Flux RSS Africanewshttp://fr.africanews.com/feed/rssRecevez gratuitement toutes les actualités publiées sur africanews.com, en vous abonnant à un de nos flux RSS.Tue, 16 Oct 2018 11:05:47 +0000Le crabe bleu de Tunisie dénommé "Daech" devenu proie priséehttp://fr.africanews.com/2018/10/16/le-crabe-bleu-de-tunisie-denomme-daech-devenu-proie-prisee/Les pêcheurs du sud tunisien ont surnommé ce redoutable prédateur marin “Daech”, en référence à l’acronyme arabe du groupe Etat islamique. Mais, désormais, le crabe bleu est à son tour en train de devenir une proie. Présente notamment dans l’océan Indien, le Pacifique et la mer Rouge, cette étrille aux pattes bleutées est apparue fin 2014 dans le golfe de Gabès (sud-est) et a rapidement proliféré, ayant trouvé sur ce littoral un environnement favorable et une nourriture abondante. “Ces crabes sont “rapidement devenus une malédiction (...). Ils dévorent les bons poissons”, daurade, loup, rouget et cisaillent les filets, explique Jamel Ben Jemaa Zayoud, pêcheur sur l‘île de Djerba. La situation est en train de se renverser: en 2017, l‘État tunisien a lancé un plan pour exploiter et valoriser le redoutable crustacé. Des pêcheurs ont été formés pour attraper ce crabe et le ministère subventionne le prix d’achat: pour un kilo pêché et vendu en moyenne 1,8 dinar (55 centimes d’euro), l‘État verse 600 à 800 millimes supplémentaires (entre 18 et 24 centimes d’euro). La Tunisie a produit 1.450 tonnes de crabe bleu sur les sept premiers mois de 2018, selon le ministère de l’Agriculture, pour une valeur de neuf millions de dinars (environ trois millions euros).Tue, 16 Oct 2018 11:05:47 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2018/10/16/le-crabe-bleu-de-tunisie-denomme-daech-devenu-proie-prisee/Côte d'Ivoire : l'élection municipale annulée dans une commune d'Abidjanhttp://fr.africanews.com/2018/10/16/cote-d-ivoire-l-election-municipale-annulee-dans-une-commune-d-abidjan/L‘élection municipale de Port Bouët, une commune populaire d’Abidjan, a été annulée en raison d’incidents violents, selon un communiqué de la Commission électorale indépendante (CEI) ivoirienne publié mardi. Alors que la CEI locale de Port-Bouët s’apprêtait à compiler les résultats après la fin du scrutin samedi, “des vandales ont fait irruption dans la salle et ont méthodiquement détruit tous les procès-verbaux, rendant toute compilation impossible”, selon le communiqué. Selon un habitant de Port Bouët s’exprimant sous couvert d’anonymat, au moins cinq centres de vote n’ont pas pu ouvrir le jour du scrutin, empêchant de nombreux électeurs de voter.  Le scrutin opposait le ministre du Tourisme Fofana Siandou, du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP), le parti au pouvoir, à Sylvestre Emmou, du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI). Les deux candidats revendiquaient la victoire et des incidents avaient éclaté dimanche dans la commune opposant les partisans des deux camps. Le PDCI a quitté avant les élections l’alliance gouvernementale formée avec le RHDP (issu du Rassemblement des républicains, le parti du président Alassane Ouattara) depuis 2011, et les deux formations sont désormais à couteaux tirés. Un nouveau scrutin devra se tenir à Port Bouët dans un délai d’un mois, selon la CEI. Depuis la campagne électorale jusqu’après le scrutin, les élections municipales et régionales couplées ont été émaillées de violences et d’incidents à travers tout le pays, ayant fait au moins quatre morts, et entachées par de nombreuses accusations de fraudes. Ces élections devaient permettre aux différents partis politiques de mesurer leurs forces avant le scrutin présidentiel de 2020, qui occupe déjà la scène politique. >>> LIRE AUSSI : La bonne gouvernance électorale, facteur d’une paix durable en Afrique >>> LIRE AUSSI : Côte d’Ivoire : aux urnes pour les élections municipales et régionales >>> LIRE AUSSI : Côte d’Ivoire : le PDCI accuse le pouvoir de comploter pour le faire disparaître >>> LIRE AUSSI : Côte d’Ivoire – municipales : quand Abobo divise le parti au pouvoir AFPTue, 16 Oct 2018 11:54:11 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2018/10/16/cote-d-ivoire-l-election-municipale-annulee-dans-une-commune-d-abidjan/Zimbabwe : le vice-président en Afrique du Sud pour des soinshttp://fr.africanews.com/2018/10/16/zimbabwe-le-vice-president-en-afrique-du-sud-pour-des-soins/Le vice-président zimbabwéen poursuit son traitement médical en Afrique du Sud, où il séjourne depuis plusieurs jours. Constantino Chiwenga a été légèrement blessé en juin à Bulawayo, la deuxième ville du Zimbabwe dans l’explosion d’une grenade au cours d’un rassemblement électoral du parti au pouvoir. Un incident qui avait également causé la mort de deux personnes et d’une cinquantaine d’autres. Depuis près de 2 semaines, les spéculations sur son état de santé ont commencé à circuler après que ce dernier a disparu de la scène publique. “Chiwenga récupère bien dans un hôpital sud-africain où il reçoit une attention médicale minutieuse à la suite de l’incident à la bombe de Bulawayo en juin, a déclaré le gouvernement”, sur son site internet le quotidien gouvernemental Herald, selon lequel il est parti en avion pour l’Afrique du Sud le 9 octobre. Général à la retraite, Constantino Chiwenga (61 ans), ancien chef de l’armée qui a dirigé le coup de force en novembre 2017 ayant abouti au départ du pouvoir de Robert Mugabe, avait accédé à l’un des deux postes de vice-président. AFPTue, 16 Oct 2018 10:03:44 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2018/10/16/zimbabwe-le-vice-president-en-afrique-du-sud-pour-des-soins/Comores : poursuite des affrontements armés sur l'île d'Anjouanhttp://fr.africanews.com/2018/10/16/comores-poursuite-des-affrontements-armes-sur-l-ile-d-anjouan/Des affrontements à l’arme automatique opposaient mardi, pour la deuxième journée consécutive, l’armée comorienne à des manifestants hostiles au régime du président Azali Assoumani dans les rues de Mutsamudu, la capitale de l‘île d’Anjouan. Sur fond de vives tensions politiques depuis des mois, les premiers incidents ont éclaté lundi lorsque des protestataires ont érigé des barrages dans plusieurs rues et autour de Mutsamudu, considérée comme un fief de l’opposition. Au terme d’une journée de violences, les autorités, qui accusent le parti Juwa d‘être à l’origine des troubles, y ont imposé lundi soir un couvre-feu pour toute la nuit. Mais les tirs ont repris dès le lever du jour autour de la médina de la ville, selon plusieurs témoignages recueillis au téléphone par l’AFP depuis la capitale de l’archipel, Moroni. Des témoins ont affirmé à l’AFP que certains des protestataires étaient équipés d’armes automatiques. “Ils sont cagoulés, ils portent des uniformes militaires et occupent la médina, sur les terrasses”, a confié l’un d’eux, un ancien militaire qui a requis l’anonymat. “Les forces de l’ordre n’osent pas y pénétrer, ils seraient trop exposés et se feraient tirer comme des pigeons”, a-t-il poursuivi. Les manifestants ont repris à leur compte le fameux “Lera” – “c’est l’heure” en comorien – qui fut le cri de ralliement des milices séparatistes “embargos” lors de la crise sécessionniste qui avait agité l‘île et tout l’archipel de 1997 à 2001, selon des habitants. L’armée occupait mardi matin les principales entrées de la médina, selon plusieurs habitants. La ville est totalement paralysée depuis lundi. Les voitures y sont rares, même si les barrages ont été levés, une majorité de commerces fermés et la majorité de la population restait cloîtrée chez elle, ont-ils ajouté. “On n’a pas dormi de toute la nuit de crainte que la ville ne s’embrase”, a confié un habitant sous couvert d’anonymat. “On a vraiment peur”, a ajouté un autre. “République bananière” Le climat politique s’est singulièrement dégradé aux Comores depuis le référendum constitutionnel du 30 juillet dernier. Ce scrutin aux allures de plébiscite, (92,74% de oui) a renforcé les pouvoirs du président Azali Assoumani, notamment en l’autorisant à accomplir deux mandats successifs au lieu d’un. Depuis 2001, la présidence était attribuée tous les cinq ans à un représentant de l’une des trois îles du pays (Grande-Comore, Anjouan et Mohéli). Ce système tournant avait permis de ramener le calme dans l’archipel, agité de coups d’Etat et de crises séparatistes depuis son indépendance de la France en 1975. Les adversaires du chef de l’Etat ont boycotté ce scrutin, qualifié de “mascarade” et qualifié son régime de “république bananière”. Ancien putschiste élu en 2016, Azali Assoumani a annoncé son intention d’organiser un scrutin présidentiel anticipé l’an prochain, qui lui permettrait de remettre les compteurs électoraux à zéro et de régner sur l’archipel, en cas de victoire, jusqu’en 2029. Depuis le référendum, des dizaines de partisans de l’opposition ont été arrêtés, accusés de “complot” contre le régime. L’ancien président Abdallah Sambi à l’origine des troubles ? Parmi eux, figure l’ancien président de l’archipel, Abdallah Sambi, inculpé dans une affaire de corruption et assigné depuis cinq mois à résidence dans la banlieue de Moroni. Chef du parti Juwa, M. Sambi est originaire de l‘île d’Anjouan. Lundi soir, le ministre de l’Intérieur Mohamed Daoud l’a accusé d‘être à l’origine des troubles. “Le responsable, c’est l’exécutif de l‘île d’Anjouan. Et qui dit exécutif d’Anjouan dit parti Juwa”, a déclaré M. Daoud devant la presse. Dans un communiqué commun, les partis d’opposition ont renvoyé au gouvernement la responsabilité de la situation. Les événements d’Anjouan constituent “un soulèvement spontané” de la population “pour manifester son refus des emprisonnements arbitraires, de la confiscation de toutes les libertés”, a-t-elle estimé, “la dictature appelle la résistance”. >>> LIRE AUSSI : Référendum aux Comores : le président promet d’organiser rapidement des élections >>> LIRE AUSSI : Comores : l’ex-président Sambi inculpé et écroué pour fraude >>> LIRE AUSSI : Référendum aux Comores : les électeurs aux urnes AFPTue, 16 Oct 2018 10:13:41 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2018/10/16/comores-poursuite-des-affrontements-armes-sur-l-ile-d-anjouan/Dans le désert marocain, des pilotes sur les traces de Saint-Exupéry [No Comment]http://fr.africanews.com/2018/10/16/dans-le-desert-marocain-des-pilotes-sur-les-traces-de-saint-exupery-no-comment/La piste de sable de l’aérodrome de Tarfaya, dans le désert marocain, est une escale mythique de l’Aéropostale qui aurait inspiré à Saint-Exupéry son célèbre Petit Prince. Cette petite ville retrouve ses amours aéronautiques en accueillant le Raid Latécoère-Aéropostale: un rallye aérien reliant Toulouse à Dakar qui célèbre cette année le centenaire de la ligne.Tue, 16 Oct 2018 09:12:29 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2018/10/16/dans-le-desert-marocain-des-pilotes-sur-les-traces-de-saint-exupery-no-comment/Trait d'histoire : à la (re) découverte d'un évangile contre la dépendance alimentaire en Afriquehttp://fr.africanews.com/2018/10/16/trait-d-histoire-a-la-re-decouverte-d-un-evangile-contre-la-dependance/Dans une Afrique qui, visiblement peine à nourrir suffisamment ses enfants, il est presque nécessaire de revisiter le discours fait il y a une trentaine d’années, par Thomas Sankara. Lui qui dompta la famine dans son pays par des mesures quasiment concrètes. L’Humanité célèbre ce 16 octobre la 38è journée mondiale de l’alimentation. Une édition que l’Organisation des Nations unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO) a placée sous le thème « Agir pour l’Avenir ». Et comme bien d’autres continents, l’Afrique devra probablement s’arrêter pour penser à son avenir alimentaire. Tant la situation est des plus alarmantes en ce que plus de 220 millions de fils et fils du continent sont aujourd’hui menacés par la famine. >>> LIRE AUSSI : Journée mondiale de l’alimentation : l’avenir alimentaire de l’Afrique en danger C’est vraisemblablement à cette Afrique que parlait Thomas Sankara à son époque. « Notre pays produit suffisamment de quoi nous nourrir. Nous pouvons dépasser même notre production. Malheureusement, par manque d’organisation, nous sommes encore obligés de tendre la main pour demander des aides alimentaires. Ces aides alimentaires qui nous bloquent, qui installent dans nos esprits cette habitude, ces réflexes de mendiants, d’assistés », disait le 5è président du Burkina Faso. En s’insurgeant contre cette dépendance alimentaire, Thomas Sankara redoutait une forme de colonisation qu’on pourrait qualifier de volontaire parce que voulue par eux-mêmes les Africains pour résoudre leurs problèmes. Comme le font aujourd’hui certains pays du continent qui disent avoir noué des partenariats « gagnants-gagnants » avec certaines grandes puissances. Plus d’actes pour peu de mots « Il y en a qui se demandent où se trouve l’impérialisme. Mais, regardez dans vos assiettes. Les grains de riz, de maïs et de mil importés, c’est ça l’impérialisme. N’allons pas plus loin. Il est normal que celui qui vous donne à manger vous dicte sa volonté », prévenait Sankara. Dès lors, ce qu’on pourrait appeler « évangile alimentaire » de Sankara reste d’actualité pour l’Afrique. Comme si en choisissant le thème « Agir pour l’Avenir », la FAO venait de s’inspirer de celui qui a vaincu la famine en quatre ans seulement. « 1700 kg de blé par hectare, c‘était la moyenne de la région sahélienne. Mais, en 1986, le Burkina dépassait déjà les 3 900 kg par hectare. (...) Sankara a vaincu la faim. En 4 ans, le Burkina est devenu alimentairement autosuffisant », déclarait Jean Ziegler, un cadre de la FAO. Thomas Sankara Un exploit qui est loin d‘être le fruit d’une génération spontanée. Suppression de l’impôt de captation, changement de propriété, dissolution du pouvoir des propriétaires terriens, ... Une série de mesures concrètes alors qu’en ce temps, nombreux de ses homologues se  contentaient de s’affichaient au milieu des champs sur des panneaux géants. >>> LIRE AUSSI : Journée mondiale de l’alimentation : au Congo, des enfants préparent leur avenir alimentaire >>> LIRE AUSSI : Japon-Sénégal : soutenir les petits horticulteurs >>> LIRE AUSSI : [Photos] l’ONU prête main forte au Niger pour vaincre la faimTue, 16 Oct 2018 10:07:04 +0000editorial@africanews.com (John Ndinga Ngoma)http://fr.africanews.com/2018/10/16/trait-d-histoire-a-la-re-decouverte-d-un-evangile-contre-la-dependance/Côte D'Ivoire : le RHDP en tête du scrutinhttp://fr.africanews.com/2018/10/16/cote-d-ivoire-le-rhdp-en-tete-du-scrutin/En Côte d’Ivoire les résultats provisoires de 189 des 201 communes sont connus. Le parti au pouvoir le RHDP, Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie domine les tendances avec 89 élus loin derrière le PDCI d’Henri Konan Bédié avec 47 élus. Le RHDP a arraché la victoire dans les plus grandes communes du district d’Abidjan notamment Treichville, Koumassi, Yopougon et Abobo. Un scrutin notamment dominé par une montée en force des candidats indépendants, qui comptabilisent à ce stade du décompte des voix, 57 élus. De son côté, le PDCI a remporté la mairie de Cocody et conserve la mairie du Plateau, le centre d’affaires d’Abidjan. Côté régional, le RHDP a raflé provisoirement 18 sièges contre 5 pour le PDCI et 2 pour la liste PDCI-RHDP, sur les 28 des 31 conseils régionaux proclamés. Malgré ce bilan provisoire, le PDCI rejette ces résultats qui octroient une large avance au parti au pouvoir. Du reste, à l’ouverture du congrès extraordinaire du Parti Démocratique de Côte d’Ivoire lundi à Daoukro dans le centre du pays, l’ancien président ivoirien Henri Konan Bedié, a clairement accusé le président Ouattara “d’immixtion” dans les résultats et dénonce les tentatives d’inversion des résultats brillamment obtenus” par ses candidats. Des contestations qui ont donné lieu à des violences, marquées par la mort de trois personnes le week-end dernier en Côte d’Ivoire.Tue, 16 Oct 2018 09:37:37 +0000editorial@africanews.com (Chancela Gningui)http://fr.africanews.com/2018/10/16/cote-d-ivoire-le-rhdp-en-tete-du-scrutin/Journée mondiale de l'alimentation : l'avenir alimentaire de l'Afrique en dangerhttp://fr.africanews.com/2018/10/16/journee-mondiale-de-l-alimentation-l-avenir-alimentaire-de-l-afrique-en-danger/Sécheresse, conflits armés, gouvernance…. L’agriculture africaine est bien malade de plusieurs maux. État des lieux en cette journée mondiale de l’alimentation placée sous le thème « Agir pour l’avenir ». L’Humanité célèbre ce 16 octobre la 38è journée mondiale de l’alimentation. Une édition que l’Organisation des Nations unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO) a placée sous le thème « Agir pour l’Avenir ». 