptage des voix du second tour de la récente présidentielle, en pleine querelle sur l’issue de cette élection. Plus de trois semaines après le scrutin du 29 décembre, le nom du vainqueur reste disputé, entre Umaro Sissoco Embalo, issu de l’opposition, et Domingos Simoes Pereira, du parti dominant PAIGC. Les résultats publiés par la commission électorale donnent M. Embalo vainqueur avec 53,55% des voix. Mais M. Pereira les conteste et la Cour suprême, qu’il a saisie, a rendu ces derniers jours deux arrêts maintenant le statu quo. La commission électorale estime “définitifs” les résultats qu’elle a annoncés.  Un arrêt rendu vendredi par la Cour suprême signifie toutefois qu’elle ne l’entend pas ainsi, mais les exigences exactes de la Cour donnent lieu à des interprétations contradictoires. Les avocats de M. Pereira disent que la cour ordonne de recompter. Le porte-parole de la Cour s’est présenté mardi devant la presse pour clarifier les choses. “Certains disent que l’arrêt exige de recompter les bulletins de vote”, a dit Salimo Vieira aux journalistes. Mais, a-t-il ajouté, “à aucun moment il n’a été question dans ce document de nouveau décompte des voix”. “L’arrêt parle de vérification des procès verbaux au niveau national”. “Il s’agit tout simplement de procéder à la vérification ininterrompue (d’une traite) de tous les procès-verbaux, du début à la fin, même si cela doit prendre plusieurs heures ou plusieurs jours, conformément aux dispositions du code électoral”, a-t-il dit. Les modalités pratiques de ces vérifications et leurs conséquences finales sur l’issue de l‘élection n’apparaissaient pas clairement mardi. Stabilité à tout prix L’un des enjeux majeurs de cette présidentielle est la stabilité de ce petit pays d’Afrique de l’Ouest de 1,8 million d’habitants en état de crise politique permanente. Une stabilité indispensable aux réformes nécessaires pour combattre les maux de cette ancienne colonie portugaise coincée entre Sénégal, Guinée et océan Atlantique : pauvreté, corruption, trafic de cocaïne en provenance d’Amérique du Sud à destination de l’Europe. Depuis son indépendance en 1974, la Guinée-Bissau a connu quatre coups d’Etat, seize tentatives et une valse continue de Premiers ministres. La présidentielle de 2014 a marqué le retour à un ordre constitutionnel jugé fragile. L’armée s’est tenue à l‘écart. Le général Biaguê Na Ntam, chef d‘état-major, a mis en garde mardi contre toute tentative d’agitation. “L’armée ne permetra plus de perturbations dans ce pays”, a-t-il prévenu lors d’une cérémonie de remise de diplômes militaires. “Si quelqu’un se lance dans une telle aventure, nous l’enverrons directement au cimetière”, a-t-il lancé. S’adressant aux troupes, il leur a demandé : “Si quelqu’un sort dans la rue pour menacer la paix sociale, où l’enverrez-vous?” “Au cimetière”, ont répondu les soldats. AFPWed, 22 Jan 2020 05:59:23 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2020/01/22/bissau-la-cour-supreme-tente-la-clarte-dans-la-confusion-post-presidentielle/Des jihadistes tuent un prêtre enlevé au Nigeriahttp://fr.africanews.com/2020/01/22/des-jihadistes-tuent-un-pretre-enleve-au-nigeria/Des jihadistes ont tué un prêtre qui avait été enlevé récemment dans le nord-est du Nigeria, a annoncé mardi la présidence du pays. Le révérend Lawan Andimi, dirigeant local de l’Association chrétienne du Nigeria, avait été enlevé par des hommes armés du groupe Etat islamique (EI) au début du mois de janvier dans l’Etat d’Adamawa. Dans un communiqué, le président nigérian Muhammadu Buhari a qualifié ce meurtre de “cruel, inhumain et délibérément provocateur”. Il a assuré que les responsables “paieraient un prix élevé pour leurs actions”. “Le président Buhari s’est déclaré désolé que les terroristes aient tué le leader religieux tout en exprimant au même moment leur volonté de le libérer par l’intermédiaire d’une tierce partie”, selon la présidence. Lawan Andimi est le dernier en date des chrétiens visés par les jihadistes. Auparavant, l’EI avait diffusé une vidéo du prêtre en captivité. Le mois dernier, l’EI avait affirmé avoir tué 14 chrétiens enlevés dans l’Etat de Borno (nord-est). Amnesty International a condamné le meurtre de Lawan Andimi et a appelé les autorités “à redoubler d’efforts pour sauver des centaines de civils toujours détenus” par les jihadistes.  “Depuis décembre, (le groupe islamiste) Boko Haram a lancé une escalade d’attaques contre les civils, les gens qui font la navette, les infrastructures et les facilités humanitaires dans le nord(est,” a ajouté l’ONG.  En dix ans, le conflit armé, qui s’est propagé au Niger, au Tchad et au Cameroun voisins, a fait selon les chiffres de l’ONU plus de 36.000 morts et deux millions de déplacés au seul Nigeria, provoquant une crise humanitaire majeure dans la région.  AFPWed, 22 Jan 2020 05:30:00 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2020/01/22/des-jihadistes-tuent-un-pretre-enleve-au-nigeria/Le Luanda leaks une "diversion du pouvoir" pour l'UNITA [Morning Call]http://fr.africanews.com/2020/01/22/le-luanda-leaks-une-diversion-du-pouvoir-pour-l-unita-morning-call/Nous de l’Unita, nous pensons que si d’un côté c’est une bonne chose, de l’autre côté nous pensons qu’on veut distraire la population d’un autre cas plus important qui est celui de la réalisation et la gestion des municipalités. Nous pensons que le MPLA est en train de faire non seulement un jeu qui est un peu dangereux pour le peuple, mais aussi fuit un cas qui est plus important qui est l’organisation des élections des municipalités affirme l’honorable Paulo Mango Alicerce .Wed, 22 Jan 2020 05:00:00 +0000editorial@africanews.com (Ruth LAGO)http://fr.africanews.com/2020/01/22/le-luanda-leaks-une-diversion-du-pouvoir-pour-l-unita-morning-call/Madagascar: recrutement de hauts responsables à la tête de l'Etat [Morning Call]http://fr.africanews.com/2020/01/22/madagascar-recrutement-de-hauts-responsables-a-la-tete-de-l-etatmorning-call/Depuis la mise en ligne de cette plateforme, plus de 200 dossiers de candidature ont été enregistrés pour tous les secteurs. Il est temps de nommer la bonne personne à la bonne place, assène-t-on à la présidence.Wed, 22 Jan 2020 05:00:00 +0000editorial@africanews.com (Ruth LAGO)http://fr.africanews.com/2020/01/22/madagascar-recrutement-de-hauts-responsables-a-la-tete-de-l-etatmorning-call/Les Russes rendent hommage à Vladimir Lénine, le premier dirigeant de l'Union soviétiquehttp://fr.africanews.com/2020/01/21/les-russes-rendent-hommage-a-vladimir-lenine-le-premier-dirigeant-de-l-union/Des centaines