Flux RSS Africanewshttp://fr.africanews.com/feed/Recevez gratuitement toutes les actualités publiées sur africanews.com, en vous abonnant à un de nos flux RSS.Fri, 10 Jul 2020 15:30:00 +0000Cameroun : un plasticien peint la fragilité du monde face au coronavirushttp://fr.africanews.com/2020/07/10/cameroun-un-plasticien-peint-la-fragilite-du-monde-face-au-coronavirus/De larges mains obstruant la vision de jeunes citadins ou dirigées vers le ciel où flotte un masque de protection: depuis son minuscule atelier de Yaoundé, Alioum Moussa, jeune artiste-plasticien camerounais, s’interroge sur la fragilité d’un “monde en perte de repères face à un petit virus”, selon lui. Depuis mars et le début de l‘épidémie dans son pays, il diffuse en ligne ses tableaux sur les ravages du coronavirus. Plus de cent œuvres à ce jour, d’une série baptisée Dieu et les masques. “Un titre métaphorique inspiré des fausses informations ou fake news diffusées sur internet sur le coronavirus”, explique-t-il. Sur l’une, un jeune de la ville, casquette vissée sur la tête, a la bouche et les yeux cachés par les doigts d’un inconnu. Sur une autre, une jeune fille couvre son visage des deux mains. Dans cette série, “j’ai voulu simuler l’aveuglement”, détaille Alioum Moussa, à propos des idées fausses qui pullulent sur le coronavirus. Au Cameroun comme ailleurs sur le continent, le covid-19 a fréquemment été perçu comme un “complot occidental”, “visant à exterminer les humains, surtout les Noirs”, rappelle-t-il. L’artiste lui-même semble s‘être fait une religion sur l’origine de la pandémie: il a peint un Chinois, la tête en forme d’épée, brandissant le mot “virus” sur une pancarte… Alioum Moussa peint aussi pour souligner la “fragilité du monde face à la pandémie”. “La maladie a attaqué tout le monde, sans exception, riches, pauvres, Blancs, Noirs, grands, petits”, poursuit-il. Lavons nos mentalités Au Cameroun, on est passé en moins de trois mois d’un cas à près de 10.000 contaminations officiellement recensées, et plus de 350 décès. L’Extrême-Nord, dont est originaire l’artiste de 43 ans, n’est pas épargné par la pandémie. Un de ses tableaux, une dame qui arbore un masque, symbolise la vulnérabilité de la femme en milieu rural dans cette région, une des plus pauvres du pays. “Je me suis dit que si le coronavirus y arrivait, avec toute la violence qu’on a vue en Europe, aux Etats-Unis, ça pouvait exterminer une population beaucoup plus vulnérable”, se désole Alioum Moussa. “Le savon, dans certains villages est un luxe, et l’eau courante une denrée très rare”, déplore l’artiste autodidacte qui, à partir de l’infographie – son métier -, s’est imposé comme une des figures connues du Cameroun dans l’art contemporain. Dans sa série, il veut également pousser plus loin la parabole. “Ne lavons pas seulement les mains. Lavons nos mentalités aussi”, écrit-il sur sa page Facebook, où il poste ses tableaux, à propos des excès qu’a pu alimenter le coronavirus. Séduite, l’Agence algérienne pour le rayonnement culturel propose aussi les œuvres du Camerounais sur sa page Facebook. Au Cameroun comme ailleurs, l’impact de l‘épidémie sur l’art “a été immédiat, violent et sévère”, déplore Alioum Moussa. Dès mars, l’artiste a dû, pour des raisons financières, quitter un local de 400 m2 pour un autre de 50 m2, devenu son logement aussi. Dans son petit atelier, d‘à peine 15m2, quelques tableaux de la série Dieu et les masques sont accrochés au mur, de nombreux posés au sol. Pinceaux et boîtes d’acryliques s’amoncellent sur une unique petite table de travail. Signe d’espoir S’il expose régulièrement au Cameroun et, parfois, à l‘étranger, Alioum Moussa ne cache pas qu’il doit mener, de front, sa carrière professionnelle d’origine par nécessité. “Je parviens à survivre de mes compétences artistiques mais pas de ventes régulières de mes œuvres, je ne gagne pas grand-chose en ce moment et je tiens grâce au graphisme”, reconnaît-il. La cour qu’il entretient joliment sert aussi d’exutoire. “Des fois, on y tient des discussions improvisées autour d’un thé, les gens sont dans l’angoisse à cause de la pandémie”, lâche-t-il. “Mais je me suis dit: au lieu d’angoisser, de déprimer dans le confinement, c‘était l’occasion de créer”, avance Alioum Moussa, qui se voit un peu “comme un thérapeute”. “Quand coronavirus a commencé, j’ai vu tes premiers posts suivis des textes alléchants et réconfortants un peu comme pour booster le moral”, témoigne, sur les réseaux sociaux, un autre artiste camerounais, Koko Komegne. Ses tableaux, “bien que traitant d’un fait générateur de douleur, de peur et de pleurs, sont réalisées dans des choix chromatiques très lumineux et apaisants, ce qui, pour moi, est malgré tout signe d’espoir”, commente Paulin Tchuenbou, administrateur dans un centre d’art contemporain à Douala (sud).Fri, 10 Jul 2020 15:30:00 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2020/07/10/cameroun-un-plasticien-peint-la-fragilite-du-monde-face-au-coronavirus/Nigeria : patrouille de l'armée après une attaque jihadistehttp://fr.africanews.com/2020/07/10/nigeria-patrouille-de-l-armee-apres-une-attaque-jihadiste/Des soldats se déploient dans une ville du nord-est du Nigeria où une attaque jihadiste a coûté la vie à 35 soldats. 30 autres sont toujours portés disparus, selon des sources sécuritaires. Des combattants liés au groupe dit de l‘État islamique ont tendu une embuscade à un convoi militaire mardi dans le village de Bulabulin, à environ 40 kilomètres de Maiduguri, la capitale de l‘État de Borno. Les troupes revenaient d’une patrouille et d’une opération de nettoyage contre les insurgés lorsqu’ils ont été attaqués. L’armée nigériane a confirmé l’embuscade mercredi, mais a insisté sur le fait que seuls deux soldats ont été tués et quatre blessés. Elle a indiqué que 17 insurgés ont été tués lors des combats qui ont suivi.L’armée nigériane a affirmé à plusieurs reprises que l’insurrection a été largement maîtrisé et sous-estime souvent les pertes éventuelles. Le conflit qui dure depuis dix ans dans le nord-est du Nigeria a tué 36 000 personnes et forcé environ deux millions de personnes à quitter leur foyer. >>> LIRE AUSSI : Nigeria : 35 soldats tués, 30 disparus dans une embuscade jihadisteFri, 10 Jul 2020 14:17:54 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2020/07/10/nigeria-patrouille-de-l-armee-apres-une-attaque-jihadiste/Coronavirus : le point sur la situation en Afriquehttp://fr.africanews.com/2020/07/10/coronavirus-en-afrique-l-essentiel-de-la-situation/Le nouveau coronavirus poursuit sa progression en Afrique (24% de nouveaux cas en une semaine), cependant son taux de mortalité reste néanmoins faible par rapport aux autres continents. L’Afrique du Sud (238 339 cas et 3 720 décès) est l’épicentre de la pandémie sur le continent. Le “pic” tant redouté de la crise sanitaire semble approcher, et avec lui grossit l’inquiétude des autorités. Le pays prépare plus d’un million de tombes pour accueillir d‘éventuelles inhumations de masse. Le point du jour En Guinée-Bissau, le gouvernement a annoncé vendredi la réouverture à partir de minuit des lieux de culte qui avaient été fermés en mars. Des rassemblements pour des évènements comme les mariages, les baptêmes ou les obsèques seront désormais autorisés, selon un arrêté du Premier ministre Nuno Gomes Nabiam. Des mesures barrières comme le lavage des mains, le port de masque et la distanciation physique doivent être stictement respectées. En Sierra-Leone, le président Julius Maada a annoncé jeudi soir une réouverture à partir de lundi des mosquées et des églises qui avaient été fermées pour endiguer la progression du coronavirus. L’aéroport de Freetown sera également ouvert aux vols commerciaux à partir du 22 juillet, a déclaré le président Bio dans un message télévisé. En Algérie, le gouvernement s’inquiète de la recrudescence des contaminations. Ce rebond des cas de contamination est dû, selon les autorités, au “relâchement” de la population et au “non-respect” des règles de prévention et de protection. Le port du masque sanitaire est obligatoire depuis le 24 mai et les contrevenants sont condamnés à de fortes amendes. Mais de nombreux Algériens continuent à être réfractaires au port du masque et aux mesures de distanciation physique. Les statistiques (au 10 juillet à 15:00 GMT) Cas confirmés = 542,563 Décès = 12 466 Guérisons = 253 505 Malades encore hospitalisés : 266592 Pays par ordre alphabétique Afrique du Sud : 238 339 Algérie : 17 808 Angola : 396 Bénin : 1 285 Botswana : 314 Burkina Faso : 1 005 Burundi : 191 Cameroun : 14 916 Cap-Vert : 1 552 Comores : 314 Congo-Brazzaville : 1 821 Côte d’Ivoire : 11 750 Djibouti : 4 955 Égypte : 79 254 Erythrée : 232 Eswatini : 1 213 Éthiopie : 6 774 Gabon : 5 871 Gambie : 64 Ghana : 23 463 Guinée : 5 881 Guinée-Bissau : 1 790 Guinée équatoriale : 3 071 Kenya : 8 975 Lesotho : 134 Libéria : 957 Libye : 1 324 Madagascar : 4 143 Malawi : 1 984 Mali : 2 370 Maroc : 15 194 Maurice : 342 Mauritanie : 5 126 Mozambique : 1 092 Namibie : 615 Niger : 1 097 Nigeria : 30 748 Ouganda : 1 006 RCA : 4 200 RD Congo : 7 905 Rwanda : 1 194 Sao Tomé et Principe : 726 Sahara occidental : 10 Sénégal : 7 882 Seychelles : 94 Sierra Leone : 1 598 Somalie : 3 038 Soudan : 10 158 Sud-Soudan : 2 021 Tanzanie : 509 Tchad : 704 Togo : 695 Tunisie : 1 231 Zambie : 1 895 Zimbabwe : 926 Pays les plus touchés par région Afrique australe = Afrique du Sud (238 339 cas, 3 720 décès, 113 061 guérisons) Afrique de l’est = Soudan (10 158 cas, 641 décès, 5 200 guérisons) Afrique de l’ouest = Nigeria (30 249 cas, 976 décès, 12 373 guérisons) Afrique centrale = Cameroun (14 916 cas, 359 décès, 11 525 guérisons) Afrique du nord = Égypte (79 254 cas, 3 617 décès, 22 753 guérisons) Le point du jeudi 9 juillet En Afrique du Sud, La production industrielle a reculé de près de 50% en avril dernier par rapport au même mois de 2019, en pleine période de confinement contre le coronavirus, a annoncé jeudi le bureau des statistiques (StatsSA). Le gouvernement du pays le plus industrialisé du continent a ordonné fin mars un confinement très strict qui a mis à l’arrêt la quasi-totalité de son économie. En Algérie, le président Abdelmadjid Tebboune préside jeudi une réunion de travail pour faire face à la recrudescence des cas de Covid-19, au moment où le pays du Maghreb le plus affecté par la pandémie approche la barre symbolique des 1 000 morts. Ce rebond des cas de contamination est dû, selon les autorités, au “relâchement” de la population et au “non-respect” des règles de prévention et de protection. Au Tchad, les autorités ont annoncé mercredi la réouverture de son espace aérien pour les vols internationaux à partir du 1er août. Il s’agit des vols intérieurs, internationaux et les vols commerciaux, selon le porte-parole du gouvernement tchadien, Oumar Yaya. L’immense pays sahélien avait fermé ses aéroports à toutes compagnies aériennes dès le 18 mars. En Mauritanie, le gouvernement a décidé de lever à partir de vendredi le couvre-feu nocturne instauré depuis mars, et de rétablir la circulation qui avait été interdite entre les régions pour faire barrage à la pandémie de coronavirus. Le pays va aussi rétablir les vols intérieurs vendredi. Les frontières terrestres, aériennes et maritimes resteront fermées et le port du masque obligatoire dans les lieux publics. Le point du mercredi 8 juillet Au Soudan le gouvernement a décidé d’alléger à partir de mercredi le couvre-feu décrété en avril ainsi que plusieurs mesures prises pour endiguer la pandémie de nouveau coronavirus. “Le couvre-feu entrera en vigueur entre 18H00 et 06H00 (16H00 et 04H00 GMT) (…) et les services administratifs rouvriront progressivement à compter de dimanche” 19 juillet, avait déclaré mardi le porte-parole du gouvernement, Fayçal Mohamed Saleh à SUNA. Au Zimbabwe, le ministre de la Santé a été limogé. Il est reproché à Obadiah Moyo, 66 ans, d’avoir illégalement attribué un contrat de 20 millions de dollars pour du matériel de dépistage de coronavirus à une société basée à Dubaï et créée il y a quelques mois. Le point du mardi 7 juillet Au Kenya, les autorités ont anticipé la fin de l’année scolaire 2019-2020. Selon le ministre de l‘Éducation, George Magoha, les écoles primaires et secondaires ne rouvriront qu’en janvier 2021. L’année scolaire au Kenya court normalement de janvier à octobre, avant la période des examens en novembre. >>> LIRE AUSSI : Kenya : fin anticipée de l’année scolaire en raison du coronavirus En Algérie, le gouvernement a procédé au reconfinement de de 18 communes de la wilaya de Sétif, la deuxième préfecture la plus peuplée du pays, en raison d’une hausse des contaminations au nouveau coronavirus. Au total, plus de 16.400 cas de Covid-19 ont été officiellement déclarés sur le sol algérien depuis l’enregistrement du premier cas le 25 février, dont 959 décès. >>> LIRE AUSSI : Coronavirus : l’Algérie reconfine plusieurs communes Le point du lundi 6 juillet Au Congo-Brazzaville, des soutiens se multiplient en faveur du général Jean Marie Michel Mokoko. Au cours d’une conférence de presse tenue lundi à Brazzaville, la capitale, des ONG des droits humains ont appelé la communauté internationale à intervenir auprès des autorités pour que le candidat malheureux soit libéré de prison afin de suivre son traitement contre la covid-19. Le Kenya reprendra ses vols internationaux et nationaux le 1er août dans le cadre d’une levée progressive des mesures de lutte contre la pandémie de coronavirus, pourtant en phase de progression dans la première économie d’Afrique de l’Est. « Le trafic aérien à l’intérieur et vers l’extérieur du territoire national reprendra de manière effective le 1er août », a affirmé le président Uhuru Kenyatta lors d’un discours diffusé en direct par plusieurs chaînes de télévision. Le pays avait interrompu les vols internationaux dans la nuit du 25 au 26 mars. Au Malawi, le nouveau président, Lazarus Chakwera, a annulé dimanche les célébrations de l’indépendance de ce pays d’Afrique australe prévues lundi et réduit de manière draconienne sa cérémonie d’investiture le même jour, en raison d’une forte hausse des cas de coronavirus. Cette annulation va doucher l’enthousiasme suscité par l‘élection historique de M. Chakwera, ex-chef de l’opposition proclamé vainqueur du scrutin présidentiel du 23 juin, organisé après l’annulation pour fraude de la réélection en 2019 du sortant Peter Mutharika en raison de fraudes massives. Le point du dimanche 5 juillet En Égypte, le monde culturel en deuil. L’actrice égyptienne Ragaa al-Guiddawi s’est éteinte dimanche à l‘âge de 81 ans des suites de la maladie due au nouveau coronavirus, a annoncé le syndicat national des comédiens. “Ragaa al-Guiddawi est morte ce matin du Covid-19 (…) En raison du protocole sanitaire, nous n’avons pas prévu d’obsèques publiques”, a indiqué Ashraf Zaki, le président du syndicat. >>> LIRE AUSSI : Afrique du Sud : flambée de nouvelles infections au coronavirus En Afrique du Sud, flambée de nouvelles infections au coronavirus. Quelque 10.853 nouveaux cas confirmés ont été recensés samedi, ce qui porte le total à 187.977 depuis le mois de mars, selon le ministère de la Santé. Le bilan des décès liés au virus s‘établit de son côté à 3.026, en hausse de 74 par rapport à la veille. >>> LIRE AUSSI : Coronavirus : décès de l’actrice égyptienne Ragaa al-Guiddawi à 81 ans À Madagascar, Antananarivo reconfinée. La faute à un regain de contaminations au coronavirus observées ces trois derniers jours dont 216 pour samedi, un record pour le pays. Au total, 1.621 personnes vivent avec le virus actuellement sur la grande Île avec 31 formes graves, parmi les 23.000 personnes testées depuis le début de l‘épidémie. >>> LIRE AUSSI : Coronavirus à Madagascar : la capitale à nouveau confinée Au Maroc, nouveau record de contaminations. Selon les autorités du royaume, 698 nouveaux cas de contamination au Covid-19, ont été recensés ce week-end, soit son bilan quotidien le plus élevé depuis début mars. Rabat fait également état de l’apparition d’un nouveau foyer dans une usine de la ville de Safi (ouest), qui a été placée en quarantaine. Le Maroc compte au total 14.132 recensés, depuis l’annonce du premier cas au Maroc début mars, dont 234 décès et 9 410 guérisons.  