Les Boks rêvent d'une 4e étoile face aux All Blacks

Mêlée des Springboks d'Afrique du Sud lors du test du Rugby Championship contre l'Argentine à Durban, Afrique du Sud, le 24 septembre 2022.   -  
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La dixième Coupe du monde de rugby se referme en apothéose samedi (21h00) au Stade de France avec une finale entre les deux plus beaux palmarès de la discipline, Nouvelle-Zélande et Afrique du Sud, en quête d'une quatrième couronne historique.

Nouvelle-Zélande-Afrique du Sud est un peu l'équivalent rugbystique d'un Brésil-Allemagne en football. Une opposition de styles entre une équipe à l'aura mythique et au jeu chatoyant, et un monstre d'efficacité davantage tourné vers le combat.

Portée à l'écran par Clint Eastwood dans son film "Invictus", leur première finale, en 1995, remportée par les Sud-Africains, a largement nourri leur rivalité dans un contexte très politique à l'époque, le nouveau président Nelson Mandela ayant vu dans le rugby un moyen d'unifier la nation arc-en-ciel au lendemain de l'apartheid.

"Ce match a ouvert beaucoup de portes, pour moi et pour beaucoup d'autres", a témoigné le troisième ligne Siya Kolisi, premier capitaine noir de l'histoire des Springboks.

Seule équipe jusqu'ici à avoir conservé son titre (2011 et 2015), la Nouvelle-Zélande a traversé l'an dernier des turbulences inhabituelles qui ont failli coûter sa place à son sélectionneur Ian Foster.

Tombés d'entrée face aux Bleus (27-13) en match d'ouverture, le 8 septembre dernier, les All Blacks sont montés en puissance au fil du tournoi dans le sillage de leur troisième ligne omnipotent Ardie Savea ou des trois frères Scott, Jordie et Beauden Barrett.

Puissance ou dynamisme

Les champions sortants sud-africains ont eux aussi perdu un match, contre les favoris irlandais (13-8) lors de la phase de groupes, mais ils semblent insubmersibles depuis, avec une foi inébranlable dans le duo de stratèges que forment Jacques Nienaber, sélectionneur, et Rassie Erasmus, directeur du rugby.

Comme face à l'Irlande, ces derniers ont choisi de placer sept avants et un seul arrière (le polyvalent Willie Le Roux) sur le banc des remplaçants, avec la ferme intention d'imposer leur puissance dévastatrice devant pendant 80 minutes.

Le gourmand pilier gauche Ox Nche, le robuste deuxième ligne RG Snyman, les troisièmes lignes polyvalents Deon Fourie et Kwagga Smith, déterminants face à la France (29-28) en quart de finale puis face à l'Angleterre (16-15) en demie, devraient encore jouer un rôle essentiel dans la dernière demi-heure.

Les Néo-Zélandais espèrent que le temps annoncé à la pluie samedi soir ne les empêchera pas de développer leur jeu de mouvement. Ils ont déjà inscrit 48 essais en six matches et disposent d'une arme fatale avec leur ailier Will Jordan, qui a déjà aplati à huit reprises, un record sur une même édition co-détenu avec les All Blacks Jonah Lomu (1999) et Julian Savea (2015) et le Springbok Bryan Habana (2007).

Dynamisme All Black ou frontalité sud-africaine? Les titans de l'hémisphère Sud se disputeront la suprématie du rugby mondial avec un quatrième sacre (record) pour l'un ou l'autre. En dix éditions.

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