de partisans du Parti communiste russe ont marché mardi au mausolée de Vladimir Lénine pour marquer le 96ème anniversaire de sa mort. Les partisans du parti se sont rassemblés sur la Place Rouge de Mosow pour déposer des fleurs devant le tombeau où l’on peut voir le corps embaumé de Lénine – le premier dirigeant de l’Union soviétique. Le leader du parti communiste Gennady Zyuganov a prononcé un discours dans lequel il a décrit Lénine comme un révolutionnaire, en disant qu’il espérait que le président russe Vladimir Poutine étudierait l’héritage de Lénine.Tue, 21 Jan 2020 21:16:46 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2020/01/21/les-russes-rendent-hommage-a-vladimir-lenine-le-premier-dirigeant-de-l-union/Éliminatoires Mondial 2022 : les équipes africaines fixées sur leurs adversaireshttp://fr.africanews.com/2020/01/21/eliminatoires-mondial-2022-les-equipes-africaines-fixees-sur-leurs-adversaires/La FIFA et la CAF ont procédé mardi en Égypte au tirage sort des éliminatoires de la 22è coupe coupe du monde de football qui devrait se jouer du 21 novembre au 18 décembre 2022 au Qatar. Quarante, c’est le nombre de sélections qui vont rivaliser d’ardeur à partir de la première journée prévue en mars prochain afin de se qualifier pour le troisième tour des éliminatoires du mondial 2022. Et chaque équipe « grande » ou « petite » connaît désormais son adversaire. Ainsi qu’en ont décidé les mains innocentes choisies mardi lors du tirage au sort au Caire. Ainsi, le groupe A est composé de l’Algérie, du Burkina Faso, du Niger et de Djibouti. Dans le groupe B, on retrouve la Tunisie, la Zambie, la Mauritanie et la Guinée équatoriale. Le groupe C est composé du Nigeria, du Cap vert, de la RCA et du Liberia. Le Cameroun, toute première équipe africaine à atteindre les ¼ de finale, la Côte d’Ivoire, le Mozambique et le Malawi font partie du roupe D. Quant au Rwanda, au Mali, à l’Ouganda et au Kenya, la main innocente les logés dans le groupe E. S’agissant du groupe F, on pourrait l’appeler groupe des pétroliers, car on y retrouve des sélections trois grands producteurs africains de l’or noir : le Gabon, la Libye et l’Angola à coté desquels se trouve l‘Égypte, sept fois vainqueure de la CAN (1957, 1959, 1986, 1998, 2006, 2008 et 2010). Le Ghana, quart de finaliste au mondial 2010 est logé dans le groupe G aux côtés de l’Afrique du Sud, du Zimbabwe et de l‘Éthiopie. Le groupe H est composé du Sénégal (quart de finaliste mondial 2002), du Congo, de la Namibie et du Togo. Le groupe I est composé du Maroc, du Soudan, de la Guinée et de la Guinée-Bissau. La RDC, le Bénin, Madagascar et la Tanzanie font partie du groupe J. Sous la forme d’un championnat, les équipes s’affronteront en matches aller-retour. Les premiers de chaque groupe joueront ainsi les barrages prévus en novembre 2021. Ce sont donc les cinq vainqueurs des barrages qui valideront leurs tickets pour le Qatar.Tue, 21 Jan 2020 17:38:16 +0000editorial@africanews.com (John Ndinga Ngoma)http://fr.africanews.com/2020/01/21/eliminatoires-mondial-2022-les-equipes-africaines-fixees-sur-leurs-adversaires/RDC : au moins 15 morts et plusieurs disparus dans un naufragehttp://fr.africanews.com/2020/01/21/rdc-au-moins-15-morts-et-plusieurs-disparus-dans-un-naufrage/Au moins quinze personnes sont mortes et plusieurs autres sont portées disparues après le naufrage d’une embarcation sur un lac dans l’ouest de la République démocratique du Congo, a-t-on appris mardi de sources locales. “Le bilan provisoire du naufrage qui a eu lieu hier (lundi) à Bankay est de 15 morts et plusieurs disparus”, a déclaré à l’AFP Cosmos Mbo Wemba, maire d’Inongo dans la province de Mai-Ndombe. La pirogue transportait “une trentaine d’ hommes et de femmes” qui revenaient d’un enterrement à 35 km de là, a expliqué Firoger Balimba, journaliste d’une radio locale, joint au téléphone.  L’accident a eu lieu sur le lac Mai-Ndombe, après qu’une pièce de l’embarcation se fut cassée, a-t-il ajouté. Selon le maire d’Inongo Mbo Wemba, “il y a eu aussi un vent violent qui a secoué cette embarcation vétuste”, ajoutant que “les recherches des corps continuent”. Mai-Ndombe est l’une des provinces les plus enclavées de la RDC. Comme les autres régions de cet immense pays de 2,3 millions de km2 qui ne compte que très peu de routes praticables, les déplacements se font souvent sur le fleuve Congo, ses affluents et les lacs. Sur ces eaux, des naufrages ont régulièrement lieu, avec souvent des lourds bilans, en raison de la vétusté des embarcations, parfois surchargées. AFPTue, 21 Jan 2020 15:46:26 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2020/01/21/rdc-au-moins-15-morts-et-plusieurs-disparus-dans-un-naufrage/Mali : l'ex-putschiste Amadou Sanogo fixé sur son sort le 28 janvierhttp://fr.africanews.com/2020/01/21/mali-l-ex-putschiste-amadou-sanogo-fixe-sur-son-sort-le-28-janvier/La justice malienne se prononcera mardi prochain sur l‘éventuelle mise en liberté provisoire du général Amadou Sanogo, meneur d’un coup d’Etat en 2012 et détenu depuis six ans pour l’assassinat présumé de soldats contre-putschistes, a dit l’un de ses avocats. “La Cour d’appel va se prononcer mardi prochain (le 28 janvier) sur la demande. Il faut préciser que ni le parquet, ni la partie civile ne se sont opposés à cette liberté provisoire”, a dit à l’AFP un de ses avocats, Me Cheick Oumar Konaré. La Cour d’appel a confirmé l’information. La demande de liberté provisoire concerne aussi 12 co-détenus d’Amadou Sanogo.  Le coup d’Etat qui avait chassé du pouvoir le président Amadou Toumani Touré le 22 mars 2012 avait précipité la déroute de l’armée face à la rébellion à dominante touareg et aux groupes jihadistes liés à Al-Qaïda dans le nord du pays. La région était tombée sous la coupe des jihadistes qui avaient évincé les rebelles. Amadou Sanogo, alors obscur capitaine, avait participé à la sédition avec d’autres soldats qui reprochaient au président Touré d‘être incapable de faire face à la rébellion touareg en cours depuis quelques semaines. Quelques jours seulement après l’accession des putschistes au pouvoir, l’armée malienne avait perdu les villes de Gao ou Tombouctou. Sous la pression internationale, la junte avait fini par céder le pouvoir à des autorités civiles interimaires jusqu‘à l‘élection à la présidence, en août 2013, d’Ibrahim Boubacar Keita, encore en poste aujourd’hui. M. Keita avait élevé Amadou Sanogo au rang de général quatre-étoiles, promotion largement considérée comme politique. “Enlèvement et assassinat” Amadou Sanogo avait été ensuite arrêté fin 2013 