Au Congo-Brazzaville, on sait de quoi souffre le général Jean-Marie Michel Mokoko. D’après l’hôpital militaire de Brazzaville où il a été admis suite à des malaises, l’ancien chef d‘état-major des forces armées congolaises et candidat malheureux à la présidentielle de 2016 a été testé positif au coronavirus. Ses avocats s’opposent à son transfèrement à une clinique de la capitale qu’ils considèrent comme étant en insuffisance d‘équipement. De son côté, Brazzaville n’a pas encore commenté cette situation. Le point du samedi 4 juillet En RDC, les membres de la riposte en colère. La faute au non-paiement de leurs salaires et primes inhérents à leurs tâches au sein de l‘équipe de riposte. Des sources proches parlent d’environ trois mois d’arriérés. Le pays d’Afrique centrale enregistre au 4 juillet 2020 7 378 cas de coronavirus dont 2961 guérisons et 181 décès. Kinshasa: Le personnel commis à la riposte contre le Coronavirus en sit-in maintenant devant le siège de L'INPSS. Ces agents réclament 3 mois d'arriérés de salaire cumulés. MinSanteRDC</a> <a href="https://twitter.com/Presidence_RDC?ref_src=twsrc%5Etfw">Presidence_RDC OMSRDCONGO</a> <a href="https://t.co/Vc8oAi4Bi0">pic.twitter.com/Vc8oAi4Bi0</a></p>&mdash; Congo Courriel (Clarissemulend1) July 4, 2020 De l’autre côté du fleuve Congo, l’heure est à la sensibilisation des peuples autochtones aux gestes barrières contre le nouveau coronavirus, annonce les autorités sanitaires. La campagne commence dans le département de la Lékoumou (sud-ouest) avant de se poursuivre dans d’autres régions comme le Niari voisin et la Likouala dans l’extrême nord-est. Dans d’autres pays comme le Pérou, la covid-19 à déjà ôté la vie à des indigènes comme Santiago Manuin, qui défendait les droits fonciers des communautés amazoniennes au Pérou, décédé mercredi de la Covid-19. Covid-19 : les peuples autochtones s’imprègnent des mesures barrières Une campagne de sensibilisation de cette couche sociale pour éviter la propagation de la Covid-19 a débuté, il y a quelques jours, à Sibiti dans le département de la Lékoumou. pic.twitter.com/huZoAXbOFE— Madingou faly (@faly_madingou) July 4, 2020 Le point du vendredi 3 juillet Au Ghana, un ministre qui avait été déclaré positif au Covid-19, a démissionné vendredi pour ne pas avoir respecté les règles d’isolement et fait campagne, a annoncé la présidence. Le chef d’Etat Nana Akufo-Addo a accepté la démission du secrétaire d’Etat au commerce et à l’industrie Kingsley Ahenkorah, avec “effet immédiat”, a fait savoir la présidence dans un communiqué. L’Espagne ne rouvrira pas ses frontières aux voyageurs venant d’Algérie, du Maroc et de Chine tant que ces pays ne laisseront pas entrer les visiteurs venant d’Espagne. Au Sénégal, le ministère de la Santé et de l’Action sociale a annoncé vendredi 110 cas supplémentaires d’infection au nouveau coronavirus, portant le nombre provisoire de cas confirmés à 7 164 dans le pays. Au Botswana, le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale temporairement fermé en raison de la menace du Covid-19. “... conformément aux mesures du protocole de précaution, le siège du ministère fournira ses services à distance jusqu‘à nouvel ordre”, a annoncé le gouvernement vendredi. “Le siège du ministère à Gaborone sera fermé au public et aux visiteurs”, précise déclaration officielle. Le point du jeudi 2 juillet Au Nigeria, reprise des vols intérieurs annoncée pour le mercredi 8 juillet, a annoncé sur Twitter le ministre de l’Aviation, assouplissant les restrictions instaurées pour lutter contre la pandémie de Covid-19. Le Nigeria avait fermé son espace aérien en mars dans le but de contenir la propagation du nouveau coronavirus. Au Sénégal, les autorités ont annoncé mercredi qu’il ne rouvrirait pas son espace aux voyageurs en provenance de pays qui ne procèderaient pas de même avec lui, après avoir été tenu à l‘écart d’une réouverture par l’Union européenne de ses frontières. L’UE a adopté mardi une liste de quinze pays, dont la Chine sous conditions, aux voyageurs desquels elle rouvrait ses frontières mercredi. Cette liste a été établie en fonction en particulier de critères épidémiologiques. Le Sénégal n’y figure pas. La liste européenne a cependant vocation à être révisée toutes les deux semaines. Le Sénégal a annoncé rouvrir son espace aux vols internationaux réguliers à partir du 15 juillet. En Afrique du Sud, le service ferroviaire de passagers est de nouveau opérationnel à la faveur de l’assouplissement des restrictions imposées pour faire reculer le coronavirus dans le pays. Depuis le 1er mai, l’Afrique du Sud a progressivement assoupli ses restrictions, passant du niveau 5 au niveau 3, après un confinement strict de cinq semaines appliqué le 27 mars. >>> LIRE AUSSI : Coronavirus en Afrique : le point de la situation [3] Le point du mercredi 1er juillet Le bureau de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) en Méditerranée orientale a affirmé mercredi que plus d’un million de personnes avaient été infectées au Covid-19 entre le Maroc et le Pakistan, une région qui a atteint un “seuil critique”. Selon les chiffres publiés mercredi par la direction régionale de l’OMS, le nombre de cas de nouveau coronavirus dans la région, qui compte 21 pays du Maroc au Pakistan, est de 1.077.706, dont 24.973 décès. En Egypte, Les pyramides du plateau de Guizeh, site phare du tourisme égyptien près du Caire, ont rouvert au public mercredi après avoir fermé en mars en raison de l‘épidémie de nouveau coronavirus, a constaté un journaliste de l’AFP. Quelques dizaines de touristes étaient présents sur le site de la vaste nécropole royale mercredi. Les aéroports ont aussi rouvert ce jour, ainsi que le Musée égyptien de la place Tahrir au Caire. La réouverture des autres lieux touristiques se fera progressivement avait annoncé mi-juin le gouvernement. Au Ghana, le championnat de football annulé. Le conseil exécutif de la fédération ghanéenne de football a pris cette décision “au terme d’une réunion marathon”, selon le site internet de la CAF. Les clubs avaient déjà joué 14 ou 15 matches sur 34 et les Aduana Stars menaient le championnat d’un point quand il a été arrêté à la mi-mars à cause de la pandémie. Conséquence de cette annulation, la fédération ghanéenne a décidé de conserver les mêmes représentants que l’an dernier dans les compétition continentales. Asante Kotoko disputera donc en 2020/2021 la Ligue des champions de la CAF, qu’elle a déjà remportée deux fois, alors que Ashanti Gold jouera la Coupe de la Confédération de la CAF, équivalent africain de l’Europa League. Au Burundi, le nouveau président Évariste Ndayishimiye a déclaré mardi le Covid-19 comme “le plus grand ennemi des Burundais”, imposant une volte-face complète à son pays qui avait jusqu’ici largement ignoré l‘épidémie. Il s’agit d’un revirement absolu par rapport à l’attitude de son prédécesseur Pierre Nkurunziza, décédé subitement le 8 juin, officiellement d’un arrêt cardiaque, qui avait estimé que le Burundi était protégé par “la grâce divine”. Au Gabon, réouverture à partir du 1er juillet de l’espace aérien pour les vols internationaux. Outre la reprise des vols internationaux à raison de deux vols par compagnie et par semaine, le gouvernement a annoncé la réouverture du transport sur l’ensemble du territoire national. La capitale Libreville, et ses environs étaient isolées du reste du pays depuis début avril. Le point du mardi 30 juin En Tanzanie, les cours ont repris lundi pour les élèves du primaire et du secondaire après trois mois d’arrêt dû au coronavirus. Pour cette reprise, les autorités ont mis en place un protocole sanitaire simple qu’enseignants et apprenants doivent impérativement respecter. La Tanzanie est le premier d’Afrique de l’Est à permettre aux élèves de retourner à l‘école. Au Sénégal, le président Macky Sall a annoncé lundi soir la levée dès mardi du couvre-feu et de l‘état d’urgence instaurés contre le Covid-19, ainsi que la reprise des vols internationaux à partir du 15 juillet malgré la progression continue de la maladie dans le pays. Au Nigeria, les autorités vont alléger des restrictions et permettre prochainement le retour des élèves en classe pour y passer leurs examens. Elles comptent aussi permettre à nouveau les déplacements à l’intérieur du pays, malgré les craintes suscitées par la hausse des contaminations au nouveau coronavirus dans le pays. Au Libéria, réouverture de l’aéroport dans le pays après trois mois de fermeture. Les vols ont repris lundi 29 juin à l’aéroport de Monrovia. Selon le directeur général de l’autorité aéroportuaire, Bishop Allan Klayee, tous les voyageurs devront justifier d’un test effectué avant leur départ et les déclarant négatifs au coronavirus, ou devront se soumettre à un test de dépistage rapide à l’aéroport.Fri, 10 Jul 2020 13:19:00 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2020/07/10/coronavirus-en-afrique-l-essentiel-de-la-situation/Le Zimbabwe frappé par une épidémie de diarrhéehttp://fr.africanews.com/2020/07/10/le-zimbabwe-frappe-par-une-epidemie-de-diarrhee/Une épidémie de diarrhée a tué neuf personnes sur plus de 1 800 cas le mois dernier dans la deuxième ville du Zimbabwe, Bulawayo. Elle est attribuée à l’eau contaminée fournie par le Conseil municipal. “Nous avons perdu pas mal de personnes dans cette région de Luveve et on a fini par dire que c‘était la typhoïde. Mais les fonctionnaires du Conseil municipal n’ont montré aucun remord en commençant à dire à ces gens qu’ils ne lavent pas leurs récipients d’eau”, a déclaré Dhliwayo, habitant de Luveve Surbub. Les habitants de la ville du sud-ouest ne reçoivent de l’eau qu’une fois par semaine, alors que le réseau d‘égouts est délabré. Le gouvernement de son côté affirme le contraire. “Le département des services d’ingénierie a assuré un approvisionnement constant en eau afin de s’assurer que tout ce dont les gens souffrent puisse être évacué. Nous veillons donc à ce qu’ils aient de l’eau en permanence, de sorte qu’au moment où je vous parle, vers le 25 mai, Luveve a été exempté du régime de délestage d’eau et que le nombre de cas de diarrhée a diminué”, souligne le docteur Edwin Sibannda de la direction départementale de la santé de Bulawayo. L’or bleu devenant de plus en plus rare, les habitants de Bulawayo se tournent vers de puits, et de forages. De l’eau souvent impropre à la consommation. Cela a entraîné des maladies hydriques à répétition, comme l‘épidémie de choléra de 2018 et 2019.Fri, 10 Jul 2020 12:13:00 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2020/07/10/le-zimbabwe-frappe-par-une-epidemie-de-diarrhee/RDC : le Haut Katanga sous tensionhttp://fr.africanews.com/2020/07/10/rdc-le-haut-katanga-sous-tension/La province du Haut Katanga confiné jusqu‘à samedi. Officiellement, pour lutter contre la propagation du coronavirus. Pour des partisans de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), le parti au pouvoir, au contraire, la mesure vise essentiellement à empêcher la marche qu’ils entendaient organiser pour dénoncer la désignation du nouveau patron de la commission électorale en RDC ‘‘L’UDPS était mécontente et devait marcher pour dire non à tout ce qui s‘était passé, mais Augustin Kabuya (le gouverneur du Haut Katanga), comme il est membre du FCC (la coalition de l’ex-président Kabila ), a voulu assez jouer au malin en projetant un confinement brusque pour que nous ne puissions pas manifester, déclare un militant de l’Union pour la démocratie et le progrès social. Dénonçant les manœuvres de leur gouverneur, les manifestants ont tenté de descendre dans la rue. La police est intervenue. Quatre personnes ont été blessées par balle. Pas question de faire volte-face pour les partisans de Félix Tshisekedi qui s’opposent à l’arrivée de Ronsard Malonga à la tête de la Commission électorale nationale indépendante (Céni). ‘‘Ce monsieur, c’est un Kabiliste (partisan de l’ex-président Joseph Kabila. NDLR), plusieurs fois, il est passé aux informations à côté de Kabila, ça veut dire que Kabila veut juste gérer la Céni. Nous craignons de voir les mêmes bêtises, les mêmes sottises en 2023. C’est pourquoi nous contestons, nous voulons qu’on nous propose une personne neutre’‘. Le Haut Katanga placé sous cloche est donc sous tension larvée. Les partisans la coalition de l’opposition Lamuka, promettent à leur tour de descendre dans la rue.Fri, 10 Jul 2020 11:46:00 +0000editorial@africanews.com (Serge Patrick MANKOU)http://fr.africanews.com/2020/07/10/rdc-le-haut-katanga-sous-tension/Présidentielle au Burkina : Kaboré investi samedi par son parti malgré un bilan mitigéhttp://fr.africanews.com/2020/07/10/presidentielle-au-burkina-kabore-investi-samedi-par-son-parti-malgre-un-bilan/Le président burkinabè Roch Marc Christian Kaboré doit être officiellement investi samedi candidat de son parti, le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP), pour briguer un nouveau mandat à la présidentielle de novembre, malgré un bilan mitigé, miné par la situation sécuritaire. Son élection en 2015 avec 53,49% des voix avait suscité de grands espoirs de développement et de changement au Burkina Faso. Mais en cinq ans, sous sa présidence, ce pays pauvre d’Afrique de l’Ouest qui était un havre de paix prisé par les touristes est devenu une zone rouge où les attaques jihadistes sont quasi quotidiennes, des pans entiers du pays étant inaccessibles. Ces attaques jihadistes, parfois entremêlées à des conflits intercommunautaires, ont fait au moins 1.100 morts depuis 2015, et contraint près d’un million de personnes à fuir leurs foyers. L’exécutif n’a pas été à la hauteur du défi sécuritaire, estiment de nombreux observateurs. “La recrudescence des attaques et la montée de la violence s’expliquent par le fait qu’il n’y a pas de réponse appropriée pour enrayer la menace”, souligne l’expert en sécurité Mahamoudou Savadogo. Malgré tout, le MPP est uni derrière son chef, unique candidat à l’investiture. Il n’y aura pas de grand rassemblement en raison de l‘épidémie de coronavirus, mais 3.000 membres du MPP se réuniront quand même au Palais des sports de Ouagadougou. cote du président en baisse “C’est le président Kaboré que nous allons désigner pour être investi au titre de notre parti pour la prochaine présidentielle”, explique le secrétaire exécutif du MPP, Lassané Savadogo. “C’est le croisement entre le bilan et le programme proposé par le candidat qui détermine la position du parti (...) Il est le candidat qui est le mieux placé pour porter le flambeau”, ajoute-t-il. Pour donner un peu de lustre à l‘événement, la candidature de Kaboré, 63 ans, devra également être soutenue par l’alliance des partis de la majorité présidentielle (APMP), un regroupement d’une quarantaine de partis politiques. “Notre objectif, c‘est de le faire élire au premier tour et avec un score plus confortable qu’en 2015. Nous voulons faire au-delà de 60%”, projette Lassané Savadogo. Pourtant, selon un sondage en juin du Centre pour la gouvernance démocratique (CGD), une des rares enquêtes d’opinion au Burkina, la cote du président est en baisse, “63% de la population” n‘étant “pas satisfaite des actions du président” depuis son accession au pouvoir. “Les défis sécuritaires, la fronde sociale, la pandémie de Covid-19 et d’autres facteurs ont influencé négativement la mise en œuvre du programme”, estime Lassané Savadogo, “mais cela ne nous a pas dévié de nos objectifs fondamentaux”, assure-t-il. Favori de la présidentielle Ancien proche du président Blaise Compaoré, chassé après 27 ans de pouvoir par une insurrection populaire en octobre 2014, Kaboré devrait être opposé à de nombreux anciens du régime : l’ex-Premier ministre Kadré Désiré Ouédraogo, Gilbert Noël Ouédraogo, dirigeant d’un parti allié à Compaoré, ou encore Eddie Komboïgo, le président du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), l’ex-parti de Compaoré, exclu de l’election de 2015. Parmi les autres grands postulants figurent le chef de file de l’oppostion Zéphirin Diabré, deuxième de la présidentielle 2015, Tahirou Barry, un ministre démissionnaire du premier gouvernement de Kaboré, ou le juriste Abdoulaye Soma. “Malgré le bilan mitigé du président Kaboré qui a réussi quelques actions, notamment le développement des infrastructures routières, il reste favori face à une opposition qui peine à s’unir”, soutient l’analyste politique Drissa Traoré, qui pointe aussi “la situation sécuritaire (qui) s’est considérablement dégradée”. “14 provinces, réparties dans les six régions du pays, sont sous état d’urgence. La tenue des élections dans ces zones en proie aux attaques est hypothétique. Ces populations sont plutôt préoccupées à sauver leurs vies”, souligne-t-il. Selon l’observatoire démocratique des droits humains (ODDH), entre avril 2015 et mai 2020, les groupes armés jihadistes ont mené “au moins 580 attaques” ciblant des forces de l’ordre mais aussi des civils et notamment des écoles, dont plus de 2.000 ont fermés.Fri, 10 Jul 2020 11:07:04 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2020/07/10/presidentielle-au-burkina-kabore-investi-samedi-par-son-parti-malgre-un-bilan/Les secrets d'une "serial entrepreneuse" et le succès des jeunes pousses en lignehttp://fr.africanews.com/2020/07/10/les-secrets-dune-serial-entrepreneuse-et-le-succes-des-jeunes-pousses-en-ligne/Dans cette édition, Inspire Middle East vous invite à explorer le marché du commerce électronique dans la région à l‘ère du post-Covid. Nous donnons aussi la parole à l’entrepreneuse Joy Ajlouny, une virtuose de la « disruption » spécialisée dans le lancement des startup et la levée de fonds. Et nous partons à la découverte de jeunes pousses de la technologie qui commencent à émerger dans la région. Une « serial entrepreneuse », fine conseillère pour les startup Ne jamais prendre un non pour une réponse ferme, ne jamais cesser de promouvoir son entreprise et oublier sa vie personnelle… Ce sont quelques-uns des mantras de celle qui se présente sans complexe comme « un éléphant dans un magasin de porcelaine » et qui fonctionne au défi. Née en Californie de parents palestiniens, Joy Ajlouny est une entrepreneuse connue pour faire fructifier les jeunes pousses à travers le monde et a levé plus de 100 millions de dollars de financements. Elle est aussi la cofondatrice de Fetchr, la société qui a révolutionné le secteur de la livraison au Moyen-Orient en supprimant l’impératif d’une adresse. D’après Startup Genome, le numéro un du conseil aux jeunes entreprises innovantes, à l‘échelle planétaire, la « startup economy » pèse 3000 milliards de dollars et représente 7 des 10 sociétés qui comptent le plus dans la Tech. Le marché des startup au Moyen-Orient se développe rapidement, mais comme le reste du monde, il se relève difficilement de la crise du Covid-19. Selon le rapport de ce cabinet de conseil, plus de 70 % des startup à travers le monde ont vu leurs revenus chuter. Ceci dit, décrocher des financements reste possible. Pour preuve, la grande récession de 2008 : à l‘époque, des entreprises