821 million people are hungry but all hope not lost Achieving #ZeroHunger by 2030 is possible but countries need to redouble their efforts to get back on track. Happy World Food Day, 2018#WFD2018 #ZeroHunger pic.twitter.com/sakvbyA9UQ— FAO in Africa (@FAOAfrica) 16 octobre 2018 Pour l’Afrique, l’avenir semble compromis. En raison bien entendu des ravages causés par la famine. Au Burkina Faso par exemple, plus de 2 millions de personnes sont menacées par la famine, comme le révélait en mai dernier le ministre de l’Agriculture malgré les 81 milliards de francs CFA (environ 144 millions de dollars) pour faire face à la famine. Dans son rapport 2017 sur l’insécurité alimentaire en Afrique, la FAO révélait en février dernier que près de 224 millions de personnes souffrent de faim à travers le continent. Soit 22,7 % de la population totale du continent. Ce chiffre représente aussi 25 % des 821 millions de personnes souffrant de faim dans toute la planète. « Le continent rencontre des difficultés en matière de sécurité alimentaire », résumait Kwami Dzifanu-Nyarko-Badohu, secrétaire de la Conférence régionale de la FAO pour l’Afrique. #HappeningNow in #Khartoum: #UNFAO Regional Conference for Africa #ARC30. Conference opens with senior officers’ meeting to discuss state of #food and #agriculture: prospects and emerging issues in #Africa. https://t.co/GGTNKL0t12 ?grazianodasilva ?FAOnews ?FAOWestAfrica pic.twitter.com/GdwkFUznRv— FAO in Africa (FAOAfrica) 19 février 2018 Si l’organisation évoque des facteurs naturels comme la sècheresse, les chenilles légionnaires et des invasions d’oiseaux granivores (qui se nourrissent de grains), les facteurs humains ne sauraient être ignorés. Le cas des conflits qui consument des pays comme le Soudan du Sud et la RDC. Six millions de Sud-Soudanais ont faim Lors de la conférence des donateurs en mai dernier, l’ONU tirait sur la sonnette d’alarme en parlant de 2 millions d’enfants menacés de malnutrition en RDC (Kasaï et provinces de l’est) du fait des conflits armés ayant provoqué les déplacements de près de 4 millions de personnes. Mais, il y a bien pire. En février, l’ONU et le gouvernement sud-soudanais parlaient de 6 millions de personnes menacées par la famine au Soudan du Sud théâtre d’une guerre civile depuis 2013, deux ans après l’indépendance. Le facteur humain, c’est aussi et surtout la gouvernance. Et c’est là tout le problème de l’Afrique. Un continent où selon des observateurs, la plupart des gouvernements relèguent au second plan l’agriculture au profit des secteurs comme la défense et la sécurité des dirigeants, alors que certains pays ne sont même pas en guerre ni contre un quelconque État voisin, ni contre quelque rébellion. Ces pays qui, en dépit de leurs potentialités naturelles propices à l’agriculture semblent se délecter dans leur posture d’assistés en parcourant le monde à la recherche de quelque mère Térésa prête à leur donner du pain à titre gracieux. Ce sont aussi ces pays qui inondent les artères de leurs villes par des panneaux géants avec des messages pompeux et prétentieux du genre : « Agriculture, priorité des priorités ». >>> LIRE AUSSI : Journée mondiale de l’alimentation : au Congo, des enfants préparent leur avenir alimentaire >>> LIRE AUSSI : Japon-Sénégal : soutenir les petits horticulteurs >>> LIRE AUSSI : [Photos] l’ONU prête main forte au Niger pour vaincre la faimTue, 16 Oct 2018 09:29:02 +0000editorial@africanews.com (John Ndinga Ngoma)http://fr.africanews.com/2018/10/16/journee-mondiale-de-l-alimentation-l-avenir-alimentaire-de-l-afrique-en-danger/Expositions d'innovations technologiques en Libyehttp://fr.africanews.com/2018/10/16/expositions-d-innovations-technologiques-en-libye/Du bras robotique à la montre intelligente qui mesure la tension artérielle, en passant par le dispositif utilisant l’internet pour déterminer les niveaux d‘érosion du sol, de nombreuses innovations ont été présentées à Zliten par des dizaines de jeunes Libyens qui ont pris part au concours scientifique annuel. “Tous les projets que nous avons vus aujourd’hui sont très pertinents et touchent la réalité de notre situation actuelle en Libye. Certains projets nous ont vraiment étonnés. Tous représentent la réalité de notre société, nos problèmes réels, nous avons commencé à y réfléchir et à trouver des solutions pour les résoudre. “, précise le professeur et fondateur de la concurrence, Mahare Oraibi. Yasin al-Tuwati, élève à l‘école de Génie de Tripoli, qui a remporté le prix libyen pour la créativité et l’innovation avec son prototype d’une imprimante 3D a déclaré que bien qu’elle ne soit pas nouvelle, son invention, elle n’existait pas du tout en Libye. “Cette invention (imprimante 3D) n’est pas nouvelle, mais je peux dire qu’elle n’existe pas du tout en Libye, et il est très important de l’avoir dans toutes les écoles et universités, car elle est très utile. J’espère pouvoir la développer davantage à l’avenir. Par exemple, le produit créé peut être fabriqué en plastique de manière à recycler les déchets plastiques.” Le concours a pour objectif de mettre en valeur les talents, les capacités et les innovations des jeunes ayant le potentiel d’avoir un soutien des institutions publiques ou privées. Il est organisé chaque année par l’Institut Supérieur de Technologie d’Ingénierie de Libye. “Nous voulons rompre avec la méthode traditionnelle d’enseignement dans le système éducatif et doter nos écoles et collèges de clubs où les idées peuvent être partagées entre les étudiants. Malgré le manque de ressources, il y a de la créativité comme vous l’avez vu à travers le prix et l’exposition.”, précise Adel Zembah, président de l’autorité nationale de l‘éducation technologique. Les organisateurs de la compétition, espèrent qu’elle contribuera à trouver des solutions aux problèmes quotidiens en Libye.Fri, 12 Oct 2018 14:30:16 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2018/10/16/expositions-d-innovations-technologiques-en-libye/Un instrument musical "made in burundi"http://fr.africanews.com/2018/10/16/un-instrument-musical-made-in-burundi/Yves Kamikiwe, plus connu sous le nom de Kami est un artiste burundais qui s’est forgé une réputation à travers un style. L’afroblouz, un mélange de musique traditionnelle burundais, et de chant accompagné de percussions de tambour. Kami qui en dans une quête permanente a inséré dans ses créations un nouvel instrument de musique. Dénommé Akame, et fabriqué par le jeune chanteur, cet instrument comprend toutes les notes musicales. Il est essentiellement fait de bouteilles plastiques et produit un son unique. “L’idée de fabriquer cet instrument que j’ai baptisé Akame, m’est venue quand je buvais le jus de Malte. Si la bouteille est pleine, elle ne produit aucun son, mais au fur et à mesure qu’on diminue le niveau d’eau, cela produit des notes différentes.” explique le jeune artiste. L’originalité de Kami commence à séduire dans son entourage. Voyant ce type d’instrument, c’est de l’innovation parce que je n’étais pas habitué à ce genre d’instrument. Le fait que Kami sait jouer au piano, au guitare et le nouveau instrument là, c’est un grand atout pour lui._ a expliqué admiratif un de ses amis venu le voir. Grâce à l’Akame, Kami a reçu plusieurs décorations et awards. Actuellement, il est ambassadeur de l’African Peace Initiative au Burundi.Tue, 16 Oct 2018 07:03:06 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2018/10/16/un-instrument-musical-made-in-burundi/Au Cameroun, les résultats controversés de la CNR donnent Biya vainqueurhttp://fr.africanews.com/2018/10/16/au-cameroun-les-resultats-controverses-de-la-cnr-donnent-biya-vainqueur/La Commission nationale de recensement a achevé sa part de travail dans le cadre de la présidentielle du 7 octobre au Cameroun. Dans un rapport transmis ce 15 octobre au Conseil constitutionnel, cette Commission chargée de faire le décompte des voix exprimées sur l’ensemble du territoire camerounais et dans la diaspora, a conclu à la victoire du chef de l’Etat sortant, Paul Biya. Ce dernier aurait recueilli 71,28 % des voix, contre 14,23 % pour Maurice Kamto, candidat du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), et 6,28 % pour Cabral Libii, le président du parti Univers. Des chiffres qui feront l’objet de recours de la part des candidats de l’opposition qui les ont catégoriquement rejetés. >>> LIRE AUSSI : Présidentielle au Cameroun : rififi au sein du SDF pour la démission de Joshua Osih En effet, Maurice Kamto, Cabral Libii et Joshua Osih du SDF avaient demandé au Conseil l’annulation partielle ou intégrale de la présidentielle en raison de fraudes “constatées” dans des bureaux de vote pendant le scrutin. Ils pourront réitérer cette demande lors de l’audience d’examen des recours post-électoraux qui s’ouvre ce mardi 16 octobre. Selon le code électoral camerounais, seul le Conseil constitutionnel est habilité à prononcer les résultats définitifs de la présidentielle après le décompte des voix de la Commission nationale de recensement. Les résultats sont attendus pour le 22 octobre au plus tard. >>> LIRE AUSSI : Présidentielle au Cameroun : Transparency dément l’envoi d’une mission d’observationMon, 15 Oct 2018 21:25:40 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2018/10/16/au-cameroun-les-resultats-controverses-de-la-cnr-donnent-biya-vainqueur/En Côte d'Ivoire, la maturité électorale se fait attendrehttp://fr.africanews.com/2018/10/16/en-cote-d-ivoire-la-maturite-electorale-se-fait-attendre/Les élections locales et régionales, un test grandeur nature sur la maturité politique, mais aussi électorale en Côte d’Ivoire. Le pays d’Houphouët Boigny a-t-il passé ce test avec succès ? Difficile de répondre par l’affirmative. Fin de l‘épisode des élections locales et régionales en Côte d’Ivoire. Avec la proclamation des résultats dans la commune du Plateau, la plus stratégique et la plus riche du pays, l’apaisement a regagné le pays qui a vibré ces derniers jours au rythme de violences et d’excentricités verbales, rappelant dangereusement les durs événements de la crise postélectorale de 2010-2011 qui a fait au moins 3 000 morts. Pour ces locales, le bilan est sombre. Au moins deux morts et plusieurs blessés, notamment dans les villes de Séguéla et de Grand-Bassam. Plusieurs dégâts matériels ont également été répertoriés. Tout au long de la campagne jusqu’au scrutin, des rapports de tentative d’intimidation ou encore de fraudes massives ont émergé. C’est notamment le cas de l’ancien international Bonaventure Kalou qui briguait un ticket de maire dans sa ville d’origine Vavoua. L’ancien Éléphant a du reste dénoncé une tentative d’intimidation de la part d’un ex-comzone, Koné Zacharia, dont un proche briguait également le poste de maire dans la même ville. Au Plateau, la bataille entre Sawegnon, spécialiste de la communication ayant orchestré les campagnes de plusieurs chefs d’Etat africains, soutenu par la coalition du président Alassane Ouattara, et Jacques Ehouo, le député de la circonscription surnommé “Sans bruit”, a tenu le pays en haleine. >>> LIRE AUSSI : Côte d’Ivoire : l’ancien footballeur, Bonaventure Kalou élu maire de la ville de Vavoua Instabilité politique Plus de six millions d’Ivoiriens étaient appelés à voter à ces élections locales, dont le principal enjeu était de mesurer les forces en présence avant la présidentielle de 2020, notamment parmi les membres de l’ex-coalition au pouvoir. Au-delà, ces élections ont surtout fait surgir des craintes quant au déroulement de ces futures joutes auxquelles le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) et le Rassemblement des Républicains, anciens alliés, partent en rangs dispersés. Principalement composée du PDCI et du parti du président Ouattara, le Rassemblement des républicains (RDR), la coalition au pouvoir, le RHDP a explosé. Le PDCI a refusé de s’y maintenir, estimant que le parti de Ouattara tentait de l’absorber pour pouvoir présenter son candidat à la présidentielle. Le PDCI, qui a soutenu Ouattara en 2010 et 2015, entendait que le RDR lui rende la pareille en 2020 en soutenant un candidat PDCI. “Je m‘étonne de l’immixtion du chef de l’Etat (Alassane Ouattara) dans les proclamations des résultats de cette élection” a accusé lundi l’ancien président Henri Konan Bédié, le chef du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), à l’issue du congrès extraordinaire de son parti. Depuis son accession à l’indépendance, la Côte d’Ivoire n’a jamais connu d’alternance démocratique apaisée. Installé au pouvoir suite au décès du premier président ivoirien Félix Houphouët Boigny, en 1993, alors qu’il était le président de l’Assemblée nationale, Henri Konan Bédié a remporté la présidentielle contestée de 1995. En 1999, soit un an avant la fin de son mandat, l’ancien président a été chassé du pouvoir par un coup d’Etat qui a vu l’arrivée du général Robert Guéï. L‘élection présidentielle de 2000 disputée par ce dernier et l’ex-président Laurent Gbagbo a ouvert la voie à de graves violences. Idem pour les élections d’octobre 2010 qui ont plongé le pays dans l’instabilité. >>> LIRE AUSSI : Côte d’Ivoire : le régime de Ouattara accusé de comploter pour faire disparaître le PDCI de BédiéMon, 15 Oct 2018 22:19:02 +0000editorial@africanews.com (Carole KOUASSI)http://fr.africanews.com/2018/10/16/en-cote-d-ivoire-la-maturite-electorale-se-fait-attendre/Kanye West en Ouganda, un choix pas tout à fait