pour son implication présumée dans la mort de 21 membres d’une unité d‘élite, les “Bérets rouges”, retrouvés dans un charnier. Opposés au coup de force de mars 2012, les “Bérets rouges” avaient vainement tenté un contre-putsch un mois plus tard avant d‘être pourchassés par les putschistes. Le procès d’Amadou Sanogo et d’une quinzaine de co-prévenus, tous des militaires, s‘était ouvert fin 2016 pour “enlèvement et assassinat, complicité d’enlèvement et d’assassinat”. Un des accusés est décédé, deux autres ont été remis en liberté. Le procès avait rapidement été ajourné et est bloqué depuis. Sa reprise avait été annoncée pour le 13 janvier, avant d‘être à nouveau reportée. Le gouvernement avait justifié ce report par la nécessité de maintenir “la cohésion des forces armées” selon la presse locale. Ces forces ont essuyé ces derniers mois de lourdes pertes face aux jihadistes, dans un contexte de grave détérioration sécuritaire. Les attaques des jihadistes se sont propagées dans le centre du pays et aux pays voisins, causant, avec les violences intercommunautaires, des milliers de morts, civils et combattants, et faisant redouter une déstabilisation de toute la région. AFPTue, 21 Jan 2020 15:32:41 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2020/01/21/mali-l-ex-putschiste-amadou-sanogo-fixe-sur-son-sort-le-28-janvier/Libye : l'ambassade américaine appelle à la reprise des opérations pétrolièreshttp://fr.africanews.com/2020/01/21/libye-l-ambassade-americaine-appelle-a-la-reprise-des-operations-petroliere/L’ambassade des Etats-Unis en Libye a appelé mardi à la reprise “immédiate” des opérations pétrolières dans ce pays, bloquées depuis samedi par des forces et tribus loyales au maréchal Khalifa Haftar. “Les opérations de la NOC (compagnie nationale libyenne de pétrole) doivent reprendre immédiatement”, a indiqué l’ambassade sur son compte Twitter. Elle a souligné sa “profonde préoccupation” après la suspension des exportations et de la production sur la plupart des sites pétroliers de ce pays déchiré par la guerre. Cette suspension “risque d’aggraver l’urgence humanitaire en Libye et d’infliger de nouvelles souffrances inutiles au peuple libyen”, d’après la même source. Des forces pro-Haftar ont bloqué samedi les principaux terminaux pétroliers de l’est de la Libye, à la veille d’un sommet international à Berlin qui a appelé à la fin des ingérences extérieures et à la relance du processus du paix. Les exportations ont été suspendues dans les ports du “croissant pétrolier”, poumon de l‘économie libyenne : Brega, Ras Lanouf, al-Sedra, al-Hariga et Zouitina. “La capacité de stockage de ces ports est limitée et la NOC se verra contrainte de cesser complètement la production de pétrole brut dès que la capacité de stockage maximale sera atteinte”, a indiqué lundi la compagnie dans un communiqué. La NOC a également déploré la fermeture des vannes d’une station de pompage dans le sud-ouest du pays, entraînant l’arrêt de la production sur deux importants champs pétroliers, al-Charara et al-Feel. Avec ces nouveaux blocages, les opérations pétrolières risquent d‘être quasiment totalement paralysées désormais dans le pays : la NOC a mis en garde contre une chute de la production de 1,2 million de barils par jour, alors que le pays produisait récemment 1,3 million en moyenne. La compagnie a dit s’attendre à un manque à gagner de 77 millions de dollars par jour. “Rappel brutal” Selon des experts, Washington est vivement opposé aux blocages des exportations du pétrole libyen, qui conduisent à une hausse du prix du brut. Le maréchal Haftar, homme fort de l’est libyen, mène depuis le 4 avril une offensive contre Tripoli, le siège du Gouvernement d’union (GNA) reconnu par l’ONU. L’arrêt des exportations d’or noir, qui représentent quasiment l’unique source de revenu pour les Libyens, est décrite par les pro-Haftar comme une mesure de protestation contre l’intervention turque en soutien au GNA. Selon Hamish Kinnear, le blocage des terminaux et champs pétroliers est “un rappel brutal par Khalifa Haftar que (ses forces) contrôlent la plupart des ressources pétrolières et gazières” du pays. “Le fait que la fermeture (des ports et champs pétroliers) ait coïncidé avec la conférence de Berlin, un sommet de haut niveau pour la paix en Libye (...) n’est pas un hasard. Haftar voulait montrer qu’il détenait un droit de veto sur accord de cessez-le-feu ou un éventuel accord politique”, a-t-il ajouté. L’accord international annoncé dimanche à Berlin offre un cadre aux efforts de pacification de la Libye. Mais la précarité du cessez-le-feu entre les forces du GNA et celles pro-Haftar, et plus largement les profondes divisions dans le pays, rendent l’issue de cette démarche très incertaine. Dans la déclaration finale, les participants ont appelé, entre autres, toutes les parties à garantir la sécurité des installations pétrolières et souligné leur “refus de toute tentative d’exploitation illégale des ressources énergétiques”. La production avait déjà plongé à moins de 500.000 barils/jour entre 2014 et 2016 en raison des violences autour des sites pétroliers et d’une lutte d’influence entre groupes rivaux souhaitant mettre la main sur la principale ressource du pays, en proie au chaos depuis la chute en 2011 de Mouammar Kadhafi. AFPTue, 21 Jan 2020 15:07:00 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2020/01/21/libye-l-ambassade-americaine-appelle-a-la-reprise-des-operations-petroliere/Côte d'Ivoire : levée d'immunité des parlementaires pro-Soro arrêtéshttp://fr.africanews.com/2020/01/21/cote-d-ivoire-levee-d-immunite-des-parlementaires-pro-soro-arretes/L’Assemblée nationale ivoirienne, où le pouvoir dispose d’une majorité absolue, a annoncé mardi avoir voté la levée de l’immunité parlementaire de cinq députés pro-Soro arrêtés après le retour avorté le 23 décembre de l’ex-chef rebelle Guillaume Soro, dont l’immunité a également été levée. “L’immunité parlementaire des députés est levée suite à un vote au scrutin secret des membres du bureau de l’Assemblée nationale”, selon le texte daté de lundi. La levée d’immunité de Loukimane Camara, Kando Soumahoro, Alain Lobognon, Mamadou Soro, Soumaila Yao ainsi que de Guillaume Soro, a été votée après “une requête du groupe RHDP” (Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix), coalition soutenant le président Alassane Ouattara, précise le communiqué.  