La France suspend les adoptions d'enfants de la RDC

A compter du 31 décembre 2016, il ne sera plus possible pour les citoyens français d’adopter des enfants en République démocratique du Congo. Une décision qui tire son essence des “irrégularités” constatées “depuis des mois” dans les dossiers, a annoncé jeudi le ministère des Affaires étrangères.

La mesure épargne cependant les familles qui sont en fin de procédure d’adoption et ont obtenu les autorisations nécessaires auprès des autorités locales. Ces familles peuvent alors déposer leurs demandes de visa d’adoption auprès de l’ambassade de France à Kinshasa.

“Il s’agit d’une décision difficile mais qui, en raison de l’insuffisance des garanties juridiques et éthiques entourant l’adoption dans ce pays, a été jugée impérative”, a déclaré le porte-parole du Quai d’Orsay lors du point presse hebdomadaire.

Paris semble ainsi renvoyer l’ascenceur à Kinshasa qui avait suspendu fin 2013, les autorisations de sortie pour les enfants adoptés à l’international. Les autorités kinoises avaient alors justifié leur posture par des témoignages selon lesquels certains enfants auraient été maltraités à l‘étranger ou leur adoption transférée à des couples homosexuels, ce qu’interdit la loi congolaise.

La mesure de suspension imposée par Kinshasa – finalement levée en novembre 2015 – avait duré deux ans au grand dam de certains parents adoptants qui avaient pourtant déjà obtenu le visa d’adoption. Le nombre total d’enfants concernés, adoptés par des familles nord-américaines et européennes, était estimé à quelque 1.300.

Derrière les États-Unis (453) et l’Italie (433), la France comptait en 2015, 160 enfants adoptés toujours bloqués en RD Congo selon les chiffres officiels de la Direction générale de migration (DGM).
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