Situation tendue à Bamenda (Cameroun) : les USA préviennent encore leurs citoyens

L’ambassade des États-Unis au Cameroun a de nouveau appelé ses ressortissants à la vigilance face aux manifestations qui sévissent dans la ville anglophone de Bamenda, au Cameroun.

Après une première alerte lancée le vendredi 18 novembre à la veille de manifestations d’enseignants anglophones dans la ville de Bamenda, la représentation américaine au Cameroun a de nouveau prévenu, ce mardi, ses citoyens des risques qu’ils encourent en initiant des déplacements sur le territoire.

“Les citoyens américains sont informés que l’ambassade des États-Unis a prolongé jusqu’au 28 novembre le report de tous les déplacements non essentiels du personnel de l’ambassade des États-Unis dans les régions du nord-ouest et du sud-ouest du Cameroun, en particulier dans la ville de Bamenda”, annonce un communiqué.

“Même les manifestations destinées à être pacifiques peuvent se transformer en violence. Évitez les zones où se déroulent des manifestations et faites preuve de prudence lorsque vous êtes à proximité de grands rassemblements ou de manifestations”, ajoute le texte.

La réaction du gouvernement toujours attendue

Considérée comme un fief de l’opposition, la ville de Bamenda, dans le nord-ouest du Cameroun, est secouée par un soulèvement populaire depuis lundi. A l’origine, un appel à la grève des enseignants qui décrient l’imposition du système francophone dans l‘éducation dans cette région.

Au fil du mouvement, des revendications politiques ont émergé, dénonçant la marginalisation des Camerounais anglophones et exigeant un retour à l‘État fédéral. Lors des manifestations, la police est accusé d’avoir usé de balles réelles sur des manifestants aux mains nues.

Selon certaines sources, le bilan se chiffre à deux morts et plusieurs blessés, quand le Front social démocrate (SDF, parti d’opposition anglophone) parle de trois morts, affirmant également que la résidence du leader John Fru Ndi a été attaquée.

Face à cette flambée de violence, la réaction du gouvernement est toujours attendue. Le ministre de la Communication Issa Tchiroma Bakary qui avait au départ affirmé ne pas être au courant de la situation à Bamenda, a promis publier des précisions sur cette affaire ce mercredi.
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