Au Nigeria, les chasseurs traditionnels prêts à en découdre avec Boko Haram

Plus d’une dizaine de milliers de chasseurs traditionnels ont réitéré leurs vœux de combattre la criminalité, à l’occasion du festival annuel Salala dans le nord-est du Nigeria, région martyr de l’insurrection de Boko Haram.

Parer de leurs tenues de “guerre”, armes au poing, les chasseurs des Etats du nord-est du Nigeria, se soumettent au rituel de prestation de serment qui les réunit chaque année dans cette région.

Pour cette édition à laquelle participaient des chasseurs du Cameroun et autres pays voisins, la promesse faite par les chasseurs est à la hauteur des défis sécuritaires dans leurs pays, notamment au Nigeria : l‘éradication de la secte islamiste Boko Haram.

Fin connaisseurs des forêts devenues le repaire des militants islamistes, ces chasseurs espèrent être, officiellement, mis à contribution dans la lutte contre le groupe extrémiste, comme ce fut le cas en 2014, lorsque les gouvernements des Etats de Borno et du Yobe les sollicitèrent pour libérer les captifs de Boko Haram..

“Nous appelons le gouvernement nigérian à nous permettre de rejoindre la lutte contre Boko Haram dans la forêt de Sambisa. Nous avons des milliers de personnes prêtes à se joindre à nous et à aider”, a suggéré Muhammad Usman Tola, le chef des chasseurs des États du nord-est.

“Ce qui est davantage intéressant, c’est que nous restons une grande famille dépourvue de sentiments religieux ou tribaux. C’est pourquoi aujourd’hui nous avons plus de 15 000 chasseurs de Taraba, Gombe, Bauchi, Borno, Yoba et Adamawa et d’autres pays voisins qui ont convergé pour l‘événement”, a ajouté Muhammad Usman Tola.

Mais au-delà de Boko Haram, c’est la criminalité dans son ensemble (les voleurs de bétails, les ravisseurs et les bandits armés) que l’association espère endiguer. Et pour cela, il lui faudra une reconnaissance officielle du gouvernement central, de l’aide logistique et matériel pour mener à bien leur mission, a-t-elle plaidé.
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