La justice ivoirienne accuse l’ex-Premier ministre et ex-président de l’Assemblée nationale d’avoir préparé “une insurrection civile et militaire” pour s’emparer du pouvoir. M. Soro avait appris le 23 décembre qu’un mandat d’arrêt avait été lancé à son encontre alors qu’il était dans un vol le ramenant en Côte d’Ivoire après six mois d’absence à l‘étranger. Il avait alors fait demi-tour tandis que les forces de l’ordre avaient arrêté certains de ses proches dont les cinq députés. “C’est une situation totalement ubuesque. On baigne dans le non-droit, dans les vices de procédure. Un groupe parlementaire ne peut pas demander la levée de l’immunité de députés et encore plus le bureau de l’Asssemblée ne peut pas statuer sur la levée de l’immunité”, a réagi Louis Ouattara, un proche de M. Soro. Longtemps allié d’Alassane Ouattara, qu’il a aidé à accéder au pouvoir pendant la crise post-électorale de 2010-2011, Guillaume Soro s’est ensuite brouillé avec lui, jusqu‘à la rupture début 2019. Jusqu‘à cette affaire, M. Soro était considéré comme un challenger sérieux pour la présidentielle par les analystes politiques, qui le disent populaire, notamment auprès de la jeunesse. Dix ans après la crise post-électorale de 2010-2011 qui a fait 3.000 morts, la prochaine présidentielle s’annonce tendue. Les élections municipales et régionales de 2018 avaient été marquées par de nombreuses violences et des fraudes. AFPTue, 21 Jan 2020 12:24:31 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2020/01/21/cote-d-ivoire-levee-d-immunite-des-parlementaires-pro-soro-arretes/South African Airways annule une dizaine de vols dans un souci d'économiehttp://fr.africanews.com/2020/01/21/south-african-airways-annule-une-dizaine-de-vols-dans-un-souci-d-economie/La compagnie aérienne sud-africaine South African Airways (SAA), lourdement endettée, a annoncé mardi qu’elle annulait dix vols intérieurs et un vol international dans un souci de rationalisation de ses services et d‘économie. Une procédure de sauvegarde de l’entreprise a été lancée en décembre pour éviter la faillite du groupe public, incapable de payer la totalité des salaires en novembre à la suite d’une grève. Dix vols intérieurs entre Johannesburg, Le Cap et Durban ont été supprimés ainsi que la liaison directe entre Johannesburg et Munich. Les passagers des vols intérieurs annulés pourront voyager sur des vols de la compagnie soeur Mango, moins chère. Les passagers du vol international transiteront par Francfort et l’aéroport Heathrow de Londres. “Ces décisions sont conformes à la politique habituelle de SAA de révision de ses vols et de rationalisation de ses services”, a déclaré la compagnie dans un communiqué. “En outre, durant le processus de sauvegarde en cours, ces annulations sont une stratégie responsable pour conserver des liquidités et optimiser la position de la compagnie avant tout investissement supplémentaire”, ajoute-t-elle. Des changements supplémentaires de vols pourraient avoir lieu dans les jours à venir, précise SAA. Aucun bénéfice depuis 2011 Dans le cadre de la procédure de sauvegarde annoncée en décembre, la compagnie, qui n’a enregistré aucun bénéfice depuis 2011, doit recevoir 4 milliards de rands (248 millions d’euros, 273 millions de dollars), la moitié de la part de l’Etat et l’autre moitié d’organismes prêteurs. Le gouvernement est toujours à la recherche d’“une solution pour financer la compagnie”, a déclaré le ministre sud-africain des Finances, Tito Mboweni, au cours d’uhne conférence de presse la semaine dernière. Des médias locaux ont rapporté que SAA vendait neuf vieux Airbus pour se doter d’une nouvelle flotte. Deuxième compagnie d’Afrique après Ethiopian Airlines, South African Airways traverse depuis des années de très sérieuses turbulences. Elle affiche une dette de l’ordre de 9,2 milliards de rands (570 millions d’euros) et survit sous perfusion d’argent public. Elle emploie environ 5.200 personnes et sa cinquantaine d’avions desservent quelque 35 destinations nationales et internationales. AFPTue, 21 Jan 2020 11:59:19 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2020/01/21/south-african-airways-annule-une-dizaine-de-vols-dans-un-souci-d-economie/Ebola en RDC : infection d'un agent de santé vaccinéhttp://fr.africanews.com/2020/01/21/ebola-en-rdc-infection-d-un-agent-de-sante-vaccine/Un agent de santé congolais, pourtant vacciné contre la maladie à virus Ebola, a été contaminé par le virus de la fièvre hémorragique dans l’est de la République démocratique du Congo, ont indiqué mardi les autorités sanitaires. L’agent de santé a été contaminé à Beni, l’un des épicentres de l‘épidémie déclarée le 1er août 2018, selon le bulletin quotidien des autorités sanitaires. Au total, 167 agents de santé ont contacté la maladie et 41 sont morts, ajoute cette source. Ebola a tué en tout 2.237 personnes depuis la déclaration de l‘épidémie. L’agent avait reçu une dose du premier vaccin utilisé depuis août 2018, le rVSV-ZEBOV fabriqué par le groupe américain Merck Sharp and Dohme. “Il faut attendre 8 à 10 jours pour qu’il produise des anticorps pour être efficace”, ont expliqué les autorités sanitaires, ajoutant qu’une contamination est possible pendant ce délai. Quelque 270.138 personnes ont été vaccinées avec cette molécule. D’autres, au nombre de 6.317, ont été vaccinées avec un deuxième vaccin, introduit en octobre 2019 à titre préventif dans les zones où le virus est absent. Ce vaccin, produit par la firme Janssen Pharmaceuticals pour la société Johnson & Johnson, est administré en deux doses à 56 jours d’intervalle. Outre l’agent de santé, un autre cas confirmé a été enregistré à Beni en date du 20 janvier. Perturbations régulières “Ebola ne refait pas surface ici à Beni. Les cas que nous voyons ici à Beni sont importés de l’Ituri. Une fois le foyer en Ituri maîtrisé, il n’y aura plus de cas ici à Beni”, a déclaré vendredi le responsable congolais de la riposte anti-Ebola, le docteur Jean-Jacques Muyembe. Les activités de riposte contre la maladie sont régulièrement perturbées en raison de l’insécurité due à des violences armées en Ituri, où opèrent des groupes armés.  Trois personnes sont mortes fin novembre dans l’attaque d‘équipes anti-Ebola dans cette région. L’actuelle épidémie d’Ebola est la dixième sur le sol congolais depuis 1976 et la deuxième la plus grave de l’histoire après celle qui a fait quelque 11.000 morts en Afrique de l’Ouest en 2014. Elle a été déclarée “urgence de santé publique de portée internationale” par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) fin juillet. AFPTue, 21 Jan 2020 11:12:07 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2020/01/21/ebola-en-rdc-infection-d-un-agent-de-sante-vaccine/Visite du chef de la diplomatie française à Algerhttp://fr.africanews.com/2020/01/21/visite-du-chef-de-la-diplomatie-francaise-a-alger/Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, est arrivé mardi à Alger pour une brève visite consacrée aux dossiers bilatéraux mais aussi régionaux, au premier rang desquels la crise libyenne et le Sahel, a-t-on appris de source officielle algérienne.   