L'armée togolaise organise un exercice antijihadiste après des attaques

Des membres de la gendarmerie togolaise sont vus le 20 octobre 2022 avant un exercice antiterroriste au Centre de formation aux opérations de maintien de la paix (CEOMP).   -  
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Le Togo a organisé jeudi un exercice militaire de simulation d'attaque jihadiste dans la capitale Lomé, le premier depuis un an, pour faire face aux menaces croissantes qui pèsent sur le nord du pays.

Le petit pays d'Afrique de l'Ouest a subi au moins cinq attaques terroristes dont deux meurtrières depuis novembre 2021 dans l’extrême-nord du pays, en proie à des incursions des groupes jihadistes présents de l'autre côté de sa frontière, au Burkina Faso.

Une quarantaine de gendarmes et policiers, dont deux femmes, ont participé à l'exercice dirigé par deux instructeurs du Groupe d'intervention de la Gendarmerie nationale (GIGN).

Des membres des forces de l'ordre déguisés en terroristes ont pris d'assaut un restaurant et ouvert le feu avec des balles à blanc, prenant en otage plusieurs clients.

Appuyés par des drones, les gendarmes et policiers ont rapidement neutralisé tous les terroristes et libéré les otages.

"Le président de la République nous a instruits de prendre toutes les mesures pour que nous puissions faire face à cette menace", a souligné le ministre de la Sécurité, le général Damehame Yark.

"Cet exercice mérite d’être entretenu" pour "soulager nos populations au cas où ce genre de situations se présenteraient", a-t-il ajouté.

"Si cela arrivait dans la réalité, nous espérons ne pas avoir beaucoup de victimes."

Le Mali, le Burkina Faso et le Niger sont aux prises avec des insurrections jihadistes et les Etats côtiers voisins comme le Bénin, le Ghana, le Togo et la Côte d'Ivoire s’inquiètent depuis plusieurs années de débordements sur leur territoire.

Une récente série de raids frontaliers au Togo et au Bénin a confirmé ces craintes.

Le Togo a été frappé mi-juillet par une attaque sanglante menée par des "individus armés non identifiés", selon l'armée qui n'a pas communiqué de bilan précis, parlant de "plusieurs morts et quelques blessés". Des médias locaux avaient quant à eux évoqué entre 15 et 20 civils tués.  

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