anodinhttp://fr.africanews.com/2018/10/16/kanye-west-en-ouganda-un-choix-pas-tout-a-fait-anodin/Le rappeur américain Kanye West a débarqué vendredi en Ouganda avec son épouse Kim Kardashian et leur fille aînée North. En Ouganda, celui qui veut désormais se faire appeler “Yé” devrait mettre une touche finale à son album “Yandhi” dont la sortie était initialement prévue fin septembre, mais reportée au 23 novembre, Kanye West ayant assuré vouloir d’abord se rendre en Afrique pour y “ressentir l‘énergie”. Un studio d’enregistrement a donc d’ores et déjà été installé dans un complexe ougandais. Ce lundi, dans une vidéo Périscope longue de 11 minutes, le rappeur, drapé dans le drapeau ougandais, a lancé quelques rimes qui pourraient bien figurer sur le futur album. >>> LIRE AUSSI : Museveni apprécie le franc parler de Trump Toutefois, le choix de l’Ouganda comme destination “d’inspiration”, peut être un choix bien calculé pour le rappeur, fervent supporter du président américain Donald Trump. En Ouganda, Kanye West a rejoint un autre fan du dirigeant américain, le président Yoweri Museveni. En février, en pleine tourmente du scandale dit “pays de merde”, le président ougandais avait été le seul, à faire part de son admiration pour le nouveau président en raison de “sa franchise”. “L’Amérique a l’un des meilleurs présidents de tous les temps. M. Trump. J’aime Trump”, avait-il alors déclaré. Ce lundi, le président Museveni a reçu à sa résidence Kanye West et son épouse Kim. Il a reçu de leur part des baskets autographiées. Mais pas que. Car son pays bénéficie d’un focus médiatique qui, comme l’espèrent les autorités touristiques du pays, devrait doper le tourisme dans le pays. Kanye et sa famille resteront en Ouganda jusqu’au 19 octobre. La semaine dernière, avant son voyage en Ouganda, le rappeur était reçu à la Maison Blanche où il a rencontré Donald Trump. Outre le monologue du rappeur moqué dans les médias américains, les deux hommes ont évoqué la réforme carcérale et la violence à Chicago, la ville d’origine de Kanye West ravagée par les affrontements entre gangs. >>> LIRE AUSSI : [Photos] Kanye West et son épouse Kim à la rencontre du président ougandaisMon, 15 Oct 2018 15:36:24 +0000editorial@africanews.com (Carole KOUASSI)http://fr.africanews.com/2018/10/16/kanye-west-en-ouganda-un-choix-pas-tout-a-fait-anodin/Guinée équatoriale : promotions militaires dans le clan Obianghttp://fr.africanews.com/2018/10/16/promotions-militaires-dans-le-clan-obiang/Plusieurs membres de la famille présidentielle de Guinée équatoriale, dont le fils du président et vice-président Teodorin Nguema Obiang, ont été promus à des hautes fonctions militaires, a annoncé lundi un décret présidentiel. Teodorin Nguema Obiang a été promu général de division des forces armées terrestres et le président Teodoro Obiang Nguema, 76 ans, a également promu généraux son beau-frère, Victoriano Nsue Okomo, et son cousin, Jose Eneme Obama, selon le décret. Le beau-fils du président, Fausto Abeso Fuma, a été promu au grade de général de division de l’armée de l’air, de même source. Dans ce petit pays d’Afrique centrale dirigé d’une main de fer par le clan Obiang depuis 1979, la plupart des membres de la famille présidentielle sont des hauts gradés de l’armée. Ces nominations ont été décidées à l’occasion de la commémoration du cinquantenaire de l’indépendance de la Guinée équatoriale, fêtée le 12 octobre en grande pompe à Malabo en présence de plusieurs chefs d’Etat. A la veille de la célébration de cet anniversaire, Malabo avait annoncé avoir gracié, sans les libérer pour l’instant, 81 prisonniers dont une trentaine d’opposants condamnés en février à plus de 30 ans de prison pour “sédition”. Le régime du président Obiang, doyen mondial des chefs d’Etat en termes de longévité au pouvoir, est régulièrement accusé d’atteintes aux droits de l’homme par ses opposants et des organisation internationales. AFPTue, 16 Oct 2018 06:10:55 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2018/10/16/promotions-militaires-dans-le-clan-obiang/Afrique : bientôt une coalition des jeunes opposants ?http://fr.africanews.com/2018/10/16/afrique-bientot-une-coalition-des-jeunes-opposants/De l’Afrique de l’Est en Afrique australe en passant par l’Afrique de l’Ouest, les jeunes loups de la politique africaine veulent faire émerger une coalition. Objectif, fédérer les efforts afin d’accéder à l’alternance. Vendredi, le député ougandais Robert Kyagulanyi Ssentamu, plus connu sous son nom d’artiste Bobi Wine, se trouvait au Kenya. Il y a rencontré Boniface Mwangi, un activiste kényan qui a fait ses premiers pas dans la politique de son pays l’an dernier. Ensemble, ces deux opposants ont fait germer l’idée d’une grande coalition africaine d’opposant. Ils disent avoir déjà contacté l’opposant sud-africain Julius Malema ou encore le Zimbabwéen Nelson Chamisa et d’autres opposants de l’Afrique de l’Ouest. Pour l’heure, juste une ébauche. Aucune indication sur la forme que prendra cette coalition, ou la dénomination sous laquelle elle sera promue. L’idéal, quant à lui, semble être clair. Au sein de cette organisation, ces opposants entendent lutter contre la mauvaise gestion du continent à majorité jeune, mais aux mains de dirigeants âgés. “Au nom de qui parlent-ils ? Ils volent, pillent et endettent énormément nos pays”, a déclaré le Kényan Boniface Mwangi. La jeunesse africaine en mouvement Pour cet activiste dont la candidature aux élections législatives s’est soldée par un échec, les jeunes ne devraient pas avoir peur de tenter l’aventure politique – gage de changement – malgré les éventuels échecs. “Le silence leur fait penser que vous ne ressentez pas la douleur”, a-t-il estimé. “Quand tu es jeune, ils peuvent te briser les os mais pas ton esprit. Il est temps de se casser les os !”, a-t-il ajouté. >>> LIRE AUSSI : Elections en Afrique – les jeunes veulent le pouvoir… maintenant Depuis quelques années, avec notamment le printemps arabe en 2010, un sursaut est observé au sein de la jeunesse africaine. Si la politique était jusque-là considérée comme l’affaire de personnes d’un certain âge, l’activisme au sein de la société civile et le maintien au pouvoir de certains dirigeants à coups de modifications constitutionnelles ont éveillé les ambitions politiques au sein de la jeunesse. De ses chansons à charge contre le régime ougandais, Bobi Wine a passé le cap en obtenant un siège à l’Assemblée nationale. Il demeure l’un des critiques les plus virulent du président Museveni et est devenu le porte-parole d’une jeunesse ougandaise urbaine et souvent très pauvre qui ne se reconnaît pas dans le régime d’un président vieillissant (74 ans), au pouvoir depuis 1986. Mais cela n’est pas sans conséquence. Il accuse la police de l’avoir torturé alors qu’il était en détention provisoire suite du caillassage du convoi de M. Museveni en marge d’une élection législative partielle à Arua (nord) le 14 août, remportée par le candidat de son parti face à celui du pouvoir. Depuis, le député-chanteur est accusé de “trahison”. À son retour en Ouganda après des jours de soins médicaux aux Etats-Unis, Bobi Wine a réitéré sa volonté de poursuivre le combat pour le changement. >>> LIRE AUSSI : En Afrique, les artistes reviennent dans le débat politiqueMon, 15 Oct 2018 20:15:17 +0000editorial@africanews.com (Carole KOUASSI)http://fr.africanews.com/2018/10/16/afrique-bientot-une-coalition-des-jeunes-opposants/Une autre humanitaire tuée par Boko Haram au Nigeria (gouvernement)http://fr.africanews.com/2018/10/16/une-autre-humanitaire-tuee-par-boko-haram-au-nigeria-gouvernement/Une travailleuse humanitaire enlevée par Boko Haram a été tuée par ce groupe jihadiste dans le nord-est du Nigeria, un mois après qu’une sage-femme, également kidnappée, a été tuée par ces mêmes ravisseurs, a annoncé lundi le gouvernement nigérian. Le ministre de l’Information Lai Mohammed, qui n’a pas révélé l’identité de la victime, a qualifié ce meurtre d’“ignoble, inhumain et impie” et appelé à la libération de deux femmes encore aux mains de Boko Haram (une autre humanitaire et une jeune fille de quinze ans). Trois travailleuses humanitaires avaient été enlevées le 1er mars au cours d’une attaque du groupe islamiste dans la ville de Rann, dans l’extrême nord-est du Nigeria. Trois travailleurs humanitaires et huit soldats nigérians avaient été tués au cours de cette attaque. Deux des femmes kidnappées, Hauwa Liman et Saifura Khorsa, travaillaient pour le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), tandis que la troisième, Alice Loksha, travaillait pour l’Unicef. Le CICR avait annoncé en septembre avoir reçu une vidéo de l’exécution de Saifura Khorsa, l’une des trois otages du groupe Etat islamique d’Afrique de l’Ouest (ISWAP), une faction de Boko Haram soutenue par l’EI. L’ISWAP menaçait dans cette vidéo de tuer les deux autres otages si ses revendications n‘étaient pas satisfaites, de même que Leah Sharibu, une collégienne de quinze ans enlevée par Boko Haram avec plus de cent de ses camarades, dans une école à Dapchi (Etat de Yobe, nord-est) en février. Laxisme du gouvernement nigérian ? Le CICR avait appelé dimanche les autorités nigérianes à obtenir leur libération, l’ultimatum fixé par le groupe jihadiste étant sur le point d’expirer. Le Comité international de la Croix-Rouge avait demandé à l’ISWAP de faire preuve de “miséricorde” envers des humanitaires qui “ne faisaient qu’aider les habitants dans le nord-est du Nigeria”. Le ministre de l’Information a assuré que le gouvernement avait depuis l’enlèvement des jeunes femmes, toujours laissé la porte ouverte aux négociations. “Dans toutes les négociations, nous avons agi dans le meilleur intérêt des jeunes femmes et du pays dans son ensemble”, a-t-il dit. “Nous restons ouverts aux négociations et nous continuons à travailler pour la libération des femmes innocentes qui restent détenues par leurs ravisseurs”, a-t-il ajouté. Les Nations unies estiment que les violences entre Boko Haram et l’armée nigériane ont fait plus de 27.000 morts depuis 2009 et près de deux millions de personnes ne peuvent toujours pas regagner leur foyer. Les jihadistes pratiquent les enlèvements contre rançon pour financer leurs opérations ou échanger avec le gouvernement nigérian leurs captifs contre des membres de leur groupe faits prisonniers. Les autorités affirment que les islamistes sont gravement affaiblis mais l’ISWAP a procédé ces derniers mois à une série d’attaques contre des bases militaires dans l’Etat de Borno et celui, voisin, de Yobe. AFPMon, 15 Oct 2018 22:21:00 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2018/10/16/une-autre-humanitaire-tuee-par-boko-haram-au-nigeria-gouvernement/Journée mondiale de l'alimentation : au Congo, des enfants préparent leur avenir alimentairehttp://fr.africanews.com/2018/10/16/congo-des-enfants-a-l-ecole-de-l-independance-alimentaire/À Pointe-Noire au Congo, un agriculteur initie des enfants aux techniques culturales élémentaires. En à peine deux ans, ces enfants prennent déjà des initiatives agricoles. Un résultat encourageant quasiment conforme aux idéaux de la FAO qui a placé la 38è journée mondiale de l’alimentation célébrée ce 16 octobre sous le thème « Agir pour l’Avenir ». Un sillon d‘à peine 1,5 mètre. Le potager a beau être petit, le luxuriant épinard qui y pousse au gré du vent de la rivière Songolo, a pourtant nourri toute la saison sèche écoulée (juin à septembre) toute la maisonnée d’André Ngoma. À la grande satisfaction de Chanelvie Kengué, 8 ans, qui a créé le petit jardin. « C’est difficile de dire jusqu‘à quel point, je me sens heureuse lorsque je vois le fruit de mon travail », se félicite Chanelvie. Une satisfaction partagée par ses parents. « Grâce à elle, ma femme a pu économiser un peu d’argent qu’elle aurait dépensé pour l’achat de l‘épinard. Mais, il n’y a pas que l‘épinard. Chanelvie nous a également produit du gombo. En tout cas, je suis content d’elle », explique André Ngoma. Préparer les enfants à l’esprit d’initiative Comme la dizaine d’autres enfants (6 à 10 ans) de cette partie du quartier Songolo dans l’arrondissement 4 Loandjili de la capitale économique congolaise, Chanelvie a appris des techniques culturales élémentaires auprès de celui qu’elle et ses collègues appellent « pépé jardin ». « C’est pépé jardin qui nous apprend à former des sillons, à semer et à arroser », indique Junior Tchibinda, 7 ans. Ces deux dernières années, Crépin Télinganou réunit en week-end et surtout pendant les grandes vacances scolaires, des enfants de son quartier pour leur apprendre des techniques du maraîchage. Pour cet agronome, la cinquantaine révolue, beaucoup d’enfants des villes du Congo se montrent désintéressés aux métiers d’agriculture. « Dans nos villes, la terre est aussi fertile que dans les campagnes. Malheureusement, les citadins ne pratiquent pas l’agriculture. On ne pense qu’aux secteurs fructueux comme le pétrole », déplore Crépin. Un désintéressement dont la principale conséquence est telle que près de 80 % de produits agricoles consommés dans les villes proviennent de la campagne. « La bonne santé économique d’un peuple commence par sa capacité à produire soi-même ce qu’il mange. Or, tant que nous importerons nos produits alimentaires, la vie sera toujours chère en ville », constate Crépin. Comme voulu par la FAO Il nourrit alors l’ambition de faire aimer l’agriculture aux enfants d’aujourd’hui afin d‘épargner les générations futures de la dépendance alimentaire en ville. « Mon principal idéal, c’est de faire aimer l’agriculture dès le bas âge aux enfants de la ville pour qu’ils ne souffrent pas un jour de la dépendance alimentaire comme leurs parents aujourd’hui ». Un rêve en phase avec la philosophie du « fiat panis » (pain pour tous) de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Laquelle a placé la 38è journée mondiale de l’alimentation célébrée ce 16 octobre sous le thème « Agir pour l’avenir ». Une philosophie à laquelle adhèrent des parents. « C’est une manière optimale de préparer nos enfants à l’esprit d’initiative surtout que beaucoup de Congolais entretiennent encore le mythe de la fonction publique. Voilà pourquoi j’accepte volontiers que mon enfant aille à l‘école de M. Crépin. Malheureusement, on n’arrive pas à le rémunérer », déplore Habib Tchibinda, enseignant, père de Junior. Et la rémunération semble être le cadet des soucis de Crépin Télinganou. L’essentiel, dit-il, c’est de « constater que des enfants qui sont ma cible pour cette initiative adhèrent au projet ». Fort de ces résultats presque encourageants, Crépin entend mener des campagnes de formation dans d’autres quartiers et écoles ainsi que d’autres villes congolaises comme Brazzaville, Dolisie ou Nkayi.Tue, 07 Nov 2017 20:14:21 +0000editorial@africanews.com (John Ndinga Ngoma)http://fr.africanews.com/2018/10/16/congo-des-enfants-a-l-ecole-de-l-independance-alimentaire/Gambie : enquête sur les violations des droits humains commises par Yahya Jammehhttp://fr.africanews.com/2018/10/16/gambie-enquete-sur-les-violations-des-droits-humains-commises-par-yahya-jammeh/Plus de 20 mois