Protocole d'accord entre des rébellions soudanaises et Khartoum

Une coalition de neuf rébellions soudanaises a annoncé vendredi avoir conclu un protocole d’accord avec le gouvernement soudanais, étape importante en vue de la signature d’un accord de paix définitif.

Les pourparlers entre représentants de Khartoum et ceux de cette coalition avait débuté au Soudan du Sud en octobre en vue de mettre un terme aux conflits dans les régions soudanaises du Darfour, du Kordofan du Sud et du Nil Bleu. Ces rébellions accusaient le pouvoir du président déchu Omar el-Béchir d’avoir marginalisé leurs régions.

Le protocole d’accord conclu à Juba, porte sur le règlement de questions liées à la terre, au partage du pouvoir, à la possibilité pour les autorités locales de légiférer ou encore à la création d’une armée nationale unifiée.

Ce protocole a été signé par les rébellions du Darfour et du Nil Bleu, celles du Kordofan du Sud, qui veulent un Etat autonome, ayant des exigences supplémentaires avant d’apposer leurs signatures.

Le président de la coalition de rébellions, Alhadi Idris, s’est réjoui de la conclusion de ce protocole qui a permis “de résoudre de nombreuses questions”, en particulier “celle de la terre”.

Le contentieux sur les terres dans ces trois régions remonte à la présidence Béchir, qui avait donné les terres les plus fertiles aux investisseurs avec des baux d’une durée d’un siècle. Désormais, ces baux n’excèderont pas 20 ans.

Alhadi Idris a également noté l’importance de la création d’une armée nationale unifiée dans un pays aux multiples rébellions et milices qui ont leurs propres forces, dont le protocole prévoit “comment les intégrer dans une seule armée nationale”.

Le commandant paramilitaire Mohamed Hamdan Daglo, surnommé “Hemeti”, a signé l’accord au nom du gouvernement. Cela “montre la volonté politique” du nouveau pouvoir de parvenir à “la paix qui va changer plus que jamais la vie de tous les Soudanais”, a-t-il dit.

Outre le protocole d’accord, les parties en conflit ont signé une déclaration permettant une aide humanitaire dans les trois régions.

Les pourparlers de Juba se tiennent sous la médiation du président sud-soudanais Salva Kiir, lui même en pourparlers avec le chef rebelle Riek Machar pour mettre fin à un conflit de six ans qui a éclaté peu après l’indépendance du Soudan du Sud.

Le président Kiir s’est déclaré “heureux” de la conclusion de l’accord entre rébellions, notant cependant qu’il n‘était pas encore “définitif”.

AFP
Voir sur Africanews
>