Au cours de son déplacement, il s’entretiendra avec les nouveaux dirigeants algériens : son homologue Sabri Boukadoum, le Premier ministre Abdelaziz Djerad et le président Abdelmadjid Tebboune.   M. Le Drian est le premier ministre français à se rendre en Algérie —où a éclaté il y a près d’un an un puissant mouvement (“Hirak”) de contestation antirégime— depuis la visite de sa collègue de la Justice, Nicole Belloubet, fin janvier 2019. Un nouveau gouvernement a récemment été mis en place à Alger à la suite de l‘élection présidentielle du 12 décembre, massivement rejetée par le “Hirak”. Si elle est l’occasion de relancer les relations bilatérales, la visite du chef de la diplomatie française s’inscrit aussi dans le cadre des efforts internationaux visant à résoudre la crise libyenne. Elle survient deux jours après un sommet international à Berlin où les principaux pays concernés par le conflit en Libye ont promis de respecter un embargo sur les armes et de ne plus interférer dans ses affaires intérieures, afin de tenter de ramener la paix dans ce pays déchiré par la guerre civile. Le président Tebboune, présent à Berlin, a proposé d’accueillir désormais un “dialogue” entre toutes les parties libyennes afin “d‘éloigner le spectre de la guerre de toute la région”. L’Algérie, qui partage près de 1.000 kilomètres de frontière avec la Libye, a multiplié ces dernières semaines les consultations pour tenter de contribuer à une solution politique.  Après le Premier ministre italien Giuseppe Conte ainsi que les chefs de la diplomatie turque, égyptienne et italienne, le président turc Recep Tayyip Erdogan est attendu en début de semaine prochaine à Alger. AFPTue, 21 Jan 2020 10:07:36 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2020/01/21/visite-du-chef-de-la-diplomatie-francaise-a-alger/Au Cameroun, les chanteuses de bikutsi célèbrent la sexualité fémininehttp://fr.africanews.com/2020/01/21/au-cameroun-les-chanteuses-de-bikutsi-celebrent-la-sexualite-feminine/Des mots crus, des coups de reins à faire pâlir d’envie des âmes sensibles, … Au Cameroun, des chanteuses de bikutsi, danse née dans le centre et le sud, ne font pas dans la dentelle pour célébrer le plaisir sexuel féminin. (Re) Découverte. Il est une heure du matin au Quebec, un cabaret niché dans un coin chaud de Yaoundé où les bières défilent à un rythme effréné. Le public bout d’impatience. Enfin les percussions se mettent à résonner, la guitare s’excite, et les projecteurs illuminent des hanches qui ondulent, tournoient, convulsent. Des chanteuses de bikutsi font leur entrée. “J’ai envie de, envie de, envie de faire… j’ai envie de…”, entonnent-elles. “Fallait pas assurer wo oooho fallait pas bien dribbler wo oooho”... Des textes crus qui abordent les relations amoureuses et la sexualité, des métaphores hardies chantées par des voix chaudes et puissantes, des coups de reins vertigineux à en donner le tournis : voilà la savoureuse recette du bikutsi. Un rythme frénétique aux allures d’exutoire, originellement pratiqué par les femmes du centre et du sud du Cameroun, qui occupe depuis trois décennies le devant de la scène musicale de ce pays d’Afrique centrale. Robe en dentelle noire, caraco gris électrique, top au dessus du nombril et talons stillettos, les trois divas du soir reprennent en choeur un tube de Coco argentée, une des reines bikutsi du moment dont les vidéo accumulent des millions de vues sur YouTube. “J’ai mis ma vie en suspens pour ta carrière, j’ai sacrifié ma vie pour ton avenir et, une fois devenu cadre, tu m’as larguée”, chantent-elles avant de casser le dos, balançant leur bassin d’avant en arrière.  La plus jeune poursuit en solo : “Aujourd’hui je carbure en euro, espèce de looser, la vengeance est un plat qui se mange froid”... Dans la salle, des femmes de tous âge se lèvent et dansent avec elles. Les hommes tapent des mains, s’interpellent. Trois téméraires grimpent sur l’estrade se mesurer à elle. “Montre moi comment tu danses”, envoie l‘éffrontée au premier. “Doucement, j’ai dit doucement”, ordonne-t-elle au suivant. Épaules bombées et sourire en coin, le dernier fanfaron s‘élance, s’agenouille à hauteur de son pubis et oscille la tête vers la gauche, puis la droite. “Alors c’est comme ça que tu fais la danse ? “, lui envoie-t-elle, moqueuse, avant de le faire quitter la scène sous les exclamations d’un public hilare. “La queue de ma chatte” La plupart des chanteuses de bikutsi abordent sans détour la question du plaisir féminin. “Dans une société où on apprend aux jeunes filles à être réservées et discrètes, des femmes se sont mises à chanter haut et fort leurs envies sexuelles”, souligne Flora Amabiamina, qui enseigne les Lettres à l’Université de Douala. Des femmes comme K-Tino, la mère du bikutsi qui, au début des années 90, marquées par une vague de revendications démocratiques, enflammait les Camerounais autant qu’elle les choquait avec ses titres “La queue de ma chatte”, “Action 69” ou “le 7ème ciel”.  “En exprimant leurs désirs et en clamant leur droit au plaisir, tout en minorant parfois le rôle de l’homme, ces femmes s’affichent en maîtresse de leur sexualité”, ajoute la chercheuse.  Cette liberté de ton scandalisa à l‘époque une partie de l’opinion, qui accusa le bikutsi féminin d‘être immoral et pornographique, qualifié par exemple de “Chansons de Sodome et Gomorrhe”, ouvrage du philosophe camerounais Hubert Mono Ndjana qui fit grand bruit lors de sa publication en 1999.  Il faut dire que ces chansons aux paroles le plus souvent sexuellement explicites suscitent un tel engouement qu’elles passent en boucle lors des fêtes de famille, où les enfants se mettent eux aussi à les chanter à tue-tête, fait remarquer Mme Amabiamina.  Exutoire Même si la variante moderne de ce rythme traditionnel a été popularisée début des années 80 par des hommes, notamment avec la guitare électrique, les femmes “sont bien à l’origine” de ce genre musical, insiste l’universitaire.  Le bikutsi est né à l‘époque pré-coloniale dans les régions des ethnies fang, bulu et beti, dans le centre et le sud du Cameroun, où les femmes se retrouvaient entre elles après une dure journée de travail, sans les hommes, pour chanter et danser leurs joies, leurs peines et leurs frustrations.  