après le départ en exil de l’ancien président Yahya Jammeh, la Gambie lance la commission vérité, réconciliation et réparation pour faire la lumière sur les violations des droits humains commises sous son régime. En 2017, l’actuel président, Adama Barrow, a mis sur pied cette Commission qui compte 11 membres. Selon le ministre gambien de la Justice, Abubacarr Tambadou, les audiences publiques de la Commission débuteront peu après la cérémonie de prestation de serment de ses membres. Présidé par un ancien diplomate des Nations Unies, Lamin Sise, la commission comprend quatre femmes parmi lesquelles la vice-présidente Adelaide Sosseh qui représente toutes les communautés ethniques et religieuses du pays. Les commissaires auront deux ans pour enquêter sur toute la période du règne de Yahya Jammeh, depuis le coup d‘État de juillet 1994 jusqu‘à son départ en janvier 2017. Créée par une loi adoptée en décembre 2017, la commission dispose de pouvoirs d’investigation et peut, à l’issue de ses travaux, recommander des poursuites ou des réparations. Mais une éventuelle poursuite de l’ancien dirigeant qui vit maintenant en Guinée équatoriale semble hautement improbable. >>> LIRE AUSSI : Obiang Nguema se proclame protecteur de Yahya JammehTue, 16 Oct 2018 02:40:08 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2018/10/16/gambie-enquete-sur-les-violations-des-droits-humains-commises-par-yahya-jammeh/Arrêt sur images du 15 octobre 2018http://fr.africanews.com/2018/10/15/arret-sur-images-du-15-octobre-2018/Africanews s’arrête sur les images les plus marquantes de l’actualité de la journée.Mon, 15 Oct 2018 18:12:01 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2018/10/15/arret-sur-images-du-15-octobre-2018/Éliminatoires CAN 2019 : Adebayor refuse de jouerhttp://fr.africanews.com/2018/10/15/eliminatoires-can-2019-adebayor-refuse-de-jouer/Emmanuel Adebayor encore au cœur d’une polémique. Le capitaine des Éperviers du Togo a refusé de disputer le match face à la Gambie comptant pour la troisième journée des éliminatoires de la CAN 2019. Une décision motivée par le mauvais état de la pelouse du stade municipal de Lomé où se jouait la rencontre. Il sera d’ailleurs beaucoup question des éliminatoires de la CAN 2019 et de la troisième et dernière journée de la phase aller qui s’est jouée en fin de semaine dernière. Tous les résultats sont à suivre où on fait également le point sur les premiers matchs de la quatrième journée lancée dimanche et qui se poursuit ce mardi. Les premiers qualifiés pourraient d’ailleurs être connus à l’issue de ce quatrième tour. Retrouvez également un reportage sur l’implication des jeunes Sud Soudais dans la recherche de la paix dans le pays à travers le football.Mon, 15 Oct 2018 14:52:39 +0000editorial@africanews.com (Wahany Johnson SAMBOU)http://fr.africanews.com/2018/10/15/eliminatoires-can-2019-adebayor-refuse-de-jouer/Le groupe Dangote à la conquête du Nigerhttp://fr.africanews.com/2018/10/15/le-groupe-dangote-a-la-conquete-du-niger/Dangot Cement poursuit son expansion sur le continent. Le groupe du milliardaire nigérian a lancé les travaux de construction d’une cimenterie au Niger, dans la localité de Keita, à l’ouest. Selon l’annonce faite lundi par la télévision nationale du pays. L’usine sortira de terre dans 26 mois et aura une capacité annoncée de 2,5 millions de tonnes par an. Coût de l’ouvrage, 275 millions d’euros. L’initiative de Dangote Cement est tout sauf une mauvaise nouvelle pour le Niger qui importe 80 % de ses besoins en ciment. La production locale ne permettant de satisfaire que 20 % de la demande alors que le marché du ciment connaît une augmentation de 10 % , selon les chiffres du ministre nigérien de l’Industrie. Les autorités nigériennes pensent que la nouvelle usine permettra de baisser le prix du ciment, dont la tonne coûte actuellement 150 euros. Outre la cimenterie, le milliardaire nigérian s’est engagé aussi dans la construction d’une centrale thermique à charbon de100 mégawatts.Mon, 15 Oct 2018 15:59:56 +0000editorial@africanews.com (Serge Patrick MANKOU)http://fr.africanews.com/2018/10/15/le-groupe-dangote-a-la-conquete-du-niger/[Photos] Kanye West et son épouse Kim à la rencontre du président ougandaishttp://fr.africanews.com/2018/10/15/photos-kanye-west-et-son-epouse-kim-a-la-rencontre-du-president-ougandais/Le rappeur américain Kanye West et son épouse Kim Kardashian ont rendu visite lundi au président ougandais Yoweri Museveni, faisant cadeau au dirigeant âgé de 74 ans d’une paire de tennis blanches. La superstar du rap est en Ouganda pour mettre la touche finale à son neuvième album, “Yandhi”. Cet album devait initialement sortir au début du mois, mais Kanye West avait annoncé vouloir d’abord se rendre en Afrique pour y “ressentir l‘énergie”. Le rappeur, qui a récemment annoncé prendre le nom de Ye, est arrivé samedi en Ouganda avec son épouse. Ce pays d’Afrique des Grands Lacs a saisi cette opportunité pour se présenter en destination touristique de choix, avec des photos du couple visitant ses plus beaux sites naturels. M. Museveni a reçu le couple et l’a salué sur son compte Twitter. “J’ai eu des discussions fructueuses avec le duo sur la manière de promouvoir le tourisme et les arts en Ouganda. Je remercie Kanye pour son cadeau avec ces tennis blanches. Profitez bien de votre séjour en Ouganda. C’est la vraie Perle de l’Afrique”, a-t-il écrit. La semaine dernière, Kanye West avait rencontré un autre chef d’État, le président Donald Trump, dont il est un fervent supporteur. Casquette sur la tête et téléphone à portée de main, il s‘était lancé dans un long monologue surréaliste, sautant du coq à l‘âne jusqu‘à en laisser le président Trump pantois, ce qui lui avait valu critiques et moqueries.Mon, 15 Oct 2018 14:24:06 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2018/10/15/photos-kanye-west-et-son-epouse-kim-a-la-rencontre-du-president-ougandais/Burkina : première pierre d'un monument à la mémoire de Thomas Sankarahttp://fr.africanews.com/2018/10/15/burkina-premiere-pierre-d-un-monument-a-la-memoire-de-thomas-sankara/Le Comité international mémorial – Thomas Sankara a posé lundi à Ouagadougou la première pierre d’un monument de 5 m de haut dédié à la mémoire du père de la révolution burkinabè assassiné lors d’un coup d‘État en 1987. La statue, un bronze en ronde bosse, sera érigée sur une superficie de quatre hectares au Conseil de l’Entente, le siège du Conseil national de la révolution, où le président Sankara a été tué par un commando le 15 octobre 1987 à 37 ans lors du coup qui porta au pouvoir son compagnon d’armes Blaise Compaoré. Ce dernier, soupçonné d’avoir participé au complot par de nombreux Burkinabè, fut à son retour renversé lors d’un soulèvement populaire le 31 octobre 2014. La mort de Thomas Sankara, devenue une figure panafricaine, était un sujet tabou pendant ses 27 ans de pouvoir. Sur chacune des quatre faces du socle en béton de trois mètres de haut figureront trois bustes des douze camarades tués en même temps que le capitaine Sankara, a expliqué à l’AFP, un des concepteurs du monument, Jean-Luc Aristide Bambara. “Réinventer l’avenir” “La pose de cette première pierre en ce jour anniversaire de l’assassinat de Thomas Sankara et de ses douze compagnons nous offre l’occasion de commémorer ce triste événement et de nous remémorer le sacrifice ultime que le président du Conseil national de la révolution a accepté d’assumer avec lucidité, courage et dignité”, a déclaré le président du Comité international mémorial – Thomas Sankara, le colonel Bernard Sanou. Le monument permettra à “tous ses héritiers d’avoir un lieu de rencontre, d’inspiration, de ressourcement de l’idéal du président Thomas Sankara, afin de continuer à oser réinventer l’avenir”, a estimé le colonel Sanou. Plusieurs centaines de personnes, dont des membres du gouvernement, ont assisté à la cérémonie suivie d’une procession jusqu’au bâtiment “Burkina” devant lequel, le président Sankara a été abattu. Arrivé au pouvoir par un coup d’Etat, en 1983, Thomas Sankara, parfois qualifié de “Che africain”, faisait face à une contestation montante dans le pays en raison de ses choix sans concession, alors que sa dénonciation de l’impérialisme et ses liens avec les sulfureux dirigeants de la Libye et du Ghana lui valaient de solides inimitiés à l’extérieur. AFPMon, 15 Oct 2018 08:25:12 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2018/10/15/burkina-premiere-pierre-d-un-monument-a-la-memoire-de-thomas-sankara/La Belgique a son premier maire Noirhttp://fr.africanews.com/2018/10/15/la-belgique-a-son-premier-maire-noir/La Belgique vient de franchir un pas de géant en termes d‘égalité ethnique en élisant son tout premier maire Noir. L’“heureux’‘ élu n‘étant autre que le père du défenseur (footballeur) international belge et capitaine de Manchester City (Premier League), Vincent Kompany. C’est ce dimanche soir que Pierre Kompany, 71 ans et père de Vincent Kompany (sur la photo) a vu sa liste l’emporter aux élections communales à Ganshoren, près de Bruxelles. Pierre Kompany prendra les commandes de sa future commune, région bilingue d‘à peu près 25.000 habitants, en décembre prochain. Réagissant à cette nouvelle, le fils n’a pas boudé sa joie. Vincent Kompany, dans une vidéo postée sur son compte Instagram : “c’est le premier maire noir de Belgique. Ça n’est jamais arrivé avant. C’est historique, nous sommes tous heureux. Bravo à mon père !” Mais les choses n’ont pas toujours été roses pour le fututr maire. Originaire de la République démocratique du Congo, il avait été contraint à l’exil en 1975. A l‘époque, son pays avait pour nom de le Zaïre et à sa tête, régnait le très redouté Mobutu Sese Seko. Après avoir quitté sa terre natale, Pierre Kompany a posé ses valises en Belgique, où il vit depuis. En 1982, soit 7 ans après son arrivée en Belgique, il y obtint le statut de réfugié politique, puis, peu de temps apès, la nationalité belge (informations émanant de la télévision publique RTBF). Bien qu’ayant un diplôme d’ingénieur civil, Pierre Kompany avait d’abord dû se défendre en tant que chauffeur de taxi à Bruxelles. Revenant sur ses origines, l‘élu du Centre démocrate humaniste (CDH, centriste) a déclaré à la RTBF : “(Mes origines), c’est une fierté ! Comment les oublierais-je ? Je ne changerai pas de couleur non plus… Mes enfants connaissent les origines de leur père.” Selon un accord pré-électoral qui prévaut à Ganshoren, Pierre Kompany devra donner son écharpe de bourgmestre à un autre élu de sa liste. Cela, à mi parcours de son mandat, c’est à dire après trois ans à la tête de la commune. Avant Pierre Kompany, un autre élu venu lui aussi de la RDC, Denis Liselele (membre du PS), occupait en 2014 le poste de bourgmestre dans la commune Wallonne de Sambreville (centre). Il s’agissait à l‘époque d’un petit pas de la part de la Belgique, puisque Liselele, qui était le premier échevin (premier adjoint) remplaçait un bourgmestre englué dans une affaire judiciaire.Mon, 15 Oct 2018 14:50:02 +0000editorial@africanews.com (Rodrigue Loué)http://fr.africanews.com/2018/10/15/la-belgique-a-son-premier-maire-noir/Soweto : de l'autodéfense à l'école pour lutter contre les violshttp://fr.africanews.com/2018/10/15/soweto-de-l-autodefense-a-l-ecole-pour-lutter-contre-les-viols/Pour Debi Steven, une Sud-Africaine victime de viols dans son enfance, le meilleur moyen de surmonter son traumatisme est d’aider les autres. Son organisation, Action breaks Silence, apprend aux élèves filles à se défendre, et aux garçons à comprendre l’ampleur du problème, dans un pays où plus de 130 plaintes pour viol sont enregistrées chaque jour par la police. ‘‘Ce qui est incroyable avec ces ateliers d’auto-défense, c’est qu’en fait, on ne se concentre pas sur l’aspect physique, mais sur le mental. On utilise le physique comme un outil pour renforcer leur esprit.’‘ Explique-t-elle. ‘‘Le viol, c’est une agression, parce que personne n’a le droit de te toucher là où tu n’en as pas envie. Donc il faut que je sorte toute la colère que j’ai dans le ventre, et que je me batte !’‘ déclare Nunkululeko, 11 ans, écolière. “Dans la culture africaine, on inculque aux garçons qu’ils doivent cacher leurs émotions. Les montrer est une faiblesse”, explique Isaac Mkhize, un instructeur lui aussi victime de viols. “Si vous ne parlez pas, vous refoulez et vous allez exploser et déraper”, prévient un psychologue, Thabiso Mailula, qui a collaboré avec ABS. Un véritable fléau En Afrique du Sud, le viol est un fléau. Les statistiques officielles donnent le vertige. Sur les douze mois courant d’avril 2017 à mars 2018, 40.035 viols ont été recensés, soit 110 par jour. ‘‘En Afrique du Sud, chaque jour, deux femmes sont assassinées par quelqu’un qu’elles aiment. Pas un étranger. Quelqu’un qu’elles aiment. J’ai dit à ma mère que j’avais été violée, elle m’a dit que je mentais. En tant que mère, qu’est-ce que vous en pensez ? Pour elle, il fallait que ce soit un mensonge. Parce qu’elle ne pouvait pas accepter la vérité, elle a tout rejeté sur moi, et nous réfléchissions à ça.” Raconte Debi Steven, fondatrice de ABS et survivante de viol. Ces cours apprennent aux filles “à ne pas se taire”, se réjouit une mère, Mali Masondo, violée dans son enfance et longtemps contrainte au silence par sa famille. Le programme de formation de l’ONG “ne se focalise pas sur l’aspect physique. Il vise à l‘émancipation” des femmes, explique Debi Steven. Son ONG cherche à développer l’empathie des garçons envers les filles, afin de prévenir tout comportement abusif. Conquis par l’approche d’ABS, qui a sensibilisé plus de 13.000 enfants dans le pays, le ministère sud-africain de la Santé vient de faire appel à l’ONG pour former 160 instructeurs antiviol. AFPMon, 15 Oct 2018 13:07:16 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2018/10/15/soweto-de-l-autodefense-a-l-ecole-pour-lutter-contre-les-viols/"The Hair Appointment" célèbre l'art des tresses africaineshttp://fr.africanews.com/2018/10/15/the-hair-appointment-celebre-l-art-des-tresses-africaines/Dans la culture Afro, tresser ses cheveux c’est presque un rituel, avant un grand événement comme la rentrée scolaire, un mariage, un baptême … pas étonnant que le salon de coiffure ou Barber Shop, soit aujourd’hui solidement ancré dans la pop culture africaine ! Le but de cette série visuelle est de démontrer toute la beauté du processus du tressage des cheveux, qu’il soit fait dans un salon de coiffure ou sur le porche d’une maison … au-delà de la coiffure en elle-même, c’est finalement un véritable mode de vie qui est célébré dans “The Hair Appointment” ! Josef n’a pas travaillé seul sur ce projet dont il est le directeur créatif mais s’est entouré de jeune stalents tels que le photographe Jeremy Rodney Hall, la co-productrice de la série Helena Koudou, la styliste Habibat Adetonwa Julmat, Ernest Robinson pour le make-up. Si vous avez d’ailleurs envie d’en savoir plus sur leur travail, vous pouvez vous rendre sur le site web de “Sunday School“, son agence de direction créative ! @NigeriasinsightMon, 15 Oct 2018 