comme Facebook et LinkedIn avaient levé du capital risque. Les startup sont un levier de création de richesses et d’emplois et des villes du Moyen-Orient comme Abu Dhabi et Dubaï figurent au top 100 du classement mondial des écosystèmes émergents. Joy se sent chez elle aux Émirats arabes unis et elle se dit fascinée par le dynamisme de la capitale. Elle nous en dit plus dans cette interview : Rebecca McLaughlin-Eastham, Euronews : « Joy, vous qui parlez aux innovateurs, aux futurs entrepreneurs, et plus particulièrement en ce qui concerne la capitale qui se veut un pôle en matière de technologie, d’innovation, de créativité, mais aussi de commerce électronique, que se passe-t-il d’incontournable à Abu Dhabi ? » Joy Ajlouny : « Je suis tellement impressionnée, et je suis particulièrement impressionnée – je le dis d’ailleurs avec beaucoup de fierté – par les efforts du gouvernement d’Abu Dhabi et du bureau d’investissement d’Abu Dhabi. Ce qu’ils font est spectactulaire. J’aurais aimé avoir cette opportunité quand j’ai démarré. Ils bâtissent une infrastructure pour investir non seulement dans les startup mais aussi dans le capital risque et ils comprennent que les startup sont l’avenir et que l’avenir, c’est aussi investir dans la technologie, dans les idées brillantes et dans la jeunesse. Ils ont fait un travail incroyable avec Hub71. Maintenant, si vous montez une startup, vous pouvez obtenir des financements, des locaux et un véritable soutien, pas seulement de belles paroles mais un vrai soutien. » Euronews : « Joy, quand vous connaissez le paysage des startup et du commerce électronique aux Émirats arabes unis, quelle comparaison faites-vous avec la Silicon Valley par exemple, et que manque-t-il à l‘écosystème ici ? » Joy Ajlouny : « Il y a une immense population ici qui a besoin de disruption et il y a beaucoup d’idées. La technologie de la finance, de l‘éducation, de la santé, ce sont des choses dont le système a vraiment besoin. Donc il faut mettre en place ces politiques. La bonne nouvelle, c’est qu’ici, elles peuvent se mettre en place du jour au lendemain. Il y a des opportunités pour réaliser de vrais changements très rapidement. » Euronews : « Quelle est la plus grande erreur que font les entrepreneurs et les startup de la Tech ? » Joy Ajlouny : « Je vois deux choses. Ils confondent l‘équipe et la performance des unités commerciales. Si votre société échoue, c’est clairement un énorme fardeau pour le responsable financier qui est à l’origine de la faillite. Il faut trouver les moyens d‘être performant. Et la performance de l’unité, cela signifie atteindre la rentabilité le plus rapidement possible. » Euronews : « Joy, les attentes des investisseurs, en particulier dans cette région, sont-elles réalistes vis-à-vis des startup ? Veulent-ils jouer un rôle plus actif et poussent-ils pour une rentabilité très rapide ? » Joy Ajlouny : « Si vous êtes un investisseur et que vous pouvez ouvrir la voie au développement d’une startup, alors, c’est votre responsabilité de le faire. Mais se mêler des aspects opérationnels du quotidien est plutôt quelque chose de perturbant. » Euronews : « Vous êtes la personnes la plus indiquée pour donner une “masterclass” sur la levée de fonds, en particulier dans cette période morose. Quand vous parlez à des gens qui veulent lancer une affaire et qui recherchent des capitaux, que leur dites-vous ? Quels sont vos conseils ? » Joy Ajlouny : « Ils ont littéralement deux minutes pour faire passer leur proposition de valeur, ils doivent convaincre très rapidement, et faire comprendre aux investisseurs ce qu’il y a de passionnant dans leur projet. La deuxième chose, c’est qu’ils ne savent pas raconter leur projet. Pitcher, c’est ce qui compte le plus parce qu’au début vous ne faites pas de bénéfices, vous devez vendre le talent de votre équipe, vendre votre idée et les investisseurs doivent croire en vous. » Euronews : « Pourquoi les femmes obtiennent-elles moins de 3 % des financements de capital risque et pourquoi ne voit-on pas plus de femmes monter des entreprises dans la Tech ? » Joy Ajlouny : « C’est clairement un problème et pas seulement au Moyen-Orient. C’est un problème dans le monde entier. Tout le monde semble croire que la technologie est une affaire d’homme, mais ce n’est pas le cas. Je pense que c’est un segment du monde du travail que les femmes commencent à investir. D’ailleurs les femmes qui obtiennent des financements – c’est un fait connu et je le dis avec une certaine fierté – dégagent de meilleurs retours sur les investissements en capital risque. Les retours de femmes fondatrices ont dépassé toutes les attentes avec des sociétés pesant des milliards de dollars. » En tant que supportrice passionnée des femmes qui bousculent le paysage conventionnel du monde du travail, Joy espère que la prochaine génération de startup, aux Émirats arabes unis et ailleurs, jouera dans la ligue des entreprises à succès. SEP Jordan, la petite marque qui monte sur le Net En ces temps difficiles, dans l’ensemble de la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord, de jeunes entrepreneurs se tournent vers le commerce électronique. Un rapport de Bain & Co le confirme : le marché du e-commerce a atteint des sommets dans la région MENA : 8,3 milliards de dollars en 2017. Avec une croissance annuelle de 25 %, le commerce électronique y progresse légèrement plus vite que la moyenne mondiale, les pays du Conseil de coopération du Golfe et l’Egypte représentant 80 % du marché. Le tout-numérique pendant la pandémie a profité à SEP Jordan, acronyme de Social Enterprise Project. Cette marque de mode et de décoration emploie 560 femmes, essentiellement des Palestiniennes du camp de réfugiés de Jerash, en Jordanie, qui créent des accessoires cousus main. La Jordanie compte deux millions de réfugiés palestiniens vivant avec moins de deux dollars par jour, selon les Nations Unies. Les ouvrages délicats de ces brodeuses sont vendus en boutique et en ligne et permettent à ces femmes de gagner jusqu‘à 200 dollars par mois, un sésame pour l’indépendance. « Maintenant je peux compter sur moi-même, se réjouit Haleema al-Ankasoori, l’une des employées qui vit dans le camp de Jerash. Je n’ai pas besoin de l’aide de qui que ce soit. Nous pouvons payer ce que nous devons avec le fruit de notre travail, notre salaire et notre savoir-faire. » Avant la pandémie, les ventes en ligne représentaient 20 % des quelques 5000 ventes annuelles de la marque. Mais entre mars et juin, elles ont quasiment doublé. « Nous utilisons Internet pour créer davantage de lien avec les clients, en rendant leur expérience plus personnelle, en leur montrant comment sont faits les articles et par qui », explique Waseem Salameh, le responsable de projet de SEP Jordan. Pour l’entreprise, partager les histoires humaines qui accompagnent chaque pochette, chaque keffieh, coiffe traditionnelle ou châle est la meilleure des vitrines mondiales. La marque qui monte a même fait une apparition sur Netflix, drapée autour du coup du personnage principal dans la série « Blacklist ». Elle a sû sortir du lot derrière les écrans, une belle réussite. En Tunisie, deux jeunes influenceurs qui ont la cote Créer de nouvelles expériences en ligne et sur les réseaux sociaux. C’est la voie empruntée par certains dans la région pour réorienter les achats des cyberclients. Et ce sont surtout les jeunes qui innovent, en bousculant les modèles d’entreprise conventionnels. Dépasser le conventionnel, c’est ce qui caractérise le couple formé par Samy Chaffai et Balkis Ksouri, sortis de l’anonymat grâce aux réseaux sociaux et qui utilisent l’art et leur influence pour booster les achats en ligne en Tunisie. Âgés de la vingtaine, ils postent des vidéos et des photos sponsorisées. À eux deux, ils totalisent près de 2 millions de followers Instragram. Samy, qui rêve de cinéma, est convaincu que les acheteurs ont besoin de s’identifier à des personnes qui les inspirent. À l‘ère de l’entertainment, il faut bien sûr être inventif. Mais la star des réseaux sociaux tunisiens prend aussi son rôle très à coeur et cite volontiers cette phrase de son idôle Spiderman : « un grand pouvoir implique de grandes responsabilités ». « J’aime combiner l’expérience cinématographique avec la réalité et l’authenticité, explique-t-il. En même temps, je dois respecter ce que ma partenaire attend de moi. Donc c’est un partenariat gagnant-gagnant. Je dois rester honnête envers ma communauté. » Le glamour qu’ils projettent ne reflètent pas forcément les fins de mois de Samy et Balkis, avec des revenus irréguliers allant de 0 à 2000 dollars. Balkis n’en a pas moins décidé d’arrêter les études pour se consacrer pleinement à son activité de créatrice de contenus. Mais beaucoup de Tunisiens, dit-elle, ont du mal à comprendre qu’on puisse en faire son métier. « Nous ne sommes pas considérés comme des personnes ayant un vrai travail, déplore-t-elle. On crée des contenus divertissants, mais pour la plupart des gens, ce n’est pas une activité professionnelle. C’est triste, parfois même humiliant. » Reconnaissance ou pas, Balkis s’accroche à son rêve, celui de créer un jour sa propre marque. Et elle espère que ses followers continueront de lui être fidèles, même si pour d’autres pans de la société, elle reste un phénomène éphémère.Fri, 10 Jul 2020 11:06:29 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2020/07/10/les-secrets-dune-serial-entrepreneuse-et-le-succes-des-jeunes-pousses-en-ligne/Danse classique pour enfants démunis au Nigeriahttp://fr.africanews.com/2020/07/10/danse-classique-pour-enfants-demunis-au-nigeria/Des gestes souples et rapides au milieu des habitations délabrées, le ballet s’invite dans ce quartier défavorisé du Nigeria. Pour arriver à ce résultat, c’est l‘école de l’amateur de ballet Daniel Ajala, qui a permis à ces enfants issues des familles démunies de se déhancher au rythme de la danse classique. L‘école a ouvert ses portes en 2017 et accueille aujourd’hui près de 12 enfants dans un quartier pauvre de Lagos. “D’après mes années de compréhension et de lecture sur le ballet, le ballet est pour les gens qui ont de l’argent, qui sont issus de très hautes classes. Parce que le ballet est cher. Et dans ce domaine, je sais que nous ne pouvons pas vraiment nous permettre le luxe du ballet, ou de l’enseignement de la danse. Je pense donc que c’est un art magnifique que de le présenter à nos gens ici. Cela les aide en fait à savoir que cela peut aussi être fait par eux-mêmes, par les peuples indigènes. Je veux qu’ils apprécient ce qui se passe à l‘étranger ou dans d’autres endroits”, explique Daniel Ajala, professeur de danse. Les cours de ballets et les équipements de danse sont gratuits pour ces enfants qui n’avaient jamais entendu parler du ballet avant de s’engager. Mais aujourd’hui, la danse classique les a fourni une inspiration et l’ouverture d’une fenêtre sur d’autres cultures. “Mon rêve est de faire en sorte que les enfants du monde entier puissent partager la même expérience de la danse. Ceux qui sont intéressés par l’apprentissage de la danse, je veux qu’ils puissent exprimer leurs sentiments par la danse. Et peut-être qu’un jour, je deviendrai moi aussi professeur de danse, et que je pourrai apprendre aux enfants à danser”, rêve Olamide Olawole, élève danseur. Pour les parents, c’est une fierté. Ifoma Madu regarde avec admiration son fils Anthony Madu effectuer des grands sauts. “Je me sens bien. Je me sens merveilleusement bien. Je suis très excitée. Quand je le vois danser, ça me procure de la joie.” Ces enfants espèrent pouvoir s’envoler vers un avenir meilleur pour faire connaître leurs talents de danseurs. S’ils réussissent à devenir danseurs professionnels, ils auront gagné leur pari contre la pauvreté.Fri, 10 Jul 2020 10:45:00 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2020/07/10/danse-classique-pour-enfants-demunis-au-nigeria/Soudan : signature imminente de l'accord de paixhttp://fr.africanews.com/2020/07/10/soudan-signature-imminente-de-l-accord-de-paix/Les Soudanais décidés à enterrer la hache de guerre. Le gouvernement de transition de Khartoum et les groupes rebelles signeront dans deux semaines, un accord de paix définitif. Les deux parties négocient depuis à Juba, chez le voisin sud-soudanais. Cet accord attendu depuis, a été retardé par la pandémie de coronavirus. Plus de peur que de mal, les échanges ont repris par visioconférence entre les rebelles basés à Juba et le gouvernement de Khartoum. Mais des points d’achoppement nécessitent une rencontre directe selon le Sud-Soudanais Tut Galwak, médiateur en chef du processus. Le médiateur annonce par ailleurs, l’entrée en scène, de manière directe, du Premier ministre Abdalla Hamdok. Sa première participation aux négociations serait imminente. La signature interviendra dans 14 jours, le temps pour Juba de mettre en place l’ensemble des dispositions sécuritaires. Sont concernés par ces pourparlers de paix, les groupes rebelles actifs dans les régions du Darfour, du Nil bleu et du Kordofan-Méridional qui combattaient le gouvernement de l’ex-président Omar El Béchir, renversé en avril de l’année dernière.Fri, 10 Jul 2020 09:33:00 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2020/07/10/soudan-signature-imminente-de-l-accord-de-paix/Présidentielle en Côte d'Ivoire : Ouattara appelé à briguer un troisième mandathttp://fr.africanews.com/2020/07/10/presidentielle-en-cote-d-ivoire-ouattara-appele-a-briguer-un-troisieme-mandat/Après le décès d’Amadou Gon Coulibaly, le Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP) se cherche un nouveau candidat à la présidentielle d’octobre. Le Premier ministre ivorien est décédé mercredi à 61 ans, des suites de problèmes cardiaques, plongeant le parti présidentiel dans une crise inattendue à trois mois et demi de la présidentielle. Faute de plan B préalable, le parti au pouvoir en Côte d’Ivoire pense à l’option Ouattara. Lors d’une rencontre à huis clos mercredi, les responsables de la formation au pouvoir ont décidé de faire pression sur le président ivoirien pour qu’il brigue un troisième mandat selon des sources anonymes. Du côté de la présidence, c’est le silence sur la question. En mars, Allasane Ouattara avait désigné son fidèle collaborateur comme candidat du RHDP. Choisissant ainsi de passer la main après une décennie au pouvoir. Le temps presse, le régime doit trouver un candidat avant le 31 juillet, date limite pour le dépôt des candidatures. Ouattara n’avait pas en effet exclu de briguer sa propre succession si l’un des anciens de la vie politique ivoirienne venait à se porter candidat. L’annonce par Henri Konan Bedié de sa volonté de revenir aux affaires, donnera -t-elle des idées à l’actuel chef de l’Etat ?Fri, 10 Jul 2020 08:30:00 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2020/07/10/presidentielle-en-cote-d-ivoire-ouattara-appele-a-briguer-un-troisieme-mandat/Sénégal : fin de quarantaine pour le président testé négatif au Covid-19http://fr.africanews.com/2020/07/10/senegal-fin-de-quarantaine-pour-le-president-teste-negatif-au-covid-19/Le président sénégalais Macky Sall a mis fin jeudi à deux semaines de quarantaine après avoir été testé négatif au coronavirus, a annoncé la présidence de ce pays d’Afrique de l’Ouest. Le dirigeant sénégalais s‘était mis en isolement le 24 juin après avoir été en contact avec une personne atteinte du Covid-19. Le président Sall “a été suivi régulièrement durant ces quinze jours et les résultats des derniers tests sont restés négatifs”, a indiqué jeudi un communiqué de la présidence sénégalaise. “Cette quarantaine prend donc fin aujourd’hui, jeudi 9 juin 2020”, ajoute le communiqué. Le Sénégal a annoncé la levée à partir du 29 juin du couvre-feu et de l‘état d’urgence instaurés contre le Covid-19. Il a également décidé de rouvrir son espace aérien aux vols internationaux réguliers à partir du 15 juillet. La pandémie de coronavirus continue cependant de progresser dans ce pays ouest-africain qui a déclaré plus de 7.700 cas de contamination et 143 décès depuis le 2 mars.Fri, 10 Jul 2020 07:25:00 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2020/07/10/senegal-fin-de-quarantaine-pour-le-president-teste-negatif-au-covid-19/RDC : deux manifestants et un policier tués dans des marches interdites (ONU)http://fr.africanews.com/2020/07/10/rdc-au-moins-un-mort-par-balle-dans-les-marches-interdites-source-hospitaliere/La crise politique qui couve en République démocratique du Congo s’est transformée jeudi en manifestations violentes, avec trois morts deux manifestants et un policier lors des marches interdites et réprimées contre le choix du nouveau président de la Commission électorale. Article mis à jour le 10 juillet 2020 à 10:10 Les deux manifestants ont été tués dans les deux principales villes Kinshasa et Lubumbashi, selon le bureau des droits de l’homme des Nations unies au Congo, qui s’inquiète “de l’usage de la force létale par les forces de l’ordre”. A Lumbumbashi, la victime, un jeune homme de 32 ans, a été tué par la police militaire, ajoute cette même source sur Twitter qui “déplore la participation des soldats de l’armée congolaise aux tâches de maintien de l’ordre”. Le service onusien “condamne également la mort d’un agent de police” à Kinshasa. Il “a été lynché après avoir tiré sur les manifestants”, avait indiqué cette source à l’AFP. A l’origine de la marche, le secrétaire général de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) a parlé de trois morts parmi les manifestants à Kinshasa. Augustin Kabuya s’est prononcé pour la démission du ministre de l’Intérieur, Gilbert Kankonde, qui avait interdit