Dans ce sas de liberté, certaines exprimaient par exemple la douleur de vivre au côté d’un mari violent, ou d’autres, encore, livraient aux plus jeunes les secrets d’un mariage réussi. Un “exutoire” dans ces “sociétés patriarcales”, où il était interdit à ces villageoises “d‘élever le ton en public”, révèle l’ethnomusicologue camerounais Jean Maurice Noah dans son ouvrage “Le Bikutsi du Cameroun”. “Je suis fière de perpétuer cet art de mes ancêtres”, lâche la jeune chanteuse Olivia Beyene à la sortie du Quebec. Elle essuie la sueur de son visage après une heure de show, tout en remerciant les clients venus la féliciter.  “Je suis fière, poursuit-elle, de continuer à chanter comme elles l’amour, la violence, les injustices, de porter moi aussi la voix des femmes camerounaises”.  AFPTue, 21 Jan 2020 09:43:29 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2020/01/21/au-cameroun-les-chanteuses-de-bikutsi-celebrent-la-sexualite-feminine/La ministre française des armées promet de nouvelles opérations dans le Sahelhttp://fr.africanews.com/2020/01/21/la-ministre-francaise-des-armees-promet-de-nouvelles-operations-dans-le-sahel/La ministre française des Armées Florence Parly a annoncé lundi à Bamako de nouvelles opérations militaires à venir dans la zone dite des trois frontières (Mali, Burkina Faso, Niger) où la France et ses alliés entendent concentrer leurs efforts contre l’expansion jihadiste. “De nouvelles opérations vont se développer dans les prochaines semaines dans cette zone très particulière des trois frontières”, a dit Mme Parly à des journalistes après avoir été reçue avec ses homologues suédois, estonien et portugais par le président Ibrahim Boubacar Keita. Elle n’a pas fourni plus de précisions. Mme Parly était en visite dans la sous-région pour mettre en œuvre les conclusions du sommet de Pau (sud-ouest de la France), qui a réuni une semaine plus tôt le président français Emmanuel Macron et ses homologues du G5 Sahel (Mali, Niger, Burkina, Tchad et Mauritanie) confrontés à l’escalade des violences jihadistes. Avant d’arriver au Mali lundi, elle était au Tchad. Sa visite a coïncidé avec un attentat suicide portant la marque de Boko Haram qui a tué neuf civils dans la province du lac Tchad. A Pau les présidents avaient affirmé leur volonté de faire porter l’effort militaire sur la région des trois frontières – effort en réalité déjà en cours selon les experts – où se sont concentrées les attaques meurtrières des jihadistes ces derniers mois. Ils avaient désigné l’Etat islamique au grand Sahara comme l’ennemi prioritaire. Le sommet de Pau, censé resserrer les liens face à un sentiment anti-français de plus en plus palpable dans les pays concernés, avait aussi débouché sur l’annonce de la création d’une “coalition pour le Sahel” rassemblant le G5 Sahel, la France, les autres partenaires déjà engagés et tous les pays qui voudront s’y joindre. Cette coalition comprendrait le groupement de forces spéciales européennes Takuba auquel Paris s’emploie à rallier plusieurs pays. L’Estonie, qui participe déjà à la mission antijihadiste française Barkhane avec 50 hommes, s’est engagée à en fournir une quarantaine d’autres pour Takuba. Mme Parly a effectué le déplacement sahélien avec ses homologues estonien, suédois et portugais et a publié sur son compte Twitter une photo de ce “format inédit” avec ses trois collègues au quartier général des Nations unies à Bamako. La Suède commande actuellement la mission de l’ONU au Mali. Mme Parly a exprimé lundi sa confiance dans la participation de pays européens à Takuba. Elle a aussi affirmé la fermeté de l’engagement au Sahel. “Le message est assez clair: nous voulons poursuivre la lutte contre le terrorisme parce que ce qui se passe au Sahel, l’insécurité qui prévaut au Sahel actuellement, est aussi une insécurité pour nous tous Européens”, a-t-elle dit. AFPTue, 21 Jan 2020 09:16:50 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2020/01/21/la-ministre-francaise-des-armees-promet-de-nouvelles-operations-dans-le-sahel/CAN 2020 de Futsal : la compétition vire au dossier politiquehttp://fr.africanews.com/2020/01/21/can-2020-de-futsal-la-competition-vire-au-dossier-politique/Les protestations se multiplient en Algérie à l’approche de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2020 de futsal, attribuée au Maroc, qui a décidé de l’organiser au Sahara occidental, dans la partie de ce territoire disputé qu’il considère comme sien. Cette compétition de futsal, discipline apparentée au football, doit se tenir du 28 janvier au 7 février à Laâyoune, la ville la plus importante de ce territoire désertique dont le devenir oppose depuis des décennies le Maroc et les indépendantistes du Front Polisario, alliés d’Alger. En ligne avec les positions d’Alger sur le dossier du Sahara occidental, le Comité olympique algérien (COA) a demandé à la Confédération africaine de football (CAF) “d‘éviter tout acte ou manoeuvres d’essence politique (...) contraires aux dispositions de la Charte olympique”, dans un communiqué publié dimanche. Car pour Alger, laisser Rabat organiser un championnat à Laâyoune revient à cautionner la position du Maroc, qui considère le Sahara occidental comme partie intégrante de son territoire depuis le départ des colons espagnols. Le COA a emboîté le pas à la Fédération algérienne de football (FAF) qui a récemment fustigé, dans une lettre au président de la CAF, “cette décision à connotation politique” qui “prône la division au sein de la famille de la CAF”. La FAF a fait savoir qu’elle ne prendrait pas part, si elle est conviée, aux festivités du 63e anniversaire de la CAF qui doivent avoir lieu dans la foulée de la CAN de futsal à Laâyoune, la capitale du Sahara occidental. Le Comité national algérien de solidarité avec le peuple sahraoui s’en est pris directement au président de la CAF, le Malgache Ahmad Ahmad, accusé de “couvrir, sinon être complice d’une politisation outrancière des événements sportifs”. Et une association algérienne de promotion du sport féminin a pour sa part “dénoncé l’instrumentalisation politique du sport”. Conformément à la position de Pretoria sur le Sahara occidental, la Fédération sud-africaine de football (SAFA) a, elle, décidé de retirer son équipe de la compétition parrainée par le géant pétrolier Total. Héritage des lignes de partage de la Guerre froide, le Congrès national africain (ANC) soutient le Front Polisario. La question du statut du Sahara occidental, toujours considéré comme un “territoire non autonome” par