10:16:35 +0000editorial@africanews.com (Bridget UGWE)http://fr.africanews.com/2018/10/15/the-hair-appointment-celebre-l-art-des-tresses-africaines/Tanzanie-milliardaire enlevé : près de 500 000 dollars de récompensehttp://fr.africanews.com/2018/10/15/tanzanie-milliardaire-enleve-pres-de-500-000-dollars-de-recompense/La famille du milliardaire tanzanien Mohammed Dewji, enlevé la semaine dernière à Dar es-Salaam, a annoncé lundi qu’elle offrait près d’un demi-million de dollars de récompense pour toute information qui permettrait de retrouver l’homme d’affaires. “La famille offre une récompense d’un milliard de shillings (tanzaniens, environ 437.000 dollars) à toute personne dont les informations auront permis de retrouver son fils”, a déclaré Azim Dewji, le porte-parole de la famille, lors d’une conférence de presse à Dar es-Salaam. Considéré comme le plus jeune milliardaire du continent africain, Mohammed Dewji, 43 ans, a été enlevé le 11 octobre, très tôt le matin, alors qu’il entrait dans la salle de sport d’un hôtel de la capitale économique du pays. “Vingt personnes arrêtées” La police a lancé une opération en vue de retrouver l’homme d’affaires et localiser ses ravisseurs. Selon les autorités tanzaniennes, vingt personnes ont déjà été arrêtées dans le cadre de l’enquête. L’homme d’affaires est à la tête du groupe METL, présent dans une dizaine de pays dans les domaines de l’agriculture, de l’assurance, des transports, de la logistique ou de l’agroalimentaire. Né en Tanzanie, il a fait ses études à l’université de Georgetown aux États-Unis. En 2013, il est devenu le premier Tanzanien à faire la couverture du magazine Forbes et, en 2015, il a été décrété “personne de l’année” par Forbes Afrique. Selon le magazine, il occupe la 17e position sur la liste des milliardaires africains avec une fortune évaluée à 1,54 milliard de dollars (1,29 milliard d’euros). >>> LIRE AUSSI : Le plus jeune milliardaire d’Afrique kidnappé en Tanzanie >>> LIRE AUSSI : Mali : un milliardaire candidat à l‘élection présidentielle >>> LIRE AUSSI : Dangote parmi les 100 personnes les plus riches au monde AFPMon, 15 Oct 2018 13:39:57 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2018/10/15/tanzanie-milliardaire-enleve-pres-de-500-000-dollars-de-recompense/Demande mondiale : l'Opec réduit ses prévisions de croissance pour 2019http://fr.africanews.com/2018/10/15/demande-mondiale-l-opec-reduit-ses-previsions-de-croissance-pour-2019/L’Organisation des pays exportateurs de pétrole a annulé jeudi et pour le troisième mois consécutif, ses prévisions de croissance de la demande mondiale de pétrole pour 2019. L’OPEP évoque les difficultés rencontrées par les économies, notamment les principaux pays consommateurs, en raison des différends commerciaux et de marchés émergents instables. Dans son rapport mensuel, l’Organisation fait état d’une augmentation de la demande mondiale de l’ordre d’1,36 million de barils par jour l’année prochaine, soit une baisse de 50 000 bpj par rapport à sa précédente estimation. Le groupe qui a réduit de 900 000 barils par jour sa production déclare en outre avoir atteint un pic de production record de 32,76 millions de Baril par jour en septembre, son chiffre le plus élevé depuis août 2017. L’Arabie saoudite et la Libye ont augmenté leur production le mois dernier de 108 000 bpj et 103 000 bpj, ce qui a plus que compensé le recul de 150 000 bpj de l’Iran, qui a été ramené à 3,447 milliards de bpj, selon des sources secondaires. L’OPEP a déclaré que l’Iran avait informé le groupe que sa production de pétrole avait diminué de seulement 51 000 barils par jour, à 3,775 millions de barils par jour. Le groupe que dirige l’Arabie saoudite, s’est engagé à accroître sa production pour compenser la perte de tout approvisionnement iranien destiné aux États-Unis, qui entrera en vigueur le mois prochain. Il a par ailleurs réduit ses prévisions de croissance de l’offre de pétrole non-OPEP en 2019 de 30 000 barils par jour à 2,12 millions de barils par jour. REUTERSMon, 15 Oct 2018 11:44:09 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2018/10/15/demande-mondiale-l-opec-reduit-ses-previsions-de-croissance-pour-2019/La danse pour ressusciter l'unité sociale au Malihttp://fr.africanews.com/2018/10/15/la-danse-pour-ressusciter-l-unite-sociale-au-mali/Pas de danse, chorégraphie …Bamako a récemment vibré au son de l’unité. Au menu de cette harmonie malienne, Faso Don, une émission de télé réalité qui met à l’honneur les danses traditionnelles des régions du Mali. Le Faso Don signifie “les danses du pays” en langue bambara. Dans la grande salle bondée du Palais de la Culture, ce festival a marqué l’aboutissement de six semaines de cette émission de télé-réalité imaginée par le chorégraphe et danseur malien Sekou Keïta. “Nos danses sont variées, il y a plusieurs ethnies, on a cette chance, cette richesse culturelle. Mais malheureusement nos danseurs, ils ont un point en commun, quand on leur dit de danser les danses de la Côte d’Ivoire dont j’ai rien contre, le coupé décalé, ils savent tous danser ces danses-là. S’ils vont à Dakar, le sabah, ils savent le danser. Mais nos danses elles-mêmes chez nous, ils ne savent pas les danser”, a expliqué Sekou Keïta. Chaque candidat était ainsi invité à s’initier à une danse traditionnelle d’une autre région que la sienne. Une série de castings dans chacune des régions du pays a permis de sélectionner les finalistes. Le chorégraphe, Sekou Keïta rêvait de remettre à l’honneur les danses traditionnelles du Mali. Il en a eu l’occasion avec cet évènement. Les spectateurs qui avaient la possibilité de participer au vote désignant le vainqueur avaient chacun leur favori. “Je suis venu voir ce show car moi aussi je suis danseur, je danse depuis 2006, je fais du hip hop”, déclare Oumar Tamboura avant de poursuivre : “J’ai ma petite sœur qui y participe, elle s’appelle Aïssata Konaté, elle est une des candidates. Donc cela m’a motivé pour venir assister, car c’est la première fois que je vois quelque chose de ce genre parce qu’auparavant les gens ne s’intéressaient pas à la danse traditionnelle, ce qui concernait la tradition, les coutumes…”. Ce spectacle de danse traditionnelle a réussi à créer un sentiment d’unité nécessaire dans un pays accablé par la violence djihadiste et les tensions intercommunautaires.Mon, 15 Oct 2018 11:30:44 +0000editorial@africanews.com (Chancela Gningui)http://fr.africanews.com/2018/10/15/la-danse-pour-ressusciter-l-unite-sociale-au-mali/RDC : naissance d'une nouvelle rébellion à l'est (députés)http://fr.africanews.com/2018/10/15/rdc-naissance-d-une-nouvelle-rebellion-a-l-est-deputes/Balayant la thèse d’un conflit intercommunautaire, des parlementaires de la République démocratique du Congo estiment que c’est une nouvelle rébellion qui serait en train de semer la terreur dans la province d’Ituri à l’est. Depuis le début de cette année, Djugu, ville de la province de l’Ituri à l’extrême nord-est de la RDC, au bord du lac Albert à la frontière ougandaise vit un épisode cauchemardesque. En cause, des affrontements armés enregistrés ces dix derniers mois dans cette ville de plus de 8 000 km². Des affrontements qui ont déjà coûté la vie à des centaines de personnes. En mi-septembre dernier, par exemple, plus de 10 personnes dont deux soldats des Forces armées de RDC (FARDC) ont été tuées dans la localité. Alors que des observateurs évoquaient les habituels et interminables conflits fonciers intercommunautaires entre les ethnies Hema et Lendu, les FARDC parlaient quant à elles d’un groupe armé. « Au début, ils (hommes armés) incendiaient des villages et tuaient la population, mais aujourd’hui, ils s’attaquent directement à l’armée même s’il y a des civils qui sont morts. Ça nous donne l’intention de croire que c’est une rébellion en gestation ou un mouvement qui n’a pas encore dit son nom. Nous prenons cette menace au sérieux », déclarait récemment le lieutenant Jules Ngongo, porte-parole de l’armée en Ituri. Une rébellion de trop dans la zone Une thèse appuyée par des parlementaires de RDC. Réuni en commission, un groupe de 16 députés nationaux a alerté ce dimanche 14 octobre sur l’existence d’une rébellion en Ituri, notamment à Djugu. « Nous étions sur place à Djugu, nous avions réunis tous les chefs des chefferies, groupements et collectivités territoriales pour évaluer cette situation, mais aucun chef n’a soulevé le problème des conflits interethniques », a expliqué le député national Raymond Tcheda Patay au cours d’un point presse à Bunia, chef-lieu de l’Ituri. Dès lors, les choses semblent se préciser quant aux auteurs de ces violences. « D’après nos études approfondies, nous ne devons pas parler des assaillants, mais plutôt des rebelles. La rébellion vient de refaire surface. Nous avons des informations précises sur cette rébellion, nous savons qui en sont les auteurs. Les parlementaires savent ce dont il est question, nous allons donner la primeur à qui de droit », a ajouté Raymond Tcheda Patay. Une rébellion de trop dans l’est de la RDC qui s’ajoute à d’autres groupes armés comme les ADF, groupe islamiste ougandais et les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), des rebelles rwandais hutus basés à l’est du Congo depuis 1994. Sans compter des groupes armés qui semblent s‘être tus, à linstar du M23. Des Casques bleus discutant avec les populations de Djugu Ces rébellions s’affrontent et/ou attaquent les forces de défense de RDC entre autres, pour le contrôle des minerais. Et dans un contexte où cette partie de RDC fait face à une épidémie d’Ebola a déjà fait plus de 80 morts depuis son déclenchement en août. >>> LIRE AUSSI : RDC : dix morts dans une attaque d’un groupe armé à l’est >>> LIRE AUSSI : CPI : le procès de l’ex-chef de guerre Ntaganda touche à sa fin >>> LIRE AUSSI : RDC: offensives contre des groupes armés dans l’estMon, 15 Oct 2018 11:38:37 +0000editorial@africanews.com (John Ndinga Ngoma)http://fr.africanews.com/2018/10/15/rdc-naissance-d-une-nouvelle-rebellion-a-l-est-deputes/Présidentielle à Madagascar : des candidats contre la corruptionhttp://fr.africanews.com/2018/10/15/presidentielle-a-madagascar-des-candidats-contre-la-corruption/À moins d’un mois de la présidentielle à Madagascar, le défi numéro 1 reste sans conteste la corruption. Ici, au stade Alarobia à Antananarivo, des milliers de personnes se sont mobilisés pour dénoncer le phénomène. Chacun des 36 candidats en lice à la course présidentielle du 7 novembre sur la Grande Île a entamé à sa façon cette campagne électorale. 22 candidats ont choisi d‘évoquer les irrégularités qui entachent régulièrement le scrutin lors des présidentielles et la corruption. Ces candidats qui s’estiment lasser par la corruption autour des élections présidentielles proposent un critère unique. “Nous réclamons le nettoyage de la liste électorale parce que cette élection présente trop d’irrégularités. Depuis toujours, on a l’habitude de voir les élections manipulées, mais cette année c’est fini”, a déclaré Fanirisoa Ernaivo, candidate à la présidentielle. “Les Malgaches vont sortir de cette pauvreté et de la corruption. L’exportation illicite des richesses nationale va s’arrêter. Les détournements des deniers publics vont s’arrêter”, a rajouté Pasteur André Christian Dieudonné Mailhol, candidat à la présidentielle. Ce meeting devrait aider les citoyens à mieux faire leur choix dans le cadre de cette élection présidentielle. Malgré les efforts et les structures mises en place pour lutter contre la corruption qui gangrène toutes les couches de la société, la Grande Île reste l’un des pays les plus corrompus au monde selon un constat de Transparency International.Mon, 15 Oct 2018 11:03:29 +0000editorial@africanews.com (Chancela Gningui)http://fr.africanews.com/2018/10/15/presidentielle-a-madagascar-des-candidats-contre-la-corruption/Elections en Côte d'Ivoire : des blessés lors d'incidents à Grand Bassamhttp://fr.africanews.com/2018/10/15/elections-en-cote-d-ivoire-des-blesses-lors-d-incidents-a-grand-bassam/Plusieurs personnes ont été blessées dans la nuit de dimanche à lundi à Grand-Bassam, près d’Abidjan, dans une charge de la police contre des habitants qui réclamaient la proclamation des résultats de l‘élection municipale, alors que les deux principaux candidats revendiquent la victoire. “La population était rassemblée dimanche soir devant la préfecture pour réclamer la proclamation des résultats” de l‘élection qui s’est tenue samedi, a expliqué à l’AFP le candidat du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) et maire sortant, Georges Ezaley, qui revendique la victoire avec plus de 1.300 voix d’avance. “Vers 01H00 (locale et GMT), la police a dispersé la foule en lançant des (grenades) lacrymogènes, il y a eu plusieurs blessés, notamment des personnes âgées”, a déclaré M. Ezaley, affirmant craindre que sa victoire ne lui soit volée. “Dimanche matin, les résultats bureau de vote par bureau de vote ont été validés par la Commission électorale indépendante (CEI), et signés par les représentants de tous les candidats. Pourtant la CEI n’avait toujours pas proclamé les résultats dimanche soir. Il y a quelque chose qui cloche dans cette affaire”, a encore estimé Georges Ezaley. “Les gens avaient assiégé la préfecture pour attendre les résultats. Ils ont été gazés”, a indiqué à l’AFP une habitante de Grand-Bassam sous couvert d’anonymat. Le candidat du parti au pouvoir, le Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP), Jean-Louis Moulot, a de son côté accusé le camp de M. Ezaley de fraudes et de violences.   “Le maire sortant a produit des faux procès-verbaux” de résultats de vote. Il a aussi “envoyé des voyous prendre le contrôle du collège moderne (un bureau de vote) pendant une heure, d’où nos représentants ont été expulsés”, a affirmé M. Moulot à l’AFP. “La maison du numéro deux de ma liste, Aka Martin, a été saccagée”, a-t-il aussi accusé. Nombreux cas de contestation des résultats “Le candidat du PDCI a exercé une pression maximum sur la CEI pour que les résultats soient proclamés en urgence”, a déclaré M. Moulot, affirmant avoir remporté le scrutin. “J’en appelle au calme, qu’on laisse la CEI faire son travail”. Le scrutin avait démarré très en retard samedi, les bureaux de vote n’ayant ouvert que vers midi. Les élections municipales et régionales en Côte d’Ivoire ont été marquées par de nombreux incidents et contestation de résultats. Quatre personnes ont été tuées lors de la campagne, puis du scrutin et le jour suivant, lors de différents affrontements entre militants politiques. Lundi matin, la CEI nationale n’avait toujours pas proclamé l’ensemble des résultats du pays.  L‘élection municipale de la commune du Plateau à Abidjan, la plus riche du pays, n‘était toujours pas tranchée, entraînant une vive tension.   