Une délégation gouvernementale s’est rendue lundi à Milot, dans le nord d'Haïti, au lendemain du drame survenu à la Citadelle Laferrière, site historique majeur du pays, inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO, où une bousculade a provoqué la mort de 25 personnes et fait de nombreux blessés.
Haïti : 7 interpellations après la bousculade meurtrière à la Citadelle
La forteresse, édifiée au début du XIXᵉ siècle et perchée sur les hauteurs de la commune, demeure fermée au public pendant toute la durée de l’enquête.
Dans le cadre des investigations, les autorités ont procédé à l’interpellation de sept personnes, dont cinq policiers et deux agents de l’Institut de sauvegarde du patrimoine national (ISPAN), organisme chargé de la gestion du site. Les circonstances exactes du drame n’ont pas encore été entièrement établies, tandis que les personnes interpellées restent à la disposition de la justice.
Parallèlement, le ministère de la Culture et de la Communication a annoncé le limogeage de deux responsables administratifs. Un directeur de l’ISPAN a été démis de ses fonctions pour « grave négligence », tandis qu’un cadre du ministère a été relevé de son poste pour « passivité partiale ». Le gouvernement reconnaît une défaillance administrative dans la gestion de l’événement et affirme assumer ses responsabilités.
La délégation officielle, composée notamment des ministres de la Défense, du Tourisme, de l’Intérieur et de la Culture, s’est également rendue à l’hôpital du Sacré-Cœur de Milot, où plusieurs blessés sont toujours pris en charge.
Les autorités ont décrété trois jours de deuil national, alors que le pays reste profondément marqué par ce drame survenu sur l’un de ses sites historiques les plus emblématiques.