Angola : l'opposition décrie la gestion de l’épidémie de fièvre jaune

L’Angola est touché par une épidémie de fièvre jaune, qui sévit dans le pays depuis 2015. Le ministère angolais de la Santé avance les chiffres de 125 personnes mortes (au moins), pour 600 cas recensés. Luanda, la capitale, est l’endroit où l’on compte le plus de personnes atteintes.

Pour sa part, l’opposition angolaise accuse les autorités de négligence, affirmant qu’elles auraient dû intervenir beaucoup plus tôt. Eduardo Cuangana, leader du parti du Renouveau social (Opposition) :

« La seule province sur laquelle on n’avait pas d’information était celle d’Uíge. On a recensé six cas là-bas. C’est une situation très préoccupante. Les gens qui nous gouvernent auraient dû s’en occuper bien avant que le fléau ne se propage au niveau national. »

L’opposant aussi met aussi l’accent sur la distribution des doses de vaccin :

« Et c’est au dernier moment qu’ils ont fait le nécessaire : utiliser les vaccins. Si vous voulez voir comment fonctionne la campagne de vaccination, ce sera un peu compliqué. Il y a beaucoup de monde et trop de confusion et on finit par ne pas recevoir les vaccins. A Viana, où tout a commencé, il y a beaucoup de gens qui n’ont pas encore les vaccins. Les vaccins devaient être distribués au niveau national et gratuitement, mais, malheureusement, il y en a qui sont en train de les vendre. »

Il conclut en ces termes :

« L’épidémie s’est propagée au niveau national, surtout dans le Sud, à Benguela et Uíge. Cela commence à nous préoccuper. On ne sait pas quand l’épidémie va s’arrêter. »

La fièvre jaune est une maladie virale (causée par un virus) et hémorragique. Elle est surtout active dans les régions tropicales d’Afrique et d’Amérique amazonienne. Il n’y a pas de traitement spécifique de la fièvre jaune, mais seulement un traitement de soutien contre la déshydratation, l’insuffisance respiratoire et la fièvre. Les infections bactériennes associées peuvent être traitées par les antibiotiques.

Ce traitement de soutien peut améliorer l’issue de la maladie pour les patients gravement atteints, mais il est rarement disponible dans les zones défavorisées. La prévention, notamment se protéger contre les piqûres de moustique, reste de mise.
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