l’ONU en l’absence d’un règlement définitif, oppose depuis des décennies le Maroc au Front Polisario. Cette étendue désertique située au nord de la Mauritanie est en grande partie contrôlée par le Maroc, qui veut une “autonomie sous contrôle” dans cette zone. Soutenu par l’Algérie, le Front Polisario milite pour l’indépendance et réclame un référendum d’autodétermination. Les discussions pour un règlement politique sont au point mort depuis des décennies, malgré une récente tentative de relance de l’ONU. AFPTue, 21 Jan 2020 08:15:00 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2020/01/21/can-2020-de-futsal-la-competition-vire-au-dossier-politique/Exploration pétrolière : la Turquie lorgne aussi vers la Somaliehttp://fr.africanews.com/2020/01/21/exploration-petroliere-la-turquie-lorgne-aussi-vers-la-somalie/La Turquie continue de ratisser des partenaires sur le continent dans le cadre de l’exploration pétrolière. À en croire le président turc Recep Tayyip Erdogan, la Somalie a sollicité les services d’Ankara pour forer du pétrole dans ses eaux. « Il y a une offre de la Somalie », a indiqué le dirigeant. « Ils disent + il y a du pétrole dans nos mers. Vous menez ces opérations avec la Libye, mais vous pouvez également les faire ici +. C’est très important pour nous », a déclaré Erdogan cité par le média NTV. « Par conséquent, nous prendrons des mesures pour nos opérations là-bas. » L’information relayée par l’agence de presse Reuters ne fait pas mention d’une déclaration officielle des autorités somaliennes confirmant ces informations. Il y a quelques semaines, la Turquie a obtenu un accord controversé avec le Gouvernement libyen d’union nationale (GNA) de Fayez al-Sarraj concernant la délimitation maritime pour faire valoir des droits sur l’exploitation des hydrocarbures. Cet accord, de l‘œil de l’Union européenne et de certains riverains de la Méditerranée orientale dont la Grèce, Chypre, Israël et l’Egypte, devrait aider Ankara à forer du pétrole dans les eaux chypriotes, au mépris du droit international. Ces facteurs économiques et géopolitiques ont davantage attisé les tensions dans le conflit libyen alors que chaque puissance protège désormais ses intérêts au détriment des populations libyennes.Tue, 21 Jan 2020 07:00:00 +0000editorial@africanews.com (Carole KOUASSI)http://fr.africanews.com/2020/01/21/exploration-petroliere-la-turquie-lorgne-aussi-vers-la-somalie/Brazzaville se mobilise contre le trafic de faux médicamentshttp://fr.africanews.com/2020/01/21/brazzaville-se-mobilise-contre-le-trafic-de-faux-medicaments/Le gouvernement congolais vent débout contre les médicaments de la rue. Pour sensibiliser les acteurs du secteur de la santé et les populations, la capitale Brazzaville a abrité du 14 au 18 janvier un atelier de formation sur la pharmacovigilance, censé semer les bases de la lutte contre le phénomène. Le long des principales artères de Brazzaville, ou encore au marché Total au nord de la capitale politique congolaise, plusieurs étalages de médicaments dits “de la rue” ont été érigés à la merci de la poussière, des intempéries et du soleil. Hermann Stéphane Mabiala, est l’un des vendeurs. Pour lui, ces médicaments sont autant efficaces que ceux vendus en pharmacie. « Premièrement, ce sont presque les mêmes molécules. Pour moi qui suis vendeur, je peux dire que ça soigne comme tous les autres médicaments vendus en pharmacie ou ailleurs. Mais, la conservation c’est ce qui nous fait mal à l’oreille parce que voir ces médicaments exposés au soleil, c’est un peu absurde », admet-il. Il n’est pas le seul à penser ainsi. Les faibles revenus financiers parviennent à convaincre des habitants de la capitale de “l’efficacité” de ces médicaments prohibés. Ils estiment en effet que ces produits coûtent moins cher que ceux des pharmacies, pour le même effet. « Je préfère acheter dans la rue parce qu’en pharmacie, souvent, l’argent ne répond pas. On peut te prescrire une ordonnance, tu entres en pharmacie pour demander les prix, mais l’argent souvent à notre disposition permet d’acheter seulement dans la rue. Qu’on nous pardonne d’acheter dans la rue », confie Riva Massa, un consommateur des médicaments de la rue. D’autres par contre sont bien d’avis que les médicaments de la rue sont dangereux et tuent. « J’aime aller en pharmacie parce que les produits dans la rue, ça ne marche pas trop. Tout est exposé au soleil. Je n’aime pas trop prendre ça. Ce n’est pas bien de vendre les médicaments en pleine route. En pharmacie, ils sont plutôt bien conservés. Pour garder ma vie, ma santé… Je préfère acheter en pharmacie », milite Dany Massamba. Et pour juguler ce phénomène, Brazzaville, la capitale politique congolaise a abrité du 14 au 18 janvier un atelier de formation des acteurs de la santé sur la pharmacovigilance. « En pensant à cela, on se rend compte qu’on ne peut pas véritablement lutter contre les faux médicaments si le système de pharmacovigilance n’est pas bien assis parce que c’est par la pharmacovigilance qu’on pourra renforcer le système de lutte contre ces substances », assure Dr Edrène Mampouyath qui officie au ministère congolais de la Santé. L’initiative congolaise intervient alors que le phénomène de faux médicaments reste proéminent sur le continent en dépit des saisies record qui se font sur le terrain. Selon de récents chiffres, près de 100 000 décès en Afrique sont attribués chaque année au commerce illicite de médicaments.Tue, 21 Jan 2020 05:45:00 +0000editorial@africanews.com (Erika JOCIA)http://fr.africanews.com/2020/01/21/brazzaville-se-mobilise-contre-le-trafic-de-faux-medicaments/Tunisie : un ex-ministre des Finances désigné Premier ministrehttp://fr.africanews.com/2020/01/20/tunisie-un-ex-ministre-des-finances-designe-premier-ministre/L’ancien ministre tunisien des Finances Elyes Fakhfakh a été désigné lundi soir chef du futur gouvernement par le président Kais Saied, avec la difficile mission de constituer d’ici un mois une équipe susceptible de convaincre un Parlement morcelé. Trois mois et demi après les élections, il s’agit de la deuxième tentative pour former un gouvernement. Un premier formé sous la houlette du parti d’inspiration islamiste Ennahdha a été nettement rejeté par les députés le 10 janvier. En cas de second échec, le pays s’acheminerait vers de nouvelles législatives, repoussant encore les réformes attendues pour relancer l‘économie. Le président Saied “a chargé lundi M. Fakhfakh de former un gouvernement dans les plus brefs délais”, a indiqué la présidence de la République dans un communiqué. Elyes Fakhfakh, 