L'armée tchadienne se défend de toute ingérence en Centrafrique

Armée tchadienne   -  
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Le Tchad dément la présence de ses combattants parmi les assaillants qui ont attaqué mercredi la ville de Bangui, la capitale centrafricaine. 

Un communiqué signé des mains du ministre tchadien de la Communication, Chérif Mahamat Zène, également porte-parole du gouvernement rejette ses allégations.

Suite aux affrontements ayant opposé le 13 janvier dans les faubourgs de Bangui des groupes armés rebelles aux forces armées centrafricaines, les autorités centrafricaines ont diffusé à la télévision et sur les sites web officiels des informations alléguant la présence de combattants tchadiens parmi les assaillants. 

Ce geste laisse penser à l’implication du Tchad dans les troubles sécuritaires en Centrafrique. Chose que le gouvernement tchadien rejette en bloc, à travers un communiqué signé ce 14 janvier par le ministre de la communication, porte-parole du gouvernement.

Ce n'est pas la première fois que le gouvernement tchadien est accusé de s'ingérer dans les troubles en Centrafrique. En décembre, plusieurs rumeurs s'étaient emparées des réseaux sociaux faisant état de la présence de contingents tchadiens dans les groupes rebelles proche de l'ancien président François Bozizé. 

Chérif Mahamat Zène, avait alors réagi " le Tchad ne doit pas servir de bouc émissaire éternel aux acteurs politiques centrafricains incapables de trouver une sortie de crise dans leur pays. Le Tchad, depuis le retrait de son contingent de la MISCA en 2014, n'est jamais intervenu et aucun soldat n'a jamais franchi la frontière commune entre le Tchad et la Centrafrique".

Mercredi, Bangui a vécu des heures d'incertitudes, les groupes rebelles de la Coalition des patriotes pour le changement, ont tenté de s’emparer de la capitale avant d'être repoussé par les forces onusiennes aidées des FACA.

En fin d'après-midi, des tirs sporadiques retentissaient encore dans plusieurs quartiers. Le gouvernement a évoqué des "opérations de ratissage" et des hélicoptères sont engagés contre les rebelles dissimulés dans les collines, selon plusieurs sources humanitaires.

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