Ces élections constituaient un test avant le scrutin présidentiel de 2020, qui occupe déjà la scène politique ivoirienne. >>> LIRE AUSSI : Côte d’Ivoire : deux morts dans un affrontement lié aux élections locales >>> LIRE AUSSI : Côte d’Ivoire : aux urnes pour les élections municipales et régionales >>> LIRE AUSSI : Côte d’Ivoire : le PDCI accuse le pouvoir de comploter pour le faire disparaître >>> LIRE AUSSI : Côte d’Ivoire – municipales : quand Abobo divise le parti au pouvoir AFPMon, 15 Oct 2018 10:32:37 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2018/10/15/elections-en-cote-d-ivoire-des-blesses-lors-d-incidents-a-grand-bassam/Innovation : les universités africaines toujours absentes du top 100http://fr.africanews.com/2018/10/15/innovation-les-universites-africaines-toujours-absentes-du-top-100/Selon un classement de Reuters, les universités africaines sont moins innovantes que celles d’autres continents. Elles ne figurent pas dans la liste des 100 mondiales. Ce classement est établi beaucoup plus sur le développement d’innovations et l’avancement de la science. Ce, en réalisant plus de 70 innovations brevetées sur une période de 5 ans. Et selon Reuters, les trois premières places de ce classement reviennent à des universités américaines. L’université Stanford occupe la première place. Elle est suivie du Massachusetts Institute of Technology et l’Université Havard. Il ressort donc de cette étude que les universités américaines continuent de dominer le monde en matière d’innovation. Elles sont secondées par les universités du Royaume-Uni. C’est le cas de l’université de Manchester qui occupe le 27e rang du classement de cette année. Quant aux institutions africaines d’enseignement supérieur, elles sont aux abonnées absentes dans le top 100. Dans cette liste, les États-Unis comptent 48 établissements, suivis de l’Europe avec 27, de l’Asie avec 23 et du Moyen-Orient avec 2 universités. Les institutions sud-américaines n’ont pas non plus obtenu de place dans ce top 100. Les universités sud-africaines comme celles du Cap et Witwaterrand de Johannesburg restent cependant les plus innovantes du continent. >>> LIRE AUSSI : Les start-up africaines en vedette au salon VivaTech de Paris >>> LIRE AUSSI : Congo : les mécaniciens face au enjeux des voitures électriquesMon, 15 Oct 2018 10:15:16 +0000editorial@africanews.com (John Ndinga Ngoma)http://fr.africanews.com/2018/10/15/innovation-les-universites-africaines-toujours-absentes-du-top-100/Intelligence artificielle et robotique : quelle éthique ?http://fr.africanews.com/2018/10/15/intelligence-artificielle-et-la-robotique-quelle-ethique/L’utilisation abusive de l’intelligence artificielle et de la robotique inquiète les experts qui s’interrogent sur la question de son éthique. Le débat a été lancé lors du RoboBusiness 2018, organisé dans la Silicon Valley, aux Etats-Unis. Lorsqu’on évoque l’utilisation de l’intelligence artificielle, la première inquiétude qui se pose est de savoir comment faire en sorte qu’elle réponde à une certaine éthique. La question était au cœur du RoboBusiness 2018 qui vient de s’achever à Silicon Valley, en Californie, aux Etats-Unis. Les participants se sont notamment penchés sur l’utilisation abusive des robots dans les usines et entrepôts. Un abus dangereux, reconnaissent-ils. « Le monde a déjà de nombreux problèmes. Et l’IA, la robotique et les technologies d’apprentissage automatiques vont résoudre ces problèmes et les amplifier. Est-ce dangereux ? Est-ce dangereux ? La réponse est clairement oui », affirme Brian Patrick Green, directeur de l’éthique technologique à l’Université de Santa Clara. Une alerte qui en dit long sur les menaces suscitées par l‘évolution fulgurante de la robotique. Mais, pour Brian Patrick Green, la plus grosse inquiétude se situe notamment au niveau des systèmes d’armes et les risques de les voir échapper au contrôle de l’homme. « Nous sentons que nous voulons avoir le contrôle, mais en même temps, nous voulons déléguer beaucoup de pouvoir à la technologie. Et sur cette base, quel équilibre y aura-t-il. Je pense que si nous voulons maintenir la sécurité de la technologie, nous devons déléguer moins que plus », plaide-t-il. L‘équation reste cependant très complexe comme l’expliquent les avocats d’un groupe de robotique et d’automatisation qui ont vu des fermetures d’usine accidentelles avec employés bloqués dans des dispositifs autonomes. Mais l’intelligence artificielle a ouvert une nouvelle frontière juridique. « Nous avons normalement une sorte d’élément de culpabilité dans ces déterminations. Et quand aucun humain n’est impliqué, et que le YX a été choisi au lieu de Y, comment gérez-vous la culpabilité ? Est-ce le programmeur de la machine qui l’a finalement mené là à un moment donné ? Cela devient son propre mécanisme d’apprentissage ou pas ? Mais au bout du compte, nous allons tous nous battre avec ça », explique Brian Clifford qui reste tout de même confiant. D’autant que le système juridique finit toujours par rattraper la technologie.Thu, 04 Oct 2018 19:02:18 +0000editorial@africanews.com (Wahany Johnson SAMBOU)http://fr.africanews.com/2018/10/15/intelligence-artificielle-et-la-robotique-quelle-ethique/La jeunesse au service de l'environnement [Inspire Africa]http://fr.africanews.com/2018/10/15/la-jeunesse-au-service-de-l-environnement-inspire-africa/Qui a dit que les adolescents ne se souciaient pas de l’environnement ? Dans cette dernière édition d’Inspire Africa, Hannane Ferdjani s’entretient avec un élève kenyan de 18 ans passionné par l’environnement, qui apprend à ses pairs à contribuer à un meilleur avenir en plantant des arbres.Mon, 15 Oct 2018 06:47:40 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2018/10/15/la-jeunesse-au-service-de-l-environnement-inspire-africa/Devoir de mémoire : le féminisme jamais conté de Thomas Sankarahttp://fr.africanews.com/2018/10/15/devoir-de-memoire-le-feminisme-jamais-conte-de-thomas-sankara/S’il est considéré par l’histoire comme le prédicateur incontesté de l’intégrité au Burkina Faso, Tomas Sankara assassiné le 15 octobre 1987, est aussi ce leader africain qui aura consacré ses quatre ans de règne (1983-1987) à la défense et la promotion des droits de la femme. Petit rappel. « Thomas Sankara était un féministe ». C’est le titre d’une pièce de théâtre écrite par le metteur en scène anglais, Riccardo Dujany. La pièce a été jouée en mars dernier à Londres. « Plus de 30 ans après sa disparition, Thomas Sankara continue de séduire », écrivait le site de BBC sur sa page Twitter. Et au moment où l’Afrique tout entière célèbre le 31è anniversaire de l’assassinat de Thomas Sankara (15 octobre 1987), le souvenir de son combat au profit de l‘émancipation de la femme continue de hanter bien de personnes qui lisent le livre « L’émancipation des femmes et la libération de l’Afrique ». Ignoré par beaucoup d’Africains, c’est pourtant un véritable plaidoyer et une vision au service des femmes victimes des marginalisations de toutes sortes de la part des hommes. « Un être aussi opprimé soit-il, trouvera un autre être à opprimer : sa femme », avait coutume de dire le 5è président du Burkina Faso. Une source d’inspiration pour les avant-gardistes féministes africains Combat contre le sexisme, égalité entre l’homme et la femme devant la loi et dans les institutions, lutte contre les préjugés sexistes, …. Sankara s’est plié en dix pour aménager une confortable place pour la femme dans un monde marqué par des siècles de phallocratie et de masochisme. « Je parle au nom des femmes du monde entier, qui souffrent d’un système d’exploitation imposé par les mâles. Pour ce qui nous concerne, nous sommes prêts à accueillir toutes les suggestions du monde entier, nous permettant de parvenir à l’épanouissement total de la femme burkinabè. En retour, nous donnons en partage à tous les pays, l’expérience positive que nous entreprenons avec des femmes désormais présentes à tous les échelons de l’appareil de l’État et de la vie sociale au Burkina Faso ». Publié à titre posthume aux éditions Pathfinder en 1990, l’ouvrage de 72 pages devrait constituer une source d’inspiration à bien de personnes à travers le monde éprises de la cause féministe. Surtout, que l’humanité n’est qu‘à un mois de la célébration de la journée mondiale des violences faites aux femmes (25 novembre). >>> LIRE AUSSI : Assassinat de Thomas Sankara : le vœu de la veuve en ce 31è anniversaire >>> LIRE AUSSI : Théâtre : une pièce rend hommage au féminisme de Thomas Sankara >>> LIRE AUSSI : Burkina : des manifestants réclament justice pour Sankara, 30 ans après sa mort >>> LIRE AUSSI : Burkina Faso : François Compaoré laissé libre en FranceMon, 15 Oct 2018 07:43:59 +0000editorial@africanews.com (John Ndinga Ngoma)http://fr.africanews.com/2018/10/15/devoir-de-memoire-le-feminisme-jamais-conte-de-thomas-sankara/Côte d'Ivoire : deux morts dans un affrontement lié aux élections localeshttp://fr.africanews.com/2018/10/15/cote-d-ivoire-deux-morts-dans-un-affrontement-lie-aux-elections-locales/Deux personnes sont mortes dans un affrontement entre forces de l’ordre et partisans mécontents d’un candidat battu près de Seguela (centre), au lendemain des élections en Côte d’Ivoire, selon une organisation de la société civile. “Les partisans d’un candidat battu ont dressé un barrage, et ils ont refusé de le lever malgré les tentatives de dialogue. Il y a eu un affrontement avec les forces de l’ordre, deux personnes ont été tuées”, a indiqué à l’AFP la Plateforme des Organisations de la société civile pour l’Observation des Elections en Côte d’Ivoire (Poeci).  Il n‘était pas clair dans l’immédiat si les victimes se comptaient parmi les forces de l’ordre ou les militants. Samedi, jour du vote pour les élections municipales et régionales, une personne avait été tuée d’un coup de couteau lors d’affrontements entre partisans de candidats à la mairie de Lakota (sud), selon un correspondant de l’AFP. Pendant la campagne électorale, une personne avait été tuée lors d’un affrontement entre les partisans de deux candidats à Bediala (ouest). La campagne et les scrutins ont été marqués par de nombreux incidents et des contestations de résultats. >>> LIRE AUSSI : Côte d’Ivoire : tension pour l‘élection municipale du Plateau à Abidjan >>> LIRE AUSSI : Côte d’Ivoire : aux urnes pour les élections municipales et régionales >>> LIRE AUSSI : Côte d’Ivoire : le PDCI accuse le pouvoir de comploter pour le faire disparaître >>> LIRE AUSSI : Côte d’Ivoire – municipales : quand Abobo divise le parti au pouvoir AFPMon, 15 Oct 2018 07:16:55 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2018/10/15/cote-d-ivoire-deux-morts-dans-un-affrontement-lie-aux-elections-locales/Côte d'Ivoire : l'ancien footballeur, Bonaventure Kalou élu maire de la ville de Vavoua (centre-ouest)http://fr.africanews.com/2018/10/15/cote-d-ivoire-l-ancien-footballeur-bonaventure-kalou-elu-maire-de-la-ville-de/L’ancien international ivoirien Bonaventure Kalou, ancien joueur notamment du Paris SG, d’Auxerre ou de Feyenoord, a été élu maire de la ville de Vavoua (centre-ouest) lors des municipales de samedi en Côte d’Ivoire. “J’ai un sentiment de fierté et j’ai une pensée émue pour mon père (décédé en 2016) qui aurait voulu être maire de cette commune. je marche dans ses pas”, a-t-il déclaré à l’AFP après l’officialisation de sa victoire dimanche.  Footballeur amateur de bon niveau, organisateur de tournois, le père de Bonaventure mais aussi de Salomon Kalou, l’attaquant du Hertha Berlin et anciennement de Chelsea, est à l’origine de la carrière de ses deux fils. Kalou va prendre les rênes d’une ville de 400.000 habitants selon le recensement de 2014, mais qui en compte sans doute plus de 500.000 aujourd’hui. La cité, située au centre de la principale région cacaoyère de la Côte d’Ivoire, premier producteur mondial, respire la pauvreté avec des routes boueuses parsemées de poubelles, et beaucoup de ses habitants vivent sans eau courante ni électricité.  “Mes premières priorités seront de faire un audit financier de la mairie et de faire des efforts sur la salubrité”, affirme Kalou qui “veut améliorer les conditions de vie” de ses concitoyens. L’ancien footballeur, double vainqueur de la Coupe de France avec le PSG et Auxerre mais aussi du championnat néerlandais et de la C3 avec Feyenoord ou du championnat ivoirien avec l’Asec Mimosas, dit avoir reçu des félicitations de beaucoup d’anciens joueurs.  “Soulagement et fierté” “Il y a un sentiment de fierté et aussi de soulagement d’avoir été élu contre un appareil électoral”, dit Kalou, élu en tant qu’indépendant. “Ce combat était aussi ceux des autres footballeurs. On pense souvent que les footballeurs ne sont bons qu‘à taper dans le ballon, on les cantonne dans un rôle. J’ai voulu sortir de ce schéma. On peut être footballeur et faire de la politique ou être un intellectuel”, a-t-il ajouté.  Lors de la campagne, le finaliste de la CAN-2006, qui compte une cinquantaine de sélections avec les Elephants, avait notamment évoqué la comparaison avec George Weah élu président du Liberia voisin. “Weah et moi on était tous les deux footballeurs et on fait de la politique. On a tous les deux joué au Paris-Saint-Germain…  mais la comparaison s’arrête là!. Il est président, moi je veux devenir maire. On ne jouait pas au même poste! Il a fait une plus belle carrière que moi mais surtout, c’est un modèle d‘éthique. Il a des valeurs. Pour le moment, je veux aider ma ville qui n’a pas ce qu’elle mérite”, a conclu le joueur membre de l‘équipe ivoirienne mondialiste en 2006. >>> LIRE AUSSI : Côte d’Ivoire : aux urnes pour les élections municipales et régionales >>> LIRE AUSSI : Côte d’Ivoire : le PDCI accuse le pouvoir de comploter pour le faire disparaître >>> LIRE AUSSI : Côte d’Ivoire – municipales : quand Abobo divise le parti au pouvoir >>> LIRE AUSSI : Côte d’Ivoire : tension pour l‘élection municipale du Plateau à Abidjan AFPMon, 15 Oct 2018 07:03:46 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2018/10/15/cote-d-ivoire-l-ancien-footballeur-bonaventure-kalou-elu-maire-de-la-ville-de/Assassinat de Thomas Sankara : le vœu de la veuve en ce 31è anniversairehttp://fr.africanews.com/2018/10/15/assassinat-de-thomas-sankara-le-vceu-de-la-veuve-en-ce-31e-anniversaire/En ce 31è anniversaire de l’assassinat de son époux, la veuve de Thomas Sankara assassiné le 15 octobre 1987, rappelle son obstination à connaître les circonstances de la mort de l’ancien président burkinabè (1983-1987). Mis à jour à 9h GMT Du haut de ses 65 ans, Mariam Sankara née Sérémé n’a encore rien perdu de son énergie discursive. Surtout, lorsqu’il s’agit de parler de son époux lâchement assassiné le 15 octobre 1987. En ce 31è anniversaire, la veuve Sankara, en bonne ancienne première dame, s’est encore adressée à ses compatriotes. L’occasion de saluer des avancées enregistrées depuis 2015 dans le dossier. « Le Président Macron a respecté son engagement – pris publiquement lors de sa visite officielle au Burkina Faso – en donnant une réponse positive aux requêtes du juge burkinabè. Actuellement, la commission rogatoire a été mise en place en France et un juge a été nommé à cet effet. Le secret-défense a été levé en ce qui concerne les archives classifiées sur l’assassinat du Président Sankara », s’est félicitée la veuve Sankara dans son discours rendu