47 ans, a été nommé ministre du Tourisme fin 2011 avant de devenir en décembre 2012 ministre des Finances jusqu’en janvier 2014. Ingénieur et manageur formé en France, il est rentré en Tunisie en 2006 après plusieurs années d’expatriation, et il y a dirigé le groupe automobile tunisien Cortel, devenu Caveo. Il s’est engagé en politique après la révolution de 2011, auprès du parti social-démocrate Ettakatol, qui s‘était allié à Ennahdha au sein du cabinet de “la troïka”, jusqu’en 2014. M. Fakhfakh a été candidat à la présidentielle en 2019 au nom de ce parti, mais n’avait convaincu que 0,34 % des électeurs au premier tour. Le gouvernement sortant, dirigé par le Premier ministre Youssef Chahed, en place depuis 2016, gère actuellement les affaires courantes. Le candidat initialement désigné par Ennahdha, Habib Jemli, avait échoué à rassembler suffisamment de partis pour former une coalition gouvernementale et avait fini par présenter un cabinet associant technocrates, politiques de second rangs et hauts fonctionnaires. La Tunisie a célébré le 14 janvier le neuvième anniversaire de la chute de l’ancien dictateur Zine el Abidine Ben Ali dans une atmosphère morose sur le plan économique. Le pays peine toujours à répondre aux attentes sociales de sa population alors que le plan d’aide du Fonds monétaire international entamé en 2016 s’achève en avril. AFPMon, 20 Jan 2020 22:55:00 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2020/01/20/tunisie-un-ex-ministre-des-finances-designe-premier-ministre/Libye : que peut-on réellement attendre de la conférence de Berlin ?http://fr.africanews.com/2020/01/20/libye-que-peut-on-reellement-attendre-de-la-conference-de-berlin/Dimanche, à Berlin, la capitale allemande, une dizaine de leaders du monde entier se réunissaient pour trouver une issue favorable au conflit libyen. Ou du moins, pour essayer de faire parler d’une seule les pays occidentaux qui ont nourri d’importants intérêts dans ce conflit. À Berlin, il a été question qu’application stricte du cessez-le-feu négocié par la Russie et la Turquie, du désarmement des milices impliquées dans le conflit, de la préparation des pourparlers de Genève ou encore d’une meilleure répartition des revenus pétroliers entre les différents protagonistes. En gros, les pays qui y participaient, en l’occurence la Russie, la Turquie, l’Algérie, l’Italie, le Congo… ont tous fait vœux pieux de participer à l’effort de paix en Libye. Et c‘était bien là l’une des recommandations de l’ONU qui a prévenu des conséquences néfastes de l’instance des interférences étrangères dans ce conflit. Des positions toujours aussi tranchées Quid des principaux protagonistes, le chef du gouvernement d’union nationale – Fayez Al-Sarraj – reconnu par l’ONU et de son rival le maréchal Haftar qui a initié une offensive en avril dernier afin de déloger le gouvernement de Tripoli, amplifiant ainsi les tensions dans le pays ? Difficile de connaître la position de ces deux acteurs d’autant qu’ils se sont murés dans un silence assourdissant avant même la clôture de la conférence. Les deux hommes ont refusé de se rencontrer et n’apparaissaient sur aucune des photos de famille encore moins aux cérémonies de signature des différents accords. Le maréchal Haftar aurait, lui, refusé de signer l’accord. Ce lundi, la situation en Libye illustrait bien les disparités entre les deux camps. Les forces d’Haftar ont continué d’occuper les terminaux pétroliers question de maintenir la pression économique sur les rivaux de Tripoli. La Libyan National Oil Corporation (NOC) a du reste signalé que des forces directement sous les ordres de Haftar avaient bloqué les exportations de pétrole des ports de Brega, Ras Lanuf, Hariga, Zueitina et Sidra. Des pipelines stratégiques ont par ailleurs été bloqués, restreignant la production à 72 000 barils/jour. Le plus bas niveau depuis 2011. Autre fait marquant, les armes ont continué de parler par intermittence au sud de Tripoli dans la nuit de dimanche à lundi, malgré le cessez-le-feu en vigueur depuis le 12 janvier. Des tirs d’armes lourdes ont aussi été entendus depuis le centre-ville, avant qu’un calme relatif ne revienne. “Réconcilier” les occidentaux Bien que l’Union européenne et l’accord international de Berlin penchent pour un embargo des armes à destination de la Libye, sur le terrain, le démantèlement des forces, notamment étrangères est moins discutée. La Turquie a défendu la présence de ses troupes en Libye arguant que la Russie y avait déployé 2 500 agents de sécurité. Ankara fait par ailleurs état de la présence de soldats soudanais, du Tchad et du Niger au profit du maréchal Haftar. La Turquie elle-même a déployé plusieurs milliers de combattants syriens. Une forte présence militaire de part et d’autre qui pourrait conforter les protagonistes libyens dans leurs positions et continuer d’envenimer la situation. Même si de l’avis des experts la conférence de Berlin offre un cadre adéquat pour implémenter la paix en Libye, il faudrait avant tout parvenir à un accord concret et sincère sur les occidentaux pour espérer trouver un terrain d’entente politique à cette crise qui s’achemine dangereusement vers sa dixième année.Mon, 20 Jan 2020 22:13:00 +0000editorial@africanews.com (Carole KOUASSI)http://fr.africanews.com/2020/01/20/libye-que-peut-on-reellement-attendre-de-la-conference-de-berlin/La Gambie réitère ses menaces d'arrestation de l'ex-président Jammehhttp://fr.africanews.com/2020/01/20/la-gambie-reitere-ses-menaces-d-arrestation-de-l-ex-president-jammeh/Les manifestations des supporters de l’ancien président gambien Yahya Jammeh ne semblent pas émouvoir les actuelles autorités de Banjul. Le ministre de la Justice Abubacarr Tambadou a indiqué dimanche que si M. Jammeh retournait en Gambie, il serait immédiatement arrêté et poursuivi pour les crimes présumés qu’il aurait commis durant ses 22 ans de pouvoir. Il s’est exprimé dans un discours consacré à la nouvelle année judiciaire en Gambie. En plus de la mobilisation de ses soutiens, Yahya Jammeh a indiqué dans un récent enregistrement diffusé sur les réseaux sociaux qu’il réclame le respect de ses droits, notamment celui de rentrer. Des milliers de ses partisans ont également manifesté jeudi dans la capitale Banjul pour réclamer son retour d’exil. Cette polémique survient alors que les travaux de la Commission Vérité Réconciliation doivent reprendre en ce début de semaine.Mon, 20 Jan 2020 17:10:00 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2020/01/20/la-gambie-reitere-ses-menaces-d-arrestation-de-l-ex-president-jammeh/