tout rassemblement sous prétexte d‘état d’urgence sanitaire face au Covid-19. Rien d’extraordinaire, sauf que le ministre en question est également membre de l’UDPS, le parti du président de la République Félix Tshisekedi. M. Tshisekedi gouverne en coalition avec les forces de son prédécesseur, Joseph Kabila, majoritaires au Parlement. Pour leur part, les “combattants” de la base de l’UDPS s’opposent au choix du nouveau président de la Commission électorale nationale indépendante (Céni). L’opposition, les catholiques et les mouvements citoyens s’opposent également au choix d’un cadre de l‘équipe sortante de la Céni, Ronsard Malonda. Tous accusent M. Malonda d’avoir organisé la fraude aux élections de décembre 2018 – une fraude qui a notamment profité à M. Tshisekedi, d’après l’opposition. Le dernier mot doit revenir au président Tshisekedi, qui doit valider ce choix entériné par l’Assemblée nationale. Sièges de partis “détruits” Les appels à manifester sont lancés en ordre dispersés. L’UDPS faisait cavalier seul ce jeudi. D’autres marches sont prévues lundi 13 (Lamuka, opposition) et dimanche 19 (catholiques et mouvements citoyens). Toutes ces marches sont interdites, a prévenu le ministre de l’Intérieur au nom du gouvernement de coalition mardi soir. L‘état d’urgence sanitaire a été prolongé en début de semaine pour 15 jours. Ce jeudi à Kinshasa, “des biens publics et privés, y compris les sièges des partis politiques ont été détruits et incendiés”, a déploré la division onusienne des droits de l’homme. Un siège du PPRD (le parti de l’ex-président Kabila) a été attaqué par des militants UDPS du président Tshisekedi, a rapporté la presse congolaise, qui fait aussi état d’affrontements entre militants des deux camps dans plusieurs villes. A Kinshasa, des milliers de manifestants avaient été dispersés après avoir pu marcher un peu plus de trois kilomètres. D’importants effectifs de police protégeaient les alentours du siège du Parlement, où ils ont tiré des gaz lacrymogènes contre une deuxième vague de manifestants parvenus jusque là. A Lubumbashi, plusieurs centaines de manifestants sont partis de diverses communes de la ville, pour converger vers le centre des affaires. Des policiers et des militaires les ont dispersés en tirant des balles en l’air et des gaz lacrymogène. D’autres marches et d’autres incidents ont été signalés à Kisangani, Beni, Kananga. AFPFri, 10 Jul 2020 06:36:00 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2020/07/10/rdc-au-moins-un-mort-par-balle-dans-les-marches-interdites-source-hospitaliere/Des cigares "made in Zimbabwe"http://fr.africanews.com/2020/07/10/des-cigares-made-in-zimbabwe/Le Zimbabwe a sa toute première entreprise de cigares roulés à la main. La nouvelle usine implantée à Harare importe ses emballages et utilise du tabac cultivé localement. L’entreprise a commencé la production des cigares destinés à l’exportation. “La fumée qui gronde” du nom de l’entreprise, a recruté une main d‘œuvre professionnelle dans des pays comme Cuba et République dominicaine. “Nous allons nous concentrer davantage sur le marché d’exportation et nous avons déjà des intérêts fermes en Afrique du Sud, en Angola, en Roumanie, à Dubaï”, indique Shepherd Mafundikwa, président-directeur général de Mosi Oa Tunya. L’entreprise a une équipe entièrement féminine. Les femmes ont appris le métier de roulage de cigares afin de se responsabiliser et avoir un revenu. “Je suis maintenant en mesure d’aider mon mari à payer les factures, et même à aider mes enfants à poursuivre leurs études. Il est donc très intéressant d‘être à Mosi Oa Tunya, j’y suis désormais employée”, fait savoir Gamuchirai Chibaya, rouleau à cigares. Le Zimbabwe est le sixième plus grand producteur de tabac au monde. L’année dernière, le pays en a produit plus de 252 millions de kilogrammes.Fri, 10 Jul 2020 12:00:10 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2020/07/10/des-cigares-made-in-zimbabwe/Nigeria : 35 soldats tués, 30 disparus dans une embuscade jihadiste (nouveau bilan)http://fr.africanews.com/2020/07/09/nigeria-35-soldats-tues-30-disparus-dans-une-embuscade-jihadiste-nouveau-bilan/Trente-cinq soldats nigérians ont été tués et 30 sont toujours portés disparus dans l’attaque jihadiste contre un convoi militaire mardi dans le nord-est du Nigeria, selon un nouveau bilan cité jeudi par des sources sécuritaires. Des combattants présumés du groupe Etat Islamique en Afrique de l’Ouest (Iswap) ont tendu une embuscade à des soldats sur une route située à 40 kilomètres de Maiduguri, la capitale de l’Etat du Borno. Un précédent bilan faisait état de 23 soldats tués. “D’autres corps ont été retrouvés”, a déclaré une source militaire à l’AFP sous couvert d’anonymat. “Nous avons perdu 35 soldats, 18 sont blessés et 30 sont toujours portés disparus”, a ajouté cette source. Une autre source au sein des milices civiles qui combattent aux côtés de l’armée a confirmé ce nouveau bilan. “On ignore si les 30 soldats disparus sont toujours en vie ou non”, a déclaré cette source. “L’embuscade nous a pris par surprise. Les terroristes se cachaient le long de la route et ont ouvert le feu sur le convoi au moment de son passage”, a expliqué cette source. Les jihadistes qui ont fait exploser un char blindé, ont également saisi huit pickups surmontés de mitrailleuses, du matériel militaire et des équipements de communication. L’armée nigériane a confirmé cette attaque dans un communiqué faisant état seulement de deux soldats tués et quatre blessés, ajoutant que 17 insurgés ont été abattus pendant les combats. L’armée nigériane assure que le nord-est du Nigeria n’est plus en proie aux violences des groupes jihadistes, néanmoins des dizaines, voire des centaines de soldats ont été tués ces dernières années dans des attaques similaires menées par Iswap. Cette faction dissidente du groupe jihadiste de Boko Haram est particulièrement active depuis sa création en aout 2016 et mène également des raids réguliers contre les employés d’ONG locales et internationales. Plus de 36.000 personnes ont été tuées depuis 2009 dans les violences dans la région et plus de deux millions de personnes ne peuvent toujours pas regagner leur foyer. Les Nations unies estiment que près de 7 millions de personnes dépendent de l’aide humanitaire pour survivre dans la région du lac Tchad, région à genoux après 10 ans de conflit contre les groupes jihadistes.Thu, 09 Jul 2020 17:50:00 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2020/07/09/nigeria-35-soldats-tues-30-disparus-dans-une-embuscade-jihadiste-nouveau-bilan/Coronavirus : l'Afrique du Sud prépare plus d'un million de tombeshttp://fr.africanews.com/2020/07/09/coronavirus-l-afrique-du-sud-prepare-plus-d-un-million-de-tombes/Le chiffre fait froid dans le dos. A l’heure où la pandémie de coronavirus progresse rapidement, les autorités de la province la plus peuplée d’Afrique du Sud ont choqué le pays en suggérant qu’elles étaient prêtes à enterrer… plus d’un million de victimes. Loué pour sa rigueur et sa franchise, le ministre de la Santé Zweli Mkhize n’a pas failli à sa réputation mercredi devant le Parlement. “La tempête que nous n’avons cessé d’annoncer est en train d’arriver”, a-t-il lancé aux députés. Longtemps contenus par les strictes mesures de confinement imposées dès la fin mars à ses 57 millions de compatriotes, les chiffres des contaminations et des morts du Covid-19 se sont brutalement envolés. Plus 10.134 cas et 192 morts mardi, plus 8.800 cas et 100 morts encore mercredi… Avec 220.000 infections et 3.600 décès recensés à ce jour, l’Afrique du Sud reste plus que jamais le pays le plus touché du continent. Le “pic” tant redouté de la crise sanitaire semble approcher, et avec lui grossit l’inquiétude des autorités. “Nous en sommes à un point où ce sont nos pères, nos mères, nos frères, nos sœurs, nos amis proches et nos camarades qui sont infectés”, a souligné le ministre. Malgré le confinement, le système hospitalier du pays le plus industrialisé d’Afrique subsaharienne est en passe de céder. Malgré les hôpitaux de campagne déployés par l’armée ou les ONG, “notre capacité en lits sera dépassée dans toutes les provinces”, a ajouté M. Mkhize. Notamment dans celle du Gauteng, qui abrite la plus grande ville du pays Johannesburg – au moins 7 millions d’habitants selon les plus récentes estimations – et la capitale Pretoria, qui a ravi cette semaine le titre de principal foyer de l‘épidémie à la région du Cap (sud). “Sujet sensible” Dans tous les cimetières de la province, les pelleteuses sont entrées en action pour creuser de longues rangées de tombes, prêtes à accueillir d‘éventuelles inhumations de masse. Le “ministre” de la Santé du Gauteng, Bandile Masuku, a jugé opportun mercredi d’annoncer que plus d’un million d’emplacements étaient disponibles. “Toutes nos municipalités augmentent leurs capacités et acquièrent des terrains dont elles pourraient avoir besoin pour des inhumations”, a-t-il assuré. “C’est un sujet sensible, et je voudrais dire qu’il existe toujours de bonnes chances d‘éviter le pire du pic”. Trop tard, le mal était fait. Ses chiffres ont été repris en boucle sur les chaînes d’information et les réseaux sociaux, nourrissant un sentiment d’angoisse. “La réponse du gouvernement au Covid-19 vise à empêcher les infections et de SAUVER des vies”, a tenté de rassurer sur Twitter la ministre en charge de la gestion de la crise, Nkosazana Dlamini-Zuma. “On ne se prépare PAS à un million de morts dans le pays”. “Le nombre de morts est d’environ 550.000 dans le monde entier, il n’existe aucun scénario prévoyant autant de morts dans le Gauteng”, a souligné un responsable local de l’opposition, le Dr Jack Bloom. “Les commentaires de M. Masuku créent une panique inutile et doivent être retirés”, a-t-il exigé. Gênés aux entournures, les services de santé du Gauteng se sont fendus jeudi d’une précision. “La province n’a pas creusé plus d’un million de tombes”, ont-ils rectifié, “ce chiffre ne fait référence qu‘à sa capacité totale”. AFPThu, 09 Jul 2020 17:15:00 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2020/07/09/coronavirus-l-afrique-du-sud-prepare-plus-d-un-million-de-tombes/Afrique : avancée dans la lutte contre l'évasion fiscale [Business Africa]http://fr.africanews.com/2020/07/09/afrique-avancee-dans-la-lutte-contre-l-evasion-fiscale-business-africa/Progrès significatifs pour de nombreux pays africains en matière de lutte contre la fraude fiscale et le blanchiment d’argent. Les pays africains ont « fortement » progressé dans la réaffirmation de leurs engagements et le renforcement de leurs capacités, pour parvenir à la transparence fiscale. C’est la principale conclusion du récent rapport sur « La transparence fiscale en Afrique » de l’Initiative Afrique, qui montre que les 5 pays africains engagés à lutter contre ces phénomènes ont comptabilisé près de 12 millions de dollars de revenus supplémentaires, et huit pays du continent ont recueilli 189 millions de dollars de revenus supplémentaires entre 2014 et 2019 ». L‘économie somalienne fragilisée par la covid-19 La Somalie aux prises avec la pandémie de coronavirus, des centaines d’entreprises dangereusement impactées par la Covid-19 sont au bord de la faillite. L‘économie somalienne est durement touchée par la pandémie de Coronavirus qui affecte la planète toute entière. Des PME aux grandes entreprises tout y passe, et même le secteur aéroportuaire qui connaît une forte croissance sont tous au rouge. Le pays peut cependant s’appuyer sur l’annulation d’une partie de sa dette et de l’approbation de plusieurs programmes économiques du FMI pour relever son économie.Thu, 09 Jul 2020 16:20:00 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2020/07/09/afrique-avancee-dans-la-lutte-contre-l-evasion-fiscale-business-africa/Nigeria : l'essence importée est plus toxique que celle du marché noir. [Business Africa]http://fr.africanews.com/2020/07/09/nigeria-l-essence-importee-est-plus-toxique-que-celle-du-marche-noir-business/Les carburants importés au Nigeria seraient extrêmement toxiques et de moins bonne qualité que ceux produit sur le marché noir, avec des conséquences sanitaires graves d’après les résultats d’une analyse de laboratoire. Les carburants importés au Nigeria tout comme dans de nombreux pays africains seraient de moins bonne qualité que ceux provenant des raffineries illégales du Delta du Niger. C’est le constat du groupe international de surveillance des ressources, Stakeholder Democracy Network d’après une analyse de laboratoire. Une étude qui relève que le pétrole volé dans des raffineries rudimentaires de « brousse » est moins polluant que le diesel et l’essence hautement toxiques que l’Europe exporte en direction du Nigeria. Nous en parlons avec NJ AYUK, le président de la Chambre africaine de l‘Énergie qui revient sur les actes de fraude et explique comment les commerçants recherchent des produits bon marché à travers le monde et les mettent sur le marché local. Des réserves, mais aussi des solutions pour protéger les populations de la toxicité et pouvoir contrôler le marché du pétrole.Thu, 09 Jul 2020 16:15:00 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2020/07/09/nigeria-l-essence-importee-est-plus-toxique-que-celle-du-marche-noir-business/Air Namibia : la justice suspend la décision de clouer au sol ses avionshttp://fr.africanews.com/2020/07/09/air-namibia-la-justice-suspend-la-decision-de-clouer-au-sol-ses-avions/La justice namibienne a suspendu jeudi jusqu’au mois prochain la décision du gouvernement de clouer au sol les avions de la compagnie nationale Air Namibia, dont les difficultés financières ont été aggravées par la pandémie de coronavirus. En début de semaine, le ministère des Transports avait annoncé à l’entreprise sa décision d’interdire ses vols car elle n‘était plus, selon lui, capable de “financièrement assurer un service sûr, satisfaisant et fiable”. Le ministère lui avait laissé jusqu’au 22 juillet “pour (lui) fournir la preuve qu’il a obtenu les fonds requis pour satisfaire à la loi”, faute de quoi elle perdrait son autorisation d’opérer. Juste après son entrée en vigueur, la décision a été levée jeudi en urgence par la Haute-cour de Windhoek, saisie par Air Namibia qui la jugeait illégale. La mesure “est suspendue jusqu‘à l’examen du fond du dossier le 3 août 2020”, a-t-il ordonné. “Nous sommes libres de continuer à opérer”, s’est réjoui dans une déclaration le porte-parole de la compagnie, Paul Nakawa, “nos vols intérieurs continuent selon le programme prévu”. Victimes depuis des années de sérieux trous d’air financiers, Air Namibia subit de plein fouet comme ses concurrentes les effets de la fermeture des frontières aériennes consécutive à la pandémie de Covid-19. Depuis mars, elle n’assure plus que des vols intérieurs en vertu de l‘état d’urgence voté par le gouvernement. Le mois dernier, le président Hage Geingob a évoqué une possible liquidation de la compagnie. “Elle doit être restructurée et s’il faut procéder à sa liquidation, nous le ferons”, a lancé le chef de l’Etat devant le Parlement, “elle ne fait que perdre de l’argent”. La semaine dernière, le ministère des Finances a évalué à 360 millions d’euros l’enveloppe nécessaire à son renflouement. AFPThu, 09 Jul 2020 13:15:00 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2020/07/09/air-namibia-la-justice-suspend-la-decision-de-clouer-au-sol-ses-avions/Malawi : le président déjà pris en défaut sur la gouvernancehttp://fr.africanews.com/2020/07/09/malawi-le-president-deja-pris-en-defaut-sur-la-gouvernance/Le nouveau président du Malawi Lazarus Chakwera avait promis une gouvernance exemplaire, il a essuyé jeudi ses premières critiques sur ce thème après la présentation de son gouvernement, qui fait la part belle à ses proches. A la tête du principal parti d’opposition, M. Chakwera a remporté l‘élection présidentielle disputée le 23 juin avec 58,5% des suffrages, loin devant le chef de l’Etat sortant Peter Mutharika au pouvoir depuis 2014. Ce scrutin a été organisé après l’annulation pour fraudes de la réélection de M. Mutharika l’an dernier. Sitôt investi, M. Chakwera s’est engagé à “nettoyer les ruines de la corruption (...) de la paresse (...) de l’impunité (...) ou de l’incompétence”. Mercredi soir, ses services ont dévoilé la liste complète des 31 membres de sa première équipe ministérielle, dans laquelle figure un couple, des frères et sœurs et une forte proportion de personnalités originaires de sa région. “Un défenseur de la famille”, a aussitôt ironisé jeudi le principal quotidien du pays, The Nation. “La composition de ce gouvernement suscite de larges inquiétudes”, a renchéri Luke Tembo, un responsable de la Coalition des défenseurs des droits humains (HRDC), qui a soutenu M. Chakwera dans la rue pour obtenir l’annulation de la présidentielle de 2019. “Il y a d’abord la question du mari et de la femme, du frère et de la sœur nommés”, a détaillé M. Tembo, “nous avons aussi noté que 70% des ministres sont originaires de la province centrale (...) du président”. “Les Malawites ont le sentiment que certains postes n’ont pas été attribués au mérite mais au vu du soutien financier exprimé pendant la campagne”, a renchéri une autre figure de la société civile, Mkotama Katenga-Kaunda. “Du patronage politique”, a résumé Danwood Chirwa, un professeur de droit de l’université sud-africaine du Cap. Sollicité de toutes parts, le porte-parole du chef de l’Etat, Sean Kampondeni, a répondu que M. Chakwera “répondra bientôt à ces préoccupations”. AFPThu, 09 Jul 2020 11:00:49 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2020/07/09/malawi-le-president-deja-pris-en-defaut-sur-la-gouvernance/Afrique : rebond économique attendu en 2021http://fr.africanews.com/2020/07/09/afrique-rebond-economique-attendu-en-2021/L’Afrique devrait se remettre partiellement l’année prochaine du marasme économique provoqué par la pandémie de Covid-19, a indiqué la Banque africaine de développement (BAD). L’institution a ajouté que le continent pourrait encore perdre près d’un quart de trillion de dollars en termes de revenu économique en 2020 et 2021. Si la pandémie se poursuit au cours du second semestre de cette année, la BAD prévoit une contraction de 3,4 % du produit intérieur brut en 2020. En comparaison, la banque d’Abidjan prévoyait une croissance de 3,9 % avant la pandémie. Mais la reprise prévue en 2021 ne compenserait pas la perte cumulée du PIB africain, estimée à 170 à 230 milliards de dollars, due à la pandémie. Le rebond est menacé par de nombreux risques, notamment le fait que les exportateurs de pétrole tels que l’Algérie, l’Angola, la Libye et le Nigeria connaissent les plus fortes baisses de production économique du continent. Parmi les autres facteurs menaçants, citons la faiblesse des prix des matières premières, la volatilité des conditions financières mondiales, et même les catastrophes naturelles telles que les infestations de criquets qui ont ravagé l’Afrique de l’Est cette année.Thu, 09 Jul 2020 10:25:00 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2020/07/09/afrique-rebond-economique-attendu-en-2021/Ghana : l'opposition choisit la première femme candidate à la vice-présidencehttp://fr.africanews.com/2020/07/09/ghana-l-opposition-choisit-la-premiere-femme-candidate-a-la-vice-presidence/Jane Naana Opoku-Ajiman a été choisie par l’ancien président du Ghana, John Mahama, comme colistière pour l‘élection présidentielle de cette année. Représentant le Congrès national démocratique (NDC), elle devient la première femme sur la liste présidentielle du parti ghanéen. Opoku-Ajiman, 69 ans, a occupe les fonctions de ministre de l‘éducation et de professeur d’université. Elle a également été la première femme a être recteur de l’université de Cape Coast en 2008. L’ancien président l’a qualifié comme “une érudite distinguée de femme qui craint Dieu, de fonctionnaire consciencieuse et un modèle”. Le scrutin du 7 décembre opposera Mahama, qui a gouverné de 2012 à début 2017, à son successeur, le président Nana Akufo-Addo, qui l’a battu aux élections de fin 2016. La présidence a changé de mains à plusieurs reprises entre le NPP et l’ex-président Mahama (NDC) depuis 1992, lors d‘élections pacifiques qui ont renforcé la réputation du Ghana comme l’une des démocraties les plus stables d’Afrique de l’Ouest.Thu, 09 Jul 2020 09:45:00 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2020/07/09/ghana-l-opposition-choisit-la-premiere-femme-candidate-a-la-vice-presidence/Tchad : au moins 8 soldats tués par des jihadistes dans l'explosion d'une minehttp://fr.africanews.com/2020/07/09/tchad-au-moins-8-soldats-tues-par-des-jihadistes-dans-l-explosion-d-une-mine/Au moins huit soldats tchadiens ont été tués mercredi et une dizaine blessés dans l’explosion d’une mine au passage de leur véhicule à Kalam, dans la région du lac Tchad en proie au conflit contre Boko Haram, selon des sources sécuritaires et une autorité locale. “Un véhicule de l’armée tchadienne à sauté mercredi sur une mine à Kalam”, proche de la frontière avec le Nigeria, “et a fait 8 morts et 21 blessés”, a déclaré à l’AFP un haut responsable de l’armée tchadienne, sous couvert d’anonymat. “Le véhicule de la gendarmerie se rendait à Kalam quand il a sauté sur une mine, l’attaque a fait 9 morts et 11 blessés”, a indiqué pour sa part à l’AFP une autorité locale. Le bilan de neuf soldats tchadiens tués dans l’explosion d’une mine a été confirmé à l’AFP par une source sécuritaire au Nigeria. Selon cette source, l’engin explosif aurait été placé par des éléments du groupe Etat islamique en Afrique de l’Ouest (Iswap), faction ayant fait scission en 2016 du groupe Boko Haram. Les sources tchadiennes parlent de leur côté d’une attaque de Boko Haram. Dans l’explosion de cette mine mercredi, un commandant de la gendarmerie a notamment trouvé la mort, selon le haut responsable militaire tchadien. Plus tard dans la journée, des échanges de tirs ont également eu lieu entre des jihadistes et l’armée tchadienne à Bakaram, dans la même région, selon cette source et l’autorité locale, qui n’ont pas donné de bilan. Kalam, est une localité insulaire, située à cinq kilomètres de la frontière nigériane, dans la province du lac Tchad. L’insurrection de Boko Haram Née dans le nord-est du Nigeria en 2009, l’insurrection de Boko Haram s’est peu à peu propagée à ses voisins camerounais, nigérien et tchadien, particulièrement dans la région du lac Tchad, située à la frontière entre ces quatre pays. En 2016, le groupe s’est scindé en deux branches : la faction historique, dirigée par Abubakar Shekau, et l’Iswap, affilié à l’Etat islamique (EI). Mais les autorités et les militaires continuent fréquemment de les appeler indistinctement Boko Haram. Dans la région du lac Tchad, les attaques jihadistes, un temps ralenties, se sont de nouveau intensifiées à partir de 2019. Fin mars, 98 soldats tchadiens avaient été tués dans une attaque par Boko Haram de leur base de Bohoma, sur les rives du lac, les pires pertes jamais subies par l’armée en une journée. Dans la foulée, l’armée tchadienne avait lancé une vaste offensive militaire en représailles, jusqu’en profondeur au Niger et au Nigeria. A son terme, le président Idriss Déby Itno avait assuré qu’il n’y avait “plus un seul jihadiste sur l’ensemble de la zone insulaire” du lac. Depuis 2015, les quatre pays riverains du lac Tchad luttent contre ces groupes jihadistes au sein d’une Force multinationale mixte (FMM). Mais ces derniers mois, son efficacité a été de plus en plus discutée à mesure que les attaques contre les militaires et les civils se sont multipliées. AFPThu, 09 Jul 2020 09:01:28 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2020/07/09/tchad-au-moins-8-soldats-tues-par-des-jihadistes-dans-l-explosion-d-une-mine/Côte d'Ivoire : hommages des personnalités politiques africaines suite au décès du Premier ministrehttp://fr.africanews.com/2020/07/09/cote-d-ivoire-hommages-des-personnalites-politiques-africaines-suite-au-deces/Amadou Gon Coulibaly est mort mercredi à Abidjan après le conseil de ministres des suites de problèmes cardiaques. L’annonce de ce décès a suscité l‘émotion d’une partie de la classe politique africaine. De nombreuses réactions se multiplient pour saluer la mémoire de celui qui était désigné comme le successeur d’Alassane Ouattara à l‘élection présidentielle d’octobre prochain. “La Côte d’Ivoire est en deuil. Je salue la mémoire d’un homme d’Etat, de grande loyauté, de dévouement, et d’amour pour la patrie. Avec la disparition d’Amadou Gon Coulibaly, la Côte d’Ivoire perd un modèle pour la jeunesse, un exemple de compétence, d’ardeur au travail et d’abnégation”, a déclaré le président.  Du côté de l’opposition, l’ex-chef de l’Etat Henri Konan Bédié, président du Parti démocratique de Côte d’Ivoire, et lui-même candidat pour la présidentielle d’octobre, a fait part de “sa grande consternation” après la mort d’un “grand serviteur de l’Etat”.    Pascal Affi N’Guessan, dirigeant d’une faction du Front Populaire Ivoirien, et qui n‘écarte pas une candidature à la présidentielle, a déploré “une grande disparition pour notre pays”. “Nous sommes dans l’opposition, mais il y a des moments où le peuple doit pouvoir se rassembler”, appelant à rendre à Amadou Gon Coulibaly “l’hommage qu’il mérite” en tant qu’“homme de devoir et travailleur infatigable”. Un sentiment bien partagé par Guillaume Soro. Malgré leurs adversités politiques, l’ancien chef du Parlement en exil depuis décembre a présenté ses condoléances à la famille du défunt et aux Ivoiriens, avant d’inviter par la suite la classe politique à la méditation : “Que ces moments douloureux nous amènent à méditer la condition humaine ; le jeu politicien n’a pas droit de cité en pareille circonstance.” Au-delà des frontières ivoiriennes, quelques chefs d’Etats et personnalités africaines ont posté sur la toile des mots d’encouragement à l’endroit de la famille du disparu et de leur homologue et ami Alassane Ouattara. J'ai appris avec une grande tristesse, la nouvelle du décès du Premier Ministre Amadou Gon Coulibaly, survenu le 08 juillet 2020 à Abidjan. J’adresse mes très sincères condoléances à S.E. Alassane Dramane Ouattara, à sa famille et au peuple ivoirien frère.#PaulBiya#Cameroun pic.twitter.com/yniLR9C7DV— President Paul BIYA (@PR_Paul_BIYA) July 9, 2020 C'est avec tristesse que j'ai appris, le décès du Premier ministre de Côte d'Ivoire, Amadou Gon Coulibaly. Mes sincères condoléances et celles de la Nation burkinabè à mon frère et ami AOuattara_PRCI</a> , à la famille éplorée du défunt, à sa famille politique et au peuple ivoirien.</p>&mdash; Roch KABORE (rochkaborepf) July 8, 2020 J’ai appris avec peine le décès du Premier ministre de la Côte d’Ivoire Amadou Gon Coulibaly. Au nom de la Nation, je présente mes condoléances émues au Président AOuattara_PRCI</a> ainsi qu’à sa famille et au peuple ivoirien frère.</p>&mdash; Macky Sall (Macky_Sall) July 8, 2020 J'ai appris avec une immense tristesse le décès de M. Amadou Gon Coulibaly, Premier Ministre, chef du Gouvernement de Côte d'Ivoire, un homme d'Etat et un ami du Togo. Puisse t-il reposer en paix ! FEG— Faure E. Gnassingbe (@FEGnassingbe) July 8, 2020 Au nom du Peuple Burundais, je présente mes condoléances les plus attristées au Président AOuattara_PRCI</a> et à toute la Côte d’Ivoire suite à la disparition du Premier Ministre Amadou Gon Coulibaly. Que le Tout-Puissant réconforte sa famille. L’Afrique perd un illustre Fils. <a href="https://t.co/SNufYvX2bb">https://t.co/SNufYvX2bb</a></p>&mdash; Gen. Maj. Evariste Ndayishimiye (GeneralNeva) July 8, 2020 Suite au décès du premier ministre de la République de Côte d’Ivoire, Amadou Gon Coulibaly, j'adresse mes condoléances attristées à sa famille, au président Alassane Outtara AOuattara_PRCI</a>, <a href="https://twitter.com/Gouvci?ref_src=twsrc%5Etfw">Gouvci et au peuple ivoirien. Paix à son âme.— Moussa Faki Mahamat (@AUC_MoussaFaki) July 8, 2020 I mourn the death of Prime Minister Amadou Gon Coulibaly of Côte d’Ivoire. His passing has left a void not only in the country, but also in West Africa, which looked up to him as an emerging leader for these times.— Muhammadu Buhari (@MBuhari) July 9, 2020 1/2 President Uhuru Kenyatta has sent a message of condolence and comfort to President Alassane Ouattara and the People of the Republic of Côte d'Ivoire?? following the sudden death of the country's Prime Minister Amadou Gon Coulibaly. pic.twitter.com/JDaW6em6cc— State House Kenya (@StateHouseKenya) July 9, 2020 Je suis attristé par le décès de mon cher frère et ami, le Premier Ministre ivoirien Amadou Gon Coulibaly. Un grand homme. Un homme humble. Un homme fidèle. Les mots ne peuvent exprimer ma tristesse. Mes condoléances à sa famille, au président AOuattara_PRCI</a> et à la nation RIP? <a href="https://t.co/kDkWagjRoD">pic.twitter.com/kDkWagjRoD</a></p>&mdash; Akinwumi A. Adesina (akin_adesina) July 8, 2020 Autres réactions Au niveau international, le président français Emmanuel Macron a salué “la mémoire et le dévouement d’un grand serviteur de la Côte d’Ivoire, artisan de son redressement économique et ami fidèle de la France”, ancienne puissance coloniale. L’Ambassade des États-Unis d’Amérique en Côte d’Ivoire présente ses condoléances sincères et profondes à la famille Gon Coulibaly et au peuple ivoirien a l’occasion du décès du Premier Ministre Amadou Gon Coulibaly. pic.twitter.com/QN3C6TXdqu— U.S. Embassy Abidjan (@USEmbAbidjan) July 8, 2020 aux membres du gouvernement et à la famille éplorée, suite au décès, survenu ce mercredi 8/7/2020, de S.E.M. le Premier Ministre Amadou Gon COULIBALY. Qu'Allah, le Tout-Puissant l'accueille dans son Paradis. “Nous sommes à Allah et à Lui nous retournerons”— Arabie saoudite en Côte d'Ivoire (@KSAembassyCi) July 9, 2020 SE l'Emir a envoyé jeudi un câble de condoléances à SE le Président de la République de Côte d'Ivoire pour la mort du Premier ministre Amadou Gon Coulibaly. https://t.co/CC0NxcpiYW— Ambassade du Qatar en Côte d'Ivoire ?? ?? (@QatarEmbAbidjan) July 9, 2020 Du #Venezuela, nous exprimons nos plus sincères condoléances au peuple frère et au gouvernement de Côte d'Ivoire à l'occasion du décès du Premier ministre Amadou Gon COULIBALY, qui a consacré sa vie au service de sa patrie. Repose en paix. pic.twitter.com/Zc3E1LixV2— Jorge Arreaza M (@jaarreaza) July 9, 2020 Greffé du coeur en 2012, Amadou Gon Coulibaly, dit “AGC”, était revenu il y a près d’une semaine de France après deux mois d’hospitalisation pour des problèmes cardiaques. “Je suis de retour pour prendre ma place aux côtés du président, pour continuer l’oeuvre de développement et de construction de notre pays”, avait-il affirmé, très souriant, lors d’un discours à son arrivée à l’aéroport. Agé de 61 ans, M. Gon Coulibaly avait été désigné au mois mars candidat du parti du président Alassane Ouattara qui a annoncé en sa décision de ne pas briguer un troisième mandat.Thu, 09 Jul 2020 08:37:59 +0000editorial@africanews.com (Alliance Zamo)http://fr.africanews.com/2020/07/09/cote-d-ivoire-hommages-des-personnalites-politiques-africaines-suite-au-deces/Égypte : le musée des voitures royales renaîthttp://fr.africanews.com/2020/07/09/egypte-le-musee-des-voitures-royales-renait/Après des années de fermeture, le musée des voitures royales d‘Égypte rouvrira ses portes aux visiteurs pour admirer les calèches royales des membres de la famille du vice-roi ottoman Mohamed Ali Pacha. Les travaux de restauration et de développement seront bientôt terminés, avec une réouverture prévue d’ici deux mois. “Ce musée contient des voitures royales depuis l‘époque du khédive (vice-roi) Ismail Pacha au roi Farouk. La voiture la plus importante du musée est cette voiture, qui a été offerte en cadeau par l’impératrice française Eugénie et son mari empereur Napoléon III, lors de la cérémonie d’inauguration du canal de Suez”, explique Mennatallah Magdy, secrétaire du musée royal des voitures. On y trouve quelques-unes des voitures les plus luxueuses et fascinantes du 20e siècle fabriquées par des designers chevronnés qui ont passé leur vie à fabriquer des véhicules uniquement dédiées à la famille royale. “Ce musée comprend 74 voitures, elles ont toutes été complètement endommagées. Le service de restauration a fait beaucoup d’efforts pour les restaurer pour les visiteurs”, indique Heba Galal, restauratrice au musée royal de la calèche. Selon le gouvernement, ces travaux ont coûté jusqu‘à 63 millions de livres égyptiennes, soit 3,9 millions de dollars américains. Un acte par lequel le gouvernement veut montrer son soutien aux antiquités égyptiennes. “La restauration de cette voiture a nécessité un groupe de spécialistes qui se sont concentrés sur le rafraîchissement du tissu, du verre, du bois, du métal et du cuir. Toutes les voitures que nous avions étaient en très mauvais état”, précise Ahmed Samir, restaurateur travaillant sur des pièces métalliques. Fermé depuis 2001 pour rénovation, le musée a été créé sous le règne de Khedive Ismail. La restauration a redonné vie à un site longtemps négligé.Thu, 09 Jul 2020 07:30:00 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2020/07/09/egypte-le-musee-des-voitures-royales-renait/Nigeria : reprise des vols intérieurshttp://fr.africanews.com/2020/07/09/nigeria-reprise-des-vols-interieurs/Le Nigeria a repris ses vols intérieurs mercredi après une interruption de trois mois due à la pandémie de coronavirus. Les aéroports de la capitale, Abuja, et du centre commercial de Lagos ont rouvert leurs portes. Une poignée d’autres aéroports ouvriront le 11 juillet et les autres reprendront leurs vols le 15 juillet. Selon les rapports, les passagers attendant d’entrer dans l’aéroport d’Abuja ont utilisé des marquages au sol pour observer la distanciation sociale. D’autres mesures de sécurité sont en place, notamment la prise de température des passagers par les employés de l’aéroport et la pulvérisation de liquides de décontamination sur les sacs. Des installations de lavage des mains ont également été installées à l’extérieur des bâtiments de l’aéroport. La reprise des vols est la dernière mesure prise par le gouvernement pour relancer la plus grande économie d’Afrique, qui a également été durement touchée par la faiblesse des prix du pétrole. Ces dernières semaines, il a levé l’interdiction des voyages entre États, autorisé certains élèves à retourner à l‘école et permis l’ouverture de lieux de culte. Aucune date n’a été donnée pour la reprise des vols internationaux.Thu, 09 Jul 2020 06:10:00 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2020/07/09/nigeria-reprise-des-vols-interieurs/La mort d’AGC en Côte d'Ivoire remet les cartes à l’endroit [Revue de presse]http://fr.africanews.com/2020/07/09/la-mort-dagc-remet-les-cartes-a-lendroit-revue-de-presse/Alors qui pour remplacer au pied levé le lion de Korhogo qui vient de quitter la jungle politique ivoirienne s’interroge le quotidien ouagalais.Thu, 09 Jul 2020 05:15:00 +0000editorial@africanews.com (Ruth LAGO)http://fr.africanews.com/2020/07/09/la-mort-dagc-remet-les-cartes-a-lendroit-revue-de-presse/Qui pour succéder à Amadou Gon Coulibaly ? [Morning Call]http://fr.africanews.com/2020/07/09/qui-pour-succeder-a-amadou-gon-coulibaly-morning-call/La Côte d’Ivoire en deuil