public ce 14 octobre. Mais, l’irrepressible soif de vérité continue d’accabler une femme qui ne sait toujours pas ce qui s’est passé pour que son époux ait quitté ce monde. « Nous osons espérer que l’ensemble de ces archives seront mis à la disposition du Burkina. Mais surtout, que le juge y trouvera les informations qui lui permettront d’avancer dans son travail », a déclaré la veuve Sankara dans son message. L’assurance du président Kaboré De son côté, le président Kaboré entend faire feu de tout bois pour qu’enfin il y ait manifestation de la vérité en ce qui concerne l’assassinat de Thomas Sankara. « Je réitère mon engagement à œuvrer pour l’aboutissement de la justice dans le dossier de son assassinat. En ce 15 oct.2018, la mémoire du Président Thomas Sankara reste vivace à travers le monde. Son sacrifice pour l‘émancipation et la dignité du peuple Burkinabè ne sera pas vain », a écrit ce 15 octobre, le chef de l‘État burkinabè sur sa page Twitter. En ce 15 oct.2018, la mémoire du Pdt Thomas Sankara reste vivace à travers le monde.Son sacrifice pour l'émancipation et la dignité du peuple Burkinabè ne sera pas vain. Je réitère mon engagement à oeuvrer pour l'aboutissement de la justice dans le dossier de son assassinat. RK— Roch M. C. KABORE (@rochkaborepf) 15 octobre 2018 Le soir du jeudi 15 octobre 1987, la télévision nationale du Burkina Faso annonce la nouvelle. Alors que les moyens de communication étaient encore rudimentaires dans une Afrique sous-développée, la nouvelle se répand pourtant comme une trainée de poudre à travers tout le continent : « Le camarade Sankara est mort ». Adulé et aimé dans toute l’Afrique ou presque pour sa vraie et farouche lutte contre l’impérialisme, son authentique panafricanisme et sa modestie exempte de quelque hypocrisie, le 5è président du Burkina Faso fut pleuré partout dans le continent. Mais, beaucoup d’Africains ont déjà tiré leur révérence sans pour autant avoir su qui a vraiment tué celui qui, en deux ans seulement, avait « vaincu la famine dans son pays », selon l’expression de Jean Ziegler, ancien cadre de la FAO. Thomas Sankara Celui qui reste aux yeux de beaucoup d’observateurs « le défenseur incontesté » de la cause féministe. Ce « Che Guevarra africain » qui gît aujourd’hui dans le Panthéon des grands hommes que l’Afrique ait jamais connus : Lumumba, Nkrumah, Mandela, etc. >>> LIRE AUSSI : Théâtre : une pièce rend hommage au féminisme de Thomas Sankara >>> LIRE AUSSI : Burkina : des manifestants réclament justice pour Sankara, 30 ans après sa mort >>> LIRE AUSSI : Burkina Faso : François Compaoré laissé libre en FranceMon, 15 Oct 2018 06:47:58 +0000editorial@africanews.com (John Ndinga Ngoma)http://fr.africanews.com/2018/10/15/assassinat-de-thomas-sankara-le-vceu-de-la-veuve-en-ce-31e-anniversaire/Tanzanie : une nouvelle technologie qui protège les animaux et facilite le travail des gardes forestiershttp://fr.africanews.com/2018/10/14/tanzanie-une-nouvelle-technologie-qui-protege-les-animaux-et-facilite-le/Dans la réserve faunique de Grumeti, en Tanzanie, près du parc national du Serengeti, les éléphants errent, et les rangers peuvent dormir paisiblement. Tout ceci, grâce à une nouvelle technologie conçue pour protéger l’une des espèces les plus menacées au monde. Pour contrer le braconnage de l’ivoire en Afrique, où la population d‘éléphants a diminué d’environ 20 % entre 2006 et 2015, le philanthrope américain et cofondateur de Microsoft, Paul Allen, et les techniciens de sa société Vulcan Inc. ont développé EarthRanger. Depuis la salle des opérations du système à Grumeti, les rangers visualisent des écrans sur lesquels ils peuvent observer tous les éléphants équipés d’un collier de suivi. « Donc, ce que nous faisons avec le DAS, c’est que nous surveillons tous nos actifs, chaque animal avec collier, et nous entrons des données qui nous aident à prendre des décisions et à planifier les opérations lorsque nous extrayons les données et les analysons », déclaré Alina Peter, chargé des opérations de terrassement. La plate-forme technologique regroupe des lectures par capteur à distance des mouvements d’animaux, des suiveurs sur des radios et des véhicules, des photos de pièges à caméra et des données de “géo clôtures” alimentées par GPS pour donner aux rangers des réserves fauniques et des parcs tels que celui de Grumeti un aperçu claire des zones protégées. La plate-forme les alertant lorsque des menaces sont détectées. « Alors Earth Ranger vous le permet, cela vous amène au-delà de la simple notion d‘être uniquement réactif et de toujours arriver après qu’un animal a été tué, ou qu’un garde forestier a été blessé ou tué pour vous permettre d‘être réellement proactif, pour pouvoir vraiment anticiper les choses et anticiper le problème », explique Ted Schmidt, directeur principal du développement des activités au sein de Vulcan Inc. La faune et les gardes forestiers sauvés « Cela vous aide non seulement à sauver l’animal et, espérons-le, à sauver la vie du garde forestier, mais vous permet également d’utiliser toutes vos ressources plus efficacement et d’une manière plus professionnelle, ce qui allonge les fonds consacrés à la conservation ». Pour des les emplyés du Parc, cette technologie a rendu leur travail plus facile et plus efficace : sauver la vie des éléphants et protéger le personnel de la réserve. « Avant, notre travail était très difficile, car en cas de menace, il nous fallait beaucoup de temps pour répondre et réagir, il nous fallait prendre beaucoup de notes et rester en communication constante avec la salle de contrôle », se Gotera Gamba, félicite éclaireur de la réserve. Et d’ajouter : « Mais avec le DAS (maintenant Earth Ranger), la communication ne prend que quelques secondes et nous avons fini notre travail. À mon avis, les choses sont devenues plus faciles et plus professionnelles ». Les développeurs disent que le système aide également à réduire les conflits entre homme et faune dans des endroits tels que le Kenya et fournit un réseau permettant aux écologistes de la région de pouvoir collaborer. >>> LIRE AUSSI : De l’ivoire clandestin d’Afrique vers la Chine >>> LIRE AUSSI : Rwanda : hommage à Mutware, l‘éléphant « le plus proche des humains » >>> LIRE AUSSI : Kenya : quatre fillettes inventent une alarme contre les attaques d‘éléphantsSun, 14 Oct 2018 14:03:06 +0000editorial@africanews.com (Serge KOFFI)http://fr.africanews.com/2018/10/14/tanzanie-une-nouvelle-technologie-qui-protege-les-animaux-et-facilite-le/Somalie : exécution de l'un des auteurs de l'attentat ayant fait plus de 500 morts l'année dernièrehttp://fr.africanews.com/2018/10/14/somalie-execution-de-l-un-des-auteurs-de-l-attentat-ayant-fait-plus-de-500/Un des jihadistes condamnés dans le cadre de l’attentat au camion piégé qui avait fait plus de 500 morts il y a un an à Mogadiscio a été exécuté dimanche, ont annoncé les autorités somaliennes. Des centaines de Somaliens ont participé à une cérémonie du souvenir pour marquer le premier anniversaire de cet attentat qui avait détruit une vingtaine de bâtiments du centre de la capitale somalienne, habituée aux attaques des jihadistes shebab, liés à Al-Qaïda.  Le même jour, un tribunal militaire a annoncé qu’Hassan Adan Isak, condamné à mort pour avoir conduit un des véhicules utilisés dans le cadre de l’attentat, avait été fusillé par un peloton militaire dans la matinée.  Immeubles reconstruits, mémorial érigé,... Le lieu de l’attentat, le carrefour Zoope a retrouvé sa normalité. Certains immeubles ont été reconstruits et portent désormais des affiches d’images de cet attentat géant.  Un mémorial a été érigé au centre du carrefour. “Tout ce qu’on peut faire, c’est prier pour nos morts. Je sais que cela ne les ramènera pas à moi, mais on peut espérer que jamais rien de semblable ne se reproduise”, a confié à l’AFP Omar Haji Mohamed, un père handicapé qui a perdu deux enfants dans l’attaque. “Je ne crois pas que le deuil soit une réponse suffisante. Ces gens ont été massacrés et les responsables doivent être pourchassés et éliminés”, a estimé Ali Adan, un résident du quartier qui a perdu trois des ses amis dans l’explosion. Abdisalan Mohamed, 23 ans, qui a perdu un frère, approuve : “je vois encore les images de l’horreur. On peut faire son deuil tant qu’on veut, mais cela ne nous ramènera pas nos morts, ce qu’il nous faut c’est la justice et la protection”.  >>> LIRE AUSSI : Un condamné à mort pour l’attentat le plus meurtrier de l’histoire de la Somalie >>> LIRE AUSSI : Attentat meurtrier en Somalie : des pays africains se mobilisent >>> LIRE AUSSI : Somalie: au moins 358 morts dans l’attentat de Mogadiscio AFPSun, 14 Oct 2018 11:50:58 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2018/10/14/somalie-execution-de-l-un-des-auteurs-de-l-attentat-ayant-fait-plus-de-500/Côte d'Ivoire : tension pour l'élection municipale du Plateau à Abidjanhttp://fr.africanews.com/2018/10/14/cote-d-ivoire-tension-pour-l-election-municipale-du-plateau-a-abidjan/La tension a régné toute la nuit à la commission électorale indépendante (CEI) du Plateau à Abidjan, qui n’a toujours pas donné le résultat de l‘élection municipale qui s’est déroulée samedi dans cette commune stratégique, la plus riche de Côte d’Ivoire. Les urnes de tous les bureaux de votes ont été centralisées à l’antenne locale de la CEI du Plateau mais le travail de compilation et de validation des résultats des bureaux n’a pas eu lieu.  A 01H30 (locales et GMT), un journaliste de l’AFP avait constaté l’absence d’opérations alors que des observateurs et des partisans des candidats surveillaient les urnes dans une tension palpable et avec un important dispositif policier.  Vers 08h45, les urnes ont finalement été transférées, escortées par la police et les partisans des deux camps, vers la CEI-départementale dans le quartier d’Angré (nord-est d’Abidjan) pour tenter de débloquer la situation.  Cette municipale oppose Fabrice Sawegnon, un candidat du parti au pouvoir, le Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP), au député Jacques Ehouo, du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI). Le PDCI a rompu son alliance de gouvernement avec le RHDP il y a deux mois, en désaccord sur la formation d’un parti unifié en vue de l‘élection présidentielle de 2020. Selon des observateurs électoraux s’exprimant sous couvert d’anonymat, des représentants de M. Sawegnon ont refusé samedi soir de signer des procès-verbaux dans des bureaux de vote où leur candidat était battu. Puis ses représentants ont refusé d’assister au travail de la CEI dans le but de bloquer le processus. Il y a également eu des manoeuvres d’intimidation verbales et physiques, selon ces observateurs. Joint par l’AFP dimanche matin, M. Sawegnon a réfuté ces allégations. “On a identifié des bureaux où il y a eu des irrégularités, et là il y a eu refus de signer”, a-t-il expliqué. “Nous n’avions personne à la CEI dans la nuit parce qu’on nous a dit que les opérations étaient bloquées”. “On est légalistes, on attend les arbitrages de la CEI”, a-t-il assuré, réfutant également toute manoeuvre d’intimidation de la part de ses partisans. De son côté, M. Ehouo a affirmé à l’AFP disposer de plus de 3.000 voix d’avance selon les PV du dépouillement dans les bureaux de vote.   La CEI n‘était pas joignable dans l’immédiat. Samedi, les élections municipales et régionales n’ont pas attiré les foules dans les bureaux de vote. Plusieurs incidents ont aussi eu lieu en province, avec notamment la mort d’une personne dans le centre-sud du pays. Ces élections constituent un test avant le scrutin présidentiel de 2020, déjà dans toutes les têtes.  >>> LIRE AUSSI : Côte d’Ivoire : aux urnes pour les élections municipales et régionales >>> LIRE AUSSI : Côte d’Ivoire : le PDCI accuse le pouvoir de comploter pour le faire disparaître >>> LIRE AUSSI : Côte d’Ivoire – municipales : quand Abobo divise le parti au pouvoir AFPSun, 14 Oct 2018 11:01:40 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2018/10/14/cote-d-ivoire-tension-pour-l-election-municipale-du-plateau-a-abidjan/Éthiopie-Érythrée : les affaires reprennent à la frontièrehttp://fr.africanews.com/2018/10/14/ethiopie-erythree-les-affaires-reprennent-a-la-frontiere-apres-20-ans-d-inimiti/Depuis vingt ans, seuls des soldats, des réfugiés ou des rebelles se hasardaient à la frontière entre les frères ennemis de la Corne de l’Afrique, Ethiopie et Erythrée. Mais avec la normalisation de leurs relations, l’ancien no man’s land désertique est aujourd’hui frémissant d’activité. Camions chargés de briques et de bois, carrioles de fruits et légumes et autocars de locaux rendant visite à leur famille traversent désormais la frontière sous l‘œil bienveillant de soldats qui, jusqu’il y a quelques mois, se regardaient en chiens de faïence depuis leurs tranchées creusées dans le roc.  “On a tout ce qu’on n’avait pas avant, du plus petit au plus grand”, résume simplement Abraham Abadi, un commerçant de la ville érythréenne de Sénafé dont l‘échoppe regorge de biscuits, boissons et autres marchandises venues d‘Éthiopie.  Mais la réouverture de la frontière en fanfare cet été a aussi apporté son lot de problèmes, avec un afflux de réfugiés érythréens en Éthiopie et un marché des changes chaotique entre les devises de deux pays au développement économique très déséquilibré.  Autrefois province de l’Ethiopie, l’Erythrée a conquis son indépendance en 1993 à l’issue de plusieurs décennies d’une guerre sanglante. “Je resterai ici” La démarcation de la frontière a ensuite provoqué en 1998 un conflit de deux ans qui a fait des dizaines de milliers de morts, avant de se terminer par plus de quinze ans de guerre froide, l’Ethiopie refusant de se plier aux recommandations des Nations unies concernant le tracé de la frontière.  Jusqu‘à l’arrivée au pouvoir à Addis Abeba du réformateur Abiy Ahmed qui a décidé en juin dernier de normaliser les relations entre les deux voisins. Les vols entre Addis Abeba et Asmara ont repris en juillet, les ambassades ont rouvert et en septembre, le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed et le président érythréen Issaias Afeworki rouvraient main dans la main le poste-frontière de Zalambessa, point de passage historique entre les deux pays.  Cette réouverture a bouleversé la petite ville, assoupie par vingt ans de brouille. Étals de fruits et légumes, bazars et petits restaurants se succèdent le long de la rue principale.  “On vend des shidas”, la très classique sandale de la Corne de l’Afrique dont une paire géante trône sur une place d’Asmara, la capitale érythréenne, se félicite Ruta Zerai, dans l‘échoppe de son père à Zalambessa. A Sénafé, centre commercial à une vingtaine de kilomètres au nord de la frontière, le marché revit.  Deux fois par semaine, des groupes organisés de commerçants éthiopiens passent la frontière – tout juste débarrassée de ses champs de mines – pour venir livrer tout ce qu’ils peuvent, des cartes de téléphones – le réseau éthiopien parvient jusqu‘à Sénafé – au précieux teff, cette céréale sans gluten à la base de l’injera, la galette typique de la Corne de l’Afrique. Certains décident même de rester. “Je vis où je trouve un travail. Tant que j’ai un travail, je resterai ici”, explique Sanle Gebremariam, un changeur éthiopien qui officie au terminal des autobus de Sénafé.  