Madagascar : s'achemine-t-on vers une suspension de la présidentielle ?

Meeting des candidats de l’opposition à Antananarivo le 21 octobre 2023.   -  
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À Madagascar, la plateforme de dialogue et de médiation dirigée par le Conseil œcuménique des églises chrétiennes et soutenue par des personnalités, dont la présidente de l’Assemblée nationale, Christine Razanamahasoa, a appelé jeudi au terme d'un huis clos à la suspension de l'élection présidentielle qui doit en principe se tenir le 16 novembre prochain.

 La médiation préconise également la suspension de la campagne électorale et l'arrêt des manifestations de rue : l e processus électoral doit être conforme aux normes internationales. Ce n’est pas le cas en ce moment avec les élections que nous essayons d’organiser le 16 novembre. Nous demandons instamment la suspension du processus électoral a explique la présidente de l'Assemblée nationale.

Selon la plateforme, cette pause devrait permettre d'évaluer et de rectifier les failles identifiées notamment dans les listes électorales mais également d'apaiser les tensions qui secouent la grande île depuis des semaines.

La suspension d'une élection présidentielle n'étant pas prévue par la loi malgache, la proposition devra faire l'objet d'un accord du gouvernement pour être effective. Cependant, cette proposition passe mal dans le camp du président sortant Andry Rajoelina. Sa porte-parole a qualifié de farfelue cette idée.

Mais du côté du collectif des candidats de l'opposition, cette proposition arrive à point nommé. Depuis des semaines, ce groupe de 10 prétendants cherche à obtenir le report voire l’annulation du premier tour de la présidentielle. 

La plateforme de médiation a par ailleurs interpellé les forces de l'ordre responsables de plusieurs actes de violences sur la population depuis le début de la campagne électorale.

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