et au bord d’une incertitude politique après le décès hier mercredi du candidat déclaré du RHDP à la présidentielle d’octobre, Amadou Gon Coulibaly. Qui pour lui succéder ? Ebrin Brou, notre correspondant à Abidjan fera le point de la situation politique.Thu, 09 Jul 2020 16:21:28 +0000editorial@africanews.com (Ruth LAGO)http://fr.africanews.com/2020/07/09/qui-pour-succeder-a-amadou-gon-coulibaly-morning-call/Le Kenya annule l'année scolaire 2020 en raison du coronavirushttp://fr.africanews.com/2020/07/09/le-kenya-annule-l-annee-scolaire-2020-en-raison-du-coronavirus/Les élèves kényans ne reprendront pas le chemin des écoles avant janvier 2021. C’est la pandémie de coronavirus qui les y oblige. Le ministre de l‘Éducation nationale a annoncé la fin anticipée de l’année scolaire en cours pour les écoles primaires et secondaires. En clair, cette année est considérée comme perdue et les écoliers devront la refaire l’année prochaine. Quant aux collèges et universités du pays, ils rouvriront leurs portes en septembre. Cette reprise se fera au cas par cas et devra respecter des directives strictes pour contenir le virus. Les établissements sont fermés depuis le mois de mars. Initialement, le Kenya devait rouvrir ses écoles en septembre pour permettre aux élèves en dernière année d‘école primaire ou secondaire de passer leurs examens, mais l’aggravation de l‘épidémie a conduit les autorités à ce report. L’augmentation du nombre de cas de coronavirus s’accélère dans le pays, avec désormais plus de 8 500 personnes infectées dont 173 morts à ce jour. Le président Uhuru Kenyatta a annoncé lundi une réouverture graduelle du pays, avec la reprise des vols internationaux le 1er août et la levée de l’interdiction d’entrer ou de sortir des deux plus grandes villes du pays et principaux foyers de l’épidémie, Nairobi et Mombasa, ainsi que du comté de Mandera (nord-est).Thu, 09 Jul 2020 15:51:22 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2020/07/09/le-kenya-annule-l-annee-scolaire-2020-en-raison-du-coronavirus/Côte d'Ivoire : décès du Premier ministre et candidat à la présidentielle Amadou Gon Coulibaly (officiel)http://fr.africanews.com/2020/07/08/cote-d-ivoire-deces-du-premier-ministre-et-candidat-a-la-presidentielle-amadou/Le Premier ministre ivoirien et candidat du parti au pouvoir à l‘élection présidentielle d’octobre, Amadou Gon Coulibaly, est décédé mercredi à Abidjan après le conseil de ministres à l‘âge 61 ans, a annoncé le secrétaire général de la présidence Patrick Achi à la télévision publique. “J’ai la profonde douleur de vous annoncer que le Premier ministre Amadou Gon Coulibaly, chef du gouvernement, nous a quitté en ce début d’après-midi après avoir pris part au conseil des ministres”, a déclaré M. Achi, lisant un communiqué du président Alassane Ouattara. Amadou Gon Coulibaly était revenu jeudi dernier de France après deux mois d’hospitalisation pour des problèmes cardiaques. Je salue la mémoire d’un homme d’Etat, de grande loyauté, de dévouement et d’amour pour la Patrie. Il a incarné cette jeune génération de cadres ivoiriens de grande compétence et d’extrême loyauté à la Nation. pic.twitter.com/55QkrrZOr3— Alassane Ouattara (@AOuattara_PRCI) July 8, 2020 .embed-container { position: relative; padding-bottom: 56.25%; height: 0; overflow: hidden; max-width: 100%; } .embed-container iframe, .embed-container object, .embed-container embed { position: absolute; top: 0; left: 0; width: 100%; height: 100%; } La Côte d'Ivoire n’aurait pu obtenir les résultats qui ont été les siens au cours des dix dernières années sans la compétence, le leadership et la vision du Président Alassane Ouattara. Cette vision, il a su l'insuffler à l'ensemble du Gouvernement. pic.twitter.com/Ptx9×6QweB— Amadou Gon Coulibaly (@AmadouGon) July 8, 2020 Le 12 mars 2020, M. Amadou Gon Coulibaly est désigné candidat du Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie (RHDP) à l’élection présidentielle d’octobre 2020. M. Amadou Gon Coulibaly est l’actuel Premier ministre, Chef du Gouvernement de la République de Côte d’Ivoire. Nommé à cette fonction depuis le 10 janvier 2017, il devient le tout Premier Chef du Gouvernement de la III ème République en juillet 2018 avec des pouvoirs renforcés par l’attribution du Budget et du Portefeuille de l’Etat. Marié et père de cinq enfants, celui que Ivoiriens appellent AGC est né le 10 février 1959 à Abidjan. Il est originaire de la ville de Korhogo dont sa famille fût fondatrice. Membre de plusieurs gouvernements Après avoir obtenu son baccalauréat en 1977 au Lycée Moderne de Dabou, il étudie à Paris d’où il revient Diplômé du Centre des Hautes Etudes de la Construction et Ingénieur de l’Ecole des Travaux Public, pour rejoindre la fine fleur de l’administration ivoirienne aux Grands Travaux en 1983. Il y occupe les postes de Directeur des Etudes Economiques et Financières à la Direction du Contrôle des Grands Travaux (DCGTX) et de Directeur Général Adjoint de 1994 à 1995. De 1990 à 1993, il est Conseiller Technique chargé de la Coordination et du Suivi au Cabinet du Premier Ministre Alassane Ouattara. M. Amadou Gon Coulibaly a été membre de plusieurs gouvernements, notamment ministre de l’Agriculture de 2006 à 2010 et Ministre d’Etat et Ministre de l’Agriculture dans le Gouvernement de Réconciliation Nationale du Premier Ministre Seydou Elimane Diarra de mars 2003 à février 2005. Il exerce également des mandats électifs. Maire de la commune de Korhogo de 2001 à 2018, il est élu Député à l’Assemblée nationale de 1995 à 1999. Depuis 2011, il est député de Korhogo, mais ne siège pas. Dès 1995, Amadou Gon Coulibaly devient membre du comité central et du bureau politique du Rassemblement des Républicains (RDR) et à partir de mars 2006, il occupe le poste de Secrétaire Général Délégué du RDR. Après la transformation du Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie (RHDP) en parti politique en juillet 2018, il en devient un an plus tard, en juillet 2019, le Président du Directoire.Wed, 08 Jul 2020 16:00:00 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2020/07/08/cote-d-ivoire-deces-du-premier-ministre-et-candidat-a-la-presidentielle-amadou/Mauritanie : l'ex-président a refusé sa convocation devant une commission (source parlementaire)http://fr.africanews.com/2020/07/08/mauritanie-l-ex-president-a-refuse-sa-convocation-devant-une-commission-source/L’ancien président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz a refusé la lettre le convoquant jeudi devant une commission d’enquête parlementaire, laissant supposer qu’il ne s’y rendra pas, a indiqué mercredi à l’AFP une source parlementaire proche du dossier. Le président de la commission d’enquête, Hbib Ould Diaye, a écrit il y a quelques jours à l’ex-chef de l’Etat pour qu’il se présente devant cette commission constituée en janvier afin de faire la lumière sur les années passées par M. Aziz au pouvoir (2008-2019). Mais M. Aziz a “refusé d’accuser réception de la lettre” par l’intermédiaire de ses gardiens, a dit une source parlementaire s’exprimant sous le couvert de l’anonymat en raison de la sensibilité de l’affaire. Un huissier s’est rendu chez lui pour constater ce refus, a-t-elle ajouté. L’AFP n’a obtenu aucun commentaire de la part de M. Aziz ou dans son entourage. La convocation de M. Aziz s’apparente à une manifestation supplémentaire d’un début de disgrâce sous l’actuel président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, que l’ex-président avait désigné comme son dauphin. La commission ne peut cependant pas le faire venir de force, selon des constitutionnalistes. “La commission doit maintenant clôturer le dossier et rendre compte à l’Assemblée nationale, qui doit voter une résolution, soit pour laisser tomber l’affaire, soit pour le faire mettre en accusation pour son jugement par la Haute cour de Justice”, a affirmé Lo Gourmo, professeur de droit et constitutionnaliste. L’Assemblée est actuellement saisie d’un texte relatif à la Haute cour de Justice. Il précise le champ d’action de la cour et pourrait être voté lors de la session en cours jusqu‘à fin juillet. Quand les députés ont approuvé la formation de la commission d’enquête, ils lui ont demandé de s’intéresser à plusieurs dossiers emblématiques de l‘ère Ould Abdel Aziz. Parmi ces dossiers figure la gestion des revenus pétroliers, la vente de domaines de l’Etat à Nouakchott, la liquidation d’une société publique qui assurait l’approvisionnement du pays en denrées alimentaires, ou encore les activités d’une société chinoise de pêche, Pully Hong Dong. L’ex-président, un ancien général, est arrivé à la tête de la Mauritanie par un putsch en 2008, avant d‘être élu et réélu en 2009 et 2014. M. Ghazouani, qui lui a succédé en août 2019, était son ancien chef d‘état-major et ministre de la Défense. AFPWed, 08 Jul 2020 14:00:00 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2020/07/08/mauritanie-l-ex-president-a-refuse-sa-convocation-devant-une-commission-source/Football : le président de la JS Kabylie condamné à 2 mois de prison pour diffamationhttp://fr.africanews.com/2020/07/08/football-le-president-de-la-js-kabylie-condamne-a-2-mois-de-prison-pour/Le président de la Jeunesse sportive de Kabylie (JSK), un des grands clubs du football algérien, a été condamné à deux mois de prison ferme pour diffamation, rapportent mercredi les médiaux locaux. “Cherif Mellal a été condamné lundi à deux mois de prison ferme par le tribunal de Tizi-Ouzou en Kabylie dans une affaire de diffamation qui l’opposait à l’ex-président du club, Mohand-Chérif Hannachi”, précise l’agence de presse APS, citant un membre du collectif d’avocats du club kabyle. L’avocat de la JSK va faire appel, affirment des médias sportifs. Lors du  match du Championnat d’Algérie ayant opposé le 24 septembre dernier la JSK au CR Belouizdad (CRB), une équipe algéroise, des supporters de la JSK avaient forcé des grillages et envahi le terrain. La rencontre avait dû être stoppée alors que le club kabyle était mené 3-0. “C’est Hannachi qui était derrière l’envahissement du terrain par des supporters de la JSK”, avait accusé M. Mellal sur une chaîne de télévision. Mis en cause, M. Hannachi avait alors déposé plainte pour diffamation. AFPWed, 08 Jul 2020 13:50:00 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2020/07/08/football-le-president-de-la-js-kabylie-condamne-a-2-mois-de-prison-pour/Coronavirus : le Soudan allège ses mesures de restrictionshttp://fr.africanews.com/2020/07/08/coronavirus-le-soudan-allege-ses-mesures-de-restrictions/Le Soudan a décidé d’alléger à partir de mercredi le couvre-feu décrété en avril ainsi que plusieurs mesures prises pour endiguer la pandémie de nouveau coronavirus, selon l’agence de presse nationale SUNA. “Le couvre-feu entrera en vigueur entre 18H00 et 06H00 (16H00 et 04H00 GMT) (...) et les services administratifs rouvriront progressivement à compter de dimanche” 19 juillet, avait déclaré mardi le porte-parole du gouvernement, Fayçal Mohamed Saleh à SUNA. Cette décision intervient alors que le nombre de nouvelles infections quotidiennes décroît depuis deux semaines. Le bilan officiel de l‘épidémie de Covid-19 au Soudan s‘élève à 9.997 cas dont 622 décès. Le 16 avril, les autorités avaient décrété un confinement total dans l’Etat de Khartoum, la capitale, qui a été continuellement renouvelé mais peu suivi. Rapidement, un couvre-feu strict avait été imposé de 15H00 à 06H00 heures (13H00 à 04H00 GMT), avec toutefois une circulation tolérée durant le reste de la journée. En mars, le pays avait instauré l‘état d’urgence face à la crise sanitaire, fermant ses écoles, ses universités, ainsi que la quasi-totalité de ses frontières. Mercredi, la police a retiré ses postes de contrôle veillant au respect du couvre-feu, a constaté le correspondant de l’AFP. Le 30 juin, des dizaines de milliers de Soudanais ont bravé le risque sanitaire afin de manifester pour des réformes politiques et contre la vie chère.  Plus d’un an après qu’une révolte populaire a balayé le dictateur Omar el-Béchir après 30 ans de règne, le gouvernement de transition de Khartoum est confronté à de lourds défis dont une crise économique profonde. >>> LIRE AUSSI : Coronavirus : l’Afrique franchit la barre des 500 000 cas AFPWed, 08 Jul 2020 13:20:00 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2020/07/08/coronavirus-le-soudan-allege-ses-mesures-de-restrictions/Coronavirus : éternuements, toussotements et malaises politiques en Afriquehttp://fr.africanews.com/2020/07/08/coronavirus-eternuements-toussotements-et-malaises-politiques-en-afrique/Limogeage d’autorités sanitaires, critiques sur la gestion de la pandémie, débat sur l‘évacuation de certains malades « VIP » … Le coronavirus affecte petit à petit les cercles politico-administratifs de l’Afrique. Quelques exemples. Zimbabwe : 20 millions de dollars pour des kits de test Si le coronavirus emporte de nombreuses vies et impactent fort négativement tous les secteurs d’activités dont l‘économie qui est le domaine le plus vital, pour d’autres le virus est une mine d’or. C’est du moins que des observateurs les plus virulents pourraient penser du Zimbabwéen Obadiah Moyo. Lui qui vient d‘être révoqué de ses fonctions de ministre de la Santé pour « conduite inappropriée pour un ministre », selon les propos du secrétaire général de la présidence, Misheck Sibanda. Il est, en effet, reproché à ce néphrologue de 66 ans d’avoir octroyé « illégalement » un contrat de 20 millions de dollars pour la fourniture des kits de test du coronavirus à Drax Consult SAGL, une société basée à Dubaï créée il y a quelques mois. C’est donc l’un des premiers, sinon, le premier cas africain de corruption en lien avec le coronavirus. Madagascar : Rajoelina dans le collimateur de la société civile Or, la corruption fait partie intégrante de la gestion. Sur ce point, c’est Madagascar qui attire tous les regards les plus curieux et les indiscrets. Non pas parce que le pays est le berceau du covid-organics, cette tisane censée soigner la covid-19, plutôt à cause de la flambée des contaminations. Depuis l’apparition de premiers cas le 20 mars dernier, le virus a déjà touché 3 472 personnes dont 1187 guéries et tué 33 Malgaches. Soit un taux de guérison de 34,18 %, loin derrière Maurice avec 96,49 % et un taux de létalité de 0,95 % loin devant Maurice avec 2,92 %. Une situation qui a conduit les autorités à reconfiner de la capitale Antananarivo. Malheureusement, ça cloche toujours dans la Grande Île. Insuffisance ou manque » de kits de protection du personnel soignant, incapacité des hôpitaux à isoler les patients suspects, absence de mesures d’accompagnement pour atténuer les effets du confinement,… La société civile pointe du doigt la manière dont la pandémie est gérée. Et le premier sur la sellette, c’est bien le président Andry Rajoelina qui a récemment dépensé toute son énergie physique et intellectuelle pour montrer à la face du monde l’efficacité curative et préventive du covid-organics. Au pays des lémuriens, l’heure est donc à l’attente de la correction de la politique de gestion du coronavirus. Difficile alors d’imaginer la nature d‘éventuelles conséquences politico-sociales de cet état de choses, même si Rajoelina doit son premier règne présidentiel (2009-2014) à une grève générale qui a dégénéré en émeutes et pillage avant la destitution de Marc Ravalomanana, accusé de corruption. Congo : Sassou-Nguesso face au cas Mokoko Et si le nouveau coronavirus touche tout le monde sans distinction aucune de statut politico-économique ou sociopolitique, il y a la gestion des cas « VIP » ou encore ceux-là que les anglophones appelleraient les « High Value Patients » (HVP) ou très litteralement, patients de haute valeur. Comment alors traiter ces HVP dans une Afrique qui, surtout dans une bonne partie du Sud du Sahara est un véritable désert infrastructurel ? Là, est le véritable problème. C’est le cas au Congo-Brazzaville où la société civile est en train de remuer ciel et terre pour obtenir l‘évacuation à l‘étranger du général Jean Marie Michel Mokoko. Ces proches et ses avocats doutent en effet de la qualité de l‘équipement technique des structures du pays, notamment la clinique Albert Leyono de la capitale devenue célèbre suite à la mort en fin mai dernier d’une parturiente présentée comme cas covid-19, alors que le test post-mortem s‘était révélé négatif. En mai dernier des ONG dont Amnesty International avaient appelé des gouvernements africains à « protéger les détenus exposés au Covid-19, désengorger les prisons et libérer les prisonniers d’opinion ». Mais au Congo, Mokoko et Okombi-Salissa, « ces deux figures de l’opposition ne sont pas en prison parce que ce sont des personnalités politiques, mais parce qu’elles ont commis des délits de droit commun. Il n’y a pas de raison qu’elles soient libérées pour désengorger les maisons d’arrêt », avait répondu à RFI et France 24, le chef de l‘État congolais Denis Sassou-Nguesso. Quitte à donner aujourd’hui du grain à moudre aux détracteurs du régime de Denis Sassou-Nguesso. « Le président congolais est aujourd’hui seul responsable devant sa conscience : ou il accorde l’évacuation ou évidemment, il assumera les conséquences de sa décision, puisqu’il est seul à décider de cette situation », a indiqué Joe Washington Ebina, activiste de la société civile au sortir d’une conférence de presse animée lundi dernier à Brazzaville. Ces cas, dont la liste est loin d‘être exhaustive, montrent jusqu‘à quel point l’Afrique bien que moins impactée sur le plan sanitaire, commence déjà à éternuer, voire tousser… Sur le plan politique. Aux prophètes, s’il y en a, de prédire l’issue et la gravité d‘éventuelles crises politiques qui pourraient découler de la covid-19 en Afrique. >>> LIRE AUSSI : Coronavirus : l’Afrique franchit la barre des 500 000 cas >>> LIRE AUSSI : Zimbabwe : le ministre de la Santé limogé >>> LIRE AUSSI : Coronavirus en Afrique : quand la politique s’en mêleraWed, 08 Jul 2020 11:15:00 +0000editorial@africanews.com (John Ndinga Ngoma)http://fr.africanews.com/2020/07/08/coronavirus-eternuements-toussotements-et-malaises-politiques-en-afrique/Ethiopie : au moins 239 morts dans les émeutes de la semaine dernièrehttp://fr.africanews.com/2020/07/08/ethiopie-au-moins-239-morts-dans-les-emeutes-de-la-semaine-derniere/Au moins 239 personnes ont été tuées dans les manifestations et heurts communautaires qui ont secoué la semaine dernière l’Éthiopie, après le meurtre d’un populaire chanteur appartenant à l’ethnie majoritaire oromo, selon un décompte basé sur des chiffres fournis par la police. “En raison des troubles qui ont agité la région, neuf policiers, cinq membres de milices et 215 civils ont perdu la vie”, a annoncé mercredi sur la télévision d‘État le chef adjoint de la police de la région Oromia, Mustafa Kedir.  