Le change, un problème majeur Et le change entre les monnaies de deux pays, le nafka érythréen et le birr éthiopien, est un problème majeur des commerçants.  “On fait du commerce, mais le taux de change est trop instable, trop variable, c’est illégal”, se plaint Taeme Lemlem, qui tient un café à Zalambessa, se faisant l‘écho de nombreux autres commerçants.   Selon Getachew Teklemariam, ancien conseiller du gouvernement éthiopien, le commerce frontalier, où les contrôles douaniers et d’immigration sont pratiquement inexistants, risque de créer une “guerre monétaire de l’ombre” entre les deux pays. “Le taux de change est gouverné par des perceptions spéculatives des deux côtés de la frontière, alors qu’il devrait être guidé par une véritable stratégie commerciale”, juge le consultant éthiopien. L’ouverture entre les deux pays suscitent des espoirs de développement qui se heurtent à la réalité d’un sous-développement érythréen, alors que l‘économie éthiopienne enregistre des taux de croissance parmi les plus forts d’Afrique.  “Je suis très surpris. Je ne m’attendais pas à un tel niveau de développement”, s‘étonne Simon Kifle, un soldat de l’armée de l’air érythréenne venu pour la première fois faire quelques courses à Zalambessa avant de retourner dans son pays. >>> LIRE AUSSI : Érythrée-Éthiopie : un deuxième accord de paix >>> LIRE AUSSI : Corne de l’Afrique : réouverture officielle de l’ambassade d‘Éthiopie en Érythrée >>> LIRE AUSSI : Comment Abiy Ahmed a transformé l’Ethiopie en 100 jours AFPSun, 14 Oct 2018 09:45:05 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2018/10/14/ethiopie-erythree-les-affaires-reprennent-a-la-frontiere-apres-20-ans-d-inimiti/Liberia-filles violées : les aveux et les excuses d'une ONG américainehttp://fr.africanews.com/2018/10/14/liberia-filles-violees-les-aveux-et-les-excuses-d-une-ong-americaine/Une ONG américaine respectée opérant au Liberia a présenté ses excuses samedi pour les viols incessants de jeunes filles dans une école qu’elle dirigeait, où celles-ci étaient censées échapper à une vie d’exploitation sexuelle. “Nous sommes profondément, immensément désolés”, a écrit l’association More Than Me sur son site en réaction aux révélations du site d’investigations américain ProPublica dans une longue enquête également publiée par le magazine Time. Des filles étaient abusées par le cofondateur de l’ONG, Macintosh Johnson, au sein de cette école implantée dans un bidonville de la capitale libérienne, Monrovia. Il est mort du sida en 2016, et il est à craindre qu’il ait infecté ses victimes, parfois âgées de 10 ans seulement. “A toutes les filles qui ont été violées par Macintosh Johnson en 2014 et auparavant : nous avons échoué avec vous”, a écrit l’organisation. “Nous avons donné à Johnson un pouvoir qu’il a exploité en abusant d’enfants. Ces dynamiques de pouvoir ont entravé la capacité de l‘équipe à immédiatement rapporter ces abus à notre direction. Notre direction aurait dû reconnaître les signaux plus tôt.” Plus de 8 millions de dollars de fonds levés Dénoncé par des filles, Johnson avait été arrêté. Son procès en 2015 fut suspendu en raison de suspicions de pots-de-vin, selon ProPublica. Il devait être rejugé lorsqu’il est mort, en 2016. L‘école, ouverte en 2013, fut la première des 18 de More Than Me dans cet Etat pauvre d’Afrique de l’ouest. L’ONG avait levé plus de 8 millions de dollars de fonds (6,9 M EUR au cours actuel), dont près de 600.000 provenant du gouvernement américain. Elle avait aussi reçu le soutien de la présidente du Liberia à l‘époque, Ellen Johnson Sirleaf, également Prix Nobel de la Paix. ProPublica a décrit Macintosh Johnson comme un “charmant arnaqueur” lié à Katie Meyler, la fondatrice de l’ONG. Cette évangélique était venue apporter son aide au Liberia à la suite de 14 ans de guerre civile, se donnant comme mission d’aider les filles des bidonvilles. AFPSun, 14 Oct 2018 08:59:29 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2018/10/14/liberia-filles-violees-les-aveux-et-les-excuses-d-une-ong-americaine/Côte d'Ivoire : aux urnes pour les élections municipales et régionaleshttp://fr.africanews.com/2018/10/13/cote-d-ivoire-aux-urnes-pour-les-elections-municipales-et-regionales/Au moins six millions d’Ivoiriens étaient appelés aux urnes samedi pour choisir près de 200 maires et 31 présidents de conseils régionaux. Lors des élections municipales et régionales. Mais en sus de cet enjeu quasi-traditionnel, le vote de samedi un test pour le pays avant la présidentielle de 2020. Il permettra de mesurer le poids réel de chaque formation politique notamment pour le RHDP le PDCI après leur divorce. Les deux partis s’affrontaient dans plusieurs communes. Les observateurs scrutent aussi le sort qui sera réservé aux candidats jugés proches du président de l’Assemblée nationale, Guillaume Soro, un enseignement de taille dans la course à la succession d’Alassane Ouattara. Environ 22 000 candidats briguaient les suffrages des électeurs lors de ces locales. Des candidats issus principalement des anciens alliés du pouvoir Du côté du Front populaire ivoirien de l’ex-président Laurent Gbagbo, la branche à Pascal Affi N’guessan a pris part ce scrutin alors l’aile dite ‘‘dure’‘ du parti n‘était pas en lice.Sat, 13 Oct 2018 21:37:14 +0000editorial@africanews.com (Serge Patrick MANKOU)http://fr.africanews.com/2018/10/13/cote-d-ivoire-aux-urnes-pour-les-elections-municipales-et-regionales/Nigeria : au moins 30 morts dans l'attaque d'un oléoduchttp://fr.africanews.com/2018/10/13/nigeria-au-moins-30-morts-dans-l-attaque-d-un-oleoduc/L’explosion d’un oléoduc attaqué par de voleurs de pétrole présumés a fait au moins 30 morts au sud-est du Nigeria selon le bilan communiqué samedi par les autorités nigeriannes. C’est Aba, une localité située à 50 kilomètres de Port-Harcour qui a été le théâtre de ce drame. “Plus de 30 cadavres brûlés ont été retrouvés sur les lieux à l’arrivée des services de sécurité et beaucoup de personnes se sont rendues à l’hôpital , pour faire soigner leurs blessures”, a indiqué sous couvert d’anonymat un responsable des services de sécurité de la localité Si le porte-parole de la NNPC, la compagnie nationale pétrolière du Nigeria reconnaît que le drame porte la marque des voleurs d’essence, il s’est abstenu cependant d’avancer de bilan exact .Le réseau d’oléoducs du Nigeria, premier producteur et exportateur de pétrole d’Afrique, fait régulièrement l’objet d’attaques qui dégénèrent en incendies qui ont fait des centaines de morts ces dernières années.Sat, 13 Oct 2018 21:12:28 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2018/10/13/nigeria-au-moins-30-morts-dans-l-attaque-d-un-oleoduc/L'attentat contre l'avion de Juvénal Habyarimana, victime du rechauffement des relations entre Paris et Kigali?http://fr.africanews.com/2018/10/13/l-attentat-contre-l-avion-de-juvenal-habyarimana-victime-du-rechauffement-des/Les proches du président rwandais Paul Kagamé soupçonnés d‘être impliqués dans l’attentat contre l’avion de l’ancien président Juvénal Habyarimana peuvent commencer à se frotter les mains. Le parquet de Paris a demandé l’abandon des poursuites qui les visent. Faute de charges suffisantes selon le réquisitoire définitif du 10 octobre dont l’agence france presse dit avoir eu connaissance. On s’achemine peut-être donc vers la fin d’une procédure qui aura duré environ 20 ans. Mais les sept membres du clan Kagamé visés par cette enquête ne sont pas encore tirées d’affaires. Et pour cause, leur sort est entre les mains du pôles antiterroristes qui doit décider de la tenue ou non d’un procès. Le 6 avril 1994, l’avion du président habyarimana avait été abattu en phase d’atterissage à Kigali, déclenchant un génocide qui a fait environ 800 000 morts selon l’ONU. Ce dossier à été pendant longtemps une pomme de discorde entre Paris et Kigali. Avant le dégel amorcé ces derniers temps. L’avocat de la veuve de l’ex-président juge ‘’‘inacceptable la position du ministère public’‘ alors que les avocats de la défense se fécilitent d’une étape qui disent-ils ‘’‘tend à clore 20 ans errements’‘.Sat, 13 Oct 2018 21:12:22 +0000editorial@africanews.com (Serge Patrick MANKOU)http://fr.africanews.com/2018/10/13/l-attentat-contre-l-avion-de-juvenal-habyarimana-victime-du-rechauffement-des/Législatives au Gabon : Majorité absolue pour le parti au pouvoirhttp://fr.africanews.com/2018/10/13/legislatives-au-gabon-majorite-absolue-pour-le-parti-au-pouvoir/Le Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir) a remporté 74 des 143 sièges mis en jeu au premier tour des législatives du 6 octobre au Gabon, marquées par un taux d’abstention de 41,37%, selon des résultats provisoires publiés samedi par la presse nationale. Deux indépendants, un candidat assimilé à la majorité et quatre candidats de l’opposition ont également été élus au premier tour, selon ces résultats communiqués par le Centre gabonais des élections (CGE). Le taux de participation national est de 58,63%, avec 28,50% dans l’Estuaire, province de la capitale Libreville qui regroupe près de la moitié de la population du Gabon. Un bureau de vote a fait l’objet d’un report du scrutin pour des raisons organisationnelles. Un second tour dont la campagne débute samedi aura lieu le 27 octobre dans les 61 circonscriptions en ballotage. Les résultats des municipales à un tour n’ont pas encore été annoncés. Ces élections étaient les premières depuis la présidentielle d’août 2016, dont les résultats contestés donnant le président sortant Ali Bongo vainqueur, avaient entraîné des émeutes et des violences meurtrières au Gabon. Jean Ping, rival d’Ali Bongo à cette élection, qui se proclame “président élu” depuis 2016, a boycotté les législatives. “Le niveau élevé d’abstention traduit l‘échec du projet du pouvoir illégitime”, selon un communiqué de son parti, la Coalition pour la nouvelle république (CNR), dont les soutiens diminuent depuis 2016. Aucune violence n’a été rapportée le jour du scrutin, mais la mairie de Ndjole (nord) a été incendiée quelques heures après, “suite au dépouillement des urnes”, selon le procureur Olivier Nzaou. Les observateurs de l’Union africaine (UA) ont jugé l‘élection “satisfaisante” et sans irrégularités, mais trois organisations de la société civile ont dénoncé notamment des achats de voix aux abords des centres de vote?Sat, 13 Oct 2018 12:57:44 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2018/10/13/legislatives-au-gabon-majorite-absolue-pour-le-parti-au-pouvoir/RDC : un meeting d'opposition finalement interdit à Lubumbashihttp://fr.africanews.com/2018/10/13/rdc-un-meeting-d-opposition-finalement-interdit-a-lubumbashi/Un meeting d’opposition initialement autorisé a été interdit in extremis samedi à Lubumbashi, deuxième ville de la République démocratique du Congo et ex-fief de l’opposant en exil Moïse Katumbi, à deux mois et demi des élections prévues le 23 décembre. La mairie de Lubumbashi a ordonné vendredi soir le report “à une date ultérieure” de la manifestation “pour des raisons d’ordre sécuritaire”. “Les organisateurs sont priés s’entrer en contact avec la mairie de Lubumbashi”, ajoute le message d’une maire-adjointe de la deuxième ville congolaise. Les maires sont nommés par le pouvoir en RDC. Les organisateurs et les leaders de l’opposition, parmi lesquels le candidat à l‘élection présidentielle Martin Fayulu, ont appris l’interdiction alors qu’ils se trouvaient déjà à Lubumbashi (sud-est) depuis vendredi après-midi. Tôt samedi, la police a été déployée dans une commune populaire de Lubumbashi où devait se tenir ce meeting. Quelques personnes ont été brièvement interpellées. Jusqu‘à la mi-journée des policiers quadrillent plusieurs coins de Lubumbashi, selon un correspondant de l’AFP dans la ville. Un meeting de l’opposition avait été autorisé à Kinshasa il y a deux semaines et s‘était déroulé sans aucun incident en présence de plusieurs milliers de personnes. Les élections présidentielle, législatives et provinciales sont prévues le 23 décembre en RDC pour organiser la succession du président Joseph Kabila après 18 ans de pouvoir. L’opposition s’oppose à l’utilisation de la “machine à voter”, un écran tactile pour imprimer le bulletin dans le bureau de vote, et conteste la validité du fichier électoral. L’interdiction du meeting de Lubumbashi “est un indice que nous n’avons pas affaire à un contexte politique pour des élections libres et crédibles”, a protesté vendredi soir un proche de Moïse Katumbi joint par l’AFP, Delly Sesanga.Sat, 13 Oct 2018 12:42:15 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2018/10/13/rdc-un-meeting-d-opposition-finalement-interdit-a-lubumbashi/Congo : l'opposant Paulin Makaya interdit de voyagerhttp://fr.africanews.com/2018/10/13/congo-l-opposant-paulin-makaya-interdit-de-voyager/L’opposant congolais Paulin Makaya, récemment libéré après trois ans de prison, a été de nouveau interdit de quitter Brazzaville vendredi soir, a déclaré samedi sa famille. Il a été empêché par la police des frontières d’embarquer à bord d’un vol Air France à destination de Paris puis du Royaume-Uni, dont il possède aussi la nationalité, ajoute-t-on. “Il s’est présenté vendredi peu avant 19H00 (18H00 GMT) avec son passeport britannique. La police des frontières l’a repoussé aussitôt sous prétexte qu’il est interdit de sortir du territoire national”, a indiqué à l’AFP Russel Makaya son fils. Le 28 septembre l’opposant avait été interdit de voyager officiellement parce qu’il ne disposait pas d’une autorisation de sortir du Congo”. “En dehors de son passeport britannique, mon père avait un certificat de nationalité, un casier judiciaire délivré par un magistrat congolais pour prouver sa nationalité congolaise”, a ajouté Russel Makaya. Outre ces pièces Paulin Makaya a brandi également une lettre de l’ambassade de Grande-Bretagne en République démocratique du Congo (avec juridiction sur le Congo-Brazzaville) qui priait les “autorités tant civiles que militaires de bien vouloir lui apporter toute assistance nécessaire” pour son voyage. Cette lettre circule sur les réseaux sociaux, a constaté un journaliste de l’AFP. “Si Paulin Makaya n’a pas été autorisé de voyager c’est qu’il n’est pas en règle”, a expliqué à l’AFP un agent de la police de frontière qui a requis l’anonymat. M. Makaya est sorti de prison le 17 septembre après presque trois ans de détention. Proche de l’ancien Premier ministre Bernard Kolélas, il avait été condamné à deux ans de prison pour avoir organisé en octobre 2015 une manifestation non autorisée contre le référendum ayant permis au président Sassou Nguesso de se présenter à nouveau à la présidentielle de mars 2016, puis à un an de prison pour complicité d‘évasion. AFPSat, 13 Oct 2018 12:11:41 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2018/10/13/congo-l-opposant-paulin-makaya-interdit-de-voyager/