Ecoles, aéroports fermés... l'Afrique australe se prépare à affronter le cyclone Kenneth

Le cyclone Kenneth a entamé sa course sur une partie de l’Afrique australe. Parti de l’océan Indien, au nord de Madagascar il y a trois jours, la tempête tropicale pourrait balayer le Mozambique, la Tanzanie et les Comores.

Aux Comores, les premières secousses se sont fait sentir dans la nuit de mercredi à jeudi. Des rafales de vent allant jusqu‘à 140km/h ont été enregistrées sur l’archipel provoquant des éboulements de terrain et des inondations, causant au moins trois blessés selon les rapports des sites locaux. Avant l’arrivée du cyclone, les écoles ont été fermées et les liaisons aériennes suspendues par mesure de précaution.

Qualifié de puissant cyclone tropical, Kenneth fonce désormais sur le Mozambique. “L’alerte rouge” – degré le plus élevé pour les catastrophes naturelles – a déjà été donnée par les autorités afin de prévenir les populations de l’arrivée imminente du cyclone. Dans la foulée de cette alerte, des interdictions ont formulées à l’endroit des populations, priées de quitter les zones à risque alors que Kenneth pourrait provoquer des inondations et des glissements de terrain d’importance dans la province du Cabo Delgado, située à la frontière avec la Tanzanie.

Dès jeudi matin, tous les vols à destination de Pemba, la plus grande ville du nord du Mozambique, ont été annulés et le gouvernement a ordonné par précaution la fermeture de toutes les écoles de la région. Selon l’Institut mozambicain de gestion des situations d’urgence (INGC), près de 700.000 personnes sont menacées par Kenneth.

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Inquiétudes

En Tanzanie, où le cyclone est également attendu, notamment dans le Sud, des écoles ont été fermées et les travailleurs priés de rester chez eux. L’Agence météorologique nationale a du reste averti que des vents pouvant atteindre 200 km/h et des pluies torrentielles pourraient frapper les régions de Lindi, Mtwara et Ruvuma.

Un mois après le passage d’Idai, autre intense cyclone tropical qui a balayé le Mozambique, le Malawi et le Zimbabwe faisant au moins 1 000 morts et d’importants dégâts matériels, des inquiétudes demeurent quant aux dégâts que pourrait laisser le présent cyclone. Et notamment au niveau de la prise en charge des victimes.

“Une autre tempête serait un autre coup porté au peuple mozambicain”, qui “tente de se remettre” d’Idai, a estimé le Programme alimentaire mondial (PAM), qui vient en aide à un million de personnes touchées par Idai en Afrique australe.

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