La police d’Addis Abeba avait auparavant indiqué que 10 personnes, dont deux policiers, avaient trouvé la mort dans la capitale. Addis Abeba et la région Oromia qui l’enserre ont été la semaine dernière le théâtre de la pire flambée de violences depuis l’arrivée au pouvoir du Premier ministre Abiy Ahmed en 2018, lui-même issu de l’ethnie oromo. Ces violences ont été déclenchées par le meurtre du très populaire chanteur Hachalu Hundessa, porte-drapeau des Oromo, abattu de plusieurs balles par des inconnus dans la soirée du 29 juin à Addis Abeba. Parmi les 239 morts, certains ont été tués dans la répression des manifestations par les forces de sécurité et d’autres dans des affrontements entre membres de diverses communautés, selon les autorités. M. Mustafa a également indiqué que certains biens appartenant au gouvernement et des propriétés privées avaient subi “d’importants dommages et pillages”. “Pour contrôler cette agitation, plus de 3.500 suspects ont été arrêtés. Il s’agissait d‘éléments opposés à la paix qui ont mené des attaques en utilisant la mort de l’artiste comme prétexte pour démanteler par la force le système constitutionnel”, a-t-il déclaré. Ces violences mettent en lumière les tensions ethniques grandissantes en Ethiopie et soulignent la fragilité de la transition démocratique mise en œuvre par M. Abiy, prix Nobel de la Paix 2019. Depuis 2018, il s’est efforcé de réformer un système jusque-là très autoritaire. Mais ce faisant, il a ouvert la porte aux violences intercommunautaires qui mettent à l‘épreuve le système éthiopien de fédéralisme ethnique. Bien qu’apprécié d‘Éthiopiens d’origines diverses, Hachalu a surtout été le porte-voix des Oromo, qui avaient dénoncé leur marginalisation économique et politique lors des manifestations antigouvernementales ayant débouché sur l’arrivée au pouvoir de M. Abiy. AFPWed, 08 Jul 2020 07:00:00 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2020/07/08/ethiopie-au-moins-239-morts-dans-les-emeutes-de-la-semaine-derniere/Burkina : HRW dénonce des exécutions extrajudiciaires de 180 personnes à Djibo, dans le nordhttp://fr.africanews.com/2020/07/08/burkina-hrw-denonce-des-executions-extrajudiciaires-de-180-personnes-a-djibo/Human Rights Watch (HRW) a dénoncé mercredi des exécutions extrajudiciaires de 180 personnes ces derniers mois à Djibo, dans le nord du Burkina Faso, impliquant des forces armées burkinabé. “Des fosses communes contenant au moins 180 corps ont été découvertes au cours des derniers mois, et les preuves disponibles suggèrent l’implication des forces de sécurité gouvernementales dans des exécutions extrajudiciaires de masse”, indique l’organisation de défense des droits humains dans un rapport établi sur la base de témoignages d’habitants.   Selon des habitants de Djibo, les morts, tous des hommes, ont été abandonnés par groupes de 3 à 20 le long des routes principales, sous des ponts, ainsi que dans des champs et des terrains vagues.  Ce sont des habitants qui ont enterré les corps dans des fosses communes “en mars et avril”, “avec l’approbation des autorités militaires et locales”, explique HRW. Selon les témoignages, la majorité des victimes étaient des hommes appartenant aux ethnies fulani et peul, parmi lesquelles les groupes jihadistes qui ensanglantent le Burkina Faso depuis cinq ans recrutent principalement. “Les autorités du Burkina Faso devraient dévoiler de toute urgence qui a fait de Djibo un terrain d’exécutions sommaires”, a déclaré la directrice pour l’Afrique de l’Ouest de HRW, Corinne Dufka, citée dans le rapport.  “Les informations existantes désignent les forces de sécurité gouvernementales, il est donc essentiel de mener des enquêtes impartiales”, estime-telle.  Enquête en vue En réaction à ces allégations, le gouvernement s’est engagé à ouvrir une enquête, expliquant que ces exécutions ont pu être commises par les groupes armés (jihadistes, NDLR) en utilisant des uniformes et moyens logistiques de l’armée volés lors d’attaques, selon HRW. Djibo est située dans l’une des régions les plus touchées par les attaques jihadistes. Les forces de l’ordre burkinabè ont été plusieurs fois accusées depuis trois ans de graves bavures et d’exécutions extrajudiciaires de civils dans leur lutte contre les groupes jihadistes. Le 12 mai, 12 personnes parmi 25 ayant été arrêtées pour “suspicion de faits de terrorisme” étaient mortes dans leurs cellules de la gendarmerie de Tanwalbougou (est), une affaire qui a fait grand bruit. Selon des proches des victimes, dont un député, et des ONG, ces 12 personnes étaient en fait des civils pris dans une rafle qui ont été exécutés sommairement d’une balle dans la tête. Le procureur a exclu cette hypothèse. Le Burkina Faso est en proie à de fréquentes attaques jihadistes, parfois entremêlés à des conflits intercommunautaires. Ces attaques ont fait plus de 1.100 morts depuis 2015, et contraint près d’un million de personnes à fuir leurs foyers. AFPWed, 08 Jul 2020 06:50:00 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2020/07/08/burkina-hrw-denonce-des-executions-extrajudiciaires-de-180-personnes-a-djibo/Mali : le président cherche un compromis pour apaiser les tensions politiqueshttp://fr.africanews.com/2020/07/08/mali-le-president-cherche-un-compromis-pour-apaiser-les-tensions-politique/Le président malien Ibrahim Boubacar Keita a indiqué mardi qu’il pourrait nommer au Sénat des candidats malheureux qui briguaient un siège de député aux récentes élections, pour tenter de restaurer la stabilité après plusieurs semaines de contestation croissante. Cette proposition intervient après deux rassemblements d’ampleur en juin dans cet Etat d’Afrique de l’Ouest de 18 millions d’habitants, organisés par une opposition galvanisée dans un contexte d’hostilité grandissante envers le président. Plusieurs milliers de personnes ont notamment défilé dans les rues de la capitale Bamako, manifestant leur frustration face à la lenteur des réformes politiques, au sentiment d’une corruption étendue et à la violence quotidienne. Le Mali peine à contenir l’insurrection jihadiste apparue en 2012, qui a causé la mort de milliers de personnes et qui a contraint des centaines de milliers d’habitants à fuir leurs foyers. Ces récentes manifestations ont emboîté le pas de rassemblements anti-gouvernementaux en mai, à la suite d‘élections législatives tenues en mars. La Cour constitutionnelle, en publiant les résultats définitifs en avril, a annulé la victoire d’une trentaine de candidats à la députation qui avaient été déclarés élus lors des résultats provisoires proclamés par le ministère de l’Administration territoriale. Ce qui a déclenché des manifestations dans plusieurs villes. Un partisan du président malien qui a été élu grâce à cette décision de la Cour est devenu par la suite président du parlement. Poursuite des discussions M. Keita a rencontré mardi un collectif de candidats ayant perdu le siège qu’ils pensaient avoir conquis en mars pour tenter d’apaiser la situation. D’après plusieurs participants et des responsables de la présidence, il a suggéré d’en nommer certains au Sénat. Mais ces candidats déçus ont affirmé à l’AFP qu’ils n‘étaient pas intéressés par un siège de sénateur. “Nous sommes les candidats spoliés. Nous ne voulons rien d’autre que nos sièges de députés pour aller représenter à l’Assemblée nos populations”, a déclaré Ibrahim Kébé, l’un de ces candidats malheureux, à l’AFP.  “Nous sommes les véritables députés élus. Nous avons dit au président que le Sénat ne nous intéresse pas. Nous voulons retrouver nos sièges de députés”, a renchéri l’ancien candidat Adama Diarra, qui a assisté à la rencontre. Des membres du Haut conseil islamique du mali (HCIM), présents également, vont poursuivre les discussions afin de trouver une solution, a appris l’AFP auprès de participants. AFPWed, 08 Jul 2020 06:30:00 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2020/07/08/mali-le-president-cherche-un-compromis-pour-apaiser-les-tensions-politique/Zimbabwe : le ministre de la Santé limogéhttp://fr.africanews.com/2020/07/08/zimbabwe-le-ministre-de-la-sante-limoge/Le président zimbabwéen Emmerson Mnangagwa a limogé son ministre de la Santé, qui a été accusé de corruption pour avoir illégalement attribué un contrat de 20 millions de dollars pour du matériel de dépistage de coronavirus à une société basée à Dubaï et créée il y a quelques mois. Obadiah Moyo, 66 ans, a été arrêté en juin à la suite d’une enquête de la commission anti-corruption du pays. Il a été libéré sous caution et doit comparaître au tribunal le 31 juillet. Le secrétaire général de la présidence Misheck Sibanda a confirmé que Moyo a été démis de ses fonctions pour “conduite inappropriée d’un ministre du gouvernement”. Une situation qui intervient après que l’opposition zimbabwéenne a condamné l’accord, incitant ainsi le gouvernement à annuler tous les contrats avec la société, selon les médias locaux. Moyo fait également face à des accusations dans deux autres affaires, qui remontent à l’année dernière, pour la fourniture d‘équipements de médecine générale à des hôpitaux publics.Wed, 08 Jul 2020 06:00:00 +0000editorial@africanews.com (Brice Kinhou)http://fr.africanews.com/2020/07/08/zimbabwe-le-ministre-de-la-sante-limoge/Côte d'Ivoire : la candidature de KKB recalée [Morning Call]http://fr.africanews.com/2020/07/08/cote-d-ivoire-la-candidature-de-kkb-recalee-morning-call/En Côte d’Ivoire, l’homme politique Kouadio Konan Bertin, a décidé de faire appel de la décision de son parti le PDCI-RDA qui a invalidé sa candidature à l’investiture du parti. KKB n’exclut pas de se présenter en candidat indépendant, nous l’avons ce matin dans le Morning Call.Wed, 08 Jul 2020 04:00:00 +0000editorial@africanews.com (Ruth LAGO)http://fr.africanews.com/2020/07/08/cote-d-ivoire-la-candidature-de-kkb-recalee-morning-call/Qui pour sauver le soldat Mokoko ? [Revue de presse]http://fr.africanews.com/2020/07/08/qui-pour-sauver-le-soldat-mokoko-revue-de-presse/La santé de l’opposant congolais le général Jean Marie Mokoko semble préoccuper très peu le président Denis Sassou Nguesso.Wed, 08 Jul 2020 04:00:00 +0000editorial@africanews.com (Ruth LAGO)http://fr.africanews.com/2020/07/08/qui-pour-sauver-le-soldat-mokoko-revue-de-presse/Sénégal : l'agriculture impactée par le Coronavirus [Grand Angle]http://fr.africanews.com/2020/07/08/senegal-l-agriculture-impactee-par-le-coronavirusgrand-angle/On parle économie ce matin dans le Morning Call, et direction le Sénégal, la Zone des Niayes, principale vivrier du pays, doit faire face à la crise du Covid-19. La production enfle mais la clientèle degraisse. Conséquences, le chômage guette une bonne partie de la population.Wed, 08 Jul 2020 04:00:00 +0000editorial@africanews.com (Ruth LAGO)http://fr.africanews.com/2020/07/08/senegal-l-agriculture-impactee-par-le-coronavirusgrand-angle/Coronavirus : l'Algérie reconfine plusieurs communeshttp://fr.africanews.com/2020/07/07/coronavirus-l-algerie-reconfine-plusieurs-communes/Les autorités algériennes ont ordonné mardi le reconfinement de 18 communes de la wilaya de Sétif, la deuxième préfecture la plus peuplée du pays, en raison d’une hausse des contaminations au nouveau coronavirus, a-t-on appris de source officielle. La préfecture de Sétif est la troisième la plus touchée par la pandémie dans le pays, après celles de Blida et d’Alger. “Un confinement partiel sera imposé à compter de mercredi, de 13 heures à 5 heures (12H00-04H00 GMT) dans 18 communes de la wilaya de Sétif” pour empêcher la propagation du coronavirus, a indiqué le ministère de l’Intérieur dans un communiqué. Ce reconfinement local, qui touche 18 des 60 municipalités de cette préfecture, sera mis en place pour quinze jours, précise le communiqué. Un mois après les premières mesures de déconfinement, l’Algérie —le pays du Maghreb le plus affecté par le virus— est en proie à une multiplication des foyers d’infection, en particulier dans l’est (Sétif) et dans le sud-est du pays.  Cette augmentation des cas est due, selon les autorités, au “relâchement” de la population et au “non-respect” des règles de prévention et de protection. Un nouveau record de contaminations en 24 heures (+463) a été annoncé lundi par le Comité scientifique de suivi de l‘évolution de la pandémie.  Au total, plus de 16.400 cas de Covid-19 ont été officiellement déclarés sur le sol algérien depuis l’enregistrement du premier cas le 25 février, dont 959 décès. Fin juin, le gouvernement avait avisé les autorités locales de procéder au “confinement ciblé” des localités et quartiers en proie à des foyers d’infection de Covid-19 en cas de recrudescence des contaminations. Le gouvernement a également exhorté les autorités locales et les services de sécurité à “appliquer, avec toute la rigueur et la fermeté nécessaires, les sanctions prévues par la loi et les règlements en vigueur (...) à l’encontre de tout contrevenant aux mesures de prévention sanitaire”. Le port du masque sanitaire est obligatoire depuis le 24 mai et les contrevenants sont condamnés à de fortes amendes. AFPTue, 07 Jul 2020 14:00:00 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2020/07/07/coronavirus-l-algerie-reconfine-plusieurs-communes/Zimbabwe : le président Mnangagwa pleure la mère de son opposanthttp://fr.africanews.com/2020/07/07/zimbabwe-le-president-mnangagwa-pleure-la-mere-de-son-opposant/Emmerson Mnangagwa a adressé mardi un message de condoléances au principal leader de l’opposition Nelson Chamisa qui venait de perdre sa mère. « J‘étais triste d’apprendre le décès d’Ambuya Chamisa, la mère de Nelson Chamisa. Nos pensées et nos prières accompagnent Nelson Chamisa et la famille Chamisa en cette période difficile », a écrit le président zimbabwéen sur son compte Twitter. I was sad to hear of the passing of Ambuya Chamisa, the mother of Nelson Chamisa. Our thoughts and prayers are with nelsonchamisa and the Chamisa family at this difficult time— President of Zimbabwe (edmnangagwa) July 7, 2020 Mardi, Ambuya Chamisa était dans son jardin quand elle s’est effondrée avant de trouver la mort, rapportent des médias zimbabwéens. D’autres acteurs politiques ont eux aussi adressé des messages de réconfort au président du Mouvement pour le changement démocratique – Tsvangirai (MDC-T). « Mes plus sincères condoléances à la famille Chamisa. Je prie pour que le Seigneur vous réconforte en ces temps difficiles », a par exemple tweeté le Dr Thokozani Khupe, un autre responsable du MDC-T. My deepest condolences to the Chamisa family. I pray that the lord comforts you in this difficult time. MHSRIP— Dr Thokozani Khupe (@DrThoko_Khupe) July 6, 2020 Chamisa quant à lui, garde de bons souvenirs de sa défunte mère à qui il dit devoir tout ou presque. « Elle m’a appris le respect, la discipline, l’intégrité et le travail acharné. Une femme travailleuse et polyvalente. Une guerrière de prière et un pilier dans la foi. Elle s’est effondrée dans son jardin et est allée se reposer auprès du Seigneur », écrit le leader de 42 ans. La crise politique née de la présidentielle de juillet 2018 ne retombe toujours. Elle est au contraire aggravée par des accusations de torture et d’enlèvements contre des acteurs du MDC-T documentés par des ONG de défense des droits humains.Tue, 07 Jul 2020 13:40:00 +0000editorial@africanews.com (John Ndinga Ngoma)http://fr.africanews.com/2020/07/07/zimbabwe-le-president-mnangagwa-pleure-la-mere-de-son-opposant/RCA : groupes armés, covid-19, … l'amer cocktail des Banguissoishttp://fr.africanews.com/2020/07/07/rca-groupes-armes-covid-19-l-amer-cocktail-des-banguissoi/En République Centrafricaine, l’heure est à la flambée des prix des denrées de première nécessité, surtout alimentaires à Bangui. La faute aux groupes armés combinés au nouveau coronavirus. Bangui La Coquette est-elle devenue Bangui la disette ? S’il faut blâmer des amateurs de formules hyperboliques, plusieurs Banguissois, ne mangent pas trop à leur faim ces derniers temps. Oui, une situation imputable à la hausse des prix observée dans la capitale centrafricaine, d’après des Banguissois. Abondant dans les eaux du fleuve Oubangui, le poisson par exemple revient très souvent à 800 francs CFA (1,22 euros) le kilogramme. Mais « maintenant, il faut au moins 1500 francs CFA », explique un résident. Il en est de même pour beaucoup d’autres produits locaux dont l’igname, le manioc et les légumes. Et la racine du mal centrafricain d’aujourd’hui, ce sont les groupes armés qui dictent leur loi dans une bonne partie du territoire depuis plus de 7 ans. En mars dernier, par exemple, près de 13 personnes ont péri dans des affrontements dans le nord du pays. « Ils (groupes armés) s’attaquent aux transporteurs. Comment pouvons-nous aller de l’avant comme ça ? Notre gouvernement ne s’occupe même pas de nous. Nous allons tous mourir », s’interroge un vendeur de poisson cité par l’Associated Press. Il y a également les restrictions destinées à combattre le coronavirus qui a déjà fait touché 4 033 personnes et tué 52 décès pour 970 guérisons. Des agents des douanes disent en effet avoir enregistré une forte baisse des arrivées de convois de camions, en partie à cause des tests COVID-19 entraînant des retards aux frontières. En temps normal, expliquent-ils, environ 150 camions viennent du Cameroun, chargés de marchandises par semaine. Aujourd’hui, on n’en enregistre plus que 40. Ce qui a par exemple causé une perte de plus de 3 millions d’euros en mars dernier. Un véritable manque à gagner pour ce pays dont le trésor est abondé en grande partie par les recettes douanières et fiscales. Face à une telle réalité, le gouvernement appelle les partenaires financiers internationaux du pays à l’aider à combler le déficit budgétaire né de cette situation.Tue, 07 Jul 2020 13:40:00 +0000editorial@africanews.com (John Ndinga Ngoma)http://fr.africanews.com/2020/07/07/rca-groupes-armes-covid-19-l-amer-cocktail-des-banguissoi/Kenya : fin anticipée de l'année scolaire en raison du coronavirushttp://fr.africanews.com/2020/07/07/kenya-fin-anticipee-de-l-annee-scolaire-en-raison-du-coronavirus/L’année scolaire au Kenya est considérée comme “perdue” pour les écoliers en raison de la pandémie de nouveau coronavirus, et les écoles primaires et secondaires ne rouvriront qu’en janvier 2021, a annoncé mardi le ministre de l‘Éducation. L’année scolaire au Kenya court normalement de janvier à octobre, avant la période des examens en novembre. Le ministre de l‘Éducation, George Magoha, a annoncé mardi dans un communiqué que la courbe des infections au Covid-19 ne devrait pas s’aplatir avant décembre, et qu’en conséquence aucun examen pour l‘école primaire et secondaire n’aurait lieu en 2020 et que l’année serait “considérée comme perdue”. Le Kenya a fermé ses écoles le 15 mars, quand il ne comptait encore que trois cas confirmés, en même temps qu’il décidait entre autres mesures d’instaurer un couvre-feu nocturne pour combattre la propagation du virus. Le président Uhuru Kenyatta a annoncé lundi une réouverture graduelle du pays, avec la reprise des vols internationaux le 1er août et la levée de l’interdiction d’entrer ou de sortir des deux plus grandes villes du pays et principaux foyers de l‘épidémie, Nairobi et Mombasa, ainsi que du comté de Mandera (nord-est). Il a toutefois reconduit pour 30 jours le couvre-feu en vigueur de 21H00 à 04H00 sur l’ensemble du territoire. L’augmentation du nombre de cas de coronavirus s’accélère au Kenya, avec désormais plus de 8.000 personnes affectées dont 164 morts. “Eu égard à cet environnement incertain, les parties prenantes sont convenues de rouvrir toutes les institutions d’apprentissage scolaire de base en janvier 2021”, a indiqué M. Magoha. Initialement, le Kenya devait rouvrir ses écoles en septembre pour permettre aux élèves en dernière année d‘école primaire ou secondaire de passer leurs examens, mais l’aggravation de l‘épidémie a conduit les autorités à ce report. Toujours selon ce communiqué, la reprise des cours dans les universités se fera “au cas par cas”, et ces institutions sont encouragées à maintenir leurs programmes à distance et à préparer une réouverture en plusieurs phases. AFPTue, 07 Jul 2020 12:50:00 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2020/07/07/kenya-fin-anticipee-de-l-annee-scolaire-en-raison-du-coronavirus/Maroc : une cellule pro-EI démantelée, quatre arrestationshttp://fr.africanews.com/2020/07/07/maroc-une-cellule-pro-ei-demantelee-quatre-arrestations/Le ministère de l’Intérieur marocain a annoncé l’arrestation mardi à Nador (nord-est) de quatre membres présumés d’une “cellule terroriste” liée au groupe jihadiste Etat islamique (EI), qui voulaient s’attaquer à des “sites sensibles” au Maroc. Les personnes arrêtées, âgées de 21 à 26 ans, avaient “décidé de mener des attaques terroristes visant des sites sensibles dans le royaume”, a indiqué le ministère dans un communiqué.  Les suspects, “dont le frère d’un combattant de ‘Daech’”, acronyme arabe de l’EI, “étaient en lien étroit” avec les membres d’une autre cellule démantelée en décembre entre le Maroc et l’Espagne voisine, selon la même source.  L’opération de démantèlement de mardi a été menée par le Bureau central d’investigations judiciaires (BCIJ, antiterrorisme) et les mis en cause ont été “placés en garde à vue pour approfondir l’enquête”, selon le communiqué.   Epargné ces dernières années par les violences liées aux groupes jihadistes, le Maroc a cependant été le théâtre fin 2018 d’une attaque contre deux touristes scandinaves, décapitées au nom de l’EI dans les montagnes du Haut-Atlas (sud).  A l’issue d’un procès très suivi, les auteurs ont été condamnés à la peine de mort, non appliquée au Maroc depuis 1993. L’an passé, 79 personnes ont été arrêtées dans ce pays pour des affaires de “terrorisme”, selon un bilan officiel. AFPTue, 07 Jul 2020 10:00:00 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2020/07/07/maroc-une-cellule-pro-ei-demantelee-quatre-arrestations/Mauritanie : l'ex-président convoqué devant une commission d'enquête parlementairehttp://fr.africanews.com/2020/07/07/mauritanie-l-ex-president-convoque-devant-une-commission-d-enquete-parlementaire/L’ancien président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz est convoqué jeudi devant une commission d’enquête parlementaire créée pour faire la lumière sur ses années au pouvoir dans ce pays d’Afrique de l’Ouest (2008-2019), selon un courrier officiel consulté lundi par l’AFP. Après la constitution de cette commission d’enquête en janvier, cette convocation s’apparente à une manifestation supplémentaire d’un début de disgrâce sous l’actuel président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, qu’il avait lui-même désigné comme son dauphin. Dans un courrier officiel, le président de la commission d’enquête, Hbib Ould Diaye, lui écrit qu’au cours de précédentes auditions de la commission, son nom “a été maintes fois directement cité dans le cadre de faits et d’actes pouvant constituer une atteinte dangereuse à la Constitution et aux lois” mauritaniennes. “Dans le souci de faire éclater la vérité”, la commission convoque donc l’ancien chef de l’Etat pour qu’il livre les informations et les explications en sa possession, dit la lettre datée de lundi, que l’AFP a consultée et publiée sur les réseaux sociaux. Ni M. Ould Abdel Aziz ni son entourage ne s‘étaient exprimés lundi soir, notamment sur l’intention de l’ex-président de se rendre à la convocation. La commission a déjà entendu plusieurs de ses anciens Premiers ministres ou ministres. Son président ne spécifie pas dans le courrier sur quels dossiers elle compte l’entendre. Quand les députés ont approuvé la formation de cette commission, ils lui ont demandé de s’intéresser à plusieurs dossiers emblématiques de l‘ère Ould Abdel Aziz. Parmi cesdossiers figure la gestion des revenus pétroliers, la vente de domaines de l’Etat à Nouakchott, la liquidation d’une société publique qui assurait l’approvisionnement du pays en denrées alimentaires, ou encore les activités d’une société chinoise de pêche, Pully Hong Dong. L’ex-président, un ancien général, est arrivé à la tête de la Mauritanie par un putsch en 2008, avant d‘être élu et réélu en 2009 et 2014. M. Ghazouani, qui lui a succédé en août 2019, était son ancien chef d‘état-major et ministre de la Défense. AFPTue, 07 Jul 2020 07:25:00 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2020/07/07/mauritanie-l-ex-president-convoque-devant-une-commission-d-enquete-parlementaire/Etat d'urgence sanitaire encore prolongé en RDC avec des critiques de plus en plus viveshttp://fr.africanews.com/2020/07/07/etat-d-urgence-sanitaire-encore-prolonge-en-rdc-avec-des-critiques-de-plus-en/L‘état d’urgence sanitaire a été de nouveau prolongé lundi pour 15 jours en République démocratique du Congo, avec des critiques de plus en plus vives d’une partie du Parlement qui votait pour la sixième fois cette prolongation depuis mars. L’Assemblée nationale puis le Sénat ont voté la prolongation de l‘état d’urgence sanitaire institué le 24 mars face aux premiers cas de coronavirus. Le pays a depuis enregistré 7.432 cas, dont 182 décès. A l’Assemblée, des débats assez vifs ont opposé les partisans de la prolongation et les adversaires, qui ont dénoncé le maintien d’une mesure risquant “d’asphyxier le pays” et l‘économie, en l’absence d’un plan gouvernemental de sortie de crise. La présidente de l’Assemblée Jeanine Mabunda a d’ailleurs demandé “un plan de sortie” de l‘état d’urgence sanitaire, affirmant que les députés ne souhaitaient pas voter la prolongation “sans fin jusqu’au mois de septembre”. Les mesures prises par le président Félix Tshisekedi en mars se traduisent notamment par la fermeture des frontières, la suspension des liaisons aériennes entre la capitale Kinshasa et le reste du pays, la fermeture des écoles et des lieux de culte. Seul assouplissement : l’isolement du centre politique, économique et diplomatique de Kinshasa du reste de la ville a été levé il y a une semaine, après 12 semaines. Des tensions ont été enregistrées dans la gestion de l‘épidémie en RDC. Les agents de santé en charge de la lutte contre le coronavirus à Kinshasa ont lancé lundi une “grève illimitée”, accusant le ministère de la Santé de ne pas les payer depuis trois mois. AFPTue, 07 Jul 2020 07:15:00 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2020/07/07/etat-d-urgence-sanitaire-encore-prolonge-en-rdc-avec-des-critiques-de-plus-en/Cameroun – Discussions avec les séparatistes anglophones : la version de Yaoundéhttp://fr.africanews.com/2020/07/07/cameroun-discussions-avec-les-separatistes-anglophones-la-version-de-yaounde/Pour Julius Ayuk Tabe, l’un des leaders sécessionnistes anglophones en prison, il y a eu début de discussions avec le gouvernement camerounais pour en venir à bout de la crise qui frappe la partie occidentale camerounaise d’expression anglaise. Ce que semble nier Yaoundé. « L’information diffusée sur les réseaux sociaux sur la tenue le 2 juillet de négociations entre une délégation gouvernementale et des sécessionnistes (...) n’est pas conforme à la réalité », selon un communiqué rendu public lundi dans la soirée par René Emmanuel Sadi, ministre de la communication et porte-parole du gouvernement camerounais. Une sorte de réponse, mieux de mise au point par rapport à la sortie la semaine dernière de l’un des principaux leaders de la sécession anglophone au Cameroun. « Neuf d’entre nous ont rencontré une équipe de la République du Cameroun, pour initier un cessez-le-feu suite à l’appel de l’ONU », déclarait vendredi dernier, Julius Ayuk Tabe, dans un message transmis à l’AFP par son avocat. Dans les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest, vit l’essentiel de la minorité anglophone du Cameroun. Ici, l’armée et des groupes séparatistes s’affrontent quasi quotidiennement depuis trois ans. Les civils sont pris en tenaille et victimes d’exactions de la part des deux camps, selon des ONG internationales. Ce conflit a fait plus de 3.000 morts et forcé plus de 700.000 personnes à fuir leur domicile. Depuis le déclenchement de cette crise en 2017, aucune rencontre entre le pouvoir et des séparatistes influents n’ont jamais officiellement eu lieu en dépit de nombreuses pressions internationales. Ces premières discussions, annoncées vendredi par M. Ayuk Tabe, avaient été confirmées à l’AFP par un haut responsable de l’ONU. Contactées dans la foulée, les autorités n’avaient ni confirmé ni infirmé. Yaoundé pour « des solutions pacifiques » Trois jours plus tard, le gouvernement dans son communiqué parle d’une information « non-conforme à la réalité », mais ne précise pas clairement si cette rencontre et des discussions ont eu lieu. Les autorités n‘étaient pas joignables lundi soir. Dans son communiqué, Yaoundé « réaffirme » toutefois « sa disponibilité à rechercher des solutions pacifiques » dans les deux régions anglophones et se dit « ouvert aux différents contacts, initiatives et propositions allant dans ce sens ».  Selon la source onusienne, les discussions entre Yaoundé et ces séparatistes devaient initialement rester secrètes, mais l’information a fuité sur les réseaux sociaux, poussant les leaders séparatistes à en parler. Ces derniers sont membres du « gouvernement intérimaire de l’Ambazonie », l’Etat indépendant que veulent créer les séparatistes anglophones. Mais la contestation séparatiste au Cameroun est disparate, divisée en plusieurs mouvements. Les plus radicaux, dont ne font pas partie M. Ayuk Tabe et ses compagnons, refusent tout échange avec le pouvoir.Tue, 07 Jul 2020 07:00:00 +0000editorial@africanews.com (John Ndinga Ngoma)http://fr.africanews.com/2020/07/07/cameroun-discussions-avec-les-separatistes-anglophones-la-version-de-yaounde/Défis majeurs pour Bestine Kazadi à la présidence de AS Vitahttp://fr.africanews.com/2020/07/06/defis-majeurs-pour-bestine-kazadi-a-la-presidence-de-as-vita/En République démocratique du Congo, une femme vient de prendre la tête d’un des grands clubs de football du pays, l’AS Vita à Kinshasa. Un des principaux challenges de Bestine Kazadi rassembler au sein de sa formation. Son prédécesseur a été président pendant 13 ans et elle est la première femme à la tête de ce club depuis sa création en 1935. Cette victoire et d’autres faits marquants, notamment le temps supplémentaire accordé aux organisateurs de la Coupe d’Afrique des Nations 2021, qui se déroulera en janvier 2022, ainsi que les faits marquants survenus en Europe et les performances des joueurs africains en Serie A, en Premier League et en Liga.Mon, 06 Jul 2020 14:34:18 +0000editorial@africanews.comhttp://fr.africanews.com/2020/07/06/defis-majeurs-pour-bestine-kazadi-a-la-presidence-de-as-vita/Coronavirus au Congo : des ONG au chevet du général Mokokohttp://fr.africanews.com/2020/07/06/coronavirus-au-congo-des-ong-au-chevet-du-general-mokoko/Au Congo-Brazzaville, des ONG de défense des droits de l’homme ont appelé lundi la communauté internationale à intervenir pour que soit évacué à l‘étranger, le général Jean-Marie Michel Mokoko, testé positif au nouveau coronavirus. Encore l’affaire Mokoko dans les rues de Brazzaville, Pointe-Noire, Mossaka et bien d’autres villes congolaises ! Il n’est pas question ici de son procès et sa condamnation en 2018 à 20 ans de prison pour atteinte à la sûreté de l‘État et détention illégale d’armes de guerre. Plutôt de l‘état de santé du candidat malheureux à la présidentielle de 2016. « Le général Mokoko a été conduit à l’hôpital militaire de Brazzaville. Il est très fatigué. Il n’a pas d’appétit et ne mange pas. Des prélèvements sanguins ont été faits et nous attendons les résultats », confiait récemment au correspondant de l’AFP au Congo-Brazzaville Me Yvon Éric Ibouanga de celui qu’on surnomme ici « J3M ». Et d’après l’hôpital militaire, le général de division Jean Marie-Michel Mokoko souffrirait du coronavirus. Décision a donc été prise le transférer dans une clinique de la capitale pour une prise en charge. Mais la clinique Albert Leyono qui a récemment défrayé la chronique après la mort d’une parturiente déclarée positive à la covid-19, est loin de rassurer la famille de l’ancien chef d‘état-major général de l’armée congolaise (1978-1993). Moins encore des ONG de défense des droits de l’homme. Pour ces ONG, « la libération immédiate du prisonnier politique Jean Marie Michel Mokoko, est la seule alternative qui lui permettra de bénéficier des soins appropriés », lit-on dans une déclaration rendue publique après une conférence de presse animée dans la mi-journée à Brazzaville. « Car, l’insuffisance de la prise en charge médicale au Congo est évidente ». Pour quel impact politique ? Reste à savoir quelle réponse donnera le gouvernement à ces doléances. Toutefois, en mai dernier des ONG dont Amnesty International avaient appelé des gouvernements africains à « protéger les détenus exposés au Covid-19, désengorger les prisons et libérer les prisonniers d’opinion ». Au Congo, allusion avait été faite à des prisonniers dits politiques dont Jean-Marie Michel Mokoko et André Okombi-Salissa condamné pour les mêmes infractions que Mokoko. Seulement, « ces deux figures de l’opposition ne sont pas en prison parce que ce sont des personnalités politiques, mais parce qu’elles ont commis des délits de droit commun. Il n’y a pas de raison qu’elles soient libérées pour désengorger les maisons d’arrêt », avait répondu à RFI et France 24, le chef de l‘État congolais Denis Sassou-Nguesso. Pendant ce temps, les réseaux sociaux sont en effervescence. Les uns pour dénoncer l’attitude du gouvernement congolais et les autres pour la légitimer. Et à cette allure, la santé de Mokoko, risque d‘être un enjeu politique dans cette crise alors que le pays a enregistré le premier cas en mi-mars . >>> LIRE AUSSI : Coronavirus en Afrique : quand la politique s’en mêlera Le pays pétrolier d’Afrique centrale compte au 6 juillet 2020 1 557 cas de covid-19 dont 501 guéris et 44 décès.Mon, 06 Jul 2020 13:25:00 +0000editorial@africanews.com (John Ndinga Ngoma)http://fr.africanews.com/2020/07/06/coronavirus-au-congo-des